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L’an dernier, 7 658 patients ont reçu un diagnostic de cancer à L’Hôpital d’Ottawa. Ce sont des membres de votre famille, vos amis, vos voisins ou vos collègues.

Vous étiez peut-être l’un d’eux.

Offrir la plus haute norme de soins et de traitements à chaque patient est toujours notre principale priorité. Nous ne pouvons toutefois pas y parvenir sans votre soutien.

Nous avons besoin de gens empreints de compassion comme vous à nos côtés pour nous doter des bons outils et aider à financer la réalisation de recherches prometteuses et l’achat d’équipement de pointe. Le soutien de membres de notre collectivité comme vous alimente l’espoir d’avoir de meilleurs traitements et remèdes pour les milliers de patients qui franchissent nos portes chaque jour.

Faites un don aujourd’hui pour nous aider à atteindre l’objectif d’obtenir 7 658 nouveaux dons d’ici le 31 décembre en l’honneur de la bravoure, de la résilience et du courage des patients.

Nos histoires

Cancer patient Vesna Zic-Cote
Vesna Zic-Côté
patiente, cancer du sein métastatique
Vesna
Cancer patient Vesna Zic-Cote
patiente, cancer du sein métastatique
Vesna Zic-Côté

« En 2012, j’ai reçu un diagnostic de cancer du sein à un stade précoce. Malgré le traitement chirurgical standard, la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement hormonal, le cancer est réapparu quatre ans plus tard. Il s’était propagé à mes poumons, à mes os et à mes ganglions lymphatiques.

Le cancer du sein métastatique est traitable, mais incurable. Lorsque j’ai reçu mon premier diagnostic, mon espérance de vie se calculait en mois. Maintenant, en demeurant réaliste, elle pourrait se prolonger de quelques années. Mais je suis une mère de 43 ans, en plus d’être une épouse, une fille et une sœur. J’ai besoin de plus de temps. Du temps pour voir mes jeunes enfants faire leurs études primaires. Du temps pour voir grandir ma famille et partager toutes les joies qu’apporte la vie. Du temps pour célébrer les anniversaires de mariage avec mon mari et les anniversaires de ma nièce et de mes neveux. Et du temps avec ma famille et mes amis que j’aime tant.

Tellement de choses doivent se produire pour que cela se concrétise. Je devrai suivre d’autres traitements lorsque mon schéma thérapeutique cessera de fonctionner, ce qui est inévitable. J’ai besoin que des recherches soient menées sur les traitements contre le cancer et d’un système de santé simplifié et accessible.

Au nom de tous ceux qui sont atteints d’un cancer incurable et qui, grâce à votre appui, réussissent à retrouver la joie de vivre entre les injections, les examens d’imagerie, les analyses sanguines et les rendez-vous, à espérer et à influencer le cours des choses, je vous remercie. »

-Vesna

Sindy Hooper
Sindy Hooper
donatrice/patiente, cancer du pancréas
Crouching woman wearing running shoes
Sindy Hooper
donatrice/patiente, cancer du pancréas
Sindy Hooper

Lorsqu’il s’agit de la façon dont elle mène sa vie, Sindy Hooper veut que chaque instant compte. Il y a cinq ans, Sindy a reçu un diagnostic de cancer du pancréas. Comme dans le cas des autres patients aux prises avec un tel diagnostic, ses chances de survie étaient minimes. « Ma vie a changé à tout jamais lorsque j’ai appris que j’avais le cancer du pancréas. Pour ce type de cancer, la durée moyenne de survie n’est que de six mois. 75 % des patients meurent dans la première année et seulement 6 % vivent cinq ans.

Depuis son diagnostic et pendant son traitement, dont deux chirurgies lourdes, la chimiothérapie et la radiothérapie, Sindy déjoue le destin. En fait, elle est devenue une source d’inspiration pour tous ceux qui la rencontrent. Cela a commencé par sa détermination à participer à une course Ironman entre ses cycles de chimiothérapie.

Elle a terminé cette course.

Sindy est également une source continuelle d’inspiration en raison de sa détermination à amasser des fonds pour la recherche sur le cancer.  Sindy et son équipe, #MEMC (#FCCI) - Faire compter chaque instant, soutiennent L’Hôpital d’Ottawa durant la fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa.

