Conversation avec le PDG

Ne manquez pas cette occasion exclusive de rencontrer Cameron Lovele nouveau PDG de L’Hôpital d’OttawaVenez découvrir sa vision et  sa stratégie pour l’avenir de notre hôpital. Vous aurez aussi un aperçu du nouveau projet Civic sur l’avenue Carling. 

Biographies :

Cameron Love, President & CEO of The Ottawa Hospital

Cameron Love:

Cameron Love est le président-directeur général de L’Hôpital d’Ottawa. Il assume ce rôle depuis le 1er juillet 2020, en pleine pandémie de COVID-19 durant laquelle le système de santé ontarien a dû s’adapter à un nouveau modèle de service. Durant cette expérience, et dans le cadre de ses fonctions de vice-président exécutif et chef des opérations de l’Hôpital depuis 2014, il a eu à piloter et à superviser les programmes et services de l’Hôpital, ainsi que leur arrimage aux programmes régionaux dans la région de Champlain. Il cumule plus de 22 ans de service à L’Hôpital d’Ottawa.

Evan Solomon

Evan Solomon:

Evan Solomon est l’animateur de Question Period, l’émission politique de CTV, et de Power Play. Il anime aussi une émission radio sur les ondes de 580 CFRA. Auteur à succès, M. Solomon est lauréat de deux prix Gémeau. Il couvre depuis plus de 15 ans la politique fédérale et provinciale, les nouvelles et l’actualité.

De la leucémie aux marathons – avec sa marchette

La leucémie, la radiothérapie, la chimiothérapie, une greffe de moelle osseuse et des caillots de sang à l’intestin et au cou n’ont pas suffi à ralentir Robert Hardy. Même qu’il se sent aujourd’hui plus en forme que jamais et court des marathons aidé d’une marchette pour L’Hôpital d’Ottawa.

Robert (Bob) Hardy se bat pour sa vie depuis plus de vingt ans. Que ce soit une greffe de moelle osseuse pour traiter une leucémie ou des caillots de sang dans l’intestin et dans le cou, il semble que rien n’arrive à le ralentir. Au contraire, grâce aux soins de L’Hôpital d’Ottawa qui lui ont sauvé la vie, il est plus en forme que jamais et n’a rien perdu de sa détermination à participer à certains des plus grands marathons au monde – avec sa marchette. À le voir battre son record personnel année après année, on ne se douterait jamais que ce « coureur à marchette » n’avait au début que 40 % de chances de survivre à sa maladie.

Un diagnostic inattendu

Pendant un certain temps, il y a plusieurs années, Bob a cru qu’il n’avait plus que six mois à vivre. Se sentant un peu fatigué, mais autrement en bonne santé, il est allé passer un examen médical périodique. Il ne s’attendait pas du tout à de tels résultats. À 46 ans seulement, et bien avant de ressentir le moindre effet secondaire de la maladie, il a reçu un diagnostic de leucémie. Bob et sa femme, Vittorina, en furent abasourdis. Ils ne pouvaient pas s’empêcher de se demander comment ils allaient annoncer cela à leurs deux filles, Shannon et Leah, qui n’avaient que neuf et treize ans à l’époque. « Le choc a été brutal pour nous tous. L’idée d’avoir à le dire à nos enfants n’était pas facile à envisager, mais ce n’était pas quelque chose que j’étais prêt à leur cacher », raconte Bob.

Toutefois, Bob n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort. Même un diagnostic aussi grave ne l’a pas découragé. « Quand j’ai annoncé mon diagnostic à ma fille la plus jeune, Leah, se souvient Bob, elle m’a dit : “Tu es trop fort pour mourir, papa.” » C’étaient les paroles d’encouragement qu’il avait besoin d’entendre. Les mots de sa fille l’ont motivé à lutter pour vaincre la maladie.

Robert Hardy, in 1997, standing by the water
Robert Hardy en 1997.

Se battre pour sa vie

Jusqu’à ce qu’il reçoive son diagnostic de leucémie, Bob étudiait le jiu-jitsu – et il était dans une forme splendide. Mais pendant qu’il attendait que l’on trouve un donneur compatible pour une greffe de moelle osseuse, le médicament prescrit par les médecins pour le garder en santé, appelé interféron, l’affaiblissait. Bob avait de la difficulté à poursuivre son entraînement. « Je voulais obtenir ma ceinture noire avant de recevoir ma greffe de moelle osseuse », explique-t-il. Il avait le sentiment qu’une ceinture noire lui donnerait la confiance nécessaire pour s’engager sur le long chemin de la guérison et du rétablissement. Sachant à quel point cette réalisation était importante pour Bob, ses médecins lui ont permis de cesser temporairement de prendre l’interféron, deux mois avant son examen de ceinture noire, pour qu’il puisse continuer à s’entraîner en vue du grand jour. Et quand est venu ce jour, il a remporté sa ceinture noire – avec distinction. À partir de ce moment, il se sentait prêt à recevoir sa greffe de moelle osseuse et à vivre les hauts et les bas qui s’ensuivraient.

Un donneur parfaitement compatible

Après une année de traitement à l’interféron, on trouva un donneur à six antigènes compatibles pour la greffe de moelle osseuse. À l’époque, le recours aux donneurs non apparentés pour ce type de greffe était relativement nouveau. Mais les chercheurs avaient découvert qu’il était possible de trouver un donneur compatible en dehors de la famille d’un patient. « Il est rare que deux personnes sans liens de sang présentent le même groupe de six antigènes. J’ai eu de la chance. Ils ont trouvé un donneur parfaitement compatible », explique Bob. Toutefois, grâce aux récents progrès de la recherche, nos experts ont réussi à effectuer une greffe faisant à appel à un donneur non compatible, ce qui réduit considérablement l’attente pour les patients. « Cela signifie que presque tout le monde peut avoir un donneur, alors qu’auparavant beaucoup de gens n’en trouvaient pas, explique le Dr Huebsch. Ces recherches sont vraiment révolutionnaires. »

Robert Hardy during his leukemia treatment

Après avoir trouvé un donneur, Bob commença le prétraitement constitué de doses élevées de chimiothérapie et de radiothérapie, pour désactiver son système immunitaire. Quatre semaines plus tard, son système était prêt à recevoir la greffe de moelle osseuse. L’intervention s’est déroulée à L’Hôpital d’Ottawa, où Bob est resté hospitalisé pendant trois semaines, le temps de s’assurer que les cellules greffées se multipliaient. Ce fut heureusement le cas.

La moelle osseuse est le tissu mou et gras qui se trouve à l’intérieur de nos os et qui produit les cellules sanguines. Un greffon, qui est introduit dans la circulation sanguine à l’aide d’un cathéter, remplace les cellules souches (cellules qui constituent le sang) malades par des cellules saines.

Même si les médecins de Bob ont voulu qu’il reste à l’hôpital pendant quelques semaines après l’intervention, il a pu passer la majeure partie de sa convalescence à la maison. D’ailleurs, il a profité de notre programme de jour novateur, qui a permis à des milliers de patients externes ayant reçu une greffe de moelle osseuse d’être traités et de se rétablir plus confortablement, à la maison. Ce programme est l’un des premiers au Canada et depuis sa mise en place, nos patients se rétablissent entourés de leurs proches.

Une expertise en matière de thrombose à Ottawa

Pendant les deux années suivantes, Bob a été hospitalisé à plusieurs reprises. « Les deux premières années ont été les plus difficiles. Mon traitement provoquait beaucoup d’effets secondaires », dit-il. La formation de caillots de sang est l’un des effets secondaires les plus graves qu’il a connus. Le premier caillot s’est formé dans son estomac, puis ce fut un deuxième, dans le cou. Le risque de caillots de sang est souvent accru chez les patients qui reçoivent de la chimiothérapie, car celle-ci endommage les veines. Les caillots de sang – une complication qui peut être fatale – surviennent chez environ un patient atteint du cancer sur vingt. Mais Bob était entre bonnes mains. Il a tiré profit d’un outil créé pour diagnostiquer rapidement la présence de caillots de sang appelé « modèle de Wells », qui tient son nom du Dr Phil Wells, un expert de L’Hôpital d’Ottawa. Cet outil est maintenant utilisé dans les salles d’urgence et fait partie des programmes de formation médicale partout sur la planète.

« Nous avons l’une des meilleures cliniques de la thrombose au Canada, qui attire des experts en la matière du monde entier. » – Dr Marc Carrier

Depuis, les chercheurs ont mis en œuvre un programme complet de gestion des anticoagulants pour les patients qui risquent davantage de développer des caillots de sang, dont ceux atteints du cancer, comme Bob. Le programme fait en sorte que les patients de notre hôpital sont plus susceptibles de présenter une fluidité optimale et risquent moins de développer des caillots de sang.

Plus récemment, nos experts ont créé un système qui permet d’évaluer la probabilité de formation de caillots de sang chez un patient atteint du cancer. Cet outil novateur, qui n’existait pas encore quand Bob a reçu son diagnostic, permet de catégoriser les nouveaux patients atteints d’un cancer pour repérer ceux dont le risque est plus élevé. Ces derniers peuvent alors recevoir des soins personnalisés pour prévenir les caillots de sang, en fonction de leur cas unique. « Nous avons l’une des meilleures cliniques de la thrombose au Canada, qui attire des experts en la matière du monde entier, déclare le Dr Carrier, chef de la Division d’hématologie. Nos chercheurs hautement spécialisés et dévoués mettent au point des interventions révolutionnaires qui concrétisent notre engagement à faire progresser sans arrêt la recherche et les traitements, pour continuer d’offrir des soins exceptionnels à chaque patient qui se présente chez nous. »

Des soins de calibre mondial en hématologie

Tout au long de son traitement, Bob a été pris en charge par le programme d’hématologie et de thrombose de l’Hôpital d’Ottawa, l’un des meilleurs et des plus importants au Canada. Contrairement à beaucoup d’autres hôpitaux, où les patients doivent passer par différents services et se rendre dans des emplacements satellites pour recevoir leurs traitements, notre programme unique centralise les soins aux patients de tout l’Est de l’Ontario et d’ailleurs qui sont atteints de maladies des nœuds lymphatiques, du sang et de la moelle osseuse.

« Nous sommes parmi les meilleurs. Ottawa est au cœur de toutes sortes de solutions médicales par transfusion sanguine et nous sommes l’un des plus importants centres du monde pour la recherche sur les greffes, et pour la réalisation de celles-ci, en tant que traitement contre des maladies mortelles. » – Dr Lothar Huebsch

Robert Hardy and Dr. Lothar Huebsch in 2001.

