VAINCRE LE CANCER UN PAS À LA FOIS

Faire confiance à son instinct mène à un diagnostic de cancer rare

Au premier signe que quelque chose n’allait pas, Kevin s’est dit qu’il allait simplement attendre de voir ce qui allait se passer : cet unique symptôme allait peut-être disparaître. Au milieu de la nuit, toutefois, il s’est senti obligé d’appeler son médecin et de lui laisser un message. Des tests ont révélé plus tard que Kevin avait un mélanome muqueux – une forme rare de cancer de la peau qui apparaît à l’intérieur du corps. Aujourd’hui, il encourage les autres à ne pas attendre lorsqu’il s’agit de leur propre santé.

La vidéo est uniquement disponible en anglais.


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

VAINCRE LE CANCER UN PAS À LA FOIS

Les personnes atteintes du cancer ne sont pas seules.

En 2019, Jennifer a reçu un diagnostic inattendu de cancer du sein. Ce fut comme si une vague l’avait littéralement engloutie, mais elle et sa famille ont lutté en symbiose. Les traitements ont inclus une chimiothérapie et une chirurgie. Même si elle sait que personne ne souhaite passer par ce chemin, elle veut que les autres personnes atteintes du cancer sachent qu’elles ne sont pas seules.

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VAINCRE LE CANCER UN PAS À LA FOIS

Une attitude exemplaire et de grands rêves

À l’aube de sa vie familiale, Matt, 29 ans, avait de grands rêves dans sa ligne de mire. Il a alors reçu la nouvelle que personne ne souhaite entendre : un diagnostic de cancer médullaire de la thyroïde. Sa femme et son bébé à ses côtés, Matt a conservé une « attitude exemplaire » tout au long des hauts et des bas de son cheminement contre le cancer.

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VAINCRE LE CANCER
UN PAS À LA FOIS

Vaincre le cancer un pas à la fois

À chaque diagnostic, le patient et sa famille sont confrontés à un avenir éprouvant et incertain. Voici des histoires de résilience et d’espoir.

À chaque diagnostic, le patient et sa famille sont confrontés à un avenir éprouvant et incertain. Voici des histoires de résilience et d’espoir.

Nous croyons qu’il est possible de vaincre le cancer. Notre inspiration provient des patients – nos voisins, collègues, amis et membres de la famille. Voici quelques-uns de leurs cheminements contre le cancer. Pour eux et tant d’autres, nous continuerons de découvrir et de mettre à l’essai de nouvelles façons d’éradiquer le cancer et d’insuffler de nouveaux espoirs pour que nous ayons tous un avenir plus radieux. 

Alyssa Tremblay – Un diagnostic de cancer du sein pendant sa deuxième grossesse

À l’âge de 22 ans, Alyssa a perdu sa mère de 53 ans à cause du cancer du seinPrès de 10 ans plus tard, une fois devenue mère à son tour, elle a appris qu’elle est porteuse du gène BRCA2. C’était le début d’un combat qu’Alyssa espérait n’avoir jamais à mener.

Kevin Freitas – Faire confiance à son instinct mène à un diagnostic de cancer rare

Au premier signe que quelque chose n’allait pas, Kevin s’est dit qu’il allait simplement attendre de voir ce qui allait se passer : cet unique symptôme allait peut-être disparaître. Au milieu de la nuit, toutefois, il s’est senti obligé d’appeler son médecin et de lui laisser un message. Des tests ont révélé plus tard que Kevin avait un mélanome muqueux – une forme rare de cancer de la peau qui apparaît à l’intérieur du corps. Aujourd’hui, il encourage les autres à ne pas attendre lorsqu’il s’agit de leur propre santé.

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Matt Zanutta – Une attitude exemplaire et de grands rêves

À l’aube de sa vie familiale, Matt, 29 ans, avait de grands rêves dans sa ligne de mire. Il a alors reçu la nouvelle que personne ne souhaite entendre : un diagnostic de cancer médullaire de la thyroïde. Sa femme et son bébé à ses côtés, Matt a conservé une « attitude exemplaire » tout au long des hauts et des bas de son cheminement contre le cancer.

Alyssa Tremblay – Un diagnostic de cancer du sein pendant sa deuxième grossesse

À l’âge de 22 ans, Alyssa a perdu sa mère de 53 ans à cause du cancer du sein. Près de 10 ans plus tard, une fois devenue mère à son tour, elle a appris qu’elle est porteuse du gène BRCA2. C’était le début d’un combat qu’Alyssa espérait n’avoir jamais à mener.

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Kevin Freitas – Faire confiance à son instinct mène à un diagnostic de cancer rare

Au premier signe que quelque chose n’allait pas, Kevin s’est dit qu’il allait simplement attendre de voir ce qui allait se passer : cet unique symptôme allait peut-être disparaître. Au milieu de la nuit, toutefois, il s’est senti obligé d’appeler son médecin et de lui laisser un message. Des tests ont révélé plus tard que Kevin avait un mélanome muqueux – une forme rare de cancer de la peau qui apparaît à l’intérieur du corps. Aujourd’hui, il encourage les autres à ne pas attendre lorsqu’il s’agit de leur propre santé.

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Matt Zanutta – Une attitude exemplaire et de grands rêves

À l’aube de sa vie familiale, Matt, 29 ans, avait de grands rêves dans sa ligne de mire. Il a alors reçu la nouvelle que personne ne souhaite entendre : un diagnostic de cancer médullaire de la thyroïde. Sa femme et son bébé à ses côtés, Matt a conservé une « attitude exemplaire » tout au long des hauts et des bas de son cheminement contre le cancer.

Donnez aujourd’hui pour que chaque patient atteint du cancer dans notre région puisse envisager l’avenir avec espoir.

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Robert Hurst – Regarde vers l’avenir. Avance. Combat le cancer à vélo.

« Regarde vers l’avenir. Avance. » Voilà la devise de Robert Hurst, et ce, peu importe les défis que la vie lui réserve. Vers la fin de 2017, Robert a appris qu’il avait une tumeur cancéreuse dans la bouche. Les traitements ont été longs, mais le cyclisme et la philanthropie l’ont aidé à cheminer vers le rétablissement.

