Publié : juillet 2024

Imaginez un son rythmé et incessant, comme celui d’une machine à laver, dans vos oreilles, 24 heures sur 24. Pas un seul moment de répit, même pas lorsque vous essayez de dormir. Pour des millions de personnes dans le monde, un acouphène pulsatile en est la cause. À présent, lors d’une première mondiale, L’Hôpital d’Ottawa a trouvé un traitement curatif contre ce problème délibitant.

Chris Scharff-Cole a souffert pendant de nombreuses années de ce problème; comme beaucoup d’autres personnes, elle en ignorait la cause et tentait constamment d’obtenir de l’aide. Cette psychothérapeute maintenant retraitée originaire de Deep River, à l’ouest d’Ottawa, a passé 30 ans à aider d’autres personnes dans le cadre de sa pratique d’équithérapie. Cette amoureuse des chevaux a eu sa part de blessures au fil des ans, notamment plusieurs arthroplasties. S’il est vrai qu’elle a appris à vivre avec la douleur chronique, elle s’est demandé si elle retrouverait jamais une certaine quiétude à cause des bruits incessants dans son oreille droite.

Ce n’est que lorsqu’elle a rencontré le Dr Robert Fahed, neuroradiologue d’intervention et neurologue spécialisé en AVC à L’Hôpital d’Ottawa, qu’elle a pu enfin être soulagée.

Prise en charge des patients victimes d’un anévrisme cérébral à l’Urgence du Civic

En 2021, Chris souffre de douleurs intolérables et son médecin l’envoie à Pembroke pour faire une IRM qui montre la présence d’un anévrisme cérébral; elle est transportée par ambulance à l’Urgence du Campus Civic. « Ma tête me faisait extrêmement souffrir. Quand on me demande d’indiquer l’intensité de ma douleur sur une échelle de 1 à 10, je réponds 13 » explique Chris.

Elle attend un certain temps à l’Urgence avec les ambulanciers paramédicaux avant qu’un éminent chirurgien ne vienne la voir. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance du Dr Fahed. « Il ausculte le côté de ma tête, et il comprend ce qui ne va pas. Il me dit que cela va aller, qu’ils prennent les dispositions nécessaires. Tout va très vite, mais il fait preuve d’une immense
compassion ».

« Il ausculte le côté de ma tête, et il comprend ce qui ne va pas. Il me dit que cela va aller, qu’ils prennent les dispositions nécessaires. »

— Chris Scharff-Cole

Le traitement chirurgical de l’anévrisme se passe bien, même si un suivi régulier est nécessaire. C’est à ce moment-là que le Dr Fahed commence à constater un problème sous-jacent qui a des répercussions sur la qualité de vie de Chris. « Cela fait des années que Christine souffre et lorsqu’elle se plaint à des médecins, on lui dit qu’il n’y a rien d’anormal avec ses oreilles – plusieurs examens de densitométrie abondent dans ce sens », de dire le Dr Fahed.

Il précise que la cause véritable est un problème sous-jacent de vaisseaux, que peu d’otorhinolaryngologistes ou radiologistes savent détecter sur des clichés. « Ce vaisseau se trouve à proximité de l’oreille. Le sang s’écoule dans le vaisseau sanguin, ce qui se traduit par des ondes. C’est parce que vos oreilles vont bien que vous entendez ces sons anormaux ».

Chris a un acouphène pulsatile. « J’entends des pulsations dans ma tête 24 heures sur 24, ressemblant au bruit d’une machine à laver. J’entends constamment un bruit parasite dans mon oreille droite. Je n’entends pas bien et, surtout, je n’arrive pas à dormir. Et quand je m’endors d’épuisement, cela me réveille ».

« Personne d’autre au Canada ne prend en charge ces patients. »

— Dr Robert Fahed

Qu’est-ce qu’un acouphène pulsatile?

On estime que cela touche 300 millions de personnes dans le monde, et aux dires du Dr Fahed, entre 10 et 20 % de ces patients n’entendent pas de bourdonnements, mais un chuintement, comme des battements de cœur incessants dans leur oreille.

Le problème est que la majorité des gens vivent avec cet acouphène parce qu’ils ne parviennent pas à trouver de solution, à l’instar de Chris. Une équipe de L’Hôpital d’Ottawa est maintenant porteuse d’espoir pour tous ces gens. « Le problème, c’est qu’il y a très peu de personnes dans le monde qui savent comment prendre en charge ces patients, faire ce qu’il convient, trouver une cause et la traiter « précise le Dr Fahed.

C’est la raison pour laquelle, fin 2023, la clinique de l’acouphène pulsatile entre en service à L’Hôpital d’Ottawa. La seule autre clinique se trouve à Toronto. « Personne d’autre au Canada ne prend en charge ces patients », de dire le Dr Fahed.

C’est le cas de Chris qui incite cet éminent neuroradiologue d’intervention à se consacrer davantage à ce domaine de la médecine.

Précurseur d’un nouveau traitement contre l’acouphène pulsatile

En mars 2023, Chris bénéficie de cette nouvelle technique mise au point par L’Hôpital d’Ottawa. L’acouphène pulsatile est lié à plusieurs causes, et dans le cas de Chris, il est question de diverticule veineux.

La nouvelle technique en question s’appelle « perturbation du flux intrasacculaire ». Selon le Dr Fahed, elle consiste à mettre une petite sphère en métal à l’intérieur de la poche veineuse. La sphère en métal piège le sang dans le diverticule, puis forme un caillot et le sang ne se rend plus jusque dans cette veine. « C’est la circulation sanguine à l’intérieur de cette poche externe qui est à l’origine des ondes entendues par l’oreille en raison de sa proximité ».

« Le patient se présente pour une chirurgie de jour mini-invasive : nous faisons une incision dans l’aine, fixons toute anomalie trouvée et traitons l’acouphène. »

— Dr Robert Fahed

Contrairement aux autres techniques utilisées, celle-ci ne nécessite pas la pose d’une endoprothèse. Il n’est pas nécessaire de prendre des anticoagulants, et le patient n’a pas besoin de prendre de médicaments par la suite. « Le patient se présente pour une chirurgie de jour mini-invasive : nous faisons une incision dans l’aine, fixons toute anomalie trouvée et traitons l’acouphène. À son réveil, les bruits ont disparu. Le patient rentre chez lui le jour même. C’est incroyable », dit le Dr Fahed.

Ce jour-là, à son réveil après l’intervention chirurgicale, Chris sait que sa vie a complètement changé. « J’ai ouvert les yeux et dit “plus aucun bruit”. Je fais entièrement confiance au Dr Fahed. Il est talentueux. Ma vie est sereine. J’apprécie chaque jour de ne pas être hantée par ces bruits. Chaque jour est pour moi une bénédiction ».

Le statu quo n’est pas une option

Elle est contente d’avoir été la première et de donner à présent de l’espoir à d’autres personnes à l’avenir. « Nous avons une chance immense d’avoir accès à de tels soins. Je suis ravie d’en avoir bénéficié et j’espère que d’autres personnes en bénéficieront aussi. Je suis très reconnaissante, et nous faisons ce que nous pouvons pour soutenir l’hôpital. L’Hôpital d’Ottawa a la chance de pouvoir compter sur le DrFahed », de conclure Chris.

« L’Hôpital d’Ottawa a mis eu point cette nouvelle technique; nous sommes sortis des sentiers battus pour ce faire. »

– Dr Robert Fahed

Les demandes de consultation peuvent être envoyées par télécopieur au
613-761-5360 -
Dr Robert FAHED
- Ottawa Pulsatile Tinnitus Clinic.

En date de juillet 2024, la phase de recherche de cette intervention a permis de traiter 17 patients atteints de cette forme d’acouphène pulsatile. Il est important de savoir que cette technique peut servir à traiter d’autres problèmes cérébrovasculaires, et nous encourageons les patients à contacter la clinique de l’acouphène pulsatile pour obtenir plus d’information.

« Voici un autre exemple de la manière dont L’Hôpital d’Ottawa est au premier plan des soins et de la recherche, d’ajouter le Dr Fahed. L’Hôpital d’Ottawa a mis eu point cette nouvelle technique; nous sommes sortis des sentiers battus pour ce faire ».

Le Dr Fahed précise que ce n’est qu’un début. C’est la naissance d’un nouveau domaine de soins.

Pour découvrir les « innovations déstabilisantes » du Dr Robert Fahed en matière de traitement des AVC, écoutez l’épisode 73 du balado Pulse.

Listen Now:

En 2021, les Auxiliaires Civic de L’Hôpital d’Ottawa, qui existent depuis 1951, fusionnent avec des groupes similaires des Campus Riverside et Général, ce qui donne naissance à un groupe uni, plus fort que jamais, et prêt à agir et à intervenir pour répondre aux besoins des patients et de l’hôpital.  

Leur impact est concret, qu’il s’agisse d’aider l’hôpital à acheter des équipements essentiels comme des moniteurs cardiaques ou un nouvel appareil d’IRM, et de s’assurer que les patients ont des produits essentiels, comme des vêtements d’urgence ou des tire-laits.   