 

Le programme, qui a attiré des chercheurs réputés du monde entier, est reconnu pour la création et l’amélioration d’interventions inédites qui changent des vies. « Nous sommes parmi les meilleurs, affirme le Dr Huebsch, hématologue clinique et ancien chef de l’hémato-oncologie. Ottawa est au cœur de toutes sortes de solutions médicales par transfusion sanguine et nous sommes l’un des plus importants centres du monde pour la recherche sur les greffes, et pour la réalisation de celles-ci, en tant que traitement contre des maladies mortelles. » Notre programme d’hématologie et de thrombose est un chef de file depuis des décennies. Nous menons aussi de la recherche sur les techniques de greffe pour soigner d’autres maladies, comme la sclérose en plaques, les maladies auto-immunes et le lymphome. « Nous faisons ce genre de recherches depuis 25 ans et nous avons l’un des plus importants centres du monde offrant ces greffes à des patients externes et non dans le contexte plus rigide d’une unité où les patients sont hospitalisés », dit le Dr Huebsch.

La « course avec marchette », inspirée par son processus de rétablissement

Bob Hardy, walker running

Tout au long de son traitement, alors qu’il enchaînait les visites à l’hôpital, Bob avait besoin de se garder occupé pendant sa convalescence. Il s’est donc servi de sa créativité. « Nous étions quelques patients à faire la course dans les corridors avec nos supports à intraveineuse. Nous étions rapides! Les infirmières n’en croyaient pas leurs yeux! » À l’époque, Bob ne savait pas que ces courses seraient plus tard l’étincelle qui lui donnerait l’idée de participer à des marathons parmi les plus renommés.

Après avoir été traité pour le caillot de sang dans le cou, Bob a perdu le sens de l’équilibre. Même s’il peut marcher un certain temps sans aide, il ne peut pas parcourir de longues distances à la course ou à la marche. C’est pourquoi Vittorina lui a suggéré de se procurer une marchette. « Au début, j’étais plutôt réticent, mais ensuite, j’ai réalisé que je pouvais aller très vite! », dit Bob. Sa passion pour la « course avec marchette » venait de voir le jour.

Bob a entamé sa carrière de « coureur à marchette » par une participation au Wobbly Walker-Walk-a-thon, pour rapidement passer à la vitesse supérieure et s’inscrire en tant que marathonien à l’événement Courez pour une raison, qui a lieu pendant la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa. Ces marathons lui ont donné l’occasion non seulement de se dépasser personnellement, mais aussi de récolter des fonds pour soutenir L’Hôpital d’Ottawa.

Une nouvelle façon de voir la vie

Le retour à la santé de Bob n’a pas été de tout repos, mais jamais il ne s’est apitoyé sur son sort. Au fil des ans, il est devenu plus résistant et les complications se sont faites moins nombreuses et moins fréquentes. « Je suis vraiment reconnaissant d’avoir reçu ce traitement. Les infirmières et mes médecins ont été formidables – absolument incroyables, exprime Bob. Si je suis ici aujourd’hui, à vivre ma passion pour le marathon avec ma marchette, c’est grâce à eux. Ils m’ont sauvé la vie. »

Bien sûr, il y a certains jours où Bob se sent plus fatigué. Quand cela lui arrive, il essaie de faire une promenade pour se remémorer tout le chemin qu’il a parcouru pour se rétablir. « Je sais ce qu’il faut pour surmonter les obstacles et traverser les épreuves. Non seulement j’ai reçu les meilleurs soins possible à L’Hôpital d’Ottawa, mais j’avais aussi une raison de vivre. J’ai pu voir grandir mes filles, et me voilà aujourd’hui à 69 ans, presque 70, après une très longue course à obstacles. Je suis réellement satisfait de ma vie. Je suis vraiment très heureux. »

« Je suis vraiment reconnaissant d’avoir reçu ce traitement. Les infirmières et mes médecins ont été formidables – absolument incroyables. » – Bob Hardy

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file parmi les centres hospitaliers universitaires et de recherche. En tant qu’hôpital d’enseignement, l’Hôpital est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

En nous soutenant aujourd’hui, vous aiderez des patients comme Robert à rester en mouvement.

D'autres histoires inspirantes

Déjouer les prédictions face au cancer du pancréas
Sindy Hooper a toujours été en santé. Comme ils n’ont aucun antécédent familial de cancer, son mari et elle ont été abasourdis par les résultats obtenus à la suite d’une échographie d’urgence passée à L’Hôpital d’Ottawa.
Un patient inspiré à donner par les soins qui ont changé sa vie
Après avoir fait confiance à L’Hôpital d’Ottawa pour rétablir sa santé, George Knight lui fait maintenant confiance pour gérer ses dons.
Des décennies de soins exceptionnels contre le VIH et le cancer de la prostate
Grâce aux soins spécialisés, intégrés et axés sur la personne qu’il a reçus à L’Hôpital d’Ottawa, Lorne Blahut a vaincu le VIH et le cancer de la prostate.

Déjouer les prédictions face au cancer du pancréas

Survivante du cancer du pancréas depuis sept ans, Sindy Hooper continue à déjouer les prédictions et elle compte sur les recherches sur le cancer effectuées à L’Hôpital d’Ottawa pour lui sauver encore la vie un jour.

Dévastés et abasourdis – voilà comment se sentaient Sindy Hooper et sa famille à l’annonce de son diagnostic de cancer du pancréas en 2013. D’autant plus que le taux de survie au cancer du pancréas est particulièrement faible. À l’époque où elle a reçu le diagnostic, Sindy considérait qu’elle était dans la meilleure forme de sa vie. Mais du jour au lendemain, elle a dû mener le combat de sa vie et c’est vers L’Hôpital d’Ottawa, qui offre des traitements spécialisés et effectue de la recherche sur le cancer, qu’elle s’est tournée pour de l’aide.

Dans les mois qui ont précédé son diagnostic, Sindy se sentait très bien. Elle avait participé à son premier Ironman en août 2012 et s’entraînait cet automne-là pour le prochain. Puis, en décembre, elle a commencé à ressentir une douleur dans le haut de l’abdomen et du dos. Ensuite, vers la fin du mois, sa peau a commencé à démanger beaucoup, elle est devenue de plus en plus fatiguée et elle a commencé à perdre un peu de poids. Le jour avant son diagnostic, elle s’est réveillée avec les yeux jaunes. Elle avait la jaunisse.

Le mari de Sindy, le Dr Jon Hooper, qui est médecin aux Soins intensifs de L’Hôpital d’Ottawa, a cru au départ qu’il s’agissait de calculs biliaires. Le couple s’est donc rendu à l’hôpital sans se douter de ce qui l’attendait. Plus tard dans la journée, une échographie a révélé un cancer du pancréas. « Nous n’arrivions pas à le croire. J’étais relativement jeune. Je venais d’avoir 50 ans. Je n’avais jamais été aussi en forme. Il n’y avait absolument aucun antécédent de cancer dans ma famille », raconte Sindy. Les statistiques sur le taux de survie étaient encore plus alarmantes.

Un cancer agressif et brutal

Le pancréas fait partie du système endocrinien, un groupe de glandes et de cellules qui produisent et libèrent des hormones dans le sang pour contrôler la croissance, la reproduction, le sommeil, la faim et le métabolisme. Normalement, les cellules du pancréas produisent et libèrent les sucs digestifs qui permettent de digérer les aliments.

Le cancer du pancréas naît dans les cellules du pancréas. Une tumeur maligne au pancréas est un groupe de cellules cancéreuses qui peuvent se multiplier dans les tissus environnants et les détruire. Les cellules peuvent aussi se disperser et atteindre d’autres parties du corps. La lutte contre le cancer du pancréas n’a pas beaucoup progressé depuis 40 ans.

Le taux de survie après cinq ans est de huit pour cent seulement. La durée moyenne de survie est de six mois, tandis que 75 pour cent des personnes atteintes de cette forme de cancer décèdent en moins d’un an.

« Nous voyons ce que les gens vivent et nous constatons que ce que nous avons fait jusqu’ici ne suffit pas, il faut faire mieux. Cela nous aide à garder le cap et à persévérer, car nous savons qu’il est urgent de trouver de meilleurs traitements. » – John Bell, Ph. D.

Les cancers du pancréas résistent à la plupart des traitements. Les scientifiques ne comprennent pas totalement la biologie des cellules, ce qui fait qu’il est difficile de détecter le cancer tôt et de le traiter avec les moyens conventionnels qui sont accessibles actuellement. Les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa s’efforcent de donner de l’espoir aux patients atteints d’un cancer du pancréas. Au moment de recevoir son diagnostic, Sindy ne le réalisait pas encore, mais la recherche allait devenir très importante pour elle et pour son parcours.

Prête à recevoir des soins spécialisés

En découvrant la gravité de sa situation, Sindy a prié pour tenir un an. Son équipe à L’Hôpital d’Ottawa a alors élaboré un plan de soins en trois volets. « Je suis extrêmement reconnaissante d’avoir accès à des soins aussi formidables près de chez moi. De vrais soins de calibre mondial », dit Sindy.

Le traitement a commencé par une chirurgie de Whipple. « C’est une opération qui dure sept heures. C’est énorme. Elle est réalisée seulement dans des centres très spécialisés. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir être opérée ici, à Ottawa. »

D’ailleurs, il n’y a que quelques hôpitaux qui offrent ce type d’intervention au Canada et L’Hôpital d’Ottawa en fait partie. Cette technique est utilisée pour retirer les tumeurs situées à la tête du pancréas ou dans l’ouverture du canal pancréatique. Une équipe qui se spécialise dans les chirurgies du pancréas, du foie, de la vésicule biliaire et des canaux biliaires travaille en collaboration pour soutenir le patient tout au long de l’opération.

Sindy in hospital recovering from Whipple surgery.
Sindy à l’hôpital, qui se rétablit d’une chirurgie de Whipple.

Dans le cas de Sindy, l’intervention complexe consistait à retirer la moitié du pancréas, la moitié de l’estomac, la vésicule biliaire, le conduit biliaire, le duodénum et la tumeur. Elle a passé dix jours à l’hôpital, puis cinq semaines en convalescence à la maison. « Juste au moment où je commençais à me sentir mieux, à la mi-février, j’ai commencé la chimiothérapie. Jusqu’en septembre, j’ai eu 18 séances de chimiothérapie et 28 jours de radiothérapie », se rappelle Sindy.

