Les cellules souches pourraient guérir les poumons des bébés nés prématurément

Les bébés prématurés ont besoin de plus d’oxygène et d’une intervention mécanique pour respirer, ce qui peut toutefois endommager leurs poumons et provoquer chez eux une maladie pulmonaire chronique. Un traitement par cellules souches, qui fera bientôt l’objet d’essais cliniques à L’Hôpital d’Ottawa, pourrait contribuer à guérir les poumons des bébés prématurés.

La petite Olivia  Eberts a eu des tubes d’oxygène dans le nez jusqu’après son premier anniversaire. Parce qu’elle est née prématurément, ses petits poumons n’étaient pas encore entièrement formés, et elle ne pouvait respirer sans oxygène. Ironiquement, pour les bébés prématurés comme Olivia, l’oxygène qui lui a sauvé la vie a aussi endommagé ses poumons, la laissant avec une dysplasie bronchopulmonaire (DBP), soit l’équivalent d’une nouvelle vie marquée par l’emphysème. Cela signifiait qu’elle devait rester branchée à une bouteille d’oxygène encore plus longtemps pour respirer.

« Elle en a reçu pendant si longtemps que l’oxygène d’appoint faisait presque partie de son identité », raconte la mère d’Olivia, Jamie  Eberts.

Jamie Eberts tient bébé Olivia dans ses bras
Jamie Eberts tient bébé Olivia dans ses bras

Olivia est née le 29 janvier 2017, à 23 semaines et demie de gestation – ou 17 semaines trop tôt. Elle pesait une livre et deux onces. Son frère jumeau Liam ne pesait que quelques onces de plus qu’elle. Les deux bébés ont eu besoin d’oxygène et d’une ventilation mécanique pour rester en vie et il en a résulté chez tous les deux l’apparition d’une DBP – la cause de décès la plus répandue chez les bébés prématurés. Malheureusement, bébé Liam est décédé quelques semaines après sa naissance, tandis qu’Olivia a séjourné à l’Unité de soins intensifs néonataux (USIN) de L’Hôpital d’Ottawa pendant sept mois.

Au Canada, 1 000  bébés souffrent de DBP chaque année. Ils présentent bien souvent d’autres maladies pulmonaires chroniques, comme l’asthme, et bon nombre d’entre eux ont besoin d’un apport prolongé en oxygène et de ventilation. De plus, ils affichent dans bien des cas un taux élevé de réadmissions à l’hôpital pendant leurs deux premières années de vie. Les bébés souffrant de DBP ont souvent des problèmes qui touchent d’autres organes, dont le cerveau ou les yeux.

Lorsqu’Olivia a enfin pu sortir de l’hôpital, elle est rentrée chez elle avec une bouteille d’oxygène. Au cours de sa première année de vie, elle a passé plus de temps à l’hôpital qu’à la maison.

« Même aujourd’hui, une simple grippe qui me cloue au lit pendant quelques jours lui vaut un séjour à l’hôpital et tourne à la pneumonie. C’est inquiétant », déclare Jamie. Le docteur lui a dit qu’en raison de ses problèmes respiratoires, rien ne garantit qu’Olivia n’aura plus du tout à compter sur l’hôpital.

« À l’heure actuelle, il n’y a aucun traitement pour cette maladie », déclare le D Bernard  Thébaud, néonatologiste et chercheur principal à L’Hôpital d’Ottawa.

Il espère pouvoir changer les choses pour les bébés qui, comme Olivia, souffrent d’une DBP, en ayant recours à un traitement innovateur fondé sur les cellules souches.