Ce que vous pourriez trouver surprenant, c’est que chaque fois que vous magasinez à l’une des boutiques de cadeaux de l’hôpital ou à la boutique des Auxiliaires au Campus Civic, les recettes sont directement reversées en aide aux patients.   

En plus de ces options, les Auxiliaires de L’Hôpital d’Ottawa viennent de lancer une boutique en ligne grâce à laquelle il est possible d’acheter et de faire livrer un large éventail de produits, qu’il s’agisse d’articles de toilette ou d’électronique, aux Campus Civic et Général. Et tout comme pour le magasinage en personne, les recettes sont reversées à l’hôpital.   

En un peu plus d’une décennie, les Auxiliaires de L’Hôpital d’Ottawa ont fait don de plus de 15 M$ à l’hôpital. Le don le plus récent, de 1,25 M$, a été fait pour soutenir l’achat d’un système de navigation qui aidera les chirurgiens grâce à une planification méticuleuse, une navigation en temps réel et une imagerie 3D détaillée, rendant ainsi les chirurgies du cerveau et de la colonne vertébrale plus sûres et plus rapides. La navigation en temps réel permet aux chirurgiens de voir exactement où ils opèrent dans le corps du patient à chaque instant, avec une précision accrue et des incisions peu invasives.

Au fur et à mesure que l’hôpital se concentre à redessiner les soins de santé dans notre région et à créer de meilleurs lendemains, les Auxiliaires de L’Hôpital d’Ottawa sont en totale harmonie et se consacrent à trouver de nouveaux moyens d’aider des patients et d’offrir une meilleure expérience aux patients et à leur famille.    

Publié : juin 2024

Ce n’était pas un voyage typique. De même, 2020 n’était pas une année comme les autres. Mais lorsque John Bruce a eu l’occasion de subir une double chirurgie de resurfaçage de la hanche à L’Hôpital d’Ottawa, il n’a pas voulu la refuser, même en pleine pandémie. En septembre de cette année-là, lui, sa femme, Tiffany Hamilton, et leur fille de trois ans ont donc décidé de profiter au maximum d’une escapade de 4 300 kilomètres en véhicule récréatif, de Vancouver à Ottawa.

« Afin d’obtenir le meilleur traitement chirurgical pour sa situation, nous avons décidé d’emporter notre bulle anti-COVID lors d’une escapade en véhicule récréatif à travers le pays. »

— Tiffany Hamilton
En 2020, Tiffany, John et leur fille de 3 ans se sont lancés dans une escapade de 4300 kilomètres en véhicule récréatif pour L’Hôpital d’Ottawa.

« Pour amener John en toute sécurité à Ottawa où il pourrait recevoir le meilleur traitement chirurgical pour sa situation, nous avons décidé d’emporter notre bulle anti-COVID dans une escapade à travers le pays. »

Le « meilleur traitement chirurgical » dont parle Tiffany a été trouvé à la Division de chirurgie orthopédique de L’Hôpital d’Ottawa – leur destination.

John, qui était un homme actif de 52 ans à l’époque, souffrait énormément. Même une petite marche était presque impossible. « C’était douloureux, raconte John. J’ai d’abord pensé que j’avais une sciatique. J’avais beaucoup couru au fil des ans et j’avais une grande carrure, mais une radiographie a révélé une arthrose sévère dans les deux hanches – j’ai été très surpris. »

Recherche d’expertise en orthopédie

Mais comment un habitant de Vancouver se retrouve-t-il à L’Hôpital d’Ottawa?

« Ce n’est pas inhabituel », déclare le Dr Paul E. Beaulé, ancien chef de la Chirurgie orthopédique de L’Hôpital d’Ottawa et directeur, Recherche et Innovation, du Programme d’orthopédie de l’Université d’Ottawa. Il est également le chirurgien orthopédiste qui a procédé au resurfaçage de la hanche de John. « Les patients recherchent des chirurgiens spécialisés dans un domaine particulier », explique-t-il.

Le Dr Beaulé possède certainement cette expertise. Il a passé sa carrière à se spécialiser dans la préservation et le remplacement des hanches. Comptant à son actif plus de 350 articles et 200 conférences et ateliers dans plusieurs domaines de la recherche en orthopédie, le Dr Beaulé figure parmi les auteurs les plus cités (premiers 2 %) en orthopédie à l’échelle mondiale. En plus de ses fonctions actuelles à L’Hôpital d’Ottawa, il est également médecin-chef à l’Hôpital général de Hawkesbury et du district.

Le resurfaçage de la hanche est un type spécialisé de remplacement de la hanche dans lequel une quantité minimale d’os est retirée de la tête du fémur. Cela permet de préserver une plus grande partie de l’os et d’accroître la stabilité. 

« C’est comme la différence entre une couronne et un implant dentaire », explique le Dr Beaulé. Le resurfaçage convient mieux aux jeunes hommes adultes ayant une bonne qualité osseuse. L’Hôpital d’Ottawa pratique environ 150 interventions de resurfaçage de la hanche par an, contre 350 à 400 arthroplasties totales de la hanche. Il a entendu parler du Dr Beaulé par une collègue de Tiffany et a donc fait des recherches sur Le Programme d’orthopédie de L’Hôpital d’Ottawa et a découvert que « le Dr Beaulé et son équipe sont des experts mondiaux en la matière ».

Des lendemains en meilleure forme

Aujourd’hui, quatre ans plus tard, il dit que c’est comme s’il n’avait jamais eu d’arthrite.

« Un vieil adage dit que lorsque l’on répare quelque chose de manière experte, c’est mieux que si c’était sorti de l’usine », déclare John. Il estime que l’intervention a contribué à ajouter des années à sa vie, lui permettant de redevenir très actif, d’améliorer globalement sa santé physique, cardiaque et mentale ainsi que sa vie familiale et professionnelle.

« Je pense qu’il a vécu dans la douleur probablement plus longtemps qu’il ne s’en souvient, ajoute Tiffany. Et cette douleur vous empêche d’être pleinement présent et de profiter de la vie.

« Je suis très reconnaissant envers le Dr Beaulé et son équipe pour les soins qu’ils m’ont fournis. »

— John Bruce

John et Tiffany ont récemment fait un don important au Programme de recherche orthopédique de L’Hôpital d’Ottawa, afin de soutenir l’achat d’équipement et de mettre en valeur le travail effectué ici.

« Ingénieur de formation et impliqué dans l’innovation tout au long de ma carrière, je suis fasciné par la façon dont la recherche en biomécanique peut aider à résoudre certains de ces problèmes majeurs en chirurgie orthopédique », déclare John.

« Je suis très reconnaissant envers le Dr Beaulé et son équipe pour les soins qu’ils m’ont fournis, ajoute-t-il. Cela m’a amené à m’interroger sur la nécessité et les avantages de développer davantage les centres d’excellence nationaux canadiens pour les traitements spécialisés tels que ceux que j’ai reçus. Le Service d’orthopédie de L’Hôpital d’Ottawa est en effet un trésor national. »

Tiffany, John et leur fille lors d’un arrêt pendant leur voyage de Vancouver à Ottawa.

Publié : mai 2024

D’ici au 31 août, Waterdon va jumeler le don de chaque nouveau donateur mensuel pendant un an.

« Chaque don que nous faisons cache une histoire » explique Russell Grass.

Depuis de nombreuses années, lui et sa femme Linda soutiennent localement des organismes de bienfaisance et des programmes au sein de leur collectivité, personnellement et par le biais de leurs compagnies, et il y a toujours une histoire derrière le travail admirable qu’ils font.

Ils s’assurent notamment qu’il y a suffisamment de cartes-cadeaux de Toys R Us à distribuer pendant les fêtes de fin d’année, car il est pour eux « inconcevable qu’un enfant ne reçoit pas de cadeaux à Noël », dit Russell. 

Russell et Linda Grass et leur famille lors de l'inauguration de la clinique de santé des hommes.

Ils répondent aussi aux appels à l’aide de la Mission d’Ottawa pour s’assurer que l’organisme dispose de la mise de fonds nécessaire en vue d’acheter la fourgonnette dont ce dernier a désespérément besoin pour poursuivre son action essentielle.

Leur philanthropie concerne de nombreux autres organismes, notamment le Manoir Ronald McDonald, Dreams Take Flight, Candlelighters, la Stittsville Food Bank et La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa. Et leurs compagnies, Waterdon Construction, Merlin Door Systems etd Alloy Fabrications, font également une différence dans la vie de très nombreuses personnes de leur collectivité.

Leur soutien aux soins de santé est certes une histoire tout à fait personnelle, et c’est pour cette raison qu’ils proposent un nouveau jumelage de dons par l’entremise de leur compagnie, Waterdon, en vue de trouver de nouveaux donateurs mensuels pour L’Hôpital d’Ottawa.

Linda a été traitée à l’ancien Centre de santé du sein, et Russell reçoit des soins à la Division d’urologie. Les deux parents de Russell sont décédés de problèmes cardiaques, et le papa de Linda d’un cancer.

« J’ai aussi perdu ma sœur, ma meilleure amie, ajoute Russell. Mon frère a eu deux cancers et il a fait une crise cardiaque. J’ai de bons amis qui sont des patients de la Clinique de santé des hommes ». 

