Publié : juillet 2026

Temps de lecture : 4 min

Publié : juillet 2026

Temps de lecture : 4 min

La Terre est peuplée de plus de 8 milliards d’habitants. Moins de 700 d’entre eux ont jamais quitté notre planète pour s’aventurer dans l’espace. Robert Thirsk est l’un d’entre eux.

Bien avant que Robert ne devienne astronaute à l’Agence spatiale canadienne, il était un jeune garçon vivant en Colombie-Britannique qui regardait l’alunissage d’Apollo à la télévision avec sa famille. À la fin de l’émission, il s’est précipité dehors pour regarder, fasciné, en direction de la Lune. Les astronautes qui s’y étaient rendus lui semblaient d’un courage incroyable. Dès cet instant, il a rêvé de suivre leurs traces.

Des années plus tard, c’est exactement ce qu’il allait faire.

« C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience que j’avais réalisé un rêve d’enfance. »

En 1996, Robert s’est envolé pour la première fois dans l’espace et a passé 17 jours à bord de la navette spatiale Columbia. Puis, en 2009, il est resté 6 mois en orbite, flottant en apesanteur à bord de la Station spatiale internationale et contemplant la Terre d’un point de vue que peu de gens auront jamais l’occasion de découvrir. Il se souvient encore de la première fois où il a vu, depuis l’espace, le soleil se lever au-dessus de l’océan Atlantique.

« C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience que j’avais réalisé un rêve d’enfance », a déclaré Robert.

L'ancien astronaute Robert Thirsk

Bien plus qu'un simple nerf coincé

Au début, Robert a pensé qu’il s’agissait d’un nerf coincé. Chaque fois qu’il regardait droit devant lui ou vers sa droite, un engourdissement et des fourmillements irradiaient de son épaule droite le long de son bras jusqu’à ses doigts. Cette sensation disparaissait quasiment immédiatement dès qu’il tournait la tête de l’autre côté. Mais dès qu’il regardait à nouveau vers sa droite, elle revenait.

Il pensait que cela se résoudrait tout seul en faisant quelques exercices. Au lieu de cela, la douleur a persisté, et les symptômes ont commencé à le gêner dans ses activités quotidiennes, comme conduire ou regarder la télévision. Au fil du temps, il a également remarqué qu’il avait moins de force dans le haut du bras. Pour quelqu’un qui a toujours mené une vie active et repoussé les limites des performances humaines – comme ingénieur, médecin et astronaute – cela était difficile à accepter.

« Je ne me voyais vraiment pas passer le reste de ma vie à ne regarder que vers ma
gauche », d’ajouter Robert.

Il est essentiel de pratiquer une activité physique régulière dans l'espace pour préserver la force musculaire et la densité osseuse.

Une approche novatrice en matière de chirurgie de la colonne vertébrale

Alors que les symptômes s’aggravaient, Robert a été orienté vers le Dr Safraz Mohammed, neurochirurgien à L’Hôpital d’Ottawa. Les examens d’imagerie, notamment des radiographies et une IRM, ont révélé une arthrose cervicale. Un disque dégénéré au niveau des vertèbres C5 et C6 avait provoqué une hernie et comprimait une racine nerveuse dans le cou de Robert, provoquant ainsi les engourdissements, les fourmillements et l’affaiblissement qui perturbaient sa vie.

Ce diagnostic a donné lieu à la prise d’une décision importante. Habituellement, de nombreux patients atteints de ce genre de problème subissent une arthrodèse vertébrale, une intervention consistant à souder définitivement deux vertèbres ensemble. Bien que très efficace pour soulager la douleur et stabiliser la colonne vertébrale, cette intervention supprime toute mobilité à ce niveau de la colonne. Pour Robert, il était essentiel de garder la mobilité de son cou.

Le Dr Mohammed a estimé que Robert pourrait bénéficier d’une nouvelle technique appelée « remplacement discal artificiel ». Contrairement à l’arthrodèse, cette technique utilise un dispositif implanté conçu pour préserver la mobilité du cou, tout en soulageant la pression sur le nerf touché.

Tous les patients ne sont pas éligibles à cette intervention, mais l’état de santé général de Robert, son mode de vie actif et la bonne qualité de ses os en faisaient un candidat idéal.

« Le remplacement discal artificiel nous permet de traiter la source du problème, et ce, tout en préservant la mobilité du cou, de déclarer le Dr Mohammed. Pour les patients, cela peut apporter un excellent soulagement des symptômes, en les aidant à conserver leur mode de vie actif. »

Cela signifiait également que Robert pouvait bénéficier d’une expertise disponible dans seulement quelques hôpitaux de l’Ontario. Le Dr Mohammed fait partie des meilleurs chirurgiens de la colonne vertébrale de la région, formés pour pratiquer cette intervention très spécialisée. Il contribue d’ailleurs à former d’autres chirurgiens afin qu’ils puissent la proposer dans toute la province.

Prêt pour le lancement… et la chirurgie

Pour Robert, cette décision lui semblait étonnamment normale. Tout au long de sa carrière d’astronaute, il avait appris que les résultats extraordinaires dépendaient d’équipes extraordinaires. Après avoir discuté des risques et des bienfaits de chaque option avec le Dr Mohammed, Robert était convaincu d’être entre de bonnes mains et souhaitait aller de l’avant avec cette chirurgie innovante.

Malgré la complexité de l’opération, il n’était pas nerveux le jour de l’intervention. Ses années d’entraînement comme astronaute lui avaient appris que la confiance est essentielle lorsque les résultats dépendent d’une équipe hautement qualifiée. À bien des égards, ce sentiment lui rappelait le moment où il s’était rendu sur la rampe de lancement avant ses deux missions spatiales. « On pourrait penser que les astronautes sont nerveux à ce moment-là, de dire Robert. Mais en réalité, nous réfléchissons à la qualité de notre entraînement ainsi qu’à la préparation de notre équipe de soutien au sol. Avant ces deux lancements, j’avais une confiance totale en mes capacités, en celles de mes coéquipiers et de l’équipe au sol pour atteindre les objectifs ambitieux de notre mission. »

C’est ce même sentiment de confiance qui l’a accompagné jusqu’à la salle d’opération.

Un rétablissement rapide

L’opération s’est déroulée avec succès, et Robert en a immédiatement ressenti les bienfaits. À son réveil, les symptômes qui perturbaient sa vie avaient disparu. « J’ai tout de suite remarqué que les engourdissements et les fourmillements avaient disparu, d’ajouter Robert. C’est incroyable ! »

Ce qui l’a tout autant impressionné, c’est la rapidité de sa convalescence. Même après une opération aussi complexe, il n’a passé qu’une seule nuit à l’hôpital avant de rentrer chez lui.

