« J’ai affronté mes plus grandes peurs et je les ai surmontées. »

Une mammographie de routine allait bouleverser le monde d’Annette Gibbons. La sous-ministre déléguée à Agriculture et Agroalimentaire Canada allait bientôt commencer son expérience du cancer du sein, mais elle a accordé toute sa confiance à son équipe médicale de L’Hôpital d’Ottawa.

Le cancer du sein et le parcours d’Annette

 

Il y a des moments charnières dans une vie qui restent à jamais avec nous, des moments comme la naissance d’un enfant ou le décès d’un parent. Pour Annette Gibbons, c’est le jour où elle a reçu un diagnostic de cancer du sein.

En juillet 2016, Annette, sous-ministre déléguée à Agriculture et Agroalimentaire Canada, a passé une mammographie de routine. Quand on lui a dit qu’elle avait des tissus denses, ce qui rendait difficile la lecture de la mammographie, elle n’était pas du tout inquiète de recevoir un appel pour planifier une autre mammographie et une échographie à L’Hôpital d’Ottawa. Tout a changé lorsque sa radiologue, la Dre Susan Peddle, lui a dit doucement qu’elle croyait qu’il s’agissait d’un cancer.

Annette, visiblement émue, se souvient de ce jour fatidique. « Juste comme ça, ma vie a changé et j’ai entamé mon parcours. »

Son expérience du cancer a commencé par une chimiothérapie sous l’œil attentif du Dr Mark Clemons, oncologue médical et scientifique. « Il se spécialise dans le type de cancer que j’avais et participe très activement aux essais cliniques et à la recherche sur les traitements et les pratiques de pointe. »

Dans les premiers temps, Annette cherchait seulement à surmonter les effets physiques de la chimiothérapie. Elle se souvient que « ce n’est pas une chose à laquelle on peut vraiment se préparer, ou comprendre, tant qu’on n’est pas le patient ». « Il y a eu la décourageante perte de cheveux, les nausées constantes, les vives douleurs osseuses et la fatigue insupportable. Malgré tout, j’essayais de garder le moral en faisant de l’exercice, en participant à un groupe de soutien et en regardant beaucoup de vieux films. »

Annette a aussi placé toute sa confiance dans son équipe médicale et était déterminée à rester positive. « Je savais que les statistiques en matière de survie étaient relativement bonnes et j’avais hâte de reprendre ma “vie normale”. »

Elle était loin de se douter que les prochaines étapes – mastectomie et radiothérapie – seraient plus dures que la chimiothérapie. L’opération elle-même et la guérison se sont bien passées. Elle remercie son extraordinaire chirurgienne, la Dre Erin Cordeiro, pour sa compassion et son incroyable talent.

« Elle m’a tenu la main pendant que j’étais allongée dans la salle d’opération, en attendant que celle-ci commence.  » - Annette Gibbons

«Finalement, dit-elle en faisant un petit sourire, j’ose affirmer qu’elle m’a donné la plus belle et la plus droite des cicatrices chirurgicales que je n’ai jamais vue. »

Bien entendu, Annette aurait la vision d’ensemble de son pronostic de cancer uniquement en recevant les résultats des analyses pathologiques concernant sa tumeur. Elle a reçu l’appel alarmant de la Dre Cordeiro quelques semaines plus tard. Annette a dû assimiler une nouvelle dévastatrice. « Elle m’a dit que la tumeur était beaucoup plus grosse que prévu. Ils avaient trouvé des cellules cancéreuses dans de nombreux ganglions lymphatiques qu’ils avaient enlevés. Je ne m’attendais pas à ça et c’était tout un choc. »

Annette Gibbons speaking at the President’s Breakfast for the Public Service in 2019.
Annette Gibbons, s’adressant aux participants au Petit déjeuner annuel du président pour la fonction publique, en 2019.

Elle a rencontré le Dr Clemons quelques jours plus tard, alors qu’elle essayait toujours de digérer la nouvelle, et elle a dû encaisser un autre coup. « Il m’a dit en toute franchise qu’à cause de la taille de la tumeur et du nombre de ganglions lymphatiques affectés, mon risque de récidive était élevé. »

C’est alors que le monde d’Annette s’est effondré. Elle se souvient d’être descendue aux enfers. « C’était très difficile de m’en sortir. Cependant, mon équipe médicale a vu les signes et a su comment m’aider. Mon radio-oncologue dévoué, le Dr Jean-Michel Caudrelier, a vu mon désespoir et m’a dirigée vers le Programme d’oncologie psychosociale. Grâce à l’aide incroyable de la Dre Mamta Gautam, j’ai affronté mes plus grandes peurs et je les ai surmontées. »

Annette a terminé sa radiothérapie et a repris sa vie petit à petit. Cependant, comme tous les patients atteints de cancer le savent, la peur d’une récidive l’accompagne constamment. « Je ne sais pas si ça changera un jour. Mais j’ai décidé d’en faire un ami qui me rappelle de ne pas penser à la mort, mais à l’importance de vivre pendant que je suis en vie », dit-elle.

Elle est heureuse de savoir que les meilleurs professionnels de la santé se trouvaient ici même dans sa propre ville lorsqu’elle a reçu son diagnostic. En tant que « grande voyageuse à l’hôpital » autoproclamée, Annette est fière de dire qu’elle a retrouvé sa vie, notamment en reprenant son travail de fonctionnaire. « Je suis de nouveau moi-même et, étrangement, la vie est meilleure qu’avant. »

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