« Il est très important de soutenir les soins de santé à Ottawa ».

— Russell Grass

Lors de l’ouverture de la Clinique de santé des hommes Famille Grass à L’Hôpital d’Ottawa en 2021, dans le but d’offrir un centre d’excellence pour les soins aux hommes et la recherche sur la santé des hommes, ce sont de telles histoires personnelles qui les ont inspirés. « Il peut être difficile de faire face à un problème de santé, a dit Russell à l’époque. Nous en parlons en connaissance de cause. Qu’il s’agisse de la recherche, de diagnostic ou encore de tests sur les soins en cours, nous voulions faire notre part en veillant à ce que la population d’Ottawa ait accès à des soins tout aussi excellents ».

Lorsqu’il s’est agi de soutenir la campagne Créons des lendemains, c’est encore une autre histoire qui a inspiré Russell et Linda.

Au moment de faire un don, Russell n’a cessé de repenser à un ami qui avait été traité pour un cancer et qui avait été préoccupé en raison du manque d’intimité durant certaines parties de son traitement.

Il a appris que l’ouverture du nouvel hôpital s’accompagnera de l’ajout de lits dans des chambres toutes conçues en tenant compte du bien-être des patients, et en faisant appel à des principes de conception factuels afin de créer des espaces qui transcendent les soins médicaux et offrent un cadre propice à la guérison.

Un élément clé de cette approche est le modèle « « un patient, une chambre, une salle de bain » qui améliore la prévention et le contrôle des infections, assure plus d’intimité, et offre un milieu plus reposant aux patients.

L’Hôpital d’Ottawa accueillant la machine d'aphérèse en 2023, grâce à la générosité de Waterdon et Merlin Door Systems. De gauche à droite : Jennifer Van Noort, Mike Kennah, Julie Renaud, Russell et Linda Grass, Tom Warford, et Sheryl McDiarmid.

« Chaque fois que je pense à ces chambres individuelles, je pense à mon ami. »

— Russell Grass

Au moment de décider de faire un don, ce sont de telles pensées concernant son ami qui l’ont convaincu.
« Je pense que c’est ce que nous devrions faire. Nous devrions nous y atteler sans tarder ».

S’il est vrai que Russell et Linda sont des philanthropes communautaires, ils ne s’étalent pas sur le sujet.
« Nous avons toujours été discrets à ce sujet, précise Russell. Ce n’est que depuis 2 ans et demi que nous parlons de notre soutien ».

Ils espèrent ainsi contribuer à insuffler un sentiment communautaire à toutes les personnes de leur entourage.

« Ottawa nous a beaucoup apporté, et nous souhaitons redonner à cette ville que nous aimons et dans laquelle nous vivons. Nos enfants sont ici, tout comme leur famille, d’ajouter Russell. C’est ce qu’il convient de faire ».

Les employés se sont rasé la tête pour soutenir leur collègue Isaac Mackie et ont donné généreusement, avec une contrepartie de 10 000 dollars de la part de Waterdon.

Fort de ce même sentiment, Waterdon espère inspirer d’autres à faire un jumelage de dons. D’ici au 31 août, Waterdon va jumeler le don de chaque nouveau donateur mensuel pendant un an.* 

Russell et Linda espèrent que le fait d’avoir relaté leur histoire — et les histoires qui les ont poussés à améliorer la vie au sein de leur collectivité — incitera d’autres à apporter leur soutien à la campagne Créons des lendemains et à assurer un avenir plus radieux dans le domaine de la santé à Ottawa. 

(*jusqu’à 100 000 $) 

Les dons mensuels constituent une source prévisible de fonds des plus essentiels, en plus d’offrir la commodité de paiements égaux automatiques. 

Publié : mai 2024

Emmy Cogan était microprématurée à sa venue au monde, mais sa naissance a eu une portée considérable. Née à 23 semaines de grossesse, elle pesait seulement 515 grammes, soit à peine plus d’une livre. Emmy figure parmi les neuf bébés inscrits au tout premier essai clinique au monde d’une thérapie cellulaire visant à guérir les poumons de prématurés et a été la première à la recevoir en Amérique du Nord. Cet essai prometteur est aujourd’hui prêt à passer à la phase suivante. 

Son arrivée précoce est survenue peu de temps après le retour d’un voyage à Hawaï d’Alicia Racine et de Mike Cogan, qui sont ainsi devenus parents pour la première fois. Alicia était à son poste de répartitrice des appels logés au 911 du Service de police d’Ottawa lorsqu’elle a perdu les eaux. 

« Ma sœur travaille avec moi et c’est elle qui m’a emmenée au Campus Général de L’Hôpital d’Ottawa. J’avais énormément de douleur et je ne savais pas vraiment ce qui m’arrivait. Nous avons ensuite découvert que j’avais des contractions et que mon col avait commencé à se dilater », explique Alicia. 

Née à 23 semaines de grossesse, Emmy Cogan pesait seulement 515 grammes

Le bébé a tenu six jours de plus avant de naître le 20 février 2023. Ces quelques jours supplémentaires dans l’utérus ont été essentiels pour donner à Emmy une chance de vivre. « Ils ont complètement changé la donne pour nous et pour elle. Elle a pu être intubée et elle a commencé à se battre à partir de ce moment-là », précise Mike.

Des problèmes de santé à l’horizon

Emmy a d’abord été prise en charge à l’Unité de soins intensifs néonataux de L’Hôpital d’Ottawa, puis elle a été 10 jours au CHEO avant de revenir à L’Hôpital d’Ottawa.

Emmy a relevé bien des défis qui compromettaient le pronostic vital pendant son premier mois de vie. Un canal entre le cœur et les poumons ne se fermait pas et des problèmes gastro-intestinaux ont provoqué une sepsie (infection du sang), ce qui a entraîné bien des inquiétudes. Il a ensuite été possible de l’extuber et de lui offrir une oxygénothérapie à haut débit. « Nous avons pu la tenir dans nos bras pour la première fois à ce moment-là et mes parents ont pu être présents, ce qui était vraiment touchant », ajoute Mike.

Emmy a aussi souffert de dysplasie bronchopulmonaire (DBP). Cette maladie touche bien des prématurés parce qu’ils naissent avant l’achèvement de la formation des poumons. Ils ont ainsi besoin d’oxygène pour parvenir à respirer, mais l’administration de cet oxygène – pourtant essentiel à leur survie – peut toutefois endommager leurs minuscules poumons. C’est un peu comme s’ils étaient atteints d’emphysème dès la naissance.

Les répercussions dévastatrices de la DBP

Au Canada, 1 000 bébés reçoivent un diagnostic de DBP chaque année. Le nombre grimpe à environ 150 000 à l’échelle mondiale. Bien souvent, ces bébés présentent d’autres maladies pulmonaires chroniques comme l’asthme et peuvent avoir besoin d’un apport prolongé en oxygène et de ventilation.

Ces bébés présentent aussi un taux élevé de réadmission à l’hôpital pendant les deux premières années de vie, en plus d’avoir souvent des problèmes à d’autres organes comme le cerveau ou les yeux. Il n’existe aucun traitement contre cette maladie, mais ce tout premier essai clinique au monde mené par le Dr Bernard Thébaud, scientifique principal et néonatologiste, est porteur d’espoir.

Il y a deux décennies, l’équipe du Dr Thébaud a découvert que les cellules souches de cordons ombilicaux – appelées cellules stromales mésenchymateuses (CSM) – pouvaient guérir des lésions pulmonaires et prévenir la DBP chez des bébés rongeurs. Depuis lors, l’équipe a travaillé sans relâche ici, à Ottawa, et en collaboration avec des scientifiques des quatre coins du monde pour offrir cette nouvelle thérapie à des bébés et à leur famille dans le cadre d’essais cliniques. Le traitement de la DBP chez les prématurés par CSM a déjà fait l’objet d’essais cliniques, mais aucun groupe n’a utilisé de CSM prélevées sur l’ensemble du cordon ombilical de la façon préconisée par l’équipe du Dr Thébaud.

Qu’est-ce que la dysplasie bronchopulmonaire?

Un de ces problèmes de santé est la dysplasie bronchopulmonaire (DBP). Il s’agit d’une maladie pulmonaire chronique qui survient le plus souvent chez le bébé prématuré ou de faible poids à la naissance qui a reçu un supplément d’oxygène ou une ventilation mécanique pendant une longue période.

« Dans le cadre de la recherche sur les rongeurs, nous avons misé sur des cellules souches isolées du cordon ombilical de nouveau-nés en santé pour prévenir des lésions pulmonaires ou même, dans une certaine mesure, régénérer des cellules pulmonaires endommagées, explique le Dr Thébaud. Nous pensons que l’administration de ces cellules souches à un certain moment de l’hospitalisation des bébés pourrait prévenir la progression de la maladie. »

Peu après la naissance d’Emmy, ses parents ont rencontré Chantal Horth, coordonnatrice d’essais cliniques, puis le Dr Thébaud. « Chantal nous a informés qu’Emmy était admissible à l’essai, se souvient Mike. L’essai semblait être une possibilité prometteuse. »

« En raison de sa prématurité, Emmy va avoir des problèmes de santé. Nous voulons lui donner la chance de bénéficier de tout ce qui peut lui venir en aide. »

— Alicia Racine

Accepter la participation à une première mondiale

Le couple a rencontré le Dr Thébaud, qui a répondu à une longue liste de questions au sujet de l’essai. « C’est un homme très sympathique avec qui il est très facile de discuter. Nous lui avons fait confiance. En raison de sa prématurité, Emmy va avoir des problèmes de santé. Nous voulons lui donner la chance de bénéficier de tout ce qui peut lui venir en aide », ajoute Alicia.