« Au laboratoire, nous avons découvert qu’un type particulier de cellules souches peuvent prévenir la DBP ou régénérer les poumons des nouveaunés », de dire le D Thébaud, qui est également détaché au CHEO et à l’Université d’Ottawa. « Nos recherches utilisent des cellules souches isolées du cordon ombilical de nouveaunés en santé, pour prévenir la maladie pulmonaire ou même régénérer dans une certaine mesure en laboratoire un poumon endommagé. Nous prévoyons que ces cellules souches, transplantées pendant un certain temps durant le séjour à l’hôpital des bébés, pourraient empêcher l’évolution de la maladie pulmonaire. »

Le Dr Bernard Thébaud regarde un bébé prématuré dans un incubateur
Le D Bernard  Thébaud regarde un bébé prématuré dans un incubateur

Le D Thébaud et son équipe de chercheurs se préparent à faire des essais cliniques en phase précoce, afin de vérifier la faisabilité et l’innocuité du traitement aux cellules souches administré aux bébés prématurés.

« Les recherches sur les cellules souches sont incroyablement innovatrices. Ici, nous disposons d’un nouveau traitement très prometteur qui pourrait prévenir une maladie pulmonaire et améliorer le développement du cerveau et la vision », déclare Janet Brintnell, gestionnaire clinique à l’USIN, qui a vu des douzaines de bébés prématurés souffrir de DBP. « Quand on y pense, c’est incroyable ce qu’il peut faire pour donner une meilleure qualité de vie aux enfants et à leur famille, et pour améliorer notre système de santé. Il pourrait réduire la durée des séjours, le nombre d’admissions à l’hôpital et les effets à long terme. Il pourrait aider ces petits êtres à vivre en meilleure santé. »

« Nous sommes les seuls à faire ce genre de recherches sur les cellules souches au Canada, et il n’y a que quelques équipes qui en font autant dans le reste du monde », déclare le D Thébaud.

Il y a deux ans, lorsqu’Olivia se trouvait à l’USIN, Jamie et son mari Tim ont rencontré le DThébaud et auraient aimé que son traitement aux cellules souches soit accessible pour guérir leurs bébés.

« Ce qui est difficile, c’est que nous nous disons : ʺMais si nous avions pu participer à l’essai? Est-ce que Liam serait en vie? Est-ce qu’Olivia souffrirait?ʺ, dit Jamie. Même aujourd’hui, si on nous demandait d’inscrire Olivia à l’essai clinique comme candidate plus âgée, nous le ferions. »

Olivia est maintenant une bambine heureuse et active qui adore imiter son frère aîné Jacob. Même si elle souffre toujours de DBP, la maladie est de plus en plus gérable, et elle n’a plus besoin d’oxygène d’appoint. Olivia souffrira peut-être toute sa vie d’une maladie respiratoire, mais un jour, un traitement aux cellules souches mis au point ici à Ottawa pourrait faire en sorte que la prochaine génération de bébés échappe à la DBP.

« La contribution des donateurs est extrêmement importante pour nous permettre de réaliser ces travaux de recherche, surtout à l’étape la plus cruciale : traduire les travaux de recherche en traitements et faire des essais cliniques. » —Dr Bernard Thébaud, néonatologiste

D'autres histoires inspirantes

Le don du temps
En 2012, Vesna a reçu un diagnostic de cancer du sein à un stade précoce. Malgré le traitement chirurgical standard, la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement hormonal, le cancer est réapparu quatre ans plus tard. Elle vit maintenant avec un cancer du sein métastatique de stade 4 incurable.
Quatre ans après un diagnostic de cancer du sein métastatique, chaque jour est un cadeau
Jillian O’Connor était enceinte de 18 semaines lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer du sein. On lui donnait alors moins de deux ans à vivre. Elle continue de profiter de la vie au maximum et a souligné en février le quatrième anniversaire de son petit garçon en pleine santé.
Un essai clinique sur un médicament ciblant les cellules souches cancéreuses aide une patiente de la région
Sandy Patenaude a participé à un essai clinique d'un médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses, qui a empêché son cancer de progresser. En conséquence, les médecins sont en mesure de déterminer quels patients pourraient bénéficier du médicament.

Un traitement à base de cellules souches  fait disparaître la maladie chez un patient atteint de SP

John Chafe travaillait dans une banque qu’il entendait un jour diriger. Ses plans ont cependant été contrecarrés par une forme agressive de sclérose en plaques (SP). En 2001, il est devenu le deuxième participant à un essai clinique, le tout premier du genre au monde, chez qui toute nouvelle activité de la SP a été presque entièrement éliminée et la maladie, stabilisée.

