En cette période de pandémie mondiale où la population est appelée à rester chez elle pour ralentir la propagation de la COVID-19, bien des gens cherchent des façons de faire un peu de bien. Ils veulent donner un coup de main. Certains optent pour la philanthropie parce qu’ils se sentent ainsi proactifs alors que presque tout le reste semble incertain ou hors de leur contrôle.

Des personnes, des groupes et des entreprises prennent tous l’initiative d’aider nos héros en première ligne. Ils donnent de l’argent, de l’équipement, de leur temps et de la nourriture – après tout, nous sommes tous concernés. Ils soutiennent généreusement L’Hôpital d’Ottawa et espèrent en même temps inspirer d’autres personnes à vivre aussi la joie de donner.

« Si nous pouvons faire quelque chose pour aider notre hôpital, je veux contribuer. » – George Hanna, Gabriel Pizza

« En période d’urgence et de stress, la priorité absolue est d’aider les personnes qui assurent les services en première ligne au cœur de cette crise et L’Hôpital d’Ottawa est prioritaire. » – Phil Downey

Gavin Murphy, donateur militant, envoie un message à la collectivité

La pandémie de COVID-19 a sensibilisé davantage la population au rôle vital que jouent les travailleurs de la santé de première ligne. C’est plus évident que jamais selon Gavin Murphy, donateur local. « Je n’ose pas imaginer où nous serions rendus sans eux en ce moment. Le système de santé est entré en territoire inconnu à cause de la COVID-19 et le besoin de soutien est plus important que jamais. »

Donateur militant, Gavin a prêché par l’exemple l’an dernier en donnant 500 000 $ à L’Hôpital d’Ottawa. Il demeure fidèle à son engagement de maintenir un système de santé public de calibre mondial dans notre ville. Gavin ne se contentera de rien de moins et pense que cela devrait être ainsi pour quiconque dans notre collectivité. Cet objectif a toutefois un coût qui ne peut pas être assumé entièrement par le gouvernement.

Son message est catégorique : chaque dollar compte. « Il y a environ un million de personnes à Ottawa. Même si chacune d’entre elles ne peut donner que quelques dollars, le tout mis ensemble fera une énorme différence. C’est la réalité et nous devons en tenir compte. Nous ne pouvons pas compter seulement sur le gouvernement, qui a d’autres intérêts tout aussi valables à prendre en considération, pour soutenir notre hôpital. »

S’il doit se faire messager pour encourager les citoyens à soutenir l’Hôpital, il portera le chapeau avec fierté. « L’Hôpital pourra maintenir son rôle de chef de file des établissements de santé et de recherche financés par des fonds publics seulement si les gens qui peuvent donner font un don – petit ou grand. »

Jason Zhang et la communauté chinoise d’Ottawa apportent un soutien inespéré

Jason Zhang se rappelle d’avoir suivi l’évolution de la COVID-19 en Chine, son pays natal. Lui et ses amis ont exprimé leur soutien immédiatement. Lorsque la COVID-19 est arrivée à Ottawa, sa ville d’adoption, il savait qu’il devait agir. « C’est notre hôpital. C’est notre collectivité », estime Jason.

Jason, fondateur et rédacteur-en-chef du Health Times, un journal destiné à la communauté chinoise et publié à Ottawa, à Toronto, à Vancouver et à Montréal, a décidé de solliciter son réseau afin d’amasser 60 000 $ pour le Fonds d’urgence COVID-19, qui est notamment utilisé pour acheter des articles essentiels comme des respirateurs et de l’équipement de protection individuelle. Jason ne s’attendait toutefois pas à obtenir un soutien aussi généreux. « Nous avons déjà amassé plus de 100 000 $! »

En fait, Jason et d’autres membres de la communauté chinoise d’Ottawa, dont 43 associations, ont été ébahis d’atteindre leur objectif initial de financement en seulement quatre jours. Ils étaient ravis de redonner et d’aider à veiller à ce que L’Hôpital d’Ottawa dispose de l’équipement requis pour donner des soins aux patients pendant la pandémie.

Au total, ils ont amassé un peu plus du double de l’objectif initial, soit 123 000 $.

Michelle Gleeson fait un don inspiré par des soins empreints de compassion

Les familles vivent des moments difficiles, en particulier celles qui ne peuvent pas communiquer avec leurs parents âgés comme celle de Michelle Gleeson. Son père vit dans un foyer pour personnes âgées situé tout près, mais elle ne peut pas le visiter à cause des restrictions imposées en raison de la pandémie de COVID-19. Elle lui parle donc par téléphone tous les jours.

Elle a appris le 2 avril dernier que l’état de santé de son père, qui a 91 ans et est atteint de la maladie de Parkinson, s’était détérioré et qu’il devait aller à l’Urgence du Campus Civic de L’Hôpial d’Ottawa. La nouvelle l’a ébranlée, car elle savait qu’elle ne pourrait pas être à ses côtés. Elle a toutefois rapidement su qu’il était en bonnes mains.

« J’ai parlé avec une infirmière qui s’occupe de mon père, qui a transféré mon appel directement à son médecin, la Dre Alena Spacek. L’intégration des services et des soins a été phénoménale parce que le personnel pouvait voir les renseignements sur ses rendez-vous médicaux précédents. Je ne pouvais pas être là pour tout expliquer, mais le médecin avait accès aux renseignements médicaux en quelques clics », explique Michelle.

Bien que Michelle n’ait pas pu être témoin des soins empreints de compassion que son père recevait, elle a perçu le niveau de soins dans la voix rassurante de la Dre Spacek. Elle l’a appelée deux fois pour la renseigner sur l’état de son père, lui préciser qu’il allait se rétablir et lui dire à quel moment il pourrait rentrer chez lui.

Elle était tellement reconnaissante et soulagée qu’elle a décidé de faire un don à L’Hôpital d’Ottawa pour dire merci. « Pour remercier la personne qui l’a enveloppé d’une couverture lorsqu’il avait froid, celle qui lui a donné une gorgée d’eau et celle qui l’a amené passer des tests, je tenais à faire un don », affirme Michelle.

Michelle ne pouvait pas venir à l’hôpital pendant cette période difficile à cause des restrictions sur les visites, mais l’équipe de soins lui a transmis l’information. Elle savait donc que son père était en bonnes mains. « Quand c’est arrivé, j’ai prié pour que le personnel soit gentil et attentionné avec lui. J’ai pleuré en attendant d’avoir des nouvelles. Quand j’ai parlé à l’infirmière, j’ai décelé la gentillesse dans sa voix. Il était au bon endroit et recevait les bons soins. Ce sont des gens de cœur qui sont attentionnés. »

Profondément enraciné dans notre collectivité, Phil Downey est toujours prêt à donner

Phil Downey et sa famille ont noué des liens profonds avec L’Hôpital d’Ottawa qui remontent au début des années 1940 quand sa mère, infirmière autorisée, a fait sa formation à l’Hôpital Civic. Phil appuie généreusement l’Hôpital depuis longtemps et est toujours fier de redonner – en particulier maintenant.

« Les personnes généreuses demeurent généreuses. En période d’urgence et de stress, la priorité absolue est d’aider les personnes qui assurent les services en première ligne au cœur de cette crise et L’Hôpital d’Ottawa est prioritaire », affirme Phil.

Phil s’est généreusement engagé à amasser 250 000 $ pour le Fond d’urgence COVID-19. Il croit que chacun peut trouver une façon d’aider les travailleurs de première ligne même en cette période difficile pour bien des familles.

« Prendre quelques minutes pour réfléchir à un petit geste à poser pour aider d’autres personnes procure un sentiment de bien-être. Un don à L’Hôpital d’Ottawa aide non seulement les travailleurs de première ligne et toute l’équipe de l’Hôpital, mais aussi le donateur lui-même en réduisant un peu son stress », poursuit Phil.

George Hanna : Gabriel Pizza est là pour soutenir l’Hôpital

La femme de George Hanna, Malake Hanna, a eu trois grossesses à risque élevé depuis 2004 et a reçu des soins à L’Hôpital d’Ottawa. Après ces expériences, George a dit un jour à son personnel : « Si nous pouvons faire quelque chose pour aider notre hôpital, je veux contribuer. » C’est ainsi que Gabriel Pizza a commencé à redonner pour dire merci.