Cancer patient Ian McDonell
Ian McDonell
Patient, mélanome
Cancer patient Ian McDonell
Cancer patient Ian McDonell
Patient, mélanome
Ian McDonell

Il y a quelques années, le père de Ian McDonell, sergent chef pour la police d’Ottawa et père de trois enfants, a été emporté par un cancer et son frère était en train de mourir d’un mélanome. L’épouse de Ian a insisté pour qu’il fasse examiner par un médecin un grain de beauté qu’il avait dans le dos. Il s’agissait d’un mélanome malin nodulaire ulcéreux – une forme agressive de cancer de la peau.

Ian a subi une chirurgie pour exciser le mélanome, ainsi qu’un ganglion lymphatique dans l’aine gauche. Quelques semaines plus tard, on lui a retiré un ganglion lymphatique dans l’aisselle. Après ces opérations, il n’avait plus aucune trace de cancer, mais compte tenu de ses antécédents familiaux, Ian courait un risque de récidive élevé.

Ian se sentait bien, mais lors d’un rendez vous normal en juin 2017, la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) l’ont confronté à une dure réalité. Il avait une demi-douzaine de tumeurs dans l’aine et l’abdomen, ainsi que trois tumeurs avec métastases au cerveau. Son cancer en était au stade 4.

Compte tenu de la gravité de la situation, le Dr Michael Ong à L’Hôpital d’Ottawa a recommandé une approche énergique : une immunothérapie récemment approuvée.

Ian a alors commencé alors un traitement combinant deux immunothérapies administrées par voie intraveineuse à l’unité de chimiothérapie du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa. Il a également subi une radiothérapie administrée par CyberKnife, pendant laquelle de fortes doses de radiation ciblaient ses tumeurs au cerveau. Il a bravement continué durant le second cycle d’immunothérapie, mais il était tellement malade qu’il a dû interrompre le traitement. Il a commencé à prendre des médicaments stéroïdiens pour ralentir son système immunitaire. Il s’est alors senti mieux, mais son immunothérapie était en suspens.

Lorsque Ian a commencé à ressentir une faiblesse au visage, il a craint une aggravation de son cancer. Ce n’était pas le cas. Les examens ont révélé qu’une tumeur avait rétréci, passant de 25 à 10 mm, tandis que l’autre était passée de 8 à 4 mm.

Le Dr Ong a recommandé une seule immunothérapie plutôt que deux et même si le traitement a rendu Ian très malade, il a porté ses fruits.

Deux mois plus tard, les résultats d’une tomographie par émission de positons, d’un tomodensitogramme et d’un examen par IRM ont montré qu’il n’avait plus de tumeurs. Toute trace de son cancer avait disparu.

Cancer patient Stefany Dupont
Stefany Dupont
patiente, leucémie aiguë lymphoblastique
Cancer patient Stefany Dupont
Cancer patient Stefany Dupont
patiente, leucémie aiguë lymphoblastique
Stefany Dupont

Les symptômes de leucémie de Stefany  Dupont ont disparu. Sa maladie est entrée en complète rémission grâce à un traitement révolutionnaire par les cellules CAR-T. Ce traitement a un taux de succès tellement élevé chez les patients atteints d’un cancer du sang que L’Hôpital d’Ottawa met au point son propre programme et ses propres essais cliniques sur les cellules CAR-T. L’hôpital joue un rôle de chef de file à l’échelle nationale pour cette approche du traitement par les cellules CAR-T « faite au Canada ».

 

Stefany a reçu son premier diagnostic de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) à l’âge de 13  ans. Les enfants atteints de leucémie sont soumis à un protocole de chimiothérapie strict qui guérit efficacement plus de 90 % des patients. Malheureusement, ce n’était pas le cas pour Stefany.

 

Cela faisait cinq ans qu’elle était en rémission, mais en  2010, sa leucémie a récidivé. Elle était alors âgée de 18  ans, c’était une adulte, et elle a donc commencé à suivre son traitement à L’Hôpital d’Ottawa. Un protocole de chimiothérapie a été suivi, en octobre  2015, d’une greffe de cellules souches hématopoïétique provenant de la moelle osseuse. Stefany a toutefois eu une autre rechute un  an  et  demi plus tard. Les adultes atteints de leucémie qui rechutent après une greffe ont moins de 10 % de chances de survie.

