La crise qui allait changer la vie de Christine Caron a commencé en mai 2013 de façon assez anodine par une petite morsure lorsqu’elle jouait avec ses quatre chiens.
Plusieurs jours plus tard, alors qu’elle se trouvait au travail, elle a commencé à présenter des symptômes grippaux. C’était 22 heures seulement avant qu’elle s’évanouisse à l’urgence de l’hôpital de sa localité parce que sa blessure superficielle s’était infectée. À son arrivée au Campus Civic, elle était dans un coma artificiel depuis 20 jours. Elle faisait un choc septique. Les médecins ont réussi à lui sauver la vie, mais ils ont dû pour ce faire amputer plusieurs membres.
La sepsie est la cause la plus commune d’admission aux Soins intensifs, selon la Dʳᵉ Lauralyn McIntyre, médecin spécialisée en soins critiques et chercheuse de premier plan en matière de sepsie à L’Hôpital d’Ottawa. Elle représente environ 20 % des cas aux Soins intensifs.
Le travail de la Dʳᵉ McIntyre auprès de patients gravement malades l’a incitée à chercher de meilleurs moyens de traiter la sepsie. « C’est la complexité de l’infection et le défi qu’elle présente qui m’ont incitée à faire de la recherche, mais aussi la possibilité d’aider les patients et d’améliorer leurs résultats. »
L’Hôpital d’Ottawa progresse à grands pas vers la prochaine phase de ses essais cliniques novateurs fondés sur des cellules souches pour traiter le choc septique. Les études en laboratoire et les premiers résultats des essais cliniques étaient si prometteurs que les Instituts de recherche en santé du Canada et le Réseau de cellules souches lui ont accordé 2,3 M$ pour lui permettre de lancer un essai de plus grande envergure.