Pour être admissibles à l’essai, les prématurés – nés à 23 ou 24 semaines de grossesse à L’Hôpital d’Ottawa – devaient avoir entre 7 et 21 jours, recevoir des soins intensifs néonataux et avoir besoin de 35 % d’oxygène. Une oxygénothérapie de cette ampleur entraîne un risque de DBP qui varie entre 60 % et 70 %. Le Centre Sunnybrook des sciences de la santé a aussi recruté un bébé et est ainsi devenu le deuxième établissement mobilisé.

Le 3 mars 2023 à 11 jours, Emmy a reçu une perfusion intraveineuse de cellules de cordons ombilicaux donnés par les parents de nouveau-nés en santé. Ce fut un moment particulier pour toutes les personnes concernées. Elle a été le premier bébé en Amérique du Nord à recevoir ce type de thérapie.

« C’est le premier essai clinique du genre au monde et rien n’est plus valorisant que d’aider un prématuré. »

– Dr Bernard Thébaud

« Le Dr Thébaud a administré les cellules, puis tout le monde a applaudi, poursuit Mike. Elle aura des rendez-vous de suivi à différentes étapes pendant deux ans, puis il y aura un suivi par téléphone pendant 10 ans. »

Ce moment était la concrétisation d’un rêve pour le Dr Thébaud et son équipe. « Cette journée marquait une étape incroyablement palpitante et d’envergure considérable. Après 20 années de travail, nous pouvions enfin tester cette thérapie pour la première fois chez un patient. C’est le premier essai clinique du genre au monde et rien n’est plus valorisant que d’aider un prématuré. »

La prochaine étape de l’essai clinique

Grâce à ces neuf petits patients, dont Emmy, le recrutement pour l’essai de phase 1 est maintenant terminé. Son objectif est de tester la faisabilité et la sécurité de la thérapie par cellules souches. La phase suivante portera sur la sécurité et l’efficacité de la thérapie. 

« Toutes les étoiles se sont alignées pour qu’elle fasse partie d’un moment historique qui recèle le potentiel d’améliorer l’avenir des bébés prématurés. »

– Alicia Racine
Emmy et ses parents.

« Nous pouvons maintenant déterminer si la thérapie aidera véritablement les patients, précise le Dr Thébaud. La phase suivante inclura deux groupes, un qui recevra les cellules et l’autre qui recevra un placebo. C’est un essai à répartition aléatoire. Nous aurons besoin de 168 patients pour déterminer si ces cellules souches sont efficaces. »

Le recrutement des bébés pour la première phase a eu lieu dans les unités de soins intensifs néonataux de L’Hôpital d’Ottawa et du Centre Sunnybrook des sciences de la santé. La prochaine phase durera deux ans et consistera en un essai multicentrique à l’échelle du pays. Le Dr Thébaud espère qu’elle débutera d’ici la fin de l’année 2024.

« Travailler auprès de bébés est le plus beau métier du monde. À la naissance, ils ont toute la vie et tout un potentiel devant eux. Notre rôle est de leur donner un grand élan », ajoute le Dr Thébaud.

Emmy a quitté l’hôpital cinq mois après sa naissance. Mike et Alicia ne savent pas si les cellules souches lui ont véritablement donné un coup de pouce, mais Emmy se porte bien. « Nous ne savons pas dans quel état elle serait sans cet essai, mais elle est en pleine forme aujourd’hui, confie Mike. Nous nous sommes sentis très chanceux d’être au bon endroit au bon moment pour notre petite fille. »

C’est ce qui rend Emmy encore plus unique aux yeux d’Alicia. « Toutes les étoiles se sont alignées pour qu’elle fasse partie d’un moment historique qui recèle le potentiel d’améliorer l’avenir des bébés prématurés », ajoute Alicia.

C’est en tout cas ce qu’espère le Dr Thébaud. « Cela changerait la façon dont nous prenons en charge les prématurés. J’espère que ces petits patients auront une chance de s’épanouir, de grandir et d’améliorer le monde qui les entoure. »

Emmy ne sait pas qu’elle est entrée dans l’histoire, mais ce n’est pas grave. Pour l’instant, elle tient ses parents occupés. Elle se rétablit et marchera en un rien de temps. Elle n’a plus besoin d’oxygène depuis novembre 2023, ce qui lui donne encore plus de mobilité. « C’était vraiment amusant de la voir libérée de ses sondes pour la première fois! Le retrait de l’oxygène a été un immense pas en avant », affirme Mike.

La phase 1 de l’essai était financée par le Réseau de cellules souches et assortie d’une contribution de contrepartie en nature de la société MDTB Cells GmbH. Les travaux de recherche du Dr Thébaud peuvent aussi se faire grâce à un financement de l’Institut ontarien de médecine régénératrice, des Instituts de recherche en santé du Canada, de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa et de la Fondation du CHEO.

Publié : avril 2024

Imaginez le regroupement de centaines d’images médicales en un rapport concis pour permettre à une équipe chirurgicale de planifier une opération complexe d’ablation d’une tumeur cancéreuse rare. Voilà ce qui est fait à l’aide d’un système de réalité virtuelle (RV) qui met à profit toutes ces images pour donner au chirurgien une vue en 3D de structures internes du patient afin qu’il puisse s’y insérer – un peu comme dans un jeu vidéo – avant la chirurgie. C’est une toute nouvelle méthode de planification chirurgicale qui a été utilisée pour la première fois au Canada ici même, à L’Hôpital d’Ottawa. 

Emeric Leblanc avait 13 ans lorsqu’il a commencé à ressentir de la douleur dans la jambe gauche. D’abord attribuée à une poussée de croissance, la douleur s’est toutefois aggravée au fil des mois. « Je jouais souvent au basket-ball, mais j’ai dû arrêter parce que j’avais tellement mal. La douleur m’empêchait de dormir la nuit. Elle a empiré jusqu’au point où j’ai eu de la difficulté à marcher », explique Emeric. 

C’est le 8 décembre 2021, après une série d’examens, qu’il a appris la cause de cette douleur en compagnie de ses parents au CHEO : le sarcome d’Ewing. Ce type de cancer prend naissance dans les os – le plus souvent chez les enfants de 10 à 20 ans. La tumeur était en train de croître dans son bassin et mesurait environ 12 cm de diamètre – la taille d’un pamplemousse. 

Emeric est heureux de pouvoir pêcher de nouveau.
Pendant son traitement à l’hôpital.

Saisir la complexité du sarcome d’Ewing

Même si le mot cancer lui a causé un choc, Emeric affirme qu’il s’attendait déjà, au fond de lui-même, à ce que les autres examens révèlent une tumeur cancéreuse. Ce qui lui a été particulièrement difficile à accepter, c’est la nouvelle qu’il ne retournerait pas à l’école. 

« Tout a changé à ce moment-là », explique la mère d’Emeric, Hélène Lachance. « Il y avait beaucoup de renseignements à assimiler au sujet du plan de traitement et de la façon dont nous pouvions l’y préparer. » 

Il est retourné à l’école pour récupérer toutes ses affaires parce que le traitement de chimiothérapie allait commencer immédiatement. Il a dû faire enlever son appareil dentaire et a été orienté vers une clinique de fertilité parce que la chimiothérapie pouvait le rendre stérile. Il y avait énormément de choses à assimiler pour un adolescent. N’étant plus aussi actif qu’il le souhaitait, il s’est beaucoup plus tourné vers les jeux vidéo – un présage, peut-être, de ce que l’avenir lui réservait puisque la RV allait servir à lui sauver la vie. 

Un travail d’équipe en collaboration

« Ce fut un travail de collaboration entre des équipes de calibre international en oncologie médicale, en radio-oncologie et en chirurgie de L’Hôpital d’Ottawa et du CHEO. Beaucoup de gens exceptionnels ont collaboré pour aider Emeric »

— Dr Joel Werier

Pendant plus dun an, Emeric a passé la plupart de son temps à lhôpital. Des professionnels de LHôpital dOttawa et du CHEO ont uni leurs efforts pour lui donner la meilleure chance possible de mener une vie saine et active. « Ce fut un travail de collaboration entre des équipes de calibre international en oncologie médicale, en radio-oncologie et en chirurgie de LHôpital dOttawa et du CHEO. Beaucoup de gens exceptionnels ont collaboré pour aider Emeric », explique le Dr Joel Werier, chef du Programme de lutte contre le sarcome de lHôpital et oncologue orthopédiste. 

