Publié : mai 2026

Temps de lecture : 4 min

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Olivier Duhaime a parcouru des centaines de kilomètres en Amérique du Nord. Il a participé à des ultramarathons et à quatre triathlons Ironman. Né à Montréal, Olivier a grandi à Hull, au Québec. Il est fier de sa province natale, tout en étant profondément attaché à la région de la capitale nationale — un attachement qu’il a célébré en parcourant à la course, sans assistance, les 400 kilomètres séparant l’Assemblée nationale du Québec de la Colline du Parlement à l’occasion du 150e anniversaire du Canada!

Depuis son premier marathon, qu’il a couru à 18 ans à peine, Olivier a toujours cherché à repousser ses limites. Mais à l’automne 2021, quelque chose a commencé à le ralentir. Une douleur sourde et persistante s’installait dans son dos. Au début, Olivier a essayé de l’ignorer. Comme beaucoup de sportifs, il avait l’habitude de surmonter la douleur. Mais il observait aussi l’apparition de symptômes étranges. Par exemple, une simple gorgée de bière le contraignait à s’allonger.

Olivier, le jour de sa greffe

Au fil des mois, la douleur s’est intensifiée. « J’ai participé à des triathlons Ironman et à des ultramarathons. Je connais bien mon corps, explique Olivier. Je savais que quelque chose clochait. »

Pendant une nuit de février en 2022, la douleur est devenue insupportable. Olivier a décidé de se rendre en voiture à l’hôpital de Gatineau.

Ce qu’il était sur le point d’apprendre changerait sa vie à jamais.

« Je n’aurais jamais imaginé que cela puisse m’arriver. »

Les médecins ont demandé une tomodensitométrie, qui est un examen d’imagerie, afin de mieux comprendre l’origine des douleurs d’Olivier. Les résultats étaient bouleversants.

Les examens avaient décelé trois tumeurs : deux dans le dos d’Olivier et une près de sa poitrine. À seulement 32 ans, ce sportif d’endurance et père d’une petite fille de huit mois se retrouvait dans une situation pour lui inimaginable. Il avait un cancer.

À ce moment-là, tout ce qu’Olivier croyait savoir sur sa santé, son avenir et sa jeune famille a basculé. « Il n’y a aucun antécédent de cancer dans ma famille, explique-t-il. Je n’avais jamais vraiment pensé au cancer et je ne connaissais pas grand-chose sur le sujet. Je n’aurais jamais imaginé que cela puisse m’arriver. »

Le lendemain, sur le chemin du retour à la maison après son départ de l’hôpital, la réalité de son diagnostic s’imposa à lui. En voyant une petite fille qui patinait en plein air avec sa famille, Olivier ne put s’empêcher de se demander s’il serait encore en vie pour initier un jour sa propre fille au patinage.

Course de trail de 35 km en octobre 2025

Un diagnostic complexe

Au cours des jours suivants, Olivier subit une série d’examens et de biopsies afin d’aider les médecins à évaluer la maladie et à déterminer le meilleur traitement possible.

Les résultats allaient confirmer le diagnostic : un lymphome de Hodgkin de stade 4.

Olivier reçut une chimiothérapie au service de cancérologie de l’hôpital de Gatineau. Le traitement se révéla éprouvant physiquement et émotionnellement, mais les examens d’imagerie montreraient bientôt des résultats encourageants. Olivier entrevoyait une lueur d’espoir : il était en train de vaincre le cancer. Ce soulagement, toutefois, serait de courte durée.

À l’automne, des examens révélèrent que le cancer était revenu, plus fort et plus agressif qu’auparavant. Reconnaissant que l’état d’Olivier nécessitait un traitement hautement spécialisé, son équipe de soins l’orienta vers le Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa, le chef de file régional de la prestation de soins avancés aux personnes cancéreuses et de la recherche sur le cancer.

Des soins spécialisés à L’Hôpital d’Ottawa

À L’Hôpital d’Ottawa, Olivier a été pris en charge par une équipe multidisciplinaire d’hématologues, d’infirmières et de spécialistes qui ont rapidement pris connaissance de ses examens d’imagerie, des résultats de ses biopsies et de l’information sur les traitements qu’il avait suivis afin d’élaborer un plan personnalisé, spécialement conçu pour traiter son lymphome agressif. Le plan de traitement comprenait une chimiothérapie intensive et une greffe de moelle osseuse réalisée par une équipe hautement spécialisée.

