De nouveaux projets prometteurs, grâce aux donateurs qui soutiennent le Fonds d’urgence COVID-19

La collectivité a généreusement donné plus de 2 millions de dollars en appui à notre Fonds d’urgence COVID-19. Nous vous présentons les plus récents projets qui ont reçu du financement de démarrage grâce aux donateurs.

Alors que les nouvelles sont excellentes à propos des projets de recherche lancés dans le cadre des premières rondes de financement du Fonds d’urgence COVID-19, deux nouveaux projets viennent d’être lancés. Grâce au soutien des donateurs de notre généreuse collectivité, plus de 50 projets de recherche et d’innovation ont été entrepris pour mieux comprendre et combattre la COVID-19.

COVID-19 et polyarthrite rhumatoïde : utiliser les mégadonnées pour comprendre les risques et améliorer les traitements

Dr. Sibel Aydin, The Ottawa Hospital
Dre Sibel Aydin

Jusqu’à maintenant, plus de 30 millions de personnes ont contracté la COVID-19 dans le monde. Les chercheurs ont donc accès à d’énormes quantités de données qu’ils peuvent exploiter pour mieux comprendre pourquoi certaines personnes sont gravement malades, tandis que d’autres n’ont que des symptômes légers ou même aucun. Il ne fait aucun doute que l’âge, l’hypertension et l’obésité sont parmi les facteurs en cause, et il est possible que certaines maladies immunitaires jouent également un rôle. La Dre Sibel Aydin utilise une méthode fondée sur les mégadonnées pour déterminer si les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, une maladie immunitaire, sont plus ou moins susceptibles de développer une forme grave de la COVID-19. Exploitant les données de l’ICES et de l’Ontario Best Practice Research Initiative, son équipe étudiera également l’effet des médicaments immunosuppresseurs qui sont habituellement utilisés pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. Ces recherches pourraient améliorer notre compréhension globale de la COVID-19 et permettre de créer de meilleurs traitements pour les personnes atteintes de la COVID-19 et de la polyarthrite rhumatoïde.

Comprendre les répercussions de la COVID-19 chez les femmes

Dr. Innie Chen, The Ottawa Hospital
Dre Innie Chen

La Dre Innie Chen mène des recherches visant à comprendre les répercussions de la COVID-19 chez les femmes, grâce à un financement de démarrage provenant du Fonds d’urgence COVID-19.

La Dre Chen a mis sur pied une équipe de chercheurs de renommée internationale qui contribuera à éclairer et résoudre ces questions en définissant les résultats principaux liés à l’équité en matière de santé des femmes pendant la pandémie de COVID-19. L’équipe réalisera une revue systématique de la littérature et créera un comité multidisciplinaire de partenaires de la communauté, réunissant des patientes et des travailleurs de la santé, afin de cerner les principales questions qui touchent la santé des femmes pendant la pandémie. Ces renseignements serviront à élaborer des stratégies s’appuyant sur des éléments probants pour atténuer les répercussions fondées sur le sexe et améliorer la vie des femmes en cette période particulière.

Consultez cette page souvent pour lire les dernières nouvelles sur ces projets de recherche et d’innovation qui portent sur la COVID-19 et sur d’autres projets soutenus par les donateurs.

« L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file parmi les centres hospitaliers universitaires, de recherche et d’enseignement, fièrement affilié à l’Université d’Ottawa. »

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Un bénévole d’expérience joue un nouveau rôle pendant la pandémie mondiale

Lorsque la COVID-19 a frappé Ottawa, Mike Soloski alors à la retraite, savait qu’il devait agir. Après avoir fait du bénévolat au Centre de cancérologie, il a décidé de relever de nouveaux défis en première ligne à titre de vérificateur des symptômes de la COVID19.

La retraite est une étape marquante pour bien des gens : ils ont enfin du temps pour se détendre et peuvent oublier le stress du travail. Toutefois, c’est tout le contraire pour Mike Soloski. Cet homme d’action altruiste maintenant âgé de 61 ans était bénévole à L’Hôpital d’Ottawa lorsque la pandémie de COVID19 a débuté – et que bien des bénévoles ont été appelés à rester chez eux par mesure de précaution pour limiter l’exposition à cette maladie infectieuse. Mike savait toutefois qu’il devait agir concrètement. Il a donc décidé de mettre sa retraite et son bénévolat sur pause pour devenir vérificateur des symptômes de la COVID19 en première ligne.

Interrompre la retraite pour prêter main-forte en première ligne

Mike Soloski with his grandchild
Mike Soloski avec son petit-fils.

Après avoir pris sa retraite en tant que directeur de banque, ce père de famille et grandpère a décidé de faire du bénévolat en excluant toutefois les secteurs des finances et de la collecte de fonds. Il a décidé de devenir bénévole au Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa parce que sa femme y a reçu des soins véritablement empreints de compassion avant de perdre son combat contre le cancer en 2014. Le bénévolat a donné à Mike le sentiment d’avoir un but et il aimait redonner à la collectivité d’une nouvelle façon. En 2019, il a amorcé un nouveau chapitre dans sa vie en se remariant. Mike et sa nouvelle épouse, Leona, ont ainsi formé une famille recomposée avec leur famille respective, qui comprend leurs filles et leurs petits-enfants.

« Je savais que j’étais prêt pour un défi stimulant en dehors de ma zone de confort. Je ne me voyais pas rester chez moi sans rien faire. » – Mike Soloski

Puis, au début de 2020, la COVID‑19 a frappé Ottawa. Les bénévoles de l’Hôpital ont été incités à rester chez eux, mais Mike s’est dit qu’il devait trouver une façon d’aider « Je savais que j’étais prêt pour un défi stimulant en dehors de ma zone de confort. Je ne me voyais pas rester chez moi sans rien faire », explique Mike. Son excellent travail et son dévouement à titre de bénévole n’étaient pas passés inaperçus et il a été embauché en tant que vérificateur des symptômes de la COVID19. Être soudainement propulsé en première ligne d’une pandémie mondiale est assurément une excellente façon de sortir de sa zone de confort.

Son rôle le plus important

Concrètement, les responsabilités quotidiennes de Mike sont de s’assurer que les vérificateurs décèlent correctement la présence de symptômes chez les patients, les visiteurs et les membres du personnel avant qu’ils entrent dans l’hôpital. Il a été promu superviseur et offre du soutien à l’équipe de vérificateurs. Le plus important pour lui est de créer un environnement accueillant en cette période de grand stress. Il est fier d’arborer une attitude positive lorsqu’il interagit avec des patients, des visiteurs et des membres du personnel.

Mike Soloski,screener at The Ottawa Hospital
Mike Soloski, examinateur COVID-19.

« Je trouve qu’il est vraiment gratifiant d’aider à mettre les gens plus à l’aise, surtout s’il s’agit de diminuer leur nervosité, leur tension et leurs appréhensions. » – Mike Soloski.

