30 ans après le traitement, un survivant de la leucémie éternellement reconnaissant
Robert Noseworthy a reçu un diagnostic de leucémie infantile à l’âge de 30 ans. C’est une situation rare pour quelqu’un de son âge et le pronostic était sombre. Trente ans plus tard, il redonne à la recherche sur le cancer, accompagné de ses enfants adultes.
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30 ans après le traitement, un survivant de la leucémie éternellement reconnaissant
Robert Noseworthy connaît bien l’importance de la recherche sur le cancer. Il y pense chaque fois qu’il se regarde dans le miroir.
Robert est un survivant du cancer et tous les jours, il apprécie chaque moment qu’il a pu partager avec ses deux enfants, maintenant adultes.
Le 21 octobre 1988, Robert a reçu un diagnostic de leucémie aiguë lymphoblastique — une leucémie infantile. À l’époque, il vivait à Montréal avec sa jeune famille, comprenant Julianne qui avait 18 mois et son fils David, qui était un nourrisson.
Un pronostic sombre
« On m’a donné une chance de survie de 13 % avec 6 mois à vivre. Mon docteur m’a dit qu’il était très rare pour une personne de 30 ans d’avoir une leucémie infantile », raconte Robert.
Et c’est ainsi qu’a commencé le parcours du cancer pour ce père de deux enfants. Cela a inclus de nombreux cycles de chimiothérapie et de radiothérapie, qui ont entraîné une rémission, mais le parcours ne s’est pas terminé là. « En mars 1989, j’ai eu une greffe de moelle osseuse de ma sœur, qui avait une comptabilité de six sur six. »
Grâce à cette compatibilité, Robert a déjoué le pronostic. Il en attribue tout le crédit d’être en vie aujourd’hui à la recherche sur le cancer. C’est ce qui a motivé Robert et sa famille à devenir des partisans dévoués de la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa. « C’est ma raison. Je fais mon petit bout de chemin afin d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer », dit-il.
Robert Noseworthy et sa fille Julianne après avoir parcouru 109 km à vélo pendant LE DÉFI le 8 septembre 2019.
Le moment de redonner
Redonner est important pour Robert. Chaque année, sa famille se réunit pour pédaler et amasser des fonds dans le cadre du DÉFI, un vélotour de financement. Il était également important pour lui d’instiller cette valeur à ses enfants alors qu’ils grandissaient. « J’ai reçu toute cette aide et maintenant, le temps est venu de redonner. »
Pour Julianne, il est devenu tout aussi important de redonner en tant que famille à L’Hôpital d’Ottawa et de faire progresser la recherche.
« Sans la recherche sur le cancer et tout ce que mon père a dû traverser, nous ne serions pas la famille que nous sommes aujourd’hui. » – Julianne Noseworthy
Jetant un coup d’œil à son père, avec un sourire, Julianne ajoute : « Ma raison, c’est toi. »
La façon dont Robert voit les choses, c’est qu’il est vivant grâce à l’investissement d’autres personnes avant lui et il veut représenter l’espoir pour quelqu’un d’autre qui se bat contre le cancer. « Il y a 60 ans, quelqu’un a investi dans la recherche sur le cancer. Trente ans plus tard, j’ai bénéficié de cette générosité et c’est la raison pour laquelle je suis ici aujourd’hui. »
Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.
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Diagnostic : mélanome
Ian McDonell a reçu une immunothérapie en 2017 qui a éradiqué son mélanome.
Ian McDonell
Il y a quelques années, le père de Ian McDonell, sergent chef pour la police d’Ottawa et père de trois enfants, a été emporté par un cancer et son frère était en train de mourir d’un mélanome. L’épouse de Ian a insisté pour qu’il fasse examiner par un médecin un grain de beauté qu’il avait dans le dos. Il s’agissait d’un mélanome malin nodulaire ulcéreux – une forme agressive de cancer de la peau.
Ian a subi une chirurgie pour exciser le mélanome, ainsi qu’un ganglion lymphatique dans l’aine gauche. Quelques semaines plus tard, on lui a retiré un ganglion lymphatique dans l’aisselle. Après ces opérations, il n’avait plus aucune trace de cancer, mais compte tenu de ses antécédents familiaux, Ian courait un risque de récidive élevé.
De mauvaises nouvelles
Ian se sentait bien, mais lors d’un rendez vous normal en juin 2017, la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) l’ont confronté à une dure réalité. Il avait une demi-douzaine de tumeurs dans l’aine et l’abdomen, ainsi que trois tumeurs avec métastases au cerveau. Son cancer en était au stade 4. Compte tenu de la gravité de la situation, le Dr Michael Ong à L’Hôpital d’Ottawa a recommandé une approche énergique : une immunothérapie récemment approuvée.
Démasquer le cancer
Les chercheurs essayaient depuis des décennies de stimuler le système immunitaire pour qu’il s’attaque aux cellules cancéreuses. Mais ce qui a changé la donne a été la découverte que les cellules cancéreuses produisent des molécules clés, appelées « protéines point de contrôle », qui suppriment les cellules immunitaires et les empêchent d’attaquer le cancer. Ces protéines point de contrôle masquent le cancer, qui n’est plus détecté par le système immunitaire. De nouveaux médicaments, appelés inhibiteurs du point de contrôle immunitaire, font tomber ce masque et permettent aux cellules immunitaires, appelées cellules T, d’attaquer naturellement et de détruire le cancer.
« Le but de la chimiothérapie est de tuer directement le cancer, explique le Dr Ong. Cela peut entraîner des effets secondaires, parce que la chimiothérapie tente d’empoisonner le cancer.
« L’immunothérapie ne s’attaque pas directement au cancer. Elle le révèle plutôt au système immunitaire en activant des interrupteurs des cellules T, et le système immunitaire de l’organisme fait le reste. » – Dr Michael Ong
Ian McDonell en compagnie de sa femme Michelle (à gauche) et de leurs filles en randonnée dans les Adirondacks en 2019.
Traitement par le système CyberKnife
Ian a alors commencé alors un traitement combinant deux immunothérapies administrées par voie intraveineuse à l’unité de chimiothérapie du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa. Il a également subi une radiothérapie administrée par CyberKnife, pendant laquelle de fortes doses de radiation ciblaient ses tumeurs au cerveau. Il a bravement continué durant le second cycle d’immunothérapie, mais il était tellement malade qu’il a dû interrompre le traitement. Il a commencé à prendre des médicaments stéroïdiens pour ralentir son système immunitaire. Il s’est alors senti mieux, mais son immunothérapie était en suspens.
Des tumeurs en régression
Lorsque Ian a commencé à ressentir une faiblesse au visage, il a craint une aggravation de son cancer. Ce n’était pas le cas. Les examens ont révélé qu’une tumeur avait rétréci, passant de 25 à 10 mm, tandis que l’autre était passée de 8 à 4 mm.
Le Dr Ong a recommandé une seule immunothérapie plutôt que deux et même si le traitement a rendu Ian très malade, il a porté ses fruits.