« Elle m’a dit : “Peut-être que dans d’autres hôpitaux, votre cancer serait considéré comme un cas compliqué. Mais ici, c’est quelque chose que nous traitons tous les jours.” C’est précisément à ce moment-là que j’ai retrouvé l’espoir. »

Cette expertise a grandement rassuré Olivier.

« Je n’oublierai jamais l’infirmière qui m’a accueilli à mon arrivée à L’Hôpital d’Ottawa », raconte-t-il. À ce moment-là, il avait rédigé son testament, se préparant au pire. « Elle m’a dit : “Peut-être que dans d’autres hôpitaux, votre cancer serait considéré comme un cas compliqué. Mais ici, c’est quelque chose que nous traitons tous les jours.” C’est précisément à ce moment-là que j’ai retrouvé l’espoir. »

Olivier entama une chimiothérapie intensive, à raison de huit heures par jour pendant une semaine entière. Ce traitement allait le laisser épuisé, affaibli et totalement dépendant de son équipe de soins. Ça n’avait rien à voir avec la chimiothérapie qu’il avait reçue auparavant.

Oliver avec sa femme et sa fille

« La chimiothérapie à forte dose que nous administrons avant la greffe est très puissante et cible spécifiquement le lymphome, explique le Dr Ram Vasudevan, l’un des médecins responsables des traitements d’Olivier. Mais ce traitement détruit également la moelle osseuse. Nous réinjectons au patient ses propres cellules souches, qui agissent comme des graines. Elles trouvent le chemin de la moelle osseuse et commencent à régénérer le système sanguin et immunitaire du patient. Mais la période entre la chimiothérapie et la régénération de la moelle osseuse est très critique — en raison des complications liées à l’absence de moelle osseuse fonctionnelle, mais aussi des complications et des effets secondaires pouvant découler de la chimiothérapie à forte dose administrée au patient. »

C’était un traitement difficile, mais Olivier allait se découvrir une source de motivation inattendue dans son lit d’hôpital. Il savait que des coureurs se rassemblaient au centre-ville d’Ottawa pour le Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa, l’un des plus grands événements de course à pied au pays, auquel il avait déjà participé. En regardant les coureurs franchir la ligne d’arrivée à la télévision, il se promit qu’un jour, il participerait de nouveau à cette course.

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Une seconde chance

Le 18 mai 2023, Olivier atteint ce que les équipes de greffe appellent le « jour 0 » : le jour où il allait recevoir ses cellules souches pour sa greffe de moelle osseuse. Les médecins ont injecté à Olivier ses propres cellules souches, qui se sont dirigées vers ses os et ont entamé l’extraordinaire processus de reconstruction de sa moelle osseuse et de son système immunitaire.

« Le jour 0 marque le début d’une toute nouvelle vie. »

« Pour les patients greffés comme moi, c’est un jour très important. C’est une renaissance en quelque sorte, explique Olivier. Le jour 0 marque le début d’une toute nouvelle vie. »

Désormais, Olivier fête deux anniversaires : le premier est le jour de sa naissance, en mars, et le second, c’est le 18 mai – le jour où il a reçu sa greffe et une seconde chance de vivre.

Par la suite, son rétablissement a été lent et incertain. Son corps devait retrouver ses forces et rebâtir complètement son système immunitaire. Mais pas à pas – littéralement – Olivier retrouva son élan et put reprendre le cours de sa vie.

Et le jour tant attendu vint. Le jour où il pouvait recommencer à courir.

Redonner à l’Hôpital lors de la Fin de semaine des courses

La course à pied a toujours occupé une grande place dans la vie d’Olivier. Son retour à la course, même sur de courtes distances au début, avait pour lui une importance considérable.

Et comme il se l’était promis depuis son lit d’hôpital, ce printemps, Olivier courra le marathon de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa. Cette fois-ci, il va courir pour une nouvelle raison : redonner à L’Hôpital d’Ottawa, qui lui a sauvé la vie. Olivier encourage ses amis, sa famille et la communauté tout entière à recueillir des fonds pour soutenir L’Hôpital d’Ottawa et les soins vitaux qu’il prodigue aux patients qui, comme lui, font face à un cancer.

« Je suis en vie aujourd’hui grâce à l’Hôpital et aux personnes qui l’appuient. »

Gratitude et espoir

Ce printemps, Olivier et sa compagne, Justine, se préparent à accueillir leur deuxième enfant, un moment qu’Olivier a déjà pensé ne jamais pouvoir vivre.