Comme il est l’un des premiers visages masqués qu’ils voient à leur entrée, Mike s’efforce de créer cet environnement et de rassurer les gens qui se présentent à sa table. « Je trouve qu’il est vraiment gratifiant d’aider à mettre les gens plus à l’aise, surtout s’il s’agit de diminuer leur nervosité, leur tension et leurs appréhensions. »

Sage conseil

Son nouveau rôle représente un défi inattendu pour lui, mais Mike sait qu’il est à sa place. « On a parfois une impression bizarre de ce que la retraite est censée être – pour moi, c’est juste un autre type d’occupation. Ce travail est très gratifiant », ajoute-t-il. Même s’il n’aurait jamais pensé réintégrer le marché du travail ainsi après sa retraite, il est reconnaissant d’avoir pu atteindre l’objectif qu’il s’était fixé en 2016 : aider de toutes les façons possibles. Un sage conseil qu’il donne à quiconque envisage de faire du bénévolat à L’Hôpital d’Ottawa : « Sautez à pieds joints sur l’occasion sans vous poser de question. »

Faites comme Mike : redonnez à L’Hôpital d’Ottawa en faisant un don maintenant!

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Vivre une grossesse gémellaire à risque élevé pendant la pandémie de COVID19

L’échographie qui a révélé la présence de jumeaux a été la première d’une série de surprises pour Meagan et sa famille pendant sa grossesse, dont une hospitalisation prolongée pendant la pire crise mondiale de santé publique que nous avons connue au cours du dernier siècle.

À seulement 28 semaines de grossesse au cœur de la pandémie de COVID19, Meagan Ann Gordon a été admise à l’hôpital à cause d’un placenta previa. Seule et loin de son mari et de sa fille, elle a entamé de façon impromptue un cheminement où elle a dû faire preuve de résilience et d’optimisme pendant qu’elle recevait des soins empreints de compassion en pleine période d’incertitudes.

Meagan's UltrasoundLe début d’un cheminement hors du commun

Enceinte de quelques semaines, Meagan Ann Gordon s’est rendue à sa première échographie. À l’extérieur de la ville, son mari, Kyle Gordon, ne pouvait pas l’accompagner. Ayant déjà mené à terme une fille en parfaite santé, Maeve, Meagan se sentait en confiance de se rendre seule à ce rendez-vous. Après tout, qu’est-ce qui pouvait être si différent cette fois?

L’examen a toutefois révélé une heureuse surprise des plus inattendues – des jumeaux! C’était le début des nombreux rebondissements qu’allait vivre Meagan tout au long de sa grossesse, y compris l’arrivée d’un nouveau coronavirus qui allait changer notre façon de vivre d’une façon inimaginable auparavant.

Enceinte de jumeaux

Megan Gordon's sidewalk message
Le jour de la fête des Mères, Kyle et sa fille Maeve ont été de l’autre côté de la fenêtre de la chambre de Meagan pour la voir et lui laisser un doux message lui rappelant à quel point ils l’aiment.

La grossesse s’accompagne de tant d’attentes et d’émotions. Lorsque Meagan a découvert qu’elle allait avoir des jumeaux, elle a été transportée de joie. Outre les nausées typiques et de légers malaises, sa grossesse se déroulait bien, du moins jusqu’à la moitié du second trimestre. Son médecin a alors constaté que son placenta, qui alimentait les deux bébés, bloquait son col de l’utérus – ce qu’on appelle un placenta previa. Ce problème peut provoquer des saignements importants tout au long de la grossesse, ce qui est arrivé dans le cas de Meagan. Elle a fait plusieurs hémorragies qui l’ont obligée à passer des nuits à l’hôpital pour que les médecins puissent surveiller sa santé et celle de ses bébés. À seulement 28 semaines de grossesse, le 22 avril 2020, elle a eu un saignement tellement important qu’elle a dû appeler une ambulance. Elle a été de nouveau admise à l’hôpital et son équipe de soins a estimé qu’elle devait y rester jusqu’à l’accouchement.

Meagan est demeurée confinée dans sa chambre d’hôpital loin de son mari et de sa fille de trois ans, Maeve, pendant cinq longues semaines. À cause de la pandémie de COVID19, L’Hôpital d’Ottawa, à l’instar de bien des hôpitaux dans le monde entier, a dû restreindre les visites, ce qui a empêché Meagan d’avoir des visiteurs ou de pouvoir quitter son unité pour voir des proches. Elle n’a pas pu jouir des petits moments de plaisir habituels à cette étape de la grossesse, comme une fête prénatale avec la famille et les amis ou la décoration de la future chambre de ses jumeaux.

Meagan est demeurée confinée dans sa chambre d’hôpital loin de son mari et de sa fille de trois ans, Maeve, pendant cinq longues semaines. À cause de la pandémie de COVID19, L’Hôpital d’Ottawa, à l’instar de bien des hôpitaux dans le monde entier, a dû restreindre les visites, ce qui a empêché Meagan d’avoir des visiteurs ou de pouvoir quitter son unité pour voir des proches. Elle n’a pas pu jouir des petits moments de plaisir habituels à cette étape de la grossesse, comme une fête prénatale avec la famille et les amis ou la décoration de la future chambre de ses jumeaux.

Tout au long de son séjour, les infirmières ont traité Meagan davantage comme une amie qu’une patiente, ce qui lui a apporté du réconfort à une période où elle était si isolée de ses amis et de sa famille. « Elles venaient me voir même si elles n’étaient pas affectées à mes soins. Elles me racontaient ce qui se passait dans leur vie à l’extérieur de l’hôpital et elles ont fait la connaissance de ma famille par FaceTime. Elles m’ont même apporté des beignes et du café. Ce qui est le plus extraordinaire ce n’est pas tant ce qu’elles ont fait, mais comment elles m’ont fait sentir », explique Meagan.

Arrivée de la COVID-19

La pandémie de COVID19 a complètement changé la façon de prendre soin des patients au pays et ailleurs dans le monde. Plus de 1 700 personnes ont reçu un diagnostic de la COVID19 à Ottawa, dont bon nombre ont été traitées à L’Hôpital d’Ottawa. C’est pourquoi même les plans de naissance les plus soigneusement planifiés doivent être adaptés.

Comme le placenta de Meagan bloquait toujours son col de l’utérus, l’équipe de soins a planifié une césarienne à la 34e semaine de grossesse afin d’éviter le déclenchement naturel du travail. Ses fils devaient voir le jour le 3 juin 2020, mais ils ont décidé autrement. À 2 h du matin le 25 mai 2020, Meagan a perdu ses eaux. Son mari est arrivé à l’hôpital juste à temps pour la voir quelques instants avant que Teddy et Rowan naissent par césarienne. « J’étais vraiment soulagée de le voir avant d’entrer en salle d’opération », confie Meagan.

