Publié : mars 2026

Temps de lecture : 3 min

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Les maladies rénales sont souvent discrètes à leurs débuts, endommageant silencieusement l’organisme bien avant l’apparition des premiers symptômes. Lorsque les tests traditionnels parviennent enfin à révéler la maladie, les reins présentent déjà des lésions irréversibles. Environ une personne sur dix vit avec une maladie du rein. Mais beaucoup ignorent qu’elles en sont atteintes.

Dylan Burger, Ph. D., est scientifique principal à L’Hôpital d’Ottawa et s’emploie à renverser cette situation. Grâce à une subvention de démarrage ELEVATE, son équipe et lui mettent au point des moyens de détecter le stress rénal dès qu’il survient de même que des solutions pour protéger les reins avant que des dommages irréversibles n’apparaissent.

L’importance des reins

Les reins font bien plus que filtrer les déchets. À chaque instant, ils jouent un rôle dans la régulation de la tension artérielle, dans l’équilibre des liquides et des électrolytes, dans la production des hormones qui favorisent la production des globules rouges et dans le maintien de la santé des os et des muscles.

Lorsque les reins fonctionnent moins bien, des effets se font sentir dans tout le corps, souvent avant même qu’un diagnostic ne soit posé. Une augmentation de la tension artérielle, une anémie, de la fatigue, une faiblesse musculaire, des carences en calcium et en vitamine D, ainsi qu’une accumulation de liquide sont tous des signes pouvant révéler des problèmes touchant les reins. Au fil du temps, la diminution de la fonction rénale peut également contribuer à accroître le risque de fractures osseuses et de maladies cardiaques.

Les maladies du rein ne surviennent pas d’un seul coup. En général, elles se développent graduellement, débutant par un stress cellulaire subtil avant d’évoluer vers une maladie chronique si elles ne sont pas traitées. Dans les cas graves, elles peuvent entraîner une insuffisance rénale. Les personnes en insuffisance rénale ont besoin d’une dialyse régulière ou d’une greffe de rein pour survivre.

« En obtenant plus rapidement des informations sur ce qui se passe, nous avons plus d’options à notre disposition, affirme Dylan Burger. Et cet éventail d’options peut conduire à un avenir très différent pour nos patients. »

Les reins jouent un rôle essentiel dans la régulation de la pression artérielle, l'équilibre hydrique et la filtration des déchets de l'organisme.

De minuscules messagers offrant un gros potentiel

Les vésicules extracellulaires se trouvent au cœur de la recherche de Dylan Burger. Ces minuscules particules, produites par les cellules des reins, se retrouvent dans l’urine et agissent comme de véritables messagers biologiques. Elles donnent de l’information en temps réel sur la santé des cellules rénales.

« En cas de stress ou de lésions, les cellules rénales libèrent des vésicules particulières, explique-t-il. En étudiant ces signaux, nous pouvons mieux comprendre l’état des reins bien avant que les tests traditionnels ne révèlent un problème. »

Son équipe a découvert que lorsque certaines cellules rénales appelées podocytes sont endommagées, elles libèrent des vésicules de taille et de caractéristiques distinctes. Ces vésicules sont des signaux d’alerte précoce, car elles révèlent la présence d’une lésion rénale à un stade où les dommages sont peut-être encore réversibles.

Si certaines vésicules signalent une lésion, d’autres peuvent jouer un rôle protecteur. « Les cellules libèrent également des vésicules bénéfiques qui favorisent la régénération et la santé des cellules avoisinantes », souligne Dylan Burger. Il précise que son équipe cherche également des moyens de tirer parti de ces cellules bénéfiques pour réparer les reins et les protéger contre d’autres lésions.

Rencontrez Dylan Burger, Ph. D.

L’Hôpital d’Ottawa repousse les frontières du savoir sur les maladies rénales – traitements y compris. Rencontrez un de nos scientifiques, Dylan Burger, dont la recherche axée sur l’innovation pratique améliore les soins rénaux aujourd’hui et prépare les percées de demain.