De l’avis d’Olivier, s’il a pu reprendre le cours de sa vie, c’est grâce à l’expertise, à la compassion et au dévouement de son équipe de soins à L’Hôpital d’Ottawa, en particulier, l’équipe du Programme de transplantation et de thérapie cellulaire, et grâce à la générosité des donateurs.

« Je suis en vie aujourd’hui grâce à l’Hôpital et aux personnes qui l’appuient, dit-il. À chaque nouveau pas en avant, à chaque sortie de course, je songe avec reconnaissance à cette seconde chance qui m’a été donnée. »

Un mois après la greffe d’Olivier, lui et sa femme célèbrent l’anniversaire de leur fille
Première course de trail après le cancer, franchissant la ligne d’arrivée avec sa fille

John Chafe travaillait dans une banque qu’il entendait un jour diriger. Ses plans ont cependant été contrecarrés par une forme agressive de sclérose en plaques (SP). En 2001, il est devenu le deuxième participant à un essai clinique, le tout premier du genre au monde, chez qui toute nouvelle de la SP a été presque entièrement éliminée et la maladie, stabilisée.

Avant de commencer à travailler à Kenora en 1993, John Chafe a vécu un phénomène étrange : il a louché. Il ne le savait pas à l’époque, mais c’était là le premier signe d’une maladie débilitante.

Soupçonnant une grippe, son médecin de famille lui a prescrit des antibiotiques. Au bout d’une semaine, les yeux toujours croches, John s’est muni d’un cache-œil et a fait cinq heures de route depuis Thunder Bay pour occuper temporairement un poste dans une banque à Kenora. Une semaine plus tard, ses yeux se sont redressés et sont revenus à la normale.

« Quelques mois plus tard, j’ai été transféré à Niagara Falls. J’ai alors commencé à avoir de la difficulté à marcher en ligne droite. Je n’ai tout simplement pas pu marcher en équilibre sur une poutre lors d’une activité au Centre des sciences de l’Ontario », explique John. « J’ai mentionné ces symptômes à un ami, qui les a répétés à une amie qui, heureusement, était la Dre Heather McLean, neurologue à L’Hôpital d’Ottawa. »

Selon elle, ces  symptômes ressemblaient à ceux de la sclérose en plaques (SP), une maladie auto-immune qui incite le système immunitaire de l’organisme à attaquer son propre système nerveux central, son cerveau et sa moelle épinière. John  devait subir un examen par IRM et  une ponction lombaire pour obtenir un meilleur diagnostic de ses symptômes. L’hôpital de Thunder Bay n’ayant pas encore d’appareil d’IRM à l’époque, John a dû se rendre à Duluth, au Minnesota, pour ce faire. En avril  1995 , il  a soumis les clichés IRM au Dr Mark Freedman, neurologue et spécialiste de la sclérose en plaques de L’Hôpital d’Ottawa. Le Dr Freedman a confirmé le diagnostic : John était atteint de la sclérose en plaques.

John Chafe dévale des montagnes en ski.
John fait du ski à Blackcomb juste après le diagnostic en 1994.

Une vie bouleversée après le diagnostic de sclérose en plaques

John n’a pas abandonné son mode de vie actif après avoir reçu son diagnostic, malgré l’apparition de périodes d’exacerbation (poussée qui cause de nouveaux symptômes de SP ou aggrave d’anciens symptômes) tous les huit mois. Il est revenu à Thunder Bay et a ouvert un gymnase d’escalade, convaincu que la SP ne changerait pas sa vie.

Mais elle l’a fait. Elle l’a complètement bouleversée.

Après une autre période d’exacerbation de la SP, John s’est rendu compte qu’il arrivait de plus en plus difficilement  à sortir pour offrir une séance de planification financière à ses clients.

« J’avançais avec difficulté et je ne voyais pas comment leur demander de me faire confiance avec leur argent, alors que ma SP s’aggravait sans cesse », explique-t-il. « J’avais besoin d’un travail de bureau, alors  je me suis mis à  la programmation informatique. »

Les traitements réguliers qu’il recevait n’étaient d’aucune utilité. Il avait besoin d’un miracle. Il a donc déménagé à Ottawa pour être près de L’Hôpital d’Ottawa, où il recevrait les meilleurs traitements qui soient.

