Vélotour à la mémoire de Mary

Mark Lawrenson entreprend un vélotour de 6 000 km à travers le Canada et les États-Unis afin d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer du sein dans le cadre d’un hommage touchant à Mary, son épouse décédée.

Date: 24 juin 2019
Lieu: En Ontario et aux États-Unis. Partant de Perth, Ontario, au coin de la rue John et du chemin Rogers. Tournée d’été 2019 englobant l’Ontario. Tour automne / hiver 2019 Floride, États-Unis
Website: https://remembermary.com/
Contact: Mark Lawrenson, [email protected]

Le vélotour À la mémoire de Mary comporte plus de 6 000 km et vise à amasser des fonds pour la recherche sur le cancer du sein. Il est entrepris par Mark Lawrenson pour honorer le souvenir de Mary Lawrenson, son épouse décédée. Il se déroulera en Ontario à l’été 2019 et se poursuivra aux États-Unis jusqu’en Floride à l’automne-hiver 2019.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Vous pouvez aider à soutenir Mark Lawrenson à collecter des fonds pour la recherche sur le cancer du sein aujourd’hui.

Ma raison, c’est toi

Robert Noseworthy a reçu un diagnostic de leucémie infantile à l’âge de 30 ans, ce qui est rare pour une personne de son âge, et le pronostic n’était pas encourageant. Mais 30 ans plus tard, ses enfants d’âge adulte à ses côtés, il donne en retour à la recherche sur le cancer grâce au DÉFI.

Le lien étroit qui unit Robert Noseworthy et sa fille, Julianne, lorsqu’ils sont assis côte à côte, est immanquable. Ils rient et blaguent ensemble et chacun finit les phrases de l’autre.

Ce lien familial est profond.

The Ottawa Hospital Foundation, The Ottawa Hospital, Noseworthy, THE RIDE
Robert Noseworthy et sa fille Julianne

Robert est un survivant du cancer. Tous les jours, il savoure chaque moment qu’il peut partager avec ses deux enfants qui sont maintenant des adultes.

Le 21 octobre 1988, Robert a reçu un diagnostic de leucémie lymphoblastique aiguë, une leucémie infantile. À l’époque, il vivait à Montréal avec sa jeune famille, dont Julianne (qui avait alors 18 mois) et son fils, David, encore bébé.

Le pronostic n’était pas encourageant. « On m’a donné 13 % de chance de survivre et six mois à vivre. Mon médecin à Montréal m’a dit qu’il était très rare d’avoir une leucémie infantile à 30 ans. »

Ce père de deux enfants a alors entrepris son parcours pour lutter contre le cancer. Cela comprenait de nombreuses séances de chimiothérapie et de radiothérapie. Puis, sa leucémie a été en rémission, mais le parcours ne s’est pas arrêté là. « En mars 1989, j’ai reçu une greffe de moelle osseuse de ma sœur, qui était parfaitement compatible. »

Grâce à cette compatibilité, Robert a pu déjouer les pronostics. Il accorde tout le mérite à la recherche sur le cancer, qui lui permet d’être ici aujourd’hui, et il ne l’oublie jamais. En fait, c’est ce qui l’a attiré au DÉFI. « C’est ma raison. Je joue un petit rôle et j’enfourche mon vélo afin de recueillir des fonds pour la recherche sur le cancer. »

Redonner est important pour Robert. Il tenait aussi à transmettre ce sentiment à ses enfants lorsqu’ils grandissaient. « J’ai reçu toute cette aide; maintenant, à mon tour d’en donner. »

En vérité, il ne fait aucun doute que Julianne est très fière de cette leçon de son père et qu’elle est impressionnée par sa force. « Il est une source d’inspiration. Pas seulement d’un point de vue médical ou parce qu’il est un modèle, mais aussi parce qu’il peut parcourir 120 km à 60 ans. Parce qu’il est assez en forme pour y parvenir, après tout ce qu’il a vécu. J’espère que je pourrai en faire autant lorsque j’aurai cet âge. »

Pour les Noseworthy, LE DÉFI est une tradition qui se poursuit. Les deux premières personnes à s’inscrire à l’édition 2019 du DÉFI ont été ce père et sa fille. Ils passent toute cette fin de semaine en famille. Le samedi, après être allés porter leur vélo, ils se rendent au restaurant pour y manger des pâtes et se préparer en vue du départ, tôt le lendemain matin.

Julianne affirme qu’ils adorent cette expérience et que leur cinquième année ne sera pas différente. « L’encouragement que nous recevons de tous ceux qui nous entourent et des bénévoles est tout simplement phénoménal. J’ai toujours la larme à l’œil au début et à la fin, lorsqu’ils annoncent qu’il a survécu au cancer. Sans la recherche, rien de tout cela ne serait possible. »

Robert, en tant que survivant du cancer, affirme que LE DÉFI est très important pour lui, surtout lorsqu’il rencontre d’autres cyclistes qui, comme lui, arborent le drapeau de survivant. « Seul quelqu’un qui a survécu au cancer sait ce qu’a vécu un autre survivant du cancer. Si vous ne l’avez pas vécu, apprendre que vous êtes atteint de cette maladie terrifiante est une expérience… unique. »

Il précise que ce drapeau établit un lien qui rapproche les membres de ce groupe bien particulier. « Lorsque je participe au DÉFI et que je vois d’autres survivants, je leur donne des encouragements, je les félicite pour leurs efforts et je les remercie de leur présence. Ce drapeau de survivant compte beaucoup pour moi. »

Pour Julianne, LE DÉFI est une affaire de famille. Il permet de redonner en famille à L’Hôpital d’Ottawa et de faire progresser la recherche.

« La famille est ce qui résume bien ce que représente LE DÉFI pour nous. Nous avons une étroite relation et nous faisons ce genre de chose ensemble, en nous appuyant mutuellement. Sans la recherche sur le cancer et tout ce qu’a vécu mon père, notre famille ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. »

Julianne, jetant un regard à son père en souriant, ajoute : « Ma raison, c’est toi. »


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En 2012, Vesna a reçu un diagnostic de cancer du sein à un stade précoce. Malgré le traitement chirurgical standard, la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement hormonal, le cancer est réapparu quatre ans plus tard. Elle vit maintenant avec un cancer du sein métastatique de stade 4 incurable.
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LeataQaunaq savait que quelque chose n’allait pas lorsque son mari Joellie est arrivé à l’aéroport près de la baie de l’Arctique, au Nunavut, pour la rencontrer, elle et leur fille. Il parlait, mais ses propos étaient incohérents. 

 Joellie avait passé les deux derniers mois à enseigner les techniques de survie dans l’Arctique au personnel des Forces armées canadiennes à la baie Resolute, dans le centre de lExtrême-Arctique. Joellie était un amateur de plein air de 53 ans fort et compétent, mais l’homme qui a rencontré ses proches à l’aéroport n’était pas dans son état normal. 

C’était le 7 mars 2018. Leata n’avait pas vu Joellie depuis cinq semaines. Elle avait été au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, à Ottawa, avec leur fille de trois ans qui avait besoin d’une chirurgie dentaire.

Lorsqu’ils sont rentrés de l’aéroport, Joellie a dit qu’il ne se sentait pas bien et est allé se coucher. Il s’est réveillé fiévreux. Leata a appelé sa tante qui se demandait s’il ne souffrait pas d’un accident vasculaire cérébral.

« J’ai appelé le poste de soins infirmiers et on m’a dit de l’amener ici. Notre camion ne marchait pas, alors nous avons pris la motoneige. Il [Joellie] a conduit jusqu’au poste de soins infirmiers », a dit Leata. Les infirmières ont vu que quelque chose n’allait pas et ont commencé à appeler des médecins d’Iqualuit qui ont pris des dispositions pour procéder à l’évacuation sanitaire à partir de leur collectivité du nord-ouest de l’île de Baffin.

