Fashion for Compassion

Appuyer la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa avec Wholesale Outlet 4 Women.

Date de l’événement: 27 avril 2019
Heure de l’événement: 10 h
Lieu: 1877 Innes Road
Site internet: https://www.facebook.com/wholesaleoutletottawa/
Email: [email protected]

Wholesale Outlet 4 Women présentera des collections de vêtements fabriqués au Canada et en Europe dans le cadre d’une collecte de fonds durant laquelle 25 % du montant total des ventes sera donné pour appuyer la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa. L’événement aura lieu à partir de 10 h, le vendredi 26 avril. L’entrée est gratuite et comprend la chance de gagner de remarquables prix de présence.

Pour en savoir plus, veuillez envoyer un courriel à Sherry Woodburn à [email protected].

Tournoi de golf Tee It Up To Fight Cancer

Joignez-vous à nous lors du tournoi de golf Tee It Up To Fight Cancer le 30 mai. Les recettes serviront à soutenir les soins aux patients et la recherche à L’Hôpital d’Ottawa.

Date de l’événement : jeudi 30 mai 2019
Heure : inscription de 10 h 30 à 12 h; départ simultané à 12 h
Souper : à 17 h (tout de suite après la partie de golf)
Prix : de 18 h 30 à 19 h 30
Lieu : Canadian Golf and Country Club, 7800, chemin Golf Club, Ashton (Ontario) K0A 1B0, Canada

Pour en savoir plus et vous inscrire, visitez https://canadiangolfclub.com/collections/tee-it-up-to-fight-cancer.

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Quatre ans après un diagnostic de cancer du sein métastatique, chaque jour est un cadeau.

Jillian  O’Connor était enceinte de 18  semaines lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer du sein. On lui donnait alors moins de deux  ans à vivre. Elle continue de profiter de la vie au maximum et a souligné en février le quatrième anniversaire de son petit garçon en pleine santé.

Jillian  O’Connor se tient dans son salon en riant. Un petit garçon vient lui serrer la jambe, puis repart en flèche pour aller jouer avec son frère et sa sœur aînés à l’étage inférieur. C’était Declan. Le fait que sa mère ait pu le voir souffler les bougies pour ses quatre ans, le 1er  février 2019, n’est rien de moins qu’extraordinaire.

Lorsque Jillian était enceinte de Declan, à 18 semaines de grossesse, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein métastatique. On lui a dit qu’elle ne serait pas là pour fêter les deux  ans de son bébé. Deux ans et demi plus tard, Jillian a célébré son quatrième anniversaire avec lui et continue de profiter de la vie au maximum.

Jillian O’Connor

Ce qu’on remarque d’abord chez Jillian, c’est son sourire, suivi de son insatiable soif de vivre. Son attitude positive contagieuse vient en troisième. On imagine facilement que cette attitude puisse expliquer à elle seule pourquoi Jillian continue de défier les pronostics défavorables. Ce n’est peut-être pas prouvé scientifiquement, mais elle est convaincue que c’est la clé.

« J’ai des tumeurs partout, de la tête aux pieds », dit Jillian. « Chaque jour est une vraie bénédiction. “Oh! Je me suis réveillée. Génial!” Je veux continuer à vivre le plus intensément possible, le plus longtemps possible. Je crois sincèrement que le simple fait d’être optimiste aide. »

Le physique délicat de Jillian contraste avec sa personnalité flamboyante. Elle est sociable et déborde d’enthousiasme communicatif. Elle parle de son cancer de façon pragmatique. Il fait partie de sa vie, mais ne la domine pas. Elle a une autre grande préoccupation : sa précieuse famille. La jeune femme de 35  ans bavarde et rit avec tant d’aisance à propos de sa vie et de son expérience du cancer qu’il faut un moment pour comprendre à quel point cette expérience est hors du commun.

En 2014, Jillian allaitait encore Landon, son deuxième enfant, lorsqu’elle a consulté son médecin à propos d’un canal galactophore obstrué. Elle a découvert qu’il s’agissait plutôt d’un cancer du sein. Les médecins voulaient qu’elle passe une tomodensitométrie pour déterminer l’étendue du cancer, mais c’était impossible puisqu’elle était enceinte de 18  semaines. Sans traitement, lui a-t-on dit, elle ne survivrait pas jusqu’à l’accouchement. Avec une fille de trois ans et un fils d’un an à la maison, c’était impensable. Le diagnostic était dévastateur, mais Jillian y a bravement fait face avec l’optimisme et la détermination qui la caractérisent.

Une interruption de grossesse n’était pas envisageable pour Jillian et son mari, David. L’oncologue de Jillian, le Dr Mark  Clemons, lui a dit que ce ne serait pas nécessaire. Il pouvait lui offrir un protocole de chimiothérapie qui combattrait le cancer sans nuire à l’enfant qu’elle portait. Jillian a subi une mastectomie et a reçu une douzaine de traitements chimiothérapeutiques adaptés à sa situation particulière. Le 1er  février  2015, elle a donné naissance à Declan, un bébé en pleine santé.

« J’ai reçu de la chimiothérapie jusqu’au moment de l’accouchement. Le bébé était en santé, d’un poids tout à fait souhaitable à la naissance. Il était absolument parfait », raconte Jillian.

Après la naissance de Declan, Jillian a pu passer des examens par tomodensitométrie visant à repérer l’emplacement des tumeurs. Le cancer s’était métastasé dans ses os, son foie et son système lymphatique. C’est alors qu’on lui a donné moins de deux ans à vivre

« En gros, on m’a dit : “On ne peut pas vous donner de pronostic à long terme. C’est un cancer de stade X, alors prenez chaque jour en plus comme un cadeau” », explique Jillian. Elle a laissé son emploi d’infirmière à l’Hôpital Queensway Carleton et y est devenue patiente, recevant ses traitements au Centre de cancérologie Famille Irving Greenberg, établissement satellite de L’Hôpital d’Ottawa. « Deux ans ont passé, puis trois, et enfin quatre l’été dernier. J’espère avoir encore 40  ans devant moi. J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »

La vie de Jillian est particulièrement bien remplie. Après tout, une fois de retour à la maison avec Declan après l’accouchement, elle avait à s’occuper de trois  enfants âgés de trois ans et moins. Elle s’est consacrée entièrement à la maternité, profitant de chaque moment avec eux. Entre ses visites hebdomadaires au centre de cancérologie pour recevoir ses traitements, elle s’affairait à changer des couches, à préparer des repas et à soigner, à amuser et à aimer ses petits trésors.

Declan et Jillian
Declan, 4 ans, assis sur les genoux de sa mère.

Declan revient et grimpe sur les genoux de sa mère pendant 30  secondes environ avant de s’installer à côté d’elle sur le sofa. C’est un garçon de quatre ans typique. Sa grande sœur Myla, qui est âgée de sept ans, et son frère Landon, qui a cinq ans, se montrent à leur tour. Les trois  enfants jouent sur le plancher, près de leur mère qui bavarde gaiement avec eux.

Jillian a été présente pour les voir franchir toutes les étapes de la petite enfance : ils ont appris à marcher, à parler, à courir, à jouer, à lire et à devenir de petites personnes autonomes. Myla et Landon fréquentent maintenant l’école. Declan les y rejoindra en septembre. À la mi-janvier, Jillian et David l’ont inscrit à la maternelle. Ces jours-ci, pendant que les deux plus vieux sont à l’école, Declan et Jillian passent de bons moments ensemble. Ils remplissent leurs journées avec des activités qui comprennent du bénévolat à l’école, en plus des tâches quotidiennes à la maison.

« J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »

Jillian croque dans la vie à pleines dents et prend chaque jour tel qu’il est.