Un essai clinique avant-gardiste à Ottawa

Les Drs Harold Atkins et Mark Freedman
Les Drs Harold Atkins et Mark Freedman ont mis au point un traitement novateur contre la SP à partir de cellules souches qui a permis d’enrayer la maladie chez plus de 50 patients.

Puis, un jour, à la radio, John a entendu le Dr. Freedman parler d’une étude novatrice sur la greffe de cellules souches, qu’il a décrite comme une sorte de redémarrage forcé du système immunitaire. Le Dr Freedman travaillait avec le Dr Harold Atkins, hématologue et scientifique (également professeur de médecine à l’Université d’Ottawa),  pour voir si un traitement révolutionnaire mettrait fin à une forme agressive de SP.

John avait justement rendez-vous avec le Dr  Freedman cet après-midi-là. Il lui a donc manifesté son intérêt à participer à l’étude. Selon le Dr Freedman, John pouvait poser sa candidature vu son jeune âge, sa bonne santé générale et l’aggravation rapide de ses symptômes.

« Si vous aviez vu son évolution, la vitesse à laquelle son état se détériorait au moment de la greffe. Deux ou trois ans plus tard, c’est le fauteuil roulant qui l’attendait ou pire encore », estime le Dr  Freedman.

John était prêt à essayer un traitement expérimental qui pouvait renverser cette évolution. « La SP m’a privé de la joie de faire de l’escalade, de skier et de marcher. Je me suis dit que je pouvais prendre ce risque. »

« John était très enthousiaste, et cet aspect de sa personnalité a été très important pour son rétablissement », explique le Dr Freedman. « Il n’a jamais baissé les bras. C’est un homme têtu. Son but était de retourner sur les pistes de ski. »

Préparation au traitement

Pendant près d’un an, John  s’est soumis  aux  analyses exhaustives du Dr Atkins et de Marjorie  Bowman,  infirmière en greffe de moelle osseuse, pour voir s’il était physiquement apte à prendre part à l’essai clinique. Ces derniers voulaient aussi s’assurer qu’il était mentalement prêt à suivre le traitement intensif et à en accepter les risques, y compris la mort.

« Il s’agit d’un traitement fondamentalement différent de tous les autres, » affirme le Dr Atkins. « Notre méthode consiste à nous débarrasser de l’ancien système immunitaire et à en créer un tout nouveau qui se comporte mieux. »

« La SP m’a privé de la joie de faire de l’escalade, de skier et de marcher. Je me suis dit que je pouvais prendre ce risque. »

Pour remplacer son système immunitaire, John devait suivre une procédure rigoureuse.  Il devait subir une chimiothérapie intensive pour faciliter l’élimination de son système immunitaire. Comme la chimiothérapie pouvait le rendre infertile, il a mis un échantillon de son sperme en réserve. En novembre 2001, il a reçu sa toute première dose de chimiothérapie pour stimuler ses cellules souches et les faire circuler dans son sang. Ces cellules souches ont ensuite été prélevées et débarrassées de toute trace de SP.

Un mois plus tard, John a reçu d’énormes doses de chimiothérapie pour tenter de détruire son système immunitaire. Il  se rappelle s’être senti de plus en plus faible et près de la mort. Le 13 décembre 2001, une fois son système immunitaire anéanti par la chimiothérapie, John s’est fait injecter les cellules souches nettoyées par perfusion intraveineuse

« Sur le coup, je ne me suis pas senti mieux », dit John, qui est devenu la deuxième personne atteinte de SP au monde à subir une telle greffe de cellules souches. « Mais j’ai commencé à prendre des forces dans les jours suivants, à tel point que le Dr Atkins m’a donné mon congé la  veille de Noël. » Il a passé trois mois chez ses parents. Au printemps, il était prêt à retourner vivre dans sa propre maison.

Une recherche de pointe à Ottawa

Comme l’explique le Dr Freedman, le Dr Atkins et lui s’attendaient bien à ce que la maladie réapparaisse au moment de redémarrer le système immunitaire des personnes atteintes de SP.

« À l’époque, les chercheurs en génétique étaient d’avis qu’on ne pouvait rien pour les gens génétiquement prédisposés à souffrir de SP, car celle-ci continuerait à réapparaître chez eux », explique-t-il.  « Si c’était bien le cas, ce ne serait qu’une question de temps avant que les gens recommencent à avoir une maladie active. »

Personne ne connaissait les causes de la SP. Le Dr Harold Atkins et lui espéraient que cet essai leur permettrait de redémarrer le système immunitaire d’un patient et de le suivre de près à l’aide des toutes dernières technologies de surveillance et d’imagerie du système immunitaire, puis de constater la réapparition de la maladie et de découvrir le secret de ses déclencheurs. Cependant, aucun des 24 participants à l’essai n’a présenté de nouveaux symptômes de SP.