Du laboratoire au chevet du patient

En général, une maladie du rein bouleverse complètement la vie de la personne atteinte. La dialyse peut nécessiter plusieurs heures de traitement plusieurs fois par semaine, voire tous les jours. La possibilité de recevoir une greffe de rein dépend du moment, de l’état de santé général et de la disponibilité des organes. C’est pourquoi les travaux de recherche de Dylan Burger sont si importants.

Mauro Burri enfant.

De telles recherches pourraient modifier les contrecoups d’un diagnostic de maladie du rein chez des patients comme Mauro Burri. La maladie rénale n’a pas seulement influencé la santé de Mauro, elle a façonné toute sa vie. Diagnostiqué il y a plus de 51 ans, Mauro vit avec une maladie rénale depuis l’âge de cinq ans. Une maladie rénale peut avoir diverses causes. À l’époque, les médecins n’étaient pas parvenus à déterminer ce qui avait causé celle de Mauro.

« Nous espérons que des recherches comme celles-ci pourront changer la suite des choses pour les patients, afin qu’une maladie du rein ne définisse plus la vie d’une personne. »

Au fil des décennies, la vie de Mauro a été marquée par les traitements, des années de dialyse, notamment la dialyse péritonéale et l’hémodialyse, ainsi qu’un mélange particulier d’espoir et d’incertitude entourant ses expériences de transplantation rénale. « Même une greffe réussie n’est pas un remède », explique Mauro.

Il se souvient des longues heures passées branché à des machines de dialyse. Il se souvient aussi de l’incertitude dans l’attente d’un donneur compatible. Aujourd’hui, Mauro vit avec le rein qu’il a reçu lors de sa troisième greffe; cela rappelle la résilience dont doivent faire preuve les patients et les défis auxquels ils sont continuellement confrontés, tant sur le plan physique que mental. Le parcours de Mauro illustre bien le chemin long et imprévisible que parcourent de nombreux patients atteints d’une maladie du rein.

C’est là que les recherches de Dylan Burger sont révolutionnaires. En plus d’aider des patients comme Mauro à échapper à des années de dialyse et de leur offrir une meilleure qualité de vie, les travaux de Dylan Burger pourraient contribuer à retarder, voire à éviter la greffe rénale.

Changer le cours des choses pour la prochaine génération de patients

Mauro vit avec une maladie rénale depuis plus d’un demi-siècle. Les répercussions possibles de la recherche sont considérables pour quelqu’un comme lui. « Nous espérons que des recherches comme celles-ci pourront changer la suite des choses pour les patients, afin qu’une maladie du rein ne définisse plus la vie d’une personne », dit-il.

« C’est gratifiant de pouvoir redonner en appuyant des recherches susceptibles de changer les perspectives pour la prochaine génération de patients atteints d’une maladie du rein. »

Mauro Burri est un patient atteint d'une maladie rénale.

Afin d’appuyer des travaux comme ceux de Dylan Burger, Mauro a participé activement à des initiatives de collecte de fonds pour la recherche sur les maladies du rein, par exemple, la soirée italienne La Serata de la Fondation canadienne du rein. Cette activité contribue à recueillir des fonds pour le Centre de recherche sur les maladies du rein de L’Hôpital d’Ottawa (page en anglais seulement) et à le faire connaître dans la population. Mis en place en 2000, le Centre de recherche sur les maladies du rein est le premier établissement de recherche voué exclusivement à la recherche sur les maladies du rein au Canada.

« C’est gratifiant de pouvoir redonner en appuyant des recherches susceptibles de changer les perspectives pour la prochaine génération de patients atteints d’une maladie du rein », déclare Mauro.

Une reconnaissance nationale pour des travaux avant-gardistes

Les travaux de Dylan Burger suscitent de l’intérêt partout au pays. Il est le plus récent lauréat du prix Dr John B. Dossetor pour la recherche de la Fondation canadienne du rein, l’un des plus prestigieux prix dans le domaine. Ce prix récompense l’excellence, le leadership et l’innovation qui font progresser l’avenir des soins rénaux.