Deux mois plus tard, les résultats d’une tomographie par émission de positons, d’un tomodensitogramme et d’un examen par IRM ont montré qu’il n’avait plus de tumeurs. Toute trace de son cancer avait disparu.
Le Dr Michael Ong, oncologue, explique que les nouvelles immunothérapies sont très efficaces pour traiter les mélanomes.
Avancées en immunothérapie
Lorsque le Dr Ong a rencontré Ian pour la première fois, en 2013, les options d’immunothérapie ou de chimiothérapie ciblée n’étaient pas disponibles. Grâce aux percées incroyables réalisées en immunothérapie, il y a maintenant de l’espoir.
« Au cours des quelques dernières années, nous sommes passés de très médiocres options pour traiter les mélanomes à un grand nombre d’options efficaces. Cela s’explique par la mise au point de traitements contre le cancer, qui continue à être très rapide, dit le Dr Ong. À L’Hôpital d’Ottawa, nous participons constamment à des essais cliniques qui changent la pratique. La norme de soins évolue sans cesse – comme elle se doit. Nous tentons continuellement de repousser les limites des traitements contre le cancer. »
L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en recherche en immunothérapie contre le cancer, tant pour la mise au point de nouveaux traitements que pour les traitements expérimentaux proposés aux patients. Environ 70 essais cliniques en immunothérapie contre le cancer sont en cours à l’hôpital, auxquels participent près de 700 patients. L’hôpital est également l’hôte d’un réseau national pour la recherche en immunothérapie et a mis au point un certain nombre de traitements uniques à partir de cellules et de virus.
De l’espoir pour l’avenir
Grâce à l’efficacité de ces immunothérapies, des patients comme Ian espèrent maintenant continuer à vivre sans cancer.
« Lorsqu’il a été question des examens provinciaux pour les services policiers, je me suis dit que j’allais les passer parce que maintenant, j’ai un peu d’espoir », raconte Ian.
L’immunothérapie a permis à Ian non seulement de poursuivre sa carrière, mais surtout de planifier l’avenir avec sa famille et de voir ses filles grandir.
En savoir plus sur le travail en immunothérapie du Dr Michael Ong, oncologue.
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Annette fait sonner la cloche de l’espoir après son dernier traitement contre le cancer.
En juillet 2016, Annette Gibbons a passé une mammographie ordinaire. Elle n’avait aucune idée que cette journée allait devenir un moment décisif dans sa vie et se terminer par un diagnostic de cancer du sein. Cette nouvelle inattendue l’a entraînée sur un chemin de traitements, de chirurgie et d’incertitude, l’obligeant à placer toute sa confiance en l’équipe médicale de L’Hôpital d’Ottawa pour son bien-être physique et émotionnel.
Après la mammographie, Annette a appris qu’elle avait des tissus denses et que les résultats étaient difficiles à interpréter. Elle n’était pas du tout inquiète au moment où elle a reçu un appel pour planifier une autre mammographie ainsi qu’une échographie. Tout a changé lorsque sa radiologue, la Dre Susan Peddle, lui a dit doucement qu’elle croyait qu’il s’agissait d’un cancer.
Annette, visiblement émue, se souvient de ce jour fatidique. « Juste comme ça, ma vie a changé et j’ai entamé mon parcours. »
Les défis de la chimiothérapie se font sentir
Annette a commencé une chimiothérapie sous l’œil attentif du Dr Mark Clemons. « Il se spécialise dans le type de cancer que j’avais et participe très activement aux essais cliniques et à la recherche sur les traitements et les pratiques de pointe », dit-elle.
Dans les premiers temps, Annette cherchait seulement à surmonter les effets physiques de la chimiothérapie. Elle se rappelle que « ce n’est pas quelque chose pour lequel on peut réellement se préparer, ou quelque chose qu’on peut comprendre, avant de devenir un patient… Il y avait la perte démoralisante de cheveux, les nausées constantes, la douleur intense aux os et la fatigue écrasante. Malgré tout, j’essayais de garder le moral en faisant de l’exercice, en participant à un groupe de soutien et en regardant beaucoup de vieux films ».
Des études qui font une différence
Au cours de son traitement, Annette a participé à plusieurs essais cliniques dirigés par le Dr Clemons dans le cadre de son programme novateur de reconception des essais cliniques (REaCT). Le Programme REaCT mobilise les patients et leurs proches dans chaque étape de la recherche, y compris le lancement d’idées, l’établissement des priorités, la conception des études et la communication des résultats.
L’une de ces études a récemment produit d’importants résultats qui bénéficient aux patientes atteintes du cancer du sein à Ottawa et partout dans le monde.
Faire confiance à son équipe médicale
Annette a aussi placé toute sa confiance dans son équipe médicale et était déterminée à rester positive. « Je savais que les statistiques en matière de survie étaient relativement bonnes et j’avais hâte de reprendre ma “vie normale”. »
Elle était loin de se douter que les prochaines étapes – mastectomie et radiothérapie – seraient plus dures que la chimiothérapie. L’opération elle-même et la guérison se sont bien passées. Elle remercie son extraordinaire chirurgienne, la Dre Erin Cordeiro, pour sa compassion et son talent.
« Elle m’a tenu la main pendant que j’étais allongée dans la salle d’opération, en attendant que celle-ci commence. » – Annette Gibbons
« Finalement, dit-elle en faisant un petit sourire, j’ose affirmer qu’elle m’a donné la plus belle et la plus droite des cicatrices chirurgicales que je n’ai jamais vue ».
Dures nouvelles
Annette aurait la vision d’ensemble de son pronostic de cancer uniquement en recevant les résultats des analyses pathologiques concernant sa tumeur. Plusieurs semaines plus tard, elle a reçu des résultats inquiétants de la Dre Cordeiro. L’annonce a eu l’effet d’une bombe. « Elle m’a dit que la tumeur était beaucoup plus grosse que prévu. Ils avaient trouvé des cellules cancéreuses dans de nombreux ganglions lymphatiques qu’ils avaient enlevés. Je ne m’attendais pas à ça et c’était tout un choc ».
Elle a rencontré le Dr Clemons quelques jours plus tard, alors qu’elle essayait toujours de digérer la nouvelle, et elle a dû encaisser un autre coup. « Il m’a dit en toute franchise qu’à cause de la taille de la tumeur et du nombre de ganglions lymphatiques touchés, mon risque de récidive était élevé. »
Soins empreints de compassion durant une période sombre
C’est alors que le monde d’Annette s’est effondré. Elle se souvient d’être descendue aux enfers. « C’était très difficile de m’en sortir. Cependant, mon équipe médicale a vu les signes et a su comment m’aider. Mon radio-oncologue dévoué, le Dr Jean-Michel Caudrelier, a vu mon désespoir et m’a dirigée vers le Programme d’oncologie psychosociale. Grâce à l’aide incroyable de la Dre Mamta Gautam, j’ai affronté mes plus grandes peurs et je les ai surmontées ».
Annette a terminé sa radiothérapie et a repris sa vie petit à petit. Cependant, comme tous les patients atteints de cancer le savent, la peur d’une récidive l’accompagne constamment. « Je ne sais pas si ça changera un jour. Mais j’ai décidé d’en faire un ami qui me rappelle de ne pas penser à la mort, mais à l’importance de vivre pendant que je suis en vie », dit-elle.
