Aider les adjoints à la recherche clinique

Les essais cliniques ne seraient pas possibles sans les adjoints et les coordonnateurs à la recherche clinique qui organisent et qui assurent la logistique de chaque essai. Avant le début du processus de recrutement des patients pour un essai, les adjoints à la recherche clinique sont formés sur le protocole de l’essai afin d’étudier le comportement du médicament et de connaître les effets secondaires auxquels on peut s’attendre. 

Lorsqu’on détermine qu’un patient est admissible à un essai précis, les adjoints à la recherche clinique envoient les échantillons de tissus du patient aux fins d’analyse et planifient tous les examens sanguins, cutanés, cardiaques, auditifs et autres examens physiques, ainsi que les tomodensitogrammes nécessaires afin d’inscrire le patient à l’essai. Chaque essai comporte un important élément d’éthique, et les adjoints à la recherche aident les patients à comprendre le processus de consentement et à s’y retrouver. 

Durant l’essai, l’adjoint à la recherche clinique demeure en contact avec le patient et surveille son état, prenant en note des renseignements détaillés sur ses réactions ainsi que sur tout effet du médicament ou effet secondaire. L’information recueillie est intégrée à une base de données qui servira à déterminer l’efficacité du traitement faisant l’objet de l’essai. 

Saara AliSaara Ali

« Je coordonne actuellement sept différents essais cliniques à L’Hôpital d’Ottawa. Je dirais qu’entre sept et dix patients participent à un essai donné. Dans le cas des essais sur les cancers plus répandus, comme le cancer colorectal, nous recrutons habituellement entre 15 et 20 patients.

Les médicaments administrés dans l’unité de chimiothérapie ont tous fait l’objet de tests rigoureux. L’efficacité et l’innocuité d’un médicament doivent être prouvées avant que Santé Canada n’approuve ce dernier comme traitement normalisé. Voilà l’objectif des essais cliniques. Il s’agit d’examiner la tolérance des patients au médicament, d’évaluer les effets secondaires et de surveiller les IRM et tomodensitogrammes pour déterminer si le médicament fonctionne. Nous passons à travers une liste complète de symptômes pour voir si le patient en ressent. Si le patient manifeste des effets secondaires que nous croyons être liés au traitement faisant l’objet de l’étude, nous en avisons immédiatement l’entreprise pharmaceutique.

Les protocoles des essais cliniques visent souvent la détermination de la dose d’un médicament. Nous commençons par une dose initiale et l’ajustons selon le patient afin de réduire la toxicité. Si des effets secondaires nocifs se manifestent, nous pourrions réduire la dose du quart, voire de la moitié, et déterminer ensuite si la nouvelle dose est aussi efficace et si elle donne des résultats positifs. Nous évaluons rigoureusement et continuellement les progrès de chaque patient qui prend le médicament. Tout au long de l’essai, le patient continue à subir un certain nombre de tests qui permettent de surveiller ses progrès.

À l’heure actuelle, les entreprises pharmaceutiques tentent de concevoir des agents chimiothérapeutiques sous forme de comprimés, afin que les patients puissent les prendre chez eux et ne soient pas obligés de se rendre à l’hôpital pour les recevoir par voie intraveineuse. Grâce à un comprimé efficace, les patients seraient en mesure de passer plus de temps précieux avec leur famille au lieu de le passer à se rendre à l’hôpital et à y rester assis pendant des heures afin de recevoir leur traitement.

Les patients peuvent continuer de prendre le médicament qu’ils reçoivent dans le cadre d’un essai clinique aussi longtemps qu’ils en tirent profit, même après la fin de l’essai ».

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