Place aux femmes inspirantes de L’Hôpital d’Ottawa

Femmes médecins, infirmières et chercheuses, à L’Hôpital d’Ottawa, nous célèbrons toutes ces femmes inspirantes qui pilotent la transformation du milieu de la santé. Elles montrent la voie vers une vie meilleure aux patients et aux familles qui, chaque jour, franchissent nos portes.

Certaines des femmes leaders en santé les plus avant-gardistes au monde travaillent à L’Hôpital d’Ottawa. Nos femmes médecins, chercheuses et cliniciennes ouvrent la voie de l’avenir en menant des recherches de pointe et en offrant des soins de calibre mondial.

Dre Virginia Roth
Dre Virginia Roth

En tête du peloton pour ses soins et sa recherche, L’Hôpital d’Ottawa cherche toujours à mieux soigner les patients et à atteindre des sommets. Pour ce faire, il doit entre autres motiver plus de femmes à devenir cadres.

Première femme médecin-chef à L’Hôpital d’Ottawa, la Dre Virginia Roth œuvre depuis plus de deux décennies à mieux comprendre certaines des maladies infectieuses les plus craintes autour du globe, de même qu’à aider les femmes à assumer de plus grandes responsabilités professionnelles.

Pour les femmes, par des femmes

Rêvant d’abord d’être neurochirurgienne, la Dre Roth a choisi une carrière qui lui a permis de transformer la vie de bien des femmes d’ici. Elle a co-fondé le Comité sur le leadership des femmes médecins pour cibler et faire avancer d’éventuelles dirigeantes à L’Hôpital d’Ottawa. « Nous devons reconnaître, appuyer et encourager ces femmes pour qu’il y ait vraiment parmi nous les meilleurs leaders », affirme-t-elle.

De grands progrès ont été réalisés depuis la création du Comité il y a six ans. Nous recrutons davantage de femmes médecins et les femmes occupent une plus forte proportion des postes de médecin et de chef de division.

« Il y a eu un virage culturel, car le nombre de femmes médecins est à la hausse à l’Hôpital, se réjouit la Dre Roth. Surtout dans des domaines comme la médecine et la chirurgie, où il y avait moins de femmes dans le passé. »

Former les femmes cadres d’aujourd’hui et de demain

Selon la Dre Roth, le Dr Jack Kitts, président-directeur général de L’Hôpital d’Ottawa, a aidé à piloter cette initiative. Encadrement et formation ont ouvert aux femmes en médecine des avenues jusqu’ici inexplorées.

« C’est au sommet que tout commence et si nos leaders ne voient pas l’importance de ce projet, nos efforts ne porteront pas de fruits », estime la Dre Roth.

La médecin-chef souhaite inspirer plus de femmes et les guider vers des postes de cadres à L’Hôpital d’Ottawa.

Nous vous présentons quelques-unes des nombreuses femmes qui transforment le milieu de la santé ici même à Ottawa et dans le monde.

Dre Kari Sampsel

Directrice médicale du Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire de L’Hôpital d’Ottawa

Dre Kari Sampsel
Dre Kari Sampsel

Étudiante en médecine, la Dre Kari Sampsel se demandait si elle était faite pour l’oncologie. Mais en première année, elle a été invitée à faire un quart de travail à l’Urgence, et ce fut le coup de foudre.

Pendant sa formation, elle a pu travailler avec un médecin légiste qui a galvanisé son intérêt pour la médecine légale, notamment les soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire. Jusqu’ici, comme directrice médicale du Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire, la Dre Sampsel a soigné avec compassion et expertise des milliers de ces victimes le jour qui fut sans doute l’un des pires de leur vie. « Défendre les intérêts des personnes victimisées ou sans voix, les aider à se remettre sur pied, c’est extrêmement gratifiant », exprime la Dre Sampsel.

 

Être femme médecin dans ce domaine est une expérience unique. « Même si plus de 50 % des étudiants en médecine sont des femmes, on présuppose toujours que le médecin est un hommes, se désole-t-elle. Lorsque j’entre dans la chambre, personne ne soupçonne que je suis le médecin à la tête de l’équipe. »

Trouver sa place dans une telle structure n’est pas sans difficulté, surtout comme chercheuse, cadre et clinicienne. Mais la Dre Sampsel a relevé le défi sans hésiter, à l’exemple des femmes fortes qui l’ont élevée. « Ma grand-mère a été une féministe pure et dure avant son temps, dit-elle. Ma mère a tracé sa propre voie, en restant à la maison pour élever ses enfants à l’apogée de la première vague féministe, puis en retournant à l’université pour obtenir son diplôme à 40 ans et faire carrière tout en étant une maman superfemme! »

La Dre Sampsel n’a jamais craint de poursuivre ses rêves. Elle estime que plusieurs mentores et amies l’ont inspirée à toucher la vie des patients et elle souhaite faire de même pour d’autres femmes.

Kednapa Thavorn, Ph.D.

Scientifique et directrice scientifique de l’équipe d’économie de la santé au Centre de méthodologie d’Ottawa de L’Hôpital d’Ottawa

Kednapa Thavorn, Ph.D.
Kednapa Thavorn, Ph.D.