En l’espace de quelques mois, Robert a repris toutes les activités qu’il aimait auparavant, se déplaçant librement sans ressentir le moindre symptôme.

Robert Thirsk et Julie Payette à bord de la Station spatiale internationale.

Qu’arrive-t-il au corps dans l’espace?

S’il est vrai que L’Hôpital d’Ottawa a permis à Robert de retrouver sa mobilité et sa qualité de vie, ses chercheurs se penchent depuis de nombreuses années sur les effets des vols spatiaux sur le corps humain.

Depuis plusieurs décennies, le Dr Guy Trudel, médecin en réadaptation et scientifique principal à L’Hôpital d’Ottawa, joue un rôle de premier plan à ce sujet. Ses recherches, reconnues à l’échelle internationale, ont aidé l’Agence spatiale canadienne et ses partenaires scientifiques du monde entier à mieux comprendre comment une exposition prolongée à l’apesanteur modifie les muscles, les os, les articulations et la colonne vertébrale.

Meet researcher and physician Dr. Guy Trudel

Discover what space travel has taught Dr. Trudel about the human body, how he became interested in this field of research in the first place, and whether he’d ever go to space himself.

Une grande partie de ses travaux associe la recherche clinique à des expériences menées sur des astronautes dans l’espace et à des études en conditions analogues à l’espace. Dans le cadre de ces études menées sur Terre, des volontaires en bonne santé participent à des expériences de repos au lit contrôlées qui simulent les effets de la microgravité. Les chercheurs suivent de près les changements au niveau de la force musculaire, de la densité osseuse, de la circulation sanguine et de la colonne vertébrale à l’aide de techniques d’imagerie de pointe et de tests physiologiques.

« Le corps s’adapte remarquablement bien à l’espace, mais le retour à la gravité impose de nouvelles contraintes aux os, aux muscles et à la colonne vertébrale. »

Dans l’espace, les astronautes grandissent à mesure que leurs disques intervertébraux se dilatent, libérés de l’attraction constante de la gravité. Beaucoup souffrent de maux de dos pendant leurs missions, et les recherches suggèrent que les vols spatiaux pourraient augmenter le risque de problèmes vertébraux après le retour sur Terre.

Une grande partie de ses travaux associe la recherche clinique à des expériences menées sur des astronautes dans l’espace et à des études en conditions analogues à l’espace. Dans le cadre de ces études menées sur Terre, des volontaires en bonne santé participent à des expériences de repos au lit contrôlées qui simulent les effets de la microgravité. Les chercheurs suivent de près les changements au niveau de la force musculaire, de la densité osseuse, de la circulation sanguine et de la colonne vertébrale à l’aide de techniques d’imagerie de pointe et de tests physiologiques.

« Le corps s’adapte remarquablement bien à l’espace, mais le retour à la gravité impose de nouvelles contraintes aux os, aux muscles et à la colonne vertébrale. »

Dans l’espace, les astronautes grandissent à mesure que leurs disques intervertébraux se dilatent, libérés de l’attraction constante de la gravité. Beaucoup souffrent de maux de dos pendant leurs missions, et les recherches suggèrent que les vols spatiaux pourraient augmenter le risque de problèmes vertébraux après le retour sur Terre.

« Nous savons que les vols spatiaux affectent le système musculosquelettique de multiples façons, de déclarer le Dr Trudel. Le corps s’adapte remarquablement bien à l’espace, mais le retour à la gravité impose de nouvelles contraintes aux os, aux muscles et à la colonne vertébrale. »

Ses travaux ont également permis de faire d’importantes découvertes sur les modifications de la moelle osseuse. L’étude MARROW, publiée dans Nature Medicine, a aidé à mieux comprendre l’anémie spatiale dont souffrent les astronautes après un vol dans l’espace. Son équipe entame à présent la prochaine phase de recherche dans le cadre de l’étude SPARK, qui s’appuiera sur les résultats antérieurs mis en évidence dans l’étude MARROW, grâce aux données recueillies auprès d’astronautes avant, pendant et après leur vol dans l’espace.

L’impact de ces recherches s’étend également au-delà de l’exploration spatiale.

« Les mêmes changements que nous observons chez les astronautes peuvent également se produire chez les patients immobilisés pendant de longues périodes », d’ajouter le Dr Trudel. En étudiant la façon dont le corps réagit à l’apesanteur, les chercheurs acquièrent des connaissances qui pourraient contribuer à améliorer la prise en charge des patients sur Terre qui passent de longues périodes alités en raison d’une maladie ou d’une blessure. Ces découvertes pourraient permettre d’identifier de nouvelles façons de prévenir la fonte musculaire, de préserver la santé osseuse et aussi d’accélérer le rétablissement des patients.

Il est impossible de savoir avec certitude si l’affection spinale de Robert était liée à son séjour dans l’espace, mais son expérience met en lumière deux domaines dans lesquels L’Hôpital d’Ottawa fait la différence : offrir des soins de pointe aux patients d’aujourd’hui, tout en faisant progresser la recherche susceptible de façonner l’avenir de l’exploration spatiale humaine.

Vivre sans aucune limite

Aujourd’hui, Robert a repris la vie active qu’il aime tant. Avec le recul, il est reconnaissant envers l’expertise, l’innovation et les soins qui lui ont permis de retrouver sa mobilité. Pour Robert, cette expérience lui a rappelé que l’exploration se fait sur de nombreux confins, notamment du savoir chirurgical et scientifique.

Qu’il s’agisse d’approfondir notre compréhension du corps humain grâce à la recherche spatiale ou encore de proposer des options chirurgicales de pointe plus près de chez nous, L’Hôpital d’Ottawa continue de repousser les limites du possible pour les patients d’Ottawa et bien au-delà.

Robert Thirsk et sa famille.
En contemplant la Terre pour la première fois depuis l'espace, Robert s'est rendu compte qu'il avait réalisé un rêve d'enfance.

En 1953, possédant un seul camion-benne à un essieu et une solide éthique du travail, Tom Cavanagh démarre une petite entreprise de transports routiers qui deviendra l’une des entreprises de construction les plus réputées de la région. Au fil du temps, l’entreprise aide à construire des routes, des quartiers et des infrastructures dont dépendent chaque jour les communautés d’Ottawa et de ses environs.

Connu pour la fierté qu’il tire de son travail et son profond engagement communautaire, Tom se forge une réputation de chef d’entreprise et de personne sur laquelle on peut compter dans les moments décisifs. Qu’il s’agisse de créer des emplois dans toute la région, de soutenir les équipes sportives et les festivals locaux, ou de donner un coup de main en cas de besoin, on peut toujours compter sur Tom.