Son généreux soutien est demeuré indéfectible depuis, même pendant la pandémie de COVID-19, à l’égard des travailleurs de première ligne. « J’ai l’honneur et le plaisir de redonner. Peu importe le nombre de pizzas livrées ou le geste en guise de remerciement, ce n’est rien à côté de ce qu’ils endurent en ce moment et de ce qu’ils ont à gérer », affirme George.

Le président-directeur général de Gabriel Pizza et son équipe ont livré des pizzas au Centre d’évaluation pour la COVID-19, en plus de faire des dons à l’Urgence de chacun des campus Civic et Général. C’est la façon de Gabriel Pizza de dire merci. « Le principal objectif est d’envoyer des pizzas pour les remercier et les faire sourire. Nous sommes tous solidaires et nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour aider – envoyer des pizzas est notre façon de dire merci », poursuit George.

« Si nous pouvons faire quelque chose pour aider notre hôpital, je veux contribuer », répète George, après une courte pause.

Hélène Chevalier : son devoir de donner

À l’instar d’Hélène Chevalier, bien des gens confinés chez eux ces temps-ci ressentent une certaine frustration même s’ils savent très bien que rester à la maison est la meilleure chose à faire.

Hélène a toutefois constaté qu’elle devait faire plus que simplement rester à la maison. « J’estime qu’il est de mon devoir de contribuer au Fonds d’urgence COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa et, ainsi, de faire partie de la solution », précise-t-elle.

Hélène admire vraiment le travail accompli par le personnel de notre hôpital. « Les employés de L’Hôpital d’Ottawa font preuve de sollicitude, de dévouement et de professionnalisme pour sauver la vie de gens et trouver une solution à long terme à la pandémie », affirme-t-elle.

« Ce faisant, poursuit-elle, ils risquent leur propre vie, s’inquiètent pour leurs proches et, pourtant, ils maintiennent le cap. C’est donc pour eux que je contribue au Fonds d’urgence. »

Ryan Carey mise sur la musique pour soutenir L’Hôpital d’Ottawa

La musique a toujours fait partie de la vie de Ryan Carey. Il adore jouer de la guitare. Il le fait d’ailleurs plus souvent qu’à l’habitude, ces derniers temps, parce qu’il reste à la maison comme tant de gens.

Ryan travaille à l’entrepôt des appareils mobiles du Service de la technologie de l’information de L’Hôpital d’Ottawa. Il a récemment publié dans les médias sociaux des vidéos de chansons qu’il interprète chez lui. Du jour au lendemain, cela l’a amené à planifier un événement en ligne. « Tout s’est fait rapidement. J’ai commencé à recevoir des demandes de chansons dans les médias sociaux. Je les enregistrais, puis je les publiais. Une personne m’a ensuite suggéré de faire un spectacle en direct. Voilà donc la façon dont l’activité de financement a vu le jour. »

Lui et sa femme, Teri Wellon, travailleuse de la santé de première ligne dans notre collectivité, planifiaient l’événement lorsqu’ils ont eu l’idée de le jumeler à une activité de financement. « J’ai bien sûr d’abord pensé à L’Hôpital d’Ottawa », affirme Ryan.

Le samedi 25 avril, Ryan s’est produit en direct en ligne devant des gens de la Colombie-Britannique jusqu’à Terre-Neuve-et-Labrador. Comme énormément de membres de sa famille et d’amis de Terre-Neuve, sa province natale, étaient à l’écoute, on peut dire que ce fut en quelque sorte une fête de cuisine dans les règles de la pandémie de COVID-19.
Au moment fort du spectacle, 140 personnes étaient à l’écoute et les dons entraient. « J’étais époustouflé. Je m’attendais à amasser quelques dollars. Je ne pensais pas recueillir un tel montant. J’ai amassé 1 105 $ et j’ai fait un don de 95 $ pour arrondir le montant à 1 200 $ », explique Ryan.

Le montant amassé pour soutenir ses collègues à L’Hôpital d’Ottawa lui donne le sentiment du devoir accompli. « C’est très gratifiant. C’est formidable d’aider mon milieu de travail, où on fait tant de bien aux gens. »

Jason Cameron rallie son équipe à la Commission canadienne de sûreté nucléaire d’une façon unique

Travailler à partir de la maison loin des collègues peut être difficile pour certaines personnes, surtout pendant une pandémie.

Jason Cameron, vice-président et chef des communications à la Commission canadienne de sûreté nucléaire, voulait poser un geste positif pour rallier et encourager son équipe de 85 personnes tout en redonnant à la collectivité. Il tenait tout particulièrement à soutenir le Fonds d’urgence COVID19 de L’Hôpital d’Ottawa.

Le 8 mai, il a réuni son équipe par l’application Zoom. Ce ne fut pas une réunion ordinaire. La majorité de ses collègues, dont luimême, avaient décidé de se déguiser en leur personnage préféré. À l’écran, ils ont ainsi pu voir une panoplie de personnages, dont le capitaine Crochet, Winnie l’ourson et Harry Potter. Bien que les costumes visaient à détendre l’atmosphère, l’équipe a écouté attentivement le Dr Kwadwo Kyeremanteng, médecin spécialisé en soins intensifs et palliatifs à L’Hôpital d’Ottawa, parler de son expérience en première ligne.

« En cette période de craintes et de dangers causés par la pandémie, mon équipe a apprécié la visite virtuelle de L’Hôpital d’Ottawa. Son personnel médical est motivé à travailler, sort des sentiers battus pour créer des traitements contre la COVID19 financés par l’Hôpital et la collectivité, en plus d’être si reconnaissant envers notre engagement de rester à la maison », explique M. Cameron.

C’est le récit touchant de l’expérience du Dr Kyeremanteng de la prestation de soins pendant la pandémie de COVID19 qui les a inspirés à donner. « En tant qu’agents de l’État, nous étions honorés d’amasser des fonds tout en ayant du plaisir à nous déguiser pour participer à la lutte contre la COVID19 », poursuit M. Cameron.

L’équipe a amassé plus de 1 735 $, soit plus du double de son objectif initial. Grâce à l’initiative d’équivalence de dons, le montant total s’est élevé à près de 3 500 $! Ce sont des dons comme celuici qui aident à financer des projets de soins et de recherche novateurs à L’Hôpital d’Ottawa.

Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

LE 29 AVRIL 2020, OTTAWA (Ont.) – Le Fonds d’urgence COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa a reçu un important coup de pouce grâce à la Fondation de la famille Nanji qui a offert de doubler les dons reçus jusqu’à concurrence de 100 000 $.

« La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa est profondément reconnaissante de l’appui de la Fondation de la famille Nanji et espère que ce geste de générosité inspirera d’autres personnes à donner », affirme Tim Kluke, PDG de la Fondation.

Le Fonds d’urgence COVID-19 viendra en aide aux patients et au personnel directement touchés par la pandémie de COVID-19. Ainsi, vos dons et les dons de contrepartie de la Fondation de la famille Nanji serviront :

  • au soutien des équipes de soins de première ligne
  • à l’achat d’équipement de protection spécialisé
  • à l’élaboration de traitements novateurs grâce à des technologies spécialisées de pointe
  • aux soins et au réconfort des patients
  • au soutien des scientifiques et des chercheurs travaillant à combattre la COVID-19.

Au fur et à mesure de l’évolution de la pandémie, des histoires de générosité exceptionnelle émergent. Notre équipe de soins de première ligne doit s’adapter rapidement et les dons aideront à protéger le personnel et les patients. Ils appuieront également nos chercheurs qui participent à la lutte mondiale contre la COVID-19. La Fondation de la famille Nanji a contribué de façon importante à ces efforts collectifs par un don total de 1,6 M$ à 16 hôpitaux du Canada.

Nous sommes très reconnaissants de l’appui de la collectivité et nous remercions la famille Nanji pour son leadership inspirant.

À propos de L’Hôpital d’Ottawa

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au Canada. Inspirés par la recherche et guidés par la compassion, son personnel de soutien, ses chercheurs, ses infirmières, ses médecins et ses bénévoles assurent l’excellence des soins et persévèrent à trouver des solutions aux défis les plus complexes en santé.