Avant de commencer à travailler à Kenora en 1993, John Chafe a vécu un phénomène étrange : il a louché. Il ne le savait pas à l’époque, mais c’était là le premier signe d’une maladie débilitante.

Soupçonnant une grippe, son médecin de famille lui a prescrit des antibiotiques. Au bout d’une semaine, les yeux toujours croches, John s’est muni d’un cache-œil et a fait cinq heures de route depuis Thunder Bay pour occuper temporairement un poste dans une banque à Kenora. Une semaine plus tard, ses yeux se sont redressés et sont revenus à la normale.

« Quelques mois plus tard, j’ai été transféré à Niagara Falls. J’ai alors commencé à avoir de la difficulté à marcher en ligne droite. Je n’ai tout simplement pas pu marcher en équilibre sur une poutre lors d’une activité au Centre des sciences de l’Ontario », explique John. « J’ai mentionné ces symptômes à un ami, qui les a répétés à une amie qui, heureusement, était la Dre Heather McLean, neurologue à L’Hôpital d’Ottawa. »

Selon elle, ces  symptômes ressemblaient à ceux de la sclérose en plaques (SP), une maladie auto-immune qui incite le système immunitaire de l’organisme à attaquer son propre système nerveux central, son cerveau et sa moelle épinière. John  devait subir un examen par IRM et  une ponction lombaire pour obtenir un meilleur diagnostic de ses symptômes. L’hôpital de Thunder Bay n’ayant pas encore d’appareil d’IRM à l’époque, John a dû se rendre à Duluth, au Minnesota, pour ce faire. En avril  1995 , il  a soumis les clichés IRM au Dr Mark Freedman, neurologue et spécialiste de la sclérose en plaques de L’Hôpital d’Ottawa. Le Dr Freedman a confirmé le diagnostic : John était atteint de la sclérose en plaques.

« Le tout premier médicament homologué pour la SP n’a été offert au Canada qu’en 1995; rien n’était disponible pour les patients à l’époque »,  explique le Dr Freedman, également scientifique principal à l’Hôpital et professeur de médecine en neurologie à l’Université d’Ottawa. « John a pris ce tout premier médicament, l’interféron, dès qu’il a été  offert sur le marché. Il a essayé au moins une autre sorte d’interféron pendant un certain temps, mais  il fallait se rendre à l’évidence : il n’allait pas s’en sortir en l’absence d’un remède miracle. Sa SP était très agressive. »

John a d’abord fréquenté l’Université Lakehead de Thunder Bay parce qu’il était un fervent adepte de plein air : il s’adonnait régulièrement  à l’escalade de rocher et au ski alpin. Cependant, il s’est vite rendu compte qu’une carrière dans le domaine financier était plus lucrative qu’une carrière de moniteur de ski. Il a obtenu des diplômes en commerce et en économie, et travailler dans le domaine bancaire lui a permis de financer ses activités de plein air.

John Chafe dévale des montagnes en ski.
John fait du ski à Blackcomb juste après le diagnostic en 1994.

John n’a pas abandonné son mode de vie actif après avoir reçu son diagnostic, malgré l’apparition de périodes d’exacerbation (poussée qui cause de nouveaux symptômes de SP ou aggrave d’anciens symptômes) tous les huit mois. Il est revenu à Thunder Bay et a ouvert un gymnase d’escalade, convaincu que la SP ne changerait pas sa vie. Mais elle l’a fait. Elle l’a complètement chamboulée. En 1998, trentenaire  à  l’époque, il a vendu son entreprise d’escalade et a été transféré à une succursale bancaire d’Ottawa.

John est en pleine escalade.
John fait de l’escalade près de Thunder Bay en 1994 après avoir reçu son diagnostic de SP.

