Une chirurgie robotisée sauve la vie de Henny Harmsen

Henny Harmsen

En février 2014, un urologue de Kingston annonçait à Henny Harmsen qu’il avait un cancer de la prostate agressif à un stade avancé. 

« Le cancer était si grave que j’ai eu bien peur, et je me suis demandé si je me rendrais à 60 ans », raconte M. Harmsen.

En deux semaines, il avait rencontré pour la première fois le Dr Scott Morgan, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa et professeur adjoint à l’Université d’Ottawa. Le médecin a mis M. Harmsen à l’aise par son approche attentionnée et son calme. Il a su parler clairement d’options de traitement, ce qui a donné espoir à son patient. Une batterie de tests et quelque deux semaines plus tard, le Dr Morgan donnait d’excellentes nouvelles à M. Harmsen malgré les circonstances. Son cancer ne s’était pas propagé, ce qui rendait la chirurgie possible.

« Puis, le Dr Rodney Breau, chirurgien oncologue, m’a dit que j’étais un excellent candidat pour la chirurgie avec le robot da Vinci », se souvient M. Harmsen. À Kingston, je n’avais pas accès à cette chirurgie ultramoderne digne de la science-fiction. »

M. Harmsen était persuadé que le système chirurgical da Vinci, qui permettrait de pratiquer l’intervention en faisant six minuscules incisions endoscopiques au lieu d’une grande incision dans le bas de l’abdomen, était la meilleure option. Cette méthode réduit énormément l’hémorragie pendant la chirurgie et diminue le risque d’infection, de douleur et d’autres complications comme l’incontinence. Il a eu sa chirurgie exactement 15 jours après sa première consultation avec le Dr Breau.

« J’ai passé une nuit à l’hôpital, puis 15 jours plus tard, j’étais de retour à mon poste au Barreau du Haut-Canada, dit M. Harmsen. C’était incroyable. »

L’achat du robot da Vinci a été entièrement financé par des dons et M. Harmsen et sa famille en seront toujours reconnaissants. Ces six dernières années, 1 635 patients ont été traités à L’Hôpital d’Ottawa avec ce système, dont 1 000 d’entre eux pour un cancer de la prostate.

La chirurgie de M. Harmsen a été un succès, mais le Dr Breau a découvert plus tard que le cancer s’était propagé à l’extérieur de l’enveloppe de la prostate. M. Harmsen a donc suivi une hormonothérapie de six mois, puis, pendant sept semaines, une radiothérapie par faisceau concentré.

« Le cancer fait peur. Personne ne veut entendre ce mot, affirme M. Harmsen. Grâce aux soins que j’ai reçus à L’Hôpital d’Ottawa, mon épouse et moi avons célébré récemment notre 40e anniversaire de mariage. »