Affilié à l’Université d’Ottawa, l’Hôpital attire sur ses nombreux campus des esprits scientifiques parmi les plus influents au monde. L’enseignement et la recherche sont au cœur de nos activités. Nos techniques de pointe et les fruits de nos recherches sont adoptés partout dans le monde.

Nous sommes le centre régional de traumatologie de l’Est ontarien et nos soins nous ont valu l’agrément avec mention d’honneur, reconnaissance la plus prestigieuse d’Agrément Canada. Nos programmes de recherche novateurs nous placent à l’avant-garde des progrès scientifiques mondiaux en thérapeutique anticancéreuse, en traitement de maladies chroniques, en épidémiologie clinique, en neurosciences, en médecine régénératrice et en innovation pratique.

Grâce au généreux soutien financier de la collectivité, nous continuons d’offrir des soins de calibre mondial avec une compassion digne des personnes qui nous sont chères.

Pour en savoir plus sur L’Hôpital d’Ottawa, consultez le www.ohfoundation.ca.

Transformer l’adversité en gestes concrets – un couple de jeunes philanthropes donne au suivant 

Il est plutôt rare que des gens réagissent à une expérience difficile en choisissant d’améliorer la vie des autres, mais c’est exactement ce que HarleyFinkelstein et LindsayTaub, philanthropes et entrepreneurs locaux, ont choisi de faire. Et ils espèrent que leur histoire inspirera d’autres personnes à en faire autant. 

Complications inattendues 

En février2019, Lindsay a senti le travail commencer pour l’accouchement du deuxième enfant du couple. Harley et elle se sont rendus au Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa, fébriles à l’idée de faire enfin connaissance avec leur nouvel enfantMalheureusement, l’accouchement ne s’est pas passé comme ils l’espéraient. Après un travail et un accouchement relativement facile pour leur premier enfant en 2016, ils s’attendaient à vivre le même genre d’expérience. Cette fois, cependant, le travail a été extrêmement difficile et incroyablement douloureux. 

Lindsay a dû subir une césarienne d’urgence. Ce n’était pas ce que Lindsay et Harley avaient envisagé. L’idée d’une intervention chirurgicale leur inspirait une certaine crainte, tant pour la mère que pour l’enfant à naître. Heureusement, la naissance s’est bien déroulée, et la mère et l’enfant étaient toutes deux en bonne santé. 

Épuisés, submergés par les émotions après cette série d’événements inattendus, Lindsay et Harley avaient désespérément besoin de décompresser et de se reposer, tout un défi lorsqu’on partage une chambre avec trois autres patients, avec le vaetvient incessant des infirmières, des médecins et des visiteurs.

Découverte d’un besoin 

En tant que chef des opérations à Shopify, une multinationale canadienne de commerce électronique installée ici même à Ottawa, Harley a connu sa part de situations stressantes, mais même lui a trouvé l’expérience éprouvante. « Cela a été une expérience stressante, que nous n’avions pas du tout prévue », raconte Harley. 

En tant que jeunes parents en santé, Harley et Lindsay ont eu la chance d’avoir peu d’interactions avec l’hôpital. Il a fallu cette expérience difficile pour qu’Harley prenne conscience de ce que l’on éprouve quand on est l’être cher d’une personne qui a un problème de santé. Lindsay et son enfant recevaient d’excellents soins et il savait qu’elles étaient entre bonnes mains. Pourtant, il a perçu un besoin pour les familles de disposer d’un espace qui leur permettrait de vivre une meilleure expérience après la naissance d’un enfant. «Lindsay et moi avons ressenti un besoin et vu l’occasion de faire quelque chose à ce propos », explique Harley.

« Chacun de nous peut faire quelque chose pour améliorer la vie de quelqu’un d’autre, explique Harley. Selon moi, l’idée de donner au suivant est ce qui permet de créer des communautés vibrantes, prospères et bien administrées. Et il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir 60 ans et d’être retraité pour le faire, il faut commencer dès que possible. » – Harley Finkelstein

Construire une communauté en donnant au suivant 

Harley et Lindsay viennent tous deux de milieux modestes, mais ils s’inspirent volontiers de leurs enfances respectives et de l’importance qu’on accordait alors au temps passé ensemble. C’est ce qui a incité Lindsay à ouvrir son propre bar laitier appelé Sundae School afin d’offrir aux familles un endroit où discuter tout en dégustant une gâterie. 

Alors que la carrière de l’un et l’entreprise de l’autre se développaient, ils ont acquis la conviction que leur bonne fortune comportait la responsabilité de donner au suivant et d’aider les autres. Ils sont maintenant bien connus dans la région d’Ottawa, non seulement pour leur réussite en affaires, mais aussi en tant que philanthropes influents dans une communauté dynamique qui s’efforce d’améliorer la vie à Ottawa, notamment en contribuant à la construction du centre juif Finkelstein Chabad. 

« Être philanthrope ne se résume pas toujours à signer de gros chèques, déclare Harley. C’est aussi trouver quelqu’un qui vit une période difficile et chercher à lui faciliter la vie. Il n’est pas nécessaire de tout changer, mais en faisant graduellement don de temps et d’argent, vous pouvez atteindre des résultats spectaculaires, particulièrement si vous inspirez d’autres personnes à en faire autant.»

Mom and baby look into camera in kitchen
Bébé Zoé à la maison avec sa maman, Lindsay.

Transformer des circonstances difficiles en passant aux actes 

C’est exactement ce que Harley et Lindsay entendent faire. Avec un don à L’Hôpital d’Ottawa, ils espèrent inspirer les autres à redonner à leur communauté d’une manière significative pour eux. 

« Soutenir l’hôpital est une démarche très personnelle étant donné que c’est là que j’ai accouché et que j’ai reçu d’excellents soins médicaux, mais je voulais aussi contribuer à d’autres aspects des expériences que les gens y vivent. C’était vraiment important pour nous, explique Lindsay. Je voulais que nos filles voient que nous nous occupons non seulement de nos entreprises, mais que nous attachons aussi une grande importance à notre communauté et nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour y contribuer, et il y a tellement de manières de le faire. » 

« Nous sommes très attachés à notre communauté et nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour y contribuer, et il y a tellement de manières de le faire. » – Lindsay Taub

Dans l’espoir d’inspirer les autres 

En fin de compte, Harley et Lindsay sont persuadés qu’ils doivent prêcher par l’exemple, non seulement en étant des modèles pour leurs propres filles, mais en motivant d’autres personnes dans la communauté. 

« Chacun de nous peut faire quelque chose pour améliorer la vie de quelqu’un d’autre, explique Harley. Selon moi, l’idée qui consiste à donner au suivant est ce qui permet de créer des communautés vibrantes, prospères et bien administrées. Et il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir 60 ans et d’être retraité pour le faire, il faut commencer dès que possible. »


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

D’atroces douleurs à la poitrine avaient tiré Phyllis Holmes d’un profond sommeil. Un séjour aux urgences a permis de constater qu’elle souffrait d’une torsion de l’intestin grêle. Les médecins ont utilisé une technique inhabituelle qui consistait à laisser son abdomen ouvert pendant deux jours après l’opération, c’est pour cette raison que Phyllis est en vie aujourd’hui.

Le premier d’une longue série de miracles

Pendant 18 mois, Phyllis a ressenti de la douleur intermittente à la poitrine. Certains épisodes n’ont duré que quelques minutes alors que d’autres ont duré plusieurs heures. Incapable de mettre le doigt sur la cause de la douleur, le médecin de Phyllis a entrepris un processus d’élimination et l’a envoyée passer divers tests, dont un à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. Lorsque les résultats ont révélé que ce n’était pas son cœur qui causait tout cet inconfort, les médecins ont demandé une tomodensitométrie dans l’espoir qu’elle fournisse certaines réponses.

Cependant, à peine quelques jours avant son rendez-vous, Phyllis s’est réveillée en sursaut dans d’atroces douleurs. Couché à côté d’elle, inquiet, se trouvait son mari, Brian Jackson, qui a insisté pour qu’ils se rendent à l’urgence. Les douleurs de Phyllis étaient toujours présentes lorsque le couple est arrivé au Campus général de L’Hôpital d’Ottawa. Reconnaissent leur gravité, le personnel d’admission a immédiatement envoyé Phyllis en salle d’examen.

