Janet McKeage qui a grandi au sein d’une famille de militaires a toujours bougé. Les villes changeaient, mais pas la politique de la porte ouverte prônée par sa famille. Ses parents étaient toujours disposés à aider leurs prochains et à donner en retour. Et jusqu’à présent, Janet les remercie de lui avoir inculqué cette valeur fondamentale qu’elle et son mari transmettent aujourd’hui à leurs quatre enfants. « Mes parents n’avaient pas beaucoup d’argent, mais ils m’ont appris l’importance d’aider son prochain de son mieux. Il arrivait que de jeunes militaires qui étaient loin des leurs se retrouvent autour de notre table – nous étions souvent très nombreux à partager un repas », raconte Janet.

Janet avait à peine 20 ans lorsqu’elle a perdu son père des suites d’un cancer du pancréas. Bien qu’il soit décédé plusieurs mois après son diagnostic, Janet se souvient comme si c’était hier des soins empreints de compassion qu’il a reçus de l’équipe de spécialistes, ici, à L’Hôpital d’Ottawa. Puis, il y a une dizaine d’années, une autre nouvelle dévastatrice – la meilleure amie de Janet, Sindy, apprenait aussi qu’elle était atteinte d’un cancer du pancréas. « C’est ce qui m’a convaincue de soutenir L’Hôpital d’Ottawa. Je savais que mon père y avait été très bien soigné. Et j’avais une amie très chère qui avait maintenant besoin des mêmes excellents soins que mon père avait reçus à l’époque. Lorsque j’ai eu la chance d’en apprendre plus sur les recherches menées à L’Hôpital d’Ottawa, je suis véritablement restée bouche bée ».

« Lorsque je pense à la notion de réussite dans la vie, la santé est la chose la plus importante selon moi – disposer d’un hôpital dans notre ville où se multiplient les recherches avant-gardistes, les nouvelles découvertes et les nouveaux traitements, et qui offre les meilleurs soins possible. C’est primordial ».

– Janet McKeage

Aujourd’hui conseillère principale en investissement pour RBC PH&N Services-conseils en placements, Janet s’estime très chanceuse d’avoir une carrière de 30 ans avec la RBC. Cela cadre bien avec ses propres valeurs philanthropiques, car elle aide des familles avec leurs propres investissements en matière de santé et de patrimoine. Janet ne perd pas de temps pour établir le lien étroit entre les deux et préciser que c’est ce qui influence son propre leadership philanthropique en faveur de L’Hôpital d’Ottawa. « Lorsque je pense à la notion de réussite dans la vie, la santé est la chose la plus importante selon moi – disposer d’un hôpital dans notre ville où se multiplient les recherches avant-gardistes, les nouvelles découvertes et les nouveaux traitements, et qui offre les meilleurs soins possible. C’est primordial ».

« Il n’est pas question de s’impliquer auprès d’un organisme parce que cela paraît bien sur un C.V. Il s’agit vraiment de se soucier des autres et de faire des choses utiles ».

– Janet McKeage

Janet ne se limite pas à soutenir L’Hôpital d’Ottawa, elle pose aussi des gestes concrets, en commençant par courir avec l’équipe de Sindy #MEMC (Make Every Moment Count) à l’occasion de Courez pour une raison. Elle est ensuite devenue bénévole, puis coprésidente du Déjeuner du PDG, avant de devenir membre du Conseil d’administration de la Fondation et, en juin 2022, d’en assurer la présidence. « Il n’est pas question de s’impliquer auprès d’un organisme parce que cela paraît bien sur un C.V. Il s’agit vraiment de se soucier des autres et de faire des choses utiles. La présidence de la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa est en quelque sorte l’aboutissement de toutes les choses qui m’importent et me permet de mettre à profit mon expérience professionnelle, mes années de bénévolat et d’engagement pour quelque chose qui me passionne. Selon moi, un hôpital est indispensable et essentiel à la prospérité d’une collectivité, d’une famille. Soyons réalistes : si les gens n’ont pas encore fait une telle expérience de l’hôpital jusqu’à présent dans leur vie, ils la feront sans doute un jour, et je veux m’assurer que cette expérience leur sera inoubliable ».

C’est la raison pour laquelle Janet prend les devants avec la campagne Mardi je donne du 29 novembre 2022, en s’engageant à tripler chaque don jusqu’à concurrence de 100 000 $.

Janet est plus motivée que jamais auparavant après avoir appris que le cancer de Sindy était revenu. « C’est grâce à la philanthropie que Sindy a pu bénéficier de soins exceptionnels. Près de 10 ans se sont écoulés depuis son diagnostic, et je remercie chaque jour qui passe. Il faut faire plus de recherches pour donner à des personnes, comme Sindy, l’espoir de jours meilleurs », de conclure Janet.

Tout en ne ménageant pas ses efforts pour recueillir davantage de soutien pour L’Hôpital d’Ottawa, Janet continue de chérir le puissant message de sa meilleure amie – chaque moment compte.

• Cyril Leeder et Janet McKeage, coprésidents du Déjeuner du PDG de L’Hôpital d’Ottawa de 2018 à 2020.
Sarah Grand, coprésidente du Déjeuner du PDG de 2022 et Janet McKeage, présidente du conseil d’administration de la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa. Photo prise par Ashley Fraser

Publié : novembre 2022

Quand il faut traiter un patient victime d’un AVC, chaque seconde compte. Au Canada, l’AVC est au troisième rang des principales causes de décès et d’invalidité chez les adultes, une statistique qui pourrait changer maintenant que L’Hôpital d’Ottawa a recours à la thrombectomie, un traitement novateur qui ne cesse de se perfectionner. L’Hôpital d’Ottawa, reconnu dans le monde entier pour son expertise en neurosciences, a fait des pas de géant en réponse à certains des défis les plus cruciaux de notre époque dans cette discipline, notamment par ses travaux sur l’AVC qui révolutionnent les pratiques à l’échelle internationale. L’Hôpital est d’ailleurs en tête de peloton au Canada pour ses méthodes de traitement des AVC, y compris le recours à la thrombectomie.

Il y a dix ans, la thrombectomie était un traitement expérimental qui promettait de changer des vies. Le Dr Robert Fahed était étudiant en médecine et effectuait sa résidence en neurologie dans un hôpital prestigieux de Paris, en France, quand il a entendu parler de cette intervention inédite pour la première fois. Il se souvient même parfaitement du résultat de la première thrombectomie qu’il a observée. « Une femme dans la cinquantaine avait eu un très grave AVC. Elle était paralysée du côté droit et incapable de parler. Malheureusement, il était impossible de lui administrer un médicament qui sert à dissoudre le caillot dans le cerveau, raconte le Dr Fahed. Je me suis dit : “Cette pauvre dame sera paralysée jusqu’à la fin de ses jours, si elle survit.” »

« C’est alors qu’un membre de l’équipe de soins a expliqué qu’ils allaient essayer un traitement expérimental appelé thrombectomie. » Le Dr Fahed a poursuivi sa tournée et 30 minutes plus tard, il a reçu un appel stupéfiant. « La patiente bougeait son bras droit. Elle n’était plus paralysée. Immédiatement, je me suis dit : “Je ne sais pas ce qui s’est passé dans cette salle, mais je veux être celui qui réalise ces interventions. Je veux être celui qui ramène ces gens à la vie. Voilà ce que je veux faire.” »

Attirer la crème de la crème dans le monde ​

Il n’y a que quatre neuroradiologues d’intervention et neurologues spécialisés en AVC au Canada en ce moment et le Dr Fahed est l’un d’eux. Recruté par L’Hôpital d’Ottawa en 2019, il réalisait un rêve d’enfance en venant s’installer ici.

Ses parents ont quitté la Syrie pour immigrer en France avant sa naissance et celle de sa sœur, dans l’espoir d’offrir une vie meilleure à leurs enfants. En grandissant dans la banlieue parisienne, le Dr Fahed voyait son père, un neurologue, prendre soin de ses patients jour après jour. La neurologie était donc naturellement la voie à suivre pour lui. « J’ai toujours aimé la neurologie et il ne faisait aucun doute que je voulais devenir médecin, car je considérais mon père comme mon héros. L’un de mes tout premiers stages optionnels était en neurologie de l’AVC. »
Le Dr Fahed a effectué la majorité de sa formation à l’Hôpital Rothschild, en France, qu’il décrit comme l’un des centres ayant contribué à l’émergence de la neuroradiologie interventionnelle. Le jeune médecin était aussi très attiré par la recherche, c’est pourquoi il est allé faire sa maîtrise à Montréal. Il est ensuite retourné à Paris, mais il espérait revenir un jour au Canada. « L’Hôpital d’Ottawa est connu pour ses excellentes infrastructures de recherche et le grand soutien qu’il apporte à ses chercheurs. »

« L’Hôpital d’Ottawa est renommé pour son expertise des AVC. Nous avons un excellent programme de soins et notre centre reçoit un gros volume de patients. Nous administrons ces traitements de 150 à 200 fois par année. »

— Dr Robert Fahed
« L’Hôpital d’Ottawa est renommé pour son expertise des AVC. Nous avons un excellent programme de soins et notre centre reçoit un gros volume de patients. Nous administrons ces traitements de 150 à 200 fois par année. »

— Dr Robert Fahed
Rencontrez Dr Fahed

Quels sont les symptômes d’un AVC?