« Pour Tom, le succès ne s’est jamais résumé à ce que l’on construisait », de dire Lori Cavanagh, vice-présidente exécutive de Cavanagh Construction et présidente de la Fondation Thomas Cavanagh. « Mais pour qui on le faisait. »

Un héritage profondément ancré dans la communauté

Cette conviction continue d’animer aujourd’hui la famille Cavanagh. Sous l’égide de la Fondation Thomas Cavanagh, elle fait à présent un don de 1 million de dollars pour appuyer la campagne Créons des lendemains. Pour la famille Cavanagh, c’est un investissement dans l’avenir des soins de santé dans la même communauté qui est au cœur de son histoire depuis de nombreuses générations.

Depuis des décennies, le nom de Cavanagh est étroitement lié au développement de la conscience communautaire dans toute la vallée de l’Outaouais – non seulement grâce aux infrastructures que l’entreprise a livrées, mais aussi grâce à son engagement philanthropique de longue date. Cet engagement témoigne de la conviction de Tom selon laquelle il faut donner là où l’on vit – une philosophie qui continue aujourd’hui encore de guider l’approche philanthropique de la famille.

Un lien personnel avec les soins

À l’instar d’un grand nombre de familles de la région, le lien qui unit la famille Cavanagh à L’Hôpital d’Ottawa est très personnel.

Ces dernières années, plusieurs membres de la famille y ont été hospitalisés, ce qui leur a permis de constater par eux-mêmes la qualité exceptionnelle des soins prodigués et les pressions croissantes qui pèsent sur le système. Cette expérience, associée à la conviction de Tom selon laquelle « la santé est une richesse », a contribué à renforcer l’engagement de la famille à soutenir les services de santé de proximité.

« À un moment ou à un autre, toutes les familles sont amenées à fréquenter les hôpitaux. Si vous avez les moyens de faire un don, cela fait vraiment la différence. »

— Lori Cavanagh, vice-présidente exécutive de Cavanagh Construction

Construire pour l’avenir

Pour la famille Cavanagh, apporter son soutien à la campagne Créons des lendemains est dans la continuité naturelle de ce qu’elle a toujours fait : aider à bâtir des collectivités saines et dynamiques.

« Redonner localement fait partie de qui nous sommes », de dire Patrick Davies, directeur du Marketing et des Communications au sein du Cavanagh Group of Companies et directeur exécutif de la Fondation Thomas Cavanagh. « Nos employés se sont bâtis une vie ici avec leur famille; il ne s’agit donc pas seulement de faire des affaires, mais aussi de soutenir la communauté à laquelle nous appartenons tous. »

Un nouveau campus va se traduire par des installations modernes et favoriser la recherche, le tout dans un environnement centré sur le patient – ce qui, comme la famille le sait, fera une réelle différence.

« Investir dans un projet comme celui-ci est une façon concrète de redonner à la communauté, explique Lori. À un moment ou à un autre, toutes les familles sont amenées à fréquenter les hôpitaux. Si vous avez les moyens de faire un don, cela fait vraiment la différence. »

Publié : mai 2026

Pour Welch LLP, apporter son soutien à L’Hôpital d’Ottawa ne se résume pas à un simple instant. C’est quelque chose qui se construit au fil du temps, forgé par des expériences personnelles, un engagement de longue date et une volonté commune, en son sein, de redonner à la communauté.

Depuis plus de 100 ans, Welch LLP, fondé en 1918, est reconnu comme l’une des plus anciennes entreprises d’Ottawa. Ce qui a commencé comme un cabinet comptable local est devenu un cabinet offrant une gamme complète de conseils et de services comptables, avec 12 bureaux répartis entre l’Ontario et le Québec, 39 associés et plus de 390 employés.

Malgré cette croissance, ce cabinet continue de se considérer comme profondément ancré à Ottawa. Cette orientation locale a façonné non seulement ses activités, mais aussi son soutien à L’Hôpital d’Ottawa. Cela se traduit notamment par sa participation de longue date à des initiatives telles que le Déjeuner du PDG organisé par La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa, où les associés jouent un rôle clé en vue d’accroître la participation en réservant des tables, en obtenant des parrainages et en encourageant l’engagement au sein de leur réseau.

Au fil des ans, ce soutien s’est également concrétisé par le biais d’une initiative pluriannuelle qui a réuni plusieurs bureaux de Welch LLP, notamment ceux d’Ottawa, de Pembroke, de Quinte et de Cornwall dans le but d’amasser plus de 100 000 $ pour le Centre de dermatologie de L’Hôpital d’Ottawa.

Un nouveau chapitre en matière de générosité

À présent, Welch LLP s’apprête à marquer un nouveau chapitre sur le plan de son soutien en faisant un don de 250 000 $ à la campagne Créons des lendemains – dans le cadre de la campagne de financement de 500 millions de dollars organisée par La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa pour la construction d’un nouveau Campus Civic de pointe. Il s’agit du plus important don du genre fait par une entreprise par l’intermédiaire de sa fondation caritative nouvellement constituée.

« C'est là que nos familles reçoivent des soins et que nous constatons de nos propres yeux les besoins de notre communauté. »

Créée en 2022, la Fondation communautaire Welch a été mise sur pied après la pandémie de COVID-19 dans un souci de mieux cibler et de mieux coordonner les activités caritatives du cabinet. Entièrement financé par les associés, ce programme permet à Welch LLP de mettre en commun les contributions et de décider collectivement où celles-ci auront le plus d’impact.

Guidé par ses valeurs axées sur l’empathie, l’influence et l’habilitation, soutenir L’Hôpital d’Ottawa s’est fait tout naturellement.

« Nous entretenons des liens de longue date avec L’Hôpital d’Ottawa, et c’est une cause qui est très importante pour un grand nombre de nos collaborateurs », de dire Jim McConnery, directeur général des bureaux de Welch à Ottawa. « C’est là que nos familles reçoivent des soins et que nous constatons de nos propres yeux les besoins de notre communauté. »

Quand l’impact a une touche personnelle

Ces dernières années, ces liens se sont davantage renforcés. Certains membres du cabinet ont dû se faire soigner à L’Hôpital d’Ottawa, ce qui a permis à leurs collègues de constater par eux-mêmes l’expertise, la bienveillance et l’esprit d’innovation qui caractérisent les soins prodigués par notre hôpital.