Après une autre période d’exacerbation de la SP, John s’est rendu compte qu’il arrivait de plus en plus difficilement  à sortir pour offrir une séance de planification financière à ses clients.

« J’avançais avec difficulté et je ne voyais pas comment leur demander de me faire confiance avec leur argent, alors que ma SP s’aggravait sans cesse », explique-t-il. « J’avais besoin d’un travail de bureau, alors  je me suis mis à  la programmation informatique. »

Les traitements réguliers qu’il recevait n’étaient d’aucune utilité. Il avait besoin d’un miracle.

Puis, un jour, à la radio, John a entendu le Dr. Freedman parler d’une étude novatrice sur la greffe de cellules souches, qu’il a décrite comme une sorte de redémarrage forcé du système immunitaire. Le Dr Freedman travaillait avec le Dr Harold Atkins, hématologue et scientifique (également professeur de médecine à l’Université d’Ottawa),  pour voir si un traitement révolutionnaire mettrait fin à une forme agressive de SP.

John avait justement rendez-vous avec le Dr  Freedman cet après-midi-là. Il lui a donc manifesté son intérêt à participer à l’étude. Selon le Dr Freedman, John pouvait poser sa candidature vu son jeune âge, sa bonne santé générale et l’aggravation rapide de ses symptômes.

« Si vous aviez vu son évolution, la vitesse à laquelle son état se détériorait au moment de la greffe. Deux ou trois ans plus tard, c’est le fauteuil roulant qui l’attendait ou pire encore », estime le Dr  Freedman.

Les Drs Harold Atkins et Mark Freedman
Les Drs Harold Atkins et Mark Freedman ont mis au point un traitement novateur contre la SP à partir de cellules souches qui a permis d’enrayer la maladie chez plus de 50 patients.

« Notre méthode consiste à nous débarrasser de l’ancien système immunitaire et à en créer un tout nouveau qui se comporte mieux. »

John était prêt à essayer un traitement expérimental qui pouvait renverser cette évolution. « La SP m’a privé de la joie de faire de l’escalade, de skier et de marcher. Je me suis dit que je pouvais prendre ce risque. »

« John était très enthousiaste, et cet aspect de sa personnalité a été très important pour son rétablissement », explique le Dr Freedman. « Il n’a jamais baissé les bras. C’est un homme têtu. Son but était de retourner sur les pistes de ski. »

Pendant près d’un an, John  s’est soumis  aux  analyses exhaustives du Dr Atkins et de Marjorie  Bowman,  infirmière en greffe de moelle osseuse, pour voir s’il était physiquement apte à prendre part à l’essai clinique. Ces derniers voulaient aussi s’assurer qu’il était mentalement prêt à suivre le traitement intensif et à en accepter les risques, y compris la mort.

« Il s’agit d’un traitement fondamentalement différent de tous les autres, » affirme le Dr Atkins. « Notre méthode consiste à nous débarrasser de l’ancien système immunitaire et à en créer un tout nouveau qui se comporte mieux. »

« La SP m’a privé de la joie de faire de l’escalade, de skier et de marcher. Je me suis dit que je pouvais prendre ce risque. »

Pour remplacer son système immunitaire, John devait suivre une procédure rigoureuse.  Il devait subir une chimiothérapie intensive pour faciliter l’élimination de son système immunitaire. Comme la chimiothérapie pouvait le rendre infertile, il a mis un échantillon de son sperme en réserve. En novembre 2001, il a reçu sa toute première dose de chimiothérapie pour stimuler ses cellules souches et les faire circuler dans son sang. Ces cellules souches ont ensuite été prélevées et débarrassées de toute trace de SP.

Un mois plus tard, John a reçu d’énormes doses de chimiothérapie pour tenter de détruire son système immunitaire. Il  se rappelle s’être senti de plus en plus faible et près de la mort. Le 13 décembre 2001, une fois son système immunitaire anéanti par la chimiothérapie, John s’est fait injecter les cellules souches nettoyées par perfusion intraveineuse

« Sur le coup, je ne me suis pas senti mieux », dit John, qui est devenu la deuxième personne atteinte de SP au monde à subir une telle greffe de cellules souches. « Mais j’ai commencé à prendre des forces dans les jours suivants, à tel point que le Dr Atkins m’a donné mon congé la  veille de Noël. » Il a passé trois mois chez ses parents. Au printemps, il était prêt à retourner vivre dans sa propre maison.

