Arnie Vered - Champion du cancer

Liz and Arnie Vered

Être un champion du cancer était très important pour Arnie Vered.

« Je ne cherche pas à survivre au cancer », a dit Arnie à ses proches lorsqu’il a reçu son diagnostic de cancer du pancréas en mars 2014, « car survivre accorde trop de respect au cancer. »

« Mon objectif est de battre le cancer. Je veux être un champion du cancer et suivre les traces des nombreux champions qui ont montré que la force intérieure et celle de la famille et des amis font partie intégrante du succès des champions. »

Et il était bien un champion.

Père aimant et ingénieur professionnel ayant dirigé deux grosses entreprises, Arnon Corporation et Ron Engineering and Construction, il était aussi un philanthrope actif et dévoué qui croyait au fait de redonner à la collectivité, à l’exemple de ses parents Sara et Zeev Vered, maintenant décédés. Arnie a consacré des milliers d’heures au fil des années à offrir bénévolement son expertise à des organismes locaux. Parmi ceux qu’il a appuyés, citons le Comité d’investissement communautaire de Telus, Centraide, la Fondation pour la santé mentale Royal Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa, le CHEO, le Centre national des Arts, la Société Alzheimer, la Jewish Federation of Ottawa et Soloway JCC.

La grande collectivité a reconnu son infatigable bénévolat et sa philanthropie. En février 2014, la générosité d’Arnie lui a valu le Prix du Premier ministre pour le bénévolat. En avril 2014, le lieutenant-gouverneur de l’Ontario, David Onley, lui a présenté la Médaille du mérite civique lors d’une cérémonie à l’Université Carleton, son alma mater, dont Arnie faisait partie du conseil.

Arnie a reçu un diagnostic de cancer après la découverte d’une masse sur son pancréas en mars 2013. Le Dr Richard Mimeault, à L’Hôpital d’Ottawa, lui a appris que son cancer était trop avancé pour qu’une simple intervention soit possible. La complexité de sa tumeur et des structures touchées nécessitait une combinaison de chimiothérapie et de chirurgie qui n’était pas encore disponible à l’Hôpital.

Le Dr Mimeault lui a expliqué qu’une chimiothérapie standard ne réduirait probablement pas la tumeur, mais qu’une nouvelle chimiothérapie expérimentale aurait une meilleure chance d’entraîner une réponse. Arnie a choisi de consulter un spécialiste en maladies hépato-pancréato-biliaires à Montréal parce que la famille de sa femme Liz y habite et que c’était un voyage relativement court. Il a subi quatre séries de chimiothérapie expérimentale pour réduire la tumeur avant que le chirurgien puisse opérer.

Le 30 juillet 2013, Arnie a subi une opération de Whipple de sept heures, l’intervention la plus courante pour éliminer le cancer du pancréas. Neuf jours après, il est retourné à Ottawa. Pendant cinq mois après l’intervention, il est retourné à Montréal pour son suivi.

Les allers-retours à Montréal, qui l’éloignaient de ses six enfants, de sa famille élargie et de ses amis, rendaient cette épreuve encore plus difficile. Être loin de ce puissant groupe de soutien était très dur. Ce fut donc une grande joie et un grand réconfort pour Arnie de pouvoir continuer ses traitements au Centre de cancérologie Famille Irving Greenberg de L’Hôpital d’Ottawa, situé à l’Hôpital Queensway Carleton, en janvier 2014. Selon Arnie, il n’y avait pas de raison que le genre de traitement dont il avait besoin ne soit pas offert à Ottawa.

« Arnie ne voulait pas que cela arrive à quelqu’un d’autre – le stress des allers-retours, être loin de son système de soutien et du confort de son domicile, explique Liz Vered. C’est la raison de cette chaire. Il voulait être sûr que personne d’autre n’aurait à se rendre à Montréal ou à Toronto pour ce type de soins puisqu’ils pourraient être offerts à Ottawa. »

La réputation d’excellence des soins de santé à Ottawa est étendue, comme le montrent les organismes qu’Arnie soutenait, l’Institut de cardiologie, le CHEO et le Royal. Arnie a pensé que L’Hôpital d’Ottawa avait la possibilité de s’appuyer sur son expertise pour devenir un centre d’excellence pour la recherche sur le cancer du pancréas et son traitement. Voulant aider à ce que les gens puissent être traités près de chez eux, il a appuyé l’établissement d’une chaire de recherche.

Une chaire de recherche serait axée sur les questions hépato-pancréato-biliaires et la conduite de recherches et d’essais cliniques et fournirait ultimement les dernières connaissances et les plus hautes normes de traitement et de soins pour les patients atteints de maladies hépato-pancréato-biliaires. Pour les patients de la région, une chaire de recherche signifie ne pas avoir à aller ailleurs. C’était le souhait d’Arnie et son legs à Ottawa.

Arnie était un homme aimé et très respecté. Plus de 1 200 personnes sont allées à son enterrement en juillet 2014. Redonner à la collectivité était tout pour Arnie, et la collectivité d’Ottawa lui est reconnaissante de sa générosité et du legs qu’il a laissé.

La Chaire de la famille Vered pour la recherche hépato-pancréato-biliaire