Une nouvelle technologie change le pronostic des patients après un AVC

Parmi les Canadiens qui vivent avec les séquelles d’un AVC, le quart a moins de 65 ans, tandis que le risque d’AVC grimpe rapidement après 55 ans. Quatre-vingt-sept pour cent des AVC sont des AVC ischémiques, c’est-à-dire causés par un vaisseau sanguin alimentant le cerveau qui est obstrué par un caillot.

Le regretté Dr Cheeman Lum et le Dr  Dar Dowlatshahi ont contribué à mettre au point une technique appelée thrombectomie endovasculaire qui a sauvé la vie de nombreux patients victimes d’AVC. Les résultats de l’essai clinique baptisé ESCAPE ont été publiés en 2015. Cette intervention unique consiste à insérer un mince tube dans une artère de l’aine, pour l’acheminer jusqu’au caillot dans le cerveau. En s’aidant de l’imagerie par rayons X, on aspire ensuite le caillot avec une pompe, ce qui rétablit la circulation sanguine vers le cerveau.

« Notre objectif est donc de déloger le caillot entier, du premier coup. C’est ce que nous appelons un coup de circuit. »

– Dr Robert Fahed
Même si cette technique était révolutionnaire, il fallait poursuivre les travaux pour la perfectionner, car le déblocage de l’artère réussissait seulement dans 50 % à 60 % des cas. « Le caillot n’est pas toujours facile à déloger. Parfois, il faut plusieurs tentatives, d’autres fois on arrive à en retirer seulement une partie. Si on ne débloque l’artère que partiellement, on ne rétablit la circulation que partiellement, ce qui signifie que certaines zones du cerveau seront endommagées. Notre objectif est donc de déloger le caillot entier, du premier coup. C’est ce que nous appelons un coup de circuit », explique le Dr Fahed. Ces coups de circuit sont de plus en plus fréquents, grâce à de nouvelles technologies – et les résultats peuvent être spectaculaires. Une personne qui est paralysée et incapable de parler peut retrouver la parole et recommencer à marcher moins de 20 minutes après l’intervention.

La vidéo est uniquement disponible en anglais.

Comment savoir si quelqu’un fait un AVC?

Si vous croyez que quelqu’un fait un AVC, pour le confirmer, les experts recommandent la méthode VITE.

L’Hôpital a contribué à perfectionner la technologie pour améliorer les résultats

Récemment, un nouveau cathéter mis au point à Kitchener-Waterloo s’est révélé efficace pour retirer plus de caillots au premier essai. L’entreprise a demandé à notre équipe de spécialistes des AVC de l’aider à tester l’efficacité du dispositif, qui était approuvé par Santé Canada. « L’Hôpital d’Ottawa est renommé pour son expertise des AVC. Nous avons un excellent programme de soins et notre centre reçoit un gros volume de patients. Nous administrons ces traitements de 150 à 200 fois par année », indique le Dr Fahed.

« Nous possédons une expertise inégalée dans la conception d’études permettant d’évaluer ces outils, ajoute-t-il, car lorsqu’on crée un outil, on ne commence pas tout simplement à l’utiliser. Il faut le tester, l’évaluer et vérifier s’il est sûr et efficace. C’est ainsi que l’entreprise nous a demandé, au Dr Brian Drake et à moi-même, de faire une étude. »

Les chercheurs ont testé cette nouvelle solution de traitement avec de faux caillots dans des modèles de vaisseaux sanguins en silicone imprimés en 3D qui reproduisaient un cerveau. Pendant d’innombrables heures, ils ont testé différentes façons d’utiliser le cathéter. « Nous voulions trouver la meilleure manière de l’utiliser avec succès chez les patients et nous avons trouvé une méthode très prometteuse et extrêmement efficace avec le modèle en silicone. Ensuite, nous avons conçu une étude sur l’utilisation du cathéter chez les patients victimes d’AVC. Nous comparerons les résultats de cet essai avec ceux d’essais portant sur différents outils et dispositifs », explique le Dr Fahed.

« Si la tendance se maintient, ce sera une véritable révolution dans notre domaine. Tout va changer. »

– Dr Robert Fahed

Jusqu’ici, les résultats sont extrêmement encourageants. Le taux de succès de l’extraction d’un caillot du premier coup – le « coup de circuit » – a fortement augmenté depuis que l’équipe utilise le nouveau modèle de cathéter. « Nous sommes maintenant capables de retirer entièrement le caillot en une seule tentative chez la vaste majorité des patients. Si la tendance se maintient, ce sera une véritable révolution dans notre domaine. Tout va changer. »

Quel est le lien entre la COVID-19 et l’AVC?

La COVID-19 peut entraîner des complications neurologiques, pas simplement respiratoires. De premières études montrent que la COVID-19 pourrait plus que doubler le risque d’AVC, surtout chez les personnes présentant d’autres facteurs de risque. Selon plusieurs études, même les jeunes sont plus à risque de faire un AVC à cause de la COVID-19. Les personnes qui font un AVC lorsqu’elles sont atteintes de la COVID-19 courent aussi un risque accru de décès ou d’invalidité.

Des innovations et des traitements qui bouleversent le paysage grâce à la recherche

Dr. Robert Fahed_neuroradiology_The Ottawa Hospital_profile

« Je suis fier de contribuer aux bouleversements causés par ces innovations et ces traitements – notre discipline est en pleine effervescence. »

– Dr Robert Fahed
Ce traitement pourrait transformer la vie des patients victimes d’AVC et de leur famille et s’il continue d’avoir autant de succès, ses bienfaits se répercuteront dans tout le pays. Plus de patients auront la vie sauve et ils seront moins nombreux à être atteints d’incapacités. « Je suis fier de contribuer aux bouleversements causés par ces innovations et ces traitements – notre discipline est en pleine effervescence », dit le Dr Fahed, tout sourire.
La recherche joue un rôle vital dans les percées réalisées pour nous amener jusqu’ici. « La recherche d’aujourd’hui définit les soins de demain. Ce que nous étudions aujourd’hui engendrera les traitements avant-gardistes et révolutionnaires qui bouleverseront les soins offerts à nos patients demain », soutient le Dr Fahed.
Sa quête constante de nouvelles solutions pour traiter les AVC se poursuit à travers la recherche qu’il réalise aujourd’hui. À l’heure actuelle, le Dr Fahed cherche à savoir si les algorithmes utilisés pour déterminer qui peut bénéficier d’une thrombectomie éliminent parfois à tort certains patients. Il teste donc ces algorithmes pour s’assurer qu’ils donnent toujours les mêmes résultats, quel que soit le médecin ou l’appareil utilisé. D’autres recherches portent sur les types de médicaments à donner aux personnes victimes d’AVC pendant qu’ils sont avec les paramédics, avant leur arrivée à l’hôpital.
Témoignage de patient
Mary Vanstone est arrivée au Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa le 27 septembre 2022 après avoir subi un AVC ischémique chez elle à Perth, en Ontario.
Témoignage de patient
Son côté gauche était complètement paralysé. Le Dr Robert Fahed, qui se trouvait dans la salle d’angiographie du service de neuroradiologie interventionnelle cet après-midi-là, lui a fait une thrombectomie peu de temps après son arrivée.
Témoignage de patient
« Au départ, personne ne savait quels seraient les effets à long terme sur mon corps, ni même sur mon cerveau quand je suis arrivée. Mais je vais encore mieux qu’avant. Ils m’ont dit que je devrais probablement rester à l’hôpital une semaine, mais le lendemain de l’intervention ils m’ont dit que je pouvais retourner à la maison. Tout était rentré dans l’ordre! Les gens de l’hôpital ont été fantastiques. C’était extraordinaire. »

– Mary Vanstone
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D’après le Dr Fahed, l’avenir est reluisant, se transforme rapidement et réserve une vie meilleure à plus de patients. « Les choses évoluent et s’améliorent de façon exponentielle, année après année. Mon travail est déjà très différent de ce qu’il était il y a dix ans, quand j’ai commencé. Et dans dix ans encore, cette discipline sera complètement différente. Nous ferons une foule d’autres choses et nous les ferons beaucoup mieux. »

Le médecin continue d’être émerveillé par le monde, tout comme il a été émerveillé par cette première thrombectomie il y a longtemps.

La vidéo est uniquement disponible en anglais.

« La recherche d’aujourd’hui définit les soins de demain. Ce que nous étudions aujourd’hui engendrera les traitements avant-gardistes et révolutionnaires qui bouleverseront les soins offerts à nos patients demain. »

– Dr Robert Fahed

Statistiques et données importantes sur l’AVC

Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Les véritables chefs de file communautaires sont ceux qui prennent les devants pour répondre à un appel à l’aide et qui usent de leur influence pour mobiliser leur entourage et encourager d’autres à en faire de même.

C’est le genre de leadership qui pousse la famille Mierins à donner en retour sans compter.

