Publié : février 2026

Peu de gens ont influencé le cours de la recherche en santé à Ottawa et ailleurs autant que Ronald G. Worton. Qu’il s’agisse de découvrir des mutations génétiques critiques ou encore d’être le premier PDG et directeur scientifique de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa (IRHO), le professeur Worton a aidé à instaurer une culture d’excellence scientifique qui continue de définir notre hôpital aujourd’hui. À son arrivée à Ottawa en 1996 pour aider à mettre sur pied le programme de recherche de l’Hôpital, il a apporté une vision collaborative qui a contribué à façonner la recherche à L’Hôpital d’Ottawa et dans l’ensemble de la communauté scientifique pour de nombreuses décennies à venir. Aujourd’hui, même à la retraite, il continue à donner en retour et à contribuer à l’avenir des soins de santé.

Pionnier de la recherche génétique

Professeur Ronald G. Worton, Ph. D.

Le cursus médical et scientifique du professeur Worton a été tout sauf linéaire. Natif de Winnipeg où il a grandi, il a dans un premier temps étudié la physique. Un covoiturage fortuit avec des étudiants en biologie, enthousiasmés par les découvertes émergentes sur l’ADN en tant que matériel génétique, a éveillé son intérêt pour la recherche biomédicale. Cela l’a conduit à emprunter une nouvelle voie, d’abord vers une maîtrise en physique des rayonnements à l’Université du Manitoba, puis vers la recherche sur les cellules souches dans le cadre d’un doctorat en biophysique médicale à l’Université de Toronto.

Recruté par le nouveau Département de génétique de l’hôpital pour enfants malades de Toronto, le professeur Worton s’est imposé comme un pionnier dans le domaine de la recherche génétique. À la tête d’une équipe de recherche, il a contribué à la découverte du gène de la dystrophine, démontrant que des mutations de ce gène sont à l’origine de la dystrophie musculaire de Duchenne. À l’époque, la découverte des gènes en était encore à ses débuts, et cette avancée a aidé à jeter les bases du projet de génome humain, un effort mondial visant à cartographier tous les gènes humains et à transformer la façon dont les scientifiques comprennent les maladies aujourd’hui.

« Ce n'est pas la concurrence qui fait prospérer la recherche. C'est la collaboration, le partage d'idées et la volonté de s’épauler mutuellement. »

Pour le professeur Worton, le plus marquant a été de voir comment la recherche sur la dystrophie musculaire de Duchenne a continué à progresser au fil du temps, en particulier grâce aux scientifiques qu’il a recrutés à l’IRHO. Il souligne le travail de Michael Rudnicki, scientifique principal en médecine régénératrice et directeur du Centre de recherche sur les cellules souches Sprott. L’équipe de M. Rudnicki mène des recherches prometteuses qui pourraient un jour déboucher sur de nouvelles options thérapeutiques susceptibles de changer la vie des enfants atteints de dystrophie musculaire.

En réfléchissant à cela, le professeur Worton dit ce qui suit : « Ce n’est pas la concurrence qui fait prospérer la recherche. C’est la collaboration, le partage d’idées et la volonté de s’épauler mutuellement. »

Professeur Ronald G. Worton, Ph. D. premier PDG et directeur scientifique de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa

Contributing in new ways

C’est cet esprit de collaboration qui a façonné l’approche adoptée par M. Worton en matière de leadership et d’altruisme. Lorsqu’il a pris sa retraite en 2007, des collègues, amis et soutiens ont, ensemble, créé le Prix Dr Ronald G. Worton du chercheur en formation. S’il est vrai que ce prix récompensait à l’origine les travaux de recherche exceptionnels menés par des étudiants et des postdoctorants dans toutes les disciplines, il est désormais réservé aux stagiaires spécialisés dans la recherche en laboratoire.

En songeant à la meilleure manière de donner en retour en vue d’apporter son soutien à L’Hôpital d’Ottawa, M. Worton a constaté que ce Prix du chercheur en formation était subventionné par un solide fonds de dotation qui remplissait son objectif; il a donc décidé d’appuyer la campagne Créons des lendemains. Selon lui, cette campagne est une occasion de contribuer concrètement à l’avenir des soins de santé.

À présent, avec une promesse de don de 50 000 $, Ronald Worton va plus loin, pas seulement comme grand donateur, mais aussi comme mécène de cette campagne. Il espère que son don encouragera d’autres dirigeants communautaires à en faire de même, tout comme lui a été inspiré par le Dr Jack Kitts, un autre mécène qui est aussi un ancien PDG de longue date de L’Hôpital d’Ottawa.

« Devenir mécène de la campagne m’a semblé la bonne façon de faire à présent. J’espère qu’en prenant cette initiative, je pourrai inciter d’autres dirigeants à aussi faire un don », déclare le professeur Worton.

Transmission de la torche à de jeunes chercheurs

À ce jour, Ronald G. Worton demeure très engagé auprès de l’hôpital et du milieu de la recherche qu’il a aidé à constituer. Son soutien témoigne d’une conviction selon laquelle le nouveau campus et ses travaux de recherche feront de grandes choses pour les patients, les chercheurs et notre communauté pour les générations à venir.

« D’une façon ou d’une autre, j’espère que ce don va aider des jeunes chercheurs, en leur fournissant les espaces, les outils et les opportunités nécessaires pour stimuler la prochaine génération de découvertes. »

Cette conviction dans le potentiel de la recherche a guidé sa brillante carrière et se reflète dans les distinctions qu’il a reçues, notamment son intronisation au Temple de la renommée médicale canadienne et sa nomination à titre d’officier de l’Ordre du Canada.

« D’une façon ou d’une autre, j’espère que ce don va aider des jeunes chercheurs, en leur fournissant les espaces, les outils et les opportunités nécessaires pour stimuler la prochaine génération de découvertes », de conclure le professeur Worton.

Grâce à son leadership et à son esprit philanthropique, Ronald G. Worton transmet la torche, en investissant dans les découvertes, en autonomisant la prochaine génération de chercheurs et en contribuant à envisager un brillant avenir pour les soins de santé dans notre collectivité et partout ailleurs.