« La chirurgie de Whipple est une opération qui dure sept heures. C’est énorme. Elle est réalisée seulement dans des centres très spécialisés. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir être opérée ici, à Ottawa. » – Sindy Hooper

Elle a très bien supporté les effets de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Selon ses médecins, c’est grâce à son excellente forme physique qu’elle a été si forte pendant ses traitements. « Tout au long de mes traitements, j’ai continué à m’entraîner pour l’Ironman Canada. »

Dompter l’Ironman Canada

Sindy Hooper competing in 2013 Ironman Canada during cancer treatment
Sindy qui franchit la ligne d’arrivée de l’Ironman Canada en 2013.

Même si Sindy recevait encore de la chimiothérapie, elle se sentait bien et elle a organisé son voyage avec Jon en août 2013 pour s’attaquer à l’Ironman Canada à Whistler, en Colombie-Britannique. Elle ne pensait pas faire la portion de vélo ou la portion de course, mais elle se sentait capable de réussir les 3,86 km de nage. Finalement, non seulement Sindy a-t-elle terminé la portion de nage, mais elle a aussi fait les 180 km de vélo et le marathon. « Nous avons commencé le marathon et c’était miraculeux. Je me sentais tellement bien ce jour-là. J’étais pleine d’énergie. »

Au final, ils ont terminé l’Ironman ensemble, à 23 h 37 – 23 minutes avant l’heure limite. Mais son exploit représentait plus que le simple fait de croiser le fil d’arrivée. L’histoire de Sindy, qui a fait preuve d’une incroyable force en domptant un Ironman en plein traitement de chimiothérapie, a attiré beaucoup d’attention médiatique. Non seulement a-t-elle sensibilisé le public au cancer du pancréas, mais elle a aussi récolté 50 000 $ pour la recherche sur le cancer. « Réussir l’Ironman, accroître la sensibilisation et récolter tout cet argent, pour moi c’était un véritable cadeau au milieu de cette épreuve que je traversais », confie Sindy.

Récolter des fonds pour toutes les personnes atteintes du cancer

Les 50 000 $ amassés n’étaient que le début de la croisade de Sindy. Depuis 2014, elle s’emploie à récolter des fonds pour la recherche à L’Hôpital d’Ottawa en participant à l’événement Courez pour une raison de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa. Son équipe de course s’appelle « MEMC crew » (pour Making Every Moment Count, ou « Chaque moment doit compter »). Elle s’efforce de transmettre aux autres sa passion pour la vie et de ne rien tenir pour acquis. C’est ainsi qu’elle a recueilli plus de 225 400 $ pour la recherche sur le cancer.

Sindy ne le fait pas seulement pour elle-même, mais aussi pour les autres patients. « La recherche sur le cancer me sauvera la vie encore, j’en suis certaine. »

« La recherche sur le cancer sauve des vies, c’est aussi simple que ça. Que ce soit en trouvant de nouveaux traitements ou des méthodes de détection précoce qui permettent de déceler le cancer plus tôt et de le traiter plus efficacement, la recherche sur le cancer sauve vraiment des vies. » – Sindy Hooper

Sindy running in support of cancer research at The Ottawa Hospital
Sindy qui participe à la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa, pour soutenir L’Hôpital.

John Bell, Ph. D., est un scientifique principal qui étudie cette maladie complexe depuis des décennies à L’Hôpital d’Ottawa et ce sont les patients comme Sindy qui l’inspirent, ainsi que son équipe de chercheurs. « Je suis très privilégié d’avoir un laboratoire au Centre de cancérologie. Cela signifie que chaque jour, je peux voir les gens que nous essayons d’aider et qui, comme Sindy, veulent vivre longtemps et avoir une bonne qualité de vie. »

M. Bell ajoute que ce sont ces patients qui le poussent à chercher des réponses et le fameux remède qui nous échappe encore. « Nous voyons ce que les gens vivent et nous constatons que ce que nous avons fait jusqu’ici ne suffit pas, il faut faire mieux. Cela nous aide à garder le cap et à persévérer, car nous savons qu’il est urgent de trouver de meilleurs traitements. »

Les essais cliniques sont parmi les moyens de trouver ces réponses. Mais M. Bell n’ignore pas que les patients qui y participent sont courageux et altruistes. « Chaque patient que je rencontre semble me dire la même chose : “Je ne sais pas si cela fonctionnera pour moi, mais j’espère que vous apprendrez quelque chose qui pourra aider quelqu’un d’autre.” Ce genre d’attitude est une réelle source d’inspiration pour nous. Et Sindy a assurément cette attitude. »

De l’espoir pour personnes atteintes du cancer du pancréas

Sindy with Dr. John Bell at The Ottawa Hospital
Sindy en rencontre avec John Bell dans son laboratoire.

Les possibilités de traitement pour le cancer du pancréas sont encore limitées, mais il y a de l’espoir. Des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa sont à l’avant-garde de la recherche dans le monde, en mettant au point des virus qui peuvent attaquer les cellules cancéreuses sans nuire aux cellules normales. Ces virus ont fait l’objet d’essais cliniques visant d’autres types de cancer et l’équipe de M. Bell est à l’œuvre dans son laboratoire pour déterminer s’il est possible de les modifier spécialement pour s’attaquer au cancer du pancréas. Selon M. Bell, c’est « absolument » possible d’utiliser les résultats de ces essais pour aider éventuellement d’autres patients atteints du cancer du pancréas.

« Je crois vraiment que c’est un champ de recherche en pleine croissance et j’aime penser que nous avons un rôle essentiel à jouer pour entamer ce travail. »

Sindy, qui compte sur les résultats de ces recherches pour l’avenir, a un message tout simple pour M. Bell et son équipe : « Merci pour le travail que vous faites. »

« Continuez de travailler très fort, parce qu’il y a beaucoup de gens qui, comme moi, dépendent de la recherche pour que l’on trouve de nouveaux traitements, plus efficaces, et peut-être un jour un remède. » – Sindy Hooper

Un nouveau souci de santé en 2020

Même avant l’arrivée de la COVID-19, l’année 2020 réservait un nouveau défi à Sindy. Lors d’un vol vers Hawaii l’hiver dernier, elle a commencé à ressentir d’intenses douleurs gastro-intestinales. Dès l’atterrissage, elle s’est rendue directement à l’hôpital, où elle a appris qu’elle avait une obstruction partielle de la voie gastro-intestinale. Même si son état s’est amélioré, ses chirurgiens de L’Hôpital d’Ottawa lui ont recommandé de rentrer à la maison, car ils avaient les meilleurs moyens de traiter son cas complexe si elle développait une nouvelle obstruction et avait besoin d’une chirurgie.

De retour chez elle, Sindy a continué à avoir de graves crises de douleur, puis elle a fait de la fièvre et une infection du sang. À la mi-avril, la COVID-19 était arrivée à Ottawa et les médecins hésitaient à l’opérer, mais la douleur était devenue si forte qu’ils n’ont pas eu le choix.

Les chirurgiens ont découvert un grand nombre d’adhérences là où se trouvaient ses obstructions et les ont retirées. Sindy avoue que ce séjour à l’hôpital en pleine pandémie fut une période angoissante. « J’avais si peur, toute seule, sans mon mari à mes côtés. »

Toutefois, elle lève son chapeau au personnel incroyable qui a été à son chevet pendant six jours. Je dois dire que tout le monde a mis les bouchées doubles pour que les patients se sentent bien pendant cette période. J’étais impressionnée. »

Des plans d’avenir

Aujourd’hui, Sindy célèbre sept années de survie au cancer du pancréas et ne tient rien pour acquis. Après avoir survécu une première année, elle a prié pour une deuxième. « Quand je songe à chaque année qui s’est ajoutée, c’est absolument incroyable pour moi, Jon et mes fils. »

Chaque six mois, Sindy retourne passer une tomodensitométrie à L’Hôpital d’Ottawa. Même si l’attente des résultats est angoissante, jusqu’à maintenant chaque examen a donné lieu à de bonnes nouvelles qui permettent à Sindy et Jon de faire des plans pour l’année suivante.

Sindy biking at the International Triathlon Union
En action au championnat du monde de triathlon de distance olympique de l’ITU (International Triathlon Union) à Cozumel, au Mexique, en 2016.

Cette année, le plan prévoyait d’agrandir la famille avec l’arrivée de Lexey, un bouledogue français, qui remplit leur quotidien de bonheur. Sindy a toujours de la course, de la nage et du vélo à l’horaire. Après son opération, elle a repris ses forces et est de retour à l’entraînement pour une course Ultramarines de 50 km en novembre et un triathlon l’été prochain. Elle reste toujours tournée vers l’avenir.

« C’est extraordinaire de déjouer les prédictions et de pouvoir continuer à vivre, à profiter de la vie et à aimer la vie. » – Sindy Hooper

On peut dire que pour Sindy, chaque moment compte.

Écoutez Sindy Hooper témoigner dans Pulse, le balado de la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa.

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file parmi les centres hospitaliers universitaires, de recherche et d’enseignement, fièrement affilié à l’Université d’Ottawa.

Votre don peut permettre à des patients comme Sindy d’espérer qu’un jour de meilleurs traitements existeront.

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Grâce aux soins spécialisés, intégrés et axés sur la personne qu’il a reçus à L’Hôpital d’Ottawa, Lorne Blahut a vaincu le VIH et le cancer de la prostate.

Un patient inspiré à donner par les soins qui ont changé sa vie

Aussitôt qu’il a appris qu’il avait le cancer de la prostate, George Knight tenait à agir rapidement pour vaincre son nouvel ennemi. Il est désormais tout aussi déterminé à soutenir l’hôpital qui a sauvé sa vie afin d’aider les prochains patients.

George n’avait aucune crainte lorsqu’il a passé son bilan annuel de santé. Il avait toujours été relativement en bonne santé. Aussi, il ne s’est pas beaucoup inquiété lorsque son taux d’antigène prostatique spécifique (APS) a commencé à grimper. Son médecin de famille l’a toutefois envoyé voir le Dr Brian Blew, urologue à L’Hôpital d’Ottawa, qui lui a fait passer une biopsie. Le diagnostic fut brutal : cancer de la prostate. George a ainsi entamé un combat qu’il n’avait jamais anticipé pour recouvrer la santé, avec l’appui d’une équipe exceptionnelle de médecins, d’infirmières et de radiothérapeutes. Aujourd’hui, plus d’un plus tard, George est fier de faire un don mensuel à l’Hôpital. Il est déterminé à redonner au moyen de la philanthropie et du bénévolat pour aider d’autres patients.