Comme l’explique le Dr Freedman, le Dr Atkins et lui s’attendaient bien à ce que la maladie réapparaisse au moment de redémarrer le système immunitaire des personnes atteintes de SP.

« À l’époque, les chercheurs en génétique étaient d’avis qu’on ne pouvait rien pour les gens génétiquement prédisposés à souffrir de SP, car celle-ci continuerait à réapparaître chez eux », explique-t-il.  « Si c’était bien le cas, ce ne serait qu’une question de temps avant que les gens recommencent à avoir une maladie active. »

Personne ne connaissait les causes de la SP. Le Dr Harold Atkins et lui espéraient que cet essai leur permettrait de redémarrer le système immunitaire d’un patient et de le suivre de près à l’aide des toutes dernières technologies de surveillance et d’imagerie du système immunitaire, puis de constater la réapparition de la maladie et de découvrir le secret de ses déclencheurs. Cependant, aucun des 24 participants à l’essai n’a présenté de nouveaux symptômes de SP.

« À cet égard,  l’essai clinique  a été un échec. Il a permis de freiner l’évolution de leur maladie et, dans certains cas, d’éliminer également leurs incapacités »,  affirme le Dr  Freedman. « Nous suivons ces patients depuis 18 ans, et personne ne présente de symptômes. »

« Ces patients des tout  débuts, comme John, sont probablement les plus courageux parce que le traitement proposé venait avec tellement d’inconnues », ajoute le D Atkins. « Nous avons tiré des leçons de chaque patient que nous avons traité au fil des ans, mais nous en avons appris davantage des tout premiers patients. »

La dernière exacerbation que John a vécue avant  sa greffe de cellules souches l’avait laissé infirme. Après la greffe, sa SP n’est pas réapparue. John est resté en bonne santé, mais les dommages causés par la maladie n’ont pas été réparés, et il marche toujours avec une canne et une marchette.

« On peut se demander ce qui serait arrivé à John s’il avait eu la greffe cinq ans plus tôt », dit le Dr Freedman. « Aujourd’hui, nous offrons le traitement par cellules souches à tout patient qui a le même profil que John. Nous n’attendons pas des années. Nous sommes devenus plus perspicaces, capables de repérer les personnes dont l’état justifie cette approche agressive. »

John, sa fille, et son épouse
John,  sa fille, Mary  et  son épouse,  Patricia en  2013.

Environ 77 000 Canadiens vivent avec la SP. Toutefois, seulement  5 %  des patients souffrent d’une SP qui justifie une greffe de cellules souches. Ils sont généralement jeunes et présentent une des formes les plus agressives et les plus débilitantes de la maladie

La  greffe a permis à  John  de se libérer de toute contrainte.  Il a rencontré Patricia trois ans plus tard, et ils se sont mariés en 2005. Cinq ans plus tard, leur magnifique fille Mary est née.

« Je me souviens que lorsque Mary  a commencé à se déplacer davantage, elle m’a motivé à devenir plus actif  de nouveau. Elle est devenue mon entraîneuse personnelle », explique-t-il. « Je me suis joint à l’Association canadienne pour les skieurs handicapés. J’étais très mauvais au début parce que je n’avais pas de force. Mais je suis  entêté  et j’ai refusé d’abandonner. Aujourd’hui, je peux skier seul pendant des heures – bien qu’avec des bâtons stabilisateurs pour garder l’équilibre. »

John ski en compagnie de sa fille et de sa femme.
John, Mary et Patricia font du ski à Edelweiss en 2016.

« J’ai revu John il y a quelques années. Le problème avec mon travail, c’est que mes patients vont mieux et ne viennent pas souvent me consulter », dit  le D Atkins. « Je me souviens  des photos de son jeune bébé et de lui en ski qu’il m’a montrées. C’est merveilleux de savoir que les gens peuvent suivre ces traitements et recommencer à skier. »

John et 23  autres personnes ont participé à l’essai clinique, mais ce sont 56 patients atteints de SP qui ont subi cette thérapie novatrice de greffe de cellules souches jusqu’à présent. Le traitement conçu à Ottawa a empêché les rechutes, et les trois quarts des patients n’ont pas souffert d’autres incapacités. Encore plus impressionnant : 40 % des patients se sont rétablis de certaines de leurs incapacités. Toute personne qui souhaite en savoir davantage sur ce traitement devrait en parler à son neurologue, qui pourra faire une demande de consultation à la Clinique de la sclérose en plaques de L’Hôpital d’Ottawa. D’autres hôpitaux canadiens commencent à se doter d’un tel programme vu les réussites de l’Hôpital.

« Je ne suis pas président de banque, mais ma vie est plus qu’extraordinaire. Je skie, je danse avec ma femme et j’ai une fille de huit ans »,  dit John . « Parce que les Drs Freedman et Atkins voulaient à tout prix trouver le moyen d’enrayer une maladie comme la SP, ils m’ont sauvé la vie. »

La vidéo suivante porte sur Jennifer Molson, qui a également été l’une des premières participantes à l’étude clinique sur la SP. Elle comporte une entrevue avec les  Drs Atkins et Freedman.


L’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour mener des essais cliniques, puisque la recherche s’est révélée la meilleure façon d’améliorer les traitements, voire de trouver des remèdes contre la sclérose en plaques et d’autres maladies dévastatrices.

D'autres histoires inspirantes

Le don du temps
En 2012, Vesna a reçu un diagnostic de cancer du sein à un stade précoce. Malgré le traitement chirurgical standard, la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement hormonal, le cancer est réapparu quatre ans plus tard. Elle vit maintenant avec un cancer du sein métastatique de stade 4 incurable.
Quatre ans après un diagnostic de cancer du sein métastatique, chaque jour est un cadeau
Jillian O’Connor était enceinte de 18 semaines lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer du sein. On lui donnait alors moins de deux ans à vivre. Elle continue de profiter de la vie au maximum et a souligné en février le quatrième anniversaire de son petit garçon en pleine santé.
Les cellules souches pourraient guérir les poumons des bébés nés prématurément
Un traitement par cellules souches, qui fera bientôt l’objet d’essais cliniques à L’Hôpital d’Ottawa, pourrait contribuer à guérir les poumons des bébés prématurés.

Recherche sur la médecine régénératrice et les cellules souches

Le Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa est un centre important pour le secteur en expansion de la recherche sur les cellules souches. Le personnel de recherche compte plus de 250 membres qui travaillent sous la direction du Dr Michael Rudnicki, biologiste reconnu mondialement pour son expertise dans le domaine des cellules souches.

Le défi

Peut-on utiliser des cellules souches humaines pour reconstruire le cœur après une crise cardiaque? Rendre la vue à un aveugle? Rebrancher une moelle épinière brisée?

Cette promesse que recèle la médecine régénératrice est le travail d’une vie de plus de 250 chercheurs, chercheurs cliniques, stagiaires et membres du personnel du Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa.

Nos équipes travaillent aujourd’hui sans relâche pour résoudre les problèmes de santé les plus complexes au monde. L’avenir est encore plus prometteur, puisque nos chercheurs exploitent la médecine régénératrice pour inventer à Ottawa des thérapies et des traitements personnalisés.

Nos grandes idées deviennent l’avenir des soins aux patients, et des gens se tournent vers nous pour résoudre les problèmes de santé les plus préoccupants au monde.