Même s’il est extrêmement reconnaissant, Dylan Burger demeure concentré sur la suite. « Le véritable enjeu, dit-il, ce sont les retombées possibles de cette recherche pour les personnes touchées par une maladie rénale. »

Faire progresser les soins rénaux

Des projets de recherche novateurs sur les maladies du rein, comme celui de Dylan Burger, ont reçu un financement essentiel grâce aux subventions de démarrage ELEVATE de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa. Ces subventions sont financées en partie par les dons versés à La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa. Elles aident les chercheurs à mettre à l’essai des idées audacieuses qui pourraient un jour améliorer la vie des patients, non seulement à Ottawa, mais partout dans le monde.

Le soutien des donateurs a également joué un rôle crucial dans l’avancement de la recherche sur les maladies du rein en aidant les scientifiques à repousser les limites, à former la prochaine génération de chercheurs et à transformer plus rapidement que jamais les découvertes du laboratoire en soins cliniques.

Pour Dylan Burger, ce soutien stimule la poursuite de son objectif : atténuer les conséquences d’un diagnostic de maladie rénale chez les patients. « Si nous parvenons à reconnaître plus tôt le stress rénal et à protéger les reins avant que les dommages ne soient permanents, nous pourrons offrir aux gens une bien meilleure qualité de vie. Cela changerait leur vie. »

Le potentiel des cellules souches 

L’insuffisance rénale aiguë touche un patient sur cinq aux soins intensifs et 50 de ces patients n’y survivront pas, un constat dévastateur. 

Lors de ses tournées à l’unité des soins intensifs il y a plusieurs années, le Dr Kevin Burns, néphrologue, s’est étonné du grand nombre de patients atteints d’insuffisance rénale aiguë. Alors qu’ils avaient été transférés aux soins intensifs en raison d’autres maladies graves, une hypotension artérielle, un état de choc, des infections, des pertes de sang après une opération ou la prise de certains médicaments avaient endommagé leurs reins. 

« Malgré les recherches réalisées dans ce domaine depuis plus de 60 ans, il n’existe aucune solution, ajoute le Dr Burns. De nombreux traitements ont été testés pour aider les reins à récupérer, mais rien n’a fonctionné à ce jour. » 

Mais les chercheurs n’ont pas dit leur dernier mot. Le DrBurns et ses collègues du Centre de recherche sur les maladies du rein découvrent de nouvelles façons d’aider les reins à récupérer des lésions et de prévenir leur survenue en premierlieu. 

Dr. Kevin Burns

Maladie rénale chronique – recherche préventive et traitement précoce

Il y a plusieurs années, le DrBurns assistait à une conférence sur le recours aux cellules souches pour traiter des organes atteints et diverses maladies. C’est à cette occasion qu’il a rencontré le Dr David Allan, hématologue à L’Hôpital d’Ottawa, qui menait des recherches sur les cellules souches du sang de cordon ombilical. Ensemble, ils se sont penchés sur les cellules formant des colonies endothéliales (ECFC), trouvées dans le sang de cordon, et sur leur utilité possible pour régénérer le rein. 

Leurs expériences ont révélé une amélioration marquée de la fonction rénale chez les souris qui avaient reçu ces cellules par voie intraveineuse. À leur grande surprise, les chercheurs ont constaté que ces cellules libéraient de minuscules microARN qui stimulaient la formation de nouveaux vaisseaux pour réparer les reins. 

« Dans le cadre de nos expériences, nous avons simplement injecté des microARN dans le sang et observé, contre toute attente, que la lésion était entièrement évitée », affirme le DrBurns. 

La prochaine étape est de passer de la souris à l’homme. L’équipe espère lancer une étude de PHASE 1 d’ici les deuxprochaines années pour déterminer s’il est sécuritaire d’injecter des microARN aux êtres humains. 

Néphropathie chronique – recherche préventive et traitement précoce 

Alors que les progrès réalisés pour traiter l’insuffisance rénale aiguë sont prometteurs, les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa se penchent également sur des façons d’améliorer la détection et le traitement de la néphropathie chronique. 