Joellie s’est évanoui au poste de soins infirmiers. Il n’a pas repris connaissance avant d’arriver à l’Hôpital général de Qikiqtani, à Iqaluit, où il a subi un tomodensitogramme. Les nouvelles n’étaient pas bonnes.

Une opération de sept heures et 52 points de suture

« D’abord, le médecin nous a dit que Joellie avait une tumeur, puis on nous a dit qu’il avait un cancer du cerveau », dit Leata.

Elle n’était à la maison que depuis moins de 48 heures lorsqu’elle s’est retrouvée à nouveau à Ottawa. Le Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa, en vertu d’une entente avec le gouvernement du Nunavut, offre des services de cancérologie aux résidents de l’est du Nunavut. En général, un seul membre de la famille ou ami proche accompagne le patient. Les Qaunaq savaient que le traitement du cancer pouvait durer plusieurs semaines, voire des mois. Ils étaient prêts à quitter leur famille, leurs amis et leur réseau de soutien communautaire pour une période indéterminée pendant que Joellie suivait un traitement.

Le couple, marié depuis 29 ans, a quatre enfants. Ainsi, avant de partir vers le sud, Leata s’est arrangée pour que leurs deux enfants cadets (13 et 3 ans) restent avec le fils aîné, dont la femme attendait un bébé en avril. Ce serait le premier petit-enfant de Joellie et de Leata, et ils savaient qu’ils allaient manquer la naissance du bébé.

Joellie a subi une intervention chirurgicale de sept heures pour enlever sa tumeur au cerveau. Il s’est réveillé avec le côté gauche de la tête rasé et 52 points de suture de l’oreille à la tempe.

The Ottawa Hospital, The Ottawa Hospital Foundation, Joellie Qaunaq
JoellieQaunaq, de la baie de l’Arctique.

 

« Ce n’est pas une sorte de cancer qui se guérit »

« Joellie avait une tumeur appelée glioblastome. C’est le type de tumeur cérébrale le plus courant chez les adultes », a déclaré le Dr Garth Nicholas, l’oncologue médical de Joellie. « Ce n’est pas une sorte de cancer qui se guérit avec notre traitement. Le but est d’essayer d’empêcher ce cancer de progresser ou de s’aggraver aussi longtemps que possible. »

Le glioblastome multiforme est une forme mortelle et extrêmement agressive de cancer qui commence dans le cerveau. Ses cellules tumorales s’insinuent comme des tentacules dans des parties du cerveau où les neurochirurgiens ne peuvent pas les voir et ne peuvent donc pas les enlever.

 

    • Chaque année, 1 000 Canadiens reçoivent un diagnostic de glioblastome.

    • Deux personnes sur 100 000 sont touchées.

    • Cela représente 12 % de toutes les tumeurs de la tête.

    • Il touche plus les hommes que les femmes.

    • Le plus souvent, il s’agit d’adultes de 45 à 75 ans.

    • Le taux de survie est inférieur à 10 %, cinq ans après le diagnostic.

    • Gord Downie, le chanteur de The Tragically Hip, et Paul Dewar, un politicien d’Ottawa, sont tous deux morts de ce type de cancer du cerveau.

    • Du nouvel équipement et de nouvelles techniques pourraient aider à améliorer les résultats.

Surmonter les barrières linguistiques et culturelles

En plus d’avoir perdu l’ouïe, conséquence d’une vie de chasseur et du fait d’être proche du bruit des fusils de chasse, Joellie parlait l’inuktitut et avait une connaissance limitée de l’anglais. Il a eu de la difficulté à comprendre son diagnostic et les options de traitement qui s’offraient à lui. Heureusement, Leata parle couramment l’anglais et pouvait défendre vigoureusement le traitement de son mari. Ce n’est toutefois pas le cas de nombreux patients inuits.

« Je pense que les défis et les difficultés, au-delà de sa tumeur cérébrale, n’étaient pas liés à la tumeur de Joellie, mais au fait d’être loin de chez lui et à la barrière linguistique », dit le Dr Nicholas.

Réalisant ces défis, le Dr Nicholas a dirigé les Qaunaq vers Carolyn Roberts, infirmière pivot des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans le cadre du Programme de cancérologie pour les autochtones. Elle aide de nombreux patients inuits à comprendre le système de santé et à s’y retrouver tout au long de leur traitement contre le cancer.

« L’autonomie est la pierre angulaire de l’ensemble de notre système de pratique éthique. Les gens peuvent décider ce qu’ils veulent faire et sont censés participer aux mesures prises en ce qui concerne leur santé. Toutefois, la combinaison de la langue, de l’éducation et des attentes culturelles fait qu’il est difficile pour les gens du Nord de participer, a déclaré le Dr Nicholas. Le programme avec Carolyn est utile à cet égard, car elle les aide à comprendre qu’il ne s’agit pas de leur faire quelque chose, mais bien de le faire avec eux et pour eux. »

« Lorsque je rencontre des patients, je leur dis que je ne suis pas une infirmière comme les autres, dit Carolyn. Je ne suis pas simplement là pour répondre à des questions sur le cancer. Je suis là pour répondre à toutes leurs questions, mais pas nécessairement sur la santé. C’est le message que je donne à chaque patient. »

Il n’y a pas beaucoup de similitudes entre Ottawa et les petites collectivités de l’Arctique où vivent de nombreux patients inuits. Suivre un traitement contre le cancer dans un endroit si fondamentalement différent de leur domicile a des conséquences négatives sur les patients et leur santé mentale.

Le fait de comprendre la culture de quelqu’un et d’éliminer les obstacles grâce au langage universel de la compassion et du rire aide les patients à se sentir plus à l’aise et plus confiants dans leur combat contre le cancer.

« Nous nous sommes vraiment efforcés de ne pas trop nous concentrer sur le cancer. Ça nous a rapprochés, mais ça ne les définit pas. » –Carolyn Roberts, infirmière pivot, Premières Nations, Inuits et Métis

Le Dr Nicholas a dit qu’il voit bien comment Carolyn et le Programme de cancérologie pour les autochtones améliorent les choses pour les patients. « Je peux penser à des patients qui n’auraient pas reçu de traitements et qui seraient tout simplement rentrés chez eux. Ils étaient dépassés par rapport à tout ce qui arrivait et ils seraient tout simplement partis, mais Carolyn s’est occupée d’eux. Ils ont fini par rester et par suivre un traitement, et les traitements ont été fructueux, a déclaré le Dr Nicholas. Le programme a eu des résultats médicaux mesurables. »

JoellieQaunaq a enseigné les techniques de survie dans l’Arctique aux membres des Forces armées canadiennes à la baie Resolute, au Nunavut.

 

De retour à la maison, entouré de la famille et des amis

Joellie a reçu sa dernière radiothérapie à Ottawa le 29 mai 2018. Il a ensuite reçu son congé de l’hôpital et s’est empressé de retourner chez lui à la baie de l’Arctique, auprès de sa famille et de ses amis.

Le suivi du Dr Nicholas auprès de Joellie et son traitement pour aider à garder le cancer à distance s’est poursuivi. Tous les mois, il subissait des analyses sanguines et les résultats étaient télécopiés au Dr Nicholas, qui appelait Leata pour savoir si Joellie pouvait aller de l’avant et prendre les médicaments de chimiothérapie qu’on lui avait prescrits à la maison. Après que Joellie ait terminé la chimiothérapie de six mois, il a subi des tomodensitogrammes de suivi que le Dr Nicholas a reçus sur son ordinateur comme si Joellie était un patient local.

Heureusement, Joellie allait encore relativement bien lorsqu’il est rentré chez lui en mai dernier et a pu passer du bon temps avec sa nouvelle petite-fille et sa famille.

Le glioblastome est un cancer qui revient toujours. Celui de Joellie n’a pas fait exception. Près d’un an après avoir reçu son congé de l’hôpital, Joellie a vu sa santé se détériorer et, malheureusement, il est décédé le 5 mai 2019. Il était entouré de ses proches et de sa famille.

Grâce aux dons de notre généreuse collectivité, les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa ont fait d’immenses avancées dans l’amélioration des traitements contre le cancer. Ce sont des patients comme Joellie qui inspirent nos soignants et nos chercheurs à s’efforcer de trouver un remède.

The Ottawa Hospital, The Ottawa Hospital Foundation, Joellie Qaunaq
LeataQaunaq embrasse son mari Joellie.

 


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Robert Noseworthy a reçu un diagnostic de leucémie infantile à l’âge de 30 ans, ce qui est rare pour une personne de son âge, et le pronostic n’était pas encourageant. Mais 30 ans plus tard, ses enfants d’âge adulte à ses côtés, il donne en retour à la recherche sur le cancer grâce au DÉFI.
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Jillian O’Connor était enceinte de 18 semaines lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer du sein. On lui donnait alors moins de deux ans à vivre. Elle continue de profiter de la vie au maximum et a souligné en février le quatrième anniversaire de son petit garçon en pleine santé.

5ème annuelle Karaoke for Cancer

Veuillez vous joindre à nous le vendredi 20 septembre 2019 lors de l’activité 5ème annuelle Karaoke for Cancer à l’appui de la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa.

Date: 20 septembre 2019
Heure: 8 h
Lieu: ALE – Amberwood Lounge & Eatery, 54 Springbrook Drive, Stittsville
Website: https://www.facebook.com/events/2398364060450284/
Contact: Sue Lambe, [email protected]

Le vendredi 20 septembre 2019, Bill Martin et Sue Lambe, de Hometown Team – Century 21 John DeVries Ltd, organiseront leur activité 5ème annuelle Karaoke for Cancer. Cette année, la soirée aura pour thème les années 1950 et commencera à 20 h au ALE – Amberwood Lounge & Eatery, à Stittsville. L’entrée est gratuite, mais les dons seront recueillis à la porte et tous remis à La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa à l’appui de la recherche sur le cancer. Venez faire un tour et chantez avec émotion pour une cause formidable.

Cliquer ici pour en savoir plus sur l’événement.

Le don du temps

L’histoire de Vesna Zic-Côté

Vesna Zic Cote« En 2012, j’ai reçu un diagnostic de cancer du sein à un stade précoce. Malgré le traitement chirurgical standard, la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement hormonal, le cancer est réapparu quatre ans plus tard. Il s’était propagé à mes poumons, à mes os et à mes ganglions lymphatiques.

J’ai reçu un diagnostic de cancer du sein métastatique de stade 4 incurable le jour de l’anniversaire de mon fils. Il avait neuf ans.

Mon monde s’est effondré. J’étais assise sur mon lit à l’étage et j’entendais les enfants jouer au rez-de-chaussée. J’ai téléphoné à mon mari au travail. Il est revenu à la maison, et nous avons pleuré.

Suivant notre tradition familiale, nous sommes allés au restaurant qu’avait choisi notre fils le soir venu. Donc, le jour où mon monde s’est effondré, je me suis assise au restaurant, j’ai commandé un plat qui goûtait le carton, mais ça ne passait pas. J’ai regardé mon fils en retenant mes larmes, et mon cœur s’est brisé en mille morceaux.

Le cancer du sein métastatique est traitable, mais incurable. Lorsque j’ai reçu mon premier diagnostic, mon espérance de vie se calculait en mois. Maintenant, en demeurant réaliste, elle pourrait se prolonger de quelques années. Je vais à l’hôpital tous les 28 jours pour recevoir des injections. Cela fait partie d’une série de traitements ciblés qui me sont administrés pour tenir les cellules cancéreuses à distance. Un jour, le cancer trouvera un moyen de croître malgré ce traitement, et je passerai à une autre étape. Je continuerai ce cycle sans fin de traitements, d’examens d’imagerie, de progression et de changements jusqu’à ce que je n’aie plus d’options. Mais je suis une mère de 43 ans, en plus d’être une épouse, une fille et une sœur. J’ai besoin de plus de temps. Du temps pour voir mes jeunes enfants faire leurs études primaires. Du temps pour voir grandir ma famille et partager toutes les joies qu’apporte la vie. Du temps pour célébrer les anniversaires de mariage avec mon mari et les anniversaires de ma nièce et de mes neveux. Et du temps avec ma famille et mes amis que j’aime tant.

Tellement de choses doivent se produire pour que cela se concrétise. Je devrai suivre d’autres traitements lorsque mon schéma thérapeutique cessera de fonctionner, ce qui est inévitable. J’ai besoin que des recherches soient menées sur les traitements contre le cancer et d’un système de santé simplifié et accessible.

Malheureusement, le dépistage précoce ne permet pas d’empêcher tous les cancers de réapparaître et de se propager. Nous avons besoin de la recherche pour en comprendre les raisons et d’un traitement pour prolonger des vies.

Lorsque j’ai reçu mon premier diagnostic, je me préoccupais surtout de moi-même et de mes proches. Pendant cette période d’apprentissage, j’ai assimilé tous les renseignements possibles sur le cancer du sein métastatique : vivre avec le cancer du sein métastatique, le traiter et en mourir. Quelques personnes jouaient un rôle de premier plan, celles qui faisaient du bruit, qui changeaient d’opinion et qui se tournaient vers la recherche et le progrès. Pendant les mois de traitement où je pouvais enfin respirer de nouveau, je savais que je voulais faire partie de ce mouvement, de ce bruit, de ce changement. J’avais besoin d’évaluer cette situation que je n’avais pas choisie pour être en mesure d’accepter qu’elle faisait partie de mon histoire, que je le veuille ou non.

Présentement, j’ai de l’énergie à consacrer aux autres certains jours, mais pas tous. J’écris, je participe à des collectes de fonds, je discute et je rencontre des gens. J’ajouterais que la façon dont je vis ma vie a influencé mes enfants, qui participent à mes collectes de fonds activement et avec enthousiasme. Ils ne sont pas gênés que leur mère ait le cancer. Ils ont plutôt l’impression qu’ils font quelque chose pour moi en grimpant dans les arbres et en vendant des pommes, en faisant des présentations sur leurs collectes de fonds, en portant un ruban rose et en fabriquant des affiches, tout ça pour aider les médecins et les chercheurs à trouver de meilleurs remèdes. Peu importe où tout cela nous mènera, je veux qu’ils soient capables de se souvenir de toutes les bonnes choses qu’ils ont faites et sachent que leurs efforts ont réchauffé beaucoup, beaucoup de cœurs… le mien par-dessus tout.

Au nom de tous ceux qui sont atteints d’un cancer incurable et qui, grâce à votre appui, réussissent à retrouver la joie de vivre entre les injections, les examens d’imagerie, les analyses sanguines et les rendez-vous, à espérer et à influencer le cours des choses, je vous remercie. »

Vesna

Nous avons besoin de votre aide aujourd’hui pour donner à des patients comme Vesna plus de temps, de souvenirs et d’espoir. Appuyez notre recherche sur le cancer axée sur les essais cliniques dès aujourd’hui et aidez-nous à mettre au point de nouveaux traitements de cette maladie dévastatrice.

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Quatre  ans après un diagnostic de cancer du sein métastatique, chaque jour est un cadeau

Jillian  O’Connor était enceinte de 18  semaines lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer du sein. On lui donnait alors moins de deux  ans à vivre. Elle continue de profiter de la vie au maximum et a souligné en février le quatrième anniversaire de son petit garçon en pleine santé.