Elle est heureuse de savoir que les meilleurs professionnels de la santé se trouvaient ici même dans sa propre ville lorsqu’elle a reçu son diagnostic. En tant que « grande voyageuse à l’hôpital » autoproclamée, Annette est fière de dire qu’elle a retrouvé sa vie, notamment en reprenant son travail. « Je suis de nouveau moi-même et, étrangement, la vie est meilleure qu’avant. »
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C’était le 7 mars 2018. Leata n’avait pas vu Joellie depuis cinq semaines. Elle avait été au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, à Ottawa, avec leur fille de trois ans qui avait besoin d’une chirurgie dentaire.
Lorsqu’ils sont rentrés de l’aéroport, Joellie a dit qu’il ne se sentait pas bien et est allé se coucher. Il s’est réveillé fiévreux. Leata a appelé sa tante qui se demandait s’il ne souffrait pas d’un accident vasculaire cérébral.
« J’ai appelé le poste de soins infirmiers et on m’a dit de l’amener ici. Notre camion ne marchait pas, alors nous avons pris la motoneige. Il [Joellie] a conduit jusqu’au poste de soins infirmiers », a dit Leata. Les infirmières ont vu que quelque chose n’allait pas et ont commencé à appeler des médecins d’Iqualuit qui ont pris des dispositions pour procéder à l’évacuation sanitaire à partir de leur collectivité du nord-ouest de l’île de Baffin.
Joellie s’est évanoui au poste de soins infirmiers. Il n’a pas repris connaissance avant d’arriver à l’Hôpital général de Qikiqtani, à Iqaluit, où il a subi un tomodensitogramme. Les nouvelles n’étaient pas bonnes.
Une opération de sept heures et 52 points de suture
JoellieQaunaq, de la baie de l’Arctique.
« D’abord, le médecin nous a dit que Joellie avait une tumeur, puis on nous a dit qu’il avait un cancer du cerveau », dit Leata.
Elle n’était à la maison que depuis moins de 48 heures lorsqu’elle s’est retrouvée à nouveau à Ottawa. Le Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa, en vertu d’une entente avec le gouvernement du Nunavut, offre des services de cancérologie aux résidents de l’est du Nunavut. En général, un seul membre de la famille ou ami proche accompagne le patient. Les Qaunaq savaient que le traitement du cancer pouvait durer plusieurs semaines, voire des mois. Ils étaient prêts à quitter leur famille, leurs amis et leur réseau de soutien communautaire pour une période indéterminée pendant que Joellie suivait un traitement.
Le couple, marié depuis 29 ans, a quatre enfants. Ainsi, avant de partir vers le sud, Leata s’est arrangée pour que leurs deux enfants cadets (13 et 3 ans) restent avec le fils aîné, dont la femme attendait un bébé en avril. Ce serait le premier petit-enfant de Joellie et de Leata, et ils savaient qu’ils allaient manquer la naissance du bébé.
Joellie a subi une intervention chirurgicale de sept heures pour enlever sa tumeur au cerveau. Il s’est réveillé avec le côté gauche de la tête rasé et 52 points de suture de l’oreille à la tempe.
« Ce n’est pas une sorte de cancer qui se guérit »
« Joellie avait une tumeur appelée glioblastome. C’est le type de tumeur cérébrale le plus courant chez les adultes », a déclaré le Dr Garth Nicholas, l’oncologue médical de Joellie. « Ce n’est pas une sorte de cancer qui se guérit avec notre traitement. Le but est d’essayer d’empêcher ce cancer de progresser ou de s’aggraver aussi longtemps que possible. »
Le glioblastome multiforme est une forme mortelle et extrêmement agressive de cancer qui commence dans le cerveau. Ses cellules tumorales s’insinuent comme des tentacules dans des parties du cerveau où les neurochirurgiens ne peuvent pas les voir et ne peuvent donc pas les enlever.
Chaque année, 1 000 Canadiens reçoivent un diagnostic de glioblastome.
Deux personnes sur 100 000 sont touchées.
Cela représente 12 % de toutes les tumeurs de la tête.
Il touche plus les hommes que les femmes.
Le plus souvent, il s’agit d’adultes de 45 à 75 ans.
Le taux de survie est inférieur à 10 %, cinq ans après le diagnostic.
Gord Downie, le chanteur de The Tragically Hip, et Paul Dewar, un politicien d’Ottawa, sont tous deux morts de ce type de cancer du cerveau.
Du nouvel équipement et de nouvelles techniques pourraient aider à améliorer les résultats.
Surmonter les barrières linguistiques et culturelles
En plus d’avoir perdu l’ouïe, conséquence d’une vie de chasseur et du fait d’être proche du bruit des fusils de chasse, Joellie parlait l’inuktitut et avait une connaissance limitée de l’anglais. Il a eu de la difficulté à comprendre son diagnostic et les options de traitement qui s’offraient à lui. Heureusement, Leata parle couramment l’anglais et pouvait défendre vigoureusement le traitement de son mari. Ce n’est toutefois pas le cas de nombreux patients inuits.
« Je pense que les défis et les difficultés, au-delà de sa tumeur cérébrale, n’étaient pas liés à la tumeur de Joellie, mais au fait d’être loin de chez lui et à la barrière linguistique », dit le Dr Nicholas.
Réalisant ces défis, le Dr Nicholas a dirigé les Qaunaq vers Carolyn Roberts, infirmière pivot des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans le cadre du Programme de cancérologie pour les autochtones. Elle aide de nombreux patients inuits à comprendre le système de santé et à s’y retrouver tout au long de leur traitement contre le cancer.
« L’autonomie est la pierre angulaire de l’ensemble de notre système de pratique éthique. Les gens peuvent décider ce qu’ils veulent faire et sont censés participer aux mesures prises en ce qui concerne leur santé. Toutefois, la combinaison de la langue, de l’éducation et des attentes culturelles fait qu’il est difficile pour les gens du Nord de participer, a déclaré le Dr Nicholas. Le programme avec Carolyn est utile à cet égard, car elle les aide à comprendre qu’il ne s’agit pas de leur faire quelque chose, mais bien de le faire avec eux et pour eux. »
« Lorsque je rencontre des patients, je leur dis que je ne suis pas une infirmière comme les autres, dit Carolyn. Je ne suis pas simplement là pour répondre à des questions sur le cancer. Je suis là pour répondre à toutes leurs questions, mais pas nécessairement sur la santé. C’est le message que je donne à chaque patient. »
Il n’y a pas beaucoup de similitudes entre Ottawa et les petites collectivités de l’Arctique où vivent de nombreux patients inuits. Suivre un traitement contre le cancer dans un endroit si fondamentalement différent de leur domicile a des conséquences négatives sur les patients et leur santé mentale.
Le fait de comprendre la culture de quelqu’un et d’éliminer les obstacles grâce au langage universel de la compassion et du rire aide les patients à se sentir plus à l’aise et plus confiants dans leur combat contre le cancer.
