Le 27 novembre 2024 marque le 100e anniversaire de l’ouverture officielle du Campus Civic.
Depuis un siècle, le Campus Civic bat au rythme de la Ville d’Ottawa, en touchant d’innombrables vies et en réunissant les conditions propices à des percées révolutionnaires dans les soins de santé au Canada.
Alors que nous pensons à l’avenir et à la façon dont nous façonnons les soins de santé pour le siècle à venir, nous vous invitons à découvrir ces 100 moments marquants de notre passé – des moments qui définissent l’esprit et la force de notre hôpital et de notre collectivité.

J’ai eu un terrible accident de voiture en 1995 et je me suis fracturé le dos… On m’a amené au Civic et on m’a réparé; heureusement, je n’ai gardé aucune blessure grave ni paralysie… J’oublie le nom du médecin, mais il était réputé être l’un des meilleurs chirurgiens dans ce domaine, alors j’ai été extrêmement chanceux qu’il soit disponible.
En septembre 1967, j’ai emménagé dans la résidence des infirmières de l’Hôpital Civic d’Ottawa, qui a été mon foyer pendant les deux années suivantes, alors que j’étudiais pour devenir infirmière autorisée. Notre formation suivait un régime strict, sous la direction de Mlle Milligan et de son personnel enseignant, qui nous ont tous transmis les connaissances et l’encadrement nécessaires pour devenir de bonnes infirmières. Nous avons quitté la résidence pour notre troisième année de formation, de nombreuses camarades partageant des appartements, certaines filles d’Ottawa retournant chez elles; quant à moi, j’ai pu me marier, car les règles pour les étudiantes mariées avaient changé cet été-là, en 1969, alors mon mari et moi habitions un petit appartement près de l’hôpital. L’un des moments dont je suis le plus fière de ma vie a été de descendre l’escalier avant de l’Hôpital Civic d’Ottawa en septembre 1970, une rose rouge à la main, alors que nous nous dirigions vers notre cérémonie de collation des grades. Ce moment restera toujours précieux pour moi, car nous avons travaillé fort pour devenir les meilleures infirmières possible, et tout cela est attribuable au personnel qui nous a prises sous son aile et qui a fait de nous des membres fiers de l’une des professions les plus honorables.
Je suis la sœur de Candis Stewart (première greffe de rein au Civic). J’étais technologue en radiologie. Formée au Civic, promotion de 1973, avec une carrière de 33 ans au Civic et à l’Institut de cardiologie. J’ai donné naissance à deux filles au Civic. Mes deux filles ont fait du bénévolat au Civic comme « candy stripers ». L’une d’elles y travaille actuellement. L’Hôpital Civic occupe une place spéciale dans mon cœur pour tous ces souvenirs!
Pendant mes 42 années de travail au Civic, des amies infirmières m’ont raconté qu’il y aurait eu un fantôme dans la résidence des infirmières (aujourd’hui la clinique Parkdale). Je leur ai dit que cela suivait probablement le décès de ma cousine, étudiante en soins infirmiers au Civic, en novembre 1960. Après un quart de nuit, alors qu’elle prenait un bain avant de rentrer à la maison pour la fin de semaine, elle a fait une crise d’épilepsie et s’est noyée dans la baignoire. L’épilepsie était probablement la conséquence d’une chute d’une balançoire à l’école primaire, où elle s’était cogné la tête sur une racine d’arbre.
Ma mère a eu 10 enfants. Neuf d’entre eux sont nés au Civic.
Je me souviens de la visite de la princesse Diana en 1991; elle était si gracieuse et très amicale. Je me souviens aussi de l’époque où nous avions deux grandes pouponnières vitrées et où tous les bébés y restaient la majeure partie du temps pendant que les mamans se reposaient. L’ancienne unité de maternité a été convertie en unité de médecine fœto-maternelle et d’échographie. Notre poste de soins avait un salon du personnel avec des cendriers, parce qu’on avait le droit d’y fumer pendant les pauses. Je me souviens de m’asseoir sur le grand escalier avant pendant les pauses et les dîners, puis d’entrer dans l’hôpital où il y avait un petit dépanneur où nous pouvions acheter des bonbons et de la réglisse. Nous avions aussi le « stop gap », une minicafétéria située là où se trouve aujourd’hui l’admission principale, qui vendait les plus extraordinaires pointes de tarte maison.