George and Maria on vacation
George et Maria en vacances.

 

Le choc de la nouvelle

En avril 2019, George revenait d’un voyage au Mexique avec son épouse Maria lorsqu’il a appris que sa biopsie révélait un diagnostic de cancer de la prostate. Comme son taux d’APS avait toujours été élevé et que la récente hausse pouvait très bien être attribuable au vieillissement, il a été stupéfait d’apprendre qu’il avait le cancer. Le Dr Blew lui a proposé deux options : retirer la prostate par chirurgie ou recevoir des traitements de radiothérapie. George, qui tenait à agir rapidement, a jugé que la radiothérapie lui offrait les meilleures chances. « Je voulais m’y attaquer immédiatement. J’ai donc commencé rapidement les traitements de radiothérapie. J’en ai reçu 20 en tout. Je m’estime très chanceux, car certains hommes doivent en recevoir davantage », précise George.

« Nous avons un joyau rare ici, à Ottawa. En donnant, je sais que j’aide les prochains patients à recevoir d’excellents soins comme ceux qui m’ont guéri. » – George Knight

Des soins empreints de compassion

George est reconnaissant de l’accès rapide aux traitements et de la façon dont le personnel a pris soin de lui. « J’ai obtenu d’excellents soins de tous les médecins – les Drs Blew, Haddad et Bourque – ainsi que de l’ensemble du personnel infirmier et des radiothérapeutes. Ils ont tous été formidables. Je n’aurais pas pu demander mieux ». Ses inquiétudes étaient tout à fait compréhensibles, mais son équipe de soins l’a rassuré.

George Knight
George Knight

Depuis qu’il s’est remis de la radiothérapie, George se sent mieux que jamais. Il a repris ses nombreux loisirs et il est de retour aux côtés de Maria dans le studio de yoga deux fois par semaine. « Je me sens au sommet de ma forme – mieux que je me suis senti depuis longtemps. J’ai plus d’énergie et mes taux d’APS sont redescendus dans un intervalle acceptable. Je suis chanceux. Je me porte à merveille. »

« Les dons de George nous aideront à continuer de mettre au point les meilleurs outils d’évaluation et de traitement. » – Dr Blew

Il estime que ce sont les excellents soins qui l’ont aidé à se rétablir et il souhaite que son expérience encourage d’autres hommes à passer des tests de dépistage. « Nous avons découvert mon cancer à un stade précoce, ce qui a fait une énorme différence. Aujourd’hui, j’encourage fortement mes amis de plus de 50 ans à faire un dépistage. Ils hochent bien souvent de la tête, mais c’est important parce qu’on peut avoir un problème de santé sans présenter de symptôme », ajoute George.

Le Dr Blew abonde dans le même sens. « M. Knight était très bien renseigné sur le dépistage par l’APS. Il savait qu’un taux élevé d’APS n’est pas toujours causé par le cancer de la prostate et qu’il faut approfondir l’examen pour déterminer s’il faut traiter ou seulement surveiller. Les dons de George nous aideront à continuer de mettre au point les meilleurs outils d’évaluation et de traitement. »

La gratitude à l’action

Les soins dont il a bénéficié ont aussi inspiré George à devenir bénévole à l’Hôpital. « J’ai vu une citation de Jim Rohn en ligne : “C’est seulement en donnant qu’on peut recevoir davantage que ce que l’on a déjà”. Ça a touché une corde sensible en moi. C’est pourquoi je dois redonner. » C’est ainsi qu’il a décidé de devenir donateur mensuel. « J’ai fait confiance à l’Hôpital pour rétablir ma santé et maintenant je lui fais la même confiance pour gérer mes dons. Je veux que l’Hôpital ait un soutien régulier. Nous avons un joyau rare ici, à Ottawa. En donnant, je sais que j’aide les prochains patients à recevoir d’excellents soins comme ceux qui m’ont guéri. »

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

À l’instar de George, devenez un donateur mensuel pour aider des patients comme lui à recevoir les meilleurs soins et les plus récents traitements disponibles.

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Des décennies de soins exceptionnels contre le VIH et le cancer de la prostate
Grâce aux soins spécialisés, intégrés et axés sur la personne qu’il a reçus à L’Hôpital d’Ottawa, Lorne Blahut a vaincu le VIH et le cancer de la prostate.

Des décennies de soins exceptionnels contre le VIH et le cancer de la prostate

Lorne Blahut manque de mots pour vanter les mérites des soins et des traitements qu’il a reçus au fil des décennies à L’Hôpital d’Ottawa, tant contre le VIH que le cancer de la prostate. Il relate son expérience d’une approche de soins intégrée, qui tient compte des besoins physiques, mentaux et émotionnels de la personne.

Lorsque Lorne Blahut a reçu un diagnostic de VIH en 2000, il a cru qu’il allait en mourir. Les spécialistes de L’Hôpital d’Ottawa, grâce aux percées inédites réalisées par nos chercheurs, avaient toutefois d’autres projets pour lui. En 2017, Lorne a été de nouveau confronté à un envahisseur effrayant : le cancer de la prostate. Cette fois, il savait qu’il était entre bonnes mains.

« Mon médecin, le Dr Stephen Kravcik, m’a conseillé de planifier ma retraite parce que je n’allais pas mourir », affirme Lorne. Il avait raison. Lorne, qui a maintenant 67 ans, a pris sa retraite il y a 7 ans de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Sa crainte initiale de mourir du VIH était toutefois bien fondée. On estime à plus de 32 millions le nombre de personnes décédées à cause du VIH depuis le début des années 1980. Les taux de mortalité sont restés élevés pendant des années, jusqu’à ce que la recherche parvienne à inverser la tendance.

Excellence en recherche

« Le milieu des années 1990 représente assurément l’apogée de la recherche sur le VIH, avec la mise au point de nouveaux traitements. À L’Hôpital d’Ottawa, les Drs Bill Cameron et Jonathan ont dirigé une recherche révolutionnaire », relate le Dr Kravcik, qui s’est joint à l’équipe du Dr Cameron en 1994 pour faire de la recherche sur le VIH et mener des essais cliniques sur de nouveaux médicaments. Il se rappelle qu’à l’époque, environ 125 de leurs patients atteints du VIH mourraient chaque année.

De nos jours, le VIH n’est plus une condamnation à mort.

« Ce n’est même pas une maladie chronique. La plupart des gens, comme Lorne, prennent une ou deux pilules par jour et mènent une vie normale. Les médicaments sont d’une grande efficacité. Ils sont bien tolérés par les patients, qui se portent bien grâce à eux. » – Le Dr Stephen Kravcik

Lorne Blahut grateful for care received at The Ottawa Hospital
Lorne Blahut est reconnaissant des soins reçus à L’Hôpital d’Ottawa.

Au moment du diagnostic de Lorne il y a 20 ans, l’espérance de vie des personnes atteintes du VIH/sida s’était améliorée grâce aux médicaments antirétroviraux, mais elle n’atteignait pas des décennies.

« Recevoir ce diagnostic a été un choc terrible, confie Lorne. Pendant un certain temps, je n’en ai parlé à personne. Je faisais partie de la communauté des hommes gais; j’avais peur que les gens le découvrent. C’était intimidant et décourageant, mais on dit que nos pires craintes se concrétisent uniquement dans notre tête. »

Les craintes de Lorne se sont apaisées lorsqu’il a compris qu’il était entre des mains compétentes et compatissantes.

Aider les patients à composer avec la maladie

Dr. Kravcik
Dr Stephen Kravcik

« Plusieurs personnes m’ont aidé à cheminer dans la maladie. Il y avait une équipe en place dès le début, dit Lorne. Le Dr Kravcik m’a expliqué ce qui allait se passer avec les différents médicaments et il a pris le temps de m’écouter lorsque j’avais des questions. Kim Lancaster, la travailleuse sociale de l’équipe, m’a aidé au moment du diagnostic et par la suite pour aller de l’avant et régler des problèmes personnels. »

Kim a travaillé à la Clinique des maladies infectieuses pendant neuf ans. Son travail consistait principalement à aider les patients à gérer l’impact émotionnel d’un diagnostic de VIH et à les accompagner sur les plans professionnel, social et émotionnel. Elle se désole que la maladie fait toujours l’objet d’une grande stigmatisation.

« Lorne savait qu’il avait besoin d’aide et il a eu le courage d’en demander, déclare Kim. La plupart des gens qui vivent mal avec le VIH maladie sont ceux qui ont trop honte ou peur de la discrimination pour avoir recours au soutien médical et psychosocial. Ils ne parlent pas aux autres de leur expérience ».

« Les soins étaient vraiment complets. J’ai reçu une aide psychologique, en plus d’être pris en charge physiquement » – Lorne Blahut

Lorne confirme que les soins multidisciplinaires l’ont aidé à composer avec une maladie mal perçue par la société. Il a aussi grandement tiré parti de la recherche menée à l’Hôpital et des médicaments antirétroviraux mis au point au fil des ans pour maintenir la maladie en rémission. Lorne est un survivant. Or, il s’est retrouvé soudainement confronté à une autre maladie potentiellement mortelle : le cancer de la prostate.

« Un diagnostic de cancer prend du temps à accepter », confie Lorne. Il voulait néanmoins connaître ses options de traitement.

Mini-chirurgie robotisée

Lorne s’est renseigné au sujet des deux options chirurgicales pour traiter le cancer de la prostate avant de décider que la chirurgie robotisée, offerte uniquement à L’Hôpital d’Ottawa, était celle qui lui convenait. Elle est pratiquée grâce au système chirurgical da Vinci, un appareil robotisé de pointe qui est manipulé à distance par le chirurgien à l’aide de caméras et de minuscules instruments. Le patient s’en rétablit mieux par rapport à une opération traditionnelle, car elle n’exige que de petites incisions plutôt qu’une grande incision au basventre. L’Hôpital d’Ottawa a été le troisième établissement au Canada à faire l’acquisition de ce système de chirurgie miniinvasive, et ce, grâce à des fonds donnés par la collectivité.

The da Vinci Surgical System is a state-of-the-art robotic system
Le système chirurgical da Vinci, un système robotique ultramoderne.