Le DrKawanRakhra, radiologiste principal spécialisé dans le système musculosquelettique à lHôpital, a aussi collaboré avec léquipe. Ces deux médecins travaillent également avec l’équipe Realize Medical, l’entreprise à l’origine de la nouvelle technologie de RV mise à profit pour réaliser la chirurgie d’Emeric. 

Chacun d’entre eux a joué un rôle essentiel dans la prise en charge de ce cas difficile. La tumeur était située dans le bassin et s’approchait de l’articulation de la hanche gauche. L’objectif était d’enlever une partie du bassin tout en préservant l’articulation de la hanche parce que sans cette articulation, Emeric n’aurait pas les mêmes capacités. L’ablation du bassin figure toutefois parmi les chirurgies les plus complexes à réaliser selon le DrWerier. 

Le Dr Joel Werier est oncologue orthopédique et chef du programme de lutte contre les sarcomes de l'Hôpital d'Ottawa.

S’insérer à l’intérieur de structures internes du patient grâce à la RV

Passons à l’utilisation inédite de la technologie. La première étape a été une chimiothérapie pour tenter de réduire la tumeur, suivie d’une radiothérapie. Comme la tumeur était située dans le bassin d’Emeric, un plan était nécessaire pour sauver l’articulation de la hanche.

« C’est là que le système de RV a été vraiment essentiel. Il nous a permis de comprendre de façon claire et précise l’anatomie de la tumeur et sa relation avec les structures importantes, y compris l’articulation de la hanche », ajoute le Dr Werier.

Pour préparer le mieux possible une équipe à traiter un patient, le Dr Rakhra doit examiner une multitude d’examens d’imagerie médicale. Dans son domaine d’expertise, il y a parfois plus de 1 000 images prises par radiographie, échographie, TDM, IRM ou autrement qu’il doit parcourir et examiner pour élaborer un rapport détaillé qui aide à stadifier un cancer ou à planifier une chirurgie. C’est une tâche chronophage qui peut être impressionnante.

« Les tumeurs ont tendance à être complexes et les radiologistes, les chirurgiens et les oncologues ont de la difficulté à comprendre leur anatomie, leur emplacement et leur relation avec d’autres tissus importants dans les organes », explique le Dr Rakhra.

Le système de RV change la donne à bien des égards. Grâce à une technologie précédemment utilisée dans le secteur du jeu vidéo, l’équipe chirurgicale peut visualiser une image en 3D personnalisée de la tumeur. Les casques de RV les aident ensuite à entrer dans l’espace virtuel du patient et à élaborer un plan chirurgical beaucoup plus concis.

« Si, comme le dit le proverbe, une image vaut 1 000 mots, alors un modèle de réalité virtuelle en 3D en vaut un million et va transformer la façon dont nous utilisons la radiologie à des fins de planification chirurgicale. »
— Dr Kawan Rakhra
« C’est un changement de paradigme en radiologie parce que nous avons plutôt l’habitude d’examiner des images brutes de TDM ou d’IRM et de produire des rapports indépendants et descriptifs qui sont envoyés aux chirurgiens. Nous avons maintenant trouvé une façon de traiter, d’intégrer et de convertir ces images en un modèle en 3D qui est beaucoup plus informatif et puissant, ajoute le Dr Rakhra. Si, comme le dit le proverbe, une image vaut 1 000 mots, alors un modèle de réalité virtuelle en 3D en vaut un million et va transformer la façon dont nous utilisons la radiologie à des fins de planification chirurgicale.

La RV à L’Hôpital d’Ottawa ​

Il n’y a virtuellement rien d’aussi perturbateur dans le secteur des soins de santé que la RV – ou réalité virtuelle. Cette technologie est utilisée dans toutes les disciplines pour améliorer la sécurité des patients, les résultats et l’efficacité, tout en réduisant les coûts et la période de convalescence. Elle transforme la formation et l’éducation aujourd’hui, avec des implications vitales pour demain.

La RV en action

Une toute nouvelle perspective pour l’équipe chirurgicale

Ce modèle donne une toute nouvelle perspective au Dr Werier et à son équipe. « Il me permet de voir les choses comme elles sont censées être vues, en trois dimensions comme nos yeux les verraient, expliquetil. Il nous permet de mieux comprendre l’anatomie complexe et de manipuler les images, par exemple pour déplacer des nerfs. Nous pouvons en plus transmettre ces renseignements à d’autres membres de l’équipe et au patient. »

C’est d’ailleurs un autre avantage important de cette technologie : le patient comprend beaucoup mieux le diagnostic et le plan de soins. « Les gens préfèrent nettement voir leur tumeur dans un système de RV plutôt que sur une image d’IRM », poursuit le Dr Werier.

Emeric avait déjà fait l’expérience de la RV dans des jeux vidéo. Il a cette fois été plongé dans son propre corps pour voir le travail que l’équipe chirurgicale avait à faire et mieux comprendre le processus.

Emeric à l’hôpital après sa chirurgie.

« C’était vraiment super. Je pouvais déplacer l’image, l’agrandir et la réduire. Je pouvais voir les veines et les nerfs importants qu’ils allaient essayer de ne pas sectionner. C’était aussi génial d’être le premier à faire cette expérience »

— Emeric Leblanc

Le 5 juillet 2022, il est devenu le premier patient au Canada à se faire opérer à laide de ce nouveau programme de RV. Cétait une chirurgie très exigeante qui a compris lablation du côté gauche du bassin et de la totalité de la tumeur. Grâce à cette technologie, le DrWerier a pu sauver larticulation de la hanche et ainsi permis à Emeric de retrouver sa mobilité et de reprendre les activités quil aimait tant comme la pêche et le camping.

Emeric Leblanc au camping.
Emeric va souvent pêcher sur le bateau de son père.

Une immense gratitude d’avoir une équipe chevronnée et une technologie de pointe près de chez soi

C’était une période stressante pour les parents, mais la visualisation de la tumeur à l’aide de la RV a été rassurante. « C’était une si grosse chirurgie, mais en voyant tout cela et l’expertise de l’équipe, j’ai su qu’ils allaient bien s’occuper de mon fils, affirme Mme Lachance. Le Dr Werier a été exceptionnel. Il a sauvé la vie de mon fils. Nous lui serons toujours reconnaissants. » 

Après s’être remis de sa chirurgie de 14 heures, Emeric a dû recevoir une nouvelle chimiothérapie, mais il se porte bien aujourd’hui. Le Dr Werier explique que l’objectif était curatif et qu’Emeric sera suivi de près au cours des années à venir. 

L’adolescent, qui a maintenant 16 ans, est de retour à l’école aux côtés de ses amis et devient de plus en plus fort chaque jour. La seule différence est qu’il porte désormais une chaussure gauche à semelle plus épaisse parce que sa jambe est légèrement plus courte. Il joue toujours à des jeux vidéo, mais voit sous un nouveau jour ceux offerts en RV. 

Cette technologie ouvre un monde de possibilités pour la prochaine génération de chirurgiens et permettra aux équipes de soins d’offrir les meilleures options thérapeutiques qui soient aux patients.

« C’est une chirurgie complexe, mais c’est un jeune homme remarquable et il s’en est très bien sorti. La RV nous a beaucoup aidés. Elle est beaucoup plus intuitive, elle met les gens sur la même longueur d’onde et elle est beaucoup plus efficace. Elle renforce la confiance de l’équipe chirurgicale. » 

« C’est la prochaine évolution dans notre façon de conceptualiser les choses et une grande partie de cette technologie a été conçue à Ottawa. Je pense qu’elle propulsera le secteur de la technologie virtuelle en imagerie médicale. Nous sommes très enthousiastes »

— Dr Joel Werier
L’histoire de cette réussite a commencé par la création de Realize Medical en 2019 – une jeune entreprise d’Ottawa dirigée par les Drs Justin Sutherland et Daniel La Russa. Tous deux physiciens à L’Hôpital d’Ottawa, ils ont décelé la possibilité de faire progresser les soins aux patients à l’aide d’une technologie que la plupart des gens associent aux jeux vidéo. Les autres contributeurs clés sont les Dres Teresa Flaxman et Yusra Al Mosuli. La Dre Flaxman a joué un rôle déterminant dans l’élaboration du programme de visualisation en 3D au sein de notre hôpital et a été au cœur du processus de modélisation de la RV avec les Drs Werier et Rakhra dès le tout début. La Dre Mosuli a joué un rôle crucial dans l’évolution des projets, notamment pour la première utilisation au Canada du logiciel Elucis et la chirurgie d’Emeric.

La recherche est essentielle pour trouver les meilleures façons d’utiliser cette technologie et prouver son efficacité. Realize Medical a établi de nombreuses collaborations de recherche avec diverses équipes de L’Hôpital d’Ottawa afin d’évaluer et de mettre en œuvre sa technologie.
Téléchargez ou écoutez l’épisode 96 pour en savoir plus sur la portée de la technologie de la RV sur les soins aux patients selon le Dr Kawan Rakhra.

Listen Now:

LHôpital dOttawa est un chef de file parmi les centres hospitaliers universitaires, de recherche et denseignement, fièrement affilié à lUniversité dOttawa. Tous les chercheurs à LHôpital dOttawa se conforment à un cadre dinnovation responsable axé sur lélaboration et la commercialisation responsables des innovations.