Pour de nombreuses personnes au sein de Welch LLP, cela leur a aussi permis de mieux comprendre le rôle que joue notre hôpital, qui ne se limite pas à la prestation de soins, mais vise également à faire progresser la médecine. Des traitements de pointe à la recherche de calibre mondial, l’impact va bien au-delà de chaque patient pris individuellement.

« Nous savons que L’Hôpital d’Ottawa joue un rôle essentiel au sein de la communauté, mais plus on s’y intéresse, plus on se rend compte à quel point il est remarquable, d’ajouter Jim. La qualité des soins, l’innovation et la recherche menées ici, à Ottawa, sont vraiment impressionnantes et font une véritable différence pour les patients. »

Au fil des générations

L’engagement de Welch LLP auprès de L’Hôpital d’Ottawa est également forgé par sa nouvelle génération d’associés.

Plusieurs jeunes talents prometteurs au sein de ce cabinet s’engagent désormais au sein de la communauté – notamment en prenant part à Young Leaders, parrainé par RBC, un programme mené par La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa visant à encourager les jeunes adultes à s’engager dans le cadre d’événements organisés, en contribuant ainsi à renforcer les liens entre le cabinet et notre hôpital, insufflant un nouvel élan à l’engagement du cabinet en faveur de notre communauté.

« À un moment ou à un autre de notre vie, et c’est pourquoi cette initiative revêt une telle importance. Notre famille a eu trois enfants hospitalisés au Campus Général de L’Hôpital d’Ottawa, et nous avons pu constater par nous-mêmes l’excellence des soins prodigués. »

Pour un cabinet qui existe depuis plus d’un siècle, il est essentiel de transmettre cet engagement aux nouveaux dirigeants. Des générations de familles ayant bâti leur carrière chez Welch LLP s’accordent à dire que soutenir le secteur de la santé, ce n’est pas seulement faire la différence aujourd’hui, mais c’est aussi garantir des soins de santé solides et accessibles pour les 100 prochaines années.

« Welch LLP a toujours adopté une vision à long terme, et cette responsabilité incombe désormais à la prochaine génération. Notre soutien à L’Hôpital d’Ottawa témoigne d’un engagement que nous entendons poursuivre, car des systèmes de santé solides sont essentiels à la vitalité des communautés, aujourd’hui comme demain », de déclarer Alessandro D’Angelo, associé chez Welch LLP. Nous serons nombreux, voire tous, à devoir compter sur les soins prodigués par L’Hôpital d’Ottawa à un moment ou à un autre de notre vie, et c’est pourquoi cette initiative revêt une telle importance. Notre famille a eu trois enfants hospitalisés au Campus Général de L’Hôpital d’Ottawa, et nous avons pu constater par nous-mêmes l’excellence des soins prodigués. Il est désormais de notre responsabilité de rendre la pareille et de nous assurer que tous les Ottaviens ont accès à des soins et à des installations de pointe, dans une mesure suffisante pour pouvoir suivre le rythme de la croissance de la ville.

Au fur et à mesure que L’Hôpital d’Ottawa va de l’avant avec la campagne Créons des lendemains, le don de 250 000 $ fait par Welch LLP reflète ainsi cette vision à long terme : un investissement dans l’avenir des soins pour la communauté.

Publié : mai 2026

En tant que plus important cabinet d’avocats d’envergure internationale, Dentons est connu pour sa prestation de conseils à des clients locaux, nationaux et mondiaux sur des questions juridiques complexes, parmi lesquelles le droit des entreprises de technologie à hauts risques, le droit commercial et des sociétés, le droit bancaire, le droit immobilier et des infrastructures, le droit des télécommunications, les contentieux, le droit du travail, le droit administratif, le droit de la propriété intellectuelle et le droit relatif à la protection de la vie privée. Mais à Ottawa, l’impact de ce cabinet va bien au-delà du travail qu’il fait pour ses clients.

Depuis des années, Dentons soutient régulièrement et avec enthousiasme L’Hôpital d’Ottawa. Qu’il s’agisse du Gala de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa ou encore du Déjeuner du PDG pour la fonction publique, ce cabinet d’avocats a contribué à rassembler la collectivité en faveur de la prestation de meilleurs soins et de travaux de recherche de pointe.

À présent, Dentons s’engage à en faire plus avec une contribution combinée de 260 000 $ à la campagne Créons des lendemains, notamment des contributions personnelles d’un groupe de hauts dirigeants du cabinet d’Ottawa ainsi qu’un don d’entreprise.

Des relations reposant sur le leadership

Le lien qui unit ce cabinet à l’Hôpital est en grande partie attribuable à Greg Kane – un associé de longue date et un dirigeant respecté et d’influence dans le milieu juridique et philanthropique d’Ottawa. Greg a été membre du conseil d’administration de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa ainsi que membre du conseil d’administration de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, où il a appuyé la mission de l’Hôpital pendant de nombreuses années.

« Lorsque Greg s’est joint à notre cabinet, il était déjà très impliqué auprès de L’Hôpital d’Ottawa, de dire David Little, l’un des associés à Dentons. Cela nous a permis de nous mobiliser davantage comme cabinet d’avocats et de soutenir des initiatives qui nous tiennent tous à cœur. Cette relation ne cesse de grandir avec le temps. »

Bien que Greg ait depuis pris sa retraite, les bases qu’il a aidé à établir continuent de guider l’approche philanthropique du cabinet.

Bon ancrage à Ottawa

S’il est vrai que Dentons est un cabinet de stature internationale, ses bureaux d’Ottawa sont bien ancrés dans la collectivité locale, en raison des nombreux avocats et employés qui y poursuivent de longues carrières.

« Soutenir des projets comme celui-ci nous permet de contribuer véritablement à la croissance d’Ottawa, pas seulement aujourd’hui, mais à l’avenir. »

Chase Irwin, Tim Kluke et David Little au Souper du PDG 2026.

« Nous sommes fiers de faire partie de la collectivité dans laquelle nous vivons et travaillons, d’ajouter David. Soutenir des projets comme celui-ci nous permet de contribuer véritablement à la croissance d’Ottawa, pas seulement aujourd’hui, mais à l’avenir. »

Cet engagement se reflète dans la décision prise par ce cabinet d’avocats d’appuyer un projet d’une telle ampleur. Pour Dentons, la campagne Créons des lendemains représente plus que des efforts de financement; c’est l’occasion d’avoir un impact durable.

Un investissement commun dans le futur

Cet esprit de générosité se poursuit aujourd’hui sous le leadership de Chase Irwin, associé directeur, pour qui cette campagne est à la fois une occasion de développer la conscience communautaire et le moment idéal pour des organisations comme Dentons de prendre des initiatives.

Dentons Ottawa au Souper du PDG 2026.