« Ce qui m’a le plus frappé en comparant les deux options chirurgicales, c’est le temps de rétablissement. Guérir d’une opération classique prend du temps à cause de l’incision importante, qui, en plus d’exiger le port d’une sonde pendant des mois, présente un risque accru de blesser des nerfs. La décision pour moi était claire. »

Se préparer à la chirurgieThe da Vinci Surgical System -

Lorne a rencontré le Dr Chris Morash, chirurgien, qui lui a parlé des effets secondaires potentiels d’une chirurgie du cancer de la prostate. Certaines personnes souffrent d’incontinence ou de dysfonction sexuelle, d’autres ont besoin d’une hormonothérapie. Quelques jours plus tard, Lorne a rencontré Liane Murphy, travailleuse sociale.

Liane rencontre des personnes qui reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate pour les aider à se préparer à la chirurgie et à leur rétablissement, ainsi que pour discuter de leurs inquiétudes.

Grâce à ces échanges, Lorne a pu tenir une discussion positive avant l’opération avec le Dr Morash, qui a alors mieux tenu compte de ses préoccupations. En février 2018, Lorne a subi une chirurgie robotisée de trois heures. Il s’en est bien rétabli et profite de nouveau de sa retraite.

Des soins de calibre mondial, ici même, dans la capitale nationale

« Je viens de l’ouest du pays et je suis arrivé à Ottawa en 1992. Lorsque j’ai pris ma retraite il y a sept ans, on m’a demandé si j’allais retourner en Saskatchewan. Ma réponse immédiate était : “Non, car je ne pourrais pas y recevoir les soins de santé de L’Hôpital d’Ottawa”, affirme Lorne. « Dans l’ensemble, mon expérience à L’Hôpital d’Ottawa a été exemplaire. Les membres du personnel m’ont bien traité et énormément soutenu. Je ne saurais assez vanter leur mérite. »

Lorne n’est assurément pas le seul à devoir composer avec les diagnostics de VIH et de cancer de la prostate et les traitements connexes. Beaucoup d’hommes aux prises avec ces maladies vivent des expériences similaires. Pour ce qui est du VIH, toutefois, Lorne pave la voie dans un nouveau domaine des soins de santé.

« Peu d’hommes de son âge ont survécu au VIH », révèle Tim Hutchinson, ancien directeur des services sociaux du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa, qui connaît Lorne depuis de nombreuses années. « Il est donc un pionnier et un modèle pour nous permettre de comprendre ce qu’il advient à cette population à mesure qu’elle vieillit et l’expérience d’un homme gai au sein du système de santé. »

L’Hôpital d’Ottawa établit une Chaire de recherche en santé des hommes gais afin de créer un programme pour améliorer l’accès à des soins adaptés aux hommes gais et la prestation de ces soins, et ce, à toutes les étapes de la vie.

Donnez aujourd’hui pour soutenir la recherche de pointe réalisée à L’Hôpital d’Ottawa qui permet de sauver la vie de patients comme Lorne.

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Un patient inspiré à donner par les soins qui ont changé sa vie
Après avoir fait confiance à L’Hôpital d’Ottawa pour rétablir sa santé, George Knight lui fait maintenant confiance pour gérer ses dons.

Un anniversaire de « renaissance » chaque année depuis le retrait d’une tumeur au cerveau

Il y a neuf ans, L’Hôpital d’Ottawa a sauvé la vie de Kimberly Mountain, qui était atteinte d’une tumeur cancéreuse au cerveau. Aujourd’hui, Kimberly est convaincue que l’Hôpital pourra encore la sauver si le cancer revient.

À un moment de notre vie, nous vivons tous un point tournant, un événement qui transforme notre existence pour toujours. Pour certaines personnes, ce moment est beaucoup plus évident que d’autres. Pour Kimberly Mountain, ce point tournant est la découverte d’une tumeur cancéreuse au cerveau.

En février 2011, Kimberly, âgée de 28 ans, était en voiture avec Matt Mountain, son amoureux à l’époque, lorsqu’elle a senti un côté de son visage se crisper anormalement et fortement. « Ensuite, je me souviens seulement de m’être réveillée. Notre voiture était rangée sur le côté de la route, il y avait des ambulanciers et j’ai entendu Matt dire “Kim vient d’avoir une crise épileptique” », se remémore-t-elle.

Kimberly a été transportée d’urgence en ambulance au centre de traumatologie du Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa. Elle a eu une deuxième crise épileptique, puis un examen d’IRM a révélé une tumeur au lobe frontal droit de son cerveau. C’est ce moment qui a transformé son existence.

Pendant deux semaines, L’Hôpital d’Ottawa a été la deuxième maison de Kimberly. Sa famille et Matt ne quittaient jamais son chevet. « C’est bizarre, mais dans mes souvenirs, ce séjour à l’Hôpital n’est pas du tout une période triste. Ces moments sont en fait parmi mes plus beaux souvenirs avec mes amis et mes proches. Tous ceux que j’aimais étaient là. De plus, les formidables infirmières et les membres du personnel sont devenus nos amis », confie Kimberly.

Kimberly Mountain at The Ottawa Hospital

Une chirurgie éveillée

Le 7 mars 2011, Kimberly a eu une chirurgie du cerveau. Son chirurgien, le Dr Charles Agbi, l’a gardée éveillée pendant l’opération. Il s’agit d’une intervention chirurgicale hautement spécialisée qui doit être réalisée en équipe, sous la direction d’un neurochirurgien expérimenté et d’un neuroanesthésiologiste. Ce type d’opération permet aux neurochirurgiens de retirer des tumeurs qui seraient autrement inopérables, parce qu’elles sont trop près des régions du cerveau qui contrôlent la vision, le langage et les mouvements du corps. Une chirurgie normale pourrait causer d’importantes pertes de fonction. En gardant Kimberly éveillée, l’équipe médicale pouvait lui demander de bouger des parties de son corps et de parler pendant l’opération.

En repensant à son opération, Kimberly se souvient qu’elle n’a jamais été inquiète. « Je suppose que c’est parce que le personnel de l’Hôpital était rassurant et m’a mis en confiance. »

Pendant la chirurgie, Kimberly ressentait les vibrations des outils qui perçaient son crâne, mais cela ne l’a pas dérangée. « Je parlais sans arrêt, je riais et je chantais des chansons de Disney comme “Hakuna Matata”. Je leur disais que j’allais aller à Disney World quand tout serait fini. J’ai eu l’impression que l’opération avait duré une heure et non cinq », raconte Kimberly.

Pour le Dr Agbi, ce genre d’interaction est indispensable au succès de la chirurgie. « Si le patient ne fait que répondre aux questions posées [par l’équipe chirurgicale], quelque chose peut nous échapper. »

Une technologie révolutionnaire

Grâce à des avancées technologiques comme celles dont Kimberly a bénéficié, les neurochirurgiens de L’Hôpital d’Ottawa peuvent offrir des soins révolutionnaires aux patients.

C’est aussi grâce au soutien des donateurs que nous avons maintenant à Ottawa un microscope spécialisé qui rend possible la chirurgie guidée par fluorescence. La technique consiste à faire boire au patient un liquide qui contient de l’acide 5-aminolévulinique (5-ALA) plusieurs heures avant la chirurgie. Le liquide se concentre dans les tissus cancéreux et non dans les tissus normaux du cerveau. Les gliomes malins « brillent » alors d’un rose fluorescent sous une lumière bleue spéciale, d’une longueur d’onde précise, émise par le microscope. Les chirurgiens sont ainsi en mesure de retirer complètement la tumeur chez beaucoup plus de patients. Selon des études récentes, la tumeur peut maintenant être retirée dans 70 % des cas, comparativement à 30 % en moyenne auparavant. La première chirurgie de ce genre au Canada a été réalisée à L’Hôpital d’Ottawa.

Le Dr Nicholas s’est assis, a pris ma main et a prononcé le mot : cancer. Tout s’est embrouillé et cette fois, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Jusque-là, j’avais été forte. » – Kimberly Mountain 

L’oncologue annonce que la tumeur au cerveau est cancéreuse

Quand les résultats d’analyse de la tumeur sont arrivés plusieurs semaines après l’opération, Kimberly a rencontré son oncologue, le Dr Garth Nicholas, qui lui a annoncé la nouvelle qu’elle redoutait le plus. Le Dr Nicholas s’est assis, a pris ma main et a prononcé le mot : cancer. Tout s’est embrouillé et cette fois, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Jusque-là, j’avais été forte », se souvient Kimberley.

Pour combattre son cancer, Kimberly a dû se soumettre à 30 séances de radiothérapie, ainsi qu’à de la chimiothérapie. Matt, qui avait demandé Kim en mariage pendant son long séjour à l’hôpital, l’a aidée à traverser cette période difficile en l’emmenant visiter des parcs d’attractions et faire des promenades en voiture décapotable. Le couple a même fait un voyage spécial à Disney World. « Pendant ma chirurgie au cerveau, tout ce que j’avais à l’esprit était un immense sentiment de bonheur et d’insouciance. Le monde est soudain devenu beaucoup plus fascinant et j’avais conscience de chaque petite odeur, chaque petite sensation et chaque petit moment. Je crois que seules les personnes atteintes du cancer peuvent le comprendre. »

Tout cela permettait à Kimberly d’oublier momentanément les effets secondaires, la fatigue et la chute de ses cheveux. D’ailleurs, la perte de cheveux a été pour elle l’un des aspects les plus pénibles de son traitement. « J’ai détesté perdre mes beaux cheveux longs. »

.Kimberly Mountain

Moins d’un an plus tard, le 6 janvier 2012, Kimberly recevait son dernier traitement de chimiothérapie. « J’ai demandé aux pilules de manger ce cancer. » Kimberly a su que son vœu avait été exaucé quand un examen d’IRM n’a décelé aucun cancer résiduel. Elle est alors devenue une survivante du cancer.

Kim Mountain and her family as she rings the bell.

Dans les yeux d’une mère

Kimberly est reconnue pour toujours se présenter à ses rendez-vous accompagnée de son petit groupe de soutien. Sa famille est toujours à ses côtés, notamment sa mère, Cyndy Pearson. Cyndy confirme en riant que Kimberly a toujours son entourage et qu’elle l’avait même le jour où elle a appris que sa tumeur était cancéreuse. « Nous étions tous là. Quand il arrive quelque chose d’important, nous sommes tous là. Quand le Dr Garth Nicholas s’est avancé et a dit “Kim, tu as le cancer”, tout le monde pleurait. »

Cyndy est reconnaissante envers L’Hôpital d’Ottawa qui a sauvé Kimberly, la plus jeune de ses trois enfants. Elle fait remarquer que le 7 mars 2011 est désormais entouré sur le calendrier familial comme étant la date de renaissance de Kimberley.