Ma grand-mère a travaillé au Campus Civic de 1973 à 1993 comme aide-diététique, servant les repas aux patients de divers étages de l’hôpital. Elle était très appréciée de ses collègues comme des patients. Ma mère a aussi travaillé au Campus Civic de 1977 à 1981, dans le pavillon de médecine de laboratoire, comme opératrice informatique. C’était un poste tout nouveau et elle a été l’une des premières opératrices informatiques embauchées à l’époque. Le Campus Civic a été l’un des premiers à Ottawa à s’informatiser au Département de médecine de laboratoire. Ma mère se rappelle que l’emploi était très exigeant, mais elle l’aimait beaucoup! Je travaille au Campus Civic depuis 2007 comme infirmière autorisée. Je trouve formidable que trois générations de ma famille aient travaillé sur ce merveilleux campus!
1990 : un accident insolite a contribué à lancer ma carrière de 26 ans (et ça continue) au Civic et à L’Hôpital d’Ottawa. Je passais beaucoup de temps à visiter mon épouse, qui avait glissé et était tombée sur une piste de danse et avait dû subir une chirurgie pour réparer un coude fracassé. Je suis tombé amoureux du bâtiment et de son personnel si attentionné. Malheureusement, mon épouse et moi nous sommes séparés peu après et j’ai décidé de retourner aux études pour une nouvelle carrière. Je suis devenu travailleur social et, après avoir obtenu une maîtrise en travail social en 1998, j’ai commencé à travailler à temps plein à l’Hôpital Civic. J’attribue à mes premiers moments ici le mérite de m’avoir aidé à reconstruire ma vie après une période difficile. Je ne perds pas cette expérience de vue lorsque j’écoute les clients que je reçois dans la pratique de counseling que j’ai maintenant ici, au Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa.
Ma mère a travaillé à l’Hôpital Civic (pendant 39 ans) comme infirmière autorisée, et elle m’y a aussi donné naissance. Je suis maintenant moi-même infirmière autorisée à l’Hôpital Civic, et j’y ai accouché deux fois. L’infirmière qui m’a mise au monde travaillait aussi le jour de la naissance de mon premier enfant; ce fut un beau moment à partager avec elle et ma mère. À ce stade, c’est presque une deuxième maison pour moi.
Le jour de la collation des grades, le 7 juin, notre promotion de 1961 de l’École de sciences infirmières de l’Hôpital Civic d’Ottawa a descendu l’escalier avant de l’hôpital, chacune de nous portant une rose rouge. C’était très spécial et symbolique, car notre classe n’avait pas le droit d’utiliser la porte d’entrée ni de descendre l’escalier avant le jour de notre graduation.

Ma fille, Susan, est née à l’Hôpital Civic il y a 50 ans. Nous avions émigré d’Irlande 18 mois plus tôt en amenant deux enfants avec nous. Mes deux premiers accouchements avaient été difficiles et ne m’ont pas laissé de bons souvenirs, mais lorsque je suis arrivée au Civic, en travail, l’expérience a été totalement différente. Les infirmières étaient merveilleuses et je n’oublierai jamais leur gentillesse et leur douceur. J’ai moi-même subi quelques chirurgies au Civic, avec de bons résultats et d’excellents soins. Merci pour ces souvenirs!
J’ai travaillé à l’Hôpital Civic pendant 35 ans! Les médecins, les infirmières, les technologues, les travailleurs sociaux, le personnel de soutien — tous travaillent sans relâche pour faire de l’hôpital le meilleur possible. J’ai eu l’honneur de travailler auprès des patients du Campus Civic et d’en prendre soin. Continuez sur cette voie dans les années à venir! Que Dieu vous bénisse.