Un diagnostic de vie en danger

Dr. Guillaume Martel and Phyllis Holmes embrace at The Ottawa Hospital.
Le Dr Guillaume Martel et Phyllis Holmes.

Après plusieurs tests, Phyllis a subi une tomodensitométrie. Les résultats ont montré que sa vie était en jeu.

En se remémorant son expérience, Phyllis raconte qu’elle n’a entendu qu’une seule chose : elle devait être opérée d’urgence. « C’est tout ce que j’ai entendu, dit Phyllis, nous devons vous opérer d’urgence sinon vous pourriez faire face à une situation qui mettrait votre vie en danger. »

La tomodensitométrie a révélé une petite torsion dans son intestin, qui a fait que ce dernier est devenu violet, presque noir sur toute sa longueur. « Tout son intestin grêle se nécrosait », dit le chirurgien de Phyllis, le Dr Guillaume Martel, « ce qui n’offre aucune chance de survie. Par contre, nous avons traité Phyllis rapidement et, ce jour-là, les choses se sont parfaitement emboîtées. »

Habituellement, en présence d’un intestin dans cet état, les chirurgiens auraient enlevé la partie qui était compromise. Cependant, dans le cas de Phyllis, c’est presque tout son intestin était qui était en danger. L’ablation d’une aussi grande partie de son intestin l’aurait forcée à être nourrie par voie intraveineuse jusqu’à la fin de ses jours.

Une technique chirurgicale non conventionnelle

Une fois Phyllis dans la salle d’opération, les médecins ont pu mieux évaluer la gravité des dommages causés à son intestin. Il lui restait un peu de vitalité dans l’intestin, signe encourageant qu’il y avait une possibilité de le sauver. Plutôt que de procéder à l’ablation de l’intestin, ils ont décidé de laisser l’abdomen ouvert et d’attendre.

Pendant deux jours, Phyllis est restée sous sédatifs à l’unité des soins intensifs, l’abdomen ouvert. Pendant tout ce temps, Brian se souvient que les infirmières et les médecins étaient attentifs et compatissants et lui faisaient savoir ce qui se passait à chaque étape. « J’étais toujours au courant de la situation », dit Brian, ce dont il était reconnaissant pendant cette période particulièrement difficile et stressante.

« Il est plutôt rare de laisser un patient ouvert, mais cela peut être une manière de limiter les dégâts, explique le Dr Martel. Cette technique a enlevé beaucoup de pression dans l’abdomen de Phyllis, ce qui a donné du temps pour voir si son intestin survivrait. Cependant, il peut être difficile, pour un médecin, de savoir si cette technique fonctionnera pour un patient plutôt qu’un autre. Heureusement, dans le cas de Phyllis, ça a été un succès. »

L’attente était terminée

Lorsque Phyllis est revenue en salle d’opération pour sa deuxième intervention chirurgicale, le Dr Balaa, le chirurgien, a dit à Brian à quoi s’attendre. Il pourrait s’agir d’une longue intervention, au cours de laquelle on procéderait à l’ablation d’une partie de l’intestin de Phyllis et, à sa place, on mettrait un sac de colostomie. Brian s’est installé pour une longue attente angoissante, incertain de ce à quoi ressemblerait la vie de Phyllis une fois l’opération terminée. Mais moins d’une heure plus tard, le Dr Balaa est arrivé avec de très bonnes nouvelles.

Lorsque les médecins ont retiré la couverture, un drap qui protégeait l’abdomen de Phyllis pendant qu’elle était allongée et clampée, son intestin était sain et redevenu normal. À leur grand étonnement, il est resté viable et tout ce qu’ils avaient à faire, c’était des points de suture à Phyllis.

Période de récupération

Le lendemain matin, en se réveillant, Phyllis a vu le sourire chaleureux de Brian qui était à son chevet. Même si elle n’était pas consciente de la tournure incroyable des événements, elle était reconnaissante d’être en vie.

Elle est restée à l’hôpital pendant une semaine après la première opération. Pendant son rétablissement, Phyllis se souvient d’avoir reçu des soins exceptionnels. « Les médecins avaient toujours tellement de temps pour moi quand ils faisaient leur ronde, raconte Phyllis, ils ont été très patients et concernés par ma situation, c’était réconfortant et merveilleux. » Elle était tellement reconnaissante qu’elle voulait témoigner sa gratitude.

Montrer de la gratitude

Dr. Guillaume at The Ottawa Hospital
Le Dr Guillaume Martel faisait partie de l’équipe qui a sauvé la vie de Phyllis.

C’est alors que Phyllis a entendu parler du Programme des prix de gratitude. Ce programme a été conçu comme un geste attentionné pour que les patients puissent remercier les soignants qui vont au-delà de leurs seules obligations professionnelles pour prodiguer des soins extraordinaires, jour après jour. Pour les patients comme Phyllis, c’est une façon de reconnaître les soignants en faisant un don en leur honneur à L’Hôpital d’Ottawa. Les soignants reçoivent une épinglette et un message spécial du patient leur faisant savoir que leurs soins spéciaux ne sont pas passés inaperçus.

Rendre hommage au Dr Martel et à plusieurs autres personnes par l’entremise du Programme des prix de gratitude a été une façon concrète pour Phyllis de dire merci. « Je voulais pouvoir donner quelque chose en retour », dit Phyllis.

Ce geste a touché le Dr Martel. « C’est très gratifiant de recevoir une épinglette d’une patiente comme Phyllis, explique-t-il, on peut être fier de recevoir un cadeau comme ça. »

Une expérience réparatrice

Le séjour de Phyllis à L’Hôpital d’Ottawa ne se résume pas à une visite à l’urgence et à deux opérations. Appelée à réfléchir à son expérience, Phyllis raconte une histoire de soins empreints de compassion et de guérison, tant physique que mentale. « J’avais l’impression que même si j’étais là pour guérir physiquement, j’obtenais aussi du soutien psychologique », explique-t-elle. « Tous me regardaient dans les yeux ou me touchaient la main avec compassion. C’était très intime. J’ai vu leur divinité, précise Phyllis, je l’ai vue. J’en ai fait l’expérience directe. Et c’est la guérison. C’est la guérison qui a lieu quand on a ces rencontres très spéciales. Ça vous guérit. »

Aujourd’hui, Phyllis est en pleine forme et est profondément reconnaissante des soins qu’elle a reçus à L’Hôpital d’Ottawa. « Ils étaient incomparables », dit-elle.

Dr. Guillaume Martel

En août 2019, le Dr Guillaume Martel a été nommé premier titulaire de la Chaire de la famille Vered pour la recherche hépato-pancréatobiliaire. Le Dr Martel est un chirurgien chevronné de L’Hôpital d’Ottawa qui a sauvé et prolongé la vie d’innombrables personnes, en particulier celles atteintes d’un cancer. Après des recherches dans le monde entier, c’est ici même, à Ottawa, que l’on a trouvé le meilleur candidat pour diriger la chaire de recherche. Cette chaire de recherche ouvre la voie à des essais cliniques avant-gardistes et à des techniques chirurgicales de pointe, dont nos patients pourront profiter pendant de nombreuses années. Tout cela a été rendu possible grâce aux généreux dons de la famille Vered et d’autres donateurs.

« Quand Arnie était malade, il devait se rendre à Montréal pour être traité. C’était extrêmement difficile pour lui d’être loin de chez nous et de nos six enfants. Nous voulions permettre aux gens de recevoir leurs traitements ici, à Ottawa. Cette chaire de recherche est un élément important qui contribue à perpétuer sa mémoire. » – Liz Vered


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Calendars of Hope
Profondément reconnaissante pour les soins qu’elle a reçus, Gina Mertikas-Lavictoire redonne à L’Hôpital d’Ottawa par la vente de magnifiques calendriers mettant en vedette les œuvres de sa mère.

Calendriers de l’espoir 2025 de Gina Mertikas

Achetez un calendrier 2025 mettant en vedette les formidables œuvres de Katerina Mertikas, artiste ottavienne renommée et ambassadrice de l’UNICEF depuis 1993 et bienfaitrice de L’Hôpital d’Ottawa.

