De patient à bénévole–« une petite conversation pourrait faire un grand changement »

Deux bénévoles ont emmené Fran  Cosper prendre un café alors qu’il était un des patients du Centre de réadaptation de L’Hôpital d’Ottawa et cela l’a inspiré à offrir son temps comme bénévole lorsque son état le lui permet.

Fran Cosper enroule ses doigts autour de sa tasse de café. Il lui était impossible d’accomplir cette simple tâche il y a deux ans, alors qu’il ne pouvait même pas soulever un doigtou bouger une partie quelconque de son corps. 

Le jour de la Saint-Valentin en 2017, Fran est arrivé aux urgences de L’Hôpital d’Ottawa. Il a reçu un diagnostic de syndrome de GuillainBarré, une maladie autoimmune rare qui attaquait son système nerveux, détruisant la gaine protectrice autour de ses nerfs et le paralysant. À un certain point, Fran ne pouvait même pas fermer les yeux et l’infirmière devait tenir ses paupières closes avec du ruban adhésif afin qu’il puisse dormir la nuit. Lorsque son état s’est stabilisé, il a fini par être transféré au Centre de réadaptation de L’Hôpital d’Ottawa pendant que ses nerfs se régénéraient. Il est arrivé sur une civière, et après quelques semaines, il a appris à se déplacer dans un fauteuil roulant électrique qu’il contrôlait en bougeant la tête. Il a passé sept mois à récupérer au Centre de réadaptation et poursuit maintenant son parcours de récupération chez lui, avec des visites régulières au Centre de réadaptation pour des examens médicaux. 

Fran Cosper

Étant extraverti, Fran aimait bavarder avec les gens au Centre de réadaptation et a rapidement lié des liens d’amitié avec le personnel et d’autres patients. Un jour, deux bénévoles à l’hôpital, Claude et Chris, sont apparus à son chevet et lui ont demandé s’ils pouvaient l’emmener prendre un café. 

« J’ai pensé : C’est super, deux gars veulent m’emmener prendre un café. J’ai compris qu’ils étaient bénévoles en voyant leur gilet bleu. Nous sommes donc allés au café et avons commencé à parler », raconte Fran. 

Chris a dit à Fran qu’il avait une tumeur cérébrale agressive. Il était allé à l’hôpital pour être opéré et traité, mais sa tumeur était maintenant inopérable. Néanmoins, il a trouvé les soins qu’il a reçus à l’hôpital tellement sensationnels qu’il a décidé de revenir et de faire du bénévolat. 

« J’ai pensé : Ce gars a une tumeur cérébrale et il va mourir… et il m’emmène, moi, prendre un café! Cela m’a époustouflé, raconte Fran. C’est alors que j’ai décidé que lorsque j’irai assez bien, je ferai du bénévolat. » 

Fran a quitté le Centre de réadaptation en s’aidant d’une marchette le 6  octobre  2017. 

« Je pense que faire du bénévolat est un moyen très tangible et significatif de redonner. » 

Un an et demi plus tard, encore incapable de reprendre son travail normal, Fran s’apprête à retourner au Centre comme bénévole. Son ami Claude l’a mis en relation avec le Service des bénévoles, qui organise les activités des 1 200  bénévoles qui travaillent dans chaque partie de l’hôpital, des salles d’attente aux urgences. Fran doit suivre Claude un certain nombre de fois pendant ses visites aux patients du Centre de réadaptation avant de pouvoir être inscrit au calendrier. On a pris ses mesures pour le gilet bleu des bénévoles et on l’a inscrit à un cours de deux heures sur le bénévolat à l’hôpital. 

« Je pense que faire du bénévolat est un moyen très tangible et significatif de redonner, dit Fran. Vous ne savez pas comment vous pouvez toucher quelqu’un. Les gens ont leurs difficultés et une petite conversation, un petit “vous êtes important”, un petit “vous êtes correct”pourrait transformer leur vie. » 

Fran sait de première main combien le bénévolat change les choses et ne voit pas de meilleure raison d’emmener quelqu’un prendre un café. 


Faire du Bénévolat est l’une des façons de redonner qui a le plus d’impact. Donnez de votre temps et constatez de première main l’impact que vous produisez.

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