« À cet égard,  l’essai clinique  a été un échec. Il a permis de freiner l’évolution de leur maladie et, dans certains cas, d’éliminer également leurs incapacités »,  affirme le Dr  Freedman. « Nous suivons ces patients depuis 18 ans, et personne ne présente de symptômes. »

« Ces patients des tout  débuts, comme John, sont probablement les plus courageux parce que le traitement proposé venait avec tellement d’inconnues », ajoute le D Atkins. « Nous avons tiré des leçons de chaque patient que nous avons traité au fil des ans, mais nous en avons appris davantage des tout premiers patients. »

La dernière exacerbation que John a vécue avant  sa greffe de cellules souches l’avait laissé infirme. Après la greffe, sa SP n’est pas réapparue. John est resté en bonne santé, mais les dommages causés par la maladie n’ont pas été réparés, et il marche toujours avec une canne et une marchette.

« On peut se demander ce qui serait arrivé à John s’il avait eu la greffe cinq ans plus tôt », dit le Dr Freedman. « Aujourd’hui, nous offrons le traitement par cellules souches à tout patient qui a le même profil que John. Nous n’attendons pas des années. Nous sommes devenus plus perspicaces, capables de repérer les personnes dont l’état justifie cette approche agressive. »

Une seconde vie

La dernière exacerbation que John a vécue avant sa greffe de cellules souches l’avait laissé infirme. Après la greffe, sa SP n’est pas réapparue. John est resté en bonne santé, mais les dommages causés par la maladie n’ont pas été réparés, et il marche toujours avec une canne et une marchette

« On peut se demander ce qui serait arrivé à John s’il avait eu la greffe cinq ans plus tôt, dit le Dr Freedman. Aujourd’hui, nous offrons le traitement par cellules souches à tout patient qui a le même profil que John. Nous n’attendons pas des années. Nous sommes devenus plus perspicaces, capables de découvrir les personnes dont l’état justifie cette approche agressive. »

Environ 77 000 Canadiens vivent avec la SP. Toutefois, seulement  5 %  des patients souffrent d’une SP qui justifie une greffe de cellules souches. Ils sont généralement jeunes et présentent une des formes les plus agressives et les plus débilitantes de la maladie

La  greffe a permis à  John  de se libérer de toute contrainte.  Il a rencontré Patricia trois ans plus tard, et ils se sont mariés en 2005. Cinq ans plus tard, leur magnifique fille Mary est née.

John, sa fille, et son épouse
John,  sa fille, Mary  et  son épouse,  Patricia en  2013.

« Je me souviens que lorsque Mary  a commencé à se déplacer davantage, elle m’a motivé à devenir plus actif  de nouveau. Elle est devenue mon entraîneuse personnelle », explique-t-il. « Je me suis joint à l’Association canadienne pour les skieurs handicapés. J’étais très mauvais au début parce que je n’avais pas de force. Mais je suis  entêté  et j’ai refusé d’abandonner. Aujourd’hui, je peux skier seul pendant des heures – bien qu’avec des bâtons stabilisateurs pour garder l’équilibre. »

« J’ai revu John il y a quelques années. Le problème avec mon travail, c’est que mes patients vont mieux et ne viennent pas souvent me consulter », dit  le D Atkins. « Je me souviens  des photos de son jeune bébé et de lui en ski qu’il m’a montrées. C’est merveilleux de savoir que les gens peuvent suivre ces traitements et recommencer à skier. »

John ski en compagnie de sa fille et de sa femme.
John, Mary et Patricia font du ski à Edelweiss en 2016.

« Je ne suis pas président de banque, mais ma vie est plus qu’extraordinaire. Je skie, je danse avec ma femme et j’ai une fille de huit ans »,  dit John . « Parce que les Drs Freedman et Atkins voulaient à tout prix trouver le moyen d’enrayer une maladie comme la SP, ils m’ont sauvé la vie. »

La vidéo suivante porte sur Jennifer Molson, qui a également été l’une des premières participantes à l’étude clinique sur la SP. Elle comporte une entrevue avec les  Drs Atkins et Freedman.


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.