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100 MOMENTS

Le 27 novembre 1924, l’Hôpital Civic a ouvert ses portes en grande pompe. Le monde venait de sortir d’une pandémie et la collectivité s’était mobilisée pour faire de ce nouvel hôpital une réalité.

Bien que ridiculisé à l’époque, le maire Harold Fisher s’est battu pour la construction du Civic et pour une vision progressiste de la médecine

Par sa décision à ce moment décisif, Harold Fisher a amélioré la vie de tous les résidants d’Ottawa et a jeté les bases d’un siècle d’avancées sanitaires au Canada.

Aujourd’hui, nous avons nos propres projets ambitieux pour contribuer à remodeler l’avenir des soins de santé et créer de meilleurs lendemains, ensemble. D’ici au 27 novembre 2024, date du 100e anniversaire du Civic, nous reviendrons sur 100 moments uniques du siècle dernier.

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100 MOMENTS

  • 1956

    45/100 – Un nouvel édifice pour les soins oncologiques

    L’année 1956 a marqué une étape importante dans les traitements contre le cancer pour les patients de la région d’Ottawa : Charlotte Whitton, alors maire, a officiellement ouvert une clinique de cancérologie élargie financée par le Club Lions d’Ottawa et une nouvelle unité de thérapie au faisceau de cobalt 60 à l’Hôpital Civic. Construite par Énergie atomique du Canada, cette technologie novatrice surnommée la « bombe au cobalt » permettait de concentrer des rayons gamma directement sur des cellules cancéreuses, ce qui a révolutionné le traitement contre le cancer à l’époque.

    Paul Martin, le ministre de la Santé alors en poste, a déclaré que cette technologie permettait à l’Hôpital Civic d’ajouter « une nouvelle arme puissante à son arsenal de lutte sans relâche contre cette maladie ».

    La clinique de cancérologie a plus tard été transférée au Campus Général de L’Hôpital d’Ottawa et agrandie en 2009 lors de l’ouverture du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa sur les sites à l’est et à l’ouest. Aujourd’hui, le Centre de cancérologie figure parmi les mieux équipés au pays et dispose d’un programme de recherche de pointe sur le cancer.

    Crédit photo : HSC Winnipeg

  • 2015

    44/100 – Un transport d’urgence au Centre de traumatologie pour Ashley Ruelland

    En mars 2015, Ashley Ruelland se rendait à un enterrement de vie de jeune fille à MontTremblant lorsqu’une autre voiture a franchi la ligne médiane et l’a heurtée de plein fouet.

    La jeune femme de 27 ans s’est retrouvée avec une longue liste d’os brisés et écrasés, dont une fracture ouverte du fémur et des fractures au bas de la colonne vertébrale. Il a fallu plus d’une heure aux secouristes pour réussir à l’extraire de la voiture.

    Avant l’accident, Ashley n’avait jamais été malade ni blessée. Elle n’avait aucune idée de l’emplacement du Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa qui abrite un centre de traumatologie. Pourtant, ce centre de traumatologie a pris en charge ses blessures graves et potentiellement mortelles et joué un rôle essentiel dans sa survie.

    Ashley est restée dans un coma artificiel aux Soins intensifs pendant deux mois. Elle a subi de nombreuses chirurgies de reconstruction, 100 heures de chirurgies orthopédiques et internes, ainsi que plus de 100 transfusions de sang.

    Une fois tirée d’affaire, Ashley s’est retrouvée au début d’un long chemin de réadaptation intensive.

    « J’étais effrayée à l’idée de la vie qui m’attendait en dehors des murs de l’hôpital », a confié Ashley, qui devait réapprendre à se nourrir, à marcher et à se brosser les dents.

    Ashley a toutefois cheminé jusqu’à devenir une patiente externe du Centre de réadaptation et, à force de travail et de persévérance, elle est parvenue à marcher, à se déplacer et à vivre à nouveau de manière autonome.

  • 1957

    43/100 – L’infirmière Nessa Bedward Sherwood

    Si vous habitez à Ottawa, vous connaissez peut-être « Brown’s Cleaners and Tailors ». Fondée en 1957 par Herbert « Pops » Brown et son épouse Estelle, l’entreprise a pris de l’essor et a aujourd’hui pignon sur rue à 26 endroits dans la ville. Herbert, sergent dans l’Armée canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale, a jeté les bases de l’entreprise familiale.

    Après son retour de la guerre, la famille d’Herbert a immigré au Canada depuis la Jamaïque et, grâce à son dévouement inébranlable, l’entreprise a prospéré. Cette volonté de travailler dur et de réussir a été transmise à leurs enfants, notamment à leur fille, Nessa Bedward Sherwood.

    Nessa a fait une brillante carrière d’infirmière à L’Hôpital d’Ottawa pendant plus de 20 ans. Connue pour ses qualités d’écoute exceptionnelles et sa capacité à apporter une présence apaisante dans des circonstances difficiles, Nessa a excellé dans son rôle.

    Son parcours n’a toutefois pas été dénué de difficultés. Un article paru en 2017 dans le Ottawa Citizen sur la famille Brown précise que Nessa était parfois mise de côté par ses collègues en dehors du travail en raison de sa race.

    La résilience inculquée par ses parents lui a toutefois permis de toujours continuer d’aller de l’avant. En plus de ses fonctions professionnelles, elle a été écrivaine et poète et a élevé quatre garçons. Elle a également consacré du temps à diverses organisations communautaires comme la Société Elizabeth Fry, l’Association canadienne du diabète, le Centre de planification familiale, le YM/YWCA, Grannies for Africa, le réseau de santé Afrique-Caraïbes et la communauté de personnes atteintes du sida à Ottawa. Ses contributions remarquables lui ont valu d’être nommée finaliste pour le prix de femmes de mérite du Y en 2009.

  • 1948

    42/100 – Numéros de téléphone de M. Mackenzie King

    Construite en 1878, la majestueuse maison Laurier située dans le quartier CôtedeSable a été la résidence de deux premiers ministres canadiens : Wilfrid Laurier et William Lyon Mackenzie King. À l’époque, il n’existait pas de résidence officielle pour les dirigeants politiques; la résidence est devenue officielle après la mort de M. Mackenzie King.

    De 1923 à 1950, ce dernier y a tenu des séances de spiritisme et a tenté de parler à des esprits. Sur une note plus pragmatique, il a également veillé à rester en contact avec les vivants grâce à une liste de numéros de téléphone placée à côté de son lit. Qui figurait sur cette liste? L’Hôpital Civic d’Ottawa, bien sûr! Nous étions au même niveau que son barbier, la Presse canadienne et son médecin.

    Le numéro à cinq chiffres utilisé par M. Mackenzie King remonte à l’époque où les standardistes géraient manuellement les appels entrants. Les numéros à sept chiffres sont apparus plus tard dans les années 1950 et le numéro à dix chiffres que nous utilisons aujourd’hui date de 2006.

  • 1968

    41/100 – Le premier homme bénévole

    L’Hôpital d’Ottawa compte depuis longtemps sur des bénévoles pour apporter du soutien dans de nombreux secteurs cliniques et offrir de l’aide et de la compagnie aux patients. Le tout premier homme bénévole est entré à l’Hôpital Civic à l’automne 1968. James Hutchinson était présent tous les lundis et les mercredis pour aider au service des admissions ou transporter des patients en fauteuil roulant vers la salle des plâtres. Son travail préféré, selon l’entrevue qu’il a accordée au Ottawa Citizen il y a 55 ans, était de raser des hommes dans les unités de soins. Il disait que ce geste était véritablement gratifiant parce que beaucoup d’entre eux étaient tellement malades qu’ils ne pouvaient pas se raser eux-mêmes.

    Aujourd’hui, les bénévoles font toujours partie intégrante de notre formidable équipe. Ils aident des gens à s’orienter dans l’hôpital, offrent des moments musicaux et proposent même de la zoothérapie.

    Crédit photo : Ottawa Citizen, a division of Postmedia Network Inc.

  • 1953

    40/100 – Des infirmières de l’Hôpital Civic aux Festival des tulipes

    Saviez-vous que le photographe de renommée mondiale, Malak Karsh, a été le premier à suggérer la création du Festival des tulipes, qui existe maintenant depuis 1953?

    Le site principal du festival est juste en bas de la rue du Campus Civic, et dans cette photo, prise par nul autre que Malak Karsh, vous pouvez voir des infirmières de l’Hôpital Civic se promener devant les tulipes.

    Crédit photo : Bibliothèque et Archives Canada / Ministère de l’Emploi et de l’Immigration. fonds/e010982231

    Ces fleurs célèbrent le rôle mémorable des troupes canadiennes dans la libération des Pays-Bas et commémorent la naissance de la princesse néerlandaise Margriet à Ottawa pendant la Seconde Guerre mondiale. Si vous l’avez manqué, jetez un coup d’œil à Moment #37 qui contient un message vidéo spécial de Son Altesse!

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