Cyndy est aussi éternellement reconnaissante des soins du Dr Agbi. « Sans cette chirurgie, Kimberley n’aurait plus d’anniversaires à célébrer. Si l’Hôpital n’avait pas réussi à la sauver… » commence Cyndy. Sa voix s’éteint.

 

Kimberly Mountain

« Même si le cancer revient, je suis convaincue que L’Hôpital d’Ottawa pourra encore me sauver grâce à la recherche et aux essais cliniques novateurs qui sont réalisés constamment afin d’améliorer les traitements et de sauver des vies. » – Kimberly Mountain

Une survivante du cancer, neuf ans plus tard

Aujourd’hui, Kimberly a les mots « Hakuna Matata – 7 mars 2011 » tatoués sur la nuque. Elle célèbre chaque étape importante – y compris la fin de son cancer – avec sa famille, ses amis et bien sûr Matt, qui a toujours été là pour elle et qui l’a épousée. On pourrait dire que tout s’est bien terminé comme dans un conte de Disney.

Mais tout n’est pas redevenu à la normale. « Mes splendides cheveux ne seront plus jamais comme avant, se désole Kimberly. Il y a une grosse portion de ma tête où ils ne repousseront jamais. Tout le côté droit restera chauve de manière permanente. » Toutefois, Kimberly trouve toujours un côté positif à toute situation : elle peut maintenant se coiffer en dix secondes avec différentes perruques. « J’ai peut-être plus de perruques que de souliers », plaisante-t-elle.

Blague à part, Kimberly est reconnaissante pour chaque jour qu’elle voit. « Même si le cancer revient, je suis convaincue que L’Hôpital d’Ottawa pourra encore me sauver, grâce à la recherche et aux essais cliniques novateurs qui sont réalisés constamment afin d’améliorer les traitements et de sauver des vies. »

Pour l’instant, Kimberly savoure une journée à la fois, en célébrant chaque jour les petites choses de la vie.

Donnez aujourd’hui afin que nous puissions offrir à des patients comme Kimberly les soins de pointe dont ils ont besoin.

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Reconnaissance indéniable d’une jeune mère et de sa famille

Éternellement reconnaissante pour les soins qu’elle a reçus, Gina Mertikas-Lavictoire savait qu’elle voulait redonner à L’Hôpital d’Ottawa – elle avait le sentiment d’être redevable.

Une jeune mère veut redonner après avoir reçu des soins exceptionnels

Quand Gina Mertikas-Lavictoire a reçu la bonne nouvelle qu’elle n’avait plus le cancer du sein et qu’elle était maintenant une survivante, elle savait que ce n’était pas fini avec L’Hôpital d’Ottawa.

Éternellement reconnaissante pour les soins qu’elle a reçus, Gina savait qu’elle voulait redonner – elle avait le sentiment d’être redevable.

« Après la fin de mon traitement, j’ai demandé à mon oncologue, le Dr Mark Clemons – l’un des meilleurs médecins au monde – la façon dont je pouvais redonner. Je devais faire quelque chose pour redonner. » – Gina Mertikas-Lavictoire

Gina avait 34 ans et était mère de trois jeunes enfants, dont le plus jeune avait seulement 12 mois, quand elle a senti que quelque chose n’allait pas – elle a senti une masse dans l’un de ses seins. Elle a ensuite reçu un diagnostic de cancer qui a bouleversé la vie de sa famille. Elle est immédiatement entrée en mode survie. « Quand pouvais-je avoir une mastectomie et commencer mon traitement est la première question que j’ai posée à mon médecin, puis je n’ai jamais plus regardé en arrière », affirme Gina.

Malgré cette nouvelle de santé alarmante, elle a confronté la maladie avec une grande détermination. « J’ai reçu d’excellents soins à L’Hôpital d’Ottawa. J’ai eu une chimiothérapie et une radiothérapie. J’ai eu quatre chirurgies, dont une hystérectomie et une double mastectomie. »

Une expérience inconcevable pour une jeune mère, mais Gina est indéniablement reconnaissante envers L’Hôpital d’Ottawa et souhaite redonner.

Donner au suivant

« Quand j’ai reçu la nouvelle que je pourrais voir mes enfants grandir, c’est à ce moment que j’ai fait des démarches pour aider les autres », se remémore Gina. Elle a eu l’idée de vendre un calendrier pour appuyer la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa.

Aujourd’hui, elle se sent bien et se concentre sur ses efforts de financement, qui ont surpassé ses plus grandes attentes.

“« Dès le départ, la vente de calendriers a connu un franc succès. Les calendriers se vendaient comme de petits pains chauds. Je suis surprise de tout le soutien que j’ai reçu, non seulement de ma famille et de mes amis, mais de bien des gens à Ottawa et d’ailleurs au pays. Les gens sont solidaires. Nous avons même envoyé des calendriers aux États-Unis », affirme Gina.

Gina Mertikas and Katerina Mertikas
Gina and her mother, Katerina Mertikas, a renowned local artist

Gina n’aurait toutefois pas pu y arriver seule. À ses côtés lors de son diagnostic, de son traitement et maintenant pendant ses efforts acharnés de financement se trouve sa famille, dont sa mère Katerina Mertikas. Katerina est une artiste locale renommée au pays pour ses magnifiques peintures. C’est d’ailleurs ses œuvres qui figurent dans le calendrier.

La recherche transforme les soins

Pour Katerina, il lui était extrêmement difficile de voir sa fille subir le traitement et les chirurgies. « Je suis sans mots », affirme Katerina.

Cette mère de famille de deux enfants sait toutefois que la recherche sur le cancer a joué un rôle déterminant pour aider sa fille cadette à se rétablir. « Ma fille a bénéficié des fruits de la recherche grâce au traitement qu’elle a reçu, appelé Herceptin, un médicament de chimiothérapie. Il a originellement été utilisé dans le cadre d’un essai clinique avant de devenir la norme de soins aux patients », explique Katerina. Voilà pourquoi ce duo mère-fille collabore pour aider les autres qui sont confrontés à la maladie.

Forte de son expérience des calendriers de 2019 et de 2020, et après avoir amassé 25 000 $ pour la recherche sur le cancer, Gina souhaite perpétuer cette activité de financement dans les prochaines années avec l’aide de ses enfants. Sa fille aînée, Katerina, a été initiée à la philanthropie et à la signification de redonner. Gina souhaite un jour transmettre le projet de calendriers à la prochaine génération. « Je souhaite qu’un jour mes enfants prennent la relève de cette activité de financement et ainsi de suite », affirme cette fière mère.

Gina montre fièrement le calendrier de sa collecte de fonds

Excellence des soins

Cette famille ressent une gratitude indéniable envers l’équipe de soins de L’Hôpital d’Ottawa qui a aidé Gina lorsque sa vie en dépendait. L’empreinte est particulièrement profonde pour la famille et Katerina, plus particulièrement celle laissée par le Dr Mark Clemons, oncologue médical et scientifique adjoint au Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa.

Le Dr Clemons s’est joint à l’équipe de L’Hôpital d’Ottawa en 2009 et s’est taillé une réputation remarquable depuis, tant auprès des patients que des collègues. Il était toutefois insatisfait de la façon dont on surveillait et traitait le cancer au Canada. C’est pourquoi il en a rapidement fait son principal domaine de spécialisation en matière d’essais cliniques.

En fait, en 2014, aux côtés de Dean Fergusson, scientifique et directeur du Programme d’épidémiologie clinique, le Dr Clemons a conçu le Programme de reconception des essais cliniques (REaCT) pour remanier le processus d’inscription aux essais cliniques afin qu’il soit plus simple et efficace pour les patients atteints du cancer. En date de juin 2020, ce programme novateur avait permis de recruter plus de 2 600 patients, ce qui en fait le plus grand programme pragmatique d’essais sur le cancer au Canada. L’Hôpital d’Ottawa a récemment décerné à l’équipe du programme REaCT le prix d’excellence en recherche 2020 pour souligner son succès. Le Dr Clemons a aussi reçu le prix Chrétien du chercheur de l’année en 2013.

Gina est reconnaissante d’avoir été traitée par un chercheur aussi accompli, qui est également un médecin empreint de compassion. Le Dr Clemons lui a offert des conseils, des encouragements et de l’espoir lorsqu’elle en avait le plus besoin et c’est ce qui l’a inspirée à redonner.

« Le Dr Mark Clemons est un médecin hors du commun », affirme Katerina. « Il nous a mis vraiment à l’aise. Son attitude nous a vraiment aidés. Il a tout donné — comment pourrions-nous ne pas donner en retour? J’aimerais même pouvoir faire plus. » – Gina Mertikas-Lavictoire

Écoutez le balado Pulse, pour entendre l’histoire de Gina, avec le Dr Mark Clemons comme invité spécial.

Chaque collecte de fonds compte. Créez votre propre initiative de financement dès aujourd’hui pour veiller à ce que tous les patients, comme Gina, aient une chance de passer plus de temps avec leur famille.

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Garder espoir malgré un diagnostic de cancer agressif de la peau

L’espoir est maintenu grâce à des scientifiques qui ne baissent jamais les bras, qui sont déterminés à changer la donne en matière de cancer et à offrir une meilleure chance de survie aux patients comme Dan Collins.

Garder espoir malgré un diagnostic de cancer agressif de la peau

Dan Collins avait 62 ans lorsqu’il a reçu un diagnostic de mélanome de stade 4. En apprenant qu’il était atteint de cette forme agressive de cancer, il a d’abord craint pour sa vie. Toutefois, l’immunothérapie lui a redonné espoir. Cet espoir a été nourri par des scientifiques qui ne baissent jamais les bras et qui sont déterminés à changer la donne en matière de cancer et à offrir une meilleure chance de survie aux patients comme lui. L’espoir qu’un remède s’en vient.

Découverte d’une masse

Alors qu’il se déplaçait en avion pour le travail il y a quatre ans, Dan a commencé à ressentir une douleur à l’arrière de la tête lorsqu’il l’appuyait sur le banc d’avion. Il a consulté son médecin de famille pour savoir ce qui causait cette douleur. Une échographie a révélé la présence d’une bosse interne qui ressemblait à un kyste.