Sa fille, Gina Mertikas, une survivante du cancer, a lancé cette initiative pour amasser des fonds à l’appui des essais cliniques réalisés à L’Hôpital d’Ottawa. Les calendriers sont déjà en vente, et ce, durant toute la période des Fêtes.

À noter :

  • Les calendriers 2025 sont vendus à 30 $, incluant les coûts d’expédition, et les profits seront versées pour soutenir les essais cliniques réalisés à L’Hôpital d’Ottawa.
  • Les calendriers sont en anglais seulement.
  • La livraison des calendriers prend entre 3 et 5 jours ouvrables après l’achat.
  • Pour toute question sur les calendriers de l’espoir 2025, écrivez à evenements@lho.ca.

Mise à jour : Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Saila Kipanek le vendredi 25 mars à Iqaluit. Saila a profondément marqué l’équipe du Programme de cancérologie pour les Autochtones à notre hôpital. Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille éplorée.

« C’était l’un de mes premiers patients dans ce rôle. Il m’a beaucoup appris, notamment à mieux tendre l’oreille – non seulement aux paroles exprimées, mais aussi à celles qui ne sont jamais prononcées parce que la douleur prend le dessus. Il s’est confié sur sa jeunesse, sa famille et sa culture, ses joies et ses peines. Je lui parlais presque chaque semaine. Il me manquera énormément. »

Carolyn Roberts, infirmière pivot auprès des patients autochtones
Programme de cancérologie pour les Autochtones

L’article suivant remonte à la fin de 2019, avant le décès de Saila.

Un Inuit se taille un chemin vers le mieux-être mental après un cancer

Après avoir reçu un diagnostic de cancer, le sculpteur inuit traditionnel Saila Kipanek n’aurait pas pu imaginer l’importance qu’aurait son travail dans son rétablissement.

Lorsque Saila a reçu un diagnostic de cancer du rectum, il savait que sa meilleure chance de survie était de suivre un traitement à L’Hôpital d’Ottawa. Par contre, être déraciné de sa vie au Nunavut pour être traité à Ottawa, loin de sa famille, de ses amis et de sa communauté, s’est révélé très difficile et sa santé mentale en a souffert.

Toutefois, le personnel de L’Hôpital d’Ottawa a tout fait pour qu’il se sente comme chez lui.

Une approche holistique de la guérison

Par une froide journée de février, Saila a ouvert les yeux dans une salle de réveil après son opération. Il n’était plus que l’ombre de lui-même. Ayant passé plusieurs mois loin de chez lui et de ses proches alors qu’il suivait des traitements contre le cancer, qui comprenaient chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie, il souffrait d’une profonde dépression.

Peu après l’opération de Saila, Carolyn Roberts, infirmière autorisée et infirmière pivot des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans le cadre du Programme de cancérologie pour les autochtones, a emmené celui-ci au parc de la Gatineau. Alors qu’ils étaient assis au bord de la rivière, Saila lui a confié que son moral était « à zéro », mais il savait exactement ce dont il avait besoin pour guérir. « Ce dont j’ai vraiment besoin, c’est de sculpter, a-t-il expliqué à Carolyn, cela m’aiderait à redevenir moi-même. »

Le traitement des patients du Nunavut à Ottawa

Le Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa, en vertu d’une entente avec le gouvernement du Nunavut, offre des services de cancérologie aux résidents de l’île de Baffin et de l’Est du Nunavut. C’est pourquoi des patients comme Saila parcourent des milliers de kilomètres pour recevoir les meilleurs soins et traitements à Ottawa. Toutefois, le fait de venir dans une aussi grande ville loin d’une culture, d’une langue et d’une alimentation familières peut les isoler et nuire à leur santé mentale.

Soins de santé axés sur le patient

Le rôle de l’infirmière pivot au sein du Programme de cancérologie pour les autochtones est diversifié et axé sur le patient. Une partie importante du rôle de Carolyn est d’écouter les besoins de chaque patient et de donner le meilleur d’elle-même pour y répondre. « Si vous écoutez, dit Carolyn, les patients vous disent ce dont ils ont besoin pour guérir. »

C’est ce que Carolyn a fait. Après avoir prêté une oreille attentive aux problèmes de Saila, elle était déterminée à lui venir en aide. Elle a alors pris l’initiative de trouver un espace dans l’hôpital pour que Saila puisse sculpter.

Carolyn a approché Kevin Godsman, jadis l’un des gestionnaires des installations, pour voir s’il y avait une pièce dans laquelle Saila pourrait faire de la sculpture. Avec l’aide de ses collègues, il a trouvé une pièce et l’a équipée de meubles, d’outils et d’un aspirateur.

Carolyn Roberts chats with Saila Kapinek at The Ottawa Hospital cancer centre.
Carolyn Roberts bavarde avec Saila Kapinek au Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa.

L’inauguration

Une fête a été organisée pour l’inauguration de la salle de sculpture de Saila. Cela a été un moment chargé d’émotion pour lui, car il a réalisé qu’il pourrait à nouveau sculpter.

Pendant les six semaines suivantes, tout en suivant une chimiothérapie et une radiothérapie, Saila sculptait.

Sa dépression s’est envolée et son cancer a été enrayé.

« Je suis heureux d’avoir recommencé à sculpter, dit Saila, je suis reconnaissant de pouvoir faire ça à nouveau. Ça m’a aidé à long terme. »

Lorsqu’il est retourné chez lui à Iqaluit, il a emporté ses œuvres et les a terminées. Lors d’un rendez-vous de suivi en septembre 2018, il a rapporté ses sculptures terminées pour montrer aux membres de l’équipe ce qu’ils l’ont aidé à créer.

« Elles se sont révélées encore plus belles que je ne l’imaginais, a dit Kevin, c’est bon de savoir que L’Hôpital d’Ottawa a aussi un petit rôle à jouer dans leur création. »

Aujourd’hui, Saila est en forme et en santé, et est très reconnaissant des soins empreints de compassion qu’il a reçus à L’Hôpital d’Ottawa.


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Devant une foule animée de plus de 200 généreux donateurs et d’alliés infatigables, le nouveau Centre de santé du sein Rose Ages à L’Hôpital d’Ottawa a officiellement ouvert ses portes le 20 septembre 2018. L’événement a marqué la fin d’une campagne de financement ambitieuse et trépidante qui a permis d’amasser 14 millions $.

Construit et équipé grâce à la générosité infaillible de notre communauté, le Centre abrite maintenant une impressionnante gamme de technologies parmi les plus récentes et les plus complètes au Canada. Nombre d’entre elles permettent d’effectuer des diagnostics et des traitements de manière beaucoup plus précise et bien moins effractive.

Il n’est pas seulement question de technologie : le nouveau Centre a été conçu sous la forme d’un espace invitant afin de favoriser le mieux-être et les liens avec la famille et les amis. Il permet aussi aux patients d’être à proximité de tous les spécialistes responsables de leurs soins, de la période précédant le diagnostic jusqu’à celle suivant le traitement, et même au-delà. Cela signifie que, grâce au soutien des donateurs, plus de patients peuvent suivre des traitements adaptés à leurs propres besoins.

Un programme de santé du sein complet pour répondre à un besoin croissant

L’Hôpital d’Ottawa offre un centre complet de santé du sein qui fournit une expertise en imagerie du sein, en diagnostic, en évaluation des risques, en planification chirurgicale et en soutien psychologique.

Le regroupement de quatre centres de santé du sein éparpillés dans la ville en deux centres (le Centre de santé du sein Rose Ages et Hampton Park) permet d’offrir des services centralisés, de réduire le temps de déplacement, d’améliorer les soins aux patients et d’assurer l’efficacité opérationnelle.

Cette année seulement, 1 000 femmes de notre région recevront un diagnostic de cancer du sein. Grâce à la communauté de généreux donateurs de la région d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa s’attaque déjà à ce défi grandissant et travaille avec ardeur afin d’améliorer chaque aspect du traitement du cancer du sein grâce à la recherche novatrice et aux meilleurs traitements et techniques.

