100 MOMENTS

Le 27 novembre 1924, l’Hôpital Civic a ouvert ses portes en grande pompe. Le monde venait de sortir d’une pandémie et la collectivité s’était mobilisée pour faire de ce nouvel hôpital une réalité.

Bien que ridiculisé à l’époque, le maire Harold Fisher s’est battu pour la construction du Civic et pour une vision progressiste de la médecine

Par sa décision à ce moment décisif, Harold Fisher a amélioré la vie de tous les résidants d’Ottawa et a jeté les bases d’un siècle d’avancées sanitaires au Canada.

Aujourd’hui, nous avons nos propres projets ambitieux pour contribuer à remodeler l’avenir des soins de santé et créer de meilleurs lendemains, ensemble. D’ici au 27 novembre 2024, date du 100e anniversaire du Civic, nous reviendrons sur 100 moments uniques du siècle dernier.

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100 MOMENTS

  • 1927

    9/100 – Le Dr John Puddicombe est atteint de coups de feu

    Le Dr John F. Puddicombe, chef de l’Obstétrique à l’Hôpital Civic pendant de nombreuses années, est surtout connu comme le médecin qui a mis au monde la princesse Margriet des Pays-Bas. La famille royale néerlandaise s’était réfugiée au Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais saviez-vous que le Dr Puddicombe avait déjà fait les manchettes pour avoir éré la victime d’une terrifiante attaque à Montréal?

    C’était le 8 mai 1927.  Le Dr Puddicombe était résident à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal et se trouvait dans sa chambre dans ce qu’on appelait alors « l’appartement des médecins » lorsqu’un ancien résident, le Dr Frank Brown, est entré, a fermé la porte à clé et a tiré quatre coups de feu sur le Dr Puddicombe.

    Une des balles s’est apparemment logée dans le manuel d’anatomie qu’il a brandi pour se défendre. Deux autres balles l’ont toutefois atteint au cou et au bras droit. Le Dr Brown s’est ensuite servi de son arme pour se suicider. Le Dr Puddicombe a titubé jusqu’au couloir pour appeler les secours, puis il a été amené d’urgence au bloc opératoire. Il s’est remis de ses blessures et, de toute évidence, a mené une brillante carrière en médecine.

  • 1966

    10/100 – Première transplantation de rein réussie

    Candy Stewart a pu profiter des moments précieux de la vie après avoir reçu la première greffe de rein réussie à Ottawa.

    Candy est née avec de minuscules reins, mais sa maladie congénitale a été détectée seulement lorsque les symptômes sont apparus. Elle avait six ans. 

    Après de nombreux longs séjours à l’hôpital, ses reins ont cessé de fonctionner lorsqu’elle avait 16 ans. Leur retrait par chirurgie étant nécessaire, Candy a dû s’en remettre aux appareils de dialyse. Sa mère a alors décidé de lui donner un de ses reins pour tenter de lui sauver la vie.

    Le Dr Alan Irvine était le chirurgien en chef de l’équipe de 25 personnes qui a réalisé l’opération historique et complexe qui a duré huit heures le 10 mai 1966 au Campus Civic. 

    Bien que la chirurgie ait été réussie, Candy est malheureusement décédée en 1969 parce que son corps a lentement rejeté le rein de sa mère.

    Mais les années qu’elle a gagnées après sa transplantation lui ont permis d’obtenir son diplôme d’études secondaires à l’aide d’une bourse du gouvernement ontarien et de recevoir une lettre d’acceptation de l’Université d’Ottawa, où elle prévoyait d’étudier en sciences.

    Beaucoup de choses ont changé depuis cette première transplantation. Nous réalisons aujourd’hui plus de 100 transplantations par année et suivons plus de 1 000 patients transplantés à la clinique du Campus Riverside. Nous sommes désormais un chef de file mondial en recherche sur la transplantation rénale.

  • 2010

    8/100 – Ouverture du Centre de compétences et de simulation  

    Avez-vous déjà vu un mannequin respirer ou parler? En 2010, l’ouverture du Centre de compétences et de simulation de l’Université d’Ottawa au Campus Civic a permis à des professionnels et à des étudiants du secteur de la santé d’acquérir et de mettre en pratique leurs compétences auprès de mannequins robotisés qui peuvent respirer, parler, saigner et même réagir à des médicaments.

    Les salles de simulation ultramodernes comportaient deux salles d’opération, une salle de soins intensifs et une salle réservée aux accouchements et aux soins urgents. Cet environnement d’apprentissage et de perfectionnement novateur et sécuritaire a rapidement donné l’exemple à l’échelle nationale et internationale.

    La possibilité de se former dans un environnement simulé avant de prodiguer des soins aux patients dans un hôpital rehausse la sécurité des patients tout en permettant aux professionnels de la santé expérimentés d’approfondir leurs compétences à l’aide des plus récentes technologies.

    « La plupart des gens n’embarqueraient pas dans un avion si le pilote n’a jamais fait de vols simulés », affirme le Dr Viren Naik, qui a été directeur médical du centre jusqu’en 2014. « Pourtant, le corps humain est encore plus complexe qu’un avion. »

  • 1939

    7/100 – Qui étaient les « housemen »?

    Il s’agissait de médecins en formation. Effectivement, avant de porter le titre de résidents, c’est ainsi qu’on nommait les récents diplômés en médecine. Comme ils le font toujours aujourd’hui, ils donnaient des soins directs aux patients sous la supervision de médecins chevronnés.

  • 1964

    6/100 – Lancement du programme de bénévolat

    Lancé officiellement à l’Hôpital Civic en 1964, notre programme de bénévoles « Candy Stripers » offrait aux adolescentes de participer aux services communautaires dans le milieu de la santé. En 1965, à elle seule, la province de l’Ontario comptait 3 600 Candy Stripers.

    Les filles portaient un uniforme dont les rayures en rouge et blanc faisaient penser à des cannes en bonbon (d’où leur nom) pour qu’elles ne soient pas confondues avec les infirmières. Comme le montre la photo, ce n’est que plus tard que les hommes se sont joints au programme de bénévolat. Ne manquez pas le prochain moment fort pour en savoir plus sur le premier bénévole adulte de sexe masculin.

    Le rôle d’un bénévole consistait à écrire des lettres pour les patients, à leur faire la lecture à haute voix, ainsi qu’à leur servir les repas et à les nourrir. Ils travaillaient également au chariot de la cantine, où ils vendaient des bonbons, de la gomme − et même des cigarettes!

    Avançons jusqu’à 1992, année où Julianna Tomlinson, Ph.D., chercheuse dans le domaine de la maladie de Parkinson, a connu ses débuts en soins de la santé à titre de bénévole à l’Hôpital Civic. « J’y ai passé plusieurs étés, affirme-t-elle. Dans l’unité d’évaluation gériatrique, mon rôle consistait à écouter les patients et à les accompagner pendant les repas. J’ai aimé tous les aspects de ce rôle. »

    Mme Tomlinson est née, a grandi et a fait ses études et sa formation professionnelle à Ottawa. Vers la fin du secondaire, elle a fait un stage coop au Centre de recherche Loeb du Campus Civic, où elle a découvert sa vocation pour la recherche scientifique. 

    « Un tout nouveau monde s’est ouvert pour moi, poursuit Mme Tomlinson, qui est aujourd’hui gestionnaire principale du laboratoire du Dr Michael Schlossmacher et des recherches révolutionnaires menées pour percer le mystère de la maladie de Parkinson.

  • 2017

    5/100 – Première membre autochtone du Conseil des gouverneurs

    L’accès à des soins de santé culturellement sécuritaires est une priorité pour L’Hôpital d’Ottawa. Nous nous concentrons à renforcer les partenariats autochtones afin d’orienter notre travail et d’améliorer l’expérience des patients inuits, métis et des Premières Nations, ainsi que leur famille.

    Les efforts de réconciliation déployés par L’Hôpital d’Ottawa ne pourraient se faire sans la vision de Marion Crowe, la première membre autochtone de son Conseil des gouverneurs et coprésidente du Cercle consultatif des peuples autochtones. Figure de proue éminente et primée en matière de gouvernance et d’équité en santé des Premières nations, Marion a été nommée membre au sein de ce Conseil le 21 juin 2017, à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones. Elle est aussi fière d’appartenir à la Première Nation Piapot en Saskatchewan et d’être la directrice générale fondatrice de l’Association des gestionnaires de santé des Premières Nations.

    Aux dires de Marion, le travail fait par L’Hôpital d’Ottawa pour promouvoir les priorités autochtones est le fruit de nombreuses conversations franches et parfois difficiles ainsi que d’une véritable volonté de toutes les personnes présentes autour de la table de poursuivre ce projet ensemble.

    Selon elle, le travail de réconciliation n’est pas facile. La réconciliation est inconcevable sans vérité, et la vérité peut parfois être douloureuse et décourageante. L’Hôpital d’Ottawa a la volonté depuis le début de contribuer à ce difficile travail de réconciliation. Nous avons constitué une véritable alliance inclusive au niveau de la direction et un vrai changement dans le mode de pensée a le vent dans les voiles dans tout l’Hôpital. Je félicite les membres dévoués du Cercle consultatif des peuples autochtones de prôner en faveur de leurs peuples et du changement. Je suis extrêmement fière de notre collaboration et je me réjouis à la perspective de continuer d’accomplir des progrès ».

À venir...