Avant ce moment, Kyle avait seulement vu le ventre de Meagan s’arrondir par FaceTime. Lorsqu’il est entré dans la chambre et a enfin pu la voir en personne, il l’a serrée tendrement contre lui avant de mettre ses mains sur son ventre. Il a alors été envahi de fierté et de fébrilité. Il était stupéfait de voir à quel point son ventre avait grossi depuis la dernière fois qu’il l’avait vu en avril. Meagan se souvient de leur dernière étreinte avant l’entrée en salle d’opération. L’un des jumeaux lui a donné un coup dans la poitrine. « Ce fut un moment important pour nous parce que nous avions souvent parlé qu’il ne pourrait peut-être plus sentir les jumeaux bouger dans mon ventre parce que j’allais rester à l’hôpital jusqu’à l’accouchement », poursuit Meagan.

Meagan with Teddy and Rowan

Compte tenu des protocoles établis pour protéger les patients et le personnel de la COVID19, Kyle n’a pas pu entrer dans la salle d’opération pendant l’accouchement. Il était toutefois à ses côtés par FaceTime pour la soutenir à chacune des étapes. « Ce fut vraiment une expérience très unique. J’étais heureux de pouvoir voir Meagan, de lui parler et de vivre l’accouchement de son point de vue en temps réel. Je n’arrêtais pas de lui dire à quel point elle était forte… Et j’ai pu entendre les garçons pleurer pour la première fois par FaceTime », ajoute Kyle. « C’était à la hauteur de nos attentes compte tenu des circonstances ».

L’équipe d’infirmières et de médecins a même pris des photos et des vidéos du premier souffle de Teddy et de Rowan. Les bébés ont ensuite été amenés à l’Unité de soins intensifs néonataux. Pendant que Meagan se rétablissait, Kyle a pu voir les garçons et en savoir plus sur leur santé. Il est ensuite retourné auprès de Meagan, où ils ont parlé de l’accouchement et du fait que la vie avait changé vraiment rapidement. Quelques heures plus tard, Meagan a pu quitter la salle de réveil et rendre visite à ses garçons pour la première fois. « C’était le début du nouveau chapitre de notre aventure : les soins intensifs », s’exclame Meagan.

Unité de soins intensifs néonataux

Même si les jumeaux étaient en santé et prenaient du poids avant la césarienne prévue à la 33e semaine – ils avaient la grosseur d’une pomme de laitue ‒ Meagan savait qu’ils naitraient avant terme et qu’ils devraient séjourner à l’Unité de soins intensifs néonataux (USIN) jusqu’à ce qu’ils soient assez forts pour rentrer à la maison en toute sécurité.

Teddy et Rowan sont demeurés à l’USIN du Campus Général les trois premiers jours. Kyle a pu rester avec Meagan pendant qu’elle se rétablissait à la suite de la césarienne, ce qui leur a permis de rendre souvent visite à leurs fils. Ils apprenaient graduellement à prendre soin de leurs bébés prématurés, qui pesaient seulement 5 livres et 2 onces à la naissance, notamment à les laver et à changer leurs couches. « Le personnel était très accueillant, nous renseignait beaucoup sur l’évolution des bébés et nous incluait vraiment dans les soins, qui étaient différents des soins à notre fille née à terme, précise Meagan. Je me suis sentie vraiment soutenue. »

Megan Gordon with her twin boys

 

Kyle Gordon holding his twin boys

 

Enfin à la maison

Après un séjour de deux semaines à l’USIN, Teddy et Rowan étaient suffisamment en santé et forts pour rentrer à la maison et enfin rencontrer leur grande sœur. « Nous nous sommes très bien adaptés à notre nouvelle famille de cinq personnes », termine Meagan.

Elle sera toujours reconnaissante des soins qu’elle a reçus à L’Hôpital d’Ottawa, notamment de son médecin, la Dre Karen Fung-Kee-Fung, spécialisée en médecine foeto-maternelle, de la Dre Samaan Werlang, qui a mis au monde les garçons, ainsi que de chaque infirmière qui a pris soin d’elle et des bébés.

Nous sommes vraiment reconnaissants des soins incroyables que notre famille a reçus. Chaque membre de l’équipe a tellement fait preuve de compassion et de gentillesse. Même si les circonstances étaient difficiles, je garderai un bon souvenir de l’expérience. » ‒ Meagan Ann Gordon

Écoutez Pulse Podcast, où Gina se dit reconnaissante pour les soins qu’elle a reçus et explique ce qui la pousse à redonner. Avec la participation spéciale du Dr Mark Clemons.

Donnez aujourd’hui pour que nous puissions continuer d’offrir des soins exceptionnels à des patientes comme Meagan en période où les besoins sont importants.

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Découvrez les dessous du seul centre de traumatologie de niveau 1 de la région et de son équipe hautement qualifiée, qui unit ses forces chaque fois qu’un patient franchit ses portes.
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Clarence Byrd a toujours su exactement comment il voulait vivre sa vie, et ce qu’il adviendrait après son décès. Il a planifié avec soin le don par testament qu’il voulait faire à L’Hôpital d’Ottawa dans le but de perpétuer son héritage en tant qu’éducateur.
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Un patient atteint de la COVID-19 reconnaissant d’avoir reçu des soins extraordinaires

Atteint de la COVID-19, le Père Alex Michalopulos se souvient de la peur qu’il a ressentie pendant son combat contre le virus à l’hôpital. Il sera éternellement reconnaissant d’avoir reçu des soins empreints de compassion à L’Hôpital d’Ottawa.

Ayant consacré sa vie à se rendre au chevet de personnes malades, le Père Alex Michalopulos se sent mieux placé que jamais pour comprendre les craintes que d’autres ont éprouvées, après avoir reçu lui-même un diagnostic de COVID-19 en avril. Aujourd’hui rétabli, le Père Michalopulos affirme que l’expérience lui a été une véritable prise de conscience et il est reconnaissant pour les soins empreints de compassion qu’il a reçus.

Son état se détériore

The Mi
Le Père Michalopulos avec sa femme et ses trois filles.

Le prêtre orthodoxe grec ne se sentait pas bien à la fin mars, période intense pour sa communauté ecclésiale. Le 5 avril, il recevait un diagnostic de COVID-19 et s’était isolé à domicile. Son état a toutefois empiré, lui causant des maux de tête intenses et une toux qui s’aggravait, ce qui a provoqué de la fièvre et des troubles respiratoires. Il a été hospitalisé au Campus Général de L’Hôpital d’Ottawa le 9 avril.

Vu la gravité de son état, il a fallu discuter sans tarder de questions sérieuses. « On a parlé du respirateur dont j’allais peut-être avoir besoin. On a aussi discuté de l’ordonnance de ne pas réanimer et de la manière d’aborder cette question avec ma famille », se souvient le Père Michalopulos.

