Défier les probabilités : survivre au cancer du pancréas

Le plus grand défi de sa vie

Sindy Hooper a toujours été en santé. Elle s’alimente bien et mène une vie active. À vrai dire, elle a été une athlète toute sa vie. Comme ils n’ont aucun antécédent familial de cancer, son mari et elle ont été abasourdis par les résultats obtenus à la suite d’une échographie d’urgence passée à L’Hôpital d’Ottawa : le cancer du pancréas était responsable de la fatigue, des maux d’estomac et des démangeaisons qui étaient apparus soudainement.

Le cancer du pancréas est l’un des types les plus mortels de cancer. Trois quarts des personnes qui en sont atteintes meurent moins d’un an après l’apparition des premiers symptômes et seulement 8 % des patients vivent plus de 5 ans.

Ne pas perdre l’objectif de vue

Sindy Hooper's first walk after surgery at The Ottawa Hospital

« Lorsque j’ai reçu le diagnostic de cancer, les probabilités de survie étaient minces. J’ai toutefois appris que j’étais admissible à une intervention très complexe, l’opération de Whipple », explique Sindy. Dans le cas de Sindy, l’intervention consistait à retirer la moitié de son pancréas, une partie de son estomac, sa vésicule biliaire, le canal cholédoque et le duodénum. C’était sa meilleure chance de survivre. Après la chirurgie, elle allait recevoir une chimiothérapie et une radiothérapie pour éliminer davantage de cellules cancéreuses.

« J’ai commencé à m’entraîner pour une course Ironman au Canada pendant les traitements. J’envisageais ce type de course et le cancer de la même façon. Je devais franchir une étape à la fois. Autrement, je me sentais terrifiée et submergée. J’ai appris à faire abstraction du portrait global et à me concentrer sur de petits volets à la fois », poursuit-elle.

Championne un jour, championne toujours

À peine sept mois après l’opération, alors qu’elle recevait toujours une chimiothérapie, Sindy a entamé une course Ironman au Canada : 4 km à la nage, 180 km à vélo et 42,2 km à la course. Son objectif initial était simplement de terminer la première partie, soit la nage. Étonnement, 16 heures plus tard, elle a franchi la ligne d’arrivée après avoir fait tout le parcours. Sindy a ainsi amassé 48 000 $ pour soutenir la recherche sur le cancer du pancréas. Depuis, son groupe de coureurs a amassé plus de 160 000 $ pour appuyer la recherche en immunothérapie anticancéreuse à L’Hôpital d’Ottawa.

Cet exploit a eu lieu il y a sept ans. À sa façon incroyable, Sindy défie les probabilités.

Sindy passe une tomodensitométrie (scan) tous les six mois pour s’assurer que le cancer n’est pas réapparu. Elle planifie ensuite six autres mois de voyages, d’entraînements et de vie.

« C’est ce qui me rend heureuse, affirme-t-elle. Ma vie est un miracle un peu plus chaque jour. »

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