« Nous nous sommes vraiment efforcés de ne pas trop nous concentrer sur le cancer. Ça nous a rapprochés, mais ça ne les définit pas. » –Carolyn Roberts, infirmière pivot, Premières Nations, Inuits et Métis
Le Dr Nicholas a dit qu’il voit bien comment Carolyn et le Programme de cancérologie pour les autochtones améliorent les choses pour les patients. « Je peux penser à des patients qui n’auraient pas reçu de traitements et qui seraient tout simplement rentrés chez eux. Ils étaient dépassés par rapport à tout ce qui arrivait et ils seraient tout simplement partis, mais Carolyn s’est occupée d’eux. Ils ont fini par rester et par suivre un traitement, et les traitements ont été fructueux, a déclaré le Dr Nicholas. Le programme a eu des résultats médicaux mesurables. »
JoellieQaunaq a enseigné les techniques de survie dans l’Arctique aux membres des Forces armées canadiennes à la baie Resolute, au Nunavut.
De retour à la maison, entouré de la famille et des amis
LeataQaunaq embrasse son mari Joellie.
Joellie a reçu sa dernière radiothérapie à Ottawa le 29 mai 2018. Il a ensuite reçu son congé de l’hôpital et s’est empressé de retourner chez lui à la baie de l’Arctique, auprès de sa famille et de ses amis.
Le suivi du Dr Nicholas auprès de Joellie et son traitement pour aider à garder le cancer à distance s’est poursuivi. Tous les mois, il subissait des analyses sanguines et les résultats étaient télécopiés au Dr Nicholas, qui appelait Leata pour savoir si Joellie pouvait aller de l’avant et prendre les médicaments de chimiothérapie qu’on lui avait prescrits à la maison. Après que Joellie ait terminé la chimiothérapie de six mois, il a subi des tomodensitogrammes de suivi que le Dr Nicholas a reçus sur son ordinateur comme si Joellie était un patient local.
Heureusement, Joellie allait encore relativement bien lorsqu’il est rentré chez lui en mai dernier et a pu passer du bon temps avec sa nouvelle petite-fille et sa famille.
Le glioblastome est un cancer qui revient toujours. Celui de Joellie n’a pas fait exception. Près d’un an après avoir reçu son congé de l’hôpital, Joellie a vu sa santé se détériorer et, malheureusement, il est décédé le 5 mai 2019. Il était entouré de ses proches et de sa famille.
Grâce aux dons de notre généreuse collectivité, les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa ont fait d’immenses avancées dans l’amélioration des traitements contre le cancer. Ce sont des patients comme Joellie qui inspirent nos soignants et nos chercheurs à s’efforcer de trouver un remède.
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L’histoire de Vesna Zic-Côté
« En 2012, j’ai reçu un diagnostic de cancer du sein à un stade précoce. Malgré le traitement chirurgical standard, la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement hormonal, le cancer est réapparu quatre ans plus tard. Il s’était propagé à mes poumons, à mes os et à mes ganglions lymphatiques.
J’ai reçu un diagnostic de cancer du sein métastatique de stade 4 incurable le jour de l’anniversaire de mon fils. Il avait neuf ans.
Mon monde s’est effondré. J’étais assise sur mon lit à l’étage et j’entendais les enfants jouer au rez-de-chaussée. J’ai téléphoné à mon mari au travail. Il est revenu à la maison, et nous avons pleuré.
Suivant notre tradition familiale, nous sommes allés au restaurant qu’avait choisi notre fils le soir venu. Donc, le jour où mon monde s’est effondré, je me suis assise au restaurant, j’ai commandé un plat qui goûtait le carton, mais ça ne passait pas. J’ai regardé mon fils en retenant mes larmes, et mon cœur s’est brisé en mille morceaux.
Le cancer du sein métastatique est traitable, mais incurable. Lorsque j’ai reçu mon premier diagnostic, mon espérance de vie se calculait en mois. Maintenant, en demeurant réaliste, elle pourrait se prolonger de quelques années. Je vais à l’hôpital tous les 28 jours pour recevoir des injections. Cela fait partie d’une série de traitements ciblés qui me sont administrés pour tenir les cellules cancéreuses à distance. Un jour, le cancer trouvera un moyen de croître malgré ce traitement, et je passerai à une autre étape. Je continuerai ce cycle sans fin de traitements, d’examens d’imagerie, de progression et de changements jusqu’à ce que je n’aie plus d’options. Mais je suis une mère de 43 ans, en plus d’être une épouse, une fille et une sœur. J’ai besoin de plus de temps. Du temps pour voir mes jeunes enfants faire leurs études primaires. Du temps pour voir grandir ma famille et partager toutes les joies qu’apporte la vie. Du temps pour célébrer les anniversaires de mariage avec mon mari et les anniversaires de ma nièce et de mes neveux. Et du temps avec ma famille et mes amis que j’aime tant.
Tellement de choses doivent se produire pour que cela se concrétise. Je devrai suivre d’autres traitements lorsque mon schéma thérapeutique cessera de fonctionner, ce qui est inévitable. J’ai besoin que des recherches soient menées sur les traitements contre le cancer et d’un système de santé simplifié et accessible.
Malheureusement, le dépistage précoce ne permet pas d’empêcher tous les cancers de réapparaître et de se propager. Nous avons besoin de la recherche pour en comprendre les raisons et d’un traitement pour prolonger des vies.
Lorsque j’ai reçu mon premier diagnostic, je me préoccupais surtout de moi-même et de mes proches. Pendant cette période d’apprentissage, j’ai assimilé tous les renseignements possibles sur le cancer du sein métastatique : vivre avec le cancer du sein métastatique, le traiter et en mourir. Quelques personnes jouaient un rôle de premier plan, celles qui faisaient du bruit, qui changeaient d’opinion et qui se tournaient vers la recherche et le progrès. Pendant les mois de traitement où je pouvais enfin respirer de nouveau, je savais que je voulais faire partie de ce mouvement, de ce bruit, de ce changement. J’avais besoin d’évaluer cette situation que je n’avais pas choisie pour être en mesure d’accepter qu’elle faisait partie de mon histoire, que je le veuille ou non.
Présentement, j’ai de l’énergie à consacrer aux autres certains jours, mais pas tous. J’écris, je participe à des collectes de fonds, je discute et je rencontre des gens. J’ajouterais que la façon dont je vis ma vie a influencé mes enfants, qui participent à mes collectes de fonds activement et avec enthousiasme. Ils ne sont pas gênés que leur mère ait le cancer. Ils ont plutôt l’impression qu’ils font quelque chose pour moi en grimpant dans les arbres et en vendant des pommes, en faisant des présentations sur leurs collectes de fonds, en portant un ruban rose et en fabriquant des affiches, tout ça pour aider les médecins et les chercheurs à trouver de meilleurs remèdes. Peu importe où tout cela nous mènera, je veux qu’ils soient capables de se souvenir de toutes les bonnes choses qu’ils ont faites et sachent que leurs efforts ont réchauffé beaucoup, beaucoup de cœurs… le mien par-dessus tout.