« Avec toute l’aide que les techniques modernes de radiothérapie et d’oncologie médicale peuvent lui offrir à Ottawa, en plus de sa personnalité et de sa motivation exceptionnelles, elle se tire remarquablement bien d’affaire dans une situation tragique pour toute jeune maman », dit le Dr Clemons. « Elle participe également à des recherches qui transforment les pratiques et vont améliorer les soins aux patients. Elle ne cesse jamais de donner. »

Au cours des quatre dernières années, Jillian a participé à des essais cliniques pour de nouveaux traitements qui ont freiné l’évolution du cancer. Lorsque son cerveau a été touché, il y a quelques années, elle a reçu une radiothérapie du cerveau entier ainsi que par CyberKnife. On lui a ensuite prescrit un nouveau médicament capable de franchir la barrière hématoencéphalique, contrairement à sa chimiothérapie habituelle. Ce médicament a empêché la croissance de nouvelles tumeurs au cerveau. Le cancer ne régresse pas, mais il n’empire pas non plus.

« Je vis très bien avec le statu quo, car j’arrive à faire tout ce que je veux en ce moment », dit Jillian. « Le statu quo me convient. Je me sens bien, je n’ai mal nulle part. Je n’ai pas le temps de réfléchir à ce que je ressens. »

Jillian s’assoit sur le plancher et joue avec ses trois enfants en riant. Elle regarde la petite poupée que sa fille Myla lui montre et tend une balle à Landon. « Je crois vraiment que mes enfants ont une énorme influence. Ils sont géniaux et tellement amusants. Ils me tiennent très occupée, ce qui fait partie du plaisir. Le soir, en allant me coucher, je ne pense pas au cancer ni aux tests à venir. Je ne pense à rien de ça parce que je suis épuisée. Je crois que ça m’aide. »

Le Dr Clemons est du même avis.

« Elle est remarquable. Nous aurions tous intérêt à suivre son exemple en donnant un véritable sens à notre vie », dit-il. « Trop de gens autour de nous consacrent un temps fou à se plaindre de futilités et de choses auxquelles ils ne peuvent rien changer. La vie est faite pour être vécue, et Jillian nous encourage à la vivre pleinement. »

Que ce soit grâce aux traitements novateurs qu’elle reçoit ou à son attitude ultrapositive, Jillian a dépassé de deux ans et demi son pronostic d’origine.

Le Dr Clemons lui a dit : « Peu importe ce que vous faites, continuez comme ça. De toute évidence, c’est efficace. »

C’est bel et bien le cas.


Nous sollicitons votre aide aujourd’hui pour donner aux patients comme Jillian plus de temps, plus de souvenirs et plus d’espoir. Appuyez sans attendre notre essai clinique sur le cancer et aidez-nous à mettre au point de nouveaux moyens de traiter cette maladie dévastatrice.

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Un essai clinique sur un médicament ciblant les cellules souches cancéreuses aide une patiente de la région
Sandy Patenaude a participé à un essai clinique d'un médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses, qui a empêché son cancer de progresser. En conséquence, les médecins sont en mesure de déterminer quels patients pourraient bénéficier du médicament.
Recherche en immunothérapie
Un scientifique découvre que d’autres cellules immunitaires pourraient donner lieu à d’autres options d’immunothérapie.

Un essai clinique sur un médicament ciblant les cellules souches cancéreuses aide une patiente de la région

Lorsque les résultats d’imagerie par résonance magnétique (IRM) de Sandy Patenaude ont montré que son  cancer colorectal  s’était propagé à son foie et à ses poumons, on lui a demandé de participer à un essai clinique  sur un médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses. Dans le cas de Sandy, le médicament a permis de prévenir la progression de son cancer.

Il y a trois ans, Sandy Patenaude a reçu une nouvelle dévastatrice : elle avait un cancer colorectal de stade quatre, qui s’était propagé à son foie et à ses poumons et était inopérable. Son oncologue lui a demandé si elle aimerait participer à un essai clinique sur un nouveau médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses en plus de sa chimiothérapie.

« Des inhibiteurs de cellules souches cancéreuses, pourquoi pas? » s’est dit Sandy, qui a accepté de participer à cet essai.

Le DDerek Jonker, oncologue médical à L’Hôpital d’Ottawa, est responsable de l’essai clinique international sur un médicament expérimental, la napabucasine, chez les patients atteints de cancer colorectal. Il explique que les cellules souches cancéreuses sont les rares cellules immatures présentes dans une tumeur, qui résistent souvent à la chimiothérapie. Ces cellules peuvent donner naissance à des cellules cancéreuses plus matures qui composent la majeure partie d’une tumeur. Les cellules souches cancéreuses ne sont pas les mêmes que les cellules souches normales qui se retrouvent dans de nombreux tissus chez un adulte en bonne santé et qui contribuent à la guérison et à la cicatrisation.

« Grâce à la chimiothérapie, nous pouvons offrir un traitement qui réussit à réduire une grande partie du cancer », souligne le DJonker, qui est également professeur agrégé à l’Université d’Ottawa. « La plupart du temps, le gros de la tumeur disparaît, mais il reste une petite tumeur qui contient beaucoup de ces cellules souches cancéreuses chimiorésistantes et capables de migrer et de proliférer ailleurs dans l’organisme. Souvent, nous continuons d’administrer la même chimiothérapie, puis constatons que la tumeur a grossi de nouveau, toutefois il ne s’agit pas de la même tumeur que celle que nous avions lorsque nous avons commencé. »

Le Dr Derek Jonker
Le Dr Derek Jonker  a mené un essai clinique sur le cancer colorectal et un médicament inhibiteur des cellules souches cancéreuses qui a aidé Sandy Patenaude.

Le Dr Jonker change alors de traitement pour cibler les cellules souches cancéreuses, qui ne sont pas touchées par la chimiothérapie traditionnelle. Lors d’un précédent essai clinique à répartition aléatoire qu’il a dirigé, des patients ont reçu un placebo ou de la napabucasine. L’objectif était d’évaluer l’efficacité du médicament à inhiber ou à prévenir la croissance des cellules souches cancéreuses. L’essai s’est déroulé dans 40 sites situés au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon. Les 562 patients recrutés étaient atteints d’un cancer colorectal de stade avancé chez lesquels la chimiothérapie ne fonctionnait plus.

À la lumière des résultats de l’essai, le DJonker a indiqué qu’il n’y avait pas beaucoup de bienfaits dans le groupe en général. « Cependant, lorsque nous avons examiné les patients atteints d’une tumeur présentant les caractéristiques d’une surexpression importante des cellules souches cancéreuses (phospho-STAT3), nous avons constaté que leur survie était grandement améliorée. »

En octobre 2016, le DJonker a présenté à la Société européenne de médecine interne cancérologique ses résultats montrant que, même si l’inhibiteur de cellules souches cancéreuses ne fonctionnait pas pour tous les patients, il y avait une amélioration de la survie chez 22 % des patients atteints de tumeurs avec un niveau élevé de phospho-STAT3. Il a déclaré qu’il s’agissait d’une « preuve que les cellules souches sont une cible importante chez les patients atteints de cancer ». La napabucasine est maintenant combinée à la chimiothérapie dans l’essai clinique en cours pour attaquer le cancer sur deux fronts en même temps.

« Grâce aux résultats de l’essai clinique, nous savons que la majorité des patients n’ont pas répondu au traitement, mais nous avons deux patients, ici à Ottawa, qui ont bien répondu et qui ont retiré des bienfaits de l’utilisation de l’agent clinique », souligne la Dre Christine Cripps, oncologue médicale.

Sandy Patenaude

« J’ai pensé à participer à l’essai, parce que je me suis dit que c’était nouveau. »

Sandy fait partie de ces patients qui en ont retiré des bienfaits. Ses tumeurs ont diminué et les chirurgiens ont pu retirer des taches dans son foie et la tumeur primaire dans son rectum. La Dre Christine Cripps croit qu’une grande partie de ce qui a permis de tenir le cancer en respect est la napabucasine que prend Sandy dans le cadre de l’essai clinique.

« Un inhibiteur de cellules souches fonctionne différemment de la chimiothérapie traditionnelle, puisqu’il prévient l’apparition de nouvelles tumeurs », explique Saara Ali, coordonnatrice de la recherche pour les essais cliniques sur les cancers gastro-intestinaux. « Nous espérons que le comprimé [la napabucasine] arrivera à prévenir l’apparition de nouvelles tumeurs. Dans le cas de Sandy, aucun nouveau cancer n’est apparu depuis son traitement. Tout était déjà là, alors il se peut bien que le médicament fasse le travail. »

Prochaines étapes : Le Dr Jonker souhaite commencer un autre essai clinique sur l’inhibiteur de cellules souches cancéreuses, qui sera utilisé seulement chez les patients dont les tumeurs contiennent beaucoup de phospho-STAT3. On pourrait cerner les patients admissibles à l’essai clinique au moyen d’analyses moléculaires réalisées au laboratoire de diagnostic en oncologie moléculaire de L’Hôpital d’Ottawa. Cela ciblerait les patients dont on pense qu’ils seraient le plus susceptibles de bénéficier le plus du médicament.

« Nous aimerions reproduire notre essai, répartir les patients de façon aléatoire pour qu’ils reçoivent la napabucasine ou un placebo, et si nous pouvons prouver que la napabucasine est efficace pour ces patients, alors elle pourrait devenir une option pour les patients qui ont essayé toutes les autres options de traitement », explique le DJonker.

La Dre Cripps a indiqué que Sandy était une candidate pour ce prochain essai clinique et que le laboratoire moléculaire analyserait ses tumeurs pour voir si ses cellules souches cancéreuses présentent une expression importante de phospho-STAT3. Quoi qu’il en soit, Sandy continuera à prendre le médicament de l’essai clinique aussi longtemps qu’il fonctionnera pour elle. Et il fonctionne. La mère de trois enfants adultes dit qu’elle est occupée à faire un million de choses, à jouer à l’euchre, à gratter son ukulele, à skier, à pratiquer la randonnée, à faire du vélo et à profiter de la vie.

L’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour les essais cliniques, puisque la recherche s’est révélée la meilleure façon d’améliorer les traitements et même de trouver des remèdes contre le cancer et d’autres maladies dévastatrices.


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Recherche en immunothérapie
Un scientifique découvre que d’autres cellules immunitaires pourraient donner lieu à d’autres options d’immunothérapie.

Recherche en immunothérapie

Certaines molecules présentes sur les cellules cancéreuses suppriment les cellules immunitaires T et les empêchent d’attaquer les cellules cancéreuses. C’est un fait scientifique. Le Dr Ardolino a toutefois découvert d’autres cellules immunitaires–les cellules tueuses–qui pourraient offrir plus d’options en immunothérapie.

Le lien entre le système immunitaire et le cancer est reconnu depuis plus d’un siècle. Cependant, comprendre la façon dont le système immunitaire lutte contre le cancer a été le principal défi des scientifiques comme le Dr Michele Ardolino.

Dans un premier temps, on a tenté de stimuler le système immunitaire afin qu’il attaque le cancer. Ce qui a change la donne a été la découverte de molecules clés, appelées points de contrôle du système immunitaire, des cellules cancéreuses qui suppriment les cellules immunitaires et les empêchent de s’attaquer au cancer. Il existe de nombreux types de cellules immunitaires. On a constaté que les cellules T sont des cellules immunitaires clés; ce sont ells que visent les medicaments immunothérapeutiques.

Le Dr Michele Ardolino pose dans son laboratoire.
La découverte du Michele Ardolino, Ph. D. met l’accent sur des cellules immunitaires tueuses naturelles.

« Nous ignorions auparavant que certains de ces récepteurs sont presents dans d’autres cellules immunitaires », explique le Dr Michele  Ardolino, scientifique de L’Hôpital d’Ottawa et professeur adjoint à l’Université d’Ottawa. « Nous avons constaté que ces récepteurs sont presents dans un autre type de cellules immunitaires, soit les cellules tueuses naturelles. »

Il affirme que, même si la plupart des medicaments immunothérapeutiques ciblent les cellules T afin d’en accroître l’efficacité, certaines tumeurs cancéreuses ne réagissent pas aux cellules  T.

« Cependant, ces tumeurs pourraient être éliminées très efficacement par les cellules tueuses naturelles », ajoute le Dr Ardolino. « Ainsi, si nous connaissons le type de tumeur du patient, nous pouvons concevoir des thérapies suscitant la réponse immunitaire la plus efficace. Dans certains cas, il s’agirait d’une réponse des cellules  T, dans d’autres, d’une réponse des cellules tueuses naturelles. »

« Nous comprenons maintenant mieux comment le système immunitaire élimine le cancer. Nous pouvons donc cibler plus précisément le mécanisme qui supprime le système immunitaire. »

« C’est super pour plusieurs raisons », soutient le Dr  Ardolino. « Nous comprenons maintenant mieux comment le système immunitaire élimine le cancer. Nous pouvons donc cibler plus précisément le mécanisme qui supprime le système immunitaire. Et nous pouvons susciter une plus forte réponse des cellules tueuses naturelles contre le cancer. »

Il est désormais généralement reconnu que le cancer et le système immunitaire sont tous deux uniques à chaque patient. Les chercheurs et les cliniciens se rendent maintenant compte de l’importance d’adapter l’immunothérapie selon le cancer et le système immunitaire propres à chacun. Le problème est complexe : il faut donner un medicament ayant un effet thérapeutique maximal avec le moins d’effets secondaires, de la façon la plus ciblée possible.

Le D Ardolino a récemment publié une découverte majeure qui pourrait faire en sorte que les traitements immunothérapeutiques fonctionnent chez advantage de personnes et contre un plus grand nombre de types de cancers.

En octobre, les immunologists James  Allison et Tasuku  Honjo ont reçu le prix Nobel de médecine pour leur découverte des anticorps inhibiteurs de points de contrôle du système, qui est considérée comme un événement important dans la lutte contre le cancer


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L’immunothérapie élimine le cancer d’un policier

Malgré des années de traitement visant à prévenir sa récurrence, le mélanome de Ian McDonell, un cancer de la peau qui a tué son frère, s’est propagé à son cerveau et à son corps. En 2017, il a commence une immunothérapie novatrice. Un an après la fin de son immunothérapie, tous les clichés montrent que son cancer a disparu.

Ian McDonell n’était pas de service et marchait le long d’un sentier de vélo lorsqu’il a apercu des hommes en pleine bagarre. Il a appelé la police et a plaque au sol l’un des combattants, qui tentait de s’enfuir. Ce geste courageux est d’autant plus remarquable que, un an plus tôt, Ian était cloué au lit par le cancer.

« J’ai pensé à l’année précédente », raconte Ian, « et jamais je n’aurais pu être dehors à faire une promenade. »

Cinq ans auparavant, le frère de Ian était mourant, atteint d’un mélanome, et son père venait d’être emporté par le cancer. L’épouse de Ian a insisté pour qu’il fasse examiner par un médecin un grain de beauté qu’il avait dans le dos. Il s’agissait d’un mélanome malin nodulaire ulcéreux – une forme agressive de cancer de la peau.

Ian a subi une chirurgie pour l’exciser, ainsi qu’un ganglion lymphatique dans l’aine gauche. Plusieurs semaines plus tard, on lui a retire un ganglion lymphatique dans l’aisselle. Même s’il n’y avait plus aucune trace de cancer, compte tenu de ses antécédents familiaux, le risqué de récidive que courait Ian était élevé.

Ce sergent-chef de la Police d’Ottawa, âgé de 47 ans, a été aiguille vers le Dr  Michael  Ong, un oncologue spécialisé dans les cancers de la peau et urologiques à L’Hôpital d’Ottawa. Après avoir discuté de l’ensemble des options, le Dr Ong a recommandé à Ian de participer à un essai Clinique fondé sur une chimiothérapie ciblée, reconnue pour sa capacité à faire régresser fortement les mélanomes et mise à l’essai dans le but d’améliorer les taux de guérison.

Ian McDonell est assis dans un fauteuil.
Ian en train de reçevoir sa première dose d’immunothérapie

« L’immunothérapie ne touche pas le cancer directement. Elle dévoile plutôt le cancer à votre système immunitaire. »

Ian a suivi ce traitement entre novembre 2013 et août  2014, tout en continuant à travailler à temps plein; après le traitement, il a continue à passer des examens d’imagerie réguliers et intensifs destines au dépistage de toute récidive. Il se sentait bien lorsqu’il s’est rendu à son rendez-vous normal en juin 2017, mais la tomodensitométrie et l’imagerie par resonance magnétique (IRM) l’ont confronté à une dure réalité. Il avait une demi-douzaine de tumeurs dans l’aine et l’abdomen, ainsi que trois tumeurs avec metastases au cerveau. Son cancer en était au stade  4. Normalement, les patients ayant des metastases au cerveau n’ont plus que quatre mois à vivre.

Compte tenu de la gravité de la situation, le Dr  Ong a recommandé une approche énergique : une immunothérapie récemment approuvée.

« L’idée de l’immunothérapie n’est pas nouvelle. Cette méthode fait l’objet d’essais cliniques depuis des décennies. Mais ce n’est que récemment que nous avons connu un succès retentissant, » explique le Dr Ong, qui est également professeur adjoint à l’Université d’Ottawa.

le Dr Michael Ong
Selon le Dr Michael  Ong, oncologue, les récentes immunothérapies sont très efficaces pour traiter les mélanomes.

Le lien entre le système immunitaire et le cancer est reconnu depuis plus d’un siècle. Cependant, comprendre la façon dont le système immunitaire lutte contre le cancer a été le principal défi des scientifiques.

Dans un premier temps, on a tenté de stimuler le système immunitaire afin qu’il attaque le cancer. Ce qui a change la donne a été la découverte de molecules clés, appelées points de contrôle du système immunitaire, des cellules cancéreuses qui suppriment les cellules immunitaires T, et les empêchent de s’attaquer au cancer. Ces points de contrôle dissimulent le cancer au système immunitaire. De nouveaux médicaments, appelés anticorps inhibiteurs de points de contrôle du système immunitaire, lèvent le voile et permettent au système immunitaire de s’attaquer naturellement au cancer et de le détruire.

« Le but de la chimiothérapie est de tuer directement le cancer », explique le Dr  Ong. « Cela peut entraîner des effets secondaires, parce que la chimiothérapie tente d’empoisonner le cancer. En revanche, elle ne touche pas le cancer directement. Elle le révèle plutôt au système immunitaire en activant des interrupteurs des cellules T, et le système immunitaire de l’organisme fait le reste. »

L’immunothérapie fonctionne particulièrement bien chez les patients atteints d’un mélanome, comme Ian. Le premier essai qui a révélé cette efficacité sur ce type de cancer de la peau a été présenté à un congrès sur l’oncologie à Chicago en  2010. Les résultats de cet essai ont montré que l’amélioration médiane de la durée de la survie était de quatre mois. Selon le Dr Ong, au départ, les conclusions ne semblaient pas très impressionnantes.

« Ce n’était qu’un autre rapport d’essai clinique, et quatre mois, cela ne paraissait pas très long », precise le Dr Ong. « Cependant, l’amélioration rapportée était la médiane. Nous avons constaté plus tard seulement que, bien que l’immunothérapie ne fonctionne pas chez 80 % des patients, 20 % d’entre eux étaient guéris de leur mélanome métastatique. Lorsque les données étaient considérées sur une période de 10 ans, tous les patients qui avaient répondu au traitement étaient toujours en vie. »

Depuis, des immunotherapies ont été mises au point et ont fait l’objet d’essais cliniques, ce qui a fait passer le taux de survie après un an de 25 à 80 % dans le cas de mélanomes avancés.

Ian a commence par recevoir une combinaison de deux immunothérapies, une importante percée depuis 2010, récemment approuvée par Santé Canada. Il a raconté que le traitement est donné par voie intraveineuse à l’Unité de chimiothérapie, au Centre de cancérologie de l’Hôpital. Le processus complet prend deux heures par traitement. Ian devait recevoir une dose toutes les trois semaines pour quatre traitements.

Ian a reçu une dose, puis a suivi une radiothérapie administrée au moyen du système CyberKnife. Des doses élevées de rayonnement ont été dirigées directement sur ses tumeurs au cerveau. Il a bravement continue durant le second cycle d’immunothérapie, mais il était tellement malade qu’il a dû interrompre le traitement. Il a commence à prendre des medicaments stéroïdiens pour ralentir son système immunitaire. Il s’est alors senti mieux, mais son immunothérapie était en suspens.

Fin septembre, Ian a ressenti une nouvelle faiblesse au visage et craignait que son cancer empire. Ce n’était pas le cas. Les examens ont révélé qu’une tumeur avait rétréci, passant de 25 à 10 mm, tandis que l’autre était passé de 8 à 4 mm.

Le D Ong lui a dit : « On dirait qu’il se passe quelque chose de positif. » Il a recommandé à Ian d’essayer une seule immunothérapie plutôt que deux. Ian a reçu ce traitement à la mi-novembre  2017. Encore une fois, il a trouvé cela extrêmement difficile et a été très malade. Tous ses traitements ont été interrompus.

« Mais ça a fonctionné », raconte Ian.

Ian McDonell pose en compagnie de ses trois filles et de sa femme à la plage.
Ian McDonell et son épouse Michelle avec leurs filles à la baie de Fundy, à Kingsport, en Nouvelle-Écosse, en août 2018.

Deux mois plus tard, en janvier  2018, le statut du cancer de Ian a été évalué au moyen d’une tomographie par émission de positons (TEP). Une TEP fonctionne au moyen d’un sucre radioactive qui met en surbrillance colorée les cellules cancéreuses. Aucune couleur n’est apparue lorsque Ian a passé la TEP. L’examen par IRM subsequent n’a révélé aucun signe de tumeurs au cerveau. Elles avaient disparu toutes les trois. Il a passé une tomodensitométrie en avril et en juillet. Les clichés ne montraient rien. Il n’avait plus de tumeurs. Toutes les traces de son cancer avaient disparu.

Durant un rendez-vous après les derniers clichés d’imagerie, le Dr Ong lui a appris que, au moment de leur première rencontre en  2013, les options d’immunothérapie ou cette chimiothérapie ciblée n’étaient pas disponibles. Quatre ans plus tard, grâce aux incroyables percées en immunothérapie, il y avait de l’espoir.

« Au cours des cinq dernières années, nous sommes passes de très médiocres options pour traiter les mélanomes à un grand nombre d’options efficaces. Cela s’explique par le développement de traitements contre le cancer, qui continue à être très rapide », dit le Dr Ong. « À L’Hôpital d’Ottawa, nous participons constamment à des essais cliniques qui changent la pratique. La norme de soins évolue sans cesse – comme elle se doit. Nous tentons toujours de repousser les limites des traitements contre le cancer. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en recherche en immunothérapie contre le cancer, tant pour la mise au point de nouveaux traitements que pour les traitements expérimentaux proposes aux patients. Soixante-neuf essais cliniques en immunothérapie contre le cancer sont en cours à l’Hôpital. Cinquante des patients du D Ong participant actuellement à de tels essais. Cependant, ils sont des centaines à prendre part à des essais cliniques actifs similaires à L’Hôpital d’Ottawa.

Les personnes atteintes d’un cancer de la peau avec presence de mélanome sont jeunes, âgées de 30 à 50 ans. Un mélanome avec des ganglions lymphatiques est très agressif. Historiquement, 50 % des patients connaîtraient une récidive et la propagation du mélanome. Cependant, les nouveaux traitements, dont l’immunothérapie, diminuent le risque de récidive de 43 à 53 %. À L’Hôpital d’Ottawa, de nombreux patients participant à une étude visant à établir si deux medicaments immunothérapeutiques fonctionnent mieux qu’un seul pour réduire advantage les risques de récidive

Grâce aux immunotherapies fructueuses, des patients comme Ian sont aux prises avec les problems des survivants : vivre sans le cancer.

Ian a constaté qu’il devait repenser à ce qu’il souhaitait faire. Il était en congé de maladie de la Police d’Ottawa depuis août 2017, lorsque son cancer est réapparu.

« Lorsqu’il a été question des examens provinciaux pour les services policiers, je me suis dit que j’allai les passer parce que j’avais un peu d’espoir, maintenant. J’ai passé l’examen pour devenir inspecteur, et je l’ai réussi », raconte Ian.