« Stefany a eu la malchance de rechuter dans les deux  ans qui ont suivi la greffe », a déclaré la Dre  Jill  Fulcher , médecin de Stefany, spécialisée en hématologie maligne, et clinicienne-chercheuse à L’Hôpital d’Ottawa. « Mais sa leucémie est revenue avec une crise blastique, et Stefany était très malade. Le traitement palliatif était tout ce que nous avions à offrir aux patients atteints de LAL qui ont rechuté si tôt après la greffe. »

La Dre  Fulcher et sa consœur, la Dre Natasha  Kekre, hématologue, scientifique adjointe à L’Hôpital d’Ottawa et professeure adjointe à l’Université d’Ottawa, savaient que des essais cliniques sur l’immunothérapie par les cellules CAR-T menés aux États-Unis montraient des résultats remarquables chez de nombreux enfants et adolescents atteints de leucémie et de cancers du sang en leur permettant une rémission durable.

Pour les patients, comme Stefany, qui sont extrêmement malades et qui n’ont plus de choix, le traitement par les cellules CAR-T offre de l’espoir, c’est pourquoi la Dre  Kekre dirige la mission d’introduire l’immunothérapie par les cellules CAR-T à L’Hôpital d’Ottawa. Santé  Canada approuvé la première version du traitement en septembre  2018. Dans le cadre d’un essai mené par une entreprise pharmaceutique, on a commencé à recruter des patients à l’hôpital à la fin de l’automne, et le premier patient a reçu le traitement en janvier, ce qui a fait de L’Hôpital d’Ottawa l’un des premiers hôpitaux au Canada à participer à ces essais.

Cependant, ce traitement n’était pas encore offert au Canada, où Stefany en avait besoin. Sa seule option à l’époque était d’essayer de participer à un essai clinique du traitement par les cellules CAR-T mené à l’Hôpital pour enfants de Philadelphie, qui connaissait un grand succès. L’essai clinique réalisé à l’hôpital acceptait encore des patients atteints de LAL jusqu’à l’âge de 25  ans. Stefany y était admissible.

Le traitement par les cellules CAR-T est un traitement relativement nouveau qui se sert des cellules immunitaires du patient lui-même, qu’on appelle cellules T, pour traiter son cancer du sang. Les cellules T jouent un rôle essentiel dans le système immunitaire. Elles détruisent les cellules anormales, comme les cellules infectées par les germes ou les cellules cancéreuses.

« Lors des essais antérieurs, nous avons observé des réponses spectaculaires chez les patients qui ont normalement un taux de survie à long terme de 10 à 20 % avec des traitements standard. Le taux de réponse à court terme avec les cellules CAR-T a été de 70 à 80 % », a déclaré la Dre  Kekre. « C’est pour cela que Stefany, qui souffrait d’une maladie qui ne disparaissait pas avec la chimiothérapie, a été orientée vers l’essai. »

« Le traitement par les cellules CAR-T est très prometteur, mais est encore très récent », a déclaré le D Harold  Atkins, un hématologue-chercheur qui travaille avec la Dre  Kekre à l’introduction des essais sur les cellules CAR-T à L’Hôpital d’Ottawa. « Il faut effectuer d’autres essais cliniques, notamment pour étudier les effets à long terme. »

Les données de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie sont très prometteuses. Des patients de cet hôpital sont en rémission cinq ans après avoir reçu le traitement. Il est à préciser que les patients qui sont encore en rémission complète à l’étape des six mois sont susceptibles de survivre longtemps.

Stefany a pu aller à Philadelphie et a eu une transfusion de cellules CAR-T en septembre  2017. Lors de son premier examen à trois mois, elle a subi une biopsie de moelle osseuse qui a révélé qu’elle était de nouveau en rémission. C’était une bonne nouvelle qui signifiait que le traitement fonctionnait.

Trois mois plus tard, après avoir eu la confirmation que tout était en ordre et que sa leucémie était en rémission, Stefany est partie faire un voyage bien mérité.