L’homme de 61 ans a été transféré de l’Urgence à une unité où une équipe spécialisée l’a soigné. « J’avais très peur. Je n’avais aucune idée du dénouement. Médecins et infirmières entraient revêtus de leur équipement de protection individuelle, comme dans les films. Difficulté à respirer, toux sans arrêt, maux de tête – si intenses par moment que je voulais mourir. »

Dr. Samantha Halman
La Dre Samantha Halman (à gauche) aide les patients à rester en contact avec leur famille grâce à la technologie.

Des soins extraordinaires

Le Père Michalopulos se remémore la peur qu’il a éprouvée pendant son combat pour rester en vie, mais il est aussi reconnaissant de ne pas avoir eu besoin d’un respirateur en fin de compte. Il est aussi reconnaissant pour chaque personne qui a aidé à le soigner pendant son séjour à L’Hôpital d’Ottawa. « Les médecins, les infirmières et les membres du personnel d’entretien ménager ont fait un travail formidable. Je leur lève tous mon chapeau. »

Il n’a pas été facile d’être si malade sans avoir sa femme et ses filles à son chevet. Comme les visites étaient restreintes pour protéger les patients et le personnel, il pouvait uniquement communiquer avec sa famille par téléphone. Il ajoute que l’équipe de soins l’a mis à l’aise lorsqu’il a ressenti les douleurs les plus intenses.

« Tous ces professionnels de la santé étaient si attentionnés. C’était rassurant de savoir que j’étais en bonnes mains. Ils me mettaient à l’aise. » Père Alex Michalopulos

La Dre Samantha Halman, spécialiste en médecine interne générale, soigne des patients atteints de la COVID-19 depuis l’arrivée du virus en mars. Elle explique que pour des patients comme le Père Michalopulos, son équipe médicale a joué un double rôle.

« Traiter les patients atteints de la COVID-19 ne se limitait pas toujours à des soins médicaux. Parfois, il s’agissait tout simplement de rester cinq minutes de plus au chevet du patient. Il était important pour les patients de savoir qu’à nos yeux, ils n’étaient pas uniquement des patients, mais bien des personnes. » ‒ Dre Samantha Halman

Il est parfois difficile de travailler en première ligne en cette période sans précédent. La Dre Halman n’a jamais imaginé vivre quelque chose de pareil, mais elle est fière des efforts de ses collègues à L’Hôpital d’Ottawa. « Cette pandémie illustre bien ce qui nous a motivés à faire carrière dans le domaine de la santé : nous voulons aider les gens. »

Le Père Michalopulos s’est tiré d’affaire grâce aux soins empreints de compassion qu’il a reçus et à sa foi. Il reconnaît que l’expérience lui a été une véritable prise de conscience. Il avait déjà eu une chirurgie mineure, mais ce n’est qu’une fois son diagnostic de COVID-19 confirmé et après avoir reçu des soins extraordinaires qu’il a compris à quel point il a de la chance d’avoir accès ici même à des soins de santé d’un tel calibre. « J’étais si reconnaissant pour tous leurs soins; j’ai fait livrer de la pizza pour le personnel lorsque j’ai quitté l’hôpital. »

Heureux de se rétablir

Le Père Michalopulos a obtenu son congé de l’hôpital le 19 avril, jour de la Pâque orthodoxe grecque. Il ne pourrait pas être plus reconnaissant d’être sur le chemin du rétablissement aujourd’hui. « Pour les fois où les médecins ou les infirmières sont venus me voir, pour les fois où j’ai été rassuré, je suis reconnaissant d’avoir été bien soigné avec amour et respect pour la vie humaine. »

Les larmes aux yeux, il se ressaisit avant d’affirmer que parfois, il est bon de se retrouver de l’autre côté, de ressentir ce que d’autres vivent. « J’ai maintenant beaucoup plus de respect pour les professionnels de la santé. J’en ai toujours eu, mais cette fois, cela a atteint un autre niveau. Ils étaient là pour moi.

Fr. Michalopulos in Church
Le Père Michalopulos à l’église orthodoxe grecque

« Ils m’ont tenu la main. Ils ont fait preuve de compassion. Ils ont montré beaucoup de respect et d’amour. Je leur serai éternellement reconnaissant. » ‒ Père Alex Michalopulos

Les petites attentions particulières et les soins reçus de parfaits étrangers ont aidé le Père Michalopulos à trouver la force de retourner chez lui auprès de la famille qu’il aime, et éventuellement, dans sa paroisse.

« Je me souviendrai toujours d’avoir été bien traité par des étrangers. Je les admire et je prierai toujours pour eux. »

État de la recherche

Des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa dirigent plus de 60 projets de recherche appuyant les efforts mondiaux pour trouver de meilleures façons de traiter et de prévenir la COVID-19. Plusieurs de ces projets sont financés par le Fonds d’urgence COVID-19, notamment celui dirigé par les Dres Sara J. Abdallah et Juthaporn Cowan. Leur étude examine les effets à long terme du virus. Elles consulteront les patients participants trois mois, six mois et 12 mois après l’infection initiale. L’étude comprendra des cas d’infection légère, modérée et grave et tiendra compte du recours aux ressources de santé comme les visites à l’Urgence, les hospitalisations et les médicaments utilisés par les survivants. Les résultats aideront à améliorer les soins offerts aux survivants de la COVID-19 et à optimiser l’utilisation des ressources de santé.

Le Père Michalopulos a accepté de participer à l’étude. « J’ai pensé utile d’aider les chercheurs à comprendre les effets, y compris à long terme, du virus par la collecte de données qui donneront lieu à la création d’un vaccin ou d’un remède. »

Il est reconnaissant d’avoir survécu au virus et sa participation à l’étude est une façon de montrer sa reconnaissance pour les soins qu’il a reçus en aidant d’autres personnes. « Je participe parce que je trouve important d’ajouter mes résultats aux données utilisées pour faire progresser la lutte contre ce virus contagieux et agressif qui a bouleversé toutes les sociétés du monde. »

Votre don aujourd’hui aidera à perfectionner les soins de demain pour des patients comme le Père Michalopulos lorsqu’ils ont besoin de L’Hôpital d’Ottawa.

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L’Hôpital d’Ottawa se démarque grâce à la technologie novatrice d’impression 3D

Le laboratoire d’impression 3D de L’Hôpital d’Ottawa adopte une approche novatrice et conçoit de l’équipement de protection individuelle pour aider à protéger les collègues qui s’occupent des patients éprouvant de graves symptômes de la COVID19.

L’Hôpital d’Ottawa a été le premier hôpital canadien à intégrer un programme d’impression médicale 3D à ses activités d’enseignement et de planification avant une chirurgie. Depuis le lancement du programme, qui a été possible grâce à la générosité d’un donateur, L’Hôpital d’Ottawa est à l’avant-garde en matière d’innovations dans ce domaine. Des médecins ont réussi à utiliser l’impression 3D pour créer des plans anatomiques détaillés avant l’entrée en salle d’opération, ce qui a permis de réaliser des chirurgies moins invasives et d’améliorer les résultats tout en diminuant les coûts. Le Service d’imagerie médicale de l’Hôpital se retrouve ainsi propulsé au cœur des percées internationales en radiologie et révolutionne la pratique de la chirurgie. C’est ce genre d’idée avant-gardiste qui a permis à L’Hôpital d’Ottawa d’être prêt quand la pandémie de COVID-19 a frappé Ottawa, en mobilisant une technologie novatrice d’impression 3D à l’Hôpital, dans les entreprises locales et dans la collectivité afin de fabriquer rapidement de l’équipement de protection individuelle pour les travailleurs de première ligne.