« C’est l’occasion pour des organisations de notre collectivité d’avoir un impact majeur. »

« C’est l’occasion pour des organisations de notre collectivité d’avoir un impact majeur, de dire Chase Irwin. Appuyer cette campagne nous permet de contribuer à quelque chose qui profitera à Ottawa pour les générations à venir. »

Le nouveau campus de l’Hôpital va transformer le mode de prestation des soins dans notre région – en regroupant des travaux de recherche de pointe, des installations modernes et des progrès constants en matière de soins.

Pour l’équipe du cabinet Dentons, l’impact a une touche personnelle. À travers les générations, des plus jeunes professionnels aux dirigeants de longue date, il y a une compréhension commune selon laquelle cet hôpital va toucher la vie de toutes les personnes de la collectivité à un moment ou à un autre de leur vie.

Récemment, le cabinet s’est également mobilisé pour rendre hommage à la mémoire d’un ancien associé et cher ami, Alex Kilgour, en appuyant les soins et la recherche sur le cancer grâce à des dons faits en son nom. Il s’agit d’un autre reflet des liens profonds et personnels qui continuent de façonner l’engagement de Dentons envers L’Hôpital d’Ottawa.

Alors que des organisations partout à Ottawa décident d’apporter leur soutien à cette campagne, Dentons est fier de contribuer à cet élan collectif afin d’aider à redessiner l’histoire de cette ville pour les 100 prochaines années.

Publié : avril 2026

Temps de lecture : 4 min

Publié : avril 2026

Temps de lecture : 4 min

Le jour de Noël  2023, Jody Stang tombe par terre dans sa cuisine. Lorsque son frère vient lui rendre visite, il trouve Jody assis, le dos appuyé contre les armoires, incapable de se relever. Cela ne lui ressemble pas.

Jody a servi 31 ans dans les Forces armées canadiennes et a participé à six affectations opérationnelles en Afghanistan, en Bosnie, à Chypre et en Croatie. Il était en pleine forme : il marchait régulièrement, parcourait de longues distances à vélo et faisait de la musculation.

Mais dans les mois qui ont précédé l’automne, il était persuadé que quelque chose n’allait pas. Il avait des problèmes d’équilibre, ses jambes semblaient plus faibles et, pour la première fois depuis des décennies, Jody a raté la cérémonie locale du jour du Souvenir, un jour qui lui est profondément important. Bientôt, il ne pouvait plus conduire, et même marcher sur de courtes distances constituait un défi.

Ce qui n’était au départ qu’un engourdissement de son petit orteil devenait manifestement quelque chose de beaucoup plus grave.

Jody à l’hôpital avant une chirurgie de la moelle épinière.

En quête de réponses

Le lendemain de sa chute, Jody a appelé une ambulance et a été transporté à l’Hôpital communautaire de Cornwall. Après quelques tests initiaux, les médecins ont organisé son transfert à L’Hôpital d’Ottawa. Doté d’une des équipes de neurologie les plus fortes du pays, L’Hôpital d’Ottawa est le seul centre de la région équipé pour offrir les soins neurologiques avancés dont Jody avait besoin.

Les médecins ont d’abord suspecté la maladie du spectre des anticorps anti-MOG (MOGAD), une maladie auto-immune rare dans laquelle le système immunitaire attaque la couche protectrice des nerfs optiques et des nerfs du cerveau et de la moelle épinière, ce qui expliquerait la faiblesse musculaire et l’engourdissement chez Jody.

Il a été mis sous stéroïdes à haute dose et est ensuite retourné à Cornwall pour y poursuivre ses soins et sa réadaptation. Mais au lieu de s’améliorer, l’état de santé de Jody a continué à s’aggraver. Il avait alors perdu près de 85 % de la sensation et de la fonction motrice de ses jambes et dépendait d’un fauteuil roulant.

Jody se remet à notre hôpital à la suite d’une chirurgie de la moelle épinière.

Un diagnostic inattendu

Au début du mois de février, Jody a rencontré, lors d’un rendez-vous de suivi, la Dre Giulia Fadda, neurologue et spécialiste de la MOGAD à L’Hôpital d’Ottawa. Immédiatement préoccupée, elle a fait en sorte que Jody soit hospitalisé à l’Unité de neurologie.

Jody a ensuite fait cinq séances d’échange de plasma, une option de traitement pour les stades plus avancés de la MOGAD. Pourtant, il n’y a pas eu d’amélioration.

Son équipe de soins a demandé des examens d’imagerie complémentaires, notamment une IRM et une TEP, qui ont révélé des changements subtils près des vertèbres L1 et L2. Ces examens ont éveillé les soupçons, et le Dr Safraz Mohammed, neurochirurgien à L’Hôpital d’Ottawa, a recommandé une biopsie.

Les résultats ont été très surprenants.

« Les symptômes peuvent imiter d’autres troubles neurologiques, ce qui rend la détection précoce particulièrement difficile. »

Jody était atteint d’une tumeur cérébrale de haut grade, appelée glioblastome, mais au lieu d’être dans son cerveau, elle se trouvait dans sa moelle épinière, ce qui est incroyablement rare. 

« Le glioblastome de la moelle épinière est extrêmement rare, explique le Dr Mohammed. Les symptômes peuvent imiter d’autres troubles neurologiques, ce qui rend la détection précoce particulièrement difficile. »

Le glioblastome de la moelle épinière

Le glioblastome est l’un des cancers les plus agressifs. Mais le glioblastome de la moelle épinière est exceptionnellement rare et complexe à traiter – moins de 200 cas ont été documentés dans la littérature à l’échelle mondiale. Ce type de cancer est souvent dévastateur, entraînant généralement la paralysie lorsqu’il s’infiltre dans la moelle épinière.

Le diagnostic expliquait l’engourdissement et la faiblesse des jambes de Jody, et Jody devait faire face à la nouvelle que la paralysie à vie était désormais inévitable. Mais rien n’aurait pu le préparer à la nouvelle qui allait suivre.

Pour un cancer comme le glioblastome, l’espérance de vie moyenne se mesure généralement en mois. On a annoncé à Jody qu’il lui restait probablement moins d’un an à vivre.

« J’ai été choqué, dit-il. Mais pendant toutes mes années de service militaire, j’ai appris à gérer les circonstances difficiles un jour à la fois. On peut sortir l’homme de l’armée, mais on ne peut pas sortir l’armée de l’homme. »

C’est alors que le Dr Mohammed a présenté une option qui offrait un peu d’espoir.

La chirurgie restait une possibilité. Elle ne pourrait pas réparer les dommages déjà subis, mais l’ablation de la tumeur offrait la meilleure chance de prolonger la vie de Jody.

Rencontrez le neurochirurgien Dr Safraz Mohammed

Découvrez comment le Dr Mohammed repousse les limites de la neurochirurgie et s’engage à former la prochaine génération de médecins.

« Lorsque nous avons confirmé le diagnostic, Jody avait déjà perdu la majeure partie de la force de ses jambes, explique le Dr Mohammed. Mais compte tenu de l’endroit où la tumeur se trouvait, nous avions la possibilité de l’enlever complètement, ce qui n’est pas souvent le cas pour les glioblastomes cérébraux. »

Une chirurgie inédite au Canada donne de l’espoir

Sous les soins du Dr Mohammed, Jody a subi une intervention chirurgicale révolutionnaire à l’aide d’un microscope guidé par fluorescence, financée par de généreux donateurs de la communauté.

Quelques heures avant l’intervention, Jody a bu un liquide contenant de l’acide 5-aminolévulinique (5-ALA), un composé qui s’accumule dans les cellules cancéreuses, mais pas dans les cellules saines. Sous une lumière bleue d’une longueur d’onde précise émise par le microscope, le gliome brillait alors d’un rose fluorescent.

« Cette technologie est utilisée très souvent pour la chirurgie des tumeurs cérébrales, mais elle n’avait jamais été utilisée pour une chirurgie de la colonne vertébrale au Canada », explique le Dr Mohammed.

Avant l’intervention, L’Hôpital d’Ottawa a été le premier centre au Canada à adopter l’utilisation systématique de l’acide 5-aminolévulinique dans la chirurgie des tumeurs. Aujourd’hui, l’Hôpital est considéré comme un chef de file national dans le domaine de la neurochirurgie guidée par fluorescence.

Les cellules cancéreuses étant désormais clairement visibles, l’équipe chirurgicale de Jody a pu retirer tout le tissu tumoral avec une précision extraordinaire, tout en préservant autant que possible la moelle épinière saine environnante. L’opération a été un succès et a offert à Jody quelque chose à laquelle il ne s’attendait pas depuis son diagnostic : plus de temps avec ses proches.

Tout sur la chirurgie guidée par fluorescence et l’acide 5-ALA

Découvrez la chirurgie guidée par fluorescence et la « boisson rose » qui facilite le travail des chirurgiens devant localiser des tumeurs du cerveau et de la moelle épinière

Traitement et rétablissement

La chirurgie n’était que la première étape. Dans les semaines qui ont suivi, Jody a subi 30 séances de radiothérapie accompagnées d’une chimiothérapie orale pour cibler toute cellule cancéreuse restante et réduire le risque de récidive du cancer. La chimiothérapie s’est poursuivie pendant six mois – le régime standard pour le glioblastome.

Les rendez-vous de suivi et les examens d’imagerie réguliers demeurent également un élément essentiel de ses soins. Pour Jody, qui utilise un fauteuil roulant motorisé, la télémédecine a rendu ces soins continus beaucoup plus accessibles. « La télémédecine permet à des patients comme Jody d’être suivis et soutenus depuis leur domicile, explique le Dr Garth Nicholas, l’oncologue principal de Jody. Nous pouvons adapter le traitement, vérifier les effets secondaires et répondre aux questions sans devoir faire subir aux patients des déplacements réguliers. »

Les progrès technologiques réalisés à L’Hôpital d’Ottawa ne font pas que transformer la chirurgie, ils redessinent la façon dont les soins sont fournis longtemps après que le patient quitte la salle d’opération.

Un avenir fait d’espoir

Même si son parcours vers la guérison a été semé d’embûches, Jody garde le moral. Il fut un temps où il croyait qu’il ne verrait pas un autre Noël. Après avoir appris qu’il lui restait environ un an à vivre, Jody a commencé à se préparer à la fin – entre autres, en organisant un lot de cimetière et en achetant une pierre tombale.

Jody à la maison après son rétablissement à la suite d’une chirurgie de la moelle épinière à L’Hôpital d’Ottawa.

Aujourd’hui, plus de deux ans plus tard, ses derniers examens ne révèlent aucune trace de cancer.

« Je suis incroyablement reconnaissant, déclare Jody, des soins que j’ai reçus de mon équipe et de la possibilité de passer plus de temps avec mes amis et ma famille. »

Le résultat de Jody est un exemple de ce qui est possible lorsque l’innovation, l’expertise et la technologie financées par les donateurs se conjuguent.

Publié : mars 2026

Temps de lecture : 3 min

Publié : mars 2026

Temps de lecture : 3 min

Les maladies rénales sont souvent discrètes à leurs débuts, endommageant silencieusement l’organisme bien avant l’apparition des premiers symptômes. Lorsque les tests traditionnels parviennent enfin à révéler la maladie, les reins présentent déjà des lésions irréversibles. Environ une personne sur dix vit avec une maladie du rein. Mais beaucoup ignorent qu’elles en sont atteintes.

Dylan Burger, Ph. D., est scientifique principal à L’Hôpital d’Ottawa et s’emploie à renverser cette situation. Grâce à une subvention de démarrage ELEVATE, son équipe et lui mettent au point des moyens de détecter le stress rénal dès qu’il survient de même que des solutions pour protéger les reins avant que des dommages irréversibles n’apparaissent.

L’importance des reins

Les reins font bien plus que filtrer les déchets. À chaque instant, ils jouent un rôle dans la régulation de la tension artérielle, dans l’équilibre des liquides et des électrolytes, dans la production des hormones qui favorisent la production des globules rouges et dans le maintien de la santé des os et des muscles.

Lorsque les reins fonctionnent moins bien, des effets se font sentir dans tout le corps, souvent avant même qu’un diagnostic ne soit posé. Une augmentation de la tension artérielle, une anémie, de la fatigue, une faiblesse musculaire, des carences en calcium et en vitamine D, ainsi qu’une accumulation de liquide sont tous des signes pouvant révéler des problèmes touchant les reins. Au fil du temps, la diminution de la fonction rénale peut également contribuer à accroître le risque de fractures osseuses et de maladies cardiaques.

Les maladies du rein ne surviennent pas d’un seul coup. En général, elles se développent graduellement, débutant par un stress cellulaire subtil avant d’évoluer vers une maladie chronique si elles ne sont pas traitées. Dans les cas graves, elles peuvent entraîner une insuffisance rénale. Les personnes en insuffisance rénale ont besoin d’une dialyse régulière ou d’une greffe de rein pour survivre.

« En obtenant plus rapidement des informations sur ce qui se passe, nous avons plus d’options à notre disposition, affirme Dylan Burger. Et cet éventail d’options peut conduire à un avenir très différent pour nos patients. »

Les reins jouent un rôle essentiel dans la régulation de la pression artérielle, l'équilibre hydrique et la filtration des déchets de l'organisme.

De minuscules messagers offrant un gros potentiel

Les vésicules extracellulaires se trouvent au cœur de la recherche de Dylan Burger. Ces minuscules particules, produites par les cellules des reins, se retrouvent dans l’urine et agissent comme de véritables messagers biologiques. Elles donnent de l’information en temps réel sur la santé des cellules rénales.

« En cas de stress ou de lésions, les cellules rénales libèrent des vésicules particulières, explique-t-il. En étudiant ces signaux, nous pouvons mieux comprendre l’état des reins bien avant que les tests traditionnels ne révèlent un problème. »

Son équipe a découvert que lorsque certaines cellules rénales appelées podocytes sont endommagées, elles libèrent des vésicules de taille et de caractéristiques distinctes. Ces vésicules sont des signaux d’alerte précoce, car elles révèlent la présence d’une lésion rénale à un stade où les dommages sont peut-être encore réversibles.

Si certaines vésicules signalent une lésion, d’autres peuvent jouer un rôle protecteur. « Les cellules libèrent également des vésicules bénéfiques qui favorisent la régénération et la santé des cellules avoisinantes », souligne Dylan Burger. Il précise que son équipe cherche également des moyens de tirer parti de ces cellules bénéfiques pour réparer les reins et les protéger contre d’autres lésions.

Rencontrez Dylan Burger, Ph. D.

L’Hôpital d’Ottawa repousse les frontières du savoir sur les maladies rénales – traitements y compris. Rencontrez un de nos scientifiques, Dylan Burger, dont la recherche axée sur l’innovation pratique améliore les soins rénaux aujourd’hui et prépare les percées de demain.

Du laboratoire au chevet du patient

En général, une maladie du rein bouleverse complètement la vie de la personne atteinte. La dialyse peut nécessiter plusieurs heures de traitement plusieurs fois par semaine, voire tous les jours. La possibilité de recevoir une greffe de rein dépend du moment, de l’état de santé général et de la disponibilité des organes. C’est pourquoi les travaux de recherche de Dylan Burger sont si importants.

Mauro Burri enfant.

De telles recherches pourraient modifier les contrecoups d’un diagnostic de maladie du rein chez des patients comme Mauro Burri. La maladie rénale n’a pas seulement influencé la santé de Mauro, elle a façonné toute sa vie. Diagnostiqué il y a plus de 51 ans, Mauro vit avec une maladie rénale depuis l’âge de cinq ans. Une maladie rénale peut avoir diverses causes. À l’époque, les médecins n’étaient pas parvenus à déterminer ce qui avait causé celle de Mauro.

« Nous espérons que des recherches comme celles-ci pourront changer la suite des choses pour les patients, afin qu’une maladie du rein ne définisse plus la vie d’une personne. »

Au fil des décennies, la vie de Mauro a été marquée par les traitements, des années de dialyse, notamment la dialyse péritonéale et l’hémodialyse, ainsi qu’un mélange particulier d’espoir et d’incertitude entourant ses expériences de transplantation rénale. « Même une greffe réussie n’est pas un remède », explique Mauro.

Il se souvient des longues heures passées branché à des machines de dialyse. Il se souvient aussi de l’incertitude dans l’attente d’un donneur compatible. Aujourd’hui, Mauro vit avec le rein qu’il a reçu lors de sa troisième greffe; cela rappelle la résilience dont doivent faire preuve les patients et les défis auxquels ils sont continuellement confrontés, tant sur le plan physique que mental. Le parcours de Mauro illustre bien le chemin long et imprévisible que parcourent de nombreux patients atteints d’une maladie du rein.

C’est là que les recherches de Dylan Burger sont révolutionnaires. En plus d’aider des patients comme Mauro à échapper à des années de dialyse et de leur offrir une meilleure qualité de vie, les travaux de Dylan Burger pourraient contribuer à retarder, voire à éviter la greffe rénale.

Changer le cours des choses pour la prochaine génération de patients

Mauro vit avec une maladie rénale depuis plus d’un demi-siècle. Les répercussions possibles de la recherche sont considérables pour quelqu’un comme lui. « Nous espérons que des recherches comme celles-ci pourront changer la suite des choses pour les patients, afin qu’une maladie du rein ne définisse plus la vie d’une personne », dit-il.

« C’est gratifiant de pouvoir redonner en appuyant des recherches susceptibles de changer les perspectives pour la prochaine génération de patients atteints d’une maladie du rein. »

Mauro Burri est un patient atteint d'une maladie rénale.

Afin d’appuyer des travaux comme ceux de Dylan Burger, Mauro a participé activement à des initiatives de collecte de fonds pour la recherche sur les maladies du rein, par exemple, la soirée italienne La Serata de la Fondation canadienne du rein. Cette activité contribue à recueillir des fonds pour le Centre de recherche sur les maladies du rein de L’Hôpital d’Ottawa (page en anglais seulement) et à le faire connaître dans la population. Mis en place en 2000, le Centre de recherche sur les maladies du rein est le premier établissement de recherche voué exclusivement à la recherche sur les maladies du rein au Canada.

« C’est gratifiant de pouvoir redonner en appuyant des recherches susceptibles de changer les perspectives pour la prochaine génération de patients atteints d’une maladie du rein », déclare Mauro.

Une reconnaissance nationale pour des travaux avant-gardistes

Les travaux de Dylan Burger suscitent de l’intérêt partout au pays. Il est le plus récent lauréat du prix Dr John B. Dossetor pour la recherche de la Fondation canadienne du rein, l’un des plus prestigieux prix dans le domaine. Ce prix récompense l’excellence, le leadership et l’innovation qui font progresser l’avenir des soins rénaux.

Même s’il est extrêmement reconnaissant, Dylan Burger demeure concentré sur la suite. « Le véritable enjeu, dit-il, ce sont les retombées possibles de cette recherche pour les personnes touchées par une maladie rénale. »

Faire progresser les soins rénaux

Des projets de recherche novateurs sur les maladies du rein, comme celui de Dylan Burger, ont reçu un financement essentiel grâce aux subventions de démarrage ELEVATE de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa. Ces subventions sont financées en partie par les dons versés à La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa. Elles aident les chercheurs à mettre à l’essai des idées audacieuses qui pourraient un jour améliorer la vie des patients, non seulement à Ottawa, mais partout dans le monde.