Jillian  O’Connor se tient dans son salon en riant. Un petit garçon vient lui serrer la jambe, puis repart en flèche pour aller jouer avec son frère et sa sœur aînés à l’étage inférieur. C’était Declan. Le fait que sa mère ait pu le voir souffler les bougies pour ses quatre ans, le 1er  février 2019, n’est rien de moins qu’extraordinaire.

Lorsque Jillian était enceinte de Declan, à 18 semaines de grossesse, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein métastatique. On lui a dit qu’elle ne serait pas là pour fêter les deux  ans de son bébé. Deux ans et demi plus tard, Jillian a célébré son quatrième anniversaire avec lui et continue de profiter de la vie au maximum.

Jillian O’Connor

Ce qu’on remarque d’abord chez Jillian, c’est son sourire, suivi de son insatiable soif de vivre. Son attitude positive contagieuse vient en troisième. On imagine facilement que cette attitude puisse expliquer à elle seule pourquoi Jillian continue de défier les pronostics défavorables. Ce n’est peut-être pas prouvé scientifiquement, mais elle est convaincue que c’est la clé.

« J’ai des tumeurs partout, de la tête aux pieds », dit Jillian. « Chaque jour est une vraie bénédiction. “Oh! Je me suis réveillée. Génial!” Je veux continuer à vivre le plus intensément possible, le plus longtemps possible. Je crois sincèrement que le simple fait d’être optimiste aide. »

Le physique délicat de Jillian contraste avec sa personnalité flamboyante. Elle est sociable et déborde d’enthousiasme communicatif. Elle parle de son cancer de façon pragmatique. Il fait partie de sa vie, mais ne la domine pas. Elle a une autre grande préoccupation : sa précieuse famille. La jeune femme de 35  ans bavarde et rit avec tant d’aisance à propos de sa vie et de son expérience du cancer qu’il faut un moment pour comprendre à quel point cette expérience est hors du commun.

En 2014, Jillian allaitait encore Landon, son deuxième enfant, lorsqu’elle a consulté son médecin à propos d’un canal galactophore obstrué. Elle a découvert qu’il s’agissait plutôt d’un cancer du sein. Les médecins voulaient qu’elle passe une tomodensitométrie pour déterminer l’étendue du cancer, mais c’était impossible puisqu’elle était enceinte de 18  semaines. Sans traitement, lui a-t-on dit, elle ne survivrait pas jusqu’à l’accouchement. Avec une fille de trois ans et un fils d’un an à la maison, c’était impensable. Le diagnostic était dévastateur, mais Jillian y a bravement fait face avec l’optimisme et la détermination qui la caractérisent.

Une interruption de grossesse n’était pas envisageable pour Jillian et son mari, David. L’oncologue de Jillian, le Dr Mark  Clemons, lui a dit que ce ne serait pas nécessaire. Il pouvait lui offrir un protocole de chimiothérapie qui combattrait le cancer sans nuire à l’enfant qu’elle portait. Jillian a subi une mastectomie et a reçu une douzaine de traitements chimiothérapeutiques adaptés à sa situation particulière. Le 1er  février  2015, elle a donné naissance à Declan, un bébé en pleine santé.

« J’ai reçu de la chimiothérapie jusqu’au moment de l’accouchement. Le bébé était en santé, d’un poids tout à fait souhaitable à la naissance. Il était absolument parfait », raconte Jillian.

Après la naissance de Declan, Jillian a pu passer des examens par tomodensitométrie visant à repérer l’emplacement des tumeurs. Le cancer s’était métastasé dans ses os, son foie et son système lymphatique. C’est alors qu’on lui a donné moins de deux ans à vivre

« En gros, on m’a dit : “On ne peut pas vous donner de pronostic à long terme. C’est un cancer de stade IV, alors prenez chaque jour en plus comme un cadeau” », explique Jillian. Elle a laissé son emploi d’infirmière à l’Hôpital Queensway Carleton et y est devenue patiente, recevant ses traitements au Centre de cancérologie Famille Irving Greenberg, établissement satellite de L’Hôpital d’Ottawa. « Deux ans ont passé, puis trois, et enfin quatre l’été dernier. J’espère avoir encore 40  ans devant moi. J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »

La vie de Jillian est particulièrement bien remplie. Après tout, une fois de retour à la maison avec Declan après l’accouchement, elle avait à s’occuper de trois  enfants âgés de trois ans et moins. Elle s’est consacrée entièrement à la maternité, profitant de chaque moment avec eux. Entre ses visites hebdomadaires au centre de cancérologie pour recevoir ses traitements, elle s’affairait à changer des couches, à préparer des repas et à soigner, à amuser et à aimer ses petits trésors.

Declan et Jillian
Declan, 4 ans, assis sur les genoux de sa mère.

Declan revient et grimpe sur les genoux de sa mère pendant 30  secondes environ avant de s’installer à côté d’elle sur le sofa. C’est un garçon de quatre ans typique. Sa grande sœur Myla, qui est âgée de sept ans, et son frère Landon, qui a cinq ans, se montrent à leur tour. Les trois  enfants jouent sur le plancher, près de leur mère qui bavarde gaiement avec eux.

Jillian a été présente pour les voir franchir toutes les étapes de la petite enfance : ils ont appris à marcher, à parler, à courir, à jouer, à lire et à devenir de petites personnes autonomes. Myla et Landon fréquentent maintenant l’école. Declan les y rejoindra en septembre. À la mi-janvier, Jillian et David l’ont inscrit à la maternelle. Ces jours-ci, pendant que les deux plus vieux sont à l’école, Declan et Jillian passent de bons moments ensemble. Ils remplissent leurs journées avec des activités qui comprennent du bénévolat à l’école, en plus des tâches quotidiennes à la maison.

« J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »

Jillian croque dans la vie à pleines dents et prend chaque jour tel qu’il est.

« Avec toute l’aide que les techniques modernes de radiothérapie et d’oncologie médicale peuvent lui offrir à Ottawa, en plus de sa personnalité et de sa motivation exceptionnelles, elle se tire remarquablement bien d’affaire dans une situation tragique pour toute jeune maman », dit le D Clemons. « Elle participe également à des recherches qui transforment les pratiques et vont améliorer les soins aux patients. Elle ne cesse jamais de donner. »

Au cours des quatre dernières années, Jillian a participé à des essais cliniques pour de nouveaux traitements qui ont freiné l’évolution du cancer. Lorsque son cerveau a été touché, il y a quelques années, elle a reçu une radiothérapie du cerveau entier ainsi que par CyberKnife. On lui a ensuite prescrit un nouveau médicament capable de franchir la barrière hématoencéphalique, contrairement à sa chimiothérapie habituelle. Ce médicament a empêché la croissance de nouvelles tumeurs au cerveau. Le cancer ne régresse pas, mais il n’empire pas non plus.

« Je vis très bien avec le statu quo, car j’arrive à faire tout ce que je veux en ce moment », dit Jillian. « Le statu quo me convient. Je me sens bien, je n’ai mal nulle part. Je n’ai pas le temps de réfléchir à ce que je ressens. »

Jillian s’assoit sur le plancher et joue avec ses trois enfants en riant. Elle regarde la petite poupée que sa fille Myla lui montre et tend une balle à Landon. « Je crois vraiment que mes enfants ont une énorme influence. Ils sont géniaux et tellement amusants. Ils me tiennent très occupée, ce qui fait partie du plaisir. Le soir, en allant me coucher, je ne pense pas au cancer ni aux tests à venir. Je ne pense à rien de ça parce que je suis épuisée. Je crois que ça m’aide. »

Le Dr Clemons est du même avis.

« Elle est remarquable. Nous aurions tous intérêt à suivre son exemple en donnant un véritable sens à notre vie », dit-il. « Trop de gens autour de nous consacrent un temps fou à se plaindre de futilités et de choses auxquelles ils ne peuvent rien changer. La vie est faite pour être vécue, et Jillian nous encourage à la vivre pleinement. »

Que ce soit grâce aux traitements novateurs qu’elle reçoit ou à son attitude ultrapositive, Jillian a dépassé de deux ans et demi son pronostic d’origine.

Le Dr Clemons lui a dit : « Peu importe ce que vous faites, continuez comme ça. De toute évidence, c’est efficace. »

C’est bel et bien le cas.


Nous sollicitons votre aide aujourd’hui pour donner aux patients comme Jillian plus de temps, plus de souvenirs et plus d’espoir. Appuyez sans attendre notre essai clinique sur le cancer et aidez-nous à mettre au point de nouveaux moyens de traiter cette maladie dévastatrice.

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Un essai clinique sur un médicament ciblant les cellules souches cancéreuses aide une patiente de la région

Lorsque les résultats d’imagerie par résonance magnétique (IRM) de Sandy Patenaude ont montré que son  cancer colorectal  s’était propagé à son foie et à ses poumons, on lui a demandé de participer à un essai clinique  sur un médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses. Dans le cas de Sandy, le médicament a permis de prévenir la progression de son cancer.

Il y a trois ans, Sandy Patenaude a reçu une nouvelle dévastatrice : elle avait un cancer colorectal de stade quatre, qui s’était propagé à son foie et à ses poumons et était inopérable. Son oncologue lui a demandé si elle aimerait participer à un essai clinique sur un nouveau médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses en plus de sa chimiothérapie.

« Des inhibiteurs de cellules souches cancéreuses, pourquoi pas? » s’est dit Sandy, qui a accepté de participer à cet essai.

Le DDerek Jonker, oncologue médical à L’Hôpital d’Ottawa, est responsable de l’essai clinique international sur un médicament expérimental, la napabucasine, chez les patients atteints de cancer colorectal. Il explique que les cellules souches cancéreuses sont les rares cellules immatures présentes dans une tumeur, qui résistent souvent à la chimiothérapie. Ces cellules peuvent donner naissance à des cellules cancéreuses plus matures qui composent la majeure partie d’une tumeur. Les cellules souches cancéreuses ne sont pas les mêmes que les cellules souches normales qui se retrouvent dans de nombreux tissus chez un adulte en bonne santé et qui contribuent à la guérison et à la cicatrisation.

« Grâce à la chimiothérapie, nous pouvons offrir un traitement qui réussit à réduire une grande partie du cancer », souligne le DJonker, qui est également professeur agrégé à l’Université d’Ottawa. « La plupart du temps, le gros de la tumeur disparaît, mais il reste une petite tumeur qui contient beaucoup de ces cellules souches cancéreuses chimiorésistantes et capables de migrer et de proliférer ailleurs dans l’organisme. Souvent, nous continuons d’administrer la même chimiothérapie, puis constatons que la tumeur a grossi de nouveau, toutefois il ne s’agit pas de la même tumeur que celle que nous avions lorsque nous avons commencé. »

Le Dr Derek Jonker
Le Dr Derek Jonker  a mené un essai clinique sur le cancer colorectal et un médicament inhibiteur des cellules souches cancéreuses qui a aidé Sandy Patenaude.

Le Dr Jonker change alors de traitement pour cibler les cellules souches cancéreuses, qui ne sont pas touchées par la chimiothérapie traditionnelle. Lors d’un précédent essai clinique à répartition aléatoire qu’il a dirigé, des patients ont reçu un placebo ou de la napabucasine. L’objectif était d’évaluer l’efficacité du médicament à inhiber ou à prévenir la croissance des cellules souches cancéreuses. L’essai s’est déroulé dans 40 sites situés au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon. Les 562 patients recrutés étaient atteints d’un cancer colorectal de stade avancé chez lesquels la chimiothérapie ne fonctionnait plus.

À la lumière des résultats de l’essai, le DJonker a indiqué qu’il n’y avait pas beaucoup de bienfaits dans le groupe en général. « Cependant, lorsque nous avons examiné les patients atteints d’une tumeur présentant les caractéristiques d’une surexpression importante des cellules souches cancéreuses (phospho-STAT3), nous avons constaté que leur survie était grandement améliorée. »

En octobre 2016, le DJonker a présenté à la Société européenne de médecine interne cancérologique ses résultats montrant que, même si l’inhibiteur de cellules souches cancéreuses ne fonctionnait pas pour tous les patients, il y avait une amélioration de la survie chez 22 % des patients atteints de tumeurs avec un niveau élevé de phospho-STAT3. Il a déclaré qu’il s’agissait d’une « preuve que les cellules souches sont une cible importante chez les patients atteints de cancer ». La napabucasine est maintenant combinée à la chimiothérapie dans l’essai clinique en cours pour attaquer le cancer sur deux fronts en même temps.

« Grâce aux résultats de l’essai clinique, nous savons que la majorité des patients n’ont pas répondu au traitement, mais nous avons deux patients, ici à Ottawa, qui ont bien répondu et qui ont retiré des bienfaits de l’utilisation de l’agent clinique », souligne la Dre Christine Cripps, oncologue médicale.

Sandy Patenaude

« J’ai pensé à participer à l’essai, parce que je me suis dit que c’était nouveau. »

Sandy fait partie de ces patients qui en ont retiré des bienfaits. Ses tumeurs ont diminué et les chirurgiens ont pu retirer des taches dans son foie et la tumeur primaire dans son rectum. La Dre Christine Cripps croit qu’une grande partie de ce qui a permis de tenir le cancer en respect est la napabucasine que prend Sandy dans le cadre de l’essai clinique.

« Un inhibiteur de cellules souches fonctionne différemment de la chimiothérapie traditionnelle, puisqu’il prévient l’apparition de nouvelles tumeurs », explique Saara Ali, coordonnatrice de la recherche pour les essais cliniques sur les cancers gastro-intestinaux. « Nous espérons que le comprimé [la napabucasine] arrivera à prévenir l’apparition de nouvelles tumeurs. Dans le cas de Sandy, aucun nouveau cancer n’est apparu depuis son traitement. Tout était déjà là, alors il se peut bien que le médicament fasse le travail. »

Prochaines étapes : Le Dr Jonker souhaite commencer un autre essai clinique sur l’inhibiteur de cellules souches cancéreuses, qui sera utilisé seulement chez les patients dont les tumeurs contiennent beaucoup de phospho-STAT3. On pourrait cerner les patients admissibles à l’essai clinique au moyen d’analyses moléculaires réalisées au laboratoire de diagnostic en oncologie moléculaire de L’Hôpital d’Ottawa. Cela ciblerait les patients dont on pense qu’ils seraient le plus susceptibles de bénéficier le plus du médicament.

« Nous aimerions reproduire notre essai, répartir les patients de façon aléatoire pour qu’ils reçoivent la napabucasine ou un placebo, et si nous pouvons prouver que la napabucasine est efficace pour ces patients, alors elle pourrait devenir une option pour les patients qui ont essayé toutes les autres options de traitement », explique le DJonker.

La Dre Cripps a indiqué que Sandy était une candidate pour ce prochain essai clinique et que le laboratoire moléculaire analyserait ses tumeurs pour voir si ses cellules souches cancéreuses présentent une expression importante de phospho-STAT3. Quoi qu’il en soit, Sandy continuera à prendre le médicament de l’essai clinique aussi longtemps qu’il fonctionnera pour elle. Et il fonctionne. La mère de trois enfants adultes dit qu’elle est occupée à faire un million de choses, à jouer à l’euchre, à gratter son ukulele, à skier, à pratiquer la randonnée, à faire du vélo et à profiter de la vie.