Lisa Mierins dit que, pendant des années, sa famille a personnellement bénéficié de soins exceptionnels à L’Hôpital d’Ottawa, surtout lorsque ses deux parents ont dû être hospitalisés. Son père, Arnis, a été en réanimation à deux reprises au cours des années qui ont précédé sa disparition en 2020. « L’équipe de l’Urgence comme celle des Soins intensifs ont été incroyables. Elles ont pris bien soin de nous tous et nous ont accompagnés dans des moments très difficiles ».

« L’Hôpital d’Ottawa fait œuvre de pionnier dans l’avenir des soins de santé, et nous devons tous faire notre part  ».

— Lisa Mierins

Ce sont des soins empreints de tant de compassion qui encouragent sa famille à soutenir L’Hôpital d’Ottawa, et, à présent, les Mierins misent sur leur leadership pour convaincre d’autres membres de la collectivité à les imiter.

Entre le 1er novembre et le 31 décembre 2022, la Fondation de la famille Mierins va jumeler tous les dons ponctuels jusqu’à un total de 1 million de dollars. Les Mierins espèrent pouvoir ainsi inciter d’autres à prendre conscience de l’importance que revêt L’Hôpital d’Ottawa dans la collectivité et du lien qui nous unit tous aux excellents soins offerts par cet établissement.

« L’Hôpital d’Ottawa fait œuvre de pionnier dans l’avenir des soins de santé, et nous devons tous faire notre part, de dire Lisa. Nous avons désormais la possibilité de donner un coup de pouce à L’Hôpital d’Ottawa et à notre collectivité ».

La Fondation de la famille Mierins a été constituée en 2018, avec Lisa et son frère, Arnie Mierins, à la coprésidence. Leur équipe compte aussi sa belle-sœur, Victoria Mierins, et l’un des fils de Lisa, Patrick Bourque. Depuis longtemps, la philanthropie est une valeur fondamentale de la famille Mierins qui souhaite ardemment soutenir sa collectivité. Et grâce à ce dernier don, toute la famille espère que cette somme de 1 million sera multipliée par deux pour L’Hôpital d’Ottawa.

Arnie and Victoria Mierins
Arnie et Victoria Mierins
Lisa Mierins and her son, Patrick Bourque
Lisa Mierins et son fils, Patrick Bourque

« Le personnel formidable de L’Hôpital d’Ottawa nous a traités comme sa famille. Nous voulions faire quelque chose en retour. Nous sommes très chanceux dans la vie, et c’est notre manière de redonner à la collectivité », d’ajouter Lisa.

« On ne peut pas rester les bras croisés. Grand ou petit, chaque don est important. L’Hôpital d’Ottawa a pris bien soin de ma famille, et nous savons combien il est rassurant de se trouver dans un établissement de soins hors pair qui se soucie de ses patients et va au-delà de leurs attentes ».

— Lisa Mierins

Selon Lisa, c’est l’occasion pour des membres de la collectivité de doubler leur don et d’avoir un plus grand impact, peu importe le montant du don. « Un don de 10 $ deviendra un don de 20 $ ».

« Chaque ville se doit d’avoir un hôpital ultramoderne, conclut Lisa. On ne peut pas rester les bras croisés. Grand ou petit, chaque don est important. L’Hôpital d’Ottawa a pris bien soin de ma famille, et nous savons combien il est rassurant de se trouver dans un établissement de soins hors pair qui se soucie de ses patients et va au-delà de leurs attentes ».

Si vous avez manqué l’événement, cliquez ci-dessus pour visionner l’enregistrement.

Joignez-vous virtuellement à nous le 24 novembre à midi pour entendre une conversation sur la création de lendemains. Nos dirigeants vous en diront plus sur la campagne Créons des lendemains et nos plans pour transformer l’avenir des soins de santé à Ottawa.

Du nouveau campus aux soins aux patients, sans oublier la recherche, le moment est venu de créer de meilleurs lendemains ensemble.

Panélistes :

Cameron Love
Président-directeur général, L’Hôpital d’Ottawa

Janet McKeage
Présidente, Conseil d’administration, La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa

Tim Kluke
Président-directeur général, La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa

Modératrice :

Catherine Clark, présidente, Catherine Clark Communications, membre du Conseil des gouverneurs, L’Hôpital d’Ottawa

Publié : octobre 2022

Étudiant et jeune espoir du soccer semi-professionnel à l’étranger, Haydn Bechthold se croyait invincible. Un diagnostic de cancer colorectal à 22 ans allait certes bouleverser ses convictions. La nouvelle a non seulement été un choc pour Haydn, mais également pour sa famille et ses amis. Le jeune homme actif et en apparente bonne santé a eu du mal à digérer cette nouvelle. « Je me revois me dire “ne consulte pas les taux de survie dans Google” », de préciser Haydn.
Une équipe complète attendait Haydn au Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa. Après avoir rencontré la Dre Joanna Gotfrit, oncologue médicale, ce fut au tour de la Dre Jenny Jin, radio-oncologue, et de la Dre Rebecca Auer, chirurgienne oncologue et directrice de la recherche sur le cancer. Il y avait une petite lueur d’espoir : le cancer ne s’était pas propagé.

Dre Joanna Gotfrit, oncologue médicale à L’Hôpital d’Ottawa.

Dre Jenny Jin, radio-oncologue à L’Hôpital d’Ottawa.

Dre Rebecca Auer, directrice de la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa.

Un cas de cancer colorectal peu courant

Pour la Dre Gotfrit, ce dont elle se souvient le mieux du cas peu commun de Haydn, c’est qu’il devançait de dizaines d’années la majorité des patients avec un tel diagnostic. « Que le patient soit très jeune ou aîné, lui annoncer une mauvaise nouvelle n’est jamais facile. Mais l’exercice est un peu plus délicat quand il s’agit d’un patient aussi jeune. Cela bouleverse sa vie, peu importe le dénouement », explique la Dre Gotfrit.
Haydn Bechthold was treated for rectal cancer at The Ottawa Hospital.
À 22 ans, Haydn Bechthold apprend qu’il est atteint d’un cancer colorectal.

La Dre Auer se rappelle son grand désarroi lorsqu’elle est sortie de la salle d’examen au terme de sa première rencontre avec Haydn, en pensant à la vie de ce jeune homme, à son avenir et au diagnostic auquel il était confronté. Le schéma thérapeutique habituel consistait en des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie, en plus d’une intervention chirurgicale, qui auraient tous un impact sur sa vie. Il deviendra sans doute stérile et devra utiliser une sac de stomie à vie, sans parler du risque de récidive de son cancer. « Ce n’était pas chose facile, mais le fait d’avoir accès à des soins à la fine pointe de la technologie nous a permis de rapidement faire preuve de créativité. J’ai appelé les Dres Gotfrit et Jin, et nous avons décidé de faire des tests moléculaires de sa tumeur », précise la Dre Auer.

« Nous savions qu’il y avait de fortes probabilités de trouver de rares altérations moléculaires dans sa tumeur susceptibles d’élargir nos possibilités de traitement pour lui ».

– Dre Joanna Gotfrit
Les marqueurs moléculaires ainsi obtenus contribueraient à établir le meilleur schéma thérapeutique pour Haydn. La Dre Gotfrit précise que, bien qu’elles connaissent le diagnostic et le stade du cancer, de nombreuses questions sousjacentes restaient sans réponse. « Nous savions qu’il y avait de fortes probabilités de trouver de rares altérations moléculaires dans sa tumeur susceptibles d’élargir nos possibilités de traitement pour lui ».
Les marqueurs moléculaires ainsi obtenus contribueraient à établir le meilleur schéma thérapeutique pour Haydn. La Dre Gotfrit précise que, bien qu’elles connaissent le diagnostic et le stade du cancer, de nombreuses questions sousjacentes restaient sans réponse. « Nous savions qu’il y avait de fortes probabilités de trouver de rares altérations moléculaires dans sa tumeur susceptibles d’élargir nos possibilités de traitement pour lui ».

Le combat de sa vie 

Alors que Haydn et sa famille acceptaient le diagnostic, pris dans un tourbillon de tests et de rendez-vous, ils ont trouvé une constante en la personne de Mary Farnand, son infirmière pivot.

Une infirmière pivot est une infirmière spécialisée en oncologie. Mary travaille au Centre d’évaluation du cancer, et tout comme les autres infirmières pivots à L’Hôpital d’Ottawa, elle est le premier point de contact pour les patients diagnostiqués. «  Nous passons en revue les antécédents du patient et commençons à mettre en place des techniques d’investigation, comme des prises de sang et des examens d’imagerie, pour nous assurer que les choses progressent aussi vite que possible et que notre approche est personnalisée », précise Mary.

« C’est une période très difficile dans sa vie. Notre rôle est de lui apporter de la clarté et un soutien moral ».

– Mary Farnand
Le Centre d’évaluation du cancer centralise l’information et les soutiens, en plus de défendre les intérêts des patients. « Nous examinons les demandes de consultation que nous recevons afin de bien cerner les besoins des patients. Nous aidons ces derniers à gérer leurs symptômes et les épaulons à surmonter des obstacles aux soins, comme en explorant la possibilité de faire des examens d’imagerie près de leur domicile ou en trouvant quelqu’un pour les conduire à leurs rendez-vous. Nous sommes une source de constance pour chaque patient », explique Mary.
Une infirmière pivot aide littéralement le patient et sa famille à naviguer le Programme de cancérologie et à mieux comprendre ce qui les attend. « Nous accompagnons le patient et lui donnons le plus d’information possible pour l’aider à prendre des décisions thérapeutiques éclairées. C’est une période très difficile dans sa vie. Notre rôle est de lui apporter de la clarté et un soutien moral », ajoute Mary.