Agnès Jaouich et son mari Rémy.

Publié : mars 2024

Agnès Jaouich et son mari Rémy croient fermement au pouvoir de la générosité. Leur parcours de soutien à L’Hôpital d’Ottawa a commencé il y a deux décennies, lorsque Rémy était pharmacien hospitalier dans la région et qu’Agnès a été nommée vice-présidente du Conseil des gouverneurs de L’Hôpital d’Ottawa. À ce titre, elle a pu constater le dévouement du personnel, les défis auxquels il était confronté et son engagement indéfectible envers ses patients.

« Il était évident qu’il y avait un besoin de financement pour soutenir les soins de santé de la collectivité, dit Agnès, nous sommes donc devenus des donateurs mensuels et nous soutenons maintenant la campagne Créons des lendemains. »

Leur engagement est devenu très personnel lorsqu’en 2021, Rémy a reçu un diagnostic de cancer du côlon. L’équipe du Dr Robin Boushey de L’Hôpital d’Ottawa s’était immédiatement mise au travail. Les résultats de la chirurgie étaient encourageants et, heureusement, aucun autre traitement n’était nécessaire.

Or, leur parcours était loin d’être terminé.

« Dès que le diagnostic a été posé, raconte Agnès, l’infirmière Kelly a tapé sur l’épaule de Rémy et lui a dit : “Bienvenue dans la famille”… Elle comprenait l’effet de cette nouvelle et voulait rassurer Rémy qu’il était entre de bonnes mains. »

— Agnès Jaouich

Un an plus tard, Rémy a dû livrer un autre combat, cette fois contre un cancer de la vessie. À la Clinique d’urologie, le Dr Jeffrey Warren a identifié la tumeur. « Dès que le diagnostic a été posé, raconte Agnès, l’infirmière Kelly a tapé sur l’épaule de Rémy et lui a dit : “Bienvenue dans la famille”. Elle savait que Rémy aurait de nombreuses visites. Elle comprenait l’effet de cette nouvelle et voulait rassurer Rémy qu’il était entre de bonnes mains. »

Ils ont été orientés vers les Drs Scott Morgan et Christina Canil, qui ont mis au point et dirigé les traitements de radiothérapie et de chimiothérapie de Rémy avec expertise et optimisme, offrant de l’espoir face à l’adversité.

« La différence entre le traitement du cancer de mes parents et celui de Rémy était comme le jour et la nuit. On voit à quel point la recherche et l’innovation sont importantes dans le traitement du cancer et à quel point les dons peuvent changer la donne. »

— Agnès Jaouich

« Tout au long de ce processus, chaque membre de l’équipe a été là pour lui, se souvient Agnès. Qu’il s’agisse de répondre à ses questions ou à son malaise pendant les traitements, ils ont toujours eu une approche positive et encourageante. »

Rémy entouré de sa famille le week-end de la fête des Pères 2023.
Agnès et Rémy.

Cette expérience a également renforcé son sentiment quant à l’importance de la recherche à L’Hôpital d’Ottawa. « J’ai perdu mes deux parents à cause du cancer, et ils sont tous les deux décédés à un jeune âge. La différence entre le traitement du cancer de mes parents et celui de Rémy était comme le jour et la nuit. On voit à quel point la recherche et l’innovation sont importantes dans le traitement du cancer et à quel point les dons peuvent changer la donne. »

La dernière visite de Rémy à l’hôpital n’ayant révélé aucun signe de cancer, Agnès et Rémy ont repris goût à la vie. « Après les traitements, il a repris une vie normale », raconte Agnès.

Pour eux, la campagne Créons des lendemains n’est pas seulement une question de construction d’un bâtiment; il s’agit de créer un avenir où chaque patient reçoit les soins empreints de compassion qu’il mérite.

Grâce à nos donateurs mensuels, comme Agnès et Rémy, nous continuons à voir des percées dans la recherche et les soins qui semblaient autrefois irréalisables devenir les soins de santé sur lesquels nous comptons aujourd’hui.

Publié : mars 2024

Rupert à l'Hôpital d'Ottawa

La vie de Rupert Bonham-Carter, ancien cadre de Cognos, a pris un tournant inattendu lors d’une visite en Floride, lorsqu’une chute lui a causé une luxation de l’épaule. Après s’être fait déplacer l’épaule dans un hôpital de Floride loin de chez lui, Rupert a écourté son voyage et est rentré à Ottawa – et à l’Urgence du Campus Civic où une opération de l’épaule a été planifiée.  

Mais sa deuxième visite, quelques jours plus tard, a pris une tournure beaucoup plus urgente après que sa situation s’est aggravée. 

De retour à l’Urgence, Rupert se souvient qu’il était soudainement en détresse et qu’il avait du mal à respirer. Une infirmière de triage vigilante l’a immédiatement installé sur un brancard et les médecins ont découvert qu’il souffrait d’un pneumothorax massif (un affaissement) au niveau du poumon droit. Pendant 12 jours, il est resté sous les soins de l’équipe de traumatologie du Campus Civic, subissant un traitement qui a sauvé son poumon ainsi qu’une opération de l’épaule. 

Un lien profond avec L’Hôpital d’Ottawa

« J’ai levé les yeux et j’ai vu le logo de Cognos sur une plaque de reconnaissance. À ce moment-là, j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour de la question. »

— Rupert Bonham-Carter

Le lien entre Rupert et L’Hôpital d’Ottawa est profond, puisqu’il s’étend sur plus de vingt ans d’événements marquants de la vie et d’urgences médicales. « J’y suis allé souvent dans ma vie. J’ai perdu un doigt dans un accident, et L’Hôpital d’Ottawa était là pour s’occuper de moi. Mes enfants y sont nés et on m’a retiré ma vésicule biliaire en urgence. L’Hôpital d’Ottawa a été là pour moi au cours des 25 dernières années. » 

Mais ce jour-là, lorsqu’il a été admis, Rupert a éprouvé un profond sentiment de réconfort alors qu’il était transporté dans l’Urgence. 

« J’ai levé les yeux et j’ai vu le logo de Cognos sur une plaque de reconnaissance. À ce moment-là, j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour de la question. Je faisais partie du groupe de Cognos qui avait recueilli des fonds pour la Campagne Héritage de L’Hôpital d’Ottawa il y a plusieurs années. En voyant ce logo, je me suis senti réconforté, et j’étais nostalgique de la communauté de Cognos et des efforts que nous avions déployés pour soutenir l’hôpital. » 

Inspiré, une fois de plus, à donner en retour

«  L’Hôpital d’Ottawa est le nôtre. Il appartient à la communauté et nous avons la responsabilité, en tant que communauté, d’en prendre soin. »

— Rupert Bonham-Carter

Le fait de voir la plaque Cognos soulignant la contribution passée de l’entreprise a non seulement réconforté Rupert, mais l’a également incité à s’impliquer personnellement dans la campagne Créons des lendemains. « Au cours de ma plus récente expérience, il m’est apparu clairement que L’Hôpital d’Ottawa est le nôtre. Il appartient à la communauté et nous avons la responsabilité, en tant que communauté, d’en prendre soin. » 

C’est avec ce sentiment à l’esprit que Rupert a décidé de se joindre au cabinet de la campagne, et il aide à inspirer la communauté à soutenir la plus grande campagne de financement de l’histoire d’Ottawa. Avec un objectif de 500 millions de dollars, la campagne Créons des lendemains est une occasion unique de transformer les soins de santé en portant la recherche à un niveau sans précédent et en construisant l’hôpital de recherche le plus avancé technologiquement au pays.  

Rupert a reconnu le potentiel de la campagne et s’est senti plus motivé que jamais pour apporter sa contribution. « Si je n’étais pas sûr avant cette expérience, je l’étais après. L’Hôpital d’Ottawa et son personnel étaient là pour moi, et je savais que je devais faire quelque chose. J’ai donc participé à la première collecte de fonds et j’ai fait un don. Maintenant, ce que je peux faire, c’est essayer de motiver d’autres personnes à faire un don. » 

Le don de Rupert est destiné à soutenir la campagne Créons des lendemains, qui contribuera à financer le nouveau campus hospitalier.

Mackenzie Daybutch  

Mackenzie Daybutch

Chaque membre du personnel mérite de nourrir un sentiment d’appartenance à l’endroit où il travaille et il y parviendra beaucoup plus facilement s’il tisse des liens avec des collègues de travail.

C’est exactement l’objectif du Réseau des employés autochtones de L’Hôpital d’Ottawa depuis octobre 2021 : procurer un espace sécuritaire aux employés membres de Premières Nations, inuits et métis et leurs alliés afin qu’ils puissent tisser des liens, parler de leurs expériences et célébrer la culture autochtone.

Mackenzie est est Ojibwée de la Première Nation Mississauga (numéro 8) qui est située dans le Nord-Est de l’Ontario. J’ai le statut d’indienne, je suis membre du clan de l’Ours et je suis une survivante intergénérationnelle des pensionnats. Elle est coordonnatrice de programme au sein du Programme de cancérologie pour les Autochtones de L’Hôpital d’Ottawa et elle est responsable du Réseau des employés autochtones qui, selon elle, est « un endroit sacré au sein duquel les alliés et les employés autochtones de l’Hôpital peuvent communiquer ». 