Jennifer David – Les personnes atteintes du cancer ne sont pas seules.

En 2019, Jennifer a reçu un diagnostic inattendu de cancer du sein. Ce fut comme si une vague l’avait littéralement engloutie, mais elle et sa famille ont lutté en symbiose. Les traitements ont inclus une chimiothérapie et une chirurgie. Même si elle sait que personne ne souhaite passer par ce chemin, elle veut que les autres personnes atteintes du cancer sachent qu’elles ne sont pas seules.

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Janet Pigott – Deux formes de lymphome non hodgkinien en cinq ans

Le cheminement contre le cancer de Janet Pigott a commencé à Paris, en France, vers la fin de 2010. Alors âgée de 51 ans, elle profitait de vacances avec son mari lorsqu’elle a remarqué des nœuds lymphatiques enflés. Au début de 2011, Janet a reçu le diagnostic de lymphome non hodgkinien et, quatre ans plus tard, un autre diagnostic de cancer.

Robert Hurst – Regarde vers l’avenir. Avance. Combat le cancer à vélo.

« Regarde vers l’avenir. Avance. » Voilà la devise de Robert Hurst, et ce, peu importe les défis que la vie lui réserve. Vers la fin de 2017, Robert a appris qu’il avait une tumeur cancéreuse dans la bouche Les traitements ont été longs, mais le cyclisme et la philanthropie l’ont aidé à cheminer vers le rétablissement.

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Jennifer David – Les personnes atteintes du cancer ne sont pas seules.

En 2019, Jennifer a reçu un diagnostic inattendu de cancer du sein. Ce fut comme si une vague l’avait littéralement engloutie, mais elle et sa famille ont lutté en symbiose. Les traitements ont inclus une chimiothérapie et une chirurgie. Même si elle sait que personne ne souhaite passer par ce chemin, elle veut que les autres personnes atteintes du cancer sachent qu’elles ne sont pas seules.

Janet Pigott – Deux formes de lymphome non hodgkinien en cinq ans

Le cheminement contre le cancer de Janet Pigott a commencé à Paris, en France, vers la fin de 2010. Alors âgée de 51 ans, elle profitait de vacances avec son mari lorsqu’elle a remarqué des nœuds lymphatiques enflés. Au début de 2011, Janet a reçu le diagnostic de lymphome non hodgkinien et, quatre ans plus tard, un autre diagnostic de cancer.

Le cancer est une maladie qui nous touche tous d’une façon ou d’une autre.

C’est pourquoi L’Hôpital d’Ottawa repousse les frontières des soins traditionnels et réalise des percées critiques en recherche en cancérologie de façons qui étaient impossibles il y a une décennie.

Nous traitons des personnes atteintes du cancer provenant de Deep River, de Hawkesbury, de Cornwall et même d’aussi loin que le Nunavut.

Notre équipe collaborative de médecins, d’infirmières, de chercheurs et d’autres professionnels de la santé met à profit ses compétences collectives pour trouver les plus récentes options de traitement et améliorer la qualité de vie des personnes atteintes du cancer.

Le cancer est une maladie qui nous touche tous d’une façon ou d’une autre.

C’est pourquoi L’Hôpital d’Ottawa repousse les frontières des soins traditionnels et réalise des percées critiques en recherche en cancérologie de façons qui étaient impossibles il y a une décennie. 

Nous traitons des personnes atteintes du cancer provenant de Deep River, de Hawkesbury, de Cornwall et même d’aussi loin que le Nunavut. 

Notre équipe collaborative de médecins, d’infirmières, de chercheurs et d’autres professionnels de la santé met à profit ses compétences collectives pour trouver les plus récentes options de traitement et améliorer la qualité de vie des personnes atteintes du cancer. 

VAINCRE LE CANCER UN PAS À LA FOIS

Un diagnostic de cancer du sein pendant sa deuxième grossesse

À l’âge de 22 ans, Alyssa Tremblay a perdu sa mère de 53 ans à cause du cancer du sein 13 ans après le diagnostic initial.

Alyssa a débuté le dépistage proactif à 26 ans après avoir découvert une bosse dans un sein qui s’est révélée être un fibrome. Après cette expérience et la naissance de sa propre fille, Gabrielle, elle a décidé de passer le test génétique afin de découvrir si elle courait un risque élevé d’avoir le cancer du sein.

La jeune maman alors âgée de 31 ans a appris très rapidement qu’elle était porteuse du gène BRCA2 , ce qui a fait naître un tourbillon d’émotions. « J’ai ressenti un choc, mais j’étais en même temps soulagée parce que je savais que j’avais le gène et que je pouvais maintenant commencer à prendre des précautions pour écarter la possibilité d’avoir le cancer du sein », explique Alyssa.

Maintenant que la présence du gène BRCA2 était confirmée, Alyssa voulait prendre les mesures nécessaires, mais elle et son mari Mathieu voulaient avoir un deuxième enfant. Elle a donc décidé de reporter quelque peu ces mesures.

Un an plus tard à peine, la maladie redoutée faisait son apparition. Alyssa a passé une échographie et une mammographie en novembre 2020 qui ont révélé la présence d’une tumeur au sein droit. « Je suis devenue anxieuse et craintive de ne plus être là pour ma fille et mon mari. Mes pensées se sont mises à se bousculer dans ma tête. »

Elle a appris que la tumeur était cancéreuse grâce à une biopsie à la fin du même mois, soit trois jours après la découverte qu’elle était enceinte. « J’ai eu peur pour mon bébé chaque jour », confie Alyssa.

En janvier, une mastectomie a permis de déterminer que les cellules cancéreuses s’étaient propagées aux nœuds lymphatiques. Ceux-ci ont donc aussi été retirés. Alyssa a ensuite rencontré le Dr Mark Clemons , oncologue médical, parce qu’elle avait besoin d’une chimiothérapie – un traitement qu’elle croyait impossible en pleine grossesse. Le Dr Clemons lui a toutefois donné espoir : « Il a été tellement rassurant quand il m’a dit qu’il allait nous sauver tous les deux, mon bébé et moi », ajoute Alyssa.