Haydn et Mary Farnand au Déjeuner du PDG pour L’Hôpital d’Ottawa.

Photo par Ashley Fraser.

Le Centre d’évaluation du cancer centralise l’information et les soutiens, en plus de défendre les intérêts des patients. « Nous examinons les demandes de consultation que nous recevons afin de bien cerner les besoins des patients. Nous aidons ces derniers à gérer leurs symptômes et les épaulons à surmonter des obstacles aux soins, comme en explorant la possibilité de faire des examens d’imagerie près de leur domicile ou en trouvant quelqu’un pour les conduire à leurs rendez-vous. Nous sommes une source de constance pour chaque patient », explique Mary.
Une infirmière pivot aide littéralement le patient et sa famille à naviguer le Programme de cancérologie et à mieux comprendre ce qui les attend. « Nous accompagnons le patient et lui donnons le plus d’information possible pour l’aider à prendre des décisions thérapeutiques éclairées. C’est une période très difficile dans sa vie. Notre rôle est de lui apporter de la clarté et un soutien moral », ajoute Mary.

Haydn affirme catégoriquement qu’il n’y serait pas parvenu sans elle. « Elle a été d’une aide immense et d’une telle gentillesse tout au long du processus. Je me rappelle que de nombreuses personnes m’ont rapidement contacté et je me suis senti quelque peu submergé. Mais Mary était toujours là, disposée à m’aider à décider quoi faire par la suite. Elle a été ma source de soutien continu ».

Un soutien qui ne fera pas défaut alors que l’équipe soignante de Haydn avait acquis une meilleure idée du genre de tumeur dont il était atteint.

Quand faut-il passer le test de dépistage du cancer colorectal?

Les personnes qui ont un risque moyen de faire un cancer du côlon devraient commencer à se faire dépister régulièrement dès l’âge de 50 ans. Pour les personnes à risque plus élevé (en raison d’antécédents familiaux, d’antécédents personnels de maladie inflammatoire chronique de l’intestin, ou d’autres facteurs de risque), il est recommandé de se faire dépister plus tôt ou plus souvent.

Parmi les signes précurseurs du cancer du côlon, mentionnons des changements persistants au niveau des habitudes intestinales (diarrhée ou constipation inhabituelle), des saignements rectaux ou du sang dans les selles, des douleurs abdominales constantes, une sensation de selles incomplètes, une sensation de faiblesse ou de fatigue, et/ou un amaigrissement inexpliqué. Si l’un de ces symptômes apparaît seul, ou avec d’autres, et s’installe dans la durée, il est recommandé de consulter un médecin.

Le rôle crucial du laboratoire de diagnostic en oncologie moléculaire

Grâce à d’autres tests, l’équipe soignante a pu prévoir le meilleur parcours thérapeutique pour le jeune homme. Certains ont été réalisés au laboratoire de diagnostic en oncologie moléculaire de L’Hôpital d’Ottawa, le premier du genre à Ottawa.

Le laboratoire, financé par des dons, a révolutionné le diagnostic et le traitement du cancer en permettant aux professionnels de la santé d’analyser les défauts génétiques de cellules tumorales et d’adapter les traitements au type de cancer de chaque patient. En cernant ainsi quels médicaments seront mieux adaptés à la maladie d’un patient donné, cela contribue à améliorer la qualité des soins aux personnes atteintes du cancer.

Grâce aux recherches menées dans le laboratoire, les patients ont accès, en primeur, aux derniers traitements expérimentaux contre le cancer. Il s’agit du troisième laboratoire du genre au Canada à recourir à la technologie d’analyse génétique la plus sophistiquée – le  séquençage de nouvelle génération – pour analyser les caractéristiques à partir de plus grands groupes de gènes ou de protéines. La finalité est d’améliorer le dépistage du cancer et la lutte contre cette maladie au moyen de traitements davantage précis et personnalisés.

Haydn et Dre Auer au Déjeuner du PDG pour L’Hôpital d’Ottawa.

Photo par Ashley Fraser.

« Haydn a bénéficié de ce traitement de pointe près d’une année avant qu’il ne soit connu à grande échelle. Et cela, grâce à notre équipe très bien informée et courageuse qui a fait preuve de créativité face à un jeune homme de 22 ans atteint d’un cancer ».

– Dre Rebecca Auer
Pendant que l’équipe soignante de Haydn attendait les résultats de ses tests, ce dernier se préparait à des traitements de radiothérapie devant commencer en mars 2021. Mais à quelques jours de son premier traitement, il a reçu un appel qui allait tout changer. « C’était une conférence téléphonique tout à fait inattendue avec mes trois médecins. Elles m’ont expliqué que le test de biomarquage de ma tumeur montrait que j’étais atteint d’un cancer présentant une instabilité microsatellitaire élevée au stade avancé (MSI-H), et que j’étais admissible à recevoir un certain type d’immunothérapie », se souvient Haydn.
Ce sous-type unique de cancer rectal a donné des résultats concluants lors d’essais cliniques d’immunothérapie. En expliquant tout cela à Haydn et à sa famille, l’équipe a utilisé des données tirées de travaux publiés pour proposer un plan thérapeutique personnalisé et qui, selon elle, lui donneraient de meilleurs résultats à long terme. « Haydn a bénéficié de ce traitement de pointe près d’une année avant qu’il ne soit connu à grande échelle. Et cela, grâce à notre équipe très bien informée et courageuse qui a fait preuve de créativité face à un jeune homme de 22 ans atteint d’un cancer », révèle la Dre Auer.

Les tests ont aussi montré que Haydn était atteint du syndrome de Lynch, une prédisposition héréditaire qui augmente les risques d’avoir certains cancers, notamment un cancer colorectal. Les résultats ont fourni des renseignements précieux qui ont aidé son équipe soignante à élaborer un traitement adapté à son cas particulier. Selon ses médecins, l’immunothérapie donnerait à Haydn la meilleure chance de vivre longtemps et en bonne santé.

L’espoir de l’immunothérapie

Lorsque Haydn a pris connaissance de cette alternative aux soins habituellement fournis, il oscillait entre l’allégresse et la nervosité. « S’il est vrai que j’étais nerveux à l’idée d’essayer quelque d’aussi nouveau et futuriste, j’étais aussi enthousiaste de savoir que l’immunothérapie me donnait de l’espoir. Ma famille et moi avons une totale confiance en mes médecins, sachant qu’elles pourraient avoir accès à ce traitement qui s’était avéré très prometteur lors d’études préliminaires », confie Haydn.

« Ma tumeur avait quasiment diminué de moitié. C’était incroyable ».

– Haydn Bechthold
Pour la Dre Gotfrit, l’immunothérapie changeait la donne. Elle se souvient qu’il y a à peine 8 ou 10 ans, alors qu’elle était résidente en médecine interne et faisait un stage en oncologie, les traitements personnalisés étaient très rares. Les choses évoluent toutefois vite. « De plus en plus de données, de découvertes et de progrès sur les bases moléculaires des tumeurs sont mis à notre disposition. Et, plus important encore, les médicaments susceptibles de directement cibler certaines altérations moléculaires sont en développement. Donc, au lieu de traitements de chimiothérapie qui tuent sans discernement toutes les cellules qui se divisent rapidement et provoquent de nombreux effets secondaires partout dans l’organisme, les nouvelles thérapies sont beaucoup plus sélectives et peuvent cibler des mutations précises dans les tumeurs. Pouvoir identifier ces altérations moléculaires constitue un immense progrès pour l’oncologie, en nous donnant plus d’options et une meilleure qualité de vie aux patients. Nous sortons tous gagnants ».

Le 21 avril 2021, Haydn a commencé son traitement d’immunothérapie et, au bout d’un mois, tous ses symptômes avaient disparu. Plus de sang dans ses selles, plus aucune douleur, il avait retrouvé son énergie et ne perdait plus de poids.

Après deux mois, les nouvelles l’ont encore davantage enchanté lors de son premier examen d’imagerie. « Ma tumeur avait quasiment diminué de moitié. C’était incroyable ».

Qu’est-ce que l’immunothérapie?

L’immunothérapie du cancer, aussi appelée immuno-oncologie, permet de renforcer le système immunitaire des patients de sorte qu’ils puissent combattre leur cancer. L’immunothérapie « enseigne » au système immunitaire à reconnaître et à détruire les cellules cancéreuses, en renforçant les cellules immunitaires pour combattre le cancer et aider l’organisme à augmenter sa réponse immunitaire d’autres manières. Il existe de très nombreuses formes d’immunothérapie du cancer, et tout autant de méthodes d’administration, parmi lesquelles des thérapies ciblées ayant recours à des anticorps, des vaccins, des transferts de cellules, des virothérapies, pour ne citer que quelques exemples. L’immunothérapie du cancer est une biothérapie qui peut être utilisée seule ou avec d’autres traitements, comme une chirurgie, une chimiothérapie ou une radiothérapie. 