« Votre générosité a permis la modernisation du plus grand centre en santé du sein au Canada, a déclaré Dr Seely. Nous sommes maintenant prêts à ouvrir la voie vers l’excellence en matière de soins de santé du sein. »

La création du programme REaCT

L’engagement de L’Hôpital d’Ottawa envers l’innovation et la recherche révolutionne les essais cliniques, permettant ainsi l’amélioration des résultats des patients chaque jour. Bien que les essais cliniques offrent des options de traitement améliorées, moins de 3 % des patients atteints de cancer au Canada participent aux essais cliniques. L’une des raisons expliquant ce faible taux de participation est la perspective décourageante des longues formalités administratives que chaque patient doit remplir avant de commencer un essai. En outre, des obstacles réglementaires font souvent en sorte que le démarrage d’un nouvel essai clinique coûte trop cher et prend beaucoup de temps. En 2014, pour contrer cette situation, le Dr Clemons, oncologue et scientifique médical, et le Dr Dean Fergusson, directeur du Programme d’épidémiologie clinique, ainsi que leurs collègues de L’Hôpital d’Ottawa ont conçu le programme Repenser les essais cliniques (REaCT, de l’anglais Rethinking Clinical Trials) afin de faciliter le processus d’inscription aux essais cliniques pour les patients atteints de cancer.

Ce programme novateur procède à des recherches pratiques axées sur les patients afin d’assurer à ces derniers un traitement optimal, sécuritaire et économique. Puisque le programme REaCT ne vise pas à examiner un nouveau médicament ou un nouveau traitement, mais plutôt l’efficacité d’un traitement existant, les obstacles réglementaires ne constituent pas un problème et les patients peuvent donner leur consentement oral afin d’entreprendre le traitement immédiatement. À la fin de 2017, ce programme avait permis d’inscrire plus de patients atteints de cancer du sein dans des essais cliniques que tous les autres essais au Canada combinés. Actuellement, plus de 2 300 personnes participent aux différents programmes REaCT.

Drs Mark Clemons and Dean Fergusson developed the Rethinking Clinical Trials or REaCT program

Centre de santé du sein Rose Ages – Statistiques et faits (2018-2019)

  • 49 288 interventions et examens diagnostiques du sein
  • 2 397 biopsies du sein
  • 5 129 visites de patients aux cliniques du sein
  • 1 929 demandes de consultation au Centre de santé du sein
  • 889 nouveaux cas de cancer du sein diagnostiqués

Soins spécialisés aux patients

Tanya O’Brian

Tanya O'Brien, cancer free for more than five years.

Il y a cinq ans, Tanya O’Brien a reçu la nouvelle qu’elle avait toujours redouté d’entendre. Comme les six membres de sa famille avant elle, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein.

Aujourd’hui, Tanya n’a plus de cancer depuis plus de cinq ans. Quand elle repense aux 16 mois de traitement qu’elle a reçus au Centre de santé du sein, elle reconnaît le travail de son équipe de soins dévouée et compétente qui l’a guidée dans les moments les plus sombres de sa vie.

« En tant que communauté, nous avons fait tellement de progrès pour changer l’histoire du cancer du sein », dit Tanya.

Rita Nattkemper

When a routine mammogram identified a small tumour, Rita Nattkemper was given an innovative option to mark its location for the surgery.

Lorsqu’une petite tumeur a été repérée lors d’une mammographie ordinaire, Rita Nattkemper s’est vu offrir une option innovatrice de marquer son emplacement pour la chirurgie. Un grain radioactif, de la taille d’une tête d’épingle, a été injecté directement à l’intérieur de la tumeur dans son sein.

Pendant des années, un fil métallique inconfortable était inséré dans le sein d’une femme avant la chirurgie pour marquer l’emplacement de la tumeur cancéreuse. Aujourd’hui, un minuscule grain radioactif est implanté à la place, ce qui permet aux chirurgiens de trouver plus facilement et d’éliminer complètement le cancer, et aux patients comme Rita d’être plus à l’aise.

« L’intervention pour placer ce grain radioactif est sans douleur et cela aide le médecin à être plus précis », explique Rita.

Marilyn Erdely

At the age of 29, Marilyn had a lumpectomy after receiving a stage zero breast cancer diagnosis.

À l’âge de 29 ans, Marilyn a subi une tumorectomie après avoir reçu un diagnostic de cancer du sein au stade zéro. Elle était sûre qu’elle irait bien. Mais cinq ans plus tard, son cancer s’est métastasé.

« Les tomodensitogrammes ont révélé que le cancer s’était propagé dans tout mon corps. J’avais un cancer important des os, du fémur, du dos, des ovaires et du foie. J’étais atteinte de la tête aux pieds », raconte Marylin.

Le Dr Stan Gertler, oncologue, lui a donné l’espoir qu’elle se rétablirait. Dans les six mois après avoir reçu son diagnostic de cancer de stade 4, Marilyn a dû subir plusieurs interventions chirurgicales. Mais les choses ont changé. Elle a commencé à se sentir mieux, plus forte.

Aujourd’hui, il ne lui reste plus que quelques tumeurs d’un centimètre sur le foie. Toutes les autres sont résorbées. Le cancer est inactif.


Mises à jour 2018-2019 sur le Centre de santé du sein


Encore plus d’histoires inspirantes

Annette Gibbons

Annette Gibbons after speaking at The President's Breakfast.

« J’ai affronté mes plus grandes peurs et je les ai surmontées ».

Une mammographie de routine a bouleversé le monde d’Annette Gibbons. La fonctionnaire allait bientôt commencer son long combat contre le cancer du sein, mais elle a accordé toute sa confiance à son équipe médicale de L’Hôpital d’Ottawa.

Vesna Zic-Côté

Vesna Coté imaged at her home.

Le don du temps avec la famille

Mère de trois enfants, Vesna est aux prises avec un cancer du sein métastatique en phase terminale. Elle espère que les essais cliniques continueront de prolonger sa vie afin qu’elle puisse passer plus de temps avec ceux qu’elle aime.

Recherche internationale pour dépister le cancer du sein plus tôt

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des sept centres au Canada qui participent à l’essai TMIST (Tomosynthesis Mammographic Imaging Screening Trial), un essai randomisé de dépistage du cancer du sein qui aidera les chercheurs à déterminer les meilleurs moyens de détecter le cancer du sein chez les femmes ne présentant aucun symptôme, et à évaluer si la technique d’imagerie tridimensionnelle permet de réduire le taux de cancers du sein à un stade avancé.

L’essai vise à comparer la mammographie numérique classique (2D) et une technologie plus récente appelée tomosynthèse (mammographie 3D). La mammographie 2D conventionnelle produit une image plane à partir de photographies prises des deux côtés du sein. La mammographie 3D produit une image tridimensionnelle à partir de photographies prises sous différents angles autour du sein.

À l’échelle mondiale, les inscriptions à l’étude devraient s’élever à environ 165 000 sur cinq ans. Grâce à la capacité nouvellement améliorée en matière de mammographie du Centre de santé du sein Rose Ages, nous pensons pouvoir inscrire au moins 1 500 participants de notre région.

Votre Impact

Le Centre de santé du sein de L’Hôpital d’Ottawa est déterminé à offrir un niveau exceptionnel de soins à ses patients en faisant preuve pour chaque cas d’excellence médicale, d’expertise dans la pratique et de compassion. La réputation internationale de nos recherches de pointe et de nos soins aux patients attire à Ottawa des professionnels de la santé parmi les plus brillants et les plus compétents au monde nous permettant de prodiguer d’extraordinaires soins aux patients de notre communauté.

Vous continuez d’être un élément essentiel de notre succès alors que nous nous efforçons de redéfinir les limites des soins de santé du sein. Au nom des milliers de patients et de leur famille qui comptent sur L’Hôpital d’Ottawa, nous vous remercions de votre soutien inestimable et de votre participation continue.


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Le 20 juin 2017 était une journée comme les autres sur le chantier, jusqu’à ce que la lame diamantée de 14 pouces de la scie électrique d’Adrian Molloy se coince dans le béton qu’il découpait, puis rebondisse sur son bras.

« C’est arrivé si vite que je ne m’étais même pas rendu compte que j’étais blessé », affirme Adrian.

L’entrepreneur âgé de 40 ans utilisait des scies électriques au travail depuis 20 ans. Il était dans un trou en train de découper du béton lorsque la scie a rebondi. Il était couvert de poussière et ne pouvait donc pas voir son bras, mais il savait qu’il s’était blessé. Il a attrapé son bras droit au-dessus du coude et ses doigts se sont posés sur un os. Adrian savait que c’était une blessure grave. Il a réussi à sortir du trou et à se diriger vers la route pour aller chercher de l’aide. Son bras saignait énormément.

Adrian Molloy
Adrian  Molloy, entrepreneur, a subi deux  interventions chirurgicales de quatre  heures  et  demie chacune pour que son bras partiellement sectionné soit remis en place.

Sur la route, deux travailleurs de Hydro One étaient assis dans leur camion et s’apprêtaient à partir. Quand ils ont vu Adrian, la personne assise sur le siège du passager a appelé le 911. Le chauffeur a sauté à l’extérieur du véhicule, a rapidement enlevé sa ceinture et s’en est servi pour faire un garrot autour du bras d’Adrian. Il était calme et a fait parler Adrian jusqu’à ce que l’ambulance arrive.

Dans l’ambulance, Adrian entendait les ambulanciers paramédicaux discuter avec le centre de déploiement.

« J’avais compris qu’ils essayaient de contourner Kemptville, mais je ne savais pas ce qui se passait », raconte Adrian. « Je savais que c’est à L’Hôpital d’Ottawa que j’avais les meilleures chances de m’en tirer. J’ai donc été heureux d’entendre que nous allions au Centre de traumatologie du Campus Civic. J’allais là où on savait comment traiter ma blessure. »

Ce dont Adrian ne se rendait pas compte, c’était qu’il était l’un des premiers patients à bénéficier d’une initiative d’amélioration de la qualité que le Programme régional de traumatologie d’Ottawa avait mise à l’essai pour que les patients reçoivent les soins plus rapidement et obtiennent de meilleurs résultats.

« Adrian est un bénéficiaire direct de notre initiative relative au délai de contournement de 60 minutes », déclare Mathieu LeBreton, coordonnateur du Programme régional de traumatologie d’Ottawa à L’Hôpital d’Ottawa. « À l’échelle provinciale, les ambulanciers paramédicaux sont soumis à des règles qui leur permettent de contourner les hôpitaux locaux pour se rendre à un hôpital principal qui dispense des soins de traumatologie s’ils se trouvent sur un trajet de 30 minutes ou moins d’un centre de traumatologie. Avec l’approbation de tous les hôpitaux communautaires régionaux, nous avons porté ce délai à 60 minutes. Une grande partie de la littérature semble indiquer que plus tôt un patient reçoit des soins définitifs en traumatologie, mieux cela vaut. »

L’ambulance devait parcourir un trajet de 45 minutes pour transporter Adrian de l’endroit où il s’était blessé jusqu’au Centre de traumatologie. Dans le passé, il aurait fallu l’emmener à l’hôpital communautaire le plus proche. Selon M. LeBreton, il faut d’importantes ressources en soins intensifs pour les patients qui subissent un traumatisme et qui doivent être réanimés à la suite d’une blessure qui met leur vie en danger. Ils ont besoin de plus de personnel médical, d’un accès aux salles d’opération, de matériel d’imagerie, de plus de sang ainsi que d’autres ressources dont les hôpitaux communautaires ne disposent pas dans leur service d’urgence. Le Campus Civic est doté d’une équipe de professionnels de la santé spécialement formés pour prendre en charge les traumatismes.

Lorsque les ambulanciers paramédicaux informent le service des urgences du Campus Civic qu’ils y amènent un patient ayant subi des blessures multiples ou susceptibles d’être fatales, le code 1 relatif aux traumatismes est lancé par l’interphone de l’hôpital. Il sert à alerter l’équipe de traumatologie, qui comprend des traumatologues, des urgentologues, des infirmières, des anesthésistes, des inhalothérapeutes et le coordonnateur en traumatologie, Mathieu LeBreton, afin qu’elle se prépare à l’arrivée du patient. Le code 1 relatif aux traumatismes indique également au laboratoire d’analyses sanguines, au service de radiologie et au personnel de la salle d’opération que des analyses de sang, des radiographies, une tomodensitométrie et une intervention chirurgicale peuvent se révéler nécessaires.

« Parfois, nous recevons un cas de traumatologie sans avis préalable et nous y réagissons immédiatement », explique Kelly Barnett, gestionnaire clinique de l’Unité de traumatologie. « Chacun a une tâche à accomplir. D’ailleurs, c’est un code qui fonctionne bien pour procéder au diagnostic, au triage et pour sauver le patient. »

« Je ne suis jamais allé dans un hôpital avec une blessure pareille auparavant », dit Adrian. Pendant qu’il était allongé dans l’ambulance, mille et une inquiétudes lui traversaient l’esprit. « J’ai demandé : “Est-ce qu’ils sont avertis de mon arrivée? Sont-ils prêts pour moi?” »

La réponse était affirmative. L’équipe de traumatologie était prête et l’attendait lorsque l’ambulance est arrivée. Lorsqu’on l’a fait entrer précipitamment à l’Urgence, Adrian dit qu’il n’arrivait pas à croire : « Comment une pièce pouvait-elle contenir autant de personnes pour un seul patient? » Il était en salle d’opération 47 minutes après son arrivée à l’Urgence.

« Je savais que c’est à L’Hôpital d’Ottawa que j’aurais les meilleures chances de m’en tirer. J’ai donc été heureux d’entendre que nous allions au Centre de traumatology du Campus Civic. J’allais là où on savait comment traiter ma blessure. »

La scie électrique avait sectionné 75 % de son biceps droit, deux artères et un nerf. En salle d’opération, des chirurgiens lui ont rattaché le bras. L’opération de quatre heures et demie a permis de réparer les artères et le nerf sectionné. Il a subi une deuxième intervention chirurgicale de quatre heures pour réparer le biceps endommagé grâce à un don de muscle en novembre 2017.

Le Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa est le principal établissement de traumatologie pour adultes de l’Est de l’Ontario. Cela correspond à une zone qui englobe 1,3 million d’habitants incluant Ottawa, qui s’étend à l’ouest jusqu’à Pembroke et à l’est jusqu’à Hawkesbury. Les personnes qui subissent des blessures potentiellement mortelles de Gatineau et de l’Ouest du Québec, ainsi que les patients de l’île de Baffin et de l’Est du Nunavut sont transportés au Centre de traumatologie. Vingt pour cent de la population desservie vit dans une zone rurale.

Le Centre a traité 856 cas de traumatismes l’année dernière. Cent quatre-vingt-douze de ces patients ont bénéficié des directives concernant l’allongement du délai de transport du lieu de l’accident jusqu’au Centre de traumatologie, le temps de transfert moyen étant de 42 minutes.

L’Unité de traumatologie de huit lits est réservée aux patients qui souffrent de blessures multiples. Cela peut inclure les traumatismes crâniens ou cérébraux, la perte d’un membre, les lésions vasculaires, médullaires, internes, ainsi que les fractures multiples et les fractures de la colonne vertébrale ou du cou.

« Les patients sont transférés de l’Urgence à l’Unité de traumatologie et une fois qu’ils sont stabilisés, ils passent le plus tôt possible à différents services de l’hôpital pour pouvoir soit rentrer chez eux, soit aller en réadaptation ou encore dans un autre lieu de convalescence », explique Kelly.

Cette dernière ajoute que la durée de séjour du patient à l’Unité de traumatologie peut être de 24 heures seulement ou de plusieurs mois, selon la gravité de la blessure et la capacité du patient à récupérer et à guérir. Les professionnels de la santé du Centre planifient les soins de suivi du patient ou travaillent en étroite collaboration avec des services de physiothérapie et de réadaptation pour évaluer ses besoins en matière de réadaptation.

« Je sais que nous comparons souvent nos normes à celles appliquées aux traumatismes dans d’autres régions : autrement dit, nous nous comparons à d’autres hôpitaux pour établir les normes de soins en traumatologie. Nous nous tournons vers des hôpitaux comme St. Mike’s [Hôpital Saint-Michael] à Toronto pour connaître leurs pratiques ainsi que pour échanger des idées et des objectifs communs que nous essayons d’atteindre », déclare Kelly.

