Un patient inspiré à donner par les soins qui ont changé sa vie

Aussitôt qu’il a appris qu’il avait le cancer de la prostate, George Knight tenait à agir rapidement pour vaincre son nouvel ennemi. Il est désormais tout aussi déterminé à soutenir l’hôpital qui a sauvé sa vie afin d’aider les prochains patients.

George n’avait aucune crainte lorsqu’il a passé son bilan annuel de santé. Il avait toujours été relativement en bonne santé. Aussi, il ne s’est pas beaucoup inquiété lorsque son taux d’antigène prostatique spécifique (APS) a commencé à grimper. Son médecin de famille l’a toutefois envoyé voir le Dr Brian Blew, urologue à L’Hôpital d’Ottawa, qui lui a fait passer une biopsie. Le diagnostic fut brutal : cancer de la prostate. George a ainsi entamé un combat qu’il n’avait jamais anticipé pour recouvrer la santé, avec l’appui d’une équipe exceptionnelle de médecins, d’infirmières et de radiothérapeutes. Aujourd’hui, plus d’un plus tard, George est fier de faire un don mensuel à l’Hôpital. Il est déterminé à redonner au moyen de la philanthropie et du bénévolat pour aider d’autres patients.

George and Maria on vacation
George et Maria en vacances.

 

Le choc de la nouvelle

En avril 2019, George revenait d’un voyage au Mexique avec son épouse Maria lorsqu’il a appris que sa biopsie révélait un diagnostic de cancer de la prostate. Comme son taux d’APS avait toujours été élevé et que la récente hausse pouvait très bien être attribuable au vieillissement, il a été stupéfait d’apprendre qu’il avait le cancer. Le Dr Blew lui a proposé deux options : retirer la prostate par chirurgie ou recevoir des traitements de radiothérapie. George, qui tenait à agir rapidement, a jugé que la radiothérapie lui offrait les meilleures chances. « Je voulais m’y attaquer immédiatement. J’ai donc commencé rapidement les traitements de radiothérapie. J’en ai reçu 20 en tout. Je m’estime très chanceux, car certains hommes doivent en recevoir davantage », précise George.

« Nous avons un joyau rare ici, à Ottawa. En donnant, je sais que j’aide les prochains patients à recevoir d’excellents soins comme ceux qui m’ont guéri. » – George Knight

Des soins empreints de compassion

George est reconnaissant de l’accès rapide aux traitements et de la façon dont le personnel a pris soin de lui. « J’ai obtenu d’excellents soins de tous les médecins – les Drs Blew, Haddad et Bourque – ainsi que de l’ensemble du personnel infirmier et des radiothérapeutes. Ils ont tous été formidables. Je n’aurais pas pu demander mieux ». Ses inquiétudes étaient tout à fait compréhensibles, mais son équipe de soins l’a rassuré.

George Knight
George Knight

Depuis qu’il s’est remis de la radiothérapie, George se sent mieux que jamais. Il a repris ses nombreux loisirs et il est de retour aux côtés de Maria dans le studio de yoga deux fois par semaine. « Je me sens au sommet de ma forme – mieux que je me suis senti depuis longtemps. J’ai plus d’énergie et mes taux d’APS sont redescendus dans un intervalle acceptable. Je suis chanceux. Je me porte à merveille. »

« Les dons de George nous aideront à continuer de mettre au point les meilleurs outils d’évaluation et de traitement. » – Dr Blew

Il estime que ce sont les excellents soins qui l’ont aidé à se rétablir et il souhaite que son expérience encourage d’autres hommes à passer des tests de dépistage. « Nous avons découvert mon cancer à un stade précoce, ce qui a fait une énorme différence. Aujourd’hui, j’encourage fortement mes amis de plus de 50 ans à faire un dépistage. Ils hochent bien souvent de la tête, mais c’est important parce qu’on peut avoir un problème de santé sans présenter de symptôme », ajoute George.

Le Dr Blew abonde dans le même sens. « M. Knight était très bien renseigné sur le dépistage par l’APS. Il savait qu’un taux élevé d’APS n’est pas toujours causé par le cancer de la prostate et qu’il faut approfondir l’examen pour déterminer s’il faut traiter ou seulement surveiller. Les dons de George nous aideront à continuer de mettre au point les meilleurs outils d’évaluation et de traitement. »

La gratitude à l’action

Les soins dont il a bénéficié ont aussi inspiré George à devenir bénévole à l’Hôpital. « J’ai vu une citation de Jim Rohn en ligne : “C’est seulement en donnant qu’on peut recevoir davantage que ce que l’on a déjà”. Ça a touché une corde sensible en moi. C’est pourquoi je dois redonner. » C’est ainsi qu’il a décidé de devenir donateur mensuel. « J’ai fait confiance à l’Hôpital pour rétablir ma santé et maintenant je lui fais la même confiance pour gérer mes dons. Je veux que l’Hôpital ait un soutien régulier. Nous avons un joyau rare ici, à Ottawa. En donnant, je sais que j’aide les prochains patients à recevoir d’excellents soins comme ceux qui m’ont guéri. »

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

À l’instar de George, devenez un donateur mensuel pour aider des patients comme lui à recevoir les meilleurs soins et les plus récents traitements disponibles.

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Des décennies de soins exceptionnels contre le VIH et le cancer de la prostate
Grâce aux soins spécialisés, intégrés et axés sur la personne qu’il a reçus à L’Hôpital d’Ottawa, Lorne Blahut a vaincu le VIH et le cancer de la prostate.

Des décennies de soins exceptionnels contre le VIH et le cancer de la prostate

Lorne Blahut manque de mots pour vanter les mérites des soins et des traitements qu’il a reçus au fil des décennies à L’Hôpital d’Ottawa, tant contre le VIH que le cancer de la prostate. Il relate son expérience d’une approche de soins intégrée, qui tient compte des besoins physiques, mentaux et émotionnels de la personne.

Lorsque Lorne Blahut a reçu un diagnostic de VIH en 2000, il a cru qu’il allait en mourir. Les spécialistes de L’Hôpital d’Ottawa, grâce aux percées inédites réalisées par nos chercheurs, avaient toutefois d’autres projets pour lui. En 2017, Lorne a été de nouveau confronté à un envahisseur effrayant : le cancer de la prostate. Cette fois, il savait qu’il était entre bonnes mains.

« Mon médecin, le Dr Stephen Kravcik, m’a conseillé de planifier ma retraite parce que je n’allais pas mourir », affirme Lorne. Il avait raison. Lorne, qui a maintenant 67 ans, a pris sa retraite il y a 7 ans de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Sa crainte initiale de mourir du VIH était toutefois bien fondée. On estime à plus de 32 millions le nombre de personnes décédées à cause du VIH depuis le début des années 1980. Les taux de mortalité sont restés élevés pendant des années, jusqu’à ce que la recherche parvienne à inverser la tendance.

Excellence en recherche

« Le milieu des années 1990 représente assurément l’apogée de la recherche sur le VIH, avec la mise au point de nouveaux traitements. À L’Hôpital d’Ottawa, les Drs Bill Cameron et Jonathan ont dirigé une recherche révolutionnaire », relate le Dr Kravcik, qui s’est joint à l’équipe du Dr Cameron en 1994 pour faire de la recherche sur le VIH et mener des essais cliniques sur de nouveaux médicaments. Il se rappelle qu’à l’époque, environ 125 de leurs patients atteints du VIH mourraient chaque année.

De nos jours, le VIH n’est plus une condamnation à mort.

« Ce n’est même pas une maladie chronique. La plupart des gens, comme Lorne, prennent une ou deux pilules par jour et mènent une vie normale. Les médicaments sont d’une grande efficacité. Ils sont bien tolérés par les patients, qui se portent bien grâce à eux. » – Le Dr Stephen Kravcik

Lorne Blahut grateful for care received at The Ottawa Hospital
Lorne Blahut est reconnaissant des soins reçus à L’Hôpital d’Ottawa.

Au moment du diagnostic de Lorne il y a 20 ans, l’espérance de vie des personnes atteintes du VIH/sida s’était améliorée grâce aux médicaments antirétroviraux, mais elle n’atteignait pas des décennies.

« Recevoir ce diagnostic a été un choc terrible, confie Lorne. Pendant un certain temps, je n’en ai parlé à personne. Je faisais partie de la communauté des hommes gais; j’avais peur que les gens le découvrent. C’était intimidant et décourageant, mais on dit que nos pires craintes se concrétisent uniquement dans notre tête. »

Les craintes de Lorne se sont apaisées lorsqu’il a compris qu’il était entre des mains compétentes et compatissantes.

Aider les patients à composer avec la maladie

Dr. Kravcik
Dr Stephen Kravcik

« Plusieurs personnes m’ont aidé à cheminer dans la maladie. Il y avait une équipe en place dès le début, dit Lorne. Le Dr Kravcik m’a expliqué ce qui allait se passer avec les différents médicaments et il a pris le temps de m’écouter lorsque j’avais des questions. Kim Lancaster, la travailleuse sociale de l’équipe, m’a aidé au moment du diagnostic et par la suite pour aller de l’avant et régler des problèmes personnels. »

Kim a travaillé à la Clinique des maladies infectieuses pendant neuf ans. Son travail consistait principalement à aider les patients à gérer l’impact émotionnel d’un diagnostic de VIH et à les accompagner sur les plans professionnel, social et émotionnel. Elle se désole que la maladie fait toujours l’objet d’une grande stigmatisation.

« Lorne savait qu’il avait besoin d’aide et il a eu le courage d’en demander, déclare Kim. La plupart des gens qui vivent mal avec le VIH maladie sont ceux qui ont trop honte ou peur de la discrimination pour avoir recours au soutien médical et psychosocial. Ils ne parlent pas aux autres de leur expérience ».

« Les soins étaient vraiment complets. J’ai reçu une aide psychologique, en plus d’être pris en charge physiquement » – Lorne Blahut

Lorne confirme que les soins multidisciplinaires l’ont aidé à composer avec une maladie mal perçue par la société. Il a aussi grandement tiré parti de la recherche menée à l’Hôpital et des médicaments antirétroviraux mis au point au fil des ans pour maintenir la maladie en rémission. Lorne est un survivant. Or, il s’est retrouvé soudainement confronté à une autre maladie potentiellement mortelle : le cancer de la prostate.

« Un diagnostic de cancer prend du temps à accepter », confie Lorne. Il voulait néanmoins connaître ses options de traitement.

Mini-chirurgie robotisée

Lorne s’est renseigné au sujet des deux options chirurgicales pour traiter le cancer de la prostate avant de décider que la chirurgie robotisée, offerte uniquement à L’Hôpital d’Ottawa, était celle qui lui convenait. Elle est pratiquée grâce au système chirurgical da Vinci, un appareil robotisé de pointe qui est manipulé à distance par le chirurgien à l’aide de caméras et de minuscules instruments. Le patient s’en rétablit mieux par rapport à une opération traditionnelle, car elle n’exige que de petites incisions plutôt qu’une grande incision au basventre. L’Hôpital d’Ottawa a été le troisième établissement au Canada à faire l’acquisition de ce système de chirurgie miniinvasive, et ce, grâce à des fonds donnés par la collectivité.

The da Vinci Surgical System is a state-of-the-art robotic system
Le système chirurgical da Vinci, un système robotique ultramoderne.

« Ce qui m’a le plus frappé en comparant les deux options chirurgicales, c’est le temps de rétablissement. Guérir d’une opération classique prend du temps à cause de l’incision importante, qui, en plus d’exiger le port d’une sonde pendant des mois, présente un risque accru de blesser des nerfs. La décision pour moi était claire. »

Se préparer à la chirurgieThe da Vinci Surgical System -

Lorne a rencontré le Dr Chris Morash, chirurgien, qui lui a parlé des effets secondaires potentiels d’une chirurgie du cancer de la prostate. Certaines personnes souffrent d’incontinence ou de dysfonction sexuelle, d’autres ont besoin d’une hormonothérapie. Quelques jours plus tard, Lorne a rencontré Liane Murphy, travailleuse sociale.

Liane rencontre des personnes qui reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate pour les aider à se préparer à la chirurgie et à leur rétablissement, ainsi que pour discuter de leurs inquiétudes.

Grâce à ces échanges, Lorne a pu tenir une discussion positive avant l’opération avec le Dr Morash, qui a alors mieux tenu compte de ses préoccupations. En février 2018, Lorne a subi une chirurgie robotisée de trois heures. Il s’en est bien rétabli et profite de nouveau de sa retraite.

Des soins de calibre mondial, ici même, dans la capitale nationale

« Je viens de l’ouest du pays et je suis arrivé à Ottawa en 1992. Lorsque j’ai pris ma retraite il y a sept ans, on m’a demandé si j’allais retourner en Saskatchewan. Ma réponse immédiate était : “Non, car je ne pourrais pas y recevoir les soins de santé de L’Hôpital d’Ottawa”, affirme Lorne. « Dans l’ensemble, mon expérience à L’Hôpital d’Ottawa a été exemplaire. Les membres du personnel m’ont bien traité et énormément soutenu. Je ne saurais assez vanter leur mérite. »

Lorne n’est assurément pas le seul à devoir composer avec les diagnostics de VIH et de cancer de la prostate et les traitements connexes. Beaucoup d’hommes aux prises avec ces maladies vivent des expériences similaires. Pour ce qui est du VIH, toutefois, Lorne pave la voie dans un nouveau domaine des soins de santé.

« Peu d’hommes de son âge ont survécu au VIH », révèle Tim Hutchinson, ancien directeur des services sociaux du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa, qui connaît Lorne depuis de nombreuses années. « Il est donc un pionnier et un modèle pour nous permettre de comprendre ce qu’il advient à cette population à mesure qu’elle vieillit et l’expérience d’un homme gai au sein du système de santé. »

L’Hôpital d’Ottawa établit une Chaire de recherche en santé des hommes gais afin de créer un programme pour améliorer l’accès à des soins adaptés aux hommes gais et la prestation de ces soins, et ce, à toutes les étapes de la vie.

Donnez aujourd’hui pour soutenir la recherche de pointe réalisée à L’Hôpital d’Ottawa qui permet de sauver la vie de patients comme Lorne.

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Un anniversaire de « renaissance » chaque année depuis le retrait d’une tumeur au cerveau
Il y a neuf ans, L’Hôpital d’Ottawa a sauvé la vie de Kimberly Mountain, qui était atteinte d’une tumeur cancéreuse au cerveau. Aujourd’hui, Kimberly est convaincue que l’Hôpital pourra encore la sauver si le cancer revient.

Un anniversaire de « renaissance » chaque année depuis le retrait d’une tumeur au cerveau

Il y a neuf ans, L’Hôpital d’Ottawa a sauvé la vie de Kimberly Mountain, qui était atteinte d’une tumeur cancéreuse au cerveau. Aujourd’hui, Kimberly est convaincue que l’Hôpital pourra encore la sauver si le cancer revient.

À un moment de notre vie, nous vivons tous un point tournant, un événement qui transforme notre existence pour toujours. Pour certaines personnes, ce moment est beaucoup plus évident que d’autres. Pour Kimberly Mountain, ce point tournant est la découverte d’une tumeur cancéreuse au cerveau.

En février 2011, Kimberly, âgée de 28 ans, était en voiture avec Matt Mountain, son amoureux à l’époque, lorsqu’elle a senti un côté de son visage se crisper anormalement et fortement. « Ensuite, je me souviens seulement de m’être réveillée. Notre voiture était rangée sur le côté de la route, il y avait des ambulanciers et j’ai entendu Matt dire “Kim vient d’avoir une crise épileptique” », se remémore-t-elle.

Kimberly a été transportée d’urgence en ambulance au centre de traumatologie du Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa. Elle a eu une deuxième crise épileptique, puis un examen d’IRM a révélé une tumeur au lobe frontal droit de son cerveau. C’est ce moment qui a transformé son existence.

Pendant deux semaines, L’Hôpital d’Ottawa a été la deuxième maison de Kimberly. Sa famille et Matt ne quittaient jamais son chevet. « C’est bizarre, mais dans mes souvenirs, ce séjour à l’Hôpital n’est pas du tout une période triste. Ces moments sont en fait parmi mes plus beaux souvenirs avec mes amis et mes proches. Tous ceux que j’aimais étaient là. De plus, les formidables infirmières et les membres du personnel sont devenus nos amis », confie Kimberly.

Kimberly Mountain at The Ottawa Hospital

Une chirurgie éveillée

Le 7 mars 2011, Kimberly a eu une chirurgie du cerveau. Son chirurgien, le Dr Charles Agbi, l’a gardée éveillée pendant l’opération. Il s’agit d’une intervention chirurgicale hautement spécialisée qui doit être réalisée en équipe, sous la direction d’un neurochirurgien expérimenté et d’un neuroanesthésiologiste. Ce type d’opération permet aux neurochirurgiens de retirer des tumeurs qui seraient autrement inopérables, parce qu’elles sont trop près des régions du cerveau qui contrôlent la vision, le langage et les mouvements du corps. Une chirurgie normale pourrait causer d’importantes pertes de fonction. En gardant Kimberly éveillée, l’équipe médicale pouvait lui demander de bouger des parties de son corps et de parler pendant l’opération.

En repensant à son opération, Kimberly se souvient qu’elle n’a jamais été inquiète. « Je suppose que c’est parce que le personnel de l’Hôpital était rassurant et m’a mis en confiance. »

Pendant la chirurgie, Kimberly ressentait les vibrations des outils qui perçaient son crâne, mais cela ne l’a pas dérangée. « Je parlais sans arrêt, je riais et je chantais des chansons de Disney comme “Hakuna Matata”. Je leur disais que j’allais aller à Disney World quand tout serait fini. J’ai eu l’impression que l’opération avait duré une heure et non cinq », raconte Kimberly.

Pour le Dr Agbi, ce genre d’interaction est indispensable au succès de la chirurgie. « Si le patient ne fait que répondre aux questions posées [par l’équipe chirurgicale], quelque chose peut nous échapper. »

Une technologie révolutionnaire

Grâce à des avancées technologiques comme celles dont Kimberly a bénéficié, les neurochirurgiens de L’Hôpital d’Ottawa peuvent offrir des soins révolutionnaires aux patients.

C’est aussi grâce au soutien des donateurs que nous avons maintenant à Ottawa un microscope spécialisé qui rend possible la chirurgie guidée par fluorescence. La technique consiste à faire boire au patient un liquide qui contient de l’acide 5-aminolévulinique (5-ALA) plusieurs heures avant la chirurgie. Le liquide se concentre dans les tissus cancéreux et non dans les tissus normaux du cerveau. Les gliomes malins « brillent » alors d’un rose fluorescent sous une lumière bleue spéciale, d’une longueur d’onde précise, émise par le microscope. Les chirurgiens sont ainsi en mesure de retirer complètement la tumeur chez beaucoup plus de patients. Selon des études récentes, la tumeur peut maintenant être retirée dans 70 % des cas, comparativement à 30 % en moyenne auparavant. La première chirurgie de ce genre au Canada a été réalisée à L’Hôpital d’Ottawa.

Le Dr Nicholas s’est assis, a pris ma main et a prononcé le mot : cancer. Tout s’est embrouillé et cette fois, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Jusque-là, j’avais été forte. » – Kimberly Mountain 

L’oncologue annonce que la tumeur au cerveau est cancéreuse

Quand les résultats d’analyse de la tumeur sont arrivés plusieurs semaines après l’opération, Kimberly a rencontré son oncologue, le Dr Garth Nicholas, qui lui a annoncé la nouvelle qu’elle redoutait le plus. Le Dr Nicholas s’est assis, a pris ma main et a prononcé le mot : cancer. Tout s’est embrouillé et cette fois, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Jusque-là, j’avais été forte », se souvient Kimberley.

Pour combattre son cancer, Kimberly a dû se soumettre à 30 séances de radiothérapie, ainsi qu’à de la chimiothérapie. Matt, qui avait demandé Kim en mariage pendant son long séjour à l’hôpital, l’a aidée à traverser cette période difficile en l’emmenant visiter des parcs d’attractions et faire des promenades en voiture décapotable. Le couple a même fait un voyage spécial à Disney World. « Pendant ma chirurgie au cerveau, tout ce que j’avais à l’esprit était un immense sentiment de bonheur et d’insouciance. Le monde est soudain devenu beaucoup plus fascinant et j’avais conscience de chaque petite odeur, chaque petite sensation et chaque petit moment. Je crois que seules les personnes atteintes du cancer peuvent le comprendre. »

Tout cela permettait à Kimberly d’oublier momentanément les effets secondaires, la fatigue et la chute de ses cheveux. D’ailleurs, la perte de cheveux a été pour elle l’un des aspects les plus pénibles de son traitement. « J’ai détesté perdre mes beaux cheveux longs. »

.Kimberly Mountain

Moins d’un an plus tard, le 6 janvier 2012, Kimberly recevait son dernier traitement de chimiothérapie. « J’ai demandé aux pilules de manger ce cancer. » Kimberly a su que son vœu avait été exaucé quand un examen d’IRM n’a décelé aucun cancer résiduel. Elle est alors devenue une survivante du cancer.

Kim Mountain and her family as she rings the bell.

Dans les yeux d’une mère

Kimberly est reconnue pour toujours se présenter à ses rendez-vous accompagnée de son petit groupe de soutien. Sa famille est toujours à ses côtés, notamment sa mère, Cyndy Pearson. Cyndy confirme en riant que Kimberly a toujours son entourage et qu’elle l’avait même le jour où elle a appris que sa tumeur était cancéreuse. « Nous étions tous là. Quand il arrive quelque chose d’important, nous sommes tous là. Quand le Dr Garth Nicholas s’est avancé et a dit “Kim, tu as le cancer”, tout le monde pleurait. »

Cyndy est reconnaissante envers L’Hôpital d’Ottawa qui a sauvé Kimberly, la plus jeune de ses trois enfants. Elle fait remarquer que le 7 mars 2011 est désormais entouré sur le calendrier familial comme étant la date de renaissance de Kimberley.

Cyndy est aussi éternellement reconnaissante des soins du Dr Agbi. « Sans cette chirurgie, Kimberley n’aurait plus d’anniversaires à célébrer. Si l’Hôpital n’avait pas réussi à la sauver… » commence Cyndy. Sa voix s’éteint.

 

Kimberly Mountain

« Même si le cancer revient, je suis convaincue que L’Hôpital d’Ottawa pourra encore me sauver grâce à la recherche et aux essais cliniques novateurs qui sont réalisés constamment afin d’améliorer les traitements et de sauver des vies. » – Kimberly Mountain

Une survivante du cancer, neuf ans plus tard

Aujourd’hui, Kimberly a les mots « Hakuna Matata – 7 mars 2011 » tatoués sur la nuque. Elle célèbre chaque étape importante – y compris la fin de son cancer – avec sa famille, ses amis et bien sûr Matt, qui a toujours été là pour elle et qui l’a épousée. On pourrait dire que tout s’est bien terminé comme dans un conte de Disney.

Mais tout n’est pas redevenu à la normale. « Mes splendides cheveux ne seront plus jamais comme avant, se désole Kimberly. Il y a une grosse portion de ma tête où ils ne repousseront jamais. Tout le côté droit restera chauve de manière permanente. » Toutefois, Kimberly trouve toujours un côté positif à toute situation : elle peut maintenant se coiffer en dix secondes avec différentes perruques. « J’ai peut-être plus de perruques que de souliers », plaisante-t-elle.

Blague à part, Kimberly est reconnaissante pour chaque jour qu’elle voit. « Même si le cancer revient, je suis convaincue que L’Hôpital d’Ottawa pourra encore me sauver, grâce à la recherche et aux essais cliniques novateurs qui sont réalisés constamment afin d’améliorer les traitements et de sauver des vies. »

Pour l’instant, Kimberly savoure une journée à la fois, en célébrant chaque jour les petites choses de la vie.

Donnez aujourd’hui afin que nous puissions offrir à des patients comme Kimberly les soins de pointe dont ils ont besoin.

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Premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19

Nos chercheurs dirigent le premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer vulnérables pendant la pandémie de COVID 19.

La Dre Rebecca Auer, chirurgienne scientifique, dirige le premier essai clinique au monde dans l’espoir de protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19 et d’autres infections respiratoires en renforçant leur système immunitaire pendant le traitement. L’essai est financé en partie grâce aux généreux donateurs au Fonds d’urgence COVID 19.

« Un diagnostic de cancer est déjà effrayant dans les meilleures des circonstances, mais la pandémie rend la situation encore plus angoissante », explique la Dre Auer, chirurgienne oncologue et directrice de la Recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa et professeure agrégée à l’Université d’Ottawa. « Les patients atteints du cancer ont un système immunitaire affaibli, ce qui les rend susceptibles d’être gravement malades s’ils contractent la COVID 19. »

Une infection grave pourrait retarder un traitement contre le cancer ou même entraîner la mort.

Les patients qui reçoivent des traitements contre le cancer courent le plus de risques parce que ces traitements affaiblissent leur système immunitaire. Et cette population est assez nombreuse : plus de 90 000 personnes ont reçu des traitements de radiothérapie ou de chimiothérapie en Ontario en 2019.

« Il y a de nombreux vaccins prometteurs contre la COVID-19 qui sont en cours d’essai, mais ils ne seront pas offerts avant au moins un an. Les patients atteints du cancer ont besoin d’une protection immédiate »
– Dre Rebecca Auer

Renforcer le système immunitaire pendant les traitements

L’équipe de la Dre Auer à L’Hôpital d’Ottawa a eu l’idée de vérifier si le renforcement du système immunitaire pendant des traitements contre le cancer pourrait aider à prévenir la COVID 19 et d’autres infections respiratoires. En collaboration avec des scientifiques de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, elle a donc exploré le potentiel d’un stimulateur appelé IMM 101. L’équipe a ensuite travaillé avec le Groupe canadien des essais sur le cancer de l’Université Queen’s pour concevoir un essai clinique et le lancer dans neuf centres de cancérologie au Canada.

Les chercheurs recruteront 1 500 patients qui reçoivent actuellement des traitements contre le cancer. Ceux-ci seront répartis de façon aléatoire, dans un groupe qui recevra soit les soins habituels, soit l’IMM 101 en plus des soins habituels. Le stimulateur, qui contient des bactéries inoffensives tuées par la chaleur, a été conçu pour lutter contre le cancer parce qu’il stimule le système immunitaire. Il a déjà été administré en toute sécurité à 300 patients atteints d’un cancer de stade avancé lors de précédents essais.

Instruire le système immunitaire inné

L’essai mise sur un aspect moins connu du système immunitaire, appelé l’immunité innée. Cette première ligne de défense du système immunitaire joue un rôle clé pour détecter la présence de virus.

Les cellules immunitaires innées reconnaissent des caractéristiques qui sont communes à de nombreux virus, ce qui leur permet d’attaquer des virus auxquels le corps n’a encore jamais été exposé. Le système immunitaire acquis, au contraire, reconnaît seulement les virus auxquels le corps a déjà été exposé sous la forme d’une infection préalable ou d’un vaccin.

Comme le traitement basé sur l’IMM 101 peut « instruire » le système immunitaire inné, l’équipe de chercheurs espère qu’il aidera à combattre la COVID 19 et d’autres virus responsables d’infections respiratoires.

La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue
La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue (Photo prise avant la pandémie de COVID-19)

 

« La COVID 19 ne cause aucun symptôme chez certaines personnes, mais provoque des complications très graves chez d’autres. Des données probantes laissent croire que cette différence repose sur la capacité du système immunitaire inné à réagir tôt et rapidement à la présence du virus. C’est pourquoi nous avons pensé à utiliser un stimulant du système immunitaire inné pour prévenir une infection à la COVID 19. »
– Dre Rebecca Auer

D’après les données disponibles sur d’autres stimulateurs du système immunitaire, il est probable que la stimulation soit temporaire. Les chercheurs espèrent toutefois qu’elle durera assez longtemps pour aider le patient à terminer ses traitements contre le cancer. Le système immunitaire retrouverait ensuite sa force normale et serait assez fort pour combattre des virus par lui-même..

Protection contre d’autres virus en plus de celui responsable de la COVID 19

L’avantage de l’approche de renforcement du système immunitaire réside dans le fait qu’elle peut aider les patients atteints du cancer à combattre toutes sortes de virus pendant qu’ils reçoivent des traitements contre le cancer qui les rendent vulnérables.

« Le traitement que nous utilisons forme le système immunitaire à accroître son efficacité à combattre la prochaine infection virale, précise la Dre Auer. Il ne cible pas seulement le virus de la COVID 19, mais tout virus qui cause une maladie respiratoire. »

Si les résultats de l’essai sont concluants, l’IMM 101 pourrait aussi comporter d’autres avantages pour les personnes atteintes d’une maladie chronique ou dont le système immunitaire est compromis et qui courent ainsi un risque accru de complications graves de la COVID 19. Il pourrait aussi aider à protéger les personnes atteintes du cancer contre d’autres infections respiratoires comme la grippe saisonnière.

Se préparer à d’autres pandémies

« En 20 ans, nous avons connu trois épidémies ou pandémies de coronavirus : le SRAS, le SRMO et la COVID 19. Nous en connaitrons probablement d’autres,» poursuit la Dre Auer.

« Tirer parti de l’immunité innée pourrait être l’une des meilleures armes pour combattre la COVID 19 et le principe pourrait être facilement adapté pour contrer d’autres pandémies. » – Dre Rebecca Auer

L’essai, approuvé par Santé Canada, sera réalisé dans des centres canadiens de cancérologie à l’été et à l’automne. Les chercheurs s’attendent à obtenir des résultats préliminaires dans environ neuf mois.

Faites un don aujourd’hui pour soutenir la recherche et les essais cliniques prometteurs comme celui-ci.

Les personnes qui reçoivent des traitements contre le cancer et qui souhaitent participer à l’essai doivent s’adresser à leur spécialiste.

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa a octroyé des fonds de démarrage à ce projet grâce au Fonds d’urgence COVID 19, qui est alimenté par de généreux donateurs dans la collectivité. Renseignez-vous sur les autres projets qui ont reçu un financement grâce au soutien de donateurs et qui aident à faire progresser la lutte contre la COVID 19.

L’essai a également bénéficié de fonds et de soutien en nature de la Société canadienne du cancer, de BioCanRx, de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, de l’Association médicale universitaire de L’Hôpital d’Ottawa, d’ATGen/NK Max Canada et d’Immodulon Therapeutics (fabricant de l’IMM 101).

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

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Reconnaissance indéniable d’une jeune mère et de sa famille

Éternellement reconnaissante pour les soins qu’elle a reçus, Gina Mertikas-Lavictoire savait qu’elle voulait redonner à L’Hôpital d’Ottawa – elle avait le sentiment d’être redevable.

Une jeune mère veut redonner après avoir reçu des soins exceptionnels

Quand Gina Mertikas-Lavictoire a reçu la bonne nouvelle qu’elle n’avait plus le cancer du sein et qu’elle était maintenant une survivante, elle savait que ce n’était pas fini avec L’Hôpital d’Ottawa.

Éternellement reconnaissante pour les soins qu’elle a reçus, Gina savait qu’elle voulait redonner – elle avait le sentiment d’être redevable.

« Après la fin de mon traitement, j’ai demandé à mon oncologue, le Dr Mark Clemons – l’un des meilleurs médecins au monde – la façon dont je pouvais redonner. Je devais faire quelque chose pour redonner. » – Gina Mertikas-Lavictoire

Gina avait 34 ans et était mère de trois jeunes enfants, dont le plus jeune avait seulement 12 mois, quand elle a senti que quelque chose n’allait pas – elle a senti une masse dans l’un de ses seins. Elle a ensuite reçu un diagnostic de cancer qui a bouleversé la vie de sa famille. Elle est immédiatement entrée en mode survie. « Quand pouvais-je avoir une mastectomie et commencer mon traitement est la première question que j’ai posée à mon médecin, puis je n’ai jamais plus regardé en arrière », affirme Gina.

Malgré cette nouvelle de santé alarmante, elle a confronté la maladie avec une grande détermination. « J’ai reçu d’excellents soins à L’Hôpital d’Ottawa. J’ai eu une chimiothérapie et une radiothérapie. J’ai eu quatre chirurgies, dont une hystérectomie et une double mastectomie. »

Une expérience inconcevable pour une jeune mère, mais Gina est indéniablement reconnaissante envers L’Hôpital d’Ottawa et souhaite redonner.

Donner au suivant

« Quand j’ai reçu la nouvelle que je pourrais voir mes enfants grandir, c’est à ce moment que j’ai fait des démarches pour aider les autres », se remémore Gina. Elle a eu l’idée de vendre un calendrier pour appuyer la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa.

Aujourd’hui, elle se sent bien et se concentre sur ses efforts de financement, qui ont surpassé ses plus grandes attentes.

“« Dès le départ, la vente de calendriers a connu un franc succès. Les calendriers se vendaient comme de petits pains chauds. Je suis surprise de tout le soutien que j’ai reçu, non seulement de ma famille et de mes amis, mais de bien des gens à Ottawa et d’ailleurs au pays. Les gens sont solidaires. Nous avons même envoyé des calendriers aux États-Unis », affirme Gina.

Gina Mertikas and Katerina Mertikas
Gina and her mother, Katerina Mertikas, a renowned local artist

Gina n’aurait toutefois pas pu y arriver seule. À ses côtés lors de son diagnostic, de son traitement et maintenant pendant ses efforts acharnés de financement se trouve sa famille, dont sa mère Katerina Mertikas. Katerina est une artiste locale renommée au pays pour ses magnifiques peintures. C’est d’ailleurs ses œuvres qui figurent dans le calendrier.

La recherche transforme les soins

Pour Katerina, il lui était extrêmement difficile de voir sa fille subir le traitement et les chirurgies. « Je suis sans mots », affirme Katerina.

Cette mère de famille de deux enfants sait toutefois que la recherche sur le cancer a joué un rôle déterminant pour aider sa fille cadette à se rétablir. « Ma fille a bénéficié des fruits de la recherche grâce au traitement qu’elle a reçu, appelé Herceptin, un médicament de chimiothérapie. Il a originellement été utilisé dans le cadre d’un essai clinique avant de devenir la norme de soins aux patients », explique Katerina. Voilà pourquoi ce duo mère-fille collabore pour aider les autres qui sont confrontés à la maladie.

Forte de son expérience des calendriers de 2019 et de 2020, et après avoir amassé 25 000 $ pour la recherche sur le cancer, Gina souhaite perpétuer cette activité de financement dans les prochaines années avec l’aide de ses enfants. Sa fille aînée, Katerina, a été initiée à la philanthropie et à la signification de redonner. Gina souhaite un jour transmettre le projet de calendriers à la prochaine génération. « Je souhaite qu’un jour mes enfants prennent la relève de cette activité de financement et ainsi de suite », affirme cette fière mère.

Gina montre fièrement le calendrier de sa collecte de fonds

Excellence des soins

Cette famille ressent une gratitude indéniable envers l’équipe de soins de L’Hôpital d’Ottawa qui a aidé Gina lorsque sa vie en dépendait. L’empreinte est particulièrement profonde pour la famille et Katerina, plus particulièrement celle laissée par le Dr Mark Clemons, oncologue médical et scientifique adjoint au Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa.

Le Dr Clemons s’est joint à l’équipe de L’Hôpital d’Ottawa en 2009 et s’est taillé une réputation remarquable depuis, tant auprès des patients que des collègues. Il était toutefois insatisfait de la façon dont on surveillait et traitait le cancer au Canada. C’est pourquoi il en a rapidement fait son principal domaine de spécialisation en matière d’essais cliniques.

En fait, en 2014, aux côtés de Dean Fergusson, scientifique et directeur du Programme d’épidémiologie clinique, le Dr Clemons a conçu le Programme de reconception des essais cliniques (REaCT) pour remanier le processus d’inscription aux essais cliniques afin qu’il soit plus simple et efficace pour les patients atteints du cancer. En date de juin 2020, ce programme novateur avait permis de recruter plus de 2 600 patients, ce qui en fait le plus grand programme pragmatique d’essais sur le cancer au Canada. L’Hôpital d’Ottawa a récemment décerné à l’équipe du programme REaCT le prix d’excellence en recherche 2020 pour souligner son succès. Le Dr Clemons a aussi reçu le prix Chrétien du chercheur de l’année en 2013.

Gina est reconnaissante d’avoir été traitée par un chercheur aussi accompli, qui est également un médecin empreint de compassion. Le Dr Clemons lui a offert des conseils, des encouragements et de l’espoir lorsqu’elle en avait le plus besoin et c’est ce qui l’a inspirée à redonner.

« Le Dr Mark Clemons est un médecin hors du commun », affirme Katerina. « Il nous a mis vraiment à l’aise. Son attitude nous a vraiment aidés. Il a tout donné — comment pourrions-nous ne pas donner en retour? J’aimerais même pouvoir faire plus. » – Gina Mertikas-Lavictoire

Écoutez le balado Pulse, pour entendre l’histoire de Gina, avec le Dr Mark Clemons comme invité spécial.

Chaque collecte de fonds compte. Créez votre propre initiative de financement dès aujourd’hui pour veiller à ce que tous les patients, comme Gina, aient une chance de passer plus de temps avec leur famille.

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Garder espoir malgré un diagnostic de cancer agressif de la peau

L’espoir est maintenu grâce à des scientifiques qui ne baissent jamais les bras, qui sont déterminés à changer la donne en matière de cancer et à offrir une meilleure chance de survie aux patients comme Dan Collins.

Garder espoir malgré un diagnostic de cancer agressif de la peau

Dan Collins avait 62 ans lorsqu’il a reçu un diagnostic de mélanome de stade 4. En apprenant qu’il était atteint de cette forme agressive de cancer, il a d’abord craint pour sa vie. Toutefois, l’immunothérapie lui a redonné espoir. Cet espoir a été nourri par des scientifiques qui ne baissent jamais les bras et qui sont déterminés à changer la donne en matière de cancer et à offrir une meilleure chance de survie aux patients comme lui. L’espoir qu’un remède s’en vient.

Découverte d’une masse

Alors qu’il se déplaçait en avion pour le travail il y a quatre ans, Dan a commencé à ressentir une douleur à l’arrière de la tête lorsqu’il l’appuyait sur le banc d’avion. Il a consulté son médecin de famille pour savoir ce qui causait cette douleur. Une échographie a révélé la présence d’une bosse interne qui ressemblait à un kyste.

Dan a subi une première biopsie, puis il a été aiguillé vers un chirurgien du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa. Une autre biopsie a révélé que le kyste était en fait une masse : un mélanome. « J’avais peur. Le cancer a déjà frappé fort dans ma famille. Il a emporté mes deux frères aînés et mon père », se rappelle Dan.

Malheureusement pour lui, la masse grossissait, et elle grossissait rapidement. À la fin du mois de juillet, elle avait la taille d’une balle de golf, alors qu’elle n’était pas visible deux mois auparavant. Sa chirurgienne en oncologie, la Dre Stephanie Obaseki-Johnson, avait d’abord pensé à faire réduire la tumeur avant de la retirer par chirurgie, mais celle-ci grossissait trop vite.

Dan Collins with Oncologist Dr. Michael Ong of The Ottawa Hospital in a patient room.
Dan Collins avec le Dr. Michael Ong, oncologue.

Il fallait intervenir rapidement

Le 11 août 2015, Dan a subi une chirurgie qui a duré presque toute la journée. Il s’est réveillé avec 25 agrafes et 38 points de suture à l’arrière de la tête. Durant son rétablissement, Dan s’est souvenu d’un dicton qui l’a aidé à passer au travers de cette épreuve : « N’aie pas honte de tes cicatrices. Elles sont la preuve que tu as survécu à l’ennemi. »

La force puisée dans ce dicton serait nécessaire pour affronter les nouvelles qui l’attendaient. En effet, à peine deux semaines après l’opération, la masse était de retour. Ses médecins ont également découvert une masse dans son poumon droit et des taches sur la paroi de son ventre. Il avait un cancer de stade 4 – un cancer métastatique. Il s’agissait d’un cancer agressif et cela lui a fait penser aux membres de sa famille qu’il avait perdus et à ce qui allait lui arriver.

Nouvelle génération de traitement

On lui a rapidement présenté le Dr Michael Ong, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa, qui lui a parlé de l’immunothérapie – une nouvelle génération de traitement qui, l’espère-t-on, remplacera un jour les traitements traditionnels qui peuvent parfois être difficiles à tolérer, comme la chimiothérapie. Le Dr Ong lui a prescrit quatre fortes doses d’immunothérapie. Au même moment, Dan a commencé la radiothérapie (22 séances en tout). Il recevait une immunothérapie au Centre de cancérologie toutes les trois semaines. Entre chaque traitement, des radiographies permettaient de suivre l’évolution des tumeurs.

« Chaque radiographie montrait une diminution de la taille des tumeurs. Ma peur a alors commencé à se transformer en espoir. » – Dan Collins, patient

Dan a terminé l’immunothérapie en décembre 2015. Il ne lui restait plus qu’à attendre. « Ce traitement novateur a été conçu pour aider mon propre système immunitaire à attaquer les cellules cancéreuses. Seul le temps permettrait de voir si mon corps répondait bien », raconte Dan.

Les taches sur la paroi de son estomac diminuaient, mais la masse au poumon ne bougeait pas. Le Dr Ong a donc décidé de prescrire un autre type d’immunothérapie comportant 24 traitements.

L’oncologue de Dan lui a appris que son mélanome, extrêmement mortel au départ avec peu d’options de traitement, pouvait maintenant être traité efficacement au moyen de nombreuses thérapies différentes.

« À mes débuts comme oncologue, il y a dix ans, le mélanome était pour ainsi dire incurable. Seulement 25 % des patients survivaient à la première année. Aujourd’hui, on peut s’attendre à ce que plus des trois quarts des patients soient en vie après un an. Nombre d’entre eux guérissent de leur cancer métastatique et cessent leur traitement. Nous pouvons maintenant empêcher 50 % des récidives de mélanomes à risque élevé grâce aux progrès de l’immunothérapie », explique le Dr Ong.

Dan a terminé l’immunothérapie en septembre 2017.

Oncologist Dr. Michael Ong posing with armed crossed at The Ottawa Hospital.
Dr Michael Ong, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa.

Aujourd’hui, aucun signe de cancer

Dan repense au jour où il a reçu son diagnostic. Il se demandait s’il allait mourir. « Je crois que si je suis en vie aujourd’hui, c’est grâce à la recherche et à ceux qui ont donné généreusement avant moi. »

Il se souvient du jour où son frère Rick est décédé d’un cancer en 2007. « Au moment où il a été pris en charge, son médecin lui a demandé s’il voulait participer à une étude de recherche. Le médecin a été honnête avec lui : le traitement ne permettrait pas de le guérir, mais il pourrait peut-être aider les futurs patients. » Dan réfléchit un peu et poursuit : « J’aime à penser qu’il a contribué à ma rémission. Il m’a peut-être sauvé la vie. Chose certaine, la recherche a changé la donne dans mon cas. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en ce qui concerne l’immunothérapie offerte aux patients. La recherche et les traitements qui sauvent des vies à L’Hôpital d’Ottawa ont changé les choses pour Dan. Il espère que les progrès permettront de guérir encore plus de patients, non seulement ici, mais partout dans le monde.

Donnez aujourd’hui pour soutenir la recherche qui sauve des vies à L’Hôpital d’Ottawa et aide des patients comme Dan.

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Après avoir reçu un diagnostic de cancer de la prostate, un donateur local mobilise la communauté pour augmenter la sensibilisation à cette maladie

Pas un jour ne passe sans que Tom Clapp, coprésident du comité de sensibilisation au cancer de la prostate de l’Est ontarien (Eastern Ontario Prostate Cancer Awareness Committee [EOPCAC]), ne pense à la façon de sensibiliser les gens au cancer de la prostate. En tant que survivant du cancer de la prostate, Tom est bien placé pour connaître l’importance des examens et des tests de routine, et il encourage les autres à passer ces examens eux aussi.

Tom Clapp n’avait aucun symptôme. Il pensait être en « parfaite santé ». Cela a donc été une surprise lorsqu’un test de l’APS (antigène prostatique spécifique), un test de routine, a révélé qu’il était atteint d’une forme agressive de cancer de la prostate. Mais un essai clinique réalisé à L’Hôpital d’Ottawa lui a sauvé la vie. Aujourd’hui, il insuffle à sa communauté le désir de redonner et sensibilise le public en cours de route.

Un diagnostic inattendu

Lorsqu’un test de l’APS, un test sanguin habituellement utilisé pour le dépistage du cancer de la prostate, a révélé un taux d’APS supérieur à la normale, Tom Clapp et sa femme, Janet Clapp, étaient préoccupés. Mais aucun des deux n’était prêt à entendre la nouvelle qu’ils ont reçue en février 2009. Il s’agissait d’un cancer de la prostate agressif qui, à cause de son emplacement, était inopérable. Tom et Janet étaient anéantis. Comment cela pouvait-il être possible?

« Je pensais être en parfaite santé, explique Tom. Je n’avais aucun symptôme. »

Tom a été aiguillé vers L’Hôpital d’Ottawa et il lui a été recommandé de participer à un essai clinique. Son plan de traitement était en place; il a reçu 42 cycles de radiothérapie suivis d’un traitement hormonal d’une durée de deux ans afin de bloquer la production de testostérone, laquelle alimentait son cancer. Ses tests et ses examens de tomodensitométrie les plus récents montrent qu’il est maintenant guéri.

Entendre les mots « vous avez le cancer » n’est jamais facile. Mais dès le jour où il a reçu son diagnostic, Tom a toujours été motivé à changer les choses et à avoir une incidence positive sur la vie des personnes de notre communauté qui sont aux prises avec un cancer. Il a pris la décision d’agir de manière positive à un moment où, parallèlement, il sentait qu’il avait très peu de contrôle sur l’effet que le cancer avait sur lui.

Le jour où il a reçu son diagnostic, Tom a dit : « C’est un cadeau. Maintenant que j’ai le cancer, je peux en parler avec les autres », explique Janet. Janet ne le savait pas à l’époque, mais Tom allait améliorer de façon importante la vie de nombreuses personnes en sensibilisant les gens à la recherche et aux soins liés au cancer de la prostate, et en amassant des fonds pour ces derniers. Son influence a été considérable. Tout cela a commencé avec trois de ses meilleurs amis.

Tom Clapp, prostate cancer survivor with friends

Après avoir reçu son diagnostic, Tom a incité trois de ses amis à passer leur premier test de l’APS. À la lumière des résultats de ces tests, tous les trois ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate. Aujourd’hui, ils sont tous en vie et en bonne santé. Le simple fait que Tom ait incité ses amis à effectuer le test pourrait très bien être la raison pour laquelle ils sont encore en vie.

Augmenter la sensibilisation

Cette expérience a renforcé la passion de Tom pour la sensibilisation au cancer de la prostate et il y pense chaque jour. Ayant reçu son diagnostic alors qu’il était par ailleurs en bonne santé, Tom est bien placé pour connaître l’importance des examens et des tests de routine.

« Trop d’hommes ne passent pas le test, ignorant qu’un simple test sanguin peut mener à un diagnostic qui pourrait leur sauver la vie », explique Tom.

Tom salue le travail de son médecin de famille local, le Dr John Burke, qui a été à l’affût des résultats du test de l’APS ayant soulevé des préoccupations et entraîné la mise en place d’un suivi par L’Hôpital d’Ottawa.

Le diagnostic qu’il a reçu et sa motivation à sensibiliser les gens ont mené Tom à jouer un rôle déterminant dans la mise sur pied de ce que l’on appelle le comité de sensibilisation au cancer de la prostate de l’Est ontarien (Eastern Ontario Prostate Cancer Awareness Committee [EOPCAC]), ainsi que du Black Walnut Group, un groupe de soutien pour les hommes qui ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate et leurs partenaires.

L’union fait la force

Lorsque Tom a reçu son diagnostic, il a tenu à partager son expérience. Il a fait publier son histoire dans le journal local, a organisé une séance d’information sur le cancer de la prostate, a pris la parole lors d’un déjeuner communautaire et a même été jusqu’à donner son numéro de téléphone à ceux qui vivaient la même chose que lui. Tom voulait être présent pour ceux qui avaient besoin de parler à quelqu’un. Au fil du temps, son téléphone s’est mis à sonner plus fréquemment. De nombreux membres de la communauté s’ouvraient à lui et partageaient leur expérience avec lui. Tom a constaté qu’il y avait un réel besoin et qu’il devait en faire plus.

C’est à ce moment que Tom a proposé la création d’un groupe de soutien. Tout le monde a embarqué dans l’aventure. La première réunion a été planifiée et, en 2012, l’EOPCAC est né.

Aller à la rencontre de la communauté

Très rapidement, l’EOPCAC a commencé à sensibiliser les membres de sa communauté au cancer de la prostate. « Nous organisons plus de 50 journées du mieux-être par année, au cours desquelles nous allons à la rencontre de la communauté et sensibilisons les gens au cancer de la prostate », affirme Tom. Au fil du temps, de plus en plus de personnes ont appris l’existence du groupe. Lorsque la nouvelle s’est répandue, de nombreuses personnes ont montré leur désir non seulement de joindre le groupe, mais aussi de lui offrir un soutien financier.

Activité « Dare to Flash a ’Stache »

Aller à la rencontre de la communauté et sensibiliser les gens ne suffisait pas aux membres de l’EOPCAC. Ils étaient déterminés à changer les choses aussi en redonnant à la communauté.

« Chaque membre du groupe a reçu un traitement incroyable à L’Hôpital d’Ottawa, affirme Tom. Nos résultats d’examens sont tous excellents. Nous voulions donc redonner d’une certaine façon. Nous avons décidé de lancer une collecte de fonds. »

Afin de soutenir la recherche et les soins locaux liés au cancer de la prostate, l’EOPCAC a organisé une collecte de fonds qu’ils ont appelée « Dare to Flash a ’Stache » en collaboration avec la Fondation de l’Hôpital Memorial du district de Winchester. Les membres de l’EOPCAC ont décidé de se laisser pousser la moustache afin de recueillir des fonds et de sensibiliser les gens à la recherche et aux soins liés au cancer de la prostate.

Il est clair qu’ils ont le soutien de la communauté entière. « J’ai l’impression que, partout où je vais, lorsqu’une personne me reconnaît, elle me fait un généreux don pour soutenir notre collecte de fonds », explique Tom.

Une brasserie de Cornwall, Rurban Brewery, a même fait imprimer une moustache ainsi que les mots « Dare to Flash a ’Stache » sur une canette de bière afin de sensibiliser les gens et d’amasser des fonds. Jusqu’à maintenant, cette initiative a permis de recueillir près de 185 000 $. Chaque année, les fonds sont distribués à diverses initiatives de sensibilisation, de soins et de recherche liées au cancer de la prostate, y compris L’Hôpital d’Ottawa.

Présents l’un pour l’autre

Sept ans plus tard, le comité est solide. Les membres se réunissent chaque mois pour se soutenir mutuellement ainsi que pour partager des idées, des stratégies et des plans concernant la meilleure façon de sensibiliser les gens et d’amasser des fonds. Alors que Tom pense à sa vie avant le diagnostic, il s’exclame : « Avant de recevoir mon diagnostic, j’étais peu intéressé. Je ne pensais pas que cela m’arriverait. Cela n’apparaissait pas sur mon radar. Je ne veux pas que d’autres fassent la même erreur que moi. »

Appuyez L’Hôpital d’Ottawa dès aujourd’hui pour contribuer à améliorer la vie des patients atteints de cancer, comme Tom.

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Une seconde chance après un terrible diagnostic de cancer du poumon

Andrea Redway a été « frappée de stupeur » lorsqu’elle a reçu, à l’âge de 47 ans, un diagnostic de cancer du poumon de stade 4 alors qu’elle ne présentait aucun facteur de risque. L’Hôpital d’Ottawa était prêt.

L’immunothérapie offre une seconde chance à une patiente atteinte du cancer du poumon.

En tant qu’avocate, Andrea Redway a travaillé sur des initiatives internationales en lien avec la réforme de la justice. Elle a voyagé partout dans le monde, se lançant dans de grands projets, toujours prête à faire face aux nouveaux défis, mais rien n’aurait pu la préparer à un diagnostic de cancer du poumon de stade 4. Ce diagnostic a bouleversé son monde et l’a amenée à se demander combien de temps elle survivrait.

Les premiers signes de difficultés sont apparus en janvier 2015, lorsqu’Andrea a commencé à tousser de manière persistante. En mars, elle est partie à l’étranger pour un voyage d’affaires. Il s’agissait d’une occasion professionnelle excitante, à laquelle s’ajoutait l’avantage de pouvoir emmener avec elle son mari et ses deux enfants, alors âgés de 8 et de 11 ans. Trois semaines après leur retour à la maison, la toux persistait et Andrea était incapable de se remettre du décalage horaire. « Habituellement, je me remets du décalage horaire en une semaine. J’étais encore vraiment épuisée et je me suis dit que j’avais peut-être une pneumonie », se souvient Andrea.

“« J’étais là, âgée de 47 ans, et ne présentant aucun facteur de risque. Je n’aurais
jamais pensé pouvoir être atteinte d’un cancer du poumon. » – Andrea Redway

Diagnostic sombre

N’ayant pas de médecin de famille, elle s’est présentée à une clinique sans rendez-vous et des antibiotiques lui ont été prescrits. Dans les jours suivants, elle a commencé à constater d’autres symptômes. « J’ai ressenti des douleurs étranges à la jambe et, ensuite, des crampes dans l’abdomen. L’épuisement persistait. »

Andrea a été aiguillée vers un médecin de famille, et une radiographie a été demandée. Les résultats ont révélé une importante masse sur son poumon. Moins d’une semaine plus tard, elle recevait le sombre diagnostic : un cancer du poumon de stade 4. Le cancer s’était déjà propagé aux os, aux glandes surrénales, au cerveau, et il semblait commencer à attaquer le colon. Elle a été frappée de stupeur. « J’étais là, âgée de 47 ans et ne présentant aucun facteur de risque. Je n’aurais jamais pensé pouvoir être atteinte d’un cancer du poumon. »

Andrea Redway and family
Andrea, après son diagnostic, avec son conjoint, Michael Cayley, et leurs deux enfants à Tofino, C.-B.

 

Andrea et son mari ne pensaient qu’à une chose : Andrea devait suivre le traitement sans tarder. Elle le devait, pour le bien de ses enfants.

Elle a été aiguillée vers le Dr Garth Nicholas, un oncologue de L’Hôpital d’Ottawa, et a commencé une chimiothérapie en plus de recevoir de petites quantités de radiation. Six semaines plus tard, un examen de tomodensitométrie révélait que la chimiothérapie ne fonctionnait que partiellement.

Dr. Garth Nicholas at The Ottawa Hospital
Le Dr Garth Nicholas est oncologue à L’Hôpital d’Ottawa.

 

Lutter pour sa vie

Le Dr Nicholas avait entendu parler d’un nouvel essai clinique, dont des résultats avaient été publiés dans le New England Journal of Medicine. Il s’agissait d’une immunothérapie spécifiquement utilisée pour traiter le cancer du poumon de stade 4, mais ce traitement n’était pas offert au Canada. Il a présenté une demande au programme de soins de compassion de la société pharmaceutique et Andrea a reçu une dose du médicament, le nivolumab. Aujourd’hui, le nivolumab est couramment utilisé pour le traitement de nombreuses personnes atteintes d’un cancer du poumon. Il est également utilisé pour le traitement d’autres cancers, notamment le mélanome.

Mais le cancer d’Andrea a continué à évoluer et elle est devenue très malade. De retour à l’hôpital, les examens ont révélé qu’elle souffrait d’une perforation intestinale. Elle se souvient que la situation était pénible : « Je devais subir une opération d’urgence sans quoi tout était fini pour moi. »

Compte tenu de l’évolution du cancer d’Andrea, il était difficile d’établir si l’opération constituait une option viable, mais son équipe de soins à L’Hôpital d’Ottawa voulait donner à Andrea la chance de passer plus de temps avec sa famille. « Le Dr Guillaume Martel, mon sauveur, a effectué l’opération. J’ai donc la chance d’être ici aujourd’hui », déclare Andrea.

Après s’être remise de l’opération, Andrea a pu reprendre le traitement afin de combattre le cancer, lequel avait ravagé son corps. Un mois plus tard, elle recevait sa deuxième dose d’immunothérapie. « J’ai continué à suivre l’immunothérapie pendant environ deux ans. J’ai terminé mon traitement en septembre 2017 et je me porte très bien depuis. »

« Tout le reste a disparu. C’est incroyable, absolument incroyable. Nous avons eu tellement de moments privilégiés avec nos jeunes enfants depuis ce temps. » – Andrea Redway

Huit mois après le début du traitement, l’examen d’imagerie d’Andrea a montré que le cancer était éradiqué à l’extérieur de ses poumons et que la tumeur principale sur l’un de ses poumons avait diminué d’environ la moitié. « Au départ, la tumeur sur l’imagerie était de six centimètres. Maintenant, elle est d’environ 2,5 centimètres. Elle est pratiquement considérée comme nécrotique ou éteinte. »

Des résultats porteurs de transformation

Même si Andrea a ressenti des effets indésirables comme la fatigue, la sécheresse oculaire et les douleurs articulaires, elle explique que ce n’était qu’un petit prix à payer étant donné que l’immunothérapie a changé la donne. « Tout le reste a disparu. C’est incroyable, absolument incroyable. Nous avons eu tellement de moments privilégiés avec nos jeunes enfants depuis ce moment. »

Dr Nicholas explique à quel point le traitement du cancer a progressé depuis le moment où Andrea a reçu son diagnostic initial, il y a quatre ans. « L’immunothérapie est devenue partie intégrante du traitement du cancer du poumon au cours des quatre dernières années. Pour certains rares patients comme Andrea, ce traitement est extraordinairement efficace, bien plus efficace que tout autre traitement utilisé dans le passé. »

Cependant, le Dr Nicholas ajoute que ce ne sont pas tous les patients atteints de cancer du poumon qui réagissent aussi bien qu’Andrea au traitement, et que davantage de recherches doivent être effectuées. « Beaucoup d’études en cours visent à comprendre pourquoi certaines tumeurs sont sensibles à l’immunothérapie alors que d’autres ne le sont pas, et à déterminer s’il y a quelque chose que nous pouvons faire pour modifier les tumeurs insensibles afin de les rendre sensibles. »

Aujourd’hui, Andrea continue d’apprécier ces moments privilégiés et est reconnaissante de pouvoir regarder ses enfants grandir.

Vous pouvez contribuer à donner de l’espoir aux patients comme Andrea en appuyant aujourd’hui la recherche qui sauve des vies menée à L’Hôpital d’Ottawa.

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Le cancer de l’ovaire a fauché la vie de Margaret Craig

Aujourd’hui, son généreux don ouvre de nouvelles voies pour la prévention de cette maladie. Margaret Craig savait qu’un jour, la recherche viendrait à bout du cancer de l’ovaire. Le don généreux qu’elle a prévu dans son testament ouvre maintenant des avenues nouvelles pour prévenir la maladie qui lui a enlevé la vie.

À la fin de 2019, une étude sur le cancer de l’ovaire menée à L’Hôpital d’Ottawa a fait les manchettes dans l’ensemble du pays. D’après l’étude, la metformine, un médicament couramment utilisé dans la lutte contre le diabète de type 2, était prometteuse pour prévenir le cancer de l’ovaire. L’étude a pu être menée en partie grâce à l’aide généreuse d’une enseignante d’Ottawa à la retraite, Margaret Craig. Celle-ci croyait que la recherche en viendrait à bout de la maladie qui a causé sa mort.

Margaret, que sa famille appelait Peg, a reçu un diagnostic de cancer de l’ovaire à Tucson, en Arizona, quelques jours avant Noël 2013.

Depuis quelques mois, elle ne se sentait pas bien, mais elle n’arrivait pas à trouver pourquoi. Elle ne réussissait pas à perdre les quelques livres qu’elle avait prises récemment et elle avait l’abdomen légèrement gonflé et durci, mais rien de plus.

Ayant un jour du mal à respirer, elle a décidé de se rendre dans une clinique sans rendez-vous. Le personnel a envoyé Margaret à l’urgence, où elle a reçu son diagnostic de cancer de l’ovaire.

Elle a été bouleversée par la nouvelle.

« C’était, entre autres, parce que je devais retourner à Ottawa et que Noël approchait, a-t-elle dit entrevue en 2015. Mais je me suis rendue. J’ai pris l’avion en pleine tempête le 22 décembre, jour le plus achalandé de l’année dans les moyens de transport. »

Margaret s’est rendue immédiatement à L’Hôpital d’Ottawa, où des médecins ont confirmé le diagnostic. Ses traitements ont commencé en janvier.

« Peg aurait été si heureuse de ce résultat. C’est exactement le genre de recherche de pointe sur le cancer de l’ovaire qu’elle voulait voir. Aussi, cela m’aide à vivre mon deuil. » — Holly Craig, sœur de Margaret

Margaret Craig

Margaret au symposium Teas, Talks & Tours

Le cancer de l’ovaire est sournois

« Les professionnels m’ont répété maintes fois qu’il est rare de déceler de façon précoce un cancer de l’ovaire, affirme Margaret. Dans mon cas, on l’a découvert assez tôt pour pouvoir en retirer par une chirurgie tout ce qui mesurait plus qu’un centimètre. »

Margaret a appris que souvent, les symptômes de ce cancer passent inaperçus jusqu’au stade avancé et qu’il n’en existe aucun test de dépistage fiable au stade précoce.

Le cancer de l’ovaire est le cinquième cancer le plus courant chez les femmes, et l’un des plus mortels, avec un taux de survie sur cinq ans de 45 %. Mais les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa sont déterminés à faire changer les choses, avec l’aide généreuse de personnes comme Margaret.

Des soins empreints de compassion

Margaret a été si reconnaissante pour les soins empreints de compassion qu’elle a reçus à L’Hôpital d’Ottawa qu’elle a eu l’idée de redonner en investissant dans la recherche sur le cancer qui pourrait aider des personnes comme elles dans l’avenir.

Elle a obtenu l’aide de sa sœur, Holly Craig, professeure d’université et chercheuse à la retraite qui vit en Arizona. Elles ont parlé longuement du don que Margaret voulait prévoir dans son testament pour appuyer une recherche de pointe. Elle a demandé à Holly de trouver un chercheur canadien qui menait des travaux d’avant-garde sur le cancer de l’ovaire.

C’est ainsi que Holly a découvert Barbara Vanderhyden, Ph.D., scientifique principale à L’Hôpital d’Ottawa et détentrice de la Chaire de recherche Corinne Boyer en cancer des ovaires à l’Université d’Ottawa.

« Barbara Vanderhyden menait clairement des travaux de pointe, affirme Holly. Je l’ai aimée comme chercheuse et j’aimais les questions qu’elle posait. »

Un don dans un testament pour des recherches de pointe

Holly s’est rendue à Ottawa en avion pour visiter avec Margaret le laboratoire de Dre Vanderhyden et en apprendre davantage sur ses recherches. Margaret s’intéressait particulièrement aux idées novatrices et audacieuses de la chercheuse. Cela l’a convaincue de prévoir un don dans son testament.

Mme Vanderhyden a accompagné Margaret à son dernier traitement de chimiothérapie à L’Hôpital d’Ottawa, et elle était présente lorsque la patiente a sonné la cloche de la victoire pour souligner la fin de sa thérapie.

En juin 2016, Mme Vanderhyden a invité Margaret à s’adresser à des patientes qui ont le cancer de l’ovaire et à leurs proches pendant une des causeries d’information qu’elle organise à leur intention.

« Elle était une personne réservée, mais elle a accepté de prendre la parole devant le groupe, se souvient Holly. La marche était haute pour elle. »

Dr. Barbara Vanderhyden, The Ottawa Hospital
 Dre Barbara Vanderhyden

 

C’est dans ce contexte que Margaret a rencontré Curtis McCloskey, Ph.D., un jeune chercheur plein de talent et de potentiel au sein de l’équipe de Dre Vanderhyden. Il a exprimé sa profonde reconnaissance pour le don de Margaret à la recherche.

Pendant les dernières journées de vie de Margaret, Dre Vanderhyden demandait chaque jour à un membre de son équipe de rédiger un court texte sur l’impact du don de Margaret sur leur recherche. Elle envoyait ces textes quotidiens à Margaret afin qu’elle soit réconfortée par le bien que faisait son don.

Margaret est décédée du cancer de l’ovaire en septembre 2016. Dre Vanderhyden a été invitée à prononcer son éloge funèbre.

Un don qui porte des fruits

Le généreux don de Margaret a été mis à profit. En 2019, Barbara Vanderhyden et Curtis McCloskey ont publié une étude qui propose une nouvelle hypothèse sur la formation et la prévention du cancer de l’ovaire.

Il s’agit de la première étude qui montre que le durcissement naturel des ovaires, appelé fibrose, survient avec l’âge. Elle signale aussi que la metformine, un médicament contre le diabète, pourrait empêcher ce processus.

« Nous espérons que la metformine deviendra un jour un traitement préventif efficace pour les jeunes femmes à risque élevé de cancer de l’ovaire qui souhaitent garder leurs ovaires pour avoir un jour des enfants », affirme Dre Vanderhyden. Nous sommes si reconnaissants envers des donateurs comme Margaret, qui croient que la recherche est la voie de l’avenir. »

Holly et les autres membres de la famille de Margaret sont ravis de savoir que son don a de telles retombées.

« Peg aurait été si heureuse de ce résultat. C’est exactement le genre de recherche de pointe sur le cancer de l’ovaire qu’elle voulait voir, dit Holly. Aussi, cela m’aide à vivre mon deuil. »

Hospital staff with a banner thanking a patient

« Affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants centres hospitaliers universitaires d’enseignement et de recherche. »

Aidez-nous aujourd’hui à faire échec au cancer.

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Les biothérapies seraient-elles à l’origine de la prochaine révolution du traitement du cancer?

Que ce soit pour aider le système immunitaire à mieux détecter et combattre le cancer ou pour traiter ce dernier à l’aide de cellules immunitaires, de virus et de vaccins, L’Hôpital d’Ottawa effectue des recherches de pointe qui pourraient transformer les soins contre le cancer, ici, à la maison, et dans le monde entier.

La biothérapie du cancer serait-elle la prochaine révolution en matière de traitement du cancer?

Que ce soit pour aider le système immunitaire à mieux détecter et combattre le cancer ou pour traiter ce dernier à l’aide de cellules immunitaires, de virus et de vaccins génétiquement améliorés, L’Hôpital d’Ottawa effectue des recherches de pointe qui pourraient transformer les soins du cancer, ici, à la maison, et dans le monde entier.

Les chercheurs essaient depuis des décennies de stimuler le système immunitaire pour qu’il s’attaque aux cellules cancéreuses. Une importante avancée a été réalisée lorsqu’il a été découvert que les cellules cancéreuses produisent des molécules clés qui suppriment les cellules immunitaires et les empêchent d’attaquer le cancer. Cette découverte a ouvert la voie à des médicaments immunothérapeutiques révolutionnaires appelés « inhibiteurs de point de contrôle », lesquels ont donné des résultats remarquables au cours des dernières années.

Alors que la recherche prometteuse sur les inhibiteurs de point de contrôle se poursuit, le défi d’offrir une immunothérapie nouvelle et novatrice aux patients – une immunothérapie utilisant des cellules vivantes, des virus et des gènes pour combattre le cancer – est lancé.

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en matière d’élaboration de ces thérapies novatrices appelées biothérapies contre le cancer.

“« Notre système immunitaire essaie constamment de reconnaître et de tuer les cellules cancéreuses, mais ces dernières tentent toujours d’y échapper » – déclare le Dr John Bell.

Aider le corps à reconnaître et détruire le cancer

Le traitement par les cellules CAR-T est une nouvelle biothérapie qui exploite le pouvoir des cellules immunitaires du patient, appelées lymphocytes T, pour combattre son cancer. Les lymphocytes T jouent un rôle essentiel dans le système immunitaire en détruisant les cellules anormales, comme les cellules infectées par des germes et les cellules cancéreuses. Dans certains cancers, tels que la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL), les cellules cancéreuses deviennent invisibles pour les lymphocytes T qui sont censés les détruire. Dans le traitement par les cellules CAR-T, les lymphocytes T sont prélevés et reprogrammés en laboratoire afin qu’ils puissent reconnaître et détruire les cellules cancéreuses.

« Ce type de recherche en immunothérapie est révolutionnaire », déclare la Dre Natasha Kekre, hématologue et scientifique adjointe à L’Hôpital d’Ottawa, « mais il est important de se rappeler que ce traitement par les cellules CAR-T est encore très récent et peut entraîner de graves effets secondaires. Nous devons mener plus de recherches afin d’en apprendre davantage sur ce traitement et le rendre efficace pour encore plus de personnes et contre plus de types de cancer. »

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des premiers hôpitaux canadiens à participer aux essais internationaux sur les cellules CAR-T, et en tant que l’un des grands centres canadiens de recherche et de traitement, est idéalement placé pour jouer un rôle de leader afin d’apporter ce programme de recherche novateur sur les cellules CAR-T au Canada et aux Canadiens.

« Notre objectif est de bâtir l’expertise et la capacité d’innovation du Canada dans le domaine prometteur des cellules CAR-T grâce à la recherche en laboratoire et aux essais cliniques », déclare la Dre Kekre, qui travaille avec une équipe dont les membres proviennent de partout au pays. « Cela pourrait mener à de meilleurs traitements par les cellules CAR-T, efficaces contre plus de types de cancer, ainsi qu’à des approches novatrices pour offrir le traitement par les cellules CAR-T au sein du système de santé canadien. »

A graphic explaining how CAR-T works

Infecter les cellules cancéreuses avec des virus

Une autre biothérapie prometteuse consiste à utiliser des virus oncolytiques qui peuvent infecter de manière sélective les cellules cancéreuses et les détruire. « Notre système immunitaire essaie constamment de reconnaître et de tuer les cellules cancéreuses, mais ces dernières tentent toujours d’y échapper », explique le Dr John Bell, scientifique principal à L’Hôpital d’Ottawa. « Lorsqu’on infecte une cellule cancéreuse avec un virus, un signal d’alarme est envoyé pour aider le système immunitaire à reconnaître et à attaquer le cancer. »

Les récentes recherches en laboratoire de l’équipe du Dr Bell semblent indiquer qu’une combinaison de deux immunothérapies (virus oncolytiques et inhibiteurs de point de contrôle) pourrait être beaucoup plus efficace pour traiter le cancer du sein et probablement d’autres cancers.

« Nous avons découvert que lorsqu’on ajoute un inhibiteur de point de contrôle après avoir introduit le virus, cela entraîne la libération de tous les signaux d’alarme et le système immunitaire envoie alors son armée entière combattre le cancer », déclare le Dr Bell.

Bien que ces méthodes aient donné des résultats prometteurs, il est nécessaire de mener plus de recherches et d’essais cliniques.

« Pour moi, il ne fait aucun doute que nous pouvons guérir le cancer, et je parie que cela se produira ici, à Ottawa. Mais pour accomplir quelque chose de cette ampleur, nos scientifiques et nos médecins ont besoin de votre aide. » – Dr Jack Kitts, président-directeur général, L’Hôpital d’Ottawa

Doctor speaking with a patient in her office at a hospital

Un vaccin anticancéreux

S’ajoute à ces techniques la découverte de la Dre Rebecca Auer, de L’Hôpital d’Ottawa, révélant qu’un vaccin fabriqué à partir de cellules cancéreuses du patient et d’un virus oncolytique pourrait constituer un traitement efficace contre le cancer.

Lorsqu’il est injecté, le vaccin agit par trois mécanismes distincts. Premièrement, le virus infecte et tue seulement les cellules cancéreuses sans atteindre les cellules saines. Deuxièmement, le virus produit une protéine appelée interleukine-12, qui stimule la capacité du système immunitaire à combattre les tumeurs. Finalement, grâce aux deux premiers mécanismes, le vaccin « enseigne » au système immunitaire à reconnaître et à combattre le même type de tumeur en cas de récurrence.

La Dre Auer et ses collègues travaillent à l’élaboration des procédures nécessaires à la fabrication de ce vaccin personnalisé et envisagent de commencer un premier essai clinique sur des sujets humains en 2020.

Des traitements qui sauvent des vies : de la théorie à la pratique

De nos jours, les soins contre le cancer évoluent à un rythme sans précédent. Les nouveaux traitements, plus personnalisés, offrent de l’espoir à de nombreux patients qui, il n’y a de cela que quelques années, n’avaient que peu ou pas d’options de traitement. Nous constatons une hausse presque exponentielle du nombre d’approbations de nouveaux médicaments contre le cancer, alors que la recherche de calibre mondial et les essais cliniques sont maintenant intégrés aux soins de pointe du cancer.

Au cours des 15 prochaines années, le nombre de diagnostics de cancer augmentera de 40 % chez les Canadiens, dont presque la moitié seront atteints d’un cancer durant leur vie. Notre capacité à traduire les résultats de la recherche en traitements pour les patients, jumelée à l’un des centres de cancérologie les mieux équipés du pays, signifie que nous sommes bien placés pour relever de front ce défi.

Nous avons besoin de votre soutien aujourd’hui afin de financer la recherche de pointe sur le cancer effectuée à L’Hôpital d’Ottawa.

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