Son traitement d’immunothérapie s’est poursuivi jusqu’en juillet 2021, date à laquelle la tumeur n’était plus du tout visible lors des examens d’imagerie. C’est à ce moment-là que la Dre Gotfrit a appelé la Dre Auer pour lui annoncer que le jeune homme était prêt à être opéré.

En août, une lourde intervention chirurgicale était programmée pour enlever ce qu’il pouvait rester de la tumeur et des ganglions lymphatiques tout autour. Haydn a également subi une intervention communément appelée « réservoir en J » consistant à retirer son côlon pour tenter d’éliminer tout risque futur de cancer, tout en lui permettant de vivre normalement sans sac de stomie. C’est au cours de cette intervention chirurgicale que la Dre Auer a fait une incroyable découverte : il n’y avait plus aucune trace de cancer. « Cela a été un moment exaltant. En repensant au jour où je l’avais rencontré, j’étais alors convaincue qu’il allait me briser le cœur, mais nous étions face à un dénouement époustouflant. Ce jeune homme pouvait de nouveau forger des projets d’avenir! », s’exclame la Dre Auer.

Une fois le réservoir J cicatrisé, Haydn a dû subir une nouvelle opération en novembre 2021, effectuée cette fois-ci par le Dr Shaheer Tadros et la Dre Auer pour retirer la stomie provisoire et terminer la procédure préalable. Haydn allait bientôt pouvoir se réaccaparer sa vie.

Comment se déroule la création d’un réservoir en J?

AVANT LA CHIRURGIE

  • Le côlon et le rectum sont en place
  • Le patient souffre de symptômes

PENDANT LA CHIRURGIE

  • Le côlon et le rectum sont retirés
  • L’intestin grêle est utilisé pour former une réservoir en « J » qui sera ensuite reliée au sphincter anal
  • Sac de stomie installé pendant la chirurgie pour faciliter la guérison du réservoir

DEUXIÈME INTERVENTION

  • Retrait de la stomie provisoire
  • APRÈS LA CHIRURGIE – Le réservoir en J et l’anus fonctionnent normalement.

Le rôle de la recherche dans la modification du parcours thérapeutique des patients cancéreux

Lorsque confrontés à des cas complexes de cancer, nos spécialistes en oncologie ne se limitent pas aux soins habituellement prodigués. Connaissant l’impact que cela aurait à long terme sur la vie de Haydn, ils ont plutôt redoublé d’efforts pour lui proposer une autre option accompagnée d’une meilleure qualité de vie à long terme — un traitement d’immunothérapie.

Depuis qu’elle a lancé son propre laboratoire de recherche à L’Hôpital d’Ottawa en 2007, la Dre Auer se concentre sur l’interaction entre le cancer, la chirurgie et le système immunitaire, et a ainsi fait d’importantes découvertes. « La chirurgie se prête très bien pour retirer des tumeurs solides. En revanche, nous constatons à présent que, malheureusement, une chirurgie peut aussi amoindrir les défenses immunitaires et ainsi faciliter la persistance des cellules cancéreuses restantes et leur propagation dans d’autres organes ».
L’équipe de la Dre Auer a compris comment cela se produit et teste actuellement différentes stratégies en laboratoire et sur des patients pour modifier le système immunitaire et éviter la récidive du cancer après une intervention chirurgicale. De tels essais englobent souvent des patients atteints d’un cancer colorectal.

Il y a quelques années à peine, Haydn ne se serait jamais intéressé à la recherche, et encore moins à la recherche contre le cancer. Il a bien changé depuis. « Il y a tant de progrès réalisés chaque année dans ce domaine, en particulier lors d’essais cliniques, et c’est très palpitant. Je pense que de nombreuses personnes entendent parler d’essais cliniques, moi compris quand j’étais en traitement, et sont assez hésitantes à y participer. Mais la plupart du temps, il est question de la plus récente et sans doute, de la meilleure thérapie; la recherche a donc une importance cruciale ».

L’avenir lui appartient

À peine quelques mois se sont écoulés depuis la seconde intervention chirurgicale de Haydn que déjà il commence à se sentir comme avant. Il a recommencé à faire de l’exercice et à prendre du poids. Il a fait d’énormes progrès en très peu de temps depuis son effroyable diagnostic.

Aujourd’hui, Haydn continue d’être suivi étroitement par la Dre Gotfrit, et le sera pendant encore quelques années, mais son cancer a disparu et Haydn revit. Aux dires de son oncologue médicale, c’est le meilleur dénouement possible qu’elle aurait pu imaginer pour lui. « C’est exactement pour cela que j’ai choisi l’oncologie médicale. Il n’y a pas meilleure sensation au monde que de déployer tous ces efforts, de réfléchir et de se torturer l’esprit pour savoir ce qu’il convient de faire pour ce jeune homme. Puis de prendre la meilleure décision possible et de constater que cela a bien ou mieux fonctionné qu’on ne le croyait. C’est une sensation de bien-être difficile à décrire », exprime la Dre Gotfrit.
The Ottawa Hospital’s President’s Breakfast was held Tuesday, Sept. 13, 2022, at the Canadian War Museum.
Mary Farnand, Dre Auer, Haydn et ses parents au Déjeuner du PDG pour L’Hôpital d’Ottawa. Photo par Ashley Fraser.

« J’ai aussi pris conscience de la chance que j’avais de pouvoir compter sur L’Hôpital d’Ottawa et son équipe de médecins qui ne se sont pas limités aux traitements classiques, et qui ont fait preuve de créativité pour me donner la meilleure qualité de vie possible ».

– Haydn Bechthold
En ce qui concerne Haydn, c’est un effort d’équipe qu’il n’est pas près d’oublier. « Je n’avais jamais eu peur de la mort auparavant, mais j’ai compris que je ne n’étais pas invincible. J’ai aussi pris conscience de la chance que j’avais de pouvoir compter sur L’Hôpital d’Ottawa et son équipe de médecins qui ne se sont pas limités aux traitements classiques, et qui ont fait preuve de créativité pour me donner la meilleure qualité de vie possible. J’ai eu le sentiment qu’ils se souciaient sincèrement tous de mon bien-être ».

Bien que Haydn habite aujourd’hui à Toronto et fasse des études de droit, il trouve toujours le temps d’aller frapper dans un ballon rond pour se distraire. Le sourire aux lèvres, il affirme que le soccer ne fait pas encore partie de son passé. Il a maintenant tout le temps de prendre une telle décision.

La vidéo est uniquement disponible en anglais.

Écoutez Haydn nous raconter son histoire dans ses propres mots dans l’épisode 69 du balado Pulse.

Écoutez maintenant :

Une volonté insatiable d’aider les autres à l’origine d’un généreux don

Le Dr  Shiv Jindal, néphrologue de renom, et son épouse Sarita font un don de 1 million de dollars à la campagne Créons des lendemains 

Le Dr Shiv Jindal et son épouse Sarita partagent la même perspective philosophique quand il s’agit de philanthropie : si quelque chose de bien et d’important se produit pour le bien de la collectivité, pourquoi ne pas en faire partie?

C’est cette perspective simple qui les a poussés à appuyer la construction du nouveau campus sur l’avenue Carling dans le cadre de notre campagne sans précédent Créons des lendemains. Grâce à ce projet, ils ont vu une occasion d’aider leur collectivité, tout en faisant un clin d’œil affectueux au campus de L’Hôpital d’Ottawa où le Dr Shiv Jindal a passé 45 ans d’une carrière bien remplie comme néphrologue après son arrivée au Canada en 1967.

« Si l’occasion vous est donnée de faire le bien, n’y pensez pas à deux fois ».

Dr Shiv et Sarita Jindal
Dr. Shiv Jindal and Mrs. Sarita Jindal made a major gift to the Campaign to Create Tomorrow
Dr Shiv Jindal et son épouse, Sarita, offrent 1 million de dollars à la campagne Créons des lendemains.

Le Dr Jindal a contribué à la création du Service de néphrologie à l’Hôpital Civic alors que cette spécialité médicale n’en était encore qu’à ses débuts. Sur le plan professionnel, le Dr Jindal est un ardent défenseur de la prévention des maladies. D’ailleurs, en 2007, les Jindal ont fait don de 1 million de dollars pour financer une chaire au Centre de recherche sur les maladies du rein à L’Hôpital d’Ottawa pour faire des recherches permettant de prévenir les maladies chroniques du rein. Leur dernier don de 1 million de dollars souligne leur désir profond de faire en sorte que leur ville et d’autres villes deviennent des endroits où il fait bon vivre. Pour les Jindal, ce don est un investissement dans une campagne qui a le pouvoir d’améliorer la vie des patients et de contribuer à redéfinir notre approche en matière de prophylaxie, en particulier au nouveau campus.

Grâce à la campagne Créons des lendemains d’un montant de 500 millions de dollars, la plus importante campagne de financement dans l’histoire d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa amorce la réalisation de sa vision qui transformera les soins de santé dans le monde entier, en construisant l’hôpital de recherche le plus technologiquement avancé du Canada et en appuyant les recherches révolutionnaires et les projets novateurs de demain.