« Si nous pouvons détecter la maladie plus tôt, les traitements seront encore plus efficaces pour prévenir ou retarder l’insuffisance rénale. Tout moyen qui nous permettra de gagner du temps pour éviter ou retarder la perte des fonctions rénales sera inestimable pour les patients », explique le Dr Dylan Burger, un chercheur de laboratoire du Centre de recherche sur les maladies du rein de L’Hôpital d’Ottawa reconnu mondialement. 

Il travaille actuellement à un test diagnostique qui permet de prédire si une personne est à risque de souffrir d’une maladie rénale au lieu de se fier aux tests actuels qui ne font que révéler la présence de la maladie, souvent à un stade avancé. 

Dr. Dylan Burger with student Ozgun Varol

Une expertise de calibre mondial

Ces études ne sont qu’un aspect de la recherche sur le rein réalisée à L’Hôpital d’Ottawa. Le Centre de recherche sur les maladies du rein, l’un des plus importants au Canada, offre aux chercheurs et aux cliniciens une occasion unique d’apprendre au contact de leurs collègues et de travailler ensemble pour que les patients puissent bénéficier des traitements mis au point en laboratoire.

L’expertise de ces scientifiques, la qualité de leurs recherches sur le rein et le nombre de publications issues du Centre attirent des chercheurs de partout au monde. Ce niveau d’excellence et la volonté de demeurer à l’avant-plan de la recherche et de la découverte se traduiront directement par de meilleurs traitements et résultats pour les patients.

Pour en apprendre davantage sur la recherche de pointe menée à L’Hôpital d’Ottawa et sur les innovations qui ont le potentiel de transformer la vie des patients, cliquez ici.


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Mise à jour : Récemment, June a dû recommencer l’hémodialyse à cause de complications de la dialyse péritonéale qu’elle recevait depuis huit ans. En attendant de trouver un autre donneur de rein, June voit sa famille s’agrandir. Elle a maintenant quatre petits-enfants – deux filles et deux garçons. En août 2022, nous avons été ravis d’annoncer le don de 10 millions de dollars reçu de la famille Jones pour la campagne Créons des lendemains. Apprenez-en plus sur ce don incroyable.


June Jones a une double vie. Le jour, elle est occupée à faire des biscuits avec ses deux petites-filles, à travailler dans son jardin et à profiter de la vie. La nuit, elle dort branchée à un dialyseur. June a besoin d’un nouveau rein.

June making cookies after Christmas with her granddaughter Leah.
June fait des biscuits après Noël avec sa petite-fille.

La femme de 58 ans vit avec une maladie rénale depuis 30 ans, soit plus de la moitié de sa vie.

En avril 1989, peu après la naissance de son deuxième enfant, June se sentait épuisée. Son médecin était inquiet du fait qu’il y avait trop de sang dans son urine et l’a envoyée voir un néphrologue. Ce dernier lui a diagnostiqué la maladie de Berger, une maladie auto-immune atteignant les reins.

June a commencé à prendre divers médicaments après avoir reçu son diagnostic, mais en moins de neuf ans, la maladie avait progressé et ses reins avaient complètement cessé de fonctionner. Elle a commencé la dialyse en 1998.

« Il n’existe aucun remède contre les maladies rénales, dit-elle. Une fois que vos reins ne fonctionnent plus, vous devez avoir une dialyse ou une transplantation. Votre vie n’est plus tout à fait normale. »

Ce que font les reins

Les reins ont pour fonction de débarrasser le sang des déchets et de l’eau excédentaire pour produire de l’urine. Lorsque les reins cessent de fonctionner et de purifier le sang, les toxines s’accumulent dans l’organisme, ce qui peut être fatal. La dialyse est une méthode artificielle pour nettoyer le sang. Elle permet de garder une personne en vie, mais n’est pas un remède.

Il existe deux formes différentes de dialyse. L’hémodialyse débarrasse le sang des déchets et de l’eau excédentaire en le faisant passer et filtrer dans un appareil. C’est la forme la plus courante de dialyse qui est souvent offerte aux patients à l’hôpital. La dialyse péritonéale fait circuler un liquide à travers la paroi de l’abdomen, ou péritoine, et les déchets contenus dans le sang se mélangent à ce liquide.