Grâce à l’immunothérapie, ce père de trois enfants a pu reprendre sa vie et peut maintenant songer à l’avenir et voir sa famille grandir. Il continuera aussi à lutter contre le crime.

L’Hôpital d’Ottawa effectue également de la recherche fondamentale et translationnelle en immunothérapie. Ainsi, le Dr Michele  Ardolino a récemment réalisé une percée dans la comprehension de l’immunothérapie, qui devrait permettre à cette approche d’être efficace chez un bien plus grand nombre de personnes atteintes du cancer.

Pour en savoir plus sur la recherche en immunothérapie,  cliquer ici.


Étant donné qu’il est démontré que la recherche est la meilleure façon d’améliorer les traitements et de trouver des remèdes contre le cancer et des maladies dévastatrices, L’Hôpital d’Ottawa amasse des fonds pour des essais cliniques

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La recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa

L’Hôpital d’Ottawa s’est taillé une renommée internationale comme chef de file en matière de recherche sur le cancer. Grâce à une expertise sans pareille, aux virus oncolytiques et à la révolution du processus des essais cliniques, nous transformons ce que nous savons sur le cancer et notre façon de le traiter.

Le problème

Lorsqu’on reçoit un diagnostic de cancer, le temps est essentiel. Chaque minute compte, et l’attente d’une chirurgie, d’un traitement ou que la vie reprenne son cours normal peut sembler interminable. Le temps est tout aussi essentiel dans le domaine de la recherche sur le cancer. Chaque jour, les scientifiques travaillent sur des thérapies nouvelles et meilleures; plus vite les patients pourront recevoir ces thérapies, meilleures seront leurs chances de guérison.

À L’Hôpital d’Ottawa, nos patients ont accès aux meilleurs médecins et traitements lorsqu’ils en ont le plus besoin. Notre recherche de pointe attire des experts de partout dans le monde pour travailler dans nos installations et nous aider à révolutionner chaque aspect des soins contre le cancer, en améliorant les traitements et en sauvant la vie de patients atteints de maladies qui auraient été incurables il y a seulement quelques années.

Au cours des 15 prochaines années, les Canadiens verront une augmentation de 40 % du nombre de diagnostics de cancer; près d’une personne sur deux sera atteinte du cancer dans sa vie. Compte tenu de notre capacité à créer des traitements fondés sur la recherche, jumelée à l’un des centres d’oncologie les mieux équipés au pays, nous sommes bien placés pour attaquer de front ce défi.

Notre vision

Nous sommes persuadés que le cancer peut être vaincu. Nos centres sur le cancer et la recherche ont été classés parmi les meilleurs au monde et d’ici, nous voyons des résultats qui semblaient impossibles à atteindre il y a une décennie. Ensemble, nos gens et nos installations ont créé un milieu propice à la connaissance pour les esprits les meilleurs et les plus brillants dans le domaine de la médecine au monde. Nous sommes convaincus que si nous maintenons le cap, le cancer sera vaincu.

Pourquoi L’Hôpital d’Ottawa

Nous sommes déjà l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au pays. Et nous ne sommes pas parvenus là en pensant petit et à court terme. Le plan était simple : recruter les esprits les meilleurs et les plus brillants en science et en soins de santé, les réunir sous un même toit, trouver des réponses aux plus grands défis dans le domaine des soins de santé. Et nous avions raison. Nos installations, nos chercheurs, nos professionnels médicaux et nos essais cliniques de renommée mondiale sont la crème de la crème, de sorte qu’ils attirent la crème de la crème. Nous avons déjà réalisé d’énormes percées et d’autres sont encore à venir. Le monde observe ce qui se passe à L’Hôpital d’Ottawa.

« À L’Hôpital d’Ottawa, nous participons constamment à des essais cliniques qui changent la pratique. La norme de soins évolue sans cesse – comme elle se doit. Nous tentons toujours de repousser les limites des traitements contre le cancer. » – Dr Michael Ong

Nos réussites en matière de recherche

Dr. John Bell in his research lab

2000: Le Dr John Bell découvre qu’un virus, baptisé VSV, ou virus de la stomatite vésiculaire, peut tuer les cellules cancéreuses sans nuire aux cellules normales. En 2011, son groupe publie une étude phare dans la prestigieuse revue scientifique Nature pour montrer les résultats de son premier essai clinique mondial fondé sur cette découverte.

Dr. Rebecca Auer

2017: Le vaccin personnalisé de la Dre Rebecca Auer conçu au moyen de cellules cancéreuses infectées par un virus oncolytique guérit un cancer abdominal dans des modèles animaux. La Dre Auer prépare un essai clinique fondé sur ces constatations.

Dr. Caroline Ilkow

2018: La Dre Carolina Ilkow et son équipe ont d’abord démontré que les cellules cancéreuses combattent les virus au moyen d’une approche unique. Son équipe a ensuite mis au point un virus qui bloque ce mécanisme défensif. Ce virus éliminant très efficacement des cellules cancéreuses normalement résistantes, cela pourrait se traduire par des immunothérapies améliorées ayant un spectre d’efficacité plus vaste.

Votre impact

L’impact que peut avoir une personne sur l’avenir des soins de santé est immense. L’impact que peut avoir un groupe de leaders communautaires qui partagent la même vision est sans limites. Grâce au soutien des donateurs, nous avons bâti l’un des centres régionaux de traitement du cancer les plus grands et les plus occupés du pays. Nous possédons l’une des seules installations de production de virus oncolytiques qui entraînent des virus modifiés à tuer les cellules cancéreuses. Nous disposons de la technologie comme le système CyberKnife qui permet d’effectuer des opérations d’un jour non effractives sur des tumeurs cérébrales auparavant inopérables et souvent mortelles. Notre centre de santé du sein ultramoderne est doté de machines diagnostiques dédiées pour accélérer le processus de traitement, éliminer les retards accumulés et aider plus de gens à retrouver une vie en santé. Ce ne sont que quelques exemples de la façon dont les donateurs ont changé le visage des soins de santé. Nous nous spécialisons dans la mise en contact de donateurs qui veulent aider avec les personnes qui ont le plus besoin de leur aide.

La recherche pour améliorer les soins aux patients

Dr. Dean Fergusson

2014: Les Drs Dean Fergusson et Mark Clemons lancent le programme de calibre Mondial Repenser les essais cliniques (REaCT), qui permet d’évaluer rapidement les traitements contre le cancer disponibles et de simplifier l’inscription aux essais cliniques. Avant REaCT, le taux d’inscription des patients était inférieur à trots %, alors qu’il dépasse maintenant 90 %. Avant la fin de 2017, ce programme avait donné lieu à l’inscription à des essais cliniques de plus de patientes atteintes du cancer du sein que tous les autres essais combinés au Canada.

Dr. Glen Goss

2016: Le Dr Glen Goss dirige un essai clinique international qui révèle que 70 % des patients atteints d’un certain type de cancer du poumon réagissent à un nouveau traitement ciblé. Celui-ci est maintenant un traitement standard au Canada.

Dr. Natasha Kekre

2018: La Dre Natasha Kekre mène la charge pour que L’Hôpital d’Ottawa adopte une version canadienne de l’immunothérapie utilisant les cellules T à CAR. Il a été démontré que ce traitement révolutionnaire, qui consiste à retirer des cellules T d’un patient et à les modifier en laboratoire afin qu’elles s’attaquent aux cellules cancéreuses, élimine complètement certains cancers du sang pédiatriques avancés. L’Hôpital d’Ottawa est le seul endroit au Canada qui fabrique de telles cellules, et l’un des premiers à participer aux essais cliniques de ce traitement.

Appuyez les soins aux patients et la recherche à L’Hôpital d’Ottawa.

Laissez-vous inspirer

Un don inspiré représente plus qu’un simple don pour la recherche sur les reins
Lorsque les reins de Phil Downey cessent de fonctionner, sa conjointe Gail, ses trois enfants adultes et ses deux beaux-enfants se portent volontaires pour lui donner un rein. Deux générations sont si inspirées par les soins reçus par Phil qu’elles font un don pour la recherche sur les reins à L’Hôpital d’Ottawa.
La Médaille du Gouverneur général décernée à un bénévole extraordinaire
Le bénévolat extraordinaire de Mike Baine pour La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa lui a valu la médaille du Gouverneur général.
De patient à bénévole – « une petite conversation pourrait faire un grand changement »
Deux bénévoles ont emmené Fran Cosper prendre un café alors qu’il était un des patients du Centre de réadaptation de L’Hôpital d’Ottawa et cela l’a inspiré à offrir son temps comme bénévole lorsque son état le lui permet.

Le traitement par les cellules CAR-T‒un nouvel espoir quand les traitements traditionnels du cancer échouent

Lorsque s a leucémie a récidivé après  un e greffe de moelle osseuse,  Stefany Dupont faisait face à un  pronostic désastreux. Cependant,  elle était admissible à une immunothérapie novatrice qui utilise des cellules CAR-T, ce qui en fin de compte lui a sauvé la vie. Des médecins de L’Hôpital d’Ottawa planifient des essais cliniques sur les cellules CAR-T pour aider d’autres patients atteints de cancers du sang à avoir de meilleures chances de survie.

Les symptômes de leucémie de Stefany Dupont ont disparu. Sa maladie est entrée en complète rémission grâce à un traitement révolutionnaire par les cellules CAR-T. Ce traitement a un taux de succès tellement élevé chez les patients atteints d’un cancer du sang que L’Hôpital d’Ottawa met au point son propre programme et ses propres essais cliniques sur les cellules CAR-T. L’hôpital joue un rôle de chef de file à l’échelle nationale pour cette approche du traitement par les cellules CAR-T « faite au Canada ».

Stefany a reçu son premier diagnostic de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) à l’âge de 13  ans. Les enfants atteints de leucémie sont soumis à un protocole de chimiothérapie strict qui guérit efficacement plus de 90 % des patients. Malheureusement, ce n’était pas le cas pour Stefany.

Cela faisait cinq ans qu’elle était en rémission, mais en  2010, sa leucémie a récidivé. Elle était alors âgée de 18  ans, c’était une adulte, et elle a donc commencé à suivre son traitement à L’Hôpital d’Ottawa. Un protocole de chimiothérapie a été suivi, en octobre  2015, d’une greffe de cellules souches hématopoïétique provenant de la moelle osseuse. Stefany a toutefois eu une autre rechute un  an  et  demi plus tard. Les adultes atteints de leucémie qui rechutent après une greffe ont moins de 10 % de chances de survie.

« Stefany a eu la malchance de rechuter dans les deux  ans qui ont suivi la greffe », a déclaré la Dre  Jill  Fulcher , médecin de Stefany, spécialisée en hématologie maligne, et clinicienne-chercheuse à L’Hôpital d’Ottawa. « Mais sa leucémie est revenue avec une crise blastique, et Stefany était très malade. Le traitement palliatif était tout ce que nous avions à offrir aux patients atteints de LAL qui ont rechuté si tôt après la greffe. »

La Dre Jill Fulcher examine Stefany par stéthoscope.
L’hématologue, la Dre Jill Fulcher, confirme que Stefany Dupont est en rémission depuis plus d’un an après avoir reçu le traitement par les cellules CAR-T. Auparavant, Stephany avait une chance de survie de 10 à 20 %, pronostic qu’elle avait reçu avant le traitement par les cellules CAR-T.

La Dre  Fulcher et sa consœur, la Dre Natasha  Kekre, hématologue, scientifique adjointe à L’Hôpital d’Ottawa et professeure adjointe à l’Université d’Ottawa, savaient que des essais cliniques sur l’immunothérapie par les cellules CAR-T menés aux États-Unis montraient des résultats remarquables chez de nombreux enfants et adolescents atteints de leucémie et de cancers du sang en leur permettant une rémission durable.

Pour les patients, comme Stefany, qui sont extrêmement malades et qui n’ont plus de choix, le traitement par les cellules CAR-T offre de l’espoir, c’est pourquoi la Dre  Kekre dirige la mission d’introduire l’immunothérapie par les cellules CAR-T à L’Hôpital d’Ottawa. Santé  Canada approuvé la première version du traitement en septembre  2018. Dans le cadre d’un essai mené par une entreprise pharmaceutique, on a commencé à recruter des patients à l’hôpital à la fin de l’automne, et le premier patient a reçu le traitement en janvier, ce qui a fait de L’Hôpital d’Ottawa l’un des premiers hôpitaux au Canada à participer à ces essais.

Cependant, ce traitement n’était pas encore offert au Canada, où Stefany en avait besoin. Sa seule option à l’époque était d’essayer de participer à un essai clinique du traitement par les cellules CAR-T mené à l’Hôpital pour enfants de Philadelphie, qui connaissait un grand succès. L’essai clinique réalisé à l’hôpital acceptait encore des patients atteints de LAL jusqu’à l’âge de 25  ans. Stefany y était admissible.

Le traitement par les cellules CAR-T est un traitement relativement nouveau qui se sert des cellules immunitaires du patient lui-même, qu’on appelle cellules T, pour traiter son cancer du sang. Les cellules T jouent un rôle essentiel dans le système immunitaire. Elles détruisent les cellules anormales, comme les cellules infectées par les germes ou les cellules cancéreuses.

Ce traitement consiste à prélever du sang du patient dont on extrait les cellules T. Ces dernières sont ensuite génétiquement modifiées à l’aide de virus inactifs afin de produire des molécules synthétiques à leur surface qu’on appelle récepteur de l’antigène chimérique, ou CAR. Pendant plusieurs semaines, ces cellules T modifiées se multiplient en laboratoire en centaines de millions avant d’être réintroduites dans le sang du patient par transfusion. Les cellules CAR-T se multiplient ensuite dans le corps du patient, puis commencent à reconnaître et à tuer les cellules cancéreuses.

La Dre Natasha Kekre
La Dre  Natasha  Kekre, avec d’autres hôpitaux au Canada, travaille à la mise au point d’une approche « faite au Canada » pour le traitement du cancer par les cellules CAR-T. L’Hôpital d’Ottawa jouera un rôle de chef de file dans la fabrication et la fourniture de ce traitement expérimental au réseau national d’hôpitaux.

« Lors des essais antérieurs, nous avons observé des réponses spectaculaires chez les patients qui ont normalement un taux de survie à long terme de 10 à 20 % avec des traitements standard. Le taux de réponse à court terme avec les cellules CAR-T a été de 70 à 80 % », a déclaré la Dre  Kekre. « C’est pour cela que Stefany, qui souffrait d’une maladie qui ne disparaissait pas avec la chimiothérapie, a été orientée vers l’essai. »

« Le traitement par les cellules CAR-T est très prometteur, mais est encore très récent », a déclaré le D Harold  Atkins, un hématologue-chercheur qui travaille avec la Dre  Kekre à l’introduction des essais sur les cellules CAR-T à L’Hôpital d’Ottawa. « Il faut effectuer d’autres essais cliniques, notamment pour étudier les effets à long terme. »

Les données de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie sont très prometteuses. Des patients de cet hôpital sont en rémission cinq ans après avoir reçu le traitement. Il est à préciser que les patients qui sont encore en rémission complète à l’étape des six mois sont susceptibles de survivre longtemps.

Stefany a pu aller à Philadelphie et a eu une transfusion de cellules CAR-T en septembre  2017. Lors de son premier examen à trois mois, elle a subi une biopsie de moelle osseuse qui a révélé qu’elle était de nouveau en rémission. C’était une bonne nouvelle qui signifiait que le traitement fonctionnait.

Trois mois plus tard, après avoir eu la confirmation que tout était en ordre et que sa leucémie était en rémission, Stefany est partie faire un voyage bien mérité.

« Après le délai d’attente de six mois, je suis allée en Australie, du 10  janvier au 7  février  2018 », raconte Stefany. Elle a visité Sydney, Brisbane, Melbourne et fait de la plongée sous-marine à la Grande Barrière et du parapente au-dessus des rives de Byron  Bay. Cela a été une pause merveilleuse après le traitement intensif qu’elle avait subi.

« C’est un très bon signe que Stefany soit restée en rémission plus d’un an après le traitement par les cellules CAR-T  », a déclaré la Dre  Fulcher. « Sans ce traitement, elle ne serait certainement pas parmi nous aujourd’hui. »

Le traitement par les cellules CAR-T sera bientôt davantage disponible au Canada, car des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa travaillent en collaboration avec des collègues dans tout le pays pour mettre au point une approche « faite au Canada » pour le traitement par les cellules CAR-T. Cela permettra aux patients canadiens d’accéder aux cellules CAR-T grâce à la science et à l’expertise canadiennes.

« Nous sommes en train d’élaborer notre propre programme canadien relativement aux cellules CAR-T. Ces dernières seront légèrement différentes de celles générées aux États-Unis », a déclaré la Dre   Kekre. « Étant donné qu’elles sont considérées comme étant expérimentales, elles ne seront disponibles que dans le cadre d’un essai clinique. »

Agrandissement de cellules CAR-T
Les cellules CAR-T augment les taux de survie à court terme de 70 à 80 % chez les patients souffrant de leucémie et d’autres cancers du sang qui ne répondent pas aux méthodes de traitement standard.
Image d’un traitement par cellules CAR-T à l’échelle cellulaire

Cet essai vise à commencer à recruter des patients en  2019. Il sera ouvert à Ottawa et à Vancouver, avec différents éléments des cellules CAR-T produits pour l’essai à Ottawa et à Victoria.

Le traitement par les cellules CAR-T doit être fabriqué individuellement pour chaque patient, à partir des propres cellules du patient combinées avec de grandes quantités de virus très pur pour générer le gène CAR. Le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques, mis en place par le John  Bell, Ph. D., de L’Hôpital d’Ottawa, est le mieux placé pour mettre au point ce type de traitement, car il possède le système le plus avancé pour produire les virus de qualité clinique nécessaires pour créer des cellules CAR-T pour les essais cliniques. Il s’agit du seul établissement au Canada qui a la capacité de produire ce genre de virus.

« Grâce à notre installation de fabrication unique, notre expertise en matière d’essais cliniques et nos programmes de lutte contre le cancer et d’hématologie de niveau supérieur, L’Hôpital d’Ottawa est le mieux indiqué pour mettre au point la nouvelle génération de traitement par les cellules CAR-T », a déclaré Rebecca  Auer, directrice de la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa et professeure agrégée à l’Université d’Ottawa.

La Dre  Kekre a déclaré que les patients atteints de LAL, de lymphome et d’autres cancers du sang pourraient bénéficier de ce traitement. L’espoir est qu’un jour le traitement par les cellules CAR-T devienne aussi un traitement pour une variété de cancers, comme le cancer du sein et le cancer colorectal, dont les tumeurs sont solides. C’est grâce à des essais cliniques menés à L’Hôpital d’Ottawa que seront découverts des traitements innovateurs contre d’autres cancers.

*En anglais seulement

 

Des organismes comme BioCanRx et la Fondation canadienne pour l’innovation, ainsi que le gouvernement de l’Ontario ont appuyé la recherche sur le traitement par les cellules CAR-T que mènent L’Hôpital d’Ottawa et le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques, mais il faut des fonds plus importants pour que ce programme devienne réalité.


La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour financer les recherches sur le cancer tells que celles-ci, qui révolutionnent les soins que nous prodiguons aux patients

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Recherche en immunothérapie
Un scientifique découvre que d’autres cellules immunitaires pourraient donner lieu à d’autres options d’immunothérapie.

Des grains de platine implantés pour transformer les traitements avec le système CyberKnife

Des grains de platine conçus à Ottawa améliorent un système de traitement radiochirurgical qui est déjà extrêmement puissant et précis pour les tumeursde la tête, du cou et des organes, comme les poumons et le foie.

Les « grains » mesurent un millimètre sur trois  millimètres, sont du tiers de la taille d’un grain de riz et sont faits de platine. Créés par des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa, ces grains minuscules améliorent la précision du système robotique CyberKnife dans la détection et l’administration de doses précises de rayonnement aux tumeurs du cerveau et du corps.

Grain de riz et grain de platine au creux d’une main
Les grains de platine, qui mesurent un tiers de la taille d’un grain de riz, améliorent la précision des traitements au CyberKnife.

Le système CyberKnife utilise des rayons X et un logiciel de précision complexe pour suivre et concentrer le rayonnement directement sur la tumeur. Sa précision étant de moins d’un millimètre, il n’y a pratiquement pas de débordement vers les tissus sains. Les patients réagissent donc beaucoup mieux à ce traitement qu’à la radiothérapie traditionnelle, qui cible une plus grande surface.

« Puisque le système CyberKnife administre une dose élevée, il est considéré comme similaire à la chirurgie sans scalpel. Il n’y a donc aucune perte de sang, aucune douleur, aucun séjour aux soins intensifs, ni aucun temps de récupération », dit le D Vimoj Nair, l’un des radio-oncologues formés pour prescrire des traitements au CyberKnife.

90 % des traitements au CyberKnife sont destinés aux tumeurs cérébrales malignes ou bénignes, mais le système de guidage d’images du CyberKnife peut aussi traiter les tumeurs d’organes constamment en mouvement, comme les poumons, les reins, la prostate et les ganglions lymphatiques. Il peut aligner avec précision le faisceau de rayonnement sur la tumeur même lorsqu’elle se déplace. Cependant, les radio-oncologues et les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa perfectionnent les techniques afin d’accroître encore les performances de cette technologie de pointe pour améliorer l’état de santé des patients. Ces techniques sont en train de changer la pratique de la radiochirurgie.

Le Dr Vimoj Nair
Le Dr Vimoj  Nair, radio-oncologue, affirme que les grains de platine rehaussent la précision de la radiochirurgie au CyberKnife.

« L’équipe de recherche du CyberKnife de L’Hôpital d’Ottawa a mis au point des grains de platine conçus à l’interne, qui sont compatibles avec l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et qui peuvent être implantés autour de la tumeur en mouvement », explique le D Nair, chercheur clinicien à L’Hôpital d’Ottawa et professeur adjoint à l’Université d’Ottawa. « La tumeur et les grains sont plus visibles à l’IRM et le logiciel CyberKnife peut détecter et suivre le mouvement de la tumeur à l’aide de ces grains. Le bras robotique du système CyberKnife s’adapte au mouvement de la cible pour traiter la tumeur avec plus de précision pendant que le patient respire normalement. »

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des premiers centres en Amérique du Nord à utiliser ces grains de platine. Dans le passé, les oncologues utilisaient de minuscules grains d’or, mais il était difficile de les voir dans les séquences d’IRM utilisées pour visualiser la tumeur. La planification du traitement était donc moins précise. Le D Janos Szanto, physicien médical, et le Dr Len Avruch, radiologiste (maintenant à la retraite), sont les premiers à s’être intéressés aux fils de platine (autrement destiné à la fabrication de bijoux), l’a coupé en petits morceaux, puis a soumis ces derniers à un processus de stérilisation pour s’assurer qu’ils pouvaient être implantés de façon appropriée dans le corps humain. Cela a fonctionné. Ces grains étaient visibles à l’œil nu, étaient plus visibles à l’IRM que les grains d’or et pouvaient être détectés par le système CyberKnife.

ulie Gratton en compagnie d’un patient près du robot CyberKnife
Julie Gratton, radiothérapeute, offre des traitements au CyberKnife depuis 2010.

« Cette technique nous permet de visualiser plus clairement notre cible et nos grains, ce qui nous permet d’utiliser au mieux l’imagerie de pointe et d’en améliorer la précision », affirme le D Nair, qui a qualifié cette découverte de recherche et d’application novatrices qui place L’Hôpital d’Ottawa très avantageusement sur le plan international.

Le D Nair a été le premier auteur de l’article de recherche publié sur les grains de platine. Selon lui, les chercheurs et les cliniciens partagent continuellement les techniques novatrices au CyberKnife qu’ils ont mises au point, comme celle-ci, lors de conférences et avec d’autres centres de santé du Canada et dans le monde. En septembre  2018, il a fait une présentation sur les pratiques de L’Hôpital d’Ottawa relatives aux utilisations cliniques du système CyberKnife lors d’une conférence en Inde.

*En anglais seulement:

« La tumeur et les grains sont plus visibles sur l’IRM et le logiciel CyberKnife peut détecter et suivre le mouvement de la tumeur à l’aide de ces grains. »

Apprenez-en davantage sur l’histoire du CyberKnife financé par la collectivité à L’Hôpital d’Ottawa.


L’Hôpital d’Ottawa offre des traitements avancés des tumeurs bénignes et malignes dans des endroits inopérables à l’aide d’une technologie de pointe pour obtenir les meilleurs résultats possible pour les patients.

D'autres histoires inspirantes

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De patient à bénévole – « une petite conversation pourrait faire un grand changement »
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Les grains radioactifs augmentent la précision chirurgicale pour les patientes atteintes du cancer du sein

Les tumeurs cancéreuses du sein trop petites pour être senties sont difficiles à trouver pour les chirurgiens durant l’opération. Pendant des années, on insérait un fil métallique inconfortable (connu sous le nom de harpon) dans le sein d’une femme pour localiser avec précision la tumeur. Aujourd’hui, un minuscule grain radioactif est implanté à sa place, ce qui rend plus facile pour les chirurgiens de trouver et d’exciser complètement la tumeur, et est plus confortable pour la patiente.

Lorsqu’une petite tumeur a été dépistée durant une mammographie de routine, on a offert à Rita  Nattkemper une option innovatrice pour en marquer l’endroit en vue de la chirurgie. Un grain radioactif, de la taille d’une tête d’épingle, a été injecté directement à l’intérieur de la tumeur dans son sein.

« Tout ce que j’ai à dire est que l’intervention pour implanter ce grain radioactif est sans douleur et que cela aide le médecin sur le plan de la précision », dit Rita. « Et lorsqu’il enlève la masse, il enlève aussi le grain en même temps. »

Pendant les 20  dernières années, lorsqu’une femme était atteinte d’une tumeur cancéreuse au sein trop petite pour être détectable au toucher ou vue lors de la chirurgie (appelée tumeur non palpable), on devait implanter un fil métallique (connu sous le nom de harpon) au site de la tumeur afin de marquer l’endroit de cette dernière pour le chirurgien. Le fil, qui dépassait du sein de la femme, devait être inséré le matin de la chirurgie. Puis la femme devait attendre sa chirurgie, dans des conditions inconfortables, avec le fil qui dépassait de son sein. Pour ajouter à l’inconfort, de nombreuses femmes devaient jeûner depuis la veille en préparation de la chirurgie, ce qui entraînait leur évanouissement dans la salle de radiologie à la vue du fil qui dépassait de leur sein.

Cette méthode posait d’autres problèmes.

« Parfois le fil avait bougé. Et parfois, en raison de l’endroit de la tumeur, le fil pouvait avoir dépassé ou ne pas avoir atteint la tumeur. En fin de compte, il y avait donc beaucoup de travail de devinette pour exciser convenablement une tumeur cancéreuse dans le sein », explique la Dre Carolyn  Nessim, chirurgienne oncologue et chercheuse clinique du Programme de thérapeutique anticancéreuse de L’Hôpital d’Ottawa.

La Dre  Nessim et d’autres chirurgiens oncologues spécialisés dans le cancer du sein désiraient trouver une meilleure option.

C’est là que les grains radioactifs sont entrés en jeu. Ils sont utilisés depuis de nombreuses années pour traiter le cancer de la prostate. De multiples grains sont implantés dans la prostate, où ils émettent des radiations et tuent le cancer. Une méthode a alors été mise au point pour les patientes atteintes de cancer du sein, méthode dans laquelle on utilise un grain radioactif pour marquer l’endroit exact de petites tumeurs cancéreuses dans le sein. À l’aide d’un mammogramme pour le guider, un radiologue place un grain, si minuscule qu’il peut être injecté en toute sécurité avec une aiguille, à l’intérieur de la tumeur. Ce grain émet une très faible quantité de radiation qui est repérée dans la salle d’opération grâce à un petit compteur Geiger portatif. Une fois que le morceau de tissu du sein contenant le grain radioactif est excisé, le grain est séparé du tissu et éliminé de façon appropriée, chaque grain étant comptabilisé.

Comprenant les avantages de cette méthode, L’Hôpital d’Ottawa a commencé un programme de localisation par grain radioactif en 2015. L’un des principaux avantages est que le grain peut être mis en place jusqu’à une semaine avant la chirurgie, ce qui rend ce jour-là plus facile pour les patientes. Une femme n’a pas à attendre son opération avec un fil qui lui sort du sein. Du point de vue logistique, il est plus facile d’organiser l’intervention des jours à l’avance et cela signifie une efficacité accrue dans la salle d’opération. La Dre Nessim a mené une étude comparative des grains aux fils métalliques, dont les résultats ont montré l’avantage des grains.

« Les résultats du programme de localisation par grain radioactif ont été uniformément excellents », déclare la Dre Erin  Cordeiro, chirurgienne oncologue spécialisée dans le cancer du sein et chercheuse clinique principale à L’Hôpital d’Ottawa. « Nous avons mené une étude qui nous a permis de conclure que les grains radioactifs sont plus rentables et diminuent le temps d’attente des patientes le jour de la chirurgie comparativement aux fils métalliques. Et l’expérience des patientes a également été merveilleuse. Les patientes sont très en faveur de cette méthode. »

Rita est bien d’accord. Elle dit que la chirurgienne et la radiologue lui ont toutes deux expliqué la méthode et l’ont rassurée à son sujet.

« J’ai ressenti un petit pincement et c’est tout », a déclaré Rita immédiatement après l’insertion. « Et la radiologue avait l’écran tourné vers moi, de sorte que je pouvais voir où elle insérait l’aiguille et laissait le grain. Cela a été très facile, très rapide et sans douleur. »

Selon la Dre  Cordeiro, les femmes sont souvent préoccupées par la radioactivité du grain, mais le personnel les rassure en leur disant que l’intervention est complètement sûre. La quantité de radiation qui est émise durant la semaine pendant laquelle le grain est implanté est moins importante que lorsqu’on subit deux mammographies.

« Une femme peut continuer à serrer ses enfants dans ses bras et faire tout ce qu’elle ferait normalement dans la vie », dit la Dre  Cordeiro. « Il n’y a aucune inquiétude à ce sujet. C’est une intervention extrêmement sûre. La grande majorité des femmes n’ont aucune inquiétude. »

Vidéo en anglais seulement

Au cours de la dernière année, 355  interventions avec grain radioactif ont été effectuées à L’Hôpital d’Ottawa. Seules deux patientes ont refusé les grains et opté pour le fil métallique traditionnel à la place.

En raison de l’élément radioactif du programme, des lignes directrices strictes ont accompagné la mise en place de ce programme. La participation d’une équipe multidisciplinaire composée d’experts en médecine nucléaire et en radioprotection, de radiologues, de pathologistes, de chirurgiens, de techniciens et d’infirmières a été requise. Les membres clés de l’équipe dirigée par la Dre  Nessim sont allés à la clinique Mayo à Rochester, dans l’État de New York, afin d’apprendre comment mettre en œuvre le programme. Ils ont ensuite tenu 15 séances de formation pour le personnel à L’Hôpital d’Ottawa. Le programme de localisation par grain radioactif fonctionne maintenant comme « un mécanisme bien huilé » affirme la Dre  Nessim.

L’Hôpital d’Ottawa a été le troisième centre au Canada à avoir un programme de localisation par grain radioactif, et est un chef de file dans ce domaine. D’autres centres de santé dans le pays adoptent maintenant un tel programme et se tournent vers L’Hôpital d’Ottawa pour obtenir des conseils afin de le mettre en œuvre avec succès.


« Nous avons mené une étude qui nous a permis de conclure que les grains radioactifs sont plus rentables et diminuent le temps d’attente des patientes le jour de la chirurgie comparativement aux fils métalliques. »

— la Dre  Erin  Cordeiro

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