Les Jindal sont de généreux donateurs de longue date et sont très respectés parmi notre collectivité indocanadienne et le milieu médical local. Leur souhait d’améliorer la vie d’autres personnes ne s’est jamais limité aux frontières de la Ville d’Ottawa. Pendant la plupart des hivers de 1995 à 2015, les Jindal ont passé entre quatre et six semaines en Inde afin de sensibiliser les populations de plus de 60 villages sur la prévention des maladies, l’éducation et la création d’emplois. L’altruisme est, chez eux, une seconde nature.

Merci, Shiv et Sarita, pour votre générosité inspirante et votre engagement indéfectible pour faire en sorte qu’Ottawa et le monde entier deviennent des endroits où il fait bon vivre.

La vidéo est uniquement disponible en anglais.

À propos de la campagne « Créons des lendemains »

Notre campagne de financement « Créons des lendemains », la plus importante de l’histoire de la région, vise à récolter 500 millions de dollars. Cette campagne nous permettra de réaliser notre vision extrêmement ambitieuse de l’avenir de L’Hôpital d’Ottawa, portée par quatre piliers essentiels.

INNOVATION ET TECHNOLOGIE

Découvrez comment nous créerons l’établissement de santé le plus perfectionné au pays, doté des outils les plus modernes, pour offrir à la population un accès aux soins nécessaires, à l’endroit le plus propice et aux fournisseurs de soins les plus compétents.
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RECHERCHE DE CALIBRE MONDIAL

Grâce à notre modèle collaboratif unique, amenant cliniciens et chercheurs à travailler main dans la main, les patients d’Ottawa – et du monde entier – bénéficieront de découvertes révolutionnaires.
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RENFORCEMENT DES SERVICES CRITIQUES

Qu’il s’agisse de traumatologie, de percées dans la lutte contre le cancer ou de neurosciences, nous améliorerons les services critiques que nous offrons aux patients dans toute la région.
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Subhas « Sam » et Uttra Bhargava redonnent à leur collectivité depuis leur première rencontre il y a 60 ans – et cette sollicitude a pris une nouvelle dimension après la perte de plusieurs êtres chers.

Ensemble, ils ont pris soin du père et de la mère de Sam, l’un atteint de la maladie de Parkinson et l’autre de la maladie d’Alzheimer. Leur fille aînée, Suruchi, est devenue tétraplégique après avoir été heurtée par un conducteur ivre. Les trois sont malheureusement décédés à la suite de la détérioration de leur état de santé. Ces tragédies ont fait entrer Sam et Uttra dans le monde de la santé et de la recherche, en les encourageant à redoubler d’efforts pour d’autres confrontés à des difficultés semblables.

« Nous savions que nous devions faire quelque chose pour que personne ne souffre comme nous », de dire Uttra.

« Nous savions que nous devions faire quelque chose pour que personne ne souffre comme nous ».

– Uttra Bhargava

Uttra et Sam Bhargava à l’inauguration de la Clinique Bhargava de neurosciences.

Bénévoles et philanthropes depuis des décennies, les Bhargava permettent de mieux comprendre les recherches menées à L’Hôpital d’Ottawa, tout en nouant un lien étroit avec le Dr Michael Schlossmacher, directeur du Programme de neurosciences et scientifique clinique, qui se consacre à améliorer la vie des personnes atteintes de maladies neurodégénératives.

« La recherche est la seule source d’espoir et d’innovation ».

– Sam Bhargava

« Le Dr Schlossmacher est un éminent scientifique et un homme particulièrement remarquable… Je l’admire beaucoup », d’ajouter Uttra, quand elle et son mari parlent de l’importance de garder à Ottawa les meilleurs chercheurs au monde. « Les personnes talentueuses ne manquent pas; elles peuvent tout faire », de conclure Sam.

C’est cette conviction profonde qui a poussé Sam et Uttra à soutenir la recherche à L’Hôpital d’Ottawa et les soins pour les patients atteints d’une lésion cérébrale ou de la moelle épinière. Ils espèrent que leur soutien aidera à trouver des remèdes pour certaines des maladies et blessures les plus graves – tout en restant conscients que cela n’arrivera pas du jour au lendemain. Ils qualifient leur soutien d’acompte sur leur rêve de guérison. « La recherche est la seule source d’espoir et d’innovation, de dire Sam. Sans cela, c’est peine perdue ».

Les Bhargava donnent généreusement et s’estiment chanceux de pouvoir le faire. En 2012, ils ont fait un don de 1 million de dollars pour créer la Chaire de recherche Bhargava sur la neurodégénérescence à L’Hôpital d’Ottawa – le Dr Schlossmacher en est l’actuel titulaire, et Sam est aussi le président fondateur du Consortium pour la recherche sur le Parkinson. En hommage à leur fille aînée, ils ont également mis sur pied la Chaire de recherche Suruchi Bhargava sur la moelle épinière, qui appuie les travaux de recherche en neurochirurgie de la Dre Eve Tsai.

Uttra (à gauche) and Sam (à droite) Bhargava with Dr Schlossmacher (au centre).

Dernièrement, ils ont fait don de 500 000 $ à la campagne Créons des lendemains, une campagne qui, en plus de soutenir la construction du nouveau campus qui abritera un nouvel institut de neurosciences, propulsera la recherche vers de nouveaux sommets.

« Pour aider la collectivité, il faut investir dans la recherche. Sans cela, c’est peine perdue ».

– Uttra Bhargava

En plus de soutenir L’Hôpital d’Ottawa, Sam et Uttra font preuve d’un esprit philanthropique qui profite à de nombreuses autres initiatives communautaires, comme des programmes d’alphabétisation des jeunes enfants et des programmes de dépistage auditif destinés aux enfants d’âge préscolaire. Ils ont par ailleurs joué un rôle important dans la proclamation par le Parlement de la Journée nationale de l’enfant au Canada. De nos jours, en plus de soutenir la recherche à L’Hôpital d’Ottawa, Sam et Uttra militent pour faire changer la manière dont nous prenons soin de notre population vieillissante. Avec l’aide d’une équipe de premiers sympathisants, ils se mobilisent sur le terrain pour adresser une pétition à la Chambre des communes demandant d’accorder une plus grande priorité à la santé et au mieux-être des aînés et des personnes handicapées. Sam et Uttra sont convaincus que la recherche et l’innovation permettent d’améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens.

Les Bhargava se servent de leur notoriété professionnelle et communautaire pour remonter le moral des personnes de leur entourage, qu’ils ne rencontreront jamais pour la plupart. Ils s’efforcent d’éviter à d’autres de faire face aux mêmes tragédies que les leurs, en leur apportant un soutien financier et en consacrant du temps et de l’énergie à des causes qui les touchent directement. « Nous voulons donner de l’argent, de dire Uttra, et en même temps, nous voulons collaborer avec la collectivité ».

« Pour aider la collectivité, il faut investir dans la recherche. Sans cela, c’est peine perdue ».

Uttra (à gauche) and Sam (à droit) Bhargava avec Dre Eve Tsai (au centre).

L’Hôpital d’Ottawa est un important hôpital universitaire d’enseignement et de recherche fièrement affilié à l’Université d’Ottawa.

Un couple solidaire de la collectivité concrétise sa gratitude

Tony Sottile et Barbara Robertson font leur plus important don à ce jour en investissant 2 M$ dans la campagne Créons des lendemains

Certains ont le don de découvrir des occasions en or. Ils voient grand et n’hésitent pas à se lancer le moment venu. Tony Sottile et Barbara Robertson sont parmi ces personnes-là – humbles, travaillants et capables de reconnaître un grand projet lorsqu’il se présente.

Originaire de San Martino in Pensilis, en Italie, la famille de Tony s’est établie au Canada en 1966. Ses parents, Giuseppe et Tina, n’ont rien ménagé pour se forger une nouvelle vie à Ottawa. Pendant trois décennies, ils ont dirigé Kanata Cleaners tout en inculquant à leurs enfants qu’un travail intense en vaut la peine. Son diplôme en génie mécanique en poche, Tony s’est lancé sur sa propre voie en accédant à la présidence de Modern Niagara en 2002 avant de devenir PDG de l’entreprise en 2004, poste qu’il a occupé jusqu’à sa retraite en 2016.

Le succès de Tony ne lui a pas fermé les yeux aux besoins de la collectivité, qu’il aide sans compter en toute humilité. Avec Barbara, son épouse, il appuie depuis des années de nombreuses causes à Ottawa et en inspire d’autres à faire de même. Enseignante à la retraite, Barbara fait du bénévolat chaque semaine aux Bergers de l’espoir et au Manoir Ronald McDonald. De son côté, Tony siège au Conseil des gouverneurs de L’Hôpital d’Ottawa. Ce ne sont là que des exemples de ce qu’ils font pour le mieux-être de notre collectivité.

Par son don récent de 2 millions de dollars à la campagne Créons des lendemains, le couple exprime sa gratitude envers une ville qu’il estime lui avoir tant apporté. Il souhaite ainsi investir dans la création d’un centre mondial de soins de santé et de formation, projet dont les retombées économiques seront sans égal.