Il y a environ 1 000 patients sous dialyse dans la région d’Ottawa et un peu plus de 200 patients sont sous dialyse péritonéale. Le Dr Brendan McCormick, directeur médical du programme de dialyse à domicile, a déclaré que certains patients sont sous dialyse péritonéale depuis plus de 10 ans, mais qu’ils suivent généralement ce traitement pendant environ trois ans. Les patients cessent la dialyse péritonéale dès qu’ils reçoivent une transplantation rénale. Cependant, certains d’entre eux doivent se tourner vers l’hémodialyse en raison de complications causées par le traitement.

Le programme de dialyse à domicile de L’Hôpital d’Ottawa a le plus haut taux de transplantation du rein de la province. Pour certains patients, la dialyse péritonéale sert de transition vers la transplantation rénale.

Besoin d’une dialyse qui sauve la vie

Selon un rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé, publié en décembre 2018, seulement 16 % des Canadiens en traitement de dialyse survivent plus de 10 ans. Cependant, jusqu’à 74 % des Canadiens ayant subi une transplantation rénale ont encore un rein fonctionnel après 10 ans.

June était sous dialyse seulement depuis six mois lorsqu’on l’a informée qu’un donneur compatible avait été trouvé. Le 28 novembre 1998, elle a reçu le rein d’une personne décédée.

« Cela a duré 15 ans, à quatre mois près, dit June. Puis, la maladie a réapparu. Je suis de nouveau sous dialyse depuis six ans. »

Dans la région d’Ottawa, 52 personnes ont subi une transplantation rénale cette année. Malheureusement, il y a toujours 165 personnes sur une liste d’attente.

« De nombreuses transplantations sont nécessaires pour que les gens cessent la dialyse et vivent plus longtemps tout en ayant une meilleure qualité de vie », déclare la Dre Ann Bugeja, néphrologue et directrice du Programme de don d’organes de personnes vivantes. « Nous savons que le meilleur traitement de l’insuffisance rénale terminale est le don de rein de personnes vivantes, car le rein dure plus longtemps que celui d’une personne décédée. »

Lorsque la transplantation rénale de June a échoué il y a six ans et demi, elle a dû retourner en hémodialyse. Elle a changé pour la dialyse péritonéale en juillet 2013. Elle a de nouveau un dialyseur à la maison, mais cette fois-ci, elle est sous dialyse neuf heures chaque nuit. Cela permet de nettoyer son sang pendant son sommeil.

La routine de nuit de June est difficile et ne constitue pas une solution permanente. La membrane autour de son estomac a commencé à durcir, ce qui signifie que les liquides ne peuvent circuler aussi aisément et que par conséquent, June devra commencer l’hémodialyse. La technologie n’a pas changé depuis qu’elle subissait ces traitements il y a 20 ans, et elle se souvient trop bien des violents maux de tête et de la douleur qui les accompagnaient.

Changer les choses pour les générations futures

The Joneses at the unveiling of the plaque outside the Jones Family Foundation Kidney Research Laboratory in honour of their million dollar donation to Kidney Research.
Les Jones au dévoilement de la plaque à l’extérieur du Laboratoire de recherche sur les maladies du rein de la Fondation de la famille Jones en l’honneur de leur don d’un million de dollars pour la recherche sur les maladies du rein.

June a besoin d’un nouveau rein et son nom figure sur une liste d’attente pancanadienne.

« Le don de rein peut changer la vie de quelqu’un », dit la Dre Bugeja.

June vit chaque jour avec l’espoir d’une deuxième transplantation.

Son mari Russ et elle savent d’expérience à quel point la recherche est importante pour améliorer la situation des personnes atteintes d’une maladie rénale. Ils ont entendu dire que les chercheurs à L’Hôpital d’Ottawa faisaient des avancées remarquables pour trouver des solutions aux maladies du rein, y compris détecter rapidement celles-ci et explorer le potentiel des cellules souches pour traiter les reins endommagés.

Ils ont décidé que la recherche était la seule façon de changer les choses pour les générations futures de patients et ils ont fait un don d’un million de dollars pour soutenir la recherche sur les maladies du rein au Centre de recherche sur les maladies du rein de L’Hôpital d’Ottawa.

Leur soutien permettra à l’équipe de recherche du Centre de recherche sur les maladies du rein de poursuivre l’avancement du savoir et d’améliorer les soins aux patients atteints de maladies rénales grâce à des études et à des recherches de renommée mondiale.

Les enfants de June sont maintenant adultes et mariés, chacun parent d’une adorable petite fille.

Le 8 janvier 2019, toute la famille était au Centre de recherche sur les maladies du rein de L’Hôpital d’Ottawa pour dévoiler une plaque à l’extérieur du Laboratoire de recherche sur les maladies du rein de la Fondation de la famille Jones. Cette plaque souligne l’incroyable soutien de la famille envers la recherche sur les maladies du rein.

« J’espère que les progrès de la recherche me permettront de vivre assez longtemps pour assister aux événements mémorables de mes petits-enfants. » – June Jones

J’espère être présente à leurs remises de diplôme d’études secondaires et universitaires, à leur mariage et lorsqu’ils auront des enfants. J’espère aussi que des avancées remarquables permettront à leur génération de trouver un remède. »


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Phil et son fils Sean
Sean  Downey a donné un rein à son père.

« À quel âge vais-je te donner mon rein? », demande Liam, âgé de sept ans, après que son père, Sean  Downey, eût donné son rein à son propre père.

Le jeune Liam sait intuitivement que le don fait partie de la philosophie des Downey.

Phil  Downey, le père de Sean, affirme qu’en grandissant dans la région rurale de Carp, il a toujours reconnu l’importance d’aider les autres. C’est quelque chose qui se faisait naturellement. Il mentionne que sa mère, qui était infirmière à l’Hôpital Civic dans les années  1940, conservait un poème sur le « don » qu’elle avait retranché d’une carte de souhaits. Il était toujours affiché sur le réfrigérateur afin de leur rappeler l’importance de donner aux autres. Phil affirme qu’une copie de ce même poème est affichée sur son propre réfrigérateur aujourd’hui, et que ses cinq enfants adultes l’ont également affiché chez eux. Il s’agit du credo familial.

« Je crois qu’il est important de donner lorsqu’il est possible de le faire, déclare Sean. Nous vivons dans le meilleur pays du monde et notre capacité de donner est supérieure à celle de nombreux autres pays. Si toutes les personnes pensaient ainsi, nous pourrions vivre dans un monde meilleur. »

Il y a environ 12  ans, Phil a reçu un diagnostic de maladie rénale qui allait entraîner une insuffisance rénale. Environ au même moment, il a reçu un diagnostic de cancer de la prostate. Après l’ablation de sa prostate, il lui a été recommandé d’attendre cinq ans avant de recevoir une greffe de rein, car il aurait besoin de prendre des médicaments anti-rejet immunosuppresseurs susceptibles d’augmenter les risques de cancer.

Cinq ans plus tard, Phil n’avait toujours pas eu de récidive de cancer, mais il vivait sous dialyse et avait désespérément besoin d’un rein. Sa conjointe Gail, ses enfants et ses beaux-enfants se sont portés volontaires pour lui donner un rein. Sean, son fils cadet, était le donneur le plus compatible.

« Beaucoup de gens souffrent du cancer ou d’autres terribles maladies. J’ai des amis qui ont perdu des proches et qui se seraient fait couper un bras pour les sauver », affirme Sean, âgé de 42 ans. « Dans le cas des maladies rénales, il existe un savoir-faire médical qui peut sauver la vie de quelqu’un et permettre à l’autre personne de continuer à mener une vie normale et heureuse. » Selon lui, le don d’un rein est « quelque chose que l’on fait pour son père ».

 

La famille Downey dans son jardin.
La famille Downey, lors de son cocktail de financement en août. De gauche à droite: Sean Downey, Karen Leonard, Bruce Downey, Shannon Downey, Kevin Wolfe, Bryan Buchanan, Kate Wolfe, Jessica Wolfe, Phil, Gail Downey, et Liam Downey.

