Un diagnostic de tumeur cérébrale entraîne une mère sur un chemin inimaginable

En 2016, Natasha Lewis a reçu un diagnostic de tumeur cérébrale, et sa qualité de vie a commencé à se détériorer. Elle devait être soignée à L’Hôpital d’Ottawa, le seul hôpital de la région qui pouvait l’aider en raison de la complexité du diagnostic.

Des symptômes étranges mènent à un diagnostic de tumeur cérébrale

Un matin de 2016, la vie de Natasha Lewis a pris un tournant inimaginable.

Natasha Lewis, s’adressant aux participants au Petit déjeuner annuel du président pour la fonction publique, en 2019.
Natasha Lewis, s’adressant aux participants au Petit déjeuner annuel du président pour la fonction publique, en 2019.

Cette mère de trois enfants se souvient de la présence d’un symptôme bizarre à son réveil. « Je me suis regardée dans le miroir et j’ai remarqué que ma langue se tordait vers la gauche », s’est rappelée Natasha. Elle a d’abord cru qu’elle était en train de subir un accident vasculaire cérébral, mais le fait que le reste de son corps semblait normal l’a laissée perplexe.

Elle s’est rendue à L’Hôpital d’Ottawa afin de subir des examens. Trois jours plus tard, sa vie a changé.

Natasha conduisait lorsqu’elle a reçu l’appel. On avait trouvé une tumeur dans son cerveau. « J’ai eu si mal au cœur lorsque j’ai entendu la nouvelle que j’ai dû m’arrêter ».

Elle avait un schwannome, une tumeur qui se développe rarement dans le cerveau. La tête lui tournait. « Je n’avais que 38 ans, j’étais mariée et j’avais trois jeunes enfants ».

Lorsqu’elle est rentrée chez elle à Saint-Isidore, à l’est d’Ottawa, elle s’est assise avec sa fille cadette pendant qu’elle transmettait l’information à son mari. Natasha se rappelle avoir senti des larmes couler sur son visage. Elle ne savait pas ce qui allait se passer. Pendant tout ce temps, elle croyait qu’elle était en bonne santé. « Je perdais du poids, je courrais et je m’entraînais pour des marathons et des triathlons ».

Son mari, Marvin, a été d’un grand soutien. Elle se souvient qu’il lui a dit « Nous sommes au bon endroit. Nous vivons au Canada, nous sommes près d’Ottawa et nous allons obtenir les meilleurs soins ». Elle ajoute : « Il avait tellement raison ».

Natasha a été soignée à L’Hôpital d’Ottawa, le seul hôpital de la région qui pouvait l’aider en raison de la complexité du diagnostic. Le Dr Fahad Alkerayf, un chirurgien de renommée mondiale spécialiste du crâne lui a dit que la tumeur était bénigne et qu’il la surveillerait attentivement dans les mois à suivre.

Moins d’un an plus tard, alors que la tumeur n’avait que légèrement grossi, sa qualité de vie se détériorait.

Elle avait peur en voyant les signes de ce qui se passait dans son corps. Au début, elle avait de la bave aux deux coins de la bouche, puis a commencé à avoir du mal à articuler. Oui, c’était un peu embarrassant, mais elle arrivait à tolérer ces symptômes. Mais elle a ensuite commencé à avoir de la difficulté à avaler et elle avait une sensation de brûlure à l’épaule gauche. Par la suite, elle a perdu la capacité de bouger son épaule gauche et ne pouvait plus s’en servir pour s’entraîner. Pire encore, elle ne pouvait plus porter ses enfants.

En mai 2018, il lui fallait se faire opérer.

Cette chirurgie cérébrale complexe allait durer 10 heures. Le Dr Alkerayf a demandé l’assistance de son collègue de L’Hôpital d’Ottawa, le Dr David Schramm, un chirurgien en oto-rhino-laryngologie, en raison de l’emplacement de la tumeur. Il voulait qu’un autre chirurgien hautement qualifié soit présent, car la tumeur se trouvait à proximité du canal auriculaire.

Les deux chirurgiens ont accédé à son cerveau à partir de la base du crâne. Il n’était pas possible de pratiquer une mini-chirurgie parce qu’il y avait trop de nerfs à contourner et c’était donc l’option la moins dangereuse. Les chirurgiens savaient également qu’ils ne pourraient probablement pas retirer la tumeur au complet, en raison de ces nerfs qui l’entouraient. Si les nerfs étaient endommagés, Natasha aurait pu perdre sa capacité d’entendre et d’avaler.

Même si les risques étaient terrifiants, le Dr Alkerayf l’a rassurée et lui a donné de l’espoir.

« Je me souviens que le Dr Alkerayf m’a dit qu’il y aurait un autre chapitre dans ma vie. Je me suis accrochée à ces paroles. » – Natasha Lewis

Pendant la chirurgie, 99 % de la tumeur a été retirée. Une tranche fine a été laissée afin d’éviter de couper les nerfs.

Aujourd’hui, Natasha conserve son sens de l’ouïe. Les sons qu’elle entend sont un peu étouffés, mais on lui a dit que son ouïe devrait éventuellement se rétablir au complet. Elle est de retour au travail, son élocution commence à revenir à la normale et elle n’a aucune difficulté à avaler. Elle continue de recevoir des soins à L’Hôpital d’Ottawa.

Le rétablissement de cette mère active a été tout à fait remarquable. Quatre mois après la chirurgie, Natasha a participé au Défi du commandant dans le cadre de la Course de l’Armée du Canada. Elle s’entraîne maintenant en vue de participer à un marathon et espère pouvoir participer au Marathon de Boston.

Plus important encore, elle peut courir, jouer et prendre ses trois enfants dans ses bras. « Je peux les entendre rire et me dire qu’ils m’aiment. Il n’y a aucun sentiment comparable » affirme Natasha.

On peut dire que la famille est en train de rédiger son prochain chapitre, et c’est grâce à L’Hôpital d’Ottawa.

Votre soutien fournira un financement essentiel pour améliorer les soins aux patients comme Natasha.

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