Insuffisance rénale aiguë et néphropathie chronique – de nouveaux espoirs de traitement

Des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa travaillent de concert pour aider à prévenir et à traiter l’insuffisance rénale aiguë et la néphropathie chronique.

Le potentiel des cellules souches 

L’insuffisance rénale aiguë touche un patient sur cinq aux soins intensifs et 50 de ces patients n’y survivront pas, un constat dévastateur. 

Lors de ses tournées à l’unité des soins intensifs il y a plusieurs années, le Dr Kevin Burns, néphrologue, s’est étonné du grand nombre de patients atteints d’insuffisance rénale aiguë. Alors qu’ils avaient été transférés aux soins intensifs en raison d’autres maladies graves, une hypotension artérielle, un état de choc, des infections, des pertes de sang après une opération ou la prise de certains médicaments avaient endommagé leurs reins. 

« Malgré les recherches réalisées dans ce domaine depuis plus de 60 ans, il n’existe aucune solution, ajoute le Dr Burns. De nombreux traitements ont été testés pour aider les reins à récupérer, mais rien n’a fonctionné à ce jour. » 

Mais les chercheurs n’ont pas dit leur dernier mot. Le DrBurns et ses collègues du Centre de recherche sur les maladies du rein découvrent de nouvelles façons d’aider les reins à récupérer des lésions et de prévenir leur survenue en premierlieu. 

Dr. Kevin Burns

 

Maladie rénale chronique – recherche préventive et traitement précoce

Il y a plusieurs années, le DrBurns assistait à une conférence sur le recours aux cellules souches pour traiter des organes atteints et diverses maladies. C’est à cette occasion qu’il a rencontré le Dr David Allan, hématologue à L’Hôpital d’Ottawa, qui menait des recherches sur les cellules souches du sang de cordon ombilical. Ensemble, ils se sont penchés sur les cellules formant des colonies endothéliales (ECFC), trouvées dans le sang de cordon, et sur leur utilité possible pour régénérer le rein. 

Leurs expériences ont révélé une amélioration marquée de la fonction rénale chez les souris qui avaient reçu ces cellules par voie intraveineuse. À leur grande surprise, les chercheurs ont constaté que ces cellules libéraient de minuscules microARN qui stimulaient la formation de nouveaux vaisseaux pour réparer les reins. 

« Dans le cadre de nos expériences, nous avons simplement injecté des microARN dans le sang et observé, contre toute attente, que la lésion était entièrement évitée », affirme le DrBurns. 

La prochaine étape est de passer de la souris à l’homme. L’équipe espère lancer une étude de PHASE 1 d’ici les deuxprochaines années pour déterminer s’il est sécuritaire d’injecter des microARN aux êtres humains. 

Néphropathie chronique – recherche préventive et traitement précoce 

Alors que les progrès réalisés pour traiter l’insuffisance rénale aiguë sont prometteurs, les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa se penchent également sur des façons d’améliorer la détection et le traitement de la néphropathie chronique. 

« Si nous pouvons détecter la maladie plus tôt, les traitements seront encore plus efficaces pour prévenir ou retarder l’insuffisance rénale. Tout moyen qui nous permettra de gagner du temps pour éviter ou retarder la perte des fonctions rénales sera inestimable pour les patients », explique le Dr Dylan Burger, un chercheur de laboratoire du Centre de recherche sur les maladies du rein de L’Hôpital d’Ottawa reconnu mondialement. 

Il travaille actuellement à un test diagnostique qui permet de prédire si une personne est à risque de souffrir d’une maladie rénale au lieu de se fier aux tests actuels qui ne font que révéler la présence de la maladie, souvent à un stade avancé. 

Dr. Dylan Burger with student Ozgun Varol

 

Une expertise de calibre mondial

Ces études ne sont qu’un aspect de la recherche sur le rein réalisée à L’Hôpital d’Ottawa. Le Centre de recherche sur les maladies du rein, l’un des plus importants au Canada, offre aux chercheurs et aux cliniciens une occasion unique d’apprendre au contact de leurs collègues et de travailler ensemble pour que les patients puissent bénéficier des traitements mis au point en laboratoire.

L’expertise de ces scientifiques, la qualité de leurs recherches sur le rein et le nombre de publications issues du Centre attirent des chercheurs de partout au monde. Ce niveau d’excellence et la volonté de demeurer à l’avant-plan de la recherche et de la découverte se traduiront directement par de meilleurs traitements et résultats pour les patients.

Pour en apprendre davantage sur la recherche de pointe menée à L’Hôpital d’Ottawa et sur les innovations qui ont le potentiel de transformer la vie des patients, cliquez ici.

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