La campagne Créons des lendemains concrétise une vision pour la transformation des soins de santé dans le monde. Il s’agit de bâtir l’hôpital le plus technologiquement avancé au pays et de propulser vers de nouveaux sommets une recherche de pointe et l’innovation.

Tony Sottile et Barbara Robertson.

Merci, Tony et Barbara, de vous investir dans notre collectivité et dans notre hôpital, et de nous donner l’exemple par votre générosité.

À propos de la campagne « Créons des lendemains »

Notre campagne de financement « Créons des lendemains », la plus importante de l’histoire de la région, vise à récolter 500 millions de dollars. Cette campagne nous permettra de réaliser notre vision extrêmement ambitieuse de l’avenir de L’Hôpital d’Ottawa, portée par quatre piliers essentiels.

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Pendant son enfance à Mumbai, en Inde, le Dr Pradeep Merchant rêve de devenir médecin. Le frère cadet de son père est médecin et lui sert de modèle, l’aidant à tracer sa voie vers l’avenir.

Le Dr Merchant immigre au Canada au milieu des années 1980 lorsqu’il commence des études en pédiatrie à l’Université Queen’s. Attiré par une surspécialité en néonatologie, il met ensuite le cap sur SickKids à Toronto, où il achève sa formation. Mais c’est L’Hôpital d’Ottawa qui, il y a 30 ans, retient son attention avec une intéressante bourse de recherche qu’il accepte sans hésiter.

C’est donc à Ottawa que le Dr Merchant et son épouse Anita s’établissent et élèvent leur famille. Depuis 25 ans, le Dr Merchant est chef de la Division de néonatologie au Campus Civic, où il se dévoue pour nos patients les plus petits et les plus vulnérables. Il leur donne une voix, réclamant toujours une technologie et des outils de pointe pour soigner les bébés prématurés et leur mère.

Dr Pradeep et Mme Anita Merchant

« Nous avons accompli tant de choses pour notre collectivité avec un édifice quasi centenaire au Campus Civic – imaginez ce que nous pourrons faire avec le nouveau campus. »

– Dr Pradeep Merchant

Pour le Dr Merchant, le dévouement est aussi synonyme d’aider notre hôpital à réaliser son plein potentiel, en l’occurrence en siégeant bénévolement au conseil d’administration de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa, et, récemment, en devenant l’un des dirigeants de la campagne Créons des lendemains.

Mais comme si cela ne suffisait pas, le Dr Merchant et son épouse estiment qu’il est aussi important d’épauler la campagne en faisant un don considérable, ce qui, l’espèrent-ils, incitera d’autres à donner aussi. Le couple s’est donc engagé à verser à la campagne une somme équivalente à tout nouveau don mensuel jusqu’à concurrence de 50 000 $, et ce, d’ici au 15 novembre.

Le couple croit que la campagne, qui consiste à propulser la recherche vers de nouveaux sommets et à appuyer la construction du nouveau campus sur l’avenue Carling, changera la donne dans notre ville. « Nous avons accompli tant de choses pour notre collectivité avec un édifice quasi centenaire au Campus Civic – imaginez ce que nous pourrons faire avec le nouveau campus. Une merveille d’ingénierie, l’imposant bâtiment nous permettra d’offrir les meilleurs soins qui soient. Pour moi, le plus emballant, c’est que nous allons attirer les meilleurs médecins de partout au monde », affirme le médecin.

Le Dr Merchant n’hésite pas à communiquer sa vision à d’autres, y compris à la communauté indocanadienne avec laquelle il collabore à des projets depuis des années. « La philanthropie commence chez soi et parmi les siens. Lorsque les gens voient que je ne fais pas que parler, mais que je passe aux actes en faisant mon possible pour aider, j’espère que cela les incite à faire leur possible aussi. Car dans une ville, des soins de santé formidables, novateurs et transformationnels bénéficient à tous, et non seulement à un petit nombre. »

Ce sont les gens d’ici et leur avenir qui motivent le Dr Merchant à participer à cette grande campagne. « Je suis au crépuscule de ma carrière, mais je me sens aussi motivé que lorsque j’ai commencé à travailler dans cet hôpital en 1992. Voici une occasion phénoménale de participer à un grand mouvement et d’y contribuer, et d’offrir à notre population les meilleurs soins de santé pour les 100 prochaines années. »

« La philanthropie commence chez soi et parmi les siens. Lorsque les gens voient que je ne fais pas que parler, mais que je passe aux actes en faisant mon possible pour aider, j’espère que cela les incite à faire leur possible aussi. »

– Dr Pradeep Merchant

La philanthropie du Dr Merchant, qui s’efforce sans relâche de redonner depuis des décennies, ne passe pas inaperçue. Il a reçu l’un des plus grands honneurs lorsqu’il est devenu membre de l’Ordre du Canada en 2021. « Le Canada m’a tant donné et je m’émeus, même à ce jour, d’avoir reçu l’appel du bureau du gouverneur général. J’en suis ému et honoré. Je ne m’y attendais pas. Je remercie notre pays, mais aussi notre société, d’avoir fait de moi ce que je suis devenu aujourd’hui. »

Publié : septembre 2022

Lorsqu’elle réfléchit à la dernière décennie, Geneviève Bétournay repense aux épreuves qu’elle a surmontées. Propriétaire d’Art House, café-galerie d’art, elle s’est battue pour sauvegarder son commerce pendant la pandémie. Or, son diagnostic de sclérose en plaques en 2010 fut un défi encore plus grand. Aujourd’hui, une greffe de cellules souches reçue à L’Hôpital d’Ottawa a changé sa vie et lui fait voir l’avenir avec optimisme.  

Geneviève est passée maître dans l’art de l’adaptation. Elle était dans la jeune vingtaine et allait à l’université quand elle a commencé à avoir des problèmes de vision. Sa vision devenait trouble surtout lorsqu’elle était stressée, mais elle ne pensait à rien de grave. Elle a finalement pris la chose au sérieux à 23 ans alors qu’elle résidait au Japon et qu’elle a commencé à remarquer d’autres symptômes. « Ma vision empirait et c’était effrayant. Aussi, je ne contrôlais plus mon pied; je devais le traîner pour le bouger et j’avais d’autres problèmes de mobilité », se souvient-elle.

Geneviève Bétournay, owner of the Art House, was treated for multiple sclerosis at The Ottawa Hospital.
Geneviève Bétournay a reçu un traitement contre la sclérose en plaques à L’Hôpital d’Ottawa.

Le choc du diagnostic de sclérose en plaques

De retour du Japon, Geneviève s’est mise à chercher des réponses. Un certain temps s’écoulera pourtant avant que quelqu’un fasse les liens nécessaires et élucide le problème. « En fin de compte, ce sont les problèmes de vision qui m’ont poussée à consulter un neurologue, car mon optométriste avait beau prescrire les bonnes lunettes, je voyais encore trouble », explique-t-elle.

Son neuro-ophtalmologiste a été le premier à lui parler de la gravité de son état. Ses symptômes semblaient résulter d’une tumeur au cerveau ou de la sclérose en plaques. « Je me revois ce jour-là. J’étais assise dans le bureau. J’étais bouleversée parce que je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait, pour être honnête. Quand on a grandi dans une société comme la nôtre, on entend rarement parler des maladies chroniques. »   

Une IRM donnera enfin à Geneviève les réponses qu’elle cherchait. Des réponses et un diagnostic de sclérose en plaques, qui ont eu l’effet d’un choc.

« Comment vit-on avec la sclérose en plaques? À quoi la vie ressemblerait-elle? C’était effrayant. Je ne savais pas ce qui allait m’arriver. »

– Geneviève Bétournay

La sclérose en plaques est une maladie qui peut toucher le cerveau et la moelle épinière, ce qui cause des symptômes très variés, dont des problèmes de vision, de mobilité des bras ou des jambes, de sensation ou d’équilibre. Pour Geneviève, un flot d’incertitudes et de questionnements s’en est suivi. « Comment vit-on avec la sclérose en plaques? À quoi la vie ressemblerait-elle? C’était effrayant. Je ne savais pas ce qui allait m’arriver », dit-elle. 

Infographic, MS effects on the body
1

Fatigue, perturbation cognitive, changements d’humeur

2

Problèmes de la vue : perte de vision, vision trouble et vision double

3

Difficulté à parler et à avaler

4

Incontinence et problèmes digestifs

5

Coordination œil/main difficile et engourdissement/ picotements dans les mains

6

Dysfonction sexuelle

7

Membre affaibli ou engourdi

8

Difficulté à marcher et problèmes d’équilibre

Effets de la sclérose en plaques sur le corps

  1. Fatigue, perturbation cognitive, changements d’humeur
  2. Problèmes de la vue : perte de vision, vision trouble et vision double
  3. Difficulté à parler et à avaler
  4. Incontinence et problèmes digestifs
  5. Coordination œil/main difficile et engourdissement/ picotements dans les mains
  6. Dysfonction sexuelle 
  7. Membre affaibli ou engourdi
  8. Difficulté à marcher et problèmes d’équilibre

Le traitement novateur réalisé à Ottawa

Une fois la nouvelle du diagnostic encaissée par Geneviève et sa famille, Geneviève a appris tout ce qu’elle pouvait sur la maladie. Une amie de la famille, qui était d’ailleurs infirmière, avait beaucoup entendu parler du Dr Mark Freedman et de sa recherche transformationnelle sur la greffe de cellules souches pour guérir la sclérose en plaques, menée de concert avec le Dr Harold Atkins. Cette amie a encouragé Geneviève à communiquer avec la clinique de sclérose en plaques de L’Hôpital d’Ottawa. La rencontre avec le Dr Freedman a été un moment charnière qui a donné à Geneviève des raisons d’espérer. « Pour moi, cet appel a été un coup de chance qui a changé ma vie », explique-t-elle. 