Notre vision

Nos chercheurs continuent de découvrir et d’exploiter le pouvoir incroyable des cellules souches humaines pour reconstruire, réparer et soigner un large éventail de problèmes médicaux. Les cellules souches offrent la possibilité de réparer le cœur après une crise cardiaque, de rendre la vue à un aveugle, de rebrancher une moelle épinière brisée, de régénérer les tissus du cerveau après un AVC, de réparer les tissus producteurs d’insuline endommagés chez les personnes diabétiques, et de guérir des tissus endommagés par des maladies infectieuses graves.

Nous sommes des chefs de file mondiaux de la mise au point de traitements de maladies à base de cellules vivantes et de virus. Entre autres travaux innovateurs, nous soumettons à de nombreux essais cliniques des virus et des cellules souches qui combattent le cancer. Nous étudions également l’utilisation des cellules souches génétiquement améliorées pour réparer le cœur après une crise cardiaque, ou des cellules souches pour traiter le choc septique et les exosomes, autrefois considérés comme des déchets cellulaires, afin de mieux comprendre, diagnostiquer et traiter la leucémie myéloblastique aiguë.

Nos patients méritent ce qu’il y a de mieux, ils comptent sur nous pour continuer d’innover et leur donner de l’espoir, et nos partenaires mondiaux n’en attendent pas moins de notre part.

« Nous entrons dans une nouvelle ère et, en médecine régénératrice, nous utiliserons de plus en plus des outils cellulaires et moléculaires pour traiter des maladies dévastatrices pour lesquelles il n’existe actuellement aucun traitement. » – Dr. Michael Rudnicki

World Firsts

Dr. Lauralyn MacIntyre

2017

Lancement de l’étude des cellules souches pour combattre les chocs septiques mortels, en utilisant les cellules souches pour stopper l’infection et réparer les dommages aux organes touchés.

Pourquoi L’Hôpital d’Ottawa?

Le Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa est un centre important pour le secteur en expansion de la recherche sur les cellules souches. Notre programme comprend le Centre de médecine régénératrice Sinclair, le Centre de recherche sur les cellules souches Sprott et le Centre de recherche sur la vision, et il est aussi le siège du Réseau de cellules souches du Canada.

Notre programme de médecine régénératrice est unique au Canada, sinon au monde, en raison de sa culture pluridisciplinaire. Ici, des biologistes cellulaires, moléculaires et du développement travaillent en équipe avec des bioinformaticiens, des scientifiques-cliniciens et des cliniciens dans des installations communes. En unissant leurs efforts, ils optimisent le travail des uns les autres afin d’améliorer les soins cliniques et de transformer de nouvelles découvertes en traitements pouvant être testés au moyen d’essais cliniques.

Avec plus de 600 essais cliniques actifs, L’Hôpital d’Ottawa figure parmi les plus grands hôpitaux de recherche au Canada.

Votre impact

Selon le Dr Michael Rudnicki, directeur du Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa, « la recherche sur les cellules souches au Canada est maintenant rendue au point de transformer la pratique clinique de façons prometteuses et imprévues. » Grâce au généreux soutien de nos donateurs, des chercheurs de renommée mondiale font des découvertes, mettent au point de nouveaux traitements et transforment des vies – bref, ils révolutionnent les soins que nous prodiguons aux patients – au quotidien.

Vous pouvez avoir un grand impact sur le monde révolutionnaire de la médecine régénératrice. Le soutien que vous accordez au Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa aide nos chercheurs à découvrir et à exploiter le pouvoir des cellules souches humaines afin de reconstruire, de réparer et de soigner un large éventail de problèmes médicaux.

« Il est déchirant de s’occuper d’un nouveau né atteint d’une forme grave de sepsie. Les traitements actuels sont limités, et la résistance aux antibiotiques la rend encore plus difficile à traiter… Les résultats en laboratoire sont très prometteurs. Nous croyons que les cellules souches changeront la donne pour ces bébés. » —Dr Bernard Thébaud, chercheur principal, Institut de recherche de L’Hôpital d’Ottawa ou néonatologiste et chercheur principal à L’Hôpital d’Ottawa et au CHEO

Dr. Daniel Coutu, Research Chair, Regenerative Orthopaedic Surgery
Dr Daniel Coutu, Chaire de recherche en chirurgie orthopédique régénératrice

Le chercheur étoile de la médecine régénératrice contribue à déblayer le terrain pour arriver à freiner le processus de dégénérescence

« Ottawa est l’endroit où il faut être pour faire de la recherche sur les cellules souches », a déclaré le Dr Daniel Coutu, et il en sait quelque chose. Ce spécialiste des cellules souches des os a été recruté en Suisse.