Au nom de tous ceux qui sont atteints d’un cancer incurable et qui, grâce à votre appui, réussissent à retrouver la joie de vivre entre les injections, les examens d’imagerie, les analyses sanguines et les rendez-vous, à espérer et à influencer le cours des choses, je vous remercie. »
Vesna
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« Jillian était une véritable promotrice de L’Hôpital d’Ottawa. En plus de partager son expérience pour encourager et inspirer autrui, elle nous a rappelé que chaque jour est à un cadeau à chérir. La joie de vivre et l’attitude positive de Jillian face à l’épreuve étaient évidentes dans son dévouement empreint d’espoir envers sa famille. Nous sommes profondément attristés par sa disparition. Nous présentons nos condoléances les plus sincères à son mari, à ses trois enfants, aux autres membres de sa famille et à ses amis. À La Fondation, nous sommes tous profondément touchés par sa détermination, sa force et son courage. »
Tim Kluke, président-directeur général, La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa Cet article a été rédigé au début de 2019, avant le décès de Jillian.
Cet article a été rédigé au début de 2019, avant le décès de Jillian.
Jillian O’Connor se tient dans son salon en riant. Un petit garçon vient lui serrer la jambe, puis repart en flèche pour aller jouer avec son frère et sa sœur aînés à l’étage inférieur. C’était Declan. Le fait que sa mère ait pu le voir souffler les bougies pour ses quatre ans, le 1er février 2019, n’est rien de moins qu’extraordinaire.
Lorsque Jillian était enceinte de Declan, à 18 semaines de grossesse, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein métastatique. On lui a dit qu’elle ne serait pas là pour fêter les deux ans de son bébé. Deux ans et demi plus tard, Jillian a célébré son quatrième anniversaire avec lui et continue de profiter de la vie au maximum.
Une soif de vie insatiable
Ce qu’on remarque d’abord chez Jillian, c’est son sourire, suivi de son insatiable soif de vivre. Son attitude positive contagieuse vient en troisième. On imagine facilement que cette attitude puisse expliquer à elle seule pourquoi Jillian continue de défier les pronostics défavorables. Ce n’est peut-être pas prouvé scientifiquement, mais elle est convaincue que c’est la clé.
« J’ai des tumeurs partout, de la tête aux pieds », dit Jillian. « Chaque jour est une vraie bénédiction. “Oh! Je me suis réveillée. Génial!” Je veux continuer à vivre le plus intensément possible, le plus longtemps possible. Je crois sincèrement que le simple fait d’être optimiste aide. »
Le physique délicat de Jillian contraste avec sa personnalité flamboyante. Elle est sociable et déborde d’enthousiasme communicatif. Elle parle de son cancer de façon pragmatique. Il fait partie de sa vie, mais ne la domine pas. Elle a une autre grande préoccupation : sa précieuse famille. La jeune femme de 35 ans bavarde et rit avec tant d’aisance à propos de sa vie et de son expérience du cancer qu’il faut un moment pour comprendre à quel point cette expérience est hors du commun.
Diagnostic durant la grossesse
En 2014, Jillian allaitait encore Landon, son deuxième enfant, lorsqu’elle a consulté son médecin à propos d’un canal galactophore obstrué. Elle a découvert qu’il s’agissait plutôt d’un cancer du sein. Les médecins voulaient qu’elle passe une tomodensitométrie pour déterminer l’étendue du cancer, mais c’était impossible puisqu’elle était enceinte de 18 semaines. Sans traitement, lui a-t-on dit, elle ne survivrait pas jusqu’à l’accouchement. Avec une fille de trois ans et un fils d’un an à la maison, c’était impensable. Le diagnostic était dévastateur, mais Jillian y a bravement fait face avec l’optimisme et la détermination qui la caractérisent.
Une interruption de grossesse n’était pas envisageable pour Jillian et son mari, David. L’oncologue de Jillian, le Dr Mark Clemons, lui a dit que ce ne serait pas nécessaire. Il pouvait lui offrir un protocole de chimiothérapie qui combattrait le cancer sans nuire à l’enfant qu’elle portait. Jillian a subi une mastectomie et a reçu une douzaine de traitements chimiothérapeutiques adaptés à sa situation particulière. Le 1er février 2015, elle a donné naissance à Declan, un bébé en pleine santé.
« J’ai reçu de la chimiothérapie jusqu’au moment de l’accouchement. Le bébé était en santé, d’un poids tout à fait souhaitable à la naissance. Il était absolument parfait », raconte Jillian.
Chaque jour est un cadeau
Après la naissance de Declan, Jillian a pu passer des examens par tomodensitométrie visant à repérer l’emplacement des tumeurs. Le cancer s’était métastasé dans ses os, son foie et son système lymphatique. C’est alors qu’on lui a donné moins de deux ans à vivre
« En gros, on m’a dit : “On ne peut pas vous donner de pronostic à long terme. C’est un cancer de stade IV, alors prenez chaque jour en plus comme un cadeau” », explique Jillian. Elle a laissé son emploi d’infirmière à l’Hôpital Queensway Carleton et y est devenue patiente, recevant ses traitements au Centre de cancérologie Famille Irving Greenberg, établissement satellite de L’Hôpital d’Ottawa. « Deux ans ont passé, puis trois, et enfin quatre l’été dernier. J’espère avoir encore 40 ans devant moi. J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »
La vie de Jillian est particulièrement bien remplie. Après tout, une fois de retour à la maison avec Declan après l’accouchement, elle avait à s’occuper de trois enfants âgés de trois ans et moins. Elle s’est consacrée entièrement à la maternité, profitant de chaque moment avec eux. Entre ses visites hebdomadaires au centre de cancérologie pour recevoir ses traitements, elle s’affairait à changer des couches, à préparer des repas et à soigner, à amuser et à aimer ses petits trésors.
Declan, 4 ans, assis sur les genoux de sa mère.
Marquer les étapes importantes
Declan revient et grimpe sur les genoux de sa mère pendant 30 secondes environ avant de s’installer à côté d’elle sur le sofa. C’est un garçon de quatre ans typique. Sa grande sœur Myla, qui est âgée de sept ans, et son frère Landon, qui a cinq ans, se montrent à leur tour. Les trois enfants jouent sur le plancher, près de leur mère qui bavarde gaiement avec eux.
Jillian a été présente pour les voir franchir toutes les étapes de la petite enfance : ils ont appris à marcher, à parler, à courir, à jouer, à lire et à devenir de petites personnes autonomes. Myla et Landon fréquentent maintenant l’école. Declan les y rejoindra en septembre. À la mi-janvier, Jillian et David l’ont inscrit à la maternelle. Ces jours-ci, pendant que les deux plus vieux sont à l’école, Declan et Jillian passent de bons moments ensemble. Ils remplissent leurs journées avec des activités qui comprennent du bénévolat à l’école, en plus des tâches quotidiennes à la maison.
« J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »
Jillian croque dans la vie à pleines dents et prend chaque jour tel qu’il est.