Apprenez-en plus sur Mackenzie et le travail important du Réseau des employés autochtones.


Hélène Létourneau-Donnelly

Hélène Létourneau-Donnelly

Notre hôpital a connu son lot de pionnières, dont fait partie Hélène Létourneau-Donnelly.

Elle a commencé sa carrière en soins infirmiers à l’Hôpital Général d’Ottawa en 1959, devenant directrice adjointe des Soins infirmiers une semaine après avoir obtenu son diplôme en sciences infirmières. En seulement quelques années, ses talents lui ont taillé une solide réputation dans la région et elle est devenue directrice des soins infirmiers à l’Hôpital Civic de l’époque. La jeune femme a choisi de poursuivre ses aspirations professionnelles de prendre soin des autres alors que les femmes de son âge se mariaient et avaient des enfants. Elle allait occuper ce poste pendant 27 ans. 

Hélène a élaboré et mis sur pied, avec l’aide de son personnel dévoué, toute une gamme de programmes d’envergure en milieu hospitalier. Pensons à celui de la Chirurgie d’un jour, le premier du genre au Canada, aux premières infirmières de triage à l’Urgence à Ottawa, à la Division de chirurgie vasculaire et au Centre d’information antipoison, une autre première à Ottawa, ainsi qu’au premier cours de techniques périopératoires. Dans ce tourbillon d’activité, elle a réussi à obtenir, par des études à temps partiel, un doctorat en éducation (sans thèse). 

Notre hôpital a connu son lot de pionnières, dont fait partie Hélène Létourneau-Donnelly.

Elle a commencé sa carrière en soins infirmiers à l’Hôpital Général d’Ottawa en 1959, devenant directrice adjointe des Soins infirmiers une semaine après avoir obtenu son diplôme en sciences infirmières. En seulement quelques années, ses talents lui ont taillé une solide réputation dans la région et elle est devenue directrice des soins infirmiers à l’Hôpital Civic de l’époque. La jeune femme a choisi de poursuivre ses aspirations professionnelles de prendre soin des autres alors que les femmes de son âge se mariaient et avaient des enfants. Elle allait occuper ce poste pendant 27 ans. 

Hélène a élaboré et mis sur pied, avec l’aide de son personnel dévoué, toute une gamme de programmes d’envergure en milieu hospitalier. Pensons à celui de la Chirurgie d’un jour, le premier du genre au Canada, aux premières infirmières de triage à l’Urgence à Ottawa, à la Division de chirurgie vasculaire et au Centre d’information antipoison, une autre première à Ottawa, ainsi qu’au premier cours de techniques périopératoires. Dans ce tourbillon d’activité, elle a réussi à obtenir, par des études à temps partiel, un doctorat en éducation (sans thèse). 

En savoir plus sur Hélène Létourneau-Donnelly.


Macrina Valcin

L’année dernière, Macrina Valcin, infirmière autorisée, a voulu trouver un moyen créatif de marquer le Mois de l’histoire des Noirs. Avec l’aide de ses collègues de l’Unité mère-enfant du Campus Général, elle a transformé le babillard de l’unité en une puissante célébration de la communauté noire, créant un affichage complexe avec des citations inspirantes, des livres à emprunter et des affiches de leaders noirs historiques.

Le projet de Macrina est né d’une tragédie : la mort de George Floyd. « J’ai décidé de montrer aux gens ce qu’est le racisme, ce qu’est la culture noire, explique-t-elle. Je me suis dit qu’ils pourraient peut-être voir cette exposition, en apprendre un peu plus et me poser des questions. » Cette année, Macrina a fait profiter un public beaucoup plus large de son travail créatif. Tout au long du mois de février, les créations de Macrina ont été exposées dans le Coin des employés juste à l’extérieur de la cafétéria des Campus Général et Civic. Elles mettent principalement à l’honneur des héros noirs canadiens, parmi lesquels des athlètes, politiciens et entrepreneurs.

Macrina Valcin

Il y a aussi eu un florilège de livres et d’affiches rendant hommage à des responsables noirs du passé. « L’un de mes principaux objectifs avec ces expositions est d’honorer le passé et d’inspirer l’avenir », déclare Macrina.

Macrina espère que ses expositions susciteront des réflexions difficiles, mais nécessaires. « Je pense que les gens oublient que le racisme est partout et qu’il existe tous les jours. J’espère que ces expositions feront prendre conscience de ce que les gens ne voient pas et ne savent pas. »

Apprenez-en plus sur Macrina et la manière dont le projet de l’année dernière s’est concrétisé par sa codirection de Communauté noire à l’Hôpital d’Ottawa


Mary Ierullo

Mary Lerullo

Bien qu’elle ait eu ses propres enfants, Mary Ierullo a aussi été la « seconde maman » d’un grand nombre de jeunes femmes d’Ottawa. Après avoir immigré d’Italie à Ottawa en 1928 alors qu’elle n’était qu’une jeune fille, Mary a toujours voulu aider son prochain.

Dans les années 1950, elle a vu de nombreuses jeunes femmes enceintes de son pays d’origine en proie à des difficultés; c’est alors que, bien qu’elle n’ait aucune fonction officielle à l’hôpital, elle a aidé à mettre sur pied la première clinique prénatale pour immigrantes à l’Hôpital Civic. Elle leur a tenu la main, au sens propre comme au sens figuré, alors qu’elles devenaient mères dans leur nouveau pays. 

Apprenez-en plus sur Mary Lerullo et d’autres femmes exceptionnelles de notre hôpital en consultant notre série 100 Moments qui relate des moments extraordinaires du Civic au dernier siècle.


Dre Rebecca Auer  

Elle a seulement aperçu Terry Fox sur le bord de l’autoroute transcanadienne qui longe le lac Supérieur, mais il est resté une source d’inspiration depuis aux yeux de la Dre Rebecca Auer. Sa vision et sa détermination l’ont aidée à se propulser jusqu’à sa réalisation actuelle : scientifique clinicienne primée dans le domaine du cancer. La Dre Auer combine la recherche révolutionnaire sur le cancer et les soins aux patients chaque jour dans son rôle de Vice-présidente exécutive, Recherche et Innovation à l’Hôpital d’Ottawa et PDG et directrice scientifique à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa.  Bien que de toute évidence une chirurgie procure la meilleure chance de guérison à la plupart des types de cancer, les patients sont particulièrement vulnérables aux infections et à la récurrence du cancer par la suite, en grande partie parce que leur système immunitaire devient dysfonctionnel après une chirurgie. C’est pourquoi le programme de recherche de la Dre Auer vise à comprendre les mécanismes à l’origine de cette dysfonction et à les inverser à l’aide de thérapies novatrices.

Dre Rebecca Auer

Grâce à ses recherches axées sur l’innovation pratique, la Dre Auer a reçu le Prix DrMichel Chrétien du chercheur de l’année en 2023. 

En savoir plus pourquoi elle connaît bien le CHEO et le déroulement alarmant d’une certaine nuit dans un laboratoire


Marion Crowe

Marion Crowe

L’accès à des soins de santé culturellement sécuritaires est une priorité pour L’Hôpital d’Ottawa. Nous nous concentrons à renforcer les partenariats autochtones afin d’orienter notre travail et d’améliorer l’expérience des patients inuits, métis et des Premières Nations, ainsi que leur famille.

Les efforts de réconciliation déployés par L’Hôpital d’Ottawa ne pourraient se faire sans la vision de Marion Crowe, la première membre autochtone de son Conseil des gouverneurs et coprésidente du Cercle consultatif des peuples autochtones. Figure de proue éminente et primée en matière de gouvernance et d’équité en santé des Premières nations, Marion a été nommée membre au sein de ce Conseil le 21 juin 2017, à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones. Elle est aussi fière d’appartenir à la Première Nation Piapot en Saskatchewan et d’être la directrice générale fondatrice de l’Association des gestionnaires de santé des Premières Nations.

Aux dires de Marion, le travail fait par L’Hôpital d’Ottawa pour promouvoir les priorités autochtones est le fruit de nombreuses conversations franches et parfois difficiles ainsi que d’une véritable volonté de toutes les personnes présentes autour de la table de poursuivre ce projet ensemble.

Selon elle, le travail de réconciliation n’est pas facile. La réconciliation est inconcevable sans vérité, et la vérité peut parfois être douloureuse et décourageante. L’Hôpital d’Ottawa a la volonté depuis le début de contribuer à ce difficile travail de réconciliation. Nous avons constitué une véritable alliance inclusive au niveau de la direction et un vrai changement dans le mode de pensée a le vent dans les voiles dans tout l’Hôpital. Je félicite les membres dévoués du Cercle consultatif des peuples autochtones de prôner en faveur de leurs peuples et du changement. Je suis extrêmement fière de notre collaboration et je me réjouis à la perspective de continuer d’accomplir des progrès ».

Apprenez-en plus sur Marion Crowe et d’autres femmes exceptionnelles de notre hôpital en consultant notre série 100 Moments qui relate des moments extraordinaires du Civic au dernier siècle.