Prêt à faire face à la pandémie

Dr. Adnan Sheikh
Le Dr Adnan Sheikh tenant la maquette d’une imprimante 3D

L’équipe du laboratoire d’impression 3D de L’Hôpital d’Ottawa a surveillé la propagation de la COVID19 en Chine et en Europe et a rapidement constaté que certaines parties du monde étaient aux prises avec une grave pénurie de masques. L’équipe du Dr Adnan Sheikh, directeur du laboratoire d’impression 3D, s’est alors mise à réfléchir à des façons créatives d’aider les collègues à mieux se préparer à la pandémie.

« J’ai communiqué avec le Dr David Neilipovitz, chef du Département des soins critiques, pour offrir mon aide. Nous avons ainsi identifié bien des secteurs où le laboratoire d’impression 3D serait bien placé pour aider s’il y avait des pénuries ici aussi », précise le Dr Sheikh.

Après cette conversation, son équipe a commencé à mettre au point plusieurs prototypes d’équipement de protection individuelle (ÉPI) pour aider à protéger les collègues qui seraient appelés à soigner les personnes éprouvant de graves symptômes de la COVID19.

« Nous avons pu créer des tentes à oxygène, des lunettes, des connecteurs et des visières de protection, notamment pendant une intubation, qui sont des pièces d’équipement importantes », poursuit le Dr Sheikh.

Nous n’aurions pas pu créer ces outils transformateurs il y a à peine cinq ans.

« C’est une technologie novatrice. Elle a vraiment évolué et révolutionne la façon d’exercer la médecine. » – Dr Adnan Sheikh

Mise à l’essai des prototypes

Après le lancement de la fabrication de ces pièces d’équipement, chaque pièce a dû être testée. Le Dr Neilipovitz a joué un rôle clé pour tester les concepts à l’avance, ce qui a permis à l’Hôpital d’innover en période particulièrement exigeante.

« L’équipe de l’impression 3D nous a permis de sortir des sentiers battus et de trouver rapidement des solutions pour aider les patients. » – Dr David Neilipovitz

En fait, l’équipe du Dr Neilipovitz a grandement aidé l’équipe de l’impression 3D à peaufiner et à tester les prototypes pour veiller à ce qu’ils soient à la hauteur des attentes – une étape cruciale du processus qui nécessite patience, expertise et ouverture d’esprit.

Un bon exemple est la visière d’intubation conçue avec l’aide de Leonard Lapensee, technicien en imagerie à l’Hôpital. L’équipe des Soins intensifs a testé le prototype et l’a modifié avant sa production à grande échelle. La visière est maintenant utilisée aux Soins intensifs, dans les salles d’opération et dans les services d’urgence.

Dr. David Neilipovitz trying on a prototype mask
Le Dr David Neilipovitz fait l’essai d’un prototype de masque.
face mask with 3D printed valve
Le résultat final comprend une valve bleue imprimée en 3D au haut du masque.

Le soutien de la collectivité permet à L’Hôpital d’Ottawa de relever la barre

Après avoir obtenu le « feu vert » pour l’impression 3D de l’équipement, l’Hôpital a lancé la fabrication de la plus grande quantité possible pour le laboratoire. L’effort de collaboration a même trouvé écho au-delà des murs du laboratoire et de l’hôpital.

« Nous avions des ressources limitées et savions que nous ne pourrions pas tout fabriquer et imprimer dans le laboratoire. Nous avons donc créé des prototypes et les avons mis en production dans différents emplacements de L’Hôpital d’Ottawa. Nous avons aussi accepté l’aide de bénévoles dans la collectivité. »

Nous avons notamment collaboré avec l’atelier Makerspace de l’Université d’Ottawa, dirigé par Hanan Anis, professeure en génie, pour mener le processus de conception et de prototypage. Ce n’était qu’une étape. Le soutien a continué de croître au sein de la collectivité pour nous aider à produire de l’ÉPI comme des visières et même des serre-têtes.

Il y a aussi eu l’Ottavien Marc Beal, qui s’est porté bénévole. « À cause de contraintes de ressources, nous avions besoin d’aide pour imprimer les serretêtes des visières. Marc et ses amis, qui ont des imprimantes 3D chez eux, nous ont offert leur aide et ont imprimé ces serretêtes pour nous », explique le Dr Sheikh.

Marc Beal working at home
Marc Beal manipulant son imprimante 3D à la maison

 

Dr. David Neilipovitz with an oxygen hood
Le Dr David Neilipovitz essayant une tente à oxygène

 

Une autre pièce d’équipement importante est le casque à oxygène, qui aide les patients ayant besoin d’un apport constant en oxygène. Le laboratoire 3D a aussi été en mesure d’en produire un prototype. « Nous l’avons testé jusqu’à ce que nous soyons convaincus qu’il aiderait les patients. Nous avons ensuite communiqué avec Darcy Cullum, d’Ottawa Mould Craft, qui a accepté de collaborer avec nous. »

Le soutien de la collectivité a permis à L’Hôpital d’Ottawa de veiller à ce que le personnel ait l’ÉPI nécessaire pour protéger à la fois les membres des équipes de soins et les patients au plus fort de la pandémie de la COVID19.

Mieux encore, précise le Dr Sheikh, tout s’est fait de façon organique. « Des collègues qui s’entraident dans une optique d’ouverture et d’intégration des contributions de chacun, en plus d’évaluer les créations et de les tester avant la production à grande échelle. Je me sens privilégié de vivre à Ottawa. Notre système de soutien communautaire est le meilleur au monde! »

La COVID19 a peut-être bouleversé le monde, mais c’est un donneur visionnaire qui, en 2016, a permis à L’Hôpital d’Ottawa de disposer de la technologie nécessaire pour être prêt au moment où nos patients ont le plus besoin de nous.

« Tout a changé à cause de la COVID19. L’impression 3D joue maintenant un rôle différent dans le monde médical. » Dr Adnan Sheikh

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

Donnez aujourd’hui pour veiller à ce que L’Hôpital d’Ottawa soit équipé de la technologie la plus évoluée au moment où les patients en ont le plus besoin.