Ces mots sont restés gravés dans sa mémoire au fil des traitements et des mois pendant que son bébé grandissait en elle. Le 29 juillet 2021, la petite Audrée est née par césarienne – forte et en santé – et Gabrielle est devenue une grande sœur.

Le lendemain, Alyssa et son mari ont retenu leur souffle en attendant les résultats de l’examen d’imagerie médicale qui ne pouvait être fait qu’après la naissance du bébé. Bonne nouvelle: il n’y avait plus de cellule cancéreuse parce qu’il n’y avait pas eu de métastase. Alyssa s’est remise de sa césarienne, puis elle a reçu 15 séances de radiothérapie et a entamé une ménopause précoce pour veiller à ce qu’elle voit ses filles grandir.

« Grâce aux progrès de la médecine et aux précautions prises par mon équipe de soins à L’Hôpital d’Ottawa, mon mari et moi avons bon espoir de voir nos filles terminer leurs études, se marier et avoir leurs propres enfants un jour. Nous planifions notre avenir. »

Alyssa Tremblay


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VAINCRE LE CANCER UN PAS À LA FOIS

Un diagnostic de cancer à l’âge d’or n’empêche pas cet athlète de compétitionner

À 78 ans, Samuel Lawrence possède toujours des capacités d’athlète, même après un diagnostic tout à fait imprévu.

En octobre 2018, un bilan annuel auprès de son médecin de famille a permis de faire un constat : il avait très peu de globules rouges. Ce fut une surprise totale pour sa famille et lui. « Je ne présentais aucun signe physique de maladie. Je me sentais en pleine forme au quotidien », affirme Samuel.

Aiguillé vers L’Hôpital d’Ottawa pour passer une biopsie osseuse afin de cerner la cause de cette faible numération de globules rouges, Samuel a reçu un choc à l’arrivée du résultat : il avait le syndrome myélodysplasique . Sa moelle osseuse ne produisait plus assez de cellules sanguines matures saines.

Le traitement a débuté peu après. Samuel est allé à l’Unité de médecine d’un jour toutes les six semaines pour recevoir deux injections. « Les injections régulières m’ont vraiment épuisé. Il me fallait environ une semaine pour me rétablir de chaque traitement et retrouver mon énergie. Le médicament aidait à maintenir le nombre de globules rouges, mais il n’était pas un remède. »

À l’été 2021, sa numération de globules a chuté de nouveau. Ses médecins sont repartis à la recherche de la cause et Samuel a pris conscience que son problème médical était compliqué et imprévisible.

Samuel est reconnaissant envers l’équipe de soins qui l’a aidé à se remettre de chaque traitement. « Le personnel de L’Hôpital d’Ottawa est formidable. Celui de l’Unité de médecine d’un jour est incroyable. Les infirmières qui ont pris soin de moi toutes les six semaines sont mes anges gardiens. Ces personnes merveilleuses m’ont offert d’excellents soins. »

Ces excellents soins ont aidé Samuel à atteindre un objectif important à l’été 2021 en javelot et en saut en hauteur lors d’un championnat des maîtres à Toronto en Ontario. Samuel se rappelle avoir demandé timidement à son hématologue, la Dre Grace Christou, s’il pouvait y participer. « Elle a bondi de sa chaise et m’a dit de foncer avec ardeur! »

Il s’est entraîné pendant l’été dans les installations d’athlétisme Terry Fox et a compétitionné à la mi-août 2021. Mes médecins ont modifié son traitement pour l’aider à performer. Samuel a décroché une médaille en javelot et en saut en hauteur.

Samuel ne reçoit plus d’injection maintenant. Elles étaient devenues trop difficiles pour lui. Il a décidé de cesser les traitements. Son état continue de se détériorer, mais il n’a pas de douleur et conserve un bon moral. Sa famille et lui sont reconnaissants pour les soins reçus. « Je n’aurais pas pu avoir une meilleure équipe pour me traiter et j’ai la chance de recevoir des soins au Canada. » Il est aussi reconnaissant envers les héros dans l’ombre – ces généreuses personnes qui donnent régulièrement du sang pour aider des patients comme lui.

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Regarde vers l’avenir. Avance. Combat le cancer à vélo.

Regarde vers l’avenir. Avance. Voilà la devise de Robert Hurst, et ce, peu importe les défis que la vie lui réserve.

Contraint de prendre une retraite anticipée de la Marine canadienne après avoir subi des blessures importantes lors d’un accident de vélo, Robert a déménagé à Ottawa en 2007 et a entamé une nouvelle carrière dans le secteur des technologies. C’est toutefois seulement en 2015 qu’il a surmonté sa peur du vélo. En fait, le vélo a joué un rôle essentiel pour l’aider à surmonter le nouveau défi en matière de santé qui allait bientôt se présenter.

Il a appris qu’il avait une tumeur cancéreuse dans la joue droite à la fin de 2017. Moins de trois mois plus tard, il est passé sous le bistouri pour faire retirer la tumeur qui avait alors triplé de volume. « Elle était passée de la taille d’une bille à celle d’un œuf de merle », précise Robert.

Le rétablissement après la chirurgie a été plus éprouvant que Robert l’avait anticipé. Dès qu’il a été prêt, il a entamé une radiothérapie. Ce fut une période difficile et parfois douloureuse, mais il remercie l’équipe du Centre de cancérologie de l’avoir guidé tout au long de chaque traitement. « Les diététistes, les physiothérapeutes et les psychologues : je leur ai tous parlé. C’était comme si j’avais un petit groupe familial à l’hôpital. Ils m’ont vraiment aidé à surmonter les principales étapes de la radiothérapie. Il y a eu des moments où je ne pouvais pas manger d’aliments solides parce que j’avais l’impression d’avaler des lames de rasoir. »

Après 30 séances de radiothérapie durant 90 minutes cinq jours par semaine, Robert a terminé son traitement, mais pas son cheminement. Les rayonnements ont détruit des tissus osseux dans sa mâchoire inférieure et supérieure droite. Il a été opéré en mai 2021 pour faire retirer trois dents mortes, mais l’os tardait à guérir. Robert a donc commencé un traitement régulier à l’Unité de médecine hyperbare pour stimuler la guérison des gencives. Il a reçu 116 traitements en tout, dont 30 dans notre hôpital, pour freiner une infection dans les os de sa mâchoire. Il est suivi par un de nos chirurgien-dentiste parce qu’il a toujours l’os exposé à l’arrière de la mâchoire inférieure. « C’est là que le vélo entre en jeu », ajoute rapidement Robert.

Malgré tout ce que son corps avait subi, Robert a misé sur son amour du vélo pour se remuscler. « Avant la radiothérapie, j’étais en très bonne forme. Deux mois après le traitement, je n’avais plus de muscles. » C’est à ce moment qu’il a décidé de reprendre le contrôle de son corps. « J’ai acheté un appareil d’entraînement intérieur, je me suis fixé un objectif et, en août 2019, j’ai fait une randonnée à vélo de 190 km. »

Il a depuis parcouru des centaines de kilomètres pour différentes causes, notamment LE DÉFI, une ancienne activité de financement à vélo au profit de L’Hôpital d’Ottawa.

Aujourd’hui, à 50 ans, Robert est libéré du cancer. Il a toutefois un précurseur du cancer appelé lichen plan qui touche aujourd’hui sa bouche. Il est donc suivi de près par son équipe du Centre de cancérologie tous les trois mois.

Il espère que sa devise fera mouche auprès d’autres patients confrontés à cette maladie. « Regarde vers l’avenir. Avance. Ce qui est fait est fait. Écoute tes médecins au Centre de cancérologie. Ils t’aideront à progresser. Tu ne peux pas guérir si tu ne te fixes pas d’objectifs positifs, car c’est le nerf de la guerre. »

Il continue d’ailleurs à se fixer des objectifs. « J’ai de gros projets pour l’été prochain. Je me rendrai au Kansas en juin pour faire une course de 321 km sur routes de gravier qui est réputée à l’échelle mondiale. J’ai aussi reçu l’autorisation de faire le trajet Vancouver-Halifax à vélo en août. » Robert maintient le regard vers l’avenir.

« Les diététistes, les physiothérapeutes et les psychologues : je leur ai tous parlé. C’était comme si j’avais un petit groupe familial à l’hôpital. Ils m’ont vraiment aidé à surmonter les principales étapes de la radiothérapie. »

Robert Hurst

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Deux formes de lymphome non hodgkinien en cinq ans

Le cheminement contre le cancer de Janet Pigott a commencé à Paris, en France, vers la fin de 2010. Alors âgée de 51 ans, elle profitait de vacances avec son mari lorsqu’elle a remarqué des nœuds lymphatiques enflés. Comme elle n’avait pas de problème de santé, elle ne s’en est pas trop inquiétée, mais elle a consulté son médecin de famille à son retour chez elle.

Au début de 2011, Janet a reçu le diagnostic de lymphome non hodgkinien, plus particulièrement de lymphome folliculaire , une forme qui se développe habituellement lentement. Dès la fin de 2011, toutefois, le cancer avait atteint un stade qui nécessitait un plan de traitement. C’est ce que fit la Dre Isabelle Bence-Bruckler, hématologue.

Janet a alors saisi la possibilité de participer à un essai clinique qui comportait une immunothérapie et une chimiothérapie. « C’était formidable de participer à un projet susceptible de mener à des traitements contre le cancer moins toxiques, plus tolérables et moins douloureux que les soins traditionnels », confie Janet.

En mars 2014, après la fin de ses traitements, Janet a décidé de célébrer, car son cancer était en rémission. Peu après, en début 2015, elle a décidé de prendre sa retraite du Conseil des arts du Canada. Elle était prête à passer davantage de temps avec sa famille, dont sa mère âgée et ses trois enfants maintenant adultes. Elle a toutefois remarqué des lésions sur sa peau au cours de l’été suivant. Le répit a été de courte durée.

Elle a alors consulté la Dre Melanie Pratt, dermatologue, qui lui a fait passer une multitude d’examens. Tous les résultats étaient négatifs, mais les symptômes persistaient.

Il s’est écoulé trois ans avant que des biopsies permettent de poser un diagnostic. Janet remercie la Dre Pratt de sa persévérance pour révéler que ces mystérieuses lésions étaient une autre forme de lymphome non hodgkinien appelé lymphome T cutané.

Un médicament a permis d’éliminer la majorité des lésions sur le corps de Janet, mais l’une d’entre elles s’est aggravée jusqu’au point de nécessiter une radiothérapie. Elle a subi cinq séances de radiothérapie et le traitement a été déclaré un succès en janvier 2021. « On m’a dit que j’allais toujours avoir ce type de cancer, mais qu’il est traité comme une maladie chronique. »

Après plus d’une décennie de visites à l’Hôpital en raison de ces deux formes de lymphome, Janet est reconnaissante pour l’attention et les soins exceptionnels qu’elle a reçus. Elle a été témoin des efforts exceptionnels déployés par le personnel pour s’assurer que chaque patient est traité avec bienveillance. En fait, il y a eu un moment par une froide journée de janvier qu’elle n’est pas près d’oublier. « J’avais un rendez-vous tôt le matin et j’étais fatiguée parce que je recevais une chimio. Assise sur un banc de la salle d’attente, j’ai baissé la tête. Un membre de l’équipe est venu me voir et m’a enveloppée d’une couverture chauffante. Ce moment a été vraiment spécial », conclut Janet.

« C’était formidable de participer à un projet susceptible de mener à des traitements contre le cancer moins toxiques, plus tolérables et moins douloureux. »

Janet Pigott

Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Au moment d’apprendre pour la troisième fois en dix ans qu’un lymphome menaçait sa vie, Owen Snider croyait avoir épuisé ses options. Or, un nouveau traitement révolutionnaire à base de cellules CAR-T lui a redonné espoir. L’Hôpital d’Ottawa recrutait justement des patients à l’essai clinique d’une approche avant-gardiste uniquement canadienne. Il devait toutefois y être admissible.

En 2010, Owen amorçait la soixantaine lorsqu’il a reçu un diagnostic de lymphome à grandes cellules B. Il a alors suivi une chimiothérapie connue sous le nom de R CHOP, qui dure habituellement 18 semaines. « C’était un traitement rigoureux. Je m’en suis bien sorti et j’ai vécu six ans sans cancer. Le lymphome est toutefois revenu en 2016 », explique Owen.

Lorsque le cancer est réapparu, son équipe de soins à L’Hôpital d’Ottawa lui a recommandé une greffe de cellules souches. Cette année-là, il a suivi un programme intensif exigeant de fortes doses de chimiothérapie pour éliminer puis remplacer ses cellules souches au moyen d’une greffe. « C’est très éprouvant. Mais après deux ou trois mois à souhaiter ne plus être là, les choses se sont améliorées. J’ai ensuite passé quatre années de plus sans cancer. »

« Il m’a donné cinq ou six mois à vivre. Ma femme et moi étions abattus. »

— Owen Snider

Troisième récidive

Pendant ces quatre années, Owen a profité de sa retraite chez lui, dans une belle région boisée près de Calabogie, avec sa femme, Judith Snider. Puis s’est présenté son plus grand défi : une troisième récidive. Cette fois, le diagnostic est tombé en mai 2020, en plein cœur de la pandémie. « Mon oncologue m’a dit qu’ils avaient fait à peu près tout ce qu’il était possible de faire. Il m’a donné cinq ou six mois à vivre. Ma femme et moi étions abattus. Je me suis résigné à recevoir des soins palliatifs pour alléger ma souffrance pendant mes six derniers mois », ajoute Owen.

Judith and Owen Snider kayaking.

La semaine suivante, un appel de son oncologue lui propose une autre chance à la vie; l’essai clinique d’un traitement par cellules CAR-T venait de débuter à L’Hôpital d’Ottawa – une première au Canada. Il restait à vérifier si Owen répondait aux critères de participation. Pour le savoir, il passe le mois de juin 2020 à subir une multitude de tests et d’examens d’imagerie.

« Ce type de recherche en immunothérapie est extrêmement novateur et n’avait jamais été réalisé au Canada. »

– Dre Natasha Kekre

Quand Owen reçoit le feu vert en mi-juin, sa décision était déjà prise : « Soit je participais à l’essai, soit je restais allongé ici pendant des mois à attendre la fin. Qui aurait fait autrement à ma place? J’ai saisi l’occasion parce que chez nous, on voit toujours le verre à moitié plein ».

Traitement par cellules CAR-T

Le traitement par cellules CAR-T est une immunothérapie émergente qui tire parti de la puissance des lymphocytes T d’un patient – un type de cellules immunitaires – pour traiter son cancer. Les lymphocytes T jouent un rôle essentiel pour tuer les cellules qui sont anormales, infectées par des germes ou cancéreuses.  Ces dernières peuvent, comme dans le cas du lymphome ou de la leucémie, devenir invisibles pour les lymphocytes T. Le traitement consiste alors à prélever ces cellules CAR-T et à les reprogrammer en laboratoire de sorte qu’elles reconnaissent et détruisent les cellules cancéreuses

La Dre Natasha Kekre est hématologue et scientifique adjointe à L’Hôpital d’Ottawa. Elle dirige la conception de la première plateforme de recherche sur les cellules CAR-T au Canada en collaboration avec le centre de cancérologie de la Colombie Britannique. « Ce type de recherche en immunothérapie est extrêmement novateur et n’a jamais encore été réalisé au Canada. Le traitement utilise le système immunitaire du patient même. C’est de la médecine très personnalisée », précise la Dre Kekre.

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des premiers hôpitaux au Canada à participer à des essais CAR-T dirigés à l’échelle nationale. Étant l’un des plus importants centres de recherche et de traitement en santé au Canada, l’Hôpital est bien positionné pour jouer un rôle de premier plan pour doter les Canadiens d’un programme de recherche novateur sur le traitement par cellules CAR-T.

Effet « Pacman »

Vers la fin de juin 2020, Owen était prêt pour une aphérèse, intervention qui permet de prélever des lymphocytes T dans le sang. « Ils posent dans mon bras droit un cathéter intraveineux pour acheminer mon sang dans l’appareil d’aphérèse, d’où il ressort pour m’être injecté par un second cathéter dans mon bras gauche. L’appareil pompe le sang et en extrait les cellules avant de retourner le reste du sang dans mon corps. Je suis resté étendu pendant les trois ou quatre heures du processus. Sans bouger, je dois ajouter. »

« C’est un peu comme dans le jeu Pacman : les cellules modifiées se déploient dans la circulation sanguine et tuent les cellules cancéreuses. »

– Owen Snider

Ils ont ensuite envoyé les lymphocytes T à un laboratoire en Colombie-Britannique, où on les a reprogrammés et multipliés avant de les renvoyer à l’hôpital deux semaines plus tard. Les cellules sont administrées au patient par transfusion sanguine. « Ces cellules peuvent ensuite circuler pour trouver les cellules cancéreuses, les attaquer et les tuer. Elles stimulent aussi le système immunitaire afin qu’il passe à l’attaque et combatte le cancer », ajoute la Dre Kekre.

Le 2 juillet, Owen s’est fait poser un cathéter central inséré par voie périphérique, puis une chimiothérapie de trois jours. Quatre jours plus tard, il a reçu ses lymphocytes T reprogrammés, qui se sont mis au travail. « C’est un peu comme dans le jeu Pacman : les cellules modifiées se déploient dans la circulation sanguine et tuent les cellules cancéreuses. »

Ses lymphocytes T étaient programmés pour reconnaître et détruire précisément des cellules cancéreuses. Owen devait maintenant attendre qu’elles fassent leur travail.

Owen Snider

Le traitement allait-il fonctionner?

Un mois plus tard, Owen et Judith ont reçu des nouvelles exceptionnelles. « Lors de ma visite de suivi, je n’avais presque plus de cellules cancéreuses. L’examen d’imagerie a montré qu’il ne restait presque plus rien. J’étais stupéfait », confie-t-il.

Trois mois plus tard, Owen était « propre comme un sou neuf » comme il aime affirmer. Dix-huit mois plus tard, toujours aucune trace de lymphome.

Donner aux patients comme Owen un nouvel espoir pour l’avenir est ce qui inspire la Dre Kekre. « Pour la première fois depuis longtemps, Owen a senti que le lymphome pouvait véritablement disparaître. De nombreux examens d’imagerie semblent le confirmer. Je pense qu’il commence maintenant à y croire. C’est pour cette raison que je fais ce travail : d’autres patients qui ont épuisé leurs options pourraient bientôt avoir recours au traitement par cellules CAR-T. C’est ce qui s’est passé dans le cas d’Owen et c’est ce que nous espérons pour beaucoup d’autres patients », poursuit la Dre Kekre.

Prochaines étapes de l’essai clinique

La Dre Kekre et son équipe suivent tous les patients inscrits à l’essai et espèrent en publier les résultats en 2022. L’objectif est de fournir à Santé Canada la preuve que le traitement est sécuritaire. « Notre comité de surveillance de la sécurité des données et de l’essai n’a eu aucune inquiétude. Du point de vue de la sécurité, nous sommes donc très satisfaits de l’essai. C’est pourquoi il est toujours possible de s’y inscrire », affirme la Dre Kekre.

Caractère unique du traitement par cellules CAR-T de L’Hôpital d’Ottawa

Le traitement par cellules CAR-T doit être fabriqué à partir de cellules du patient et d’une grande quantité de virus extrêmement purs afin de livrer le gène pour le CAR, qui est un récepteur antigénique chimérique. Le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa est bien positionné pour fabriquer les virus de qualité clinique nécessaires pour créer des cellules CAR-T à des fins d’essais cliniques. En fait, nous avons la seule installation au Canada qui produit ce type de virus précisément à ces fins

On espère que ce traitement pourra un jour servir à combattre une variété de cancers. Selon la Dre Kekre, « nous avons reçu beaucoup d’attention du Danemark et quelques autres pays européens nous tendent la main. Ils adhèrent à un système de santé similaire au nôtre, où les patients ont tous le droit d’accéder aux soins. Si les lymphocytes CAR-T sont ici pour de bon, ils doivent être fabriqués selon une approche durable pour les patients. Globalement, ce n’est que le début, alors tout le monde nous observe pour savoir comment nous nous y prenons. »

« Sans la philanthropie, nous n’aurions ni le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques ni le Centre de méthodologie à L’Hôpital d’Ottawa. Nous ne serions pas en mesure de réaliser des essais cliniques novateurs comme celui-ci. »

– Dre Natasha Kekre

La plateforme de recherche sur les cellules CAR-T fabriquée au Canada permettra aux Canadiens d’avoir un meilleur accès à des essais cliniques novateurs. « Les Canadiens atteints du cancer ne devraient pas devoir attendre que la recherche soit effectuée ailleurs. Ils devraient pouvoir participer à des essais cliniques novateurs ici, chez eux », précise la Dre Kekre.

Apprécier chaque jour et soutenir la recherche

Aujourd’hui, Owen a une bonne qualité de vie grâce à l’essai clinique. Il se sent fort et attend avec impatience le jour où Judith et lui pourront à nouveau voyager. Ils sont reconnaissants pour la recherche qui sauve des vies. « Ce fut un honneur et un privilège d’être choisi pour l’essai. »

Il rend également hommage à l’extraordinaire équipe de soins et se rappelle avec émotions des moments privilégiés lors de ses visites à l’hôpital. « Je me suis toujours senti si bien accueilli. Je suis ressorti de chaque rencontre encouragé. L’équipe du 5 Ouest est merveilleuse. J’ai eu l’occasion d’y retourner ce printemps et ce fut de si belles retrouvailles. »

Owen donne depuis longtemps à L’Hôpital d’Ottawa, et il soutient encore davantage la philanthropie depuis qu’il a constaté son rôle important dans la concrétisation de l’essai clinique qui l’a sauvé. « Le financement de base des hôpitaux ne suffit pas pour propulser les réalisations novatrices et avant-gardistes ni pour acheter certains équipements hautement spécialisés. C’est là que chaque don fait la différence. »

Owen and Judith Snider. Owen was accepted into a made-in-Canada CAR-T therapy clinical trial at The Ottawa Hospital to treat his lymphoma.
Owen et Judith Snider.

La philanthropie permet d’amorcer des essais cliniques de ce type et peut contribuer à les faire progresser. « Sans la générosité de la collectivité, nous n’aurions ni le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques ni le Centre de méthodologie à L’Hôpital d’Ottawa, estime la Dre Kekre. Nous ne pourrions pas réaliser des essais cliniques novateurs comme celui-ci. Nous avons besoin de ce type de recherche pour que tous les Canadiens puissent bénéficier de ces traitements. Sans la philanthropie, nous n’y arriverions jamais. »

Owen souhaite transmettre un message simple à la Dre Kekre et à son équipe pour leurs efforts collectifs qui donnent de l’espoir aux patients. « Merci. Vous avez créé un programme remarquable. »

Quelques mots sur le programme de recherche CLIC

Le programme de recherche CLIC, établi en 2016, réunit chercheurs, cliniciens et patients de l’ensemble du Canada afin de bâtir une expertise et une capacité canadienne qui nous permettra d’innover dans le domaine prometteur de l’immunothérapie cellulaire contre le cancer, y compris en thérapie par lymphocytes T à CAR. Le premier essai clinique (CLICL-01) a été lancé en 2019 à L’Hôpital d’Ottawa et à BC Cancer avec le soutien de BioCanRx, de BC Cancer, de la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa et de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer. Les principales installations et ressources qui appuient le programme CLIC incluent le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa, le laboratoire d’immunothérapie familiale Conconi de BC Cancer, le Centre de méthodologie d’Ottawa et le Groupe de recherche translationnelle Blueprint. Les chercheurs mobilisés dans le programme CLIC incluent les Drs Natasha Kekre, Harold Atkins, Kevin Hay et Manoj Lalu, ainsi que les scientifiques John Bell, Rob Holt, Brad Nelson, John Webb, Kednapa Thavorn, Dean Fergusson, Justin Presseau et and Jen Quizi.


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

John Bookalam a vécu la plupart de sa vie à Goose Bay au Labrador, où il carbure véritablement au plein air. Il adore partir à l’aventure, notamment à vélo et à skis dans d’autres pays. Ce conseiller en orientation chérit encore davantage ces moments depuis qu’il a eu besoin d’une neurochirurgie tout à fait imprévue à L’Hôpital d’Ottawa.

Tout a commencé à la fin de l’hiver 2017 après avoir donné une leçon de ski. Il s’affairait à sortir son équipement de son VUS lorsqu’il s’est violemment heurté le derrière de la tête sur le hayon arrière. D’abord inquiet d’avoir subi une commotion cérébrale, John a rapidement éliminé cette possibilité grâce à sa formation en premiers soins. Il a toutefois consulté son médecin de famille une semaine plus tard. Une échographie a alors révélé ce qui semblait être un hématome, soit une accumulation de sang à l’extérieur d’un vaisseau sanguin qui se résorbe normalement sans traitement. « J’ai dû revoir mon médecin la semaine suivante. C’est là que j’ai su que l’hématome était passé de 4 à 8 cm à l’échographie », explique John.

« J’étais tellement nerveux. J’arrivais à peine à réfléchir. »

— John Bookalam
John on his last solo cycle in the mountainous north west part of the isle of Majorca before his lifesaving neurosurgery at The Ottawa Hospital.
John fait sa dernière randonnée en solo dans la partie montagneuse au nord-ouest de l’île de Majorque avant sa maladie en 2017.

La situation tourne au cauchemar

Son équipe de soins à Goose Bay l’a surveillé étroitement pendant bien des semaines, mais il a commencé à avoir des symptômes similaires à ceux de la grippe à la fin du mois de mai. « J’étais brûlant de fièvre. Je me suis immédiatement rendu à l’urgence de l’hôpital près de chez moi. Ces symptômes n’auguraient rien de bon », ajoute John.

Une tomodensitométrie a permis de constater que l’hématome était passé de 8 cm à 10,6 cm : le problème était en train de devenir intenable. Il avait besoin d’une équipe chevronnée en neurochirurgie, mais il n’y en a pas à Terre-Neuve-et-Labrador. Comme il a des racines en Ontario, il s’est tourné vers sa bonne amie Nadia Marshy, qui habite Ottawa, pour obtenir des conseils.

Nadia se souvient parfaitement du jour où elle a reçu l’appel de « Labrador John », un surnom qu’elle lui a donné au fil de leurs aventures à vélo. Elle était assise à son bureau lorsqu’elle a décroché le téléphone. John était à bout de nerfs. « Je savais qu’il avait subi un violent coup à la tête qui avait provoqué une grosse bosse des semaines auparavant, mais j’avais présumé qu’il était guéri depuis. John m’a dit que non seulement la bosse était beaucoup plus grosse, mais qu’il éprouvait une douleur constante », se souvient Nadia.

« Elle a joué un rôle vital en proposant L’Hôpital d’Ottawa pour la chirurgie urgente dont j’avais besoin pour ne pas mourir. »

— John Bookalam

Tendre la main à nos spécialistes en neurochirurgie

Après cet appel, Nadia était hors d’elle-même. Elle savait qu’il s’agissait d’une urgence médicale. « J’étais assise dans mon bureau ensoleillé du centre-ville d’Ottawa à proximité de L’Hôpital d’Ottawa et de ses innovations et de ses services de calibre mondial. Mon grand ami avait cette grosse masse infectée de la taille d’un pamplemousse et avait désespérément besoin d’aide à des milliers de kilomètres de là. »

Nadia s’est efforcée de mettre John en contact avec l’équipe de neurochirurgie de l’Hôpital. Elle avait pu constater ses compétences en 2012 après que le Dr John Sinclair ait réalisé deux chirurgies qui ont sauvé la vie d’un de ses proches. « J’ai donné ses coordonnées à Labrador John. Quelques jours plus tard, il s’envolait vers Ottawa », poursuit-elle.

John, far left, with Nadia, with cycling group. fourth from right
John, en arrière à gauche et Nadia, quatrième à partir de la droite.

Nadia a été une précieuse alliée dans sa lutte. « Elle a joué un rôle vital en proposant L’Hôpital d’Ottawa pour la chirurgie urgente dont j’avais besoin. »

Après son atterrissage à l’aéroport d’Ottawa, John s’est rendu directement au Campus Civic avec tous ses documents en main. Il a rencontré le Dr Howard Lesiuk, neurochirurgien, et le Dr Daniel Peters, chirurgien plasticien, et leur a remis ses examens de tomodensitométrie. Ils ont jugé que la situation était encore pire que prévu et que John devait être opéré le plus rapidement possible. « J’étais tellement nerveux. J’arrivais à peine à réfléchir », se souvient John.