L’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour les essais cliniques, puisque la recherche s’est révélée la meilleure façon d’améliorer les traitements et même de trouver des remèdes contre le cancer et d’autres maladies dévastatrices.


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Recherche en immunothérapie

Certaines molecules présentes sur les cellules cancéreuses suppriment les cellules immunitaires T et les empêchent d’attaquer les cellules cancéreuses. C’est un fait scientifique. Le Dr Ardolino a toutefois découvert d’autres cellules immunitaires–les cellules tueuses–qui pourraient offrir plus d’options en immunothérapie.

Le lien entre le système immunitaire et le cancer est reconnu depuis plus d’un siècle. Cependant, comprendre la façon dont le système immunitaire lutte contre le cancer a été le principal défi des scientifiques comme le Dr Michele Ardolino.

Dans un premier temps, on a tenté de stimuler le système immunitaire afin qu’il attaque le cancer. Ce qui a change la donne a été la découverte de molecules clés, appelées points de contrôle du système immunitaire, des cellules cancéreuses qui suppriment les cellules immunitaires et les empêchent de s’attaquer au cancer. Il existe de nombreux types de cellules immunitaires. On a constaté que les cellules  T sont des cellules immunitaires clés; ce sont ells que visent les medicaments immunothérapeutiques.

Le Dr Michele Ardolino pose dans son laboratoire.
La découverte du Michele Ardolino, Ph. D. met l’accent sur des cellules immunitaires tueuses naturelles.

« Nous ignorions auparavant que certains de ces récepteurs sont presents dans d’autres cellules immunitaires », explique le Dr Michele  Ardolino, scientifique de L’Hôpital d’Ottawa et professeur adjoint à l’Université d’Ottawa. « Nous avons constaté que ces récepteurs sont presents dans un autre type de cellules immunitaires, soit les cellules tueuses naturelles. »

Il affirme que, même si la plupart des medicaments immunothérapeutiques ciblent les cellules T afin d’en accroître l’efficacité, certaines tumeurs cancéreuses ne réagissent pas aux cellules  T.

« Cependant, ces tumeurs pourraient être éliminées très efficacement par les cellules tueuses naturelles », ajoute le Dr Ardolino. « Ainsi, si nous connaissons le type de tumeur du patient, nous pouvons concevoir des thérapies suscitant la réponse immunitaire la plus efficace. Dans certains cas, il s’agirait d’une réponse des cellules  T, dans d’autres, d’une réponse des cellules tueuses naturelles. »

« Nous comprenons maintenant mieux comment le système immunitaire élimine le cancer. Nous pouvons donc cibler plus précisément le mécanisme qui supprime le système immunitaire. »

« C’est super pour plusieurs raisons », soutient le Dr  Ardolino. « Nous comprenons maintenant mieux comment le système immunitaire élimine le cancer. Nous pouvons donc cibler plus précisément le mécanisme qui supprime le système immunitaire. Et nous pouvons susciter une plus forte réponse des cellules tueuses naturelles contre le cancer. »

Il est désormais généralement reconnu que le cancer et le système immunitaire sont tous deux uniques à chaque patient. Les chercheurs et les cliniciens se rendent maintenant compte de l’importance d’adapter l’immunothérapie selon le cancer et le système immunitaire propres à chacun. Le problème est complexe : il faut donner un medicament ayant un effet thérapeutique maximal avec le moins d’effets secondaires, de la façon la plus ciblée possible.

Le D Ardolino a récemment publié une découverte majeure qui pourrait faire en sorte que les traitements immunothérapeutiques fonctionnent chez advantage de personnes et contre un plus grand nombre de types de cancers.

En octobre, les immunologists James  Allison et Tasuku  Honjo ont reçu le prix Nobel de médecine pour leur découverte des anticorps inhibiteurs de points de contrôle du système, qui est considérée comme un événement important dans la lutte contre le cancer


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L’immunothérapie élimine le cancer d’un policier

Malgré des années de traitement visant à prévenir sa récurrence, le mélanome de Ian McDonell, un cancer de la peau qui a tué son frère, s’est propagé à son cerveau et à son corps. En 2017, il a commence une immunothérapie novatrice. Un an après la fin de son immunothérapie, tous les clichés montrent que son cancer a disparu.

Ian McDonell n’était pas de service et marchait le long d’un sentier de vélo lorsqu’il a apercu des hommes en pleine bagarre. Il a appelé la police et a plaque au sol l’un des combattants, qui tentait de s’enfuir. Ce geste courageux est d’autant plus remarquable que, un an plus tôt, Ian était cloué au lit par le cancer.

« J’ai pensé à l’année précédente », raconte Ian, « et jamais je n’aurais pu être dehors à faire une promenade. »

Cinq ans auparavant, le frère de Ian était mourant, atteint d’un mélanome, et son père venait d’être emporté par le cancer. L’épouse de Ian a insisté pour qu’il fasse examiner par un médecin un grain de beauté qu’il avait dans le dos. Il s’agissait d’un mélanome malin nodulaire ulcéreux – une forme agressive de cancer de la peau.

Ian a subi une chirurgie pour l’exciser, ainsi qu’un ganglion lymphatique dans l’aine gauche. Plusieurs semaines plus tard, on lui a retire un ganglion lymphatique dans l’aisselle. Même s’il n’y avait plus aucune trace de cancer, compte tenu de ses antécédents familiaux, le risqué de récidive que courait Ian était élevé.

Ce sergent-chef de la Police d’Ottawa, âgé de 47 ans, a été aiguille vers le Dr  Michael  Ong, un oncologue spécialisé dans les cancers de la peau et urologiques à L’Hôpital d’Ottawa. Après avoir discuté de l’ensemble des options, le Dr Ong a recommandé à Ian de participer à un essai Clinique fondé sur une chimiothérapie ciblée, reconnue pour sa capacité à faire régresser fortement les mélanomes et mise à l’essai dans le but d’améliorer les taux de guérison.

Ian McDonell est assis dans un fauteuil.
Ian en train de reçevoir sa première dose d’immunothérapie

« L’immunothérapie ne touche pas le cancer directement. Elle dévoile plutôt le cancer à votre système immunitaire. »

Ian a suivi ce traitement entre novembre 2013 et août  2014, tout en continuant à travailler à temps plein; après le traitement, il a continue à passer des examens d’imagerie réguliers et intensifs destines au dépistage de toute récidive. Il se sentait bien lorsqu’il s’est rendu à son rendez-vous normal en juin 2017, mais la tomodensitométrie et l’imagerie par resonance magnétique (IRM) l’ont confronté à une dure réalité. Il avait une demi-douzaine de tumeurs dans l’aine et l’abdomen, ainsi que trois tumeurs avec metastases au cerveau. Son cancer en était au stade  4. Normalement, les patients ayant des metastases au cerveau n’ont plus que quatre mois à vivre.

Compte tenu de la gravité de la situation, le Dr  Ong a recommandé une approche énergique : une immunothérapie récemment approuvée.

« L’idée de l’immunothérapie n’est pas nouvelle. Cette méthode fait l’objet d’essais cliniques depuis des décennies. Mais ce n’est que récemment que nous avons connu un succès retentissant, » explique le Dr Ong, qui est également professeur adjoint à l’Université d’Ottawa.

Dr. Michael Ong
DMichael Ong

Le lien entre le système immunitaire et le cancer est reconnu depuis plus d’un siècle. Cependant, comprendre la façon dont le système immunitaire lutte contre le cancer a été le principal défi des scientifiques.

Dans un premier temps, on a tenté de stimuler le système immunitaire afin qu’il attaque le cancer. Ce qui a change la donne a été la découverte de molecules clés, appelées points de contrôle du système immunitaire, des cellules cancéreuses qui suppriment les cellules immunitaires T, et les empêchent de s’attaquer au cancer. Ces points de contrôle dissimulent le cancer au système immunitaire. De nouveaux médicaments, appelés anticorps inhibiteurs de points de contrôle du système immunitaire, lèvent le voile et permettent au système immunitaire de s’attaquer naturellement au cancer et de le détruire.

« Le but de la chimiothérapie est de tuer directement le cancer », explique le Dr  Ong. « Cela peut entraîner des effets secondaires, parce que la chimiothérapie tente d’empoisonner le cancer. En revanche, elle ne touche pas le cancer directement. Elle le révèle plutôt au système immunitaire en activant des interrupteurs des cellules T, et le système immunitaire de l’organisme fait le reste. »

L’immunothérapie fonctionne particulièrement bien chez les patients atteints d’un mélanome, comme Ian. Le premier essai qui a révélé cette efficacité sur ce type de cancer de la peau a été présenté à un congrès sur l’oncologie à Chicago en  2010. Les résultats de cet essai ont montré que l’amélioration médiane de la durée de la survie était de quatre mois. Selon le Dr Ong, au départ, les conclusions ne semblaient pas très impressionnantes.

« Ce n’était qu’un autre rapport d’essai clinique, et quatre mois, cela ne paraissait pas très long », precise le Dr Ong. « Cependant, l’amélioration rapportée était la médiane. Nous avons constaté plus tard seulement que, bien que l’immunothérapie ne fonctionne pas chez 80 % des patients, 20 % d’entre eux étaient guéris de leur mélanome métastatique. Lorsque les données étaient considérées sur une période de 10 ans, tous les patients qui avaient répondu au traitement étaient toujours en vie. »

Depuis, des immunotherapies ont été mises au point et ont fait l’objet d’essais cliniques, ce qui a fait passer le taux de survie après un an de 25 à 80 % dans le cas de mélanomes avancés.

Ian a commence par recevoir une combinaison de deux immunothérapies, une importante percée depuis 2010, récemment approuvée par Santé Canada. Il a raconté que le traitement est donné par voie intraveineuse à l’Unité de chimiothérapie, au Centre de cancérologie de l’Hôpital. Le processus complet prend deux heures par traitement. Ian devait recevoir une dose toutes les trois semaines pour quatre traitements.

Ian a reçu une dose, puis a suivi une radiothérapie administrée au moyen du système CyberKnife. Des doses élevées de rayonnement ont été dirigées directement sur ses tumeurs au cerveau. Il a bravement continue durant le second cycle d’immunothérapie, mais il était tellement malade qu’il a dû interrompre le traitement. Il a commence à prendre des medicaments stéroïdiens pour ralentir son système immunitaire. Il s’est alors senti mieux, mais son immunothérapie était en suspens.

Fin septembre, Ian a ressenti une nouvelle faiblesse au visage et craignait que son cancer empire. Ce n’était pas le cas. Les examens ont révélé qu’une tumeur avait rétréci, passant de 25 à 10 mm, tandis que l’autre était passé de 8 à 4 mm.

Le D Ong lui a dit : « On dirait qu’il se passe quelque chose de positif. » Il a recommandé à Ian d’essayer une seule immunothérapie plutôt que deux. Ian a reçu ce traitement à la mi-novembre  2017. Encore une fois, il a trouvé cela extrêmement difficile et a été très malade. Tous ses traitements ont été interrompus.

« Mais ça a fonctionné », raconte Ian.

Ian McDonell pose en compagnie de ses trois filles et de sa femme à la plage.
Ian  McDonell et son épouse Michelle avec leurs filles à la baie de Fundy, à Kingsport, en Nouvelle-Écosse, en août  2018.

Deux mois plus tard, en janvier  2018, le statut du cancer de Ian a été évalué au moyen d’une tomographie par émission de positons (TEP). Une TEP fonctionne au moyen d’un sucre radioactive qui met en surbrillance colorée les cellules cancéreuses. Aucune couleur n’est apparue lorsque Ian a passé la TEP. L’examen par IRM subsequent n’a révélé aucun signe de tumeurs au cerveau. Elles avaient disparu toutes les trois. Il a passé une tomodensitométrie en avril et en juillet. Les clichés ne montraient rien. Il n’avait plus de tumeurs. Toutes les traces de son cancer avaient disparu.

Durant un rendez-vous après les derniers clichés d’imagerie, le Dr Ong lui a appris que, au moment de leur première rencontre en  2013, les options d’immunothérapie ou cette chimiothérapie ciblée n’étaient pas disponibles. Quatre ans plus tard, grâce aux incroyables percées en immunothérapie, il y avait de l’espoir.

« Au cours des cinq dernières années, nous sommes passes de très médiocres options pour traiter les mélanomes à un grand nombre d’options efficaces. Cela s’explique par le développement de traitements contre le cancer, qui continue à être très rapide », dit le Dr Ong. « À L’Hôpital d’Ottawa, nous participons constamment à des essais cliniques qui changent la pratique. La norme de soins évolue sans cesse – comme elle se doit. Nous tentons toujours de repousser les limites des traitements contre le cancer. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en recherche en immunothérapie contre le cancer, tant pour la mise au point de nouveaux traitements que pour les traitements expérimentaux proposes aux patients. Soixante-neuf essais cliniques en immunothérapie contre le cancer sont en cours à l’Hôpital. Cinquante des patients du D Ong participant actuellement à de tels essais. Cependant, ils sont des centaines à prendre part à des essais cliniques actifs similaires à L’Hôpital d’Ottawa.

Les personnes atteintes d’un cancer de la peau avec presence de mélanome sont jeunes, âgées de 30 à 50 ans. Un mélanome avec des ganglions lymphatiques est très agressif. Historiquement, 50 % des patients connaîtraient une récidive et la propagation du mélanome. Cependant, les nouveaux traitements, dont l’immunothérapie, diminuent le risque de récidive de 43 à 53 %. À L’Hôpital d’Ottawa, de nombreux patients participant à une étude visant à établir si deux medicaments immunothérapeutiques fonctionnent mieux qu’un seul pour réduire advantage les risques de récidive

Grâce aux immunotherapies fructueuses, des patients comme Ian sont aux prises avec les problems des survivants : vivre sans le cancer.

Ian a constaté qu’il devait repenser à ce qu’il souhaitait faire. Il était en congé de maladie de la Police d’Ottawa depuis août 2017, lorsque son cancer est réapparu.

« Lorsqu’il a été question des examens provinciaux pour les services policiers, je me suis dit que j’allai les passer parce que j’avais un peu d’espoir, maintenant. J’ai passé l’examen pour devenir inspecteur, et je l’ai réussi », raconte Ian.

Grâce à l’immunothérapie, ce père de trois enfants a pu reprendre sa vie et peut maintenant songer à l’avenir et voir sa famille grandir. Il continuera aussi à lutter contre le crime.

L’Hôpital d’Ottawa effectue également de la recherche fondamentale et translationnelle en immunothérapie. Ainsi, le Dr Michele  Ardolino a récemment réalisé une percée dans la comprehension de l’immunothérapie, qui devrait permettre à cette approche d’être efficace chez un bien plus grand nombre de personnes atteintes du cancer.

Pour en savoir plus sur la recherche en immunothérapie,  cliquer ici.


Étant donné qu’il est démontré que la recherche est la meilleure façon d’améliorer les traitements et de trouver des remèdes contre le cancer et des maladies dévastatrices, L’Hôpital d’Ottawa amasse des fonds pour des essais cliniques

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La recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa

L’Hôpital d’Ottawa s’est taillé une renommée internationale comme chef de file en matière de recherche sur le cancer. Grâce à une expertise sans pareille, aux virus oncolytiques et à la révolution du processus des essais cliniques, nous transformons ce que nous savons sur le cancer et notre façon de le traiter.

Le problème

Lorsqu’on reçoit un diagnostic de cancer, le temps est essentiel. Chaque minute compte, et l’attente d’une chirurgie, d’un traitement ou que la vie reprenne son cours normal peut sembler interminable. Le temps est tout aussi essentiel dans le domaine de la recherche sur le cancer. Chaque jour, les scientifiques travaillent sur des thérapies nouvelles et meilleures; plus vite les patients pourront recevoir ces thérapies, meilleures seront leurs chances de guérison.

À L’Hôpital d’Ottawa, nos patients ont accès aux meilleurs médecins et traitements lorsqu’ils en ont le plus besoin. Notre recherche de pointe attire des experts de partout dans le monde pour travailler dans nos installations et nous aider à révolutionner chaque aspect des soins contre le cancer, en améliorant les traitements et en sauvant la vie de patients atteints de maladies qui auraient été incurables il y a seulement quelques années.

Au cours des 15 prochaines années, les Canadiens verront une augmentation de 40 % du nombre de diagnostics de cancer; près d’une personne sur deux sera atteinte du cancer dans sa vie. Compte tenu de notre capacité à créer des traitements fondés sur la recherche, jumelée à l’un des centres d’oncologie les mieux équipés au pays, nous sommes bien placés pour attaquer de front ce défi.

Notre vision

Nous sommes persuadés que le cancer peut être vaincu. Nos centres sur le cancer et la recherche ont été classés parmi les meilleurs au monde et d’ici, nous voyons des résultats qui semblaient impossibles à atteindre il y a une décennie. Ensemble, nos gens et nos installations ont créé un milieu propice à la connaissance pour les esprits les meilleurs et les plus brillants dans le domaine de la médecine au monde. Nous sommes convaincus que si nous maintenons le cap, le cancer sera vaincu.

Pourquoi L’Hôpital d’Ottawa

Nous sommes déjà l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au pays. Et nous ne sommes pas parvenus là en pensant petit et à court terme. Le plan était simple : recruter les esprits les meilleurs et les plus brillants en science et en soins de santé, les réunir sous un même toit, trouver des réponses aux plus grands défis dans le domaine des soins de santé. Et nous avions raison. Nos installations, nos chercheurs, nos professionnels médicaux et nos essais cliniques de renommée mondiale sont la crème de la crème, de sorte qu’ils attirent la crème de la crème. Nous avons déjà réalisé d’énormes percées et d’autres sont encore à venir. Le monde observe ce qui se passe à L’Hôpital d’Ottawa.

« À L’Hôpital d’Ottawa, nous participons constamment à des essais cliniques qui changent la pratique. La norme de soins évolue sans cesse – comme elle se doit. Nous tentons toujours de repousser les limites des traitements contre le cancer. » – Dr Michael Ong

Nos réussites en matière de recherche

Dr. John Bell in his research lab

2000: Le Dr John Bell découvre qu’un virus, baptisé VSV, ou virus de la stomatite vésiculaire, peut tuer les cellules cancéreuses sans nuire aux cellules normales. En 2011, son groupe publie une étude phare dans la prestigieuse revue scientifique Nature pour montrer les résultats de son premier essai clinique mondial fondé sur cette découverte.

Dr. Rebecca Auer

2017: Le vaccin personnalisé de la Dre Rebecca Auer conçu au moyen de cellules cancéreuses infectées par un virus oncolytique guérit un cancer abdominal dans des modèles animaux. La Dre Auer prépare un essai clinique fondé sur ces constatations.

Dr. Caroline Ilkow

2018: La Dre Carolina Ilkow et son équipe ont d’abord démontré que les cellules cancéreuses combattent les virus au moyen d’une approche unique. Son équipe a ensuite mis au point un virus qui bloque ce mécanisme défensif. Ce virus éliminant très efficacement des cellules cancéreuses normalement résistantes, cela pourrait se traduire par des immunothérapies améliorées ayant un spectre d’efficacité plus vaste.

Votre impact

L’impact que peut avoir une personne sur l’avenir des soins de santé est immense. L’impact que peut avoir un groupe de leaders communautaires qui partagent la même vision est sans limites. Grâce au soutien des donateurs, nous avons bâti l’un des centres régionaux de traitement du cancer les plus grands et les plus occupés du pays. Nous possédons l’une des seules installations de production de virus oncolytiques qui entraînent des virus modifiés à tuer les cellules cancéreuses. Nous disposons de la technologie comme le système CyberKnife qui permet d’effectuer des opérations d’un jour non effractives sur des tumeurs cérébrales auparavant inopérables et souvent mortelles. Notre centre de santé du sein ultramoderne est doté de machines diagnostiques dédiées pour accélérer le processus de traitement, éliminer les retards accumulés et aider plus de gens à retrouver une vie en santé. Ce ne sont que quelques exemples de la façon dont les donateurs ont changé le visage des soins de santé. Nous nous spécialisons dans la mise en contact de donateurs qui veulent aider avec les personnes qui ont le plus besoin de leur aide.

La recherche pour améliorer les soins aux patients

Dr. Dean Fergusson

2014: Les Drs Dean Fergusson et Mark Clemons lancent le programme de calibre Mondial Repenser les essais cliniques (REaCT), qui permet d’évaluer rapidement les traitements contre le cancer disponibles et de simplifier l’inscription aux essais cliniques. Avant REaCT, le taux d’inscription des patients était inférieur à trots %, alors qu’il dépasse maintenant 90 %. Avant la fin de 2017, ce programme avait donné lieu à l’inscription à des essais cliniques de plus de patientes atteintes du cancer du sein que tous les autres essais combinés au Canada.

Dr. Glen Goss

2016: Le Dr Glen Goss dirige un essai clinique international qui révèle que 70 % des patients atteints d’un certain type de cancer du poumon réagissent à un nouveau traitement ciblé. Celui-ci est maintenant un traitement standard au Canada.

Dr. Natasha Kekre

2018: La Dre Natasha Kekre mène la charge pour que L’Hôpital d’Ottawa adopte une version canadienne de l’immunothérapie utilisant les cellules T à CAR. Il a été démontré que ce traitement révolutionnaire, qui consiste à retirer des cellules T d’un patient et à les modifier en laboratoire afin qu’elles s’attaquent aux cellules cancéreuses, élimine complètement certains cancers du sang pédiatriques avancés. L’Hôpital d’Ottawa est le seul endroit au Canada qui fabrique de telles cellules, et l’un des premiers à participer aux essais cliniques de ce traitement.

Appuyez les soins aux patients et la recherche à L’Hôpital d’Ottawa.

Laissez-vous inspirer

Ma raison, c’est toi
Robert Noseworthy a reçu un diagnostic de leucémie infantile à l’âge de 30 ans, ce qui est rare pour une personne de son âge, et le pronostic n’était pas encourageant. Mais 30 ans plus tard, ses enfants d’âge adulte à ses côtés, il donne en retour à la recherche sur le cancer grâce au DÉFI.
Gagner du temps : Sept heures, 52 points de suture
Leata Qaunaq savait que quelque chose n’allait pas lorsque son mari Joellie est arrivé à l’aéroport près de la baie de l’Arctique, au Nunavut, pour la rencontrer, elle et leur fille. Il parlait, mais ses propos étaient incohérents.
Le don du temps
En 2012, Vesna a reçu un diagnostic de cancer du sein à un stade précoce. Malgré le traitement chirurgical standard, la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement hormonal, le cancer est réapparu quatre ans plus tard. Elle vit maintenant avec un cancer du sein métastatique de stade 4 incurable.