Dan a subi une première biopsie, puis il a été aiguillé vers un chirurgien du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa. Une autre biopsie a révélé que le kyste était en fait une masse : un mélanome. « J’avais peur. Le cancer a déjà frappé fort dans ma famille. Il a emporté mes deux frères aînés et mon père », se rappelle Dan.

Malheureusement pour lui, la masse grossissait, et elle grossissait rapidement. À la fin du mois de juillet, elle avait la taille d’une balle de golf, alors qu’elle n’était pas visible deux mois auparavant. Sa chirurgienne en oncologie, la Dre Stephanie Obaseki-Johnson, avait d’abord pensé à faire réduire la tumeur avant de la retirer par chirurgie, mais celle-ci grossissait trop vite.

Dan Collins with Oncologist Dr. Michael Ong of The Ottawa Hospital in a patient room.
Dan Collins avec le Dr. Michael Ong, oncologue.

Il fallait intervenir rapidement

Le 11 août 2015, Dan a subi une chirurgie qui a duré presque toute la journée. Il s’est réveillé avec 25 agrafes et 38 points de suture à l’arrière de la tête. Durant son rétablissement, Dan s’est souvenu d’un dicton qui l’a aidé à passer au travers de cette épreuve : « N’aie pas honte de tes cicatrices. Elles sont la preuve que tu as survécu à l’ennemi. »

La force puisée dans ce dicton serait nécessaire pour affronter les nouvelles qui l’attendaient. En effet, à peine deux semaines après l’opération, la masse était de retour. Ses médecins ont également découvert une masse dans son poumon droit et des taches sur la paroi de son ventre. Il avait un cancer de stade 4 – un cancer métastatique. Il s’agissait d’un cancer agressif et cela lui a fait penser aux membres de sa famille qu’il avait perdus et à ce qui allait lui arriver.

Nouvelle génération de traitement

On lui a rapidement présenté le Dr Michael Ong, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa, qui lui a parlé de l’immunothérapie – une nouvelle génération de traitement qui, l’espère-t-on, remplacera un jour les traitements traditionnels qui peuvent parfois être difficiles à tolérer, comme la chimiothérapie. Le Dr Ong lui a prescrit quatre fortes doses d’immunothérapie. Au même moment, Dan a commencé la radiothérapie (22 séances en tout). Il recevait une immunothérapie au Centre de cancérologie toutes les trois semaines. Entre chaque traitement, des radiographies permettaient de suivre l’évolution des tumeurs.

« Chaque radiographie montrait une diminution de la taille des tumeurs. Ma peur a alors commencé à se transformer en espoir. » – Dan Collins, patient

Dan a terminé l’immunothérapie en décembre 2015. Il ne lui restait plus qu’à attendre. « Ce traitement novateur a été conçu pour aider mon propre système immunitaire à attaquer les cellules cancéreuses. Seul le temps permettrait de voir si mon corps répondait bien », raconte Dan.

Les taches sur la paroi de son estomac diminuaient, mais la masse au poumon ne bougeait pas. Le Dr Ong a donc décidé de prescrire un autre type d’immunothérapie comportant 24 traitements.

L’oncologue de Dan lui a appris que son mélanome, extrêmement mortel au départ avec peu d’options de traitement, pouvait maintenant être traité efficacement au moyen de nombreuses thérapies différentes.

« À mes débuts comme oncologue, il y a dix ans, le mélanome était pour ainsi dire incurable. Seulement 25 % des patients survivaient à la première année. Aujourd’hui, on peut s’attendre à ce que plus des trois quarts des patients soient en vie après un an. Nombre d’entre eux guérissent de leur cancer métastatique et cessent leur traitement. Nous pouvons maintenant empêcher 50 % des récidives de mélanomes à risque élevé grâce aux progrès de l’immunothérapie », explique le Dr Ong.

Dan a terminé l’immunothérapie en septembre 2017.

Oncologist Dr. Michael Ong posing with armed crossed at The Ottawa Hospital.
Dr Michael Ong, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa.

Aujourd’hui, aucun signe de cancer

Dan repense au jour où il a reçu son diagnostic. Il se demandait s’il allait mourir. « Je crois que si je suis en vie aujourd’hui, c’est grâce à la recherche et à ceux qui ont donné généreusement avant moi. »

Il se souvient du jour où son frère Rick est décédé d’un cancer en 2007. « Au moment où il a été pris en charge, son médecin lui a demandé s’il voulait participer à une étude de recherche. Le médecin a été honnête avec lui : le traitement ne permettrait pas de le guérir, mais il pourrait peut-être aider les futurs patients. » Dan réfléchit un peu et poursuit : « J’aime à penser qu’il a contribué à ma rémission. Il m’a peut-être sauvé la vie. Chose certaine, la recherche a changé la donne dans mon cas. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en ce qui concerne l’immunothérapie offerte aux patients. La recherche et les traitements qui sauvent des vies à L’Hôpital d’Ottawa ont changé les choses pour Dan. Il espère que les progrès permettront de guérir encore plus de patients, non seulement ici, mais partout dans le monde.

Donnez aujourd’hui pour soutenir la recherche qui sauve des vies à L’Hôpital d’Ottawa et aide des patients comme Dan.

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Après avoir reçu un diagnostic de cancer de la prostate, un donateur local mobilise la communauté pour augmenter la sensibilisation à cette maladie

Pas un jour ne passe sans que Tom Clapp, coprésident du comité de sensibilisation au cancer de la prostate de l’Est ontarien (Eastern Ontario Prostate Cancer Awareness Committee [EOPCAC]), ne pense à la façon de sensibiliser les gens au cancer de la prostate. En tant que survivant du cancer de la prostate, Tom est bien placé pour connaître l’importance des examens et des tests de routine, et il encourage les autres à passer ces examens eux aussi.

Tom Clapp n’avait aucun symptôme. Il pensait être en « parfaite santé ». Cela a donc été une surprise lorsqu’un test de l’APS (antigène prostatique spécifique), un test de routine, a révélé qu’il était atteint d’une forme agressive de cancer de la prostate. Mais un essai clinique réalisé à L’Hôpital d’Ottawa lui a sauvé la vie. Aujourd’hui, il insuffle à sa communauté le désir de redonner et sensibilise le public en cours de route.

Un diagnostic inattendu

Lorsqu’un test de l’APS, un test sanguin habituellement utilisé pour le dépistage du cancer de la prostate, a révélé un taux d’APS supérieur à la normale, Tom Clapp et sa femme, Janet Clapp, étaient préoccupés. Mais aucun des deux n’était prêt à entendre la nouvelle qu’ils ont reçue en février 2009. Il s’agissait d’un cancer de la prostate agressif qui, à cause de son emplacement, était inopérable. Tom et Janet étaient anéantis. Comment cela pouvait-il être possible?

« Je pensais être en parfaite santé, explique Tom. Je n’avais aucun symptôme. »

Tom a été aiguillé vers L’Hôpital d’Ottawa et il lui a été recommandé de participer à un essai clinique. Son plan de traitement était en place; il a reçu 42 cycles de radiothérapie suivis d’un traitement hormonal d’une durée de deux ans afin de bloquer la production de testostérone, laquelle alimentait son cancer. Ses tests et ses examens de tomodensitométrie les plus récents montrent qu’il est maintenant guéri.

Entendre les mots « vous avez le cancer » n’est jamais facile. Mais dès le jour où il a reçu son diagnostic, Tom a toujours été motivé à changer les choses et à avoir une incidence positive sur la vie des personnes de notre communauté qui sont aux prises avec un cancer. Il a pris la décision d’agir de manière positive à un moment où, parallèlement, il sentait qu’il avait très peu de contrôle sur l’effet que le cancer avait sur lui.

Le jour où il a reçu son diagnostic, Tom a dit : « C’est un cadeau. Maintenant que j’ai le cancer, je peux en parler avec les autres », explique Janet. Janet ne le savait pas à l’époque, mais Tom allait améliorer de façon importante la vie de nombreuses personnes en sensibilisant les gens à la recherche et aux soins liés au cancer de la prostate, et en amassant des fonds pour ces derniers. Son influence a été considérable. Tout cela a commencé avec trois de ses meilleurs amis.

Tom Clapp, prostate cancer survivor with friends

Après avoir reçu son diagnostic, Tom a incité trois de ses amis à passer leur premier test de l’APS. À la lumière des résultats de ces tests, tous les trois ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate. Aujourd’hui, ils sont tous en vie et en bonne santé. Le simple fait que Tom ait incité ses amis à effectuer le test pourrait très bien être la raison pour laquelle ils sont encore en vie.

Augmenter la sensibilisation

Cette expérience a renforcé la passion de Tom pour la sensibilisation au cancer de la prostate et il y pense chaque jour. Ayant reçu son diagnostic alors qu’il était par ailleurs en bonne santé, Tom est bien placé pour connaître l’importance des examens et des tests de routine.

« Trop d’hommes ne passent pas le test, ignorant qu’un simple test sanguin peut mener à un diagnostic qui pourrait leur sauver la vie », explique Tom.

Tom salue le travail de son médecin de famille local, le Dr John Burke, qui a été à l’affût des résultats du test de l’APS ayant soulevé des préoccupations et entraîné la mise en place d’un suivi par L’Hôpital d’Ottawa.

Le diagnostic qu’il a reçu et sa motivation à sensibiliser les gens ont mené Tom à jouer un rôle déterminant dans la mise sur pied de ce que l’on appelle le comité de sensibilisation au cancer de la prostate de l’Est ontarien (Eastern Ontario Prostate Cancer Awareness Committee [EOPCAC]), ainsi que du Black Walnut Group, un groupe de soutien pour les hommes qui ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate et leurs partenaires.

L’union fait la force

Lorsque Tom a reçu son diagnostic, il a tenu à partager son expérience. Il a fait publier son histoire dans le journal local, a organisé une séance d’information sur le cancer de la prostate, a pris la parole lors d’un déjeuner communautaire et a même été jusqu’à donner son numéro de téléphone à ceux qui vivaient la même chose que lui. Tom voulait être présent pour ceux qui avaient besoin de parler à quelqu’un. Au fil du temps, son téléphone s’est mis à sonner plus fréquemment. De nombreux membres de la communauté s’ouvraient à lui et partageaient leur expérience avec lui. Tom a constaté qu’il y avait un réel besoin et qu’il devait en faire plus.