« Avec toute l’aide que les techniques modernes de radiothérapie et d’oncologie médicale peuvent lui offrir à Ottawa, en plus de sa personnalité et de sa motivation exceptionnelles, elle se tire remarquablement bien d’affaire dans une situation tragique pour toute jeune maman », dit le Dr Clemons. « Elle participe également à des recherches qui transforment les pratiques et vont améliorer les soins aux patients. Elle ne cesse jamais de donner. »
Programme de reconception des essais cliniques
Jillian a participé à plusieurs essais cliniques dirigés par le Dr Clemons dans le cadre de son programme novateur de reconception des essais cliniques (REaCT). Le Programme REaCT mobilise les patients et leurs proches dans chaque étape de la recherche, y compris le lancement d’idées, l’établissement des priorités, la conception des études et la communication des résultats. Les résultats bénéficient aux patientes atteintes du cancer à Ottawa et partout dans le monde.
Au cours des quatre dernières années, Jillian a aussi participé à des essais cliniques pour de nouveaux traitements qui ont freiné l’évolution du cancer. Lorsque son cerveau a été touché, il y a quelques années, elle a reçu une radiothérapie du cerveau entier ainsi que par CyberKnife. On lui a ensuite prescrit un nouveau médicament capable de franchir la barrière hématoencéphalique, contrairement à sa chimiothérapie habituelle. Ce médicament a empêché la croissance de nouvelles tumeurs au cerveau. Le cancer ne régresse pas, mais il n’empire pas non plus.
« Je vis très bien avec le statu quo, car j’arrive à faire tout ce que je veux en ce moment », dit Jillian. « Le statu quo me convient. Je me sens bien, je n’ai mal nulle part. Je n’ai pas le temps de réfléchir à ce que je ressens. »
Une source d’inspiration
Jillian s’assoit sur le plancher et joue avec ses trois enfants en riant. Elle regarde la petite poupée que sa fille Myla lui montre et tend une balle à Landon. « Je crois vraiment que mes enfants ont une énorme influence. Ils sont géniaux et tellement amusants. Ils me tiennent très occupée, ce qui fait partie du plaisir. Le soir, en allant me coucher, je ne pense pas au cancer ni aux tests à venir. Je ne pense à rien de ça parce que je suis épuisée. Je crois que ça m’aide. »
Le Dr Clemons est du même avis.
« Elle est remarquable. Nous aurions tous intérêt à suivre son exemple en donnant un véritable sens à notre vie », dit-il. « Trop de gens autour de nous consacrent un temps fou à se plaindre de futilités et de choses auxquelles ils ne peuvent rien changer. La vie est faite pour être vécue, et Jillian nous encourage à la vivre pleinement. »
Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.
Catégories : Cancer, Essais cliniques
Voici Annie.
Annie et Hernan sont arrivés à Ottawa avec deux valises, un bambin et 500 $ en poche.
Annie est devenue directrice financière de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa. Au fil des ans, elle a constaté l’importance des soins qui sauvent des vies : lorsqu’un virus rare s’est attaqué à ses reins, l’obligeant à subir des traitements de dialyse, les médecins de L’Hôpital d’Ottawa l’ont remise sur pied. C’est aussi là qu’Hernan a reçu, avec succès, une greffe de la cornée.
« J’ai remarqué qu’un nombre croissant d’habitants d’Ottawa et des environs faisaient des legs testamentaires à L’Hôpital d’Ottawa. Même si ce type de don n’attire généralement pas tellement l’attention, j’ai appris qu’il s’agissait d’une source majeure de revenus pour la recherche clinique, l’achat d’équipement médical et la prestation de soins de calibre mondial. »
Quand Annie s’est remise de sa maladie rénale, le couple a décidé d’inclure un legs à L’Hôpital d’Ottawa dans sa planification successorale.
Ils y ont peu repensé jusqu’en 2015, lorsqu’Hernan a reçu un diagnostic de cancer du appendiculaire (ou cancer de l’appendice, une forme très rare de cancer). L’Hôpital d’Ottawa a été là pour eux une fois de plus. Même si Hernan a lutté du plus fort qu’il pouvait, il a été tragiquement emporté par la maladie.
Bien qu’elle s’ennuie terriblement d’Hernan, Annie fait de son mieux pour profiter pleinement de la vie, comme il l’aurait voulu. Elle sait en outre que grâce à leur legs testamentaire, la bonté et le sens de la communauté de son mari sont toujours bien présents.
« Lorsque je repense à ma vie, je nous vois comme une équipe, Hernan et moi. Nous avons tellement bâti et nous laisserons tellement. Nous avons eu de beaux enfants brillants. Nous avons travaillé dur au service d’autrui. Notre legs testamentaire à L’Hôpital d’Ottawa contribuera à ce que les générations futures reçoivent les meilleurs soins possible quand elles en auront le plus besoin. »
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Il y a trois ans, Sandy Patenaude a reçu une nouvelle dévastatrice : elle avait un cancer colorectal de stade quatre, qui s’était propagé à son foie et à ses poumons et était inopérable. Son oncologue lui a demandé si elle aimerait participer à un essai clinique sur un nouveau médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses en plus de sa chimiothérapie.
« Des inhibiteurs de cellules souches cancéreuses, pourquoi pas? » s’est dit Sandy, qui a accepté de participer à cet essai.
Le Dr Derek Jonker, oncologue médical à L’Hôpital d’Ottawa, est responsable de l’essai clinique international sur un médicament expérimental, la napabucasine, chez les patients atteints de cancer colorectal. Il explique que les cellules souches cancéreuses sont les rares cellules immatures présentes dans une tumeur, qui résistent souvent à la chimiothérapie. Ces cellules peuvent donner naissance à des cellules cancéreuses plus matures qui composent la majeure partie d’une tumeur. Les cellules souches cancéreuses ne sont pas les mêmes que les cellules souches normales qui se retrouvent dans de nombreux tissus chez un adulte en bonne santé et qui contribuent à la guérison et à la cicatrisation.
« Grâce à la chimiothérapie, nous pouvons offrir un traitement qui réussit à réduire une grande partie du cancer », souligne le Dr Jonker, qui est également professeur agrégé à l’Université d’Ottawa. « La plupart du temps, le gros de la tumeur disparaît, mais il reste une petite tumeur qui contient beaucoup de ces cellules souches cancéreuses chimiorésistantes et capables de migrer et de proliférer ailleurs dans l’organisme. Souvent, nous continuons d’administrer la même chimiothérapie, puis constatons que la tumeur a grossi de nouveau, toutefois il ne s’agit pas de la même tumeur que celle que nous avions lorsque nous avons commencé. »
Le Dr Derek Jonker a mené un essai clinique sur le cancer colorectal et un médicament inhibiteur des cellules souches cancéreuses qui a aidé Sandy Patenaude.
