
Tout savoir sur la maladie de Parkinson
Pour de nombreuses personnes, la première fois où elles ont entendu parler de la maladie de Parkinson est probablement le moment où Michael J. Fox a parlé de son diagnostic en 1998. La maladie de Parkinson a été propulsée sous les feux des projecteurs grâce à l’annonce de l’acteur canadien et à son action de sensibilisation depuis ce moment-là.
Pour de nombreuses autres personnes, la première fois où elles en ont entendu parler est sans doute le moment où quelqu’un qu’elles connaissaient a appris qu’il était atteint de cette maladie : un proche, un ami, un collègue de travail ou encore elles-mêmes.
Petit survol de la maladie de Parkinson
C’est en 1877 qu’est proposé officiellement le nom de maladie de Parkinson, mais il en est question lors de conversations médicales bien plus tôt que cela : sur un papyrus de l’Égypte ancienne datant de plus de 3 000 ans; dans un texte du 5e siècle av. J.-C. en Chine; dans l’Ecclésiate de l’Ancien Testament; et dans l’œuvre de Léonard de Vinci. Les auteurs décrivent tous des maladies semblables de façon frappante à la maladie de Parkinson.
S’il est vrai que les discussions entourant cette maladie semblent remonter à plusieurs siècles, voire à plusieurs millénaires, notre compréhension scientifique de Parkinson est quelque chose de beaucoup plus récent.
Qu’est-ce que la maladie de Parkinson?
C’est une affection neurodégénérative complexe, à savoir que c’est une maladie du cerveau qui progresse avec l’âge.
La maladie entraîne une dégénérescence dans la région des ganglions de la base du cerveau, ce qui réduit la production de dopamine, un important neurotransmetteur. Un faible taux de dopamine est responsable de nombreux symptômes de la maladie de Parkinson, ce qui se traduit notamment par des troubles moteurs, des troubles de la parole, une diminution du niveau d’énergie, des troubles cognitifs et des douleurs. Les tremblements qui sont des mouvements saccadés et des agitations rythmiques des bras, des jambes, du menton ou de la mâchoire au repos se produisent chez près de 2/3 des patients parkinsoniens.
Cette maladie peut également avoir des répercussions sur la santé mentale et la mémoire. Au moins 50 % des parkinsoniens souffrent de dépression, et la démence est chose commune à mesure que progresse la maladie.
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Quelles sont les causes de la maladie de Parkinson?
La cause exacte de cette maladie n’est pas connue, mais nous savons que la génétique constitue un facteur, avec environ 10 % des cas présentant un élément génétique sous-jacent et identifiable. Parmi les autres facteurs de risque connus, mentionnons une exposition à des pesticides et des traumatismes crâniens, le fait d’exercer certaines professions ou de vivre dans certaines régions géographiques.
Qu’est-ce que la maladie de Parkinson d’apparition précoce?
Cette maladie apparaît habituellement chez des personnes de plus de 60 ans, mais lorsque c’est le cas chez les moins de 50 ans, on parle alors d’apparition précoce de la maladie, ce qui représente entre 5 et 10 % des personnes diagnostiquées.
L’apparition précoce de la maladie de Parkinson a plusieurs caractéristiques uniques, notamment le fait qu’elle progresse habituellement plus lentement, qu’elle est moins susceptible d’entraîner une démence, qu’il y a un pourcentage plus élevé de développer d’autres mouvements involontaires à cause de la prise de médicaments, et il est plus probable qu’elle ait une cause génétique. Plus tôt le diagnostic de Parkinson est posé, et plus grandes sont les probabilités d’avoir une mutation génétique sous-jacente pouvant augmenter un tel risque.
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Quels sont les traitements contre la maladie de Parkinson?
Bien qu’incurable, la maladie de Parkinson dispose de traitements pouvant atténuer ses symptômes.
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Médicaments
Le traitement classique est le médicament lévodopa, qui est transformé en dopamine dans le cerveau. La lévodopa peut être administrée par voie orale ou d’autres méthodes comme dans l’abdomen ou sous la peau, et elle est souvent associée à d’autres médicaments. Elle est toujours administrée avec un autre médicament, comme le carbidopa ou le bensérazide, pour diminuer les effets secondaires.
D’autres médicaments comprennent notamment des agonistes dopaminergiques qui imitent les effets de la dopamine; des inhibiteurs COMT, qui bloquent une enzyme pouvant fractionner la lévodopa; et des anticholinergiques, qui peuvent corriger le déséquilibre entre la dopamine et un autre neurotransmetteur. -
Chirurgie
Une chirurgie visant à soigneusement et volontairement détruire les tissus dans les régions du cerveau touchées par la maladie de Parkinson était autrefois préconisée pour gérer les symptômes, mais elle est rarement utilisée de nos jours grâce à l’avènement de la stimulation profonde du cerveau. Une technique plus récente faisant appel à un faisceau ultrasonore focalisé pour détruire une zone différente des cellules du cerveau est utilisée pour contrôler les tremblements de repos incommodants – les mouvements involontaires d’une partie du corps au repos, dans de rares cas. -
Stimulation profonde du cerveau
La stimulation profonde du cerveau consiste à mettre chirurgicalement de petites électrodes dans le cerveau et à envoyer des impulsions par le biais d’une stimulation ciblée dans les zones touchées dans le but de diminuer les symptômes. Découverte dans les années 1990, la stimulation profonde du cerveau serait la plus grande avancée dans le traitement de la maladie de Parkinson depuis celle de la lévodopa.
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Redessiner l’avenir de la maladie de Parkinson
L’Hôpital d’Ottawa fait figure de pionnier en matière de diagnostic, de traitement et de recherche sur la maladie de Parkinson. Qu’il s’agisse du soutien philanthropique engendré dans le cadre de notre Consortium pour la recherche sur le Parkinson ou des soins fournis à notre Clinique des troubles du mouvement et de la maladie de Parkinson, ou encore de l’offre des plus récentes options thérapeutiques, de l’amélioration des modèles de soins ou de la prestation de traitements de pointe comme la stimulation profonde du cerveau, nos experts redonnent chaque jour de l’espoir aux patients parkinsoniens.
Les travaux de recherche que nous faisons à L’Hôpital d’Ottawa vont refaçonner l’avenir du diagnostic et du traitement de cette maladie dans les années à venir. En apportant votre soutien à La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa, vous soutenez le travail qui permet d’améliorer aujourd’hui la qualité de vie des patients et de leur redonner de l’espoir en l’avenir.