Le traitement par les cellules CAR-T sera bientôt davantage disponible au Canada, car des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa travaillent en collaboration avec des collègues dans tout le pays pour mettre au point une approche « faite au Canada » pour le traitement par les cellules CAR-T. Cela permettra aux patients canadiens d’accéder aux cellules CAR-T grâce à la science et à l’expertise canadiennes.

« Nous sommes en train d’élaborer notre propre programme canadien relativement aux cellules CAR-T. Ces dernières seront légèrement différentes de celles générées aux États-Unis », a déclaré la Dre   Kekre. « Étant donné qu’elles sont considérées comme étant expérimentales, elles ne seront disponibles que dans le cadre d’un essai clinique. »

La Dre  Kekre a déclaré que les patients atteints de LAL, de lymphome et d’autres cancers du sang pourraient bénéficier de ce traitement. L’espoir est qu’un jour le traitement par les cellules CAR-T devienne aussi un traitement pour une variété de cancers, comme le cancer du sein et le cancer colorectal, dont les tumeurs sont solides. C’est grâce à des essais cliniques menés à L’Hôpital d’Ottawa que seront découverts des traitements innovateurs contre d’autres cancers.

Annette Gibbons
patiente, cancer du sein
Cancer patient Annette Gibbons
patiente, cancer du sein
Annette Gibbons

En juillet 2016, Annette Gibbons a passé une mammographie ordinaire. Elle n’avait aucune idée que cette journée allait devenir un moment décisif dans sa vie et se terminer par un diagnostic de cancer du sein. Cette nouvelle inattendue l’a entraînée sur un chemin de traitements, de chirurgie et d’incertitude, l’obligeant à placer toute sa confiance en l’équipe médicale de L’Hôpital d’Ottawa pour son bien-être physique et émotionnel.

Annette, visiblement émue, se souvient de ce jour fatidique. « Juste comme ça, ma vie a changé et j’ai entamé mon parcours. »

Annette a commencé une chimiothérapie sous l’œil attentif du Dr Mark Clemons. « Il se spécialise dans le type de cancer que j’avais et participe très activement aux essais cliniques et à la recherche sur les traitements et les pratiques de pointe », dit-elle.

Dans les premiers temps, Annette cherchait seulement à surmonter les effets physiques de la chimiothérapie. Elle se rappelle que « ce n’est pas quelque chose pour lequel on peut réellement se préparer, ou quelque chose qu’on peut comprendre, avant de devenir un patient… Il y avait la perte démoralisante de cheveux, les nausées constantes, la douleur intense aux os et la fatigue écrasante. Malgré tout, j’essayais de garder le moral en faisant de l’exercice, en participant à un groupe de soutien et en regardant beaucoup de vieux films ».

Annette a aussi placé toute sa confiance dans son équipe médicale et était déterminée à rester positive. « Je savais que les statistiques en matière de survie étaient relativement bonnes et j’avais hâte de reprendre ma “vie normale”. »

Elle était loin de se douter que les prochaines étapes – mastectomie et radiothérapie – seraient plus dures que la chimiothérapie. L’opération elle-même et la guérison se sont bien passées. Elle remercie son extraordinaire chirurgienne, la Dre Erin Cordeiro, pour sa compassion et son talent.

« Elle m’a tenu la main pendant que j’étais allongée dans la salle d’opération, en attendant que celle-ci commence. » 

« Finalement, dit-elle en faisant un petit sourire, j’ose affirmer qu’elle m’a donné la plus belle et la plus droite des cicatrices chirurgicales que je n’ai jamais vue ».

Annette aurait la vision d’ensemble de son pronostic de cancer uniquement en recevant les résultats des analyses pathologiques concernant sa tumeur. Plusieurs semaines plus tard, elle a reçu des résultats inquiétants de la Dre Cordeiro. L’annonce a eu l’effet d’une bombe. « Elle m’a dit que la tumeur était beaucoup plus grosse que prévu. Ils avaient trouvé des cellules cancéreuses dans de nombreux ganglions lymphatiques qu’ils avaient enlevés. Je ne m’attendais pas à ça et c’était tout un choc ».

Elle a rencontré le Dr Clemons quelques jours plus tard, alors qu’elle essayait toujours de digérer la nouvelle, et elle a dû encaisser un autre coup. « Il m’a dit en toute franchise qu’à cause de la taille de la tumeur et du nombre de ganglions lymphatiques touchés, mon risque de récidive était élevé. »

C’est alors que le monde d’Annette s’est effondré. Elle se souvient d’être descendue aux enfers. « C’était très difficile de m’en sortir. Cependant, mon équipe médicale a vu les signes et a su comment m’aider. Mon radio-oncologue dévoué, le Dr Jean-Michel Caudrelier, a vu mon désespoir et m’a dirigée vers le Programme d’oncologie psychosociale. Grâce à l’aide incroyable de la Dre Mamta Gautam, j’ai affronté mes plus grandes peurs et je les ai surmontées ».

Annette a terminé sa radiothérapie et a repris sa vie petit à petit. Cependant, comme tous les patients atteints de cancer le savent, la peur d’une récidive l’accompagne constamment. « Je ne sais pas si ça changera un jour. Mais j’ai décidé d’en faire un ami qui me rappelle de ne pas penser à la mort, mais à l’importance de vivre pendant que je suis en vie », dit-elle.

Elle est heureuse de savoir que les meilleurs professionnels de la santé se trouvaient ici même dans sa propre ville lorsqu’elle a reçu son diagnostic. En tant que « grande voyageuse à l’hôpital » autoproclamée, Annette est fière de dire qu’elle a retrouvé sa vie, notamment en reprenant son travail. « Je suis de nouveau moi-même et, étrangement, la vie est meilleure qu’avant. »

Joellie Qaunaq
Patient, cancer du cerveau
Cancer patient Joellie Qaunaq
Patient, cancer du cerveau
Joellie Qaunaq

« D’abord, le médecin nous a dit que Joellie avait une tumeur, puis on nous a dit qu’il avait un cancer du cerveau », dit Leata.

Le Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa, en vertu d’une entente avec le gouvernement du Nunavut, offre des services de cancérologie aux résidents de l’est du Nunavut. En général, un seul membre de la famille ou ami proche accompagne le patient. Les Qaunaq savaient que le traitement du cancer pouvait durer plusieurs semaines, voire des mois. Ils étaient prêts à quitter leur famille, leurs amis et leur réseau de soutien communautaire pour une période indéterminée pendant que Joellie suivait un traitement.

Joellie a subi une intervention chirurgicale de sept heures pour enlever sa tumeur au cerveau. Il s’est réveillé avec le côté gauche de la tête rasé et 52 points de suture de l’oreille à la tempe.

« Joellie avait une tumeur appelée glioblastome. C’est le type de tumeur cérébrale le plus courant chez les adultes », a déclaré le Dr Garth Nicholas, l’oncologue médical de Joellie. « Ce n’est pas une sorte de cancer qui se guérit avec notre traitement. Le but est d’essayer d’empêcher ce cancer de progresser ou de s’aggraver aussi longtemps que possible. »

Le glioblastome multiforme est une forme mortelle et extrêmement agressive de cancer qui commence dans le cerveau. Ses cellules tumorales s’insinuent comme des tentacules dans des parties du cerveau où les neurochirurgiens ne peuvent pas les voir et ne peuvent donc pas les enlever.

En plus d’avoir perdu l’ouïe, conséquence d’une vie de chasseur et du fait d’être proche du bruit des fusils de chasse, Joellie parlait l’inuktitut et avait une connaissance limitée de l’anglais. Il a eu de la difficulté à comprendre son diagnostic et les options de traitement qui s’offraient à lui. Heureusement, Leata parle couramment l’anglais et pouvait défendre vigoureusement le traitement de son mari. Ce n’est toutefois pas le cas de nombreux patients inuits.

« Je pense que les défis et les difficultés, au-delà de sa tumeur cérébrale, n’étaient pas liés à la tumeur de Joellie, mais au fait d’être loin de chez lui et à la barrière linguistique », dit le Dr Nicholas.

Il n’y a pas beaucoup de similitudes entre Ottawa et les petites collectivités de l’Arctique où vivent de nombreux patients inuits. Suivre un traitement contre le cancer dans un endroit si fondamentalement différent de leur domicile a des conséquences négatives sur les patients et leur santé mentale.

Le fait de comprendre la culture de quelqu’un et d’éliminer les obstacles grâce au langage universel de la compassion et du rire aide les patients à se sentir plus à l’aise et plus confiants dans leur combat contre le cancer.

Joellie a reçu sa dernière radiothérapie à Ottawa le 29 mai 2018. Il a ensuite reçu son congé de l’hôpital et s’est empressé de retourner chez lui à la baie de l’Arctique, auprès de sa famille et de ses amis.

Cancer patient Donna Jakowec
Donna Jakowec
Patiente, cancer du sein
Cancer patient Donna Jakowec
Cancer patient Donna Jakowec
Patiente, cancer du sein
Donna Jakowec

L’an dernier, 7 658 personnes de notre collectivité ont entendu les mots « vous avez le cancer ».

Lorsque Donna Jakowec, mère de deux enfants, a entendu ces mots, elle a eu le souffle coupé et son cœur s’est emballé. Elle était dévastée et terrifiée.

Comme bien d’autres personnes dans sa situation, elle s’est tournée vers L’Hôpital d’Ottawa pour obtenir de l’espoir. Son oncologue, le DMark Clemons, avait un plan. Son traitement et ses soins allaient être fondés sur les plus récentes recherches – des recherches soutenues par des donateurs comme vous.

« Grâce aux progrès réalisés en recherche sur le cancer, le DClemons a pu personnaliser le traitement à ma situation. Quand j’ai quitté son bureau, je savais que je m’en sortirais », se rappelle Donna.

À L’Hôpital d’Ottawa, nous sommes tous inspirés par le courage et la détermination de patients comme Donna. Ils ne survivront toutefois pas tous à leur diagnostic. Grâce à votre soutien, nous leur donnons accès aux médecins, à la technologie et aux recherches qui leur offriront les meilleures chances de survie. Nous fournissons les meilleurs soins possible à chaque personne qui se tourne vers nous pour obtenir de façon urgente les plus récentes options de traitement.

Aidez-nous à atteindre l’objectif d’obtenir 7 658 dons en l’honneur de chaque patient qui a reçu un diagnostic de cancer à L’Hôpital d’Ottawa l’an dernier.

Aidez-nous à être prêts pour ceux qui recevront ce diagnostic dans l’avenir et les nombreux autres patients que nous servons.

Saila Kipanek, rectal cancer patient
Saila Kipanek
patient, cancer du rectum
Saila Kipanek, The Ottawa Hospital cancer patient
Saila Kipanek, rectal cancer patient
patient, cancer du rectum
Saila Kipanek

Après avoir reçu un diagnostic de cancer du rectum, le sculpteur inuit traditionnel Saila Kipanek n’aurait pas pu imaginer l’importance qu’aurait son travail dans son rétablissement.

Lorsque Saila a reçu un diagnostic de cancer du rectum, il savait que sa meilleure chance de survie était de suivre un traitement à L’Hôpital d’Ottawa. Par contre, être déraciné de sa vie au Nunavut pour être traité à Ottawa, loin de sa famille, de ses amis et de sa communauté, s’est révélé très difficile et sa santé mentale en a souffert.
Toutefois, le personnel de L’Hôpital d’Ottawa a tout fait pour qu’il se sente comme chez lui.

Une approche holistique de la guérison

Par une froide journée de février, Saila a ouvert les yeux dans une salle de réveil après son opération. Il n’était plus que l’ombre de lui-même. Ayant passé plusieurs mois loin de chez lui et de ses proches alors qu’il suivait des traitements contre le cancer, qui comprenaient chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie, il souffrait d’une profonde dépression.

Peu après l’opération de Saila, Carolyn Roberts, infirmière autorisée et infirmière pivot des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans le cadre du Programme de cancérologie pour les autochtones, a emmené celui-ci au parc de la Gatineau. Alors qu’ils étaient assis au bord de la rivière, Saila lui a confié que son moral était « à zéro », mais il savait exactement ce dont il avait besoin pour guérir. « Ce dont j’ai vraiment besoin, c’est de sculpter, a-t-il expliqué à Carolyn, cela m’aiderait à redevenir moi-même. »

Le traitement des patients du Nunavut à Ottawa

Le Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa, en vertu d’une entente avec le gouvernement du Nunavut, offre des services de cancérologie aux résidents de l’île de Baffin et de l’Est du Nunavut. C’est pourquoi des patients comme Saila parcourent des milliers de kilomètres pour recevoir les meilleurs soins et traitements à Ottawa. Toutefois, le fait de venir dans une aussi grande ville loin d’une culture, d’une langue et d’une alimentation familières peut les isoler et nuire à leur santé mentale.

Soins de santé axés sur le patient

Le rôle de l’infirmière pivot au sein du Programme de cancérologie pour les autochtones est diversifié et axé sur le patient. Une partie importante du rôle de Carolyn est d’écouter les besoins de chaque patient et de donner le meilleur d’elle-même pour y répondre. « Si vous écoutez, dit Carolyn, les patients vous disent ce dont ils ont besoin pour guérir. »

C’est ce que Carolyn a fait. Après avoir prêté une oreille attentive aux problèmes de Saila, elle était déterminée à lui venir en aide. Elle a alors pris l’initiative de trouver un espace dans l’hôpital pour que Saila puisse sculpter.

Carolyn a approché Kevin Godsman, jadis l’un des gestionnaires des installations, pour voir s’il y avait une pièce dans laquelle Saila pourrait faire de la sculpture. Avec l’aide de ses collègues, il a trouvé une pièce et l’a équipée de meubles, d’outils et d’un aspirateur.

Carolyn Roberts bavarde avec Saila Kapinek au Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa.

L’inauguration

Une fête a été organisée pour l’inauguration de la salle de sculpture de Saila. Cela a été un moment chargé d’émotion pour lui, car il a réalisé qu’il pourrait à nouveau sculpter.

Pendant les six semaines suivantes, tout en suivant une chimiothérapie et une radiothérapie, Saila sculptait.

Sa dépression s’est envolée et son cancer a été enrayé.

« Je suis heureux d’avoir recommencé à sculpter, dit Saila, je suis reconnaissant de pouvoir faire ça à nouveau. Ça m’a aidé à long terme. »

Lorsqu’il est retourné chez lui à Iqaluit, il a emporté ses œuvres et les a terminées. Lors d’un rendez-vous de suivi en septembre 2018, il a rapporté ses sculptures terminées pour montrer aux membres de l’équipe ce qu’ils l’ont aidé à créer.

« Elles se sont révélées encore plus belles que je ne l’imaginais, a dit Kevin, c’est bon de savoir que L’Hôpital d’Ottawa a aussi un petit rôle à jouer dans leur création. »

Aujourd’hui, Saila est en forme et en santé, et est très reconnaissant des soins empreints de compassion qu’il a reçus à L’Hôpital d’Ottawa.

Mises à jour 2018-2019 sur le Centre de santé du sein

Nos succès de recherche

Dr. John Bell in his research lab

 

2000 : Le Dr John Bell découvre qu’un virus, baptisé VSV, ou virus de la stomatite vésiculaire, peut tuer les cellules cancéreuses sans nuire aux cellules normales. En 2011, son groupe publie une étude phare dans la prestigieuse revue scientifique Nature pour montrer les résultats de son premier essai clinique mondial fondé sur cette découverte.

Dr. Rebecca Auer

 

2017 : Le vaccin personnalisé de la DreRebecca Auer conçu au moyen de cellules cancéreuses infectées par un virus oncolytique guérit un cancer abdominal dans des modèles animaux. La Dre Auer prépare un essai clinique fondé sur ces constatations.

Dr. Caroline Ilkow

 

2018 : La Dre Carolina Ilkow et son équipe ont d’abord démontré que les cellules cancéreuses combattent les virus au moyen d’une approche unique. Son équipe a ensuite mis au point un virus qui bloque ce mécanisme défensif. Ce virus éliminant très efficacement des cellules cancéreuses normalement résistantes, cela pourrait se traduire par des immunothérapies améliorées ayant un spectre d’efficacité plus vaste.