Ma raison, c’est toi

Robert Noseworthy a reçu un diagnostic de leucémie infantile à l’âge de 30 ans, ce qui est rare pour une personne de son âge, et le pronostic n’était pas encourageant. Mais 30 ans plus tard, ses enfants d’âge adulte à ses côtés, il donne en retour à la recherche sur le cancer grâce au DÉFI.

Le lien étroit qui unit Robert Noseworthy et sa fille, Julianne, lorsqu’ils sont assis côte à côte, est immanquable. Ils rient et blaguent ensemble et chacun finit les phrases de l’autre.

Ce lien familial est profond.

The Ottawa Hospital Foundation, The Ottawa Hospital, Noseworthy, THE RIDE
Robert Noseworthy et sa fille Julianne

Robert est un survivant du cancer. Tous les jours, il savoure chaque moment qu’il peut partager avec ses deux enfants qui sont maintenant des adultes.

Le 21 octobre 1988, Robert a reçu un diagnostic de leucémie lymphoblastique aiguë, une leucémie infantile. À l’époque, il vivait à Montréal avec sa jeune famille, dont Julianne (qui avait alors 18 mois) et son fils, David, encore bébé.

Le pronostic n’était pas encourageant. « On m’a donné 13 % de chance de survivre et six mois à vivre. Mon médecin à Montréal m’a dit qu’il était très rare d’avoir une leucémie infantile à 30 ans. »

Ce père de deux enfants a alors entrepris son parcours pour lutter contre le cancer. Cela comprenait de nombreuses séances de chimiothérapie et de radiothérapie. Puis, sa leucémie a été en rémission, mais le parcours ne s’est pas arrêté là. « En mars 1989, j’ai reçu une greffe de moelle osseuse de ma sœur, qui était parfaitement compatible. »

Grâce à cette compatibilité, Robert a pu déjouer les pronostics. Il accorde tout le mérite à la recherche sur le cancer, qui lui permet d’être ici aujourd’hui, et il ne l’oublie jamais. En fait, c’est ce qui l’a attiré au DÉFI. « C’est ma raison. Je joue un petit rôle et j’enfourche mon vélo afin de recueillir des fonds pour la recherche sur le cancer. »

Redonner est important pour Robert. Il tenait aussi à transmettre ce sentiment à ses enfants lorsqu’ils grandissaient. « J’ai reçu toute cette aide; maintenant, à mon tour d’en donner. »

En vérité, il ne fait aucun doute que Julianne est très fière de cette leçon de son père et qu’elle est impressionnée par sa force. « Il est une source d’inspiration. Pas seulement d’un point de vue médical ou parce qu’il est un modèle, mais aussi parce qu’il peut parcourir 120 km à 60 ans. Parce qu’il est assez en forme pour y parvenir, après tout ce qu’il a vécu. J’espère que je pourrai en faire autant lorsque j’aurai cet âge. »

Pour les Noseworthy, LE DÉFI est une tradition qui se poursuit. Les deux premières personnes à s’inscrire à l’édition 2019 du DÉFI ont été ce père et sa fille. Ils passent toute cette fin de semaine en famille. Le samedi, après être allés porter leur vélo, ils se rendent au restaurant pour y manger des pâtes et se préparer en vue du départ, tôt le lendemain matin.

Julianne affirme qu’ils adorent cette expérience et que leur cinquième année ne sera pas différente. « L’encouragement que nous recevons de tous ceux qui nous entourent et des bénévoles est tout simplement phénoménal. J’ai toujours la larme à l’œil au début et à la fin, lorsqu’ils annoncent qu’il a survécu au cancer. Sans la recherche, rien de tout cela ne serait possible. »

Robert, en tant que survivant du cancer, affirme que LE DÉFI est très important pour lui, surtout lorsqu’il rencontre d’autres cyclistes qui, comme lui, arborent le drapeau de survivant. « Seul quelqu’un qui a survécu au cancer sait ce qu’a vécu un autre survivant du cancer. Si vous ne l’avez pas vécu, apprendre que vous êtes atteint de cette maladie terrifiante est une expérience… unique. »

Il précise que ce drapeau établit un lien qui rapproche les membres de ce groupe bien particulier. « Lorsque je participe au DÉFI et que je vois d’autres survivants, je leur donne des encouragements, je les félicite pour leurs efforts et je les remercie de leur présence. Ce drapeau de survivant compte beaucoup pour moi. »

Pour Julianne, LE DÉFI est une affaire de famille. Il permet de redonner en famille à L’Hôpital d’Ottawa et de faire progresser la recherche.

« La famille est ce qui résume bien ce que représente LE DÉFI pour nous. Nous avons une étroite relation et nous faisons ce genre de chose ensemble, en nous appuyant mutuellement. Sans la recherche sur le cancer et tout ce qu’a vécu mon père, notre famille ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. »

Julianne, jetant un regard à son père en souriant, ajoute : « Ma raison, c’est toi. »


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