Il y a 24 ans, beaucoup étaient sceptiques lorsque les Drs Atkins et Freedman ont lancé l’idée d’utiliser des cellules souches pour reprogrammer le système immunitaire afin de stopper la progression de la sclérose en plaques. Aujourd’hui, ces médecins sont réputés comme pionniers d’un traitement novateur maintenant utilisé autour du globe. En fait, c’est le destin qui a réuni le Dr Atkins, hématologue, et le Dr Freedman, neurologue, tandis qu’ils travaillaient sur un autre projet. Ils ont commencé à parler de greffes de cellules souches, ce qui a débouché sur la transformation du traitement de la sclérose en plaques.

Geneviève traversait des moments de grande incertitude, mais elle sentait qu’elle était entre de bonnes mains malgré la complexité de son cas. « Le Dr Freedman a été très gentil dès le début. C’était très rassurant de savoir que plusieurs options de traitement s’offraient à moi, si jamais l’une d’elles ne fonctionnait pas. »

Il y a 24 ans, les Drs Mark Freedman et Harold Atkins ont proposé d’utiliser des cellules souches afin de reprogrammer le système immunitaire pour stopper la progression de la sclérose en plaques.

Geneviève a commencé par recevoir des injections tous les deux jours pendant un an. Malheureusement, le traitement n’a pas donné de bons résultats. Ensuite, elle a reçu pendant deux ans une chimiothérapie qui ciblait ses cellules immunitaires, mais là encore, sans obtenir les résultats souhaités par son équipe médicale. C’est ainsi qu’en janvier 2013, le Dr Freedman a recommandé la greffe de cellules souches pour traiter la sclérose en plaques.

L’accélération des symptômes

À ce stade-ci, la sclérose en plaques de Geneviève progressait rapidement. Ses deux yeux étaient maintenant touchés, et ses problèmes de mobilité s’aggravaient. « J’étais engourdie sous la taille. J’avais beaucoup de difficulté à marcher sans aide. J’avais besoin de m’appuyer sur quelque chose comme un mur ou sur quelqu’un. J’avais aussi des spasmes musculaires et des étourdissements », explique-t-elle.

Geneviève received a stem cell transplant at The Ottawa Hospital to treat MS.
Geneviève Bétournay a reçu un traitement contre la sclérose en plaques à L’Hôpital d’Ottawa.

Des maux de tête aggravaient aussi les choses, qui devenaient de plus en plus difficiles pour cette jeune femme qui faisait une maîtrise à l’Université d’Ottawa. Elle étudiait en chimie organique et son travail en laboratoire était rendu difficile par des angles morts dans sa vision et un manque de dextérité. Lorsque la possibilité de la greffe s’est présentée, elle explique que sa décision allait de soi. « J’avais entendu parler de ce traitement dès le début. Je l’avais toujours en tête. J’avais déjà pesé le pour et le contre. Je me souviens de ma tristesse parce que rien d’autre ne fonctionnait et que je n’avais plus le choix, car ma maladie allait s’aggraver davantage si je ne faisais rien. Ce fut une journée à la fois remplie d’espoir et d’émotions », se souvient-elle.

« J’étais engourdie sous la taille. J’avais beaucoup de difficulté à marcher sans aide. J’avais besoin de m’appuyer sur quelque chose comme un mur ou sur quelqu’un.  »

– Geneviève Bétournay

Geneviève se souvient de la compassion dont a fait preuve le Dr Freedman lorsqu’il a fallu songer à faire la greffe. Il a expliqué que ce serait l’une des décisions les plus difficiles de sa vie et l’a encouragée à prendre le temps de bien y réfléchir.

Quand Geneviève a appris que le traitement pouvait la rendre infertile, elle s’est fait prélever des ovules quelques mois avant le traitement. Elle a aussi reçu une injection qui permettrait à ses ovules de « s’éclipser » pendant le traitement.  

L’étape de la greffe de cellules souches 

En juillet 2013, Geneviève a reçu sa première greffe de cellules souches. La procédure consiste d’abord à purifier et à surgeler les cellules souches du patient avant de les « nettoyer » en laboratoire. Puis, le patient reçoit une chimiothérapie agressive pour détruire son système immunitaire. Enfin, les cellules souches nettoyées sont réintroduites dans le patient – elles commencent alors à bâtir un tout nouveau système immunitaire.

Bien que l’intervention fût délicate, Geneviève pensait surtout au résultat attendu. « C’était difficile physiquement et mentalement, mais j’avoue que cette épreuve a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. »

La périple des cellules souches durant une greffe autologue

Comment une greffe de cellules souches a stoppé la sclérose en plaques

Geneviève a reçu une greffe autologue de cellules souches hématopoïétiques pour traiter sa sclérose en plaques. Des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa ont été des pionniers de ce traitement révolutionnaire à l’intention de patients qui ont certaines formes de la sclérose en plaques. Il consiste à recueillir et à traiter les cellules souches du patient afin d’en retirer les traces de la maladie, d’éliminer son système immunitaire et d’en créer un nouveau à l’aide des cellules souches « nettoyées ». Le traitement est actuellement mis à l’essai pour deux autres maladies auto-immunes : la myasthénie grave et le syndrome de la personne raide.

« Cela m’arrivait lorsqu’il se passait quelque chose que je ne pouvais pas faire avant – je ressentais une véritable euphorie. J’étais enthousiaste. J’étais reconnaissante pour quelque chose que je croyais ne plus jamais pouvoir refaire. »

– Geneviève Bétournay

Geneviève dit qu’elle a été hospitalisée pendant huit jours seulement parce qu’elle n’avait pas eu d’infection grave ni eu besoin d’une surveillance continue. Le nombre de ses cellules augmentait et son nouveau système immunitaire commençait à se bâtir. Elle a encore continué à fréquenter l’hôpital pendant plusieurs mois après pour ses visites de suivi.

Par la suite, il a fallu déterminer si la greffe aurait des effets sur sa santé. Après huit à douze mois de convalescence, Geneviève a commencé à remarquer de toutes petites améliorations. « J’ai commencé à remarquer que je pouvais faire quelque chose que je n’arrivais pas à faire auparavant, ou que je n’étais plus capable de faire. La première des choses était que je pouvais soulever ma jambe droite, car mon côté droit était plus affecté que le gauche. »

Tout en observant ses petites améliorations, Geneviève a tâché de gérer ses attentes. Elle ne voulait pas trop espérer, mais elle avoue qu’elle n’a pas pu s’en empêcher par moments. « Cela m’arrivait lorsqu’il se passait quelque chose que je ne pouvais pas faire avant – je ressentais une véritable euphorie. J’étais enthousiaste. J’étais reconnaissante pour quelque chose que je croyais ne plus jamais pouvoir refaire. »

La chance d’une deuxième vie 

Ces dix dernières années, Geneviève a vu chacun de ses symptômes s’améliorer. Lever l’orteil, bouger un pied, pouvoir sauter, puis marcher plusieurs kilomètres sans trébucher et s’effondrer – voilà les grands jalons de sa convalescence. Les signes de sclérose en plaques disparaissent. « Je ne semble pas avoir fait une rechute à ce jour. La maladie ne semble plus active. Ma vision s’est améliorée et je continue à me rétablir, mais à petits pas, car la guérison prend du temps. »

Lorsque Geneviève pense à tout le chemin parcouru, elle se dit que si elle n’avait pas fait la greffe de cellules souches, elle serait probablement en fauteuil roulant aujourd’hui. « Cela en a valu la peine à 100 %. Je suis complètement ébahie par le seul fait de pouvoir bouger. Je suis très reconnaissante envers les médecins et pour tout ce que l’hôpital a fait pour moi.

Aujourd’hui, en boitant un tout petit peu, elle monte les marches du café Art House et jouit de chaque moment où elle peut célébrer les artistes de notre ville et le traitement transformationnel qu’elle a reçu à notre hôpital. « Ce que j’ai reçu n’a pas de prix. À part avoir la sclérose en plaques, rien n’a eu autant d’impact sur ma vie que cette greffe de cellules souches. Autrement dit, cela m’a sauvé la vie, ou peut-être pourrait-on dire que cela m’a donné une deuxième vie. »

Geneviève showing her ability to jump after receiving a stem cell transplant at The Ottawa Hospital.
Avant sa greffe de cellules souches, Geneviève avait beaucoup de difficulté à marcher sans aide.

« Ce que j’ai reçu n’a pas de prix. À part avoir la sclérose en plaques, rien n’a eu autant d’impact sur ma vie que cette greffe de cellules souches. »

– Geneviève Bétournay
Geneviève raconte son parcours avec la sclérose en plaques dans l’épisode 66 du balado Pulse.

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