Mon fils est né ici.
J’ai obtenu mon diplôme du programme de technologie de laboratoire médical en 1963, la deuxième cohorte du programme de formation. Un enseignant et six étudiants dans une salle juste au bout du couloir, près de la morgue. C’était avant l’existence de l’Eastern Ontario Institute of Technology (EOIT), devenu plus tard le Collège Algonquin. J’ai été employé au laboratoire de biochimie de 1963 à 2005. Mon premier lieu de travail se trouvait dans la partie avant de l’hôpital, à côté de l’admission, là où se trouve aujourd’hui l’urgence et, au printemps, les fenêtres ouvertes, on pouvait apprécier (?) les odeurs d’engrais agricole provenant de la Ferme expérimentale centrale, en face. Dans les années 1970, nous avons déménagé dans le bâtiment « temporaire » en métal brun, encore utilisé aujourd’hui. C’était l’époque du passage de tests presque entièrement manuels à des analyseurs automatisés, robotisés, à grand volume et multitests. En 1968, mon fils aîné est né au Civic et, en 2000, sa fille y est aussi née.
Anecdote : le Civic a (ou avait) une mascotte!
1989 : Mme Ida Davis, coordonnatrice du programme de suggestions des employés, m’a informée que ma suggestion d’avoir une mascotte avait été retenue. J’ai reçu 50 $. J’avais proposé un lion. Je ne retrouve pas ma lettre, mais je suis certaine que le journal de l’hôpital en aurait gardé une trace. Nous avons été les premiers d’une longue série à adopter un lion — les Sénateurs, par exemple. Force, intrépidité, leadership, loyauté envers la meute. Autant de traits nobles.
J’ai subi un quadruple pontage en 1998. Hier, mon cardiologue m’a examiné et m’a dit que mon cœur est en parfaite condition.
J’aimerais partager mes souvenirs de mon pontage gastrique. Vous avez là une équipe formidable et un personnel merveilleux. Infirmières, médecins et toute l’équipe — merci. J’en suis maintenant à sept ans et je ne regretterai jamais rien. J’ai perdu 136 livres et, en sept ans, je n’en ai reprises que 13. Merci à vous, vous m’avez sauvé la vie…
Mon plus beau moment à l’Hôpital Civic a eu lieu en avril 1974. Ma première fille est née. Et elle a reçu le nom de ma grand-mère.
Je suis née à l’Hôpital Civic en 1989, et c’est le Dr George Tawagi qui m’a mise au monde. Et cette année, je me joins au Département d’obstétrique-gynécologie du Campus Civic, où le Dr Tawagi travaille toujours!
Je suis née au Civic, j’y ai fait la plupart de mes stages pour devenir infirmière autorisée, j’y travaille depuis 34 ans, j’y ai eu mes bébés et mon mari dit à la blague que j’y mourrai! 🤣
Quel bonheur de célébrer le 100e anniversaire le 27 novembre 2024! J’ai hâte de voir le prochain Civic, moderne!!
Le Civic — une affaire de famille
Ma grand-mère, Jessie LaPage, était une épouse de guerre écossaise arrivée au Canada avec un bébé dans les bras. En 1960, avec six filles et un fils adopté à nourrir, son mari a eu un accident qui l’a laissé handicapé. Ainsi commençaient les 25 ans et plus que Jessie allait passer à l’Hôpital Civic. Jessie était préposée à l’entretien ménager à la salle d’accouchement et, si sa discipline pour la cuisine et le ménage à la maison en est une indication, je suis certaine que la salle d’accouchement reluisait dans son sillage. Grand-maman a toujours été fière de dire qu’elle avait travaillé au Civic, même longtemps après sa retraite en 1987.
Trois des six filles de Jessie ont aussi travaillé au Civic, à l’admission. Deux de mes tantes n’y sont restées que peu de temps, comparativement, mais ma tante Linda (Corcoran) a poursuivi à l’admission pendant quelques années avant de mener d’une main de maître l’admission en chirurgie d’un jour, jusqu’à sa retraite en 2002, après 30 ans de service. C’est une formidable conteuse, et je me souviens de nombreuses histoires drôles qu’elle racontait sur son temps passé avec les médecins, les patients et les collègues.
Et puis il y a moi. Je suis la troisième génération d’employés fiers de l’Hôpital Civic. Alors que j’avais été « candy striper » il y a bien longtemps, à l’âge de 12 ans (assez longtemps pour savoir que mon cœur était trop fragile pour ce que vivent nos infirmières), ma carrière actuelle a commencé au service d’assistance informatique en 1999, juste avant le grand bogue de l’an 2000. Si l’an 2000 n’a pas fait grand bruit, mon passage ici, lui, compte. J’ai eu le plaisir de travailler dans quelques services de première ligne au cours des 25 dernières années, mais mon rôle actuel est celui d’analyste de données à la gestion des installations, et je ne pourrais pas l’aimer davantage. J’ai eu l’occasion de collaborer avec des centaines et des centaines de membres du personnel formidables, et j’ai la chance de perpétuer notre héritage familial en étant un membre fier de l’équipe du Civic (aujourd’hui L’Hôpital d’Ottawa). Depuis trois générations, notre famille a été profondément marquée par l’Hôpital Civic, et c’est un honneur.
Je joins une photo de ma grand-mère Jessie LaPage, toujours courageuse et résiliente, et de sa famille, y compris ma tante Linda, debout juste derrière elle.

Lorsque j’ai emménagé à Ottawa en 2021 et que j’ai vu l’Hôpital Civic pour la première fois, alors que je voyageais en autobus, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un hôpital réputé comptant 100 ans de service dans le secteur des soins de santé. Étant infirmier ayant migré d’un pays d’Asie, comme tout le monde, je voulais vraiment me joindre à l’Hôpital Civic d’une manière ou d’une autre et offrir mes soins aux personnes dans le besoin.
Le bon moment est venu en 2022 grace à un ami : j’ai eu l’excellente occasion de faire partie de l’un des meilleurs et des plus anciens hôpitaux d’Ottawa, avec ses 100 ans de service en santé. J’ai aussi eu le privilège de travailler à l’Institut de cardiologie, au Campus Général et maintenant au Civic en ce court laps de temps.
J’ai eu mes deux fils ici, une excellente expérience. Merci à l’équipe du Dr Moore et du Dr Millar d’avoir fait de mon entrée dans la maternité un moment sans stress.
Le Civic occupe une grande place dans la vie de ma famille depuis 1967. Ma mère a immigré au Canada depuis les Philippines après avoir été embauchée comme infirmière à l’étage d’orthopédie des femmes. Elle habitait la résidence des infirmières sur le campus de l’hôpital, aujourd’hui la clinique Parkdale. Elle est ensuite passée à la salle d’accouchement, puis à la pouponnière de soins spéciaux, où elle a travaillé les 25 années suivantes, jusqu’à sa retraite. Je me souviens d’avoir assisté, petite fille, à l’ouverture officielle de la pouponnière de soins spéciaux Rich Little.
Il y a eu trois pouponnières de soins spéciaux ou rénovations au Civic durant ma vie.
Mon père a suivi ma mère au Canada et au Civic. Il a travaillé au laboratoire de biochimie pendant 32 ans, obtenant éventuellement le titre de technologue responsable. Je visitais souvent le laboratoire quand j’étais petite, ma mère nous déposant, mon frère et moi, chez mon père à la fin de sa journée de travail, avant qu’elle commence son quart de soir. Le laboratoire a été rénové et le stationnement étagé se trouve aujourd’hui près de l’emplacement de l’ancien laboratoire.
Mon frère et moi sommes nés au Civic. Son premier emploi a été celui de préposé aux soins infirmiers et, quelques années plus tard, il est devenu assistant en soins aux patients, jusqu’à ce qu’il décide de s’inscrire en sciences infirmières. Il est aujourd’hui infirmier autorisé aux soins intensifs, et son épouse a travaillé à la pouponnière de soins spéciaux, des années après que ma mère en soit partie à la retraite.
J’ai donné naissance à mes deux filles au Civic, et ma mère et mon frère travaillaient la nuit où mon aînée a décidé d’arriver plus tôt. Ma petite fille a été admise à la pouponnière de soins spéciaux et a reçu une attention particulière de sa grand-mère et de bon nombre des infirmières et des médecins que j’avais connus en grandissant et au fil de ma propre carrière d’infirmière.
J’ai été « candy striper » au Civic à l’école secondaire. J’adorais être affectée au comptoir de crème glacée… pas très difficile d’imaginer pourquoi! Je me souviens de la rénovation du hall principal et de la cafétéria, où j’aimais prendre des frites et du jello avec de la crème fouettée sur le dessus. Même si je n’ai jamais été employée au Civic, je suis actuellement infirmière à l’unité de soins intensifs néonatals du Campus Général, suivant les traces néonatales de ma mère.

J’ai passé mon premier Noël comme « patiente » à la pouponnière, après ma naissance le 22 décembre 1942.
Ma mère, diplômée du Civic, promotion de 1934, qui avait travaillé cinq ans en salle d’opération après l’obtention de son diplôme, était patiente elle aussi. Maman était seule ce Noël-là, car mon père était outre-mer pendant la Seconde Guerre mondiale. Les amies infirmières de maman ont pris grand soin d’elle.
Je suis aussi diplômée du Civic, promotion de 1963.
J’y ai travaillé un an après l’obtention de mon diplôme, avant de me marier et de quitter Ottawa.
Le Civic a toujours occupé une place très chère dans mon cœur.
Je suis une fière diplômée de l’École de sciences infirmières du Civic, promotion de 1971.
Nous portions des bas noirs et un uniforme à fines rayures durant les deux premières années de formation. Ce n’est qu’en troisième année que nous avions le droit de porter l’uniforme blanc. Il n’y avait pas d’infirmiers à l’époque, et les femmes n’avaient pas le droit de se marier.
Nous avons vécu et travaillé à l’hôpital pendant trois ans et nous avons probablement reçu la meilleure formation de toute la province.
Merci à l’Hôpital Civic d’Ottawa.
Je suis née à l’Hôpital Civic en 1944. Je suis née avec un pied bot et j’ai dû porter un plâtre, puis une orthèse. À six ans, on m’a enlevé les amygdales. À seize ans, on m’a retiré l’appendice ainsi qu’un kyste à l’ovaire. À 21 ans, j’ai eu un accident de voiture et j’ai passé Noël à l’hôpital. À 24 ans, j’ai eu de nouveau des kystes aux ovaires et on m’a retiré un ovaire et la moitié de l’autre.
Mes autres chirurgies ont eu lieu à l’Hôpital Queensway Carleton et au Campus Général. Je me souviens qu’à l’époque, les étudiantes infirmières avaient toujours le temps pour une conversation et un massage du dos. Tout était très propre et l’hôpital avait une odeur de désinfectant. La literie était changée chaque jour.
Ma mère travaillait au Civic à servir les plateaux-repas, et la nourriture était préparée dans la cuisine de l’hôpital. J’ai toujours aimé la nourriture d’hôpital 🥘. Je ne sais pas ce qui m’serait arrivé si l’hôpital n’avait pas été là.
J’ai hâte de voir le nouvel hôpital. Bonne chance.
Le Festival des tulipes a une signification personnelle pour ma famille : ma mère, Dorothy King, faisait partie de l’équipe qui a procédé à l’accouchement de la princesse Margriet des Pays-Bas à l’Hôpital Civic d’Ottawa en 1943.
Ce fut un honneur remarquable pour Dorothy, qui n’avait pas encore tout à fait terminé sa formation, mais elle était ravie qu’on le lui demande et à jamais reconnaissante envers le Dr John Puddicombe de l’avoir incluse.