C’est à ce moment que Tom a proposé la création d’un groupe de soutien. Tout le monde a embarqué dans l’aventure. La première réunion a été planifiée et, en 2012, l’EOPCAC est né.

Aller à la rencontre de la communauté

Très rapidement, l’EOPCAC a commencé à sensibiliser les membres de sa communauté au cancer de la prostate. « Nous organisons plus de 50 journées du mieux-être par année, au cours desquelles nous allons à la rencontre de la communauté et sensibilisons les gens au cancer de la prostate », affirme Tom. Au fil du temps, de plus en plus de personnes ont appris l’existence du groupe. Lorsque la nouvelle s’est répandue, de nombreuses personnes ont montré leur désir non seulement de joindre le groupe, mais aussi de lui offrir un soutien financier.

Activité « Dare to Flash a ’Stache »

Aller à la rencontre de la communauté et sensibiliser les gens ne suffisait pas aux membres de l’EOPCAC. Ils étaient déterminés à changer les choses aussi en redonnant à la communauté.

« Chaque membre du groupe a reçu un traitement incroyable à L’Hôpital d’Ottawa, affirme Tom. Nos résultats d’examens sont tous excellents. Nous voulions donc redonner d’une certaine façon. Nous avons décidé de lancer une collecte de fonds. »

Afin de soutenir la recherche et les soins locaux liés au cancer de la prostate, l’EOPCAC a organisé une collecte de fonds qu’ils ont appelée « Dare to Flash a ’Stache » en collaboration avec la Fondation de l’Hôpital Memorial du district de Winchester. Les membres de l’EOPCAC ont décidé de se laisser pousser la moustache afin de recueillir des fonds et de sensibiliser les gens à la recherche et aux soins liés au cancer de la prostate.

Il est clair qu’ils ont le soutien de la communauté entière. « J’ai l’impression que, partout où je vais, lorsqu’une personne me reconnaît, elle me fait un généreux don pour soutenir notre collecte de fonds », explique Tom.

Une brasserie de Cornwall, Rurban Brewery, a même fait imprimer une moustache ainsi que les mots « Dare to Flash a ’Stache » sur une canette de bière afin de sensibiliser les gens et d’amasser des fonds. Jusqu’à maintenant, cette initiative a permis de recueillir près de 185 000 $. Chaque année, les fonds sont distribués à diverses initiatives de sensibilisation, de soins et de recherche liées au cancer de la prostate, y compris L’Hôpital d’Ottawa.

Présents l’un pour l’autre

Sept ans plus tard, le comité est solide. Les membres se réunissent chaque mois pour se soutenir mutuellement ainsi que pour partager des idées, des stratégies et des plans concernant la meilleure façon de sensibiliser les gens et d’amasser des fonds. Alors que Tom pense à sa vie avant le diagnostic, il s’exclame : « Avant de recevoir mon diagnostic, j’étais peu intéressé. Je ne pensais pas que cela m’arriverait. Cela n’apparaissait pas sur mon radar. Je ne veux pas que d’autres fassent la même erreur que moi. »

Appuyez L’Hôpital d’Ottawa dès aujourd’hui pour contribuer à améliorer la vie des patients atteints de cancer, comme Tom.

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Une seconde chance après un terrible diagnostic de cancer du poumon

Andrea Redway a été « frappée de stupeur » lorsqu’elle a reçu, à l’âge de 47 ans, un diagnostic de cancer du poumon de stade 4 alors qu’elle ne présentait aucun facteur de risque. L’Hôpital d’Ottawa était prêt.

L’immunothérapie offre une seconde chance à une patiente atteinte du cancer du poumon.

En tant qu’avocate, Andrea Redway a travaillé sur des initiatives internationales en lien avec la réforme de la justice. Elle a voyagé partout dans le monde, se lançant dans de grands projets, toujours prête à faire face aux nouveaux défis, mais rien n’aurait pu la préparer à un diagnostic de cancer du poumon de stade 4. Ce diagnostic a bouleversé son monde et l’a amenée à se demander combien de temps elle survivrait.

Les premiers signes de difficultés sont apparus en janvier 2015, lorsqu’Andrea a commencé à tousser de manière persistante. En mars, elle est partie à l’étranger pour un voyage d’affaires. Il s’agissait d’une occasion professionnelle excitante, à laquelle s’ajoutait l’avantage de pouvoir emmener avec elle son mari et ses deux enfants, alors âgés de 8 et de 11 ans. Trois semaines après leur retour à la maison, la toux persistait et Andrea était incapable de se remettre du décalage horaire. « Habituellement, je me remets du décalage horaire en une semaine. J’étais encore vraiment épuisée et je me suis dit que j’avais peut-être une pneumonie », se souvient Andrea.

“« J’étais là, âgée de 47 ans, et ne présentant aucun facteur de risque. Je n’aurais
jamais pensé pouvoir être atteinte d’un cancer du poumon. » – Andrea Redway

Diagnostic sombre

N’ayant pas de médecin de famille, elle s’est présentée à une clinique sans rendez-vous et des antibiotiques lui ont été prescrits. Dans les jours suivants, elle a commencé à constater d’autres symptômes. « J’ai ressenti des douleurs étranges à la jambe et, ensuite, des crampes dans l’abdomen. L’épuisement persistait. »

Andrea a été aiguillée vers un médecin de famille, et une radiographie a été demandée. Les résultats ont révélé une importante masse sur son poumon. Moins d’une semaine plus tard, elle recevait le sombre diagnostic : un cancer du poumon de stade 4. Le cancer s’était déjà propagé aux os, aux glandes surrénales, au cerveau, et il semblait commencer à attaquer le colon. Elle a été frappée de stupeur. « J’étais là, âgée de 47 ans et ne présentant aucun facteur de risque. Je n’aurais jamais pensé pouvoir être atteinte d’un cancer du poumon. »

Andrea Redway and family
Andrea, après son diagnostic, avec son conjoint, Michael Cayley, et leurs deux enfants à Tofino, C.-B.

 

Andrea et son mari ne pensaient qu’à une chose : Andrea devait suivre le traitement sans tarder. Elle le devait, pour le bien de ses enfants.

Elle a été aiguillée vers le Dr Garth Nicholas, un oncologue de L’Hôpital d’Ottawa, et a commencé une chimiothérapie en plus de recevoir de petites quantités de radiation. Six semaines plus tard, un examen de tomodensitométrie révélait que la chimiothérapie ne fonctionnait que partiellement.

Dr. Garth Nicholas at The Ottawa Hospital
Le Dr Garth Nicholas est oncologue à L’Hôpital d’Ottawa.

 

Lutter pour sa vie

Le Dr Nicholas avait entendu parler d’un nouvel essai clinique, dont des résultats avaient été publiés dans le New England Journal of Medicine. Il s’agissait d’une immunothérapie spécifiquement utilisée pour traiter le cancer du poumon de stade 4, mais ce traitement n’était pas offert au Canada. Il a présenté une demande au programme de soins de compassion de la société pharmaceutique et Andrea a reçu une dose du médicament, le nivolumab. Aujourd’hui, le nivolumab est couramment utilisé pour le traitement de nombreuses personnes atteintes d’un cancer du poumon. Il est également utilisé pour le traitement d’autres cancers, notamment le mélanome.

Mais le cancer d’Andrea a continué à évoluer et elle est devenue très malade. De retour à l’hôpital, les examens ont révélé qu’elle souffrait d’une perforation intestinale. Elle se souvient que la situation était pénible : « Je devais subir une opération d’urgence sans quoi tout était fini pour moi. »

Compte tenu de l’évolution du cancer d’Andrea, il était difficile d’établir si l’opération constituait une option viable, mais son équipe de soins à L’Hôpital d’Ottawa voulait donner à Andrea la chance de passer plus de temps avec sa famille. « Le Dr Guillaume Martel, mon sauveur, a effectué l’opération. J’ai donc la chance d’être ici aujourd’hui », déclare Andrea.

Après s’être remise de l’opération, Andrea a pu reprendre le traitement afin de combattre le cancer, lequel avait ravagé son corps. Un mois plus tard, elle recevait sa deuxième dose d’immunothérapie. « J’ai continué à suivre l’immunothérapie pendant environ deux ans. J’ai terminé mon traitement en septembre 2017 et je me porte très bien depuis. »

« Tout le reste a disparu. C’est incroyable, absolument incroyable. Nous avons eu tellement de moments privilégiés avec nos jeunes enfants depuis ce temps. » – Andrea Redway

Huit mois après le début du traitement, l’examen d’imagerie d’Andrea a montré que le cancer était éradiqué à l’extérieur de ses poumons et que la tumeur principale sur l’un de ses poumons avait diminué d’environ la moitié. « Au départ, la tumeur sur l’imagerie était de six centimètres. Maintenant, elle est d’environ 2,5 centimètres. Elle est pratiquement considérée comme nécrotique ou éteinte. »

Des résultats porteurs de transformation

Même si Andrea a ressenti des effets indésirables comme la fatigue, la sécheresse oculaire et les douleurs articulaires, elle explique que ce n’était qu’un petit prix à payer étant donné que l’immunothérapie a changé la donne. « Tout le reste a disparu. C’est incroyable, absolument incroyable. Nous avons eu tellement de moments privilégiés avec nos jeunes enfants depuis ce moment. »

Dr Nicholas explique à quel point le traitement du cancer a progressé depuis le moment où Andrea a reçu son diagnostic initial, il y a quatre ans. « L’immunothérapie est devenue partie intégrante du traitement du cancer du poumon au cours des quatre dernières années. Pour certains rares patients comme Andrea, ce traitement est extraordinairement efficace, bien plus efficace que tout autre traitement utilisé dans le passé. »

Cependant, le Dr Nicholas ajoute que ce ne sont pas tous les patients atteints de cancer du poumon qui réagissent aussi bien qu’Andrea au traitement, et que davantage de recherches doivent être effectuées. « Beaucoup d’études en cours visent à comprendre pourquoi certaines tumeurs sont sensibles à l’immunothérapie alors que d’autres ne le sont pas, et à déterminer s’il y a quelque chose que nous pouvons faire pour modifier les tumeurs insensibles afin de les rendre sensibles. »

Aujourd’hui, Andrea continue d’apprécier ces moments privilégiés et est reconnaissante de pouvoir regarder ses enfants grandir.

Vous pouvez contribuer à donner de l’espoir aux patients comme Andrea en appuyant aujourd’hui la recherche qui sauve des vies menée à L’Hôpital d’Ottawa.

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