En juillet  2013, Sean et Phil se sont fait opérer en même temps. La greffe de rein a été un succès. Phil s’est rapidement senti mieux. Même encore à l’hôpital, il avait plus d’énergie qu’il n’en

Phil et Gail
En avril 2019, Phil et Gail  Downey ont reçu la Médaille du souverain pour les bénévoles.

avait eue depuis plusieurs années. Sean et Phil se sont rapprochés pendant leur rétablissement commun. Le père et le fils tenaient des compétitions amicales pour atteindre des étapes importantes : ils cherchaient à savoir qui pouvait marcher le plus souvent et qui pouvait physiquement faire le plus de choses ou le plus rapidement. Pendant leur rétablissement, Phil a convaincu Sean de se joindre à ses affaires immobilières, et ils travaillent maintenant ensemble.

Phil et Gail étaient si reconnaissants des merveilleux soins offerts au fil des ans par L’Hôpital d’Ottawa qu’ils ont participé activement à des campagnes de financement pour répo

ndre aux besoins urgents de l’Hôpital, comme dans le cas du CyberKnife, du Centre de dermatologie Charlie et Claudette Logue, et le Centre de santé du sein Rose Ages. Ils se sont rendu compte que la philanthropie était également importante pour leurs enfants adultes. Les membres de la famille ont décidé d’encourager leurs amis à inspirer le don, à leur tour, au sein des différentes générations de leurs propres familles.

En août, Phil et Gail ont organisé un cocktail dans leur cour arrière pour leur famille et leurs amis proches. Ils ont annoncé qu’en reconnaissance des traitements et des soins reçus par Phil à L’Hôpital d’Ottawa, ils allaient faire un don important pour la recherche sur les reins. Sachant que l’Hôpital avait touché tous ceux qui étaient présents, les Downey ont demandé à leurs amis d’encourager l’engagement de leurs propres enfants, c’est-à-dire de la prochaine génération, en vue d’appuyer les soins de calibre mondial à L’Hôpital d’Ottawa.

La famille  Downey donne aux suivants, sachant qu’elle contribuera à influencer l’avenir des soins de santé à Ottawa pour les générations de Downey à venir.


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Voici Annie.

Annie et Hernan sont arrivés à Ottawa avec deux valises, un bambin et 500 $ en poche.

Annie est devenue directrice financière de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa. Au fil des ans, elle a constaté l’importance des soins qui sauvent des vies : lorsqu’un virus rare s’est attaqué à ses reins, l’obligeant à subir des traitements de dialyse, les médecins de L’Hôpital d’Ottawa l’ont remise sur pied. C’est aussi là qu’Hernan a reçu, avec succès, une greffe de la cornée.

« J’ai remarqué qu’un nombre croissant d’habitants d’Ottawa et des environs faisaient des legs testamentaires à L’Hôpital d’Ottawa. Même si ce type de don n’attire généralement pas tellement l’attention, j’ai appris qu’il s’agissait d’une source majeure de revenus pour la recherche clinique, l’achat d’équipement médical et la prestation de soins de calibre mondial. »

Quand Annie s’est remise de sa maladie rénale, le couple a décidé d’inclure un legs à L’Hôpital d’Ottawa dans sa planification successorale.

Ils y ont peu repensé jusqu’en 2015, lorsqu’Hernan a reçu un diagnostic de cancer du appendiculaire (ou cancer de l’appendice, une forme très rare de cancer). L’Hôpital d’Ottawa a été là pour eux une fois de plus. Même si Hernan a lutté du plus fort qu’il pouvait, il a été tragiquement emporté par la maladie.

Bien qu’elle s’ennuie terriblement d’Hernan, Annie fait de son mieux pour profiter pleinement de la vie, comme il l’aurait voulu. Elle sait en outre que grâce à leur legs testamentaire, la bonté et le sens de la communauté de son mari sont toujours bien présents.

« Lorsque je repense à ma vie, je nous vois comme une équipe, Hernan et moi. Nous avons tellement bâti et nous laisserons tellement. Nous avons eu de beaux enfants brillants. Nous avons travaillé dur au service d’autrui. Notre legs testamentaire à L’Hôpital d’Ottawa contribuera à ce que les générations futures reçoivent les meilleurs soins possible quand elles en auront le plus besoin. »


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