Une découverte à glacer le sang

La chirurgie s’annonçait longue et difficile et a révélé un problème bien plus grave que ce que John avait imaginé à son départ pour Ottawa. Les médecins ont découvert un lymphome non hodgkinien sur le côté arrière droit de son crâne et une partie de son crâne était gravement infectée. Bien que la nouvelle ait été dévastatrice, John se souvient des paroles rassurantes prononcées par le Dr Peters avant la chirurgie. « Il a dit que j’avais un cœur solide et des poumons formidables et que les deux m’aideraient pendant cette intervention complexe. »

« Nous avons la chance d’avoir tout près de nous certains des plus brillants esprits et des chirurgiens les plus habiles de la planète. Je suis convaincue que personne n’aurait pu faire ce qu’ils ont accompli pour Labrador John. C’est ce qui lui a finalement sauvé la vie. »

— Nadia Marshy

De son côté, Nadia se souvient que la douleur que John endurait depuis tant de semaines avait déjà commencé à s’atténuer après la chirurgie. « Il a reçu des soins exceptionnels. La nuit avant la chirurgie, il était faible et avait une douleur insoutenable. Il ne pouvait même pas lever la tête. Le lendemain, il pouvait poser la tête sur l’oreiller et se reposer sans douleur. »

John a ensuite été transféré au Centre de cancérologie du Campus Général pour y passer des examens qui allaient révéler des précisions sur son cancer. « Une équipe extraordinaire a réalisé une longue intervention pour diagnostiquer le type du lymphome. »

Lymphome primitif du système nerveux central

Après avoir reçu le diagnostic de lymphome primitif du système nerveux central, John a commencé une chimiothérapie à Ottawa avant de retourner chez lui pour poursuivre les soins au centre de cancérologie de St. John’s.

Le lymphome primaire du système nerveux central est une forme peu fréquente de lymphome non hodgkinien. Il naît dans le cerveau ou la moelle épinière, dans les membranes qui recouvrent et protègent le cerveau et la moelle épinière, ou dans les yeux. Ce type de cancer est plus fréquent chez les personnes âgées. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 65 ans.

D’autres examens ont révélé que John avait un lymphome diffus à grandes cellules B, soit une forme agressive.

Après des mois de traitements, il a enfin reçu une bonne nouvelle le 26 février 2018 : il n’avait plus de cellule cancéreuse.

« Après presque quatre ans, je n’ai plus de cellule cancéreuse et je me suis rétabli de trois chirurgies à la tête. J’ai repris le ski de fond et les marathons de vélo sur route. »

— John Bookalam

Pas encore sorti du bois

Son cheminement était toutefois loin d’être terminé. John est retourné à Ottawa pour avoir une autre chirurgie en raison d’une ostéomyélite à la base du crâne, une infection invasive. Les autres traitements reçus près de chez lui s’étaient révélés inutiles. John avait de nouveau besoin de soins spécialisés.

L’Hôpital d’Ottawa a encore réuni une équipe chevronnée pour réaliser l’opération difficile appelée « débridement », qui exige la création d’un nouvel approvisionnement en sang vers le crâne. L’intervention consiste à retirer non seulement tout l’os infecté du crâne, mais aussi une lisière d’os sain qui l’entoure. « L’équipe a cureté l’os jusqu’à ce qu’il ne présente plus aucun signe d’infection, puis elle a réalisé une greffe de peau à l’arrière de ma tête », ajoute John. « La seconde partie de l’opération était encore plus complexe, car elle exigeait la prise d’une artère dans mon dos pour la transplanter sur ma tête, de sorte à approvisionner en sang l’arrière du crâne à partir des oreilles. Sans les Drs Shiga et Lesiuk, je n’aurais pas la qualité de vie que j’ai aujourd’hui. »

« J’ai beaucoup de gratitude envers les chirurgiens et les membres du personnel de L’Hôpital d’Ottawa. J’espère que mon histoire incitera des gens à faire un don pour que d’autres patients puissent retrouver une qualité de vie comme celle dont je me réjouis aujourd’hui. »

— John Bookalam

En raison du débridement, John a perdu une quantité importante d’os à l’arrière du crâne, alors il doit aujourd’hui y faire très attention. Il porte un casque même lorsqu’il conduit pour protéger son cerveau, mais ses aventures continuent. John est très reconnaissant pour chaque jour et chaque sortie. « Après presque quatre ans, je n’ai plus de cellule cancéreuse et je me suis rétabli de trois opérations à la tête. J’ai repris le ski de fond et les marathons de vélo sur route. »

Nadia est aussi reconnaissante de ce dont elle a été témoin. « Nous avons la chance d’avoir tout près de nous certains des plus brillants esprits et des chirurgiens les plus habiles de la planète. Je suis convaincue que personne d’autre n’aurait pu faire ce qu’ils ont fait pour Labrador John. C’est ce qui lui a finalement sauvé la vie. »

John du Labrador continue de dire merci

La gratitude de John va au-delà des mots. Il a d’abord rendu hommage à son équipe de soins par l’entremise des Prix de gratitude. C’est la note spéciale qu’il a reçue en retour de la part de la Dre Sarah Shiga, qui a participé à la deuxième chirurgie, qui l’a profondément ému. « Elle m’a écrit une belle lettre à la main. C’est l’une des lettres les plus touchantes que j’aie reçues », confie John

L’homme de 73 ans ne s’est pas arrêté là. Il est devenu membre du Conseil du PDG de l’Hôpital lorsqu’il s’est engagé à soutenir notre hôpital par un don de 1 000 $ chaque année. « J’ai beaucoup de gratitude envers les chirurgiens et les membres du personnel de L’Hôpital d’Ottawa. J’espère que mon histoire incitera des gens à faire un don pour que d’autres patients puissent retrouver une qualité de vie comme celle dont je me réjouis aujourd’hui. »

Nadia est tout aussi heureuse de voir son ami reprendre une vie active. « C’est fantastique de voir Labrador John complètement rétabli, gravir des collines difficiles à vélo et parcourir des distances incroyables. Ces chirurgiens lui ont rendu sa vie. Il ne tient jamais un moment pour acquis », conclut-elle.

John l’affirme. « Je vais donner 1 000 $ chaque année à L’Hôpital d’Ottawa jusqu’à mon décès. »

John Bookalam, Summit of San Salvador ,received lifesaving surgery at The Ottawa Hospital after being diagnosed with primary central nervous system lymphoma.
John, sommet de San Salvador.

Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.