Le Dr Jonker change alors de traitement pour cibler les cellules souches cancéreuses, qui ne sont pas touchées par la chimiothérapie traditionnelle. Lors d’un précédent essai clinique à répartition aléatoire qu’il a dirigé, des patients ont reçu un placebo ou de la napabucasine. L’objectif était d’évaluer l’efficacité du médicament à inhiber ou à prévenir la croissance des cellules souches cancéreuses. L’essai s’est déroulé dans 40 sites situés au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon. Les 562 patients recrutés étaient atteints d’un cancer colorectal de stade avancé chez lesquels la chimiothérapie ne fonctionnait plus.
À la lumière des résultats de l’essai, le Dr Jonker a indiqué qu’il n’y avait pas beaucoup de bienfaits dans le groupe en général. « Cependant, lorsque nous avons examiné les patients atteints d’une tumeur présentant les caractéristiques d’une surexpression importante des cellules souches cancéreuses (phospho-STAT3), nous avons constaté que leur survie était grandement améliorée. »
En octobre 2016, le Dr Jonker a présenté à la Société européenne de médecine interne cancérologique ses résultats montrant que, même si l’inhibiteur de cellules souches cancéreuses ne fonctionnait pas pour tous les patients, il y avait une amélioration de la survie chez 22 % des patients atteints de tumeurs avec un niveau élevé de phospho-STAT3. Il a déclaré qu’il s’agissait d’une « preuve que les cellules souches sont une cible importante chez les patients atteints de cancer ». La napabucasine est maintenant combinée à la chimiothérapie dans l’essai clinique en cours pour attaquer le cancer sur deux fronts en même temps.
« Grâce aux résultats de l’essai clinique, nous savons que la majorité des patients n’ont pas répondu au traitement, mais nous avons deux patients, ici à Ottawa, qui ont bien répondu et qui ont retiré des bienfaits de l’utilisation de l’agent clinique », souligne la Dre Christine Cripps, oncologue médicale.
« J’ai pensé à participer à l’essai, parce que je me suis dit que c’était nouveau. »
Sandy fait partie de ces patients qui en ont retiré des bienfaits. Ses tumeurs ont diminué et les chirurgiens ont pu retirer des taches dans son foie et la tumeur primaire dans son rectum. La Dre Christine Cripps croit qu’une grande partie de ce qui a permis de tenir le cancer en respect est la napabucasine que prend Sandy dans le cadre de l’essai clinique.
« Un inhibiteur de cellules souches fonctionne différemment de la chimiothérapie traditionnelle, puisqu’il prévient l’apparition de nouvelles tumeurs », explique Saara Ali, coordonnatrice de la recherche pour les essais cliniques sur les cancers gastro-intestinaux. « Nous espérons que le comprimé [la napabucasine] arrivera à prévenir l’apparition de nouvelles tumeurs. Dans le cas de Sandy, aucun nouveau cancer n’est apparu depuis son traitement. Tout était déjà là, alors il se peut bien que le médicament fasse le travail. »
Prochaines étapes : Le Dr Jonker souhaite commencer un autre essai clinique sur l’inhibiteur de cellules souches cancéreuses, qui sera utilisé seulement chez les patients dont les tumeurs contiennent beaucoup de phospho-STAT3. On pourrait cerner les patients admissibles à l’essai clinique au moyen d’analyses moléculaires réalisées au laboratoire de diagnostic en oncologie moléculaire de L’Hôpital d’Ottawa. Cela ciblerait les patients dont on pense qu’ils seraient le plus susceptibles de bénéficier le plus du médicament.
« Nous aimerions reproduire notre essai, répartir les patients de façon aléatoire pour qu’ils reçoivent la napabucasine ou un placebo, et si nous pouvons prouver que la napabucasine est efficace pour ces patients, alors elle pourrait devenir une option pour les patients qui ont essayé toutes les autres options de traitement », explique le Dr Jonker.
La Dre Cripps a indiqué que Sandy était une candidate pour ce prochain essai clinique et que le laboratoire moléculaire analyserait ses tumeurs pour voir si ses cellules souches cancéreuses présentent une expression importante de phospho-STAT3. Quoi qu’il en soit, Sandy continuera à prendre le médicament de l’essai clinique aussi longtemps qu’il fonctionnera pour elle. Et il fonctionne. La mère de trois enfants adultes dit qu’elle est occupée à faire un million de choses, à jouer à l’euchre, à gratter son ukulele, à skier, à pratiquer la randonnée, à faire du vélo et à profiter de la vie.
L’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour les essais cliniques, puisque la recherche s’est révélée la meilleure façon d’améliorer les traitements et même de trouver des remèdes contre le cancer et d’autres maladies dévastatrices.
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Le lien entre le système immunitaire et le cancer est reconnu depuis plus d’un siècle. Cependant, comprendre la façon dont le système immunitaire lutte contre le cancer a été le principal défi des scientifiques comme le Dr Michele Ardolino.
Dans un premier temps, on a tenté de stimuler le système immunitaire afin qu’il attaque le cancer. Ce qui a change la donne a été la découverte de molecules clés, appelées points de contrôle du système immunitaire, des cellules cancéreuses qui suppriment les cellules immunitaires et les empêchent de s’attaquer au cancer. Il existe de nombreux types de cellules immunitaires. On a constaté que les cellules T sont des cellules immunitaires clés; ce sont ells que visent les medicaments immunothérapeutiques.
La découverte du Michele Ardolino, Ph. D. met l’accent sur des cellules immunitaires tueuses naturelles.
« Nous ignorions auparavant que certains de ces récepteurs sont presents dans d’autres cellules immunitaires », explique le Dr Michele Ardolino, scientifique de L’Hôpital d’Ottawa et professeur adjoint à l’Université d’Ottawa. « Nous avons constaté que ces récepteurs sont presents dans un autre type de cellules immunitaires, soit les cellules tueuses naturelles. »
Il affirme que, même si la plupart des medicaments immunothérapeutiques ciblent les cellules T afin d’en accroître l’efficacité, certaines tumeurs cancéreuses ne réagissent pas aux cellules T.
« Cependant, ces tumeurs pourraient être éliminées très efficacement par les cellules tueuses naturelles », ajoute le Dr Ardolino. « Ainsi, si nous connaissons le type de tumeur du patient, nous pouvons concevoir des thérapies suscitant la réponse immunitaire la plus efficace. Dans certains cas, il s’agirait d’une réponse des cellules T, dans d’autres, d’une réponse des cellules tueuses naturelles. »
« Nous comprenons maintenant mieux comment le système immunitaire élimine le cancer. Nous pouvons donc cibler plus précisément le mécanisme qui supprime le système immunitaire. »
« C’est super pour plusieurs raisons », soutient le Dr Ardolino. « Nous comprenons maintenant mieux comment le système immunitaire élimine le cancer. Nous pouvons donc cibler plus précisément le mécanisme qui supprime le système immunitaire. Et nous pouvons susciter une plus forte réponse des cellules tueuses naturelles contre le cancer. »
Il est désormais généralement reconnu que le cancer et le système immunitaire sont tous deux uniques à chaque patient. Les chercheurs et les cliniciens se rendent maintenant compte de l’importance d’adapter l’immunothérapie selon le cancer et le système immunitaire propres à chacun. Le problème est complexe : il faut donner un medicament ayant un effet thérapeutique maximal avec le moins d’effets secondaires, de la façon la plus ciblée possible.
