Une chirurgie du cerveau qui rend la vue

John Fairchild préparait sa femme à continuer sans lui. Il perdait la vue et avait de graves mini-AVC et des maux de tête débilitants. La chirurgie mini-invasive du cerveau lui a sauvé la vie.

Un médecin d’Edmonton avait dit à John en 2011 qu’il avait une tumeur à l’hypophyse. Cependant, l’opération pour la retirer était risquée, et il lui avait recommandé d’attendre que la procédure se soit améliorée.

Cinq ans plus tard, John et sa femme Suzanne avaient déménagé à Ottawa, et il avait des accès ischémiques transitoires, mini-AVC causés par une absence temporaire de circulation sanguine dans une partie de son cerveau. Pendant ces épisodes, sa vision était diminuée au point qu’il ne voyait que par un petit trou, et il avait des troubles de mémoire et d’élocution. On a recommandé à cet homme de 71 ans de consulter le Dr Fahad Alkherayf, neurochirurgien à L’Hôpital d’Ottawa. Celui-ci lui a recommandé de subir la nouvelle chirurgie mini-invasive du cerveau. Grâce à cette technique, sa tumeur, qui était bénigne, serait retirée par ses narines plutôt que de la manière traditionnelle plus radicale et plus risquée, qui nécessitait l’ouverture de son crâne pour y accéder.

« C’est un nouveau domaine en neurochirurgie » dit le Dr Alkherayf, qui a fait progresser les techniques de chirurgie mini-invasive du cerveau durant les trois dernières années et a opéré 80 patients. « Il n’y a pas d’incisions dans le crâne ni de coupure de la peau. Tout est fait par le nez. »

Cette intervention est plus sécuritaire et dure considérablement moins longtemps. Cela signifie que les patients passent non seulement moins de temps dans la salle d’opération, mais aussi qu’ils rentrent chez eux plus rapidement. Ils connaissent moins de complications et un meilleur rétablissement.

« Je croyais qu’il y avait un risque de devenir aveugle ou sourd après l’opération, parce que c’était tellement nouveau, raconte John. J’ai passé les deux mois qui l’ont précédée à m’entraîner à être aveugle. J’ai appris à ma femme comment utiliser la souffleuse et s’occuper des finances. Mais, quand j’ai ouvert les yeux dans la salle de réveil, je pouvais voir une horloge sur le mur et lire l’heure! Je n’étais pas aveugle. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en Amérique du Nord pour cette procédure.

« On nous a demandé des consultations à l’échelle internationale, dit le Dr Fahad Alkherayf. C’est une technique très intéressante qui a certainement amélioré les soins aux patients durant les interventions de cette nature. »

Dans l’année qui a suivi l’opération, John a repris sa vie active.

« Grâce à l’équipe chirurgicale virtuose de L’Hôpital d’Ottawa, je connais de nouveau une bonne santé vitale – curling, ski, golf – avec une excellente vision et sans maux de tête. Je suis extrêmement reconnaissant pour les soins que j’ai reçus à l’Hôpital et les merveilleux soins de suivi. »

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