Le soutien des donateurs a également joué un rôle crucial dans l’avancement de la recherche sur les maladies du rein en aidant les scientifiques à repousser les limites, à former la prochaine génération de chercheurs et à transformer plus rapidement que jamais les découvertes du laboratoire en soins cliniques.

Pour Dylan Burger, ce soutien stimule la poursuite de son objectif : atténuer les conséquences d’un diagnostic de maladie rénale chez les patients. « Si nous parvenons à reconnaître plus tôt le stress rénal et à protéger les reins avant que les dommages ne soient permanents, nous pourrons offrir aux gens une bien meilleure qualité de vie. Cela changerait leur vie. »

Publié : février 2026

Peu de gens ont influencé le cours de la recherche en santé à Ottawa et ailleurs autant que Ronald G. Worton. Qu’il s’agisse de découvrir des mutations génétiques critiques ou encore d’être le premier PDG et directeur scientifique de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa (IRHO), le professeur Worton a aidé à instaurer une culture d’excellence scientifique qui continue de définir notre hôpital aujourd’hui. À son arrivée à Ottawa en 1996 pour aider à mettre sur pied le programme de recherche de l’Hôpital, il a apporté une vision collaborative qui a contribué à façonner la recherche à L’Hôpital d’Ottawa et dans l’ensemble de la communauté scientifique pour de nombreuses décennies à venir. Aujourd’hui, même à la retraite, il continue à donner en retour et à contribuer à l’avenir des soins de santé.

Pionnier de la recherche génétique

Professeur Ronald G. Worton, Ph. D.

Le cursus médical et scientifique du professeur Worton a été tout sauf linéaire. Natif de Winnipeg où il a grandi, il a dans un premier temps étudié la physique. Un covoiturage fortuit avec des étudiants en biologie, enthousiasmés par les découvertes émergentes sur l’ADN en tant que matériel génétique, a éveillé son intérêt pour la recherche biomédicale. Cela l’a conduit à emprunter une nouvelle voie, d’abord vers une maîtrise en physique des rayonnements à l’Université du Manitoba, puis vers la recherche sur les cellules souches dans le cadre d’un doctorat en biophysique médicale à l’Université de Toronto.

Recruté par le nouveau Département de génétique de l’hôpital pour enfants malades de Toronto, le professeur Worton s’est imposé comme un pionnier dans le domaine de la recherche génétique. À la tête d’une équipe de recherche, il a contribué à la découverte du gène de la dystrophine, démontrant que des mutations de ce gène sont à l’origine de la dystrophie musculaire de Duchenne. À l’époque, la découverte des gènes en était encore à ses débuts, et cette avancée a aidé à jeter les bases du projet de génome humain, un effort mondial visant à cartographier tous les gènes humains et à transformer la façon dont les scientifiques comprennent les maladies aujourd’hui.

« Ce n'est pas la concurrence qui fait prospérer la recherche. C'est la collaboration, le partage d'idées et la volonté de s’épauler mutuellement. »

Pour le professeur Worton, le plus marquant a été de voir comment la recherche sur la dystrophie musculaire de Duchenne a continué à progresser au fil du temps, en particulier grâce aux scientifiques qu’il a recrutés à l’IRHO. Il souligne le travail de Michael Rudnicki, scientifique principal en médecine régénératrice et directeur du Centre de recherche sur les cellules souches Sprott. L’équipe de M. Rudnicki mène des recherches prometteuses qui pourraient un jour déboucher sur de nouvelles options thérapeutiques susceptibles de changer la vie des enfants atteints de dystrophie musculaire.

En réfléchissant à cela, le professeur Worton dit ce qui suit : « Ce n’est pas la concurrence qui fait prospérer la recherche. C’est la collaboration, le partage d’idées et la volonté de s’épauler mutuellement. »

Professeur Ronald G. Worton, Ph. D. premier PDG et directeur scientifique de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa

Contributing in new ways

C’est cet esprit de collaboration qui a façonné l’approche adoptée par M. Worton en matière de leadership et d’altruisme. Lorsqu’il a pris sa retraite en 2007, des collègues, amis et soutiens ont, ensemble, créé le Prix Dr Ronald G. Worton du chercheur en formation. S’il est vrai que ce prix récompensait à l’origine les travaux de recherche exceptionnels menés par des étudiants et des postdoctorants dans toutes les disciplines, il est désormais réservé aux stagiaires spécialisés dans la recherche en laboratoire.

En songeant à la meilleure manière de donner en retour en vue d’apporter son soutien à L’Hôpital d’Ottawa, M. Worton a constaté que ce Prix du chercheur en formation était subventionné par un solide fonds de dotation qui remplissait son objectif; il a donc décidé d’appuyer la campagne Créons des lendemains. Selon lui, cette campagne est une occasion de contribuer concrètement à l’avenir des soins de santé.

À présent, avec une promesse de don de 50 000 $, Ronald Worton va plus loin, pas seulement comme grand donateur, mais aussi comme mécène de cette campagne. Il espère que son don encouragera d’autres dirigeants communautaires à en faire de même, tout comme lui a été inspiré par le Dr Jack Kitts, un autre mécène qui est aussi un ancien PDG de longue date de L’Hôpital d’Ottawa.

« Devenir mécène de la campagne m’a semblé la bonne façon de faire à présent. J’espère qu’en prenant cette initiative, je pourrai inciter d’autres dirigeants à aussi faire un don », déclare le professeur Worton.

Transmission de la torche à de jeunes chercheurs

À ce jour, Ronald G. Worton demeure très engagé auprès de l’hôpital et du milieu de la recherche qu’il a aidé à constituer. Son soutien témoigne d’une conviction selon laquelle le nouveau campus et ses travaux de recherche feront de grandes choses pour les patients, les chercheurs et notre communauté pour les générations à venir.

« D’une façon ou d’une autre, j’espère que ce don va aider des jeunes chercheurs, en leur fournissant les espaces, les outils et les opportunités nécessaires pour stimuler la prochaine génération de découvertes. »

Cette conviction dans le potentiel de la recherche a guidé sa brillante carrière et se reflète dans les distinctions qu’il a reçues, notamment son intronisation au Temple de la renommée médicale canadienne et sa nomination à titre d’officier de l’Ordre du Canada.

« D’une façon ou d’une autre, j’espère que ce don va aider des jeunes chercheurs, en leur fournissant les espaces, les outils et les opportunités nécessaires pour stimuler la prochaine génération de découvertes », de conclure le professeur Worton.

Grâce à son leadership et à son esprit philanthropique, Ronald G. Worton transmet la torche, en investissant dans les découvertes, en autonomisant la prochaine génération de chercheurs et en contribuant à envisager un brillant avenir pour les soins de santé dans notre collectivité et partout ailleurs.