Le Dr Ardolino a récemment publié une découverte majeure qui pourrait faire en sorte que les traitements immunothérapeutiques fonctionnent chez advantage de personnes et contre un plus grand nombre de types de cancers.
En octobre, les immunologists James Allison et Tasuku Honjo ont reçu le prix Nobel de médecine pour leur découverte des anticorps inhibiteurs de points de contrôle du système, qui est considérée comme un événement important dans la lutte contre le cancer
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Les patients n’ont pas besoin de se faire visser un halo métallique au crâne lorsqu’ils reçoivent de la radiothérapie avec le système CyberKnife. C’est l’un des facteurs qui ont incité du neurochirurgien John Sinclair à amener le robot de radiochirurgie à L’Hôpital d’Ottawa.
Pour toute autre radiochirurgie, un patient atteint d’une tumeur cérébrale devait se faire immobiliser la tête pendant le traitement. Un cadre métallique ou un « halo » était vissé sur son crâne, puis fixé à la table sur laquelle le patient était allongé pour le traitement. Cependant, un patient n’a pas besoin d’être immobilisé de façon rigide lors d’une radiochirurgie au CyberKnife. Le robot utilise des rayons X et un logiciel de précision complexe pour suivre avec précision la tumeur et administrer une forte dose de rayonnement vers l’emplacement précis de la tumeur cérébrale pendant que le patient est étendu sur la table, recouvert d’un masque en plastique fait sur mesure.
« Le CyberKnife a un avantage par rapport aux radiothérapies classiques, car il est beaucoup plus précis; sa précision est de moins d’un millimètre », déclare le Dr John Sinclair, directeur de la Chirurgie vasculaire cérébrale à L’Hôpital d’Ottawa. « On peut diriger des doses très élevées de radiation sur la lésion, presque sans débordement vers les tissus sains. Par conséquent, les résultats à ce genre de traitement sont grandement supérieurs à la radiothérapie traditionnelle. »
Le Dr Sinclair a été initié au CyberKnife lorsqu’il a fait un stage postdoctoral au Stanford Medical Center en Californie. Le CyberKnife a été inventé à Stanford, de sorte que le neurochirurgien a été l’un des premiers à voir les avantages de ce traitement de radiochirurgie sans cadre.
Le Dr John Sinclair a joué un rôle déterminant dans l’arrivée du CyberKnife à L’Hôpital d’Ottawa.
Lorsque le Dr Sinclair a été recruté pour l’Hôpital d’Ottawa en 2005, il espérait apporter cette nouvelle technologie aux patients d’ici. À l’époque, c’était une technologie qui n’avait pas été approuvée par Santé Canada.
Le Dr Sinclair et son équipe ont donc plaidé en faveur de la radiochirurgie robotisée et ont présenté des données scientifiques qui en confirment le succès.
L’Hôpital d’Ottawa a finalement été l’un des deux centres de recherche en santé de l’Ontario autorisés à tester le CyberKnife. Il n’y avait toute fois pas de financement gouvernemental disponible pour l’achat de cette machine. L’hôpital a fait appel à la collectivité, qui s’est mobilisée et a généreusement donnée la totalité des 4 millions de dollars nécessaires pour l’acheter. Les patients ont commencé à être traités au CyberKnife en septembre 2010.
« Puisqu’il administre une dose élevée, il est considéré comme similaire à la chirurgie sans scalpel. Il n’y a donc aucune perte de sang, aucune douleur, aucun séjour aux soins intensifs, ni aucun temps de récupération », dit le Dr Vimoj Nair, l’un des radio-oncologues formés pour prescrire des traitements au CyberKnife. « La radiochirurgie au CyberKnife offre donc une option où les gens peuvent être traités avec des techniques ambulatoires », déclare le Dr Nair.
Dans le cas des radiothérapies classiques, les doses quotidiennes étaient plus faibles et les patients devaient se rendre à la clinique pour un plus grand nombre de radiothérapies en général. Les traitements par radiation classiques peuvent durer de cinq à six semaines. Avec le CyberKnife, le rayonnement se concentre précisément sur la tumeur, ce qui permet l’administration de doses plus importantes et, par conséquent, le traitement total peut être administré en un à six jours. Le CyberKnife de l’hôpital est reconnu pour améliorer le traitement de diverses tumeurs. De plus, comme il ne s’agit que de l’un des trois systèmes CyberKnife au Canada, le Dr Nair a déclaré que des patients venant de la Colombie-Britannique aux Maritimes sont parfois aiguillés vers L’Hôpital d’Ottawa pour y être soignés.
« Au début, nous traitions une tumeur à la fois. Maintenant, nous traitons cinq ou six tumeurs individuelles à la fois et épargnons le reste du cerveau. Nous n’administrons des rayonnements qu’aux tumeurs métastatiques », dit le Dr Sinclair. « Une certaine proportion de patients ont des troubles cognitifs quelques mois après une radiothérapie du cerveau entier. Cependant, avec la radiochirurgie, parce que nous ne donnons une dose de radiation, plus élevée, qu’aux tumeurs réelles, les patients ont de meilleurs résultats et leur qualité de vie est donc meilleure. »
Julie Gratton, radiothérapeute, dit que cela signifie une augmentation du nombre de patients atteints de plusieurs tumeurs qui sont traités au cours de la même séance. « Traiter plusieurs tumeurs à la fois aide à réduire au minimum les visites du patient à la clinique tout en ciblant les tumeurs individuelles plutôt que de traiter l’organe entier permet d’épargner les tissus sains et de réduire les effets secondaires », explique Julie, qui travaille avec le système CyberKnife depuis son installation à L’Hôpital d’Ottawa.
Le CyberKnife de L’Hôpital d’Ottawa n’est qu’un des trois systèmes CyberKnife au Canada.
Julie Gratton, radiothérapeute, offre des traitements au CyberKnife depuis 2010.
Jusqu’en 2017, 1 825 patients ont été traités grâce au système CyberKnife. En 2018, 359 patients ont déjà reçu 1 824 traitements au CyberKnife. Julie dit que puisque plus de tumeurs sont traitées en même temps chez chaque patient, le nombre de traitements administrés chaque année a augmenté comme prévu.
Bien que 90 % des traitements au CyberKnife visent des tumeurs au cerveau bénignes et malignes, le CyberKnife est aussi utilisé pour traiter des tumeurs à l’extérieur de la tête. Ne nécessitant pas de cadre pour immobiliser rigidement la zone irradiée, le système de guidage d’image du CyberKnife est utilisé pour traiter les organes constamment en mouvement, comme les poumons, les reins, le foie, la prostate et les ganglions lymphatiques. Le système CyberKnife peut aligner avec précision le faisceau de rayonnement sur la tumeur même lorsqu’elle se déplace. Les recherches menées à L’Hôpital d’Ottawa ont permis d’améliorer la méthode de suivi des tumeurs dans les organes et les tissus mous.
Apprenez-en davantage sur la façon dont notre équipe augmente le taux de réussite de ce traitement déjà puissant et précis.
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