Comme économiste de la santé au Centre de méthodologie de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Kednapa Tahvorn n’a qu’un but : améliorer les politiques de soins et, par conséquent, la qualité des soins. L’auteure de nombreuses publications a toujours trouvé qu’il est motivant et gratifiant de savoir que ses résultats de recherche améliorent la prise de décisions et, par le fait même, les soins et l’administration hospitalière.

La chercheuse croit qu’à titre d’une des rares femmes économistes de la santé à notre hôpital, elle peut apporter des points de vue différents et parfois uniques pendant des réunions et au sein de comités à composition plutôt homogène.

« Je crois que la diversité des effectifs peut favoriser la créativité et l’innovation. Le tissage des expériences, des idées et des domaines disparates donne lieu à des échanges fructueux qui font avancer notre hôpital. » – Kednapa Thavorn, Ph.D.

Que conseille-t-elle aux jeunes chercheuses? Avoir confiance en ses capacités. « Trouvez de bonnes mentores prêtes à transmettre leurs compétences et connaissances et à offrir un soutien continu. Créer un réseau professionnel peut ouvrir d’innombrables horizons. Votre réseau peut vous apporter des compétences et un savoir additionnels pour faciliter votre tâche, mieux la réaliser ou obtenir le poste que vous voulez. »

Dre Jessica Dy

Chef de division, Obstétrique et gynécologie générales

Dre Jessica Dy
Dre Jessica Dy

Comme médecin, la Dre Jessica Dy se passionne pour la médecine et la chirurgie. Voilà une des raisons pour lesquelles elle aime beaucoup être chef de la Division d’obstétrique et de gynécologie générales. L’obstétricienne est fière d’accompagner les mères enceintes (et leur famille) pour les aider à vivre une grossesse en santé. « Accueillir une nouvelle vie me remplit de joie, reconnaît-elle, mais je tire aussi beaucoup de satisfaction du fait que nous sauvons tous les jours la vie de mères. »

Comme femme médecin dans ce domaine, elle se sent profondément solidaire des femmes, et mères, qui la consultent. « Je crois que mes patientes sont réconfortées par le fait que j’aie moi aussi connu l’expérience de douleurs menstruelles. Et comme mère de trois enfants, je peux leur parler avec confiance des douleurs de la grossesse, du travail et de toutes les belles choses qui entourent l’arrivée d’un nourrisson », explique-t-elle.

La Dre Dy est bien consciente des défis que doivent relever les femmes qui occupent des postes de médecin dirigeant.

« Une femme occupe son poste parce qu’elle a travaillé particulièrement fort pour l’obtenir. » – Dre Jessica Dy

Que conseille-t-elle aux jeunes femmes qui songent à faire carrière en médecine? « C’est une très belle carrière, mais il faut être prête à travailler fort et à se battre pour se tailler une place ».

Angela Crawley, Ph.D.

Scientifique, Programme des maladies chroniques, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa

Angela Crawley, Ph.D.
Angela Crawley, Ph.D.

Vous êtes-vous déjà demandé comment évoluent la médecine et les soins dont tant de gens dépendent aujourd’hui? C’est grâce à des leaders en recherche comme Angela Crawley, Ph.D., qui consacre une grande part de sa vie à la recherche sur les infections chroniques et les maladies du foie. Notamment, la chercheuse mène des études sur des maladies qui touchent des personnes parmi les plus vulnérables.

Enfant, Angela Crawley voulait déjà suivre les traces de son grand-père, le chercheur John Crawley, Ph.D., D.V.M. Puis, au long de sa carrière, elle a aussi été inspirée par de nombreux autres scientifiques, hommes et femmes, dont elle suivait les cours et recevait les conseils. Elle a été émerveillée par l’expérience collective de femmes extraordinaires venues diversifier les effectifs de nos instituts de recherche. « Les femmes leaders sont en minorité et donc, il y a moins de modèles pour inciter d’autres femmes à faire carrière en recherche biomédicale, déplore-t-elle. En revanche, j’ai connu pendant mon parcours universitaire et professionnel d’innombrables femmes exceptionnelles. »

Angela Crawley croit fermement que toutes ces femmes, elle comprise, ont obtenu leur poste en science par leur assiduité à la tâche, chacune apportant ainsi énormément à sa discipline respective. « Derrière cette femme, il y a souvent bien des réalités complexes (relations, problèmes de santé, enfants, etc.) qu’elle doit savoir jongler tandis qu’elle avance dans sa carrière et se démène pour maintenir la barre haute, se préparer à surmonter les obstacles qui l’attendent et se surpasser », dit-elle.

Dévouée à la cause de la diversité et de l’égalité des sexes à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, Mme Crawley prête main-forte lors d’ateliers offerts à l’intention d’étudiants en médecine et de résidents sur le harcèlement et l’intimidation. Elle a aussi formulé des recommandations pour le recrutement, le maintien en poste et la reconnaissance professionnelle de femmes scientifiques.