L’Hôpital d’Ottawa fait partie de l’Association canadienne de traumatologie où des membres des quatre coins du pays partagent des pratiques dynamiques sur les moyens d’améliorer les soins aux patients.

Hamilton et Kingston ont également des centres de traumatologie, bien que L’Hôpital d’Ottawa soit plus grand en raison de l’étendue de la région dont les patients viennent.

L’Hôpital d’Ottawa possède l’un des plus grands centres de traumatologie de la province, Sunnybrook et St. Michael’s étant les deux plus grands. Cependant, les deux hôpitaux de Toronto desservent une région de grande densité urbaine. L’Hôpital d’Ottawa couvre une zone géographique plus vaste, ainsi, le temps nécessaire pour transporter des patients d’un endroit éloigné au Centre de traumatologie est la raison pour laquelle l’initiative de contournement de 60 minutes est d’importance cruciale.

« Ce que nous avons constaté, c’est qu’il n’y a pas encore eu de résultats négatifs. Des personnes comme Adrian en ont profité directement », déclare Mathieu.

Adrian en compagnie de sa femme Shelly à l’extérieur de leur maison
Adrian pose aux côtés de sa femme Shelly à l’extérieur de leur maison.

Un an plus tard, Adrian est de retour sur le chantier et utilise pleinement son bras et sa main droite.

« J’ai perdu la mobilité nécessaire pour utiliser un tournevis. Je m’en sers comme excuse pour me débarrasser du travail que je n’aime pas. Je l’utilise à mon avantage maintenant », dit Adrian en riant. « Je fais tout ce que je faisais avant. »


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

La vie peut changer en un instant. Ashley Ruelland en sait quelque chose et peut maintenant raconter son « instant » après y avoir survécu.

Ashley, qui a récemment raconté son histoire de courage au Petit déjeuner du président de la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa, vivait avant son accident en appartement avec ses deux chats. À 27 ans, elle avait une vie bien remplie comme directrice de travaux, administratrice de bureau à temps partiel et propriétaire d’une nouvelle entreprise de traiteur. Elle n’avait pratiquement jamais été malade et ne savait pas du tout où se trouvait le Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa.

Mais tout a changé le vendredi 13  mars 2015.

La jeune femme conduisait la future mariée et une amie à un enterrement de vie de jeune fille au Mont Tremblant. Les trois amies débordaient de joie par cette belle journée.

À environ une heure de leur destination, sur la route 323, une voiture a traversé la ligne centrale et les a frappées de front. Ce fut l’« instant » d’Ashley. L’impact a produit un son atroce, un bruit de métal broyé et de verre fracassé.

Ashley Ruelland dans son lit d’hôpital
Ashley  Ruelland  a passé neuf  mois à L’Hôpital d’Ottawa pour guérir de ses blessures, qui comportaient une longue liste de fractures. Sa mère,  Cheryl  Ruelland-Jackson  (à gauche), le chat  de thérapie Pecan, de  Therapeutic  Paws  of Canada,  et son frère, Robbie Ruelland, figuraient  parmi ses visiteurs.

Comble du miracle, une des premières personnes sur les lieux était une résidente de L’Hôpital d’Ottawa, qui s’est empressée d’évaluer les blessures d’Ashley. Les premiers intervenants se sont démenés pendant une heure pour sortir la conductrice de son véhicule. Envoyée d’urgence à l’Hôpital de Hull, la patiente avait des blessures si graves qu’elle a dû être transférée à l’unique centre de traumatologie de la région, le Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa.

Ses amies s’en sont tirées avec des blessures relativement mineures, mais Ashley avait une liste interminable de fractures, allant du gros orteil droit aux côtes. Elle avait principalement une fracture ouverte du fémur, une fracture ouverte du coude gauche, une fracture de l’humérus droit, un pied écrasé et brisé avec fractures à la cheville, une fracture en « livre ouvert » du bassin et plusieurs vertèbres lombaires fracturées.

« La vie de cette femme a changé à jamais », s’est dit le Dr Guy Hébert, chef du Département de médecine d’urgence, lorsqu’il a examiné les centaines de dossiers portant sur les chirurgies et le traitement de Mme Ruelland.

Plongée dans un coma artificiel pendant deux mois aux Soins intensifs, la patiente a eu de nombreuses chirurgies reconstructives, 100 heures de chirurgie orthopédique et interne et plus de 100 transfusions de sang et infections.

Quatre mois après l’accident, elle a commencé à faire de la physiothérapie dans son lit d’hôpital et à manger des aliments solides. Elle avait perdu tous ses cheveux et avait de graves dommages aux nerfs ainsi qu’une myopathie et neuropathie chroniques.

 « Penser à la vie qui m’attendait à l’extérieur de l’hôpital me faisait peur. »

— Ashley  Ruelland

« Je ne pouvais pas manger ni me brosser les dents par moi-même, et je ne pouvais pratiquement pas bouger », dit-elle. « Les premières semaines étaient comme une torture. Les infirmières fixaient de petits objectifs, comme m’asseoir dans un fauteuil roulant 20 minutes par jour. Le physiothérapeute et l’ergothérapeute ne savaient pas si j’allais pouvoir un jour marcher à nouveau. Penser à la vie qui m’attendait à l’extérieur de l’hôpital me faisait peur. »

Le premier signe véritable de rétablissement est apparu quelques semaines plus tard, lorsqu’elle a pu manger toute seule.

Ashley Ruelland aux barres parallèle
Un  an et demi après son « instant »,  Ashley  Ruelland  a pu marcher  à nouveau  avec  l’aide d’une marchette.

En août 2015, Mme Ruelland a été transférée au Centre de réadaptation de L’Hôpital d’Ottawa, au Campus Général, où elle a commencé un programme intense de physiothérapie, d’ergothérapie et de psychothérapie. Peu avant Noël, neuf mois après l’accident, elle quittait l’hôpital. Toujours en fauteuil roulant et encore peu fonctionnelle, elle se sentait néanmoins plus forte et en meilleure santé.

La jeune femme a continué de recevoir des soins comme patiente externe en réadaptation et a eu sa dernière chirurgie en février 2016, ce qui lui a permis de passer de son lit à son fauteuil sans aide.

« En mai 2016, je me suis tenue debout sans aide pour la première fois », dit-elle. « Et après beaucoup d’autres semaines à apprendre à me tenir debout et à marcher avec beaucoup de douleur dans la piscine thérapeutique du Centre de réadaptation de l’Hôpital, j’ai commencé à marcher entre des barres parallèles avec l’aide d’un harnais. À la fin de l’été, je pouvais me déplacer avec une marchette. »

Plus de deux  ans plus tard, Mme  Ruelland peut marcher. En fait, elle ne fait pas que marcher, mais elle voyage et vient de rentrer d’Irlande. Elle est aussi aux études et cherche à acheter une maison.

*La vidéo est uniquement disponible en anglais.

*Ce balado est offert en anglais seulement.


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Karen Toop a été heurtée par un chasse-neige lorsqu’elle a traversé une rue en janvier 2012. Elle était gravement blessée à son arrivée au Centre de traumatologie. Une équipe multidisciplinaire était prête pour traiter des blessures que certains ont vues seulement une fois au cours de leur carrière.
Une mère confrontée à la cécité en raison d’un méningiome
La vision de son œil gauche se détériorant rapidement, Michele Juma a quitté son domicile de Sault-Sainte-Marie pour se rendre à L’Hôpital d’Ottawa. Elle y a reçu des soins spécialisés après avoir obtenu un diagnostic de méningiome. Le temps ne jouait pas en sa faveur pour sauver sa vision.
De la leucémie aux marathons – avec sa marchette
Atteint de leucémie, Bob Hardy avait 40 % de chances de survivre, mais il a repris espoir après avoir reçu un traitement à L’Hôpital d’Ottawa.
Garder espoir malgré un diagnostic de cancer agressif de la peau
Dan Collins avait 62 ans lorsqu’il a reçu un diagnostic de mélanome de stade 4. En apprenant qu’il était atteint de cette forme agressive de cancer, il a d’abord craint pour sa vie. Toutefois, l’immunothérapie lui a redonné espoir.