Dre Emily Gear

Depuis des décennies la Dre Emily Gear fut la première obstétricienne-gynécologue à Ottawa (à l’avant-gauche sur la photo) parmi un groupe d’internes à l’extérieur de l’Hôpital Civic en 1950.

La Dre Gear et son mari, le Dr Frank Berkman, cardiologue à l’unité de médecine cardiaque (aujourd’hui l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa), vivaient en face de l’hôpital afin qu’elle puisse y arriver en quelques minutes pour faire un accouchement. La Dre Gear avait un cabinet dans le sous-sol de sa maison, aidée par une infirmière à temps plein.

« L’infirmière était pour nous comme une deuxième grand-mère, se souvient la fille de la Dre Gear, Janet Berkman. À midi, elle venait dîner avec nous ».

Janet se souvient aussi des nombreux hommes qui, au fil des ans, se sont stationnés sur l’allée de leur maison de l’avenue Melrose, trop gênés pour accompagner leur femme.

La Dre Emily Gear fut la première obstétricienne-gynécologue à Ottawa (à l’avant-gauche sur la photo) parmi un groupe d’internes à l’extérieur de l’Hôpital Civic en 1950.

« Ma maman aimait les gens à l’Hôpital Civic, ajoute Janet. Elle y faisait des rondes tous les matins et n’a jamais manqué un accouchement. L’Hôpital Civic était un peu comme sa deuxième maison ».

Apprenez-en plus sur la Dre Gear et d’autres femmes exceptionnelles de notre hôpital en consultant notre série 100 Moments qui relate des moments extraordinaires du Civic au dernier siècle.


Dre Kathleen Gartke

La Dre Gartke est la partenaire cadre du Comité sur le leadership des femmes médecins.

« J’ai passé plus de 25 ans comme l’unique chirurgienne orthopédique à Ottawa. Je sais bien ce que l’on ressent lorsqu’on a le sentiment de ne pas faire partie du groupe », affirme la Dre Kathleen Gartke, médecin principale at L’Hôpital d’Ottawa.

La Dre Gartke’s n’est pas la seule femme médecin à se sentir ainsi. Bien que les femmes soient plus nombreuses que les hommes à faire des études en médecine depuis 20 ans, des préjugés individuels et systémiques peuvent empêcher des candidates qualifiées de rechercher, d’obtenir et de conserver des postes de leadership.

Pour contrecarrer cette inégalité, la Dre Virginia Roth, aujourd’hui médecin-chef de L’Hôpital d’Ottawa, a fondé en 2011 le Comité sur le leadership des femmes médecins. Les membres du comité repèrent, encadrent et forment d’éventuelles leaders et reconnaissent et appuient des leaders actuelles. Une décennie plus tard, les travaux du comité portent des fruits. Le nombre de femmes qui sont chefs de division à l’Hôpital est passé de 12 % en 2010 à 23 % en 2021, une augmentation de 92 %. 

Découvrez comment le Comité a ouvert de nouvelles avenues aux femmes médecins.


Dre Julianna Tomlinson

Née, élevée et formée à Ottawa, la scientifique Julianna Tomlinson met à profit la recherche pour changer notre façon d’envisager la maladie de Parkinson.

Ses travaux visent le volet génétique et révèlent la complexité de cette maladie. Au poste de gestionnaire du programme scientifique dans le laboratoire du Dr Michael Schlossmacher de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Mme Tomlinson s’investit activement dans les activités communautaires et puise à la fois inspiration et créativité auprès de personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Lisez l’entretien avec la Dre Tomlinson.

Dre Julianna Tomlinson

Dre Barabara Vanderhyden

Dre Barbara Vanderhyden

La Dre Barbara Vanderhyden a consacré sa carrière à chercher les morceaux métaphoriques manquants de certains des casse-têtes les plus complexes du cancer de l’ovaire. Un casse-tête de 3 000 morceaux semble un jeu d’enfant à côté du travail que fait la Dre Vanderhyden, scientifique principale à L’Hôpital d’Ottawa, professeure à l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche Corinne Boyer sur le cancer de l’ovaire.  

Qu’il s’agisse de son tout premier prix – le prix Soroptimist pour son bénévolat en tant qu’étudiante du secondaire en 1978 – ou encore des accolades qu’elle a depuis reçues – notamment le Prix du mérite scientifique Dr David J. Grimes, le Prix d’excellence en enseignement de la capitale, et le Prix du Gouverneur général pour l’entraide – la carrière primée de la Dre Vanderhyden a changé la manière dont le cancer de l’ovaire est aujourd’hui compris et traité. 

Savoir pourquoi la physiologie s’apparente à un casse-tête et pourquoi aspirer des œufs est une bonne chose dans le laboratoire de la Dre Vanderhyden


L’Hôpital d’Ottawa est un hôpital universitaire de pointe en matière de santé, de recherche et d’apprentissage, fièrement affilié à l’Université d’Ottawa.

Parallèlement au développement de leur entreprise, Myers et la famille Mews construisent des communautés.

Vous n’avez pas besoin d’aller plus loin que votre propre rue, peut-être même votre propre allée, pour trouver un lien dans cette ville avec Myers Automotive Group. Après tout, cela fait près d’un siècle qu’ils placent les gens dans le siège du conducteur. Mais, comme l’atteste leur site web, ils sont bien plus que cela – les membres de leur équipe sont nos amis et nos voisins, et l’entreprise fait partie intégrante de notre communauté.   

« Sans le soutien de la communauté, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui »

Harry Mews

Si Gordon Myers a fondé l’entreprise en 1942, c’est Hank Mews qui l’a reprise en 1972, développant l’entreprise tout en contribuant, avec sa famille, à la construction de cette communauté. 

« Notre père a estimé que c’était ici qu’ils avaient élu domicile et développé leur entreprise. Et sans le soutien de la communauté, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui », déclare Harry Mews, qui dirige aujourd’hui l’entreprise avec son frère Rob Mews. Ils ont été à l’origine de la croissance de l’entreprise et s’apprêtent à ouvrir leur 17e concession au printemps.  

L’histoire des Mews a des racines à la fois riches en histoire et en philanthropie. Elle commence par un tir en course mal exécuté sur un terrain de basket-ball à Terre-Neuve, lorsque le jeune Hank Mews tombe sur les genoux d’une admiratrice qu’il se promet d’épouser. Et il l’a fait. Phyllis et Hank célébreront 61 ans de vie commune, jusqu’au décès de Hank en 2022. Ils ont élu domicile à Ottawa et, ensemble, ils ont bâti une entreprise prospère et une famille aussi dévouée à cette communauté que possible.  

« Toutes les entreprises dépendent de la communauté pour leur succès. Et ce n’est qu’un moyen de rendre la pareille. » 

Rob Mews

Rob dit que c’est un honneur pour eux de faire des dons.  

« Je pense qu’il est important pour toutes les entreprises d’aider autant qu’elles le peuvent, que ce soit en donnant de l’argent ou du temps. Vous savez, toutes les entreprises dépendent de la communauté pour leur succès. Et ce n’est qu’un moyen de rendre la pareille. » 

Cette générosité n’est pas passée inaperçue. En fait, Myers Automotive Group a récemment été récompensé lors de la cérémonie de remise des prix de l’AFP 2023 pour son action philanthropique exceptionnelle. Cela ne surprendra pas les milliers d’athlètes qui ont arboré le logo Myers, ni les banques alimentaires et les centres communautaires qui ont bénéficié de la générosité de la famille Mews. Cette famille est véritablement une force motrice dans notre communauté.  

Mais nulle part leur mission n’a été plus orientée et leur engagement plus profond que dans le domaine des soins de santé. En 2015, l’Hôpital Queensway-Carleton a reçu 1 M$ du Myers Automotive Group pour la construction de l’Unité de soins aigus aux personnes âgées. En 2022, cinq ans après l’opération de remplacement valvulaire de Hank Mews, l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa a reçu 1 M$ du Myers Automotive Group. Et maintenant, L’Hôpital d’Ottawa a reçu 2,5 M$ pour la campagne Créons des lendemains. Il s’agit du plus important don philanthropique de l’entreprise à ce jour.

« En fin de compte, si la communauté ne peut pas soutenir un projet comme celui-ci, nous ne l’aurons pas. »  

Harry Mews

« Nous avons estimé qu’il était important de soutenir cet effort parce que la santé est essentielle. Nous l’avons constaté directement dans notre famille », déclare Harry Mews. « Nos hôpitaux, notre système de santé, nous sommes tellement chanceux d’avoir le système que nous avons au Canada, et il est important que tout le monde le reconnaisse. En fin de compte, si la communauté ne peut pas soutenir un projet comme celui-ci, nous ne l’aurons pas. »  

Les frères Mews – et l’ensemble du groupe Myers – sont fiers de soutenir la communauté qui les a soutenus au fil des décennies. Si Hank Mews n’a peut-être pas perfectionné son tir en course au basket-ball, il est clair qu’il a réussi à inculquer de précieuses leçons de vie à ses proches : qu’il s’agisse d’un million de dollars ou de quelques dollars, l’acte de donner en permanence est ce qui permettra à notre communauté d’aller de l’avant.