Faire carrière en recherche est parfois ardu, surtout pour les femmes. Angela Crawley sert de modèle à beaucoup de chercheuses aux études supérieures, qu’elle encourage fortement à poursuivre leur passion et à optimiser leurs atouts en science, malgré les défis inhérents au domaine et les incertitudes de l’avenir. Elle est convaincue que bien encadrées, les femmes peuvent se tenir debout et naviguer vers le succès, tandis que les autres complexités de la vie comme l’amour et la famille finissent par se placer.

Debra Bournes, Ph.D.

Chef des Soins infirmiers et vice-présidente des Programmes cliniques

Debra Bournes, Ph.D.
Debra Bournes, Ph.D.

Debra Bournes, Ph.D., n’avait jamais pensé devenir infirmière, mais lorsque l’occasion de faire des études dans ce domaine s’est présentée, elle n’a pas hésité à la saisir. Dans son premier poste comme infirmière, elle a découvert combien elle aimait les soins infirmiers. Elle a compris qu’une infirmière a la possibilité et la responsabilité de faire une grande différence dans la vie des autres, accompagnant des patients et des familles qui traversent des moments parmi les plus difficiles de leur vie.

Aujourd’hui, comme chef des Soins infirmiers et vice-présidente des Programmes cliniques, Debra Bournes continue de faire une différence d’une tout autre ampleur. Elle crée et soutient désormais des méthodes et systèmes régionaux et provinciaux pour que les infirmières et les autres professionnels de la santé puissent offrir aux patients des soins personnalisés et exceptionnels. Elle travaille avec les équipes de soins pour améliorer l’expérience du patient en l’invitant à participer à ses soins. De plus, elle contribue à créer des milieux de travail de qualité où les équipes se sentent valorisées, motivées et inspirées à atteindre l’excellence.

Si Debra Bournes a aujourd’hui confiance en ses capacités de leader et de mentore, c’est parce qu’elle a elle-même bénéficié du soutien de plusieurs femmes extraordinaires au long de sa carrière. « Dans mon premier poste comme cadre, Gail Mitchell, Ph.D., était ma mentore, explique-t-elle. Alors directrice des soins infirmiers où je travaillais, elle m’a montré à diriger et à continuer de m’investir dans ce qui me passionnait, même dans les moments difficiles, parce que savoir qu’on fait changer les choses, ne serait-ce qu’un tout petit peu à la fois, en vaut vraiment la peine. Elle m’a aussi présenté Rosemarie Rizzo Parse, Ph.D., qui joue encore un grand rôle dans ma vie. Son travail a changé du tout au tout mes rapports avec les autres et m’a façonnée comme leader.

Mary Ferguson-Paré, Ph.D., a été une autre source d’inspiration pour Debra Bournes. Ensemble, elles ont fondé la culture et l’équipe de recherche qui favorisent les progrès et l’innovation en sciences infirmières et en soins personnalisés. « Toutes ces femmes incroyables continuent de m’apporter leur sagesse et ainsi, j’arrive à faire tout ce que je fais! », affirme Mme Bournes.

Elle continue aussi d’être inspirée au quotidien par le savoir et les compétences de toutes les femmes qui travaillent à L’Hôpital d’Ottawa. « Je me sens privilégiée d’avoir de telles collègues, d’apprendre d’elles et d’être mise au défi par elles, révèle Mme Bournes. Chacune fait chaque jour une différence. Voilà une partie de ce qui rend L’Hôpital d’Ottawa un lieu de travail exceptionnel. »

Dre Jacinthe Lampron

Directrice médicale, Programme de traumatologie

Dre Jacinthe Lampron
Dre Jacinthe Lampron

La Dre Jacinthe Lampron s’est toujours intéressée à la chirurgie, mais c’est la traumatologie qui l’a séduite lorsque la jeune médecin a été déployée en Afghanistan, où elle était affectée à l’unité médicale des Forces armées canadiennes. « Là-bas, il y avait des traumatismes majeurs tous les jours. Je me suis aperçue que les techniques de réanimation et de chirurgie me permettaient de faire toute une différence pour les patients gravement blessés », affirme la Dre Lampron.

Ses activités à Kandahar ont certainement entretenu sa passion pour sauver la vie des personnes les plus gravement blessées, mais la Dre Lampron estime que c’est la Dre Najma Ahmed, sa superviseure et mentore pendant sa résidence en chirurgie, qui a piqué sa curiosité pour ce domaine médical. « Il n’y a aucun doute qu’elle a inspiré et probablement défini mon choix de carrière, affirme-t-elle. Il est très utile d’avoir une mentore afin de nous orienter au sein du système où nous travaillons. »

La Dre Lampron espère qu’elle pourra à son tour devenir mentore et aider des résidentes et des femmes collègues à sentir qu’elles peuvent poursuivre leurs plus grands intérêts, quels qu’ils soient. « Je crois au principe de l’égalité des chances, dit-elle. Si quelqu’un s’intéresse à un poste, son sexe ne devrait pas avoir d’importance. Ce qui compte, c’est la justice et la compétence. »

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux universitaires d’enseignement et de recherche et est le fier partenaire de l’Université d’Ottawa.

Ces femmes vous inspirent? Appuyez les recherches novatrices et les traitements de pointe à L’Hôpital d’Ottawa.

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