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De nouveaux projets prometteurs, grâce aux donateurs qui soutiennent le Fonds d’urgence COVID-19
Deux nouveaux projets de recherche ont pu être lancés avec le soutien de la collectivité, qui a donné plus de 2 millions de dollars pour financer la lutte contre la COVID-19.
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Le féru de vélo Fran Cosper a vu sa vie basculer quand il s’est réveillé en pleine nuit pour réaliser qu’il ne sentait plus ses jambes. Les médecins de L’Hôpital d’Ottawa lui ont diagnostiqué le syndrome de Guillain-Barré.
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Premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19

Nos chercheurs dirigent le premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer vulnérables pendant la pandémie de COVID 19.

La Dre Rebecca Auer, chirurgienne scientifique, dirige le premier essai clinique au monde dans l’espoir de protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19 et d’autres infections respiratoires en renforçant leur système immunitaire pendant le traitement. L’essai est financé en partie grâce aux généreux donateurs au Fonds d’urgence COVID 19.

« Un diagnostic de cancer est déjà effrayant dans les meilleures des circonstances, mais la pandémie rend la situation encore plus angoissante », explique la Dre Auer, chirurgienne oncologue et directrice de la Recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa et professeure agrégée à l’Université d’Ottawa. « Les patients atteints du cancer ont un système immunitaire affaibli, ce qui les rend susceptibles d’être gravement malades s’ils contractent la COVID 19. »

Une infection grave pourrait retarder un traitement contre le cancer ou même entraîner la mort.

Les patients qui reçoivent des traitements contre le cancer courent le plus de risques parce que ces traitements affaiblissent leur système immunitaire. Et cette population est assez nombreuse : plus de 90 000 personnes ont reçu des traitements de radiothérapie ou de chimiothérapie en Ontario en 2019.

« Il y a de nombreux vaccins prometteurs contre la COVID-19 qui sont en cours d’essai, mais ils ne seront pas offerts avant au moins un an. Les patients atteints du cancer ont besoin d’une protection immédiate »
– Dre Rebecca Auer

Renforcer le système immunitaire pendant les traitements

L’équipe de la Dre Auer à L’Hôpital d’Ottawa a eu l’idée de vérifier si le renforcement du système immunitaire pendant des traitements contre le cancer pourrait aider à prévenir la COVID 19 et d’autres infections respiratoires. En collaboration avec des scientifiques de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, elle a donc exploré le potentiel d’un stimulateur appelé IMM 101. L’équipe a ensuite travaillé avec le Groupe canadien des essais sur le cancer de l’Université Queen’s pour concevoir un essai clinique et le lancer dans neuf centres de cancérologie au Canada.

Les chercheurs recruteront 1 500 patients qui reçoivent actuellement des traitements contre le cancer. Ceux-ci seront répartis de façon aléatoire, dans un groupe qui recevra soit les soins habituels, soit l’IMM 101 en plus des soins habituels. Le stimulateur, qui contient des bactéries inoffensives tuées par la chaleur, a été conçu pour lutter contre le cancer parce qu’il stimule le système immunitaire. Il a déjà été administré en toute sécurité à 300 patients atteints d’un cancer de stade avancé lors de précédents essais.

Instruire le système immunitaire inné

L’essai mise sur un aspect moins connu du système immunitaire, appelé l’immunité innée. Cette première ligne de défense du système immunitaire joue un rôle clé pour détecter la présence de virus.

Les cellules immunitaires innées reconnaissent des caractéristiques qui sont communes à de nombreux virus, ce qui leur permet d’attaquer des virus auxquels le corps n’a encore jamais été exposé. Le système immunitaire acquis, au contraire, reconnaît seulement les virus auxquels le corps a déjà été exposé sous la forme d’une infection préalable ou d’un vaccin.

Comme le traitement basé sur l’IMM 101 peut « instruire » le système immunitaire inné, l’équipe de chercheurs espère qu’il aidera à combattre la COVID 19 et d’autres virus responsables d’infections respiratoires.

La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue
La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue (Photo prise avant la pandémie de COVID-19)

 

« La COVID 19 ne cause aucun symptôme chez certaines personnes, mais provoque des complications très graves chez d’autres. Des données probantes laissent croire que cette différence repose sur la capacité du système immunitaire inné à réagir tôt et rapidement à la présence du virus. C’est pourquoi nous avons pensé à utiliser un stimulant du système immunitaire inné pour prévenir une infection à la COVID 19. »
– Dre Rebecca Auer

D’après les données disponibles sur d’autres stimulateurs du système immunitaire, il est probable que la stimulation soit temporaire. Les chercheurs espèrent toutefois qu’elle durera assez longtemps pour aider le patient à terminer ses traitements contre le cancer. Le système immunitaire retrouverait ensuite sa force normale et serait assez fort pour combattre des virus par lui-même..

Protection contre d’autres virus en plus de celui responsable de la COVID 19

L’avantage de l’approche de renforcement du système immunitaire réside dans le fait qu’elle peut aider les patients atteints du cancer à combattre toutes sortes de virus pendant qu’ils reçoivent des traitements contre le cancer qui les rendent vulnérables.

« Le traitement que nous utilisons forme le système immunitaire à accroître son efficacité à combattre la prochaine infection virale, précise la Dre Auer. Il ne cible pas seulement le virus de la COVID 19, mais tout virus qui cause une maladie respiratoire. »

Si les résultats de l’essai sont concluants, l’IMM 101 pourrait aussi comporter d’autres avantages pour les personnes atteintes d’une maladie chronique ou dont le système immunitaire est compromis et qui courent ainsi un risque accru de complications graves de la COVID 19. Il pourrait aussi aider à protéger les personnes atteintes du cancer contre d’autres infections respiratoires comme la grippe saisonnière.

Se préparer à d’autres pandémies

« En 20 ans, nous avons connu trois épidémies ou pandémies de coronavirus : le SRAS, le SRMO et la COVID 19. Nous en connaitrons probablement d’autres,» poursuit la Dre Auer.

« Tirer parti de l’immunité innée pourrait être l’une des meilleures armes pour combattre la COVID 19 et le principe pourrait être facilement adapté pour contrer d’autres pandémies. » – Dre Rebecca Auer

L’essai, approuvé par Santé Canada, sera réalisé dans des centres canadiens de cancérologie à l’été et à l’automne. Les chercheurs s’attendent à obtenir des résultats préliminaires dans environ neuf mois.

Faites un don aujourd’hui pour soutenir la recherche et les essais cliniques prometteurs comme celui-ci.

Les personnes qui reçoivent des traitements contre le cancer et qui souhaitent participer à l’essai doivent s’adresser à leur spécialiste.

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa a octroyé des fonds de démarrage à ce projet grâce au Fonds d’urgence COVID 19, qui est alimenté par de généreux donateurs dans la collectivité. Renseignez-vous sur les autres projets qui ont reçu un financement grâce au soutien de donateurs et qui aident à faire progresser la lutte contre la COVID 19.

L’essai a également bénéficié de fonds et de soutien en nature de la Société canadienne du cancer, de BioCanRx, de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, de l’Association médicale universitaire de L’Hôpital d’Ottawa, d’ATGen/NK Max Canada et d’Immodulon Therapeutics (fabricant de l’IMM 101).