Le journal de sa ville natale, le North Bay Nugget, a rapporté qu’elle avait été présentée au fier père, le prince Bernhard, après la naissance. Dorothy racontait qu’elle lui avait préparé un lit, avant de se rendre compte, à son grand effroi, qu’elle avait mis un drap de caoutchouc réglementaire sur le matelas.
L’année suivante, Dorothy, devenue infirmière en salle d’opération, a rencontré un très jeune interne, Doug McKercher. Comme il le racontait, elle lui avait tapé sur la main avec une pince pendant une opération parce qu’il manipulait maladroitement les instruments stériles sur son plateau. Ce fut le début d’une belle histoire d’amour.
Après la guerre et sa formation de spécialiste, Doug est revenu au Civic et est devenu l’un des principaux oto-rhino-laryngologistes de la ville. Dorothy a quitté la profession infirmière pour élever leurs quatre enfants, mais à bien des égards — y compris le fait que nous y sommes tous nés — le Civic a été au cœur de toutes nos vies.

Ma première journée au travail.
Mon premier emploi au Canada.
Merci à L’Hôpital d’Ottawa.
Merci au Campus Civic.
C’était tordant de voir tous les amoureux déposer leurs cavalières sur la rue Ruskin juste avant le couvre-feu, à l’époque…!
Je suis né au Civic, mes deux enfants sont nés au Civic, mon père est décédé au Civic et ma mère a travaillé au Civic.
Trois générations nées à l’Hôpital Civic : moi, mes filles et mes petits-enfants. De 1957 à 2023.
Diplômée infirmière de l’Hôpital Civic d’Ottawa (promotion de 1966), aujourd’hui infirmière en santé publique à la retraite devenue écrivaine, j’ai publié l’an dernier un roman dont le personnage principal devient patiente au nouvel Hôpital Civic en 1925, après que sa famille a quitté la campagne pour s’installer à Ottawa. J’ai tenté de rendre ce qu’aurait été son séjour à l’hôpital comme patiente au Five West, où — comme étudiante infirmière — j’ai le souvenir d’avoir travaillé en 1965.
Le roman s’intitule Strong Sweet Tea et décrit le parcours de mon personnage‑patiente, de la recommandation du médecin à l’admission, puis de l’ascenseur jusqu’au cinquième étage, de l’admission par l’étudiante infirmière dans l’unité aux soins préopératoires prodigués, etc., ainsi que les soins merveilleux offerts par tout le monde, y compris le médecin, le personnel de la salle d’opération et de la salle de réveil, le personnel de l’unité et le préposé à l’ascenseur. Chacun a joué un rôle véritable pour elle et, surtout, pour sa mère et principale aidante, alors qu’elles composaient avec la réalité d’un diagnostic terminal. Ce n’est qu’une des dizaines de milliers d’histoires dont l’hôpital aura été témoin au cours de ses 100 ans de service à notre collectivité!
Il y a 44 ans, ma mère, qui avait immigré au Canada depuis l’Inde, m’a donné naissance au Civic. Quarante-quatre ans plus tard, je suis fière de dire que je suis orthophoniste à L’Hôpital d’Ottawa depuis plus de 10 ans et que je travaille actuellement au Civic, au service de neurologie, auprès de patients ayant subi un AVC. Chaque fois qu’un patient ou un membre de sa famille me demande d’où je viens, j’adore raconter que la boucle est ainsi bouclée.