Le Dr Coutu dirige des travaux de recherche pour aider à comprendre comment les os se régénèrent, se réparent et guérissent. Il étudie également l’impact sur les os des traumatismes, du vieillissement et de la dégénérescence chronique.

En Suisse, le Dr Coutu faisait partie d’une équipe qui s’attaquait à ce défi et mettait au point des techniques de microscopie qui permettent aux chercheurs d’analyser les os et de voir où les cellules souches se trouvent et ce qu’elles font. « Grâce à ces techniques, nous commençons tout juste à comprendre la biologie fondamentale des cellules souches des os », explique-t-il.

Le Dr Coutu est maintenant le premier titulaire de la Chaire de recherche en chirurgie orthopédique régénératrice, et il travaille au Centre de médecine régénératrice Sinclair de L’Hôpital d’Ottawa.

Mise à jour du programme de médecine régénératrice

Les cellules souches concrétisent des rêves

À 21 ans, Jennifer Molson rêvait de devenir policière, d’épouser son petit ami et de danser à son mariage. Ces rêves ont volé en éclats lorsqu’elle a reçu un diagnostic de sclérose en plaques. En six ans, elle a eu de multiples rechutes. Elle se déplaçait en fauteuil roulant, incapable de travailler, et espérait un miracle. C’est alors que les Drs Mark Freedman et Harry Atkins, de l’Institut de recherche de L’Hôpital d’Ottawa, lui ont parlé d’un traitement expérimental à base de cellules souches. Jennifer est devenue la sixième patiente à se prêter à un essai clinique sans précédent, au cours duquel des cellules souches ont été extraites de sa moelle épinière et retransplantées dans son corps. Jennifer a trouvé son miracle. Aujourd’hui, elle n’a plus besoin de fauteuil roulant. Elle ne prend plus de médicaments, travaille à temps plein et mène une vie indépendante. Et, oui, elle a épousé son petit ami et dansé à son mariage.

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour la recherche qui révolutionne les soins que nous offrons aux patients.

Laissez-vous inspirer

Le don du temps
En 2012, Vesna a reçu un diagnostic de cancer du sein à un stade précoce. Malgré le traitement chirurgical standard, la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement hormonal, le cancer est réapparu quatre ans plus tard. Elle vit maintenant avec un cancer du sein métastatique de stade 4 incurable.
Quatre ans après un diagnostic de cancer du sein métastatique, chaque jour est un cadeau
Jillian O’Connor était enceinte de 18 semaines lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer du sein. On lui donnait alors moins de deux ans à vivre. Elle continue de profiter de la vie au maximum et a souligné en février le quatrième anniversaire de son petit garçon en pleine santé.
Les cellules souches pourraient guérir les poumons des bébés nés prématurément
Un traitement par cellules souches, qui fera bientôt l’objet d’essais cliniques à L’Hôpital d’Ottawa, pourrait contribuer à guérir les poumons des bébés prématurés.

L’avenir des soins de santé commence ici

Pourquoi nous avons besoin de votre soutien

Nous osons être formidables et le faire avec humilité et compassion. Nous commençons chaque journée pleins d’optimisme et la finissons pleins d’espoir. Nous croyons au pouvoir guérisseur de la bonté. Nous sommes des travailleurs et des découvreurs infatigables, déterminés à soigner et à guérir. Nous savons qu’un jour ordinaire peut devenir extraordinaire en un instant. Nous créons l’avenir à Ottawa et changeons des vies dans le monde entier.
Et nous vous voulons à nos côtés.