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

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Projets de soins, d’innovation et de recherche en cours grâce à la 3e ronde de financement de la lutte contre la COVID 19

En seulement quelques semaines, 1,7 M$ a été recueilli pour soutenir la lutte de l’Hôpital contre la COVID 19. Cette incroyable vague de générosité nous a permis de financer le démarrage de 21 projets de soins, d’innovation et de recherche.

La récente ronde de financement du Fonds d’urgence COVID 19, entièrement financée grâce à la générosité de donateurs, a permis de financer le démarrage de nouveaux projets de recherche, d’innovation et de soins. Ces projets vitaux ont été choisis parmi plus de 160 suggestions soumises au Carrefour des idées pour la COVID 19.

L’Hôpital a créé ce carrefour pour inciter tout membre du personnel, peu importe sa formation ou son rôle, à soumettre des idées novatrices pour lutter contre la COVID 19. Des équipes d’experts ont ensuite déterminé si elles pouvaient avoir une incidence positive sur L’Hôpital d’Ottawa, les patients et la collectivité, avant d’évaluer leur faisabilité et les fonds disponibles.

Voici un aperçu des projets de soins, d’innovation et de recherche qui ont reçu des fonds de démarrage grâce au soutien des nombreux généreux donateurs au Fonds d’urgence COVID 19. Merci à tous ceux et celles qui ont fait un don.

L’oxygénothérapie hyperbare pour contrer la pneumonie causée par la COVID 19

Lorsque la COVID-19 envahit les poumons, il est possible d’avoir l’impression de ne pas avoir assez d’air, même en prenant des respirations profondes. Lorsque ce type de pneumonie s’installe, la seule solution est bien souvent de brancher le patient à un respirateur (ventilation artificielle) à l’aide d’un tube inséré dans la gorge (intubation) par voie orale. Malheureusement, seulement la moitié des personnes qui subissent cette intervention invasive de dernier recours survivent. Le Dr Sylvain Boet et ses collègues croient que l’oxygénothérapie hyperbare pourrait faire diminuer le besoin de recourir à cette intervention et augmenter le taux de survie chez ces patients. L’oxygénation hyperbare consiste à placer le patient dans une chambre ou une enceinte pressurisée qui lui permet de respirer de l’oxygène pur à 100 %. Ainsi, cela peut permettre aux tissus de recevoir de 10 à 20 fois plus d’oxygène et de renforcer le système immunitaire, ce qui aide le corps à combattre des infections. Des études limitées réalisées dans d’autres pays montrent que l’oxygénation hyperbare pourrait aider à traiter les patients atteints d’une pneumonie causée par la COVID-19, mais des recherches plus poussées sont nécessaires. Le DrBoet entreprendra avec son équipe une étude de l’oxygénation hyperbare pour des patients atteints d’une pneumonie causée par la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa et collaborera avec des collègues du monde entier à réaliser un essai clinique multicentrique.

Dr. Boet 
Dr Sylvain Boet

« L’oxygénothérapie hyperbare est sécuritaire et non invasive. Notre objectif est d’aider des patients atteints d’une pneumonie causée par la COVID 19 à éviter le branchement à un respirateur. »
– Dr Sylvain Boet, scientifique et anesthésiologiste, L’Hôpital d’Ottawa

Mise à jour :
Le Dr Boet a formé une équipe d’experts nationaux et internationaux en oxygénothérapie hyperbare, effectué une revue systématique et parlé de l’étude dans un média. L’équipe a obtenu l’approbation de Santé Canada et d’Essais cliniques Ontario, et a récemment présenté une demande de financement de plus de 1,2 million de dollars pour l’étude. Le Fonds d’urgence COVID-19 a fourni les fonds de démarrage du projet.

Protéger nos gens grâce à des prototypes novateurs

Il est essentiel de trouver des solutions novatrices pour assurer la sécurité du personnel pendant la pandémie. Nous devons les doter d’excellents outils pour les soutenir pendant la crise. Cette initiative utilisera les fonds de démarrage pour concevoir et tester des prototypes d’équipement de protection individuelle (ÉPI), de dispositifs et de fournitures prioritaires pour soutenir les soins aux patients et renforcer la sécurité du personnel.

Certains des projets financés dans le cadre de l’initiative consisteront à concevoir, à tester et à évaluer de l’équipement comme un casque muni d’un système de ventilation pour les patients en détresse respiratoire, des masques stérilisables produits par impression 3D et des lames de système Glidescope pour accélérer l’intubation, ainsi qu’à produire des masques N100 pour le personnel du bloc opératoire. D’autres consisteront à évaluer des dispositifs de blocage comme un caisson à pression négative pour accroître la sûreté d’interventions médicales produisant des aérosols (comme une intubation ou une succion) et à créer des vidéos éducatives sur la réalité virtuelle pour accroître la sécurité de la pratique en milieu clinique, notamment divers scénarios de traitement et la technique sécuritaire pour mettre et enlever de l’ÉPI.

Dr. Castellucci
Dre Lana Castellucci

 

Prévenir de dangereux caillots de sang chez les patients atteints de COVID-19

Les Drs Marc Carrier, Lana Castellucci et ses collègues participent à un essai clinique international visant à déterminer si une forte dose d’un anticoagulant peut prévenir l’apparition de caillots de sang dangereux chez les patients hospitalisés pour la COVID-19. Environ 60 % de ces patients auront des caillots de sang, qui peuvent entraîner la mort s’ils se déplacent jusqu’aux poumons. Les anticoagulants peuvent non seulement empêcher la formation de caillots, mais, selon certaines études, ils pourraient aussi entraver une infection à la COVID-19 en empêchant le virus de s’accrocher aux cellules humaines et de les envahir. L’administration d’une faible dose d’anticoagulant fait déjà partie des soins donnés aux patients hospitalisés pour la COVID-19. Les chercheurs vérifieront si une plus forte dose peut réduire les décès, les transferts aux Soins intensifs et le recours à la ventilation artificielle. L’équipe se penchera aussi sur l’effet du traitement sur les caillots de sang et les hémorragies graves. Cette étude pourrait immédiatement avoir une incidence sur les soins des patients atteints d’une infection grave à la COVID-19 à 13 endroits au Canada, aux États-Unis et en Europe.

« Nous savons que les patients atteints de la COVID-19 courent un risque plus élevé d’avoir des caillots de sang. C’est pourquoi nous cherchons des façons de les protéger. » – Dre Lana Castellucci, scientifique adjointe, L’Hôpital d’Ottawa

Mise à jour :
Grâce au financement du Fonds d’urgence COVID-19, l’équipe prend part à deux études visant l’évaluation de différents dosages d’anticoagulants chez des patients atteints de la COVID-19. Jusqu’à présent, 22 patients ont été recrutés pour l’essai ATTACC, et 1 pour l’essai RAPID COVID COAG, qui n’est que depuis peu ouvert au recrutement.