J’ai obtenu mon diplôme de l’École de sciences infirmières de l’Hôpital Civic en 1971, au terme d’un programme de trois ans. Il y avait toujours une initiation durant les deux premières semaines, où les étudiantes plus anciennes faisaient faire aux nouvelles toutes sortes de folies, comme danser au milieu de l’avenue Carling ou se déguiser au centre-ville. Cette chanson est l’une des premières que j’ai apprises cette semaine-là : « Je viens de l’OCH, ayez pitié de moi, il n’y a pas un seul homme dans ce couvent, et à minuit on verrouille les portes; je ne sais pas pourquoi diable nous sommes venues ici! » Et il y en a plus! Nous vivions en résidence et avions droit à des permissions de fin de semaine pour rentrer à la maison. Nous devions être rentrées à 22 h en semaine et à minuit la fin de semaine, je crois. La responsable de la résidence était toujours là pour nous surveiller, au bureau près de la porte d’entrée. Je me souviens que quelqu’un la distrayait pour que nous puissions entrer en cachette quand nous étions en retard. Nous portions la robe rose traditionnelle couverte du sigle OCH, avec un tablier blanc empesé, une bavette empesée distincte et une coiffe d’infirmière empesée. Souliers noirs (des oxfords à petit talon) et bas les deux premières années, puis nous passions aux oxfords et aux bas blancs en troisième année, notre année de stage. Nos cours théoriques avaient lieu dans le nouveau pavillon de l’enseignement, et une résidence des internes était aussi nouvelle à l’époque, du côté sud de la résidence. Nous empruntions les tunnels pour aller à l’hôpital. En troisième année, nous pouvions habiter à l’extérieur de la résidence et nous touchions un modeste salaire, car nous travaillions comme infirmières, quarts de travail compris, sous supervision. Nous étions environ 180 étudiantes au début et environ 120 à la fin. Nous avons obtenu notre diplôme en uniforme blanc et, en 1971, c’étaient des minijupes. Je me souviens d’avoir descendu les marches devant l’hôpital en tenant notre rose rouge de graduation.
Cette histoire m’a été racontée par ma tante Mary Kettles en 1993.
Charles Kettles, mon grand-père, avait une ferme sur la 7e concession (aujourd’hui le chemin Leitrim) et constituait son troupeau de Holstein. Il avait acheté un taureau enregistré nommé Paul Count Pegee. Le jour de l’accident était le jeudi 19 décembre 1929. Tom, un « Home Boy » qui travaillait à la ferme, après avoir conduit les enfants à l’école en traîneau tiré par un cheval, est revenu à l’étable juste à temps pour entendre Charlie crier : « Tom, Paul! » Il a vu Charlie projeté dans les airs à l’intérieur de l’enclos du taureau et y est courageusement entré pour le sortir. Charlie était d’abord inconscient, mais il est ensuite devenu plus lucide.
Le docteur Evans est venu dans l’après-midi et a dit à la famille que Charlie devait aller à l’hôpital. On l’a habillé chaudement et installé sur un matelas, dans un traîneau tiré par un seul cheval. Deux hommes des fermes voisines sont partis avec lui vers l’Hôpital Civic d’Ottawa, à plus de 20 kilomètres. La tempête faisait rage : ce fut un long trajet cahoteux sur des routes enneigées. Charlie était en piteux état et n’avait aucun sédatif. Tard ce soir-là, sur le chemin du retour, les deux hommes se sont arrêtés à la ferme Gorman (à l’intersection actuelle des chemins Heron et Walkley), où ils ont réveillé le propriétaire, qui leur a donné à manger, à eux et au cheval. Pendant ce temps, à l’hôpital, on diagnostiquait chez Charlie une fracture du crâne.
Les choses ont ensuite empiré. Trois jours plus tard, sa fille Jean, âgée de 3 ans, était amenée au Civic avec une pneumonie et installée au même étage que son père. Le jour de Noël, Mary, 10 ans, arrivait gravement malade, aussi d’une pneumonie, et était placée dans la même chambre que Jean. Heureusement, tous les trois se sont rétablis et, avec le temps, ont été déclarés hors de danger. Charlie est resté à la ferme jusqu’à son décès en 1961; on a alors demandé à Tom, devenu propriétaire d’une ferme voisine et jamais oublié, d’être porteur.
Ce n’est là qu’une de nos histoires de famille liées à l’Hôpital Civic. Mes frères et sœurs, mes cousins et leurs descendants sont toujours reconnaissants du rôle que le Civic a joué dans leurs soins et, ultimement, dans leur survie.
Vous ou un membre de votre famille êtes nés au Civic? Ou peut-être même y avez-vous travaillé? Nous voulons connaître vos meilleurs souvenirs du Campus Civic – petits et grands – pour nous aider à célébrer nos 100 ans.