Le long chemin vers la guérison : le parcours de Peter Griffin après un grave accident de voiture

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La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa

Published 1 novembre 2026
Soins aux patients, Réadaptation, Traumatologie
Temps de lecture : 7 min

Peter Griffin raconte le terrible accident de voiture qui lui a causé des blessures mettant sa vie en danger, notamment un traumatisme crânien grave. Il a été transporté d’urgence au Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa, qui abrite le seul centre de traumatologie de niveau 1 pour adultes de la région, où une équipe spécialisée l’attendait. Voici l’histoire de Peter, racontée avec ses propres mots.

Avant l’accident, je menais une vie normale. J’étais très occupé par mon travail, mes amis, mes loisirs et mon chien.

Je travaillais à Ottawa comme mécanicien sur les trains à propulsion diesel. Pendant mon temps libre, j’aimais bricoler sur des voitures, des motos et des motos tout-terrain, et j’adorais faire du ski de descente et de la randonnée.

Mais le 5 octobre 2025, ma vie a basculé.

Je rentrais chez moi en voiture après être passé à la quincaillerie lorsqu’un camion qui ne s’est pas arrêté à un stop m’a percuté.

Je ne me souviens de rien de tout cela. C’est par mes proches et par l’équipe de soins de L’Hôpital d’Ottawa que j’ai appris ce qui s’était passé.

Une course contre le temps

Le camion m’a percuté avec une telle violence que les pompiers ont dû utiliser les pinces de désincarcération afin de m’extirper de la voiture.

J’ai été transporté au Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa, le seul hôpital de la région doté d’un centre de traumatologie de niveau 1 pour adultes. Je sais aujourd’hui à quel point j’ai eu de la chance de pouvoir bénéficier de ce niveau de soins spécialisés à quelques minutes seulement de chez moi.

À mon arrivée à l’hôpital, mon score sur l’échelle de Glasgow était de 3, le score le plus bas possible. Je ne réagissais absolument pas. En quelques minutes, l’équipe de soins a conclu que j’avais subi une très grave lésion cérébrale.

Mon crâne était fracturé du front jusqu’à l’arrière de la tête. Il y avait un œdème et un hématome autour de mon cerveau, ainsi que des contusions au niveau du cerveau lui-même. Mes blessures étaient si graves que les médecins ne savaient pas si j’allais survivre.

J’ai été intubé et opéré d’urgence. Le Dr Safraz Mohammed, neurochirurgien à L’Hôpital d’Ottawa, a retiré une partie de mon crâne de 15 cm sur 12 cm afin de laisser à mon cerveau enflé la place nécessaire pour s’élargir. Cette intervention était essentielle pour maintenir la circulation sanguine dans mon cerveau et éviter d’autres lésions.

Prise en charge des cas neurochirurgicaux les plus complexes

La prise en charge de Peter a été assurée par une équipe spécialisée en neurochirurgie de L’Hôpital d’Ottawa. Cet hôpital compte neuf neurochirurgiens qui dispensent des soins spécialisés pour certaines des pathologies cérébrales et rachidiennes les plus complexes de la région.
Leur expertise s’étend bien au-delà d’Ottawa. L’équipe prend en charge les cas neurochirurgicaux les plus complexes dans tout l’Est de l’Ontario et l’ouest du Québec et, grâce au réseau régional de L’Hôpital d’Ottawa, elle apporte son soutien à des patients vivant dans des communautés du Nord et des régions isolées, jusqu’à l’île de Baffin.
Pour des patients comme Peter, cette expertise peut faire toute la différence lorsqu’une lésion cérébrale mettant la vie en danger nécessite des soins immédiats et très spécialisés

Peter au tout début de sa convalescence à L’Hôpital d’Ottawa.

Une partie de mon crâne ayant été retirée, il me restait une importante déformation au niveau de la tête, et jusqu’à ce que l’os puisse être remis en place, j’ai dû porter un casque pour protéger mon cerveau.

J’ai passé près de trois semaines dans le coma aux Soins intensifs. Bien que je n’en garde aucun souvenir, je sais que l’équipe de soins s’est battue pour me maintenir en vie, tandis que ma famille attendait et espérait.

Un pas à la fois

Peu à peu, je suis sorti du coma. J’étais désorienté et agité. J’avais une sonde d’alimentation, une trachéotomie pour m’aider à respirer, ainsi que d’autres perfusions et tubes qui me maintenaient en vie. Je n’arrêtais pas d’essayer de les retirer, car je ne comprenais pas ce qui s’était passé.

Je n’avais aucune idée à quel point ma vie avait changé. Mais ma famille était tellement soulagée de me voir réveillé.

Une fois mon état suffisamment stabilisé, j’ai été transféré dans une unité de soins. Je ne luttais plus pour survivre, mais un long chemin m’attendait pour retrouver mes forces et mon autonomie. Des gestes simples que j’avais toujours pris pour acquis, comme sortir du lit, aller aux toilettes et prendre une douche, me semblaient soudain être de véritables exploits. Je dépendais entièrement des autres.

Retrouver mon autonomie a commencé par réapprendre à bouger. Mon équipe de soins a d’abord utilisé un lève-personne pour me faire passer du lit à une chaise. De là, je suis passé à un dispositif d’aide à la station debout, puis finalement à un déambulateur, avec quelqu’un à mes côtés pour me soutenir.

Je me souviens de ma première marche en solo dans le couloir avec un déambulateur. Ce n’était qu’une courte distance, mais c’était le signe que je reprenais des forces.

Reprendre des forces

À ce moment-là, j’avais passé 65 jours à l’hôpital et j’étais prêt à intégrer le Centre de réadaptation de L’Hôpital d’Ottawa. Je peux vous dire que la réadaptation était un travail à plein temps. Je travaillais tous les jours avec un physiothérapeute, un ergothérapeute et un orthophoniste.

Les séances de physiothérapie étaient axées sur ma force, mon équilibre et ma coordination. J’avais un pied tombant à cause des lésions nerveuses au niveau des jambes, ce qui m’empêchait de lever les pieds. Pendant un certain temps, j’ai dû porter des attelles aux jambes pour m’aider à marcher. Les séances d’ergothérapie portaient sur les gestes du quotidien, comme m’habiller, utiliser des couverts et prendre une douche.

Mais l’un de mes plus grands défis a été de réapprendre à parler. Je savais ce que je voulais dire, mais je ne trouvais pas les mots. L’orthophoniste m’a aidé à mettre au point des stratégies pour communiquer et retrouver l’usage de la parole.

Quand je pense au chemin parcouru afin de réapprendre à parler, j’ai du mal à y croire. Après l’accident, j’avais du mal à prononcer des mots simples et je comptais sur ma famille pour m’aider à communiquer. Aujourd’hui, je peux avoir une conversation normale. C’est l’une des choses dont je suis le plus fier dans mon parcours de rétablissement.

Rentrer chez moi

Au moment de l’accident, j’étais en pleine rénovation de ma maison. Pendant ma convalescence, mon père et notre collectivité se sont mobilisés pour terminer les travaux.

Une centaine de pompiers, d’ambulanciers paramédicaux, d’amis et de membres de ma famille se sont portés volontaires pour m’aider. Certains des premiers intervenants avaient d’ailleurs été présents sur les lieux de mon accident.

J’ai été absolument bouleversé par la générosité de notre collectivité. Je ne saurais trop les remercier.

Penser à l’avenir

En février, mon cerveau s’était suffisamment rétabli pour que l’on puisse remettre en place, en toute sécurité, le morceau de crâne qui m’avait été retiré, et j’étais plus qu’heureux de pouvoir enfin enlever mon casque. L’opération s’est très bien déroulée, et une fois cela fait, j’ai eu l’impression d’avoir enfin franchi une étape décisive dans mon rétablissement.

À présent, j’ai hâte de reprendre une vie normale : passer plus de temps avec mes amis et faire ce que j’aime. À terme, j’aimerais retravailler et conduire à nouveau lorsque les conditions me permettront de le faire en toute sécurité.

Je suis extrêmement reconnaissant envers ma famille, mes amis, notre collectivité et tout le personnel de L’Hôpital d’Ottawa qui m’a aidé à en arriver là. Je serai toujours reconnaissant envers le Dr Mohammed et les équipes de soins qui ont été à mes côtés alors que ma vie ne tenait qu’à un fil. J’ai une chance incroyable de vivre à Ottawa et d’avoir accès à des soins spécialisés de ce niveau. Au moment où j’en avais le plus besoin, les équipes de traumatologie, de neurochirurgie et de réadaptation ont été là pour moi.

Je ne me souviens pas de la collision ni de grand-chose de ce qui s’est passé les premiers jours à l’hôpital. Mais je sais tout le chemin que j’ai parcouru. Et j’ai hâte de voir ce que l’avenir me réserve.

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