Paver la voie à une approche commune des stratégies de tests de dépistage dans la région

Pour accroître l’efficacité des tests de dépistage de la COVID 19, il faut approfondir la recherche pour mieux comprendre les diverses approches disponibles et dans quels contextes (p. ex. en milieu hospitalier ou en milieu communautaire) elles sont les plus efficaces.

À l’heure actuelle, de multiples groupes s’affairent à tester une variété d’approches des tests de dépistage dans la région. Grâce à ce projet, notre hôpital assumera un rôle de leadership et créera une équipe qui centralisera et orientera les stratégies de tests adoptées dans l’ensemble de la région.

Il est particulièrement important d’avoir une optique centralisée pour assurer la sécurité des travailleurs de la santé, des patients et du public pendant la reprise des interventions et des chirurgies.

L’équipe mettra aussi au point des algorithmes pour déterminer la probabilité de l’infection à la COVID 19 avant la réalisation d’un test et rationalisera l’utilisation d’applis novatrices pour la recherche de contacts.

Data Dashboard_COVID Cases
Un aperçu de certains renseignements pouvant être tirés d’un système de surveillance actif en temps réel.

Des mégadonnées pour découvrir des médicaments prometteurs contre la COVID-19

Le Dr Derek MacFadden et ses collègues veulent trouver des médicaments prometteurs pour traiter la COVID-19 en analysant des données au sujet de 3 000 patients ontariens qui ont reçu des traitements pour d’autres infections au coronavirus entre 2014 et 2018. Une fois qu’ils auront déterminé quels médicaments ont donné les meilleurs résultats, les chercheurs procéderont de la même manière pour vérifier quels médicaments ont été les plus efficaces pour traiter des patients atteints de la COVID-19. Les médicaments retenus pourraient faire l’objet d’études cliniques auprès de patients atteints de la COVID-19 ou à risque de l’être. Contrairement à la plupart des études menées en laboratoire dans le même but, celle-ci a l’avantage de montrer le fonctionnement des médicaments chez l’humain infecté par le virus et quelle dose est nécessaire pour assurer leur efficacité.

Dr. Derek MacFadden 
Dr Derek MacFadden

 

« En examinant quels médicaments ont été efficaces pour traiter des infections à de précédents coronavirus, nous pouvons prédire lesquels sont susceptibles d’être efficaces contre la COVID 19. » – Dr Derek MacFadden, scientifique, L’Hôpital d’Ottawa

Mise à jour :
Les chercheurs terminent leurs analyses, en passant en revue la grande quantité de données amassées. Lorsque ce sera fait, ils publieront leurs méthodes et leurs résultats. Ils espèrent que ceux-ci pourront orienter des recherches futures.

The Ottawa Hospital - Virtual Care

 

Optimiser la capacité en matière de soins virtuels

Pour limiter la propagation de la COVID 19 et de toute autre maladie largement répandue dans l’avenir tout en évitant de perturber les services de santé, il sera essentiel d’explorer des façons d’améliorer l’offre de soins virtuels. Grâce à ce projet, une équipe sera mise sur pied pour évaluer les initiatives de soins virtuels à L’Hôpital d’Ottawa.

Le projet permettra d’explorer des sujets comme les soins virtuels après une chirurgie, les soins virtuels aux personnes atteintes d’une maladie chronique ou d’une incapacité, l’adaptation des milieux de soins ambulatoires aux rendez-vous par voie virtuelle et les options virtuelles possibles pour soutenir nos partenaires communautaires du secteur de la santé.

Il sera important de réaliser une évaluation approfondie, notamment des défis et des obstacles potentiels de la perspective des patients et des professionnels de la santé, pour déterminer la faisabilité et la viabilité de programmes de soins virtuels.

Miser sur les données et l’analyse pour améliorer les soins aux patients

Depuis le début de la pandémie, il y a eu une demande importante de données sur la COVID 19 pour soutenir une variété de travaux à l’Hôpital, y compris des projets de recherche, des activités d’amélioration de la qualité et des soins cliniques. Ce projet permettra de créer un minientrepôt de données qui inclura les données versées dans Epic, le système d’information sur la santé de l’Hôpital. Le minientrepôt reliera les données à l’échelon du patient au statut d’infection à la COVID 19, aux renseignements démographiques, aux antécédents médicaux, aux résultats d’analyses de laboratoire et d’examens d’imagerie médicale et aux ordonnances.

Ce projet permettra d’utiliser des données pour examiner une variété de sujets allant de l’évaluation de protocoles de traitement aux Soins intensifs à la probabilité d’infection à la COVID 19 de certaines populations. Il améliorera aussi en définitive la capacité de l’Hôpital d’offrir des soins de grande qualité et de faire progresser la recherche sur la COVID 19.

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

Il reste toujours fort à faire! Donnez aujourd’hui au Fonds d’urgence COVID 19 pour soutenir nos chercheurs, innovateurs et professionnels de la santé qui luttent contre ce virus chaque jour.

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Grâce aux dons de la collectivité, 575 000 $ ont déjà été accordés à des projets de recherche prometteurs sur la COVID-19.

À mesure que les dons sont amassés, ils financeront davantage de projets de recherche, d’innovation et de soins aux patients en lien avec la COVID-19. Découvrez les quatre récents projets prometteurs rendus possibles grâce à la générosité des donateurs. Consultez régulièrement la page pour découvrir les nouveaux projets qui sont financés.

À mesure que nos chercheurs font progresser plus rapidement que jamais de nouveaux projets de recherche sur la COVID-19, les dons versés au Fonds d’urgence COVID-19 continuent de financer le démarrage de ces projets vitaux. Consultez ci-dessous certains des nouveaux projets prometteurs approuvés dans la deuxième série de financement. Ces projets n’auraient pas été possibles sans l’appui de nos généreux donateurs – merci!

John Bell, Ph.D

 

Dr. Caroline Ilkow
Caroline Ilkow, Ph.D

 

Miser sur des virus oncolytiques pour concevoir un vaccin contre la COVID-19

Carolina Ilkow, Ph.D., John Bell, Ph.D. et leurs collègues mettent à profit leur expertise en fabrication de virus oncolytiques (qui s’attaquent au cancer) pour concevoir un vaccin contre la COVID 19 en partenariat avec des scientifiques et des cliniciens du Canada et d’ailleurs dans le monde. Ils ont notamment découvert que les meilleurs virus oncolytiques stimulent aussi le système immunitaire du corps, plus particulièrement en montrant aux cellules immunitaires à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses.

Ils ont conçu certains virus qui sont très efficaces pour renforcer le système immunitaire et leur innocuité a déjà été éprouvée chez l’humain. L’idée est maintenant de modifier ces virus pour y introduire des gènes clés du nouveau coronavirus et ainsi créer plusieurs vaccins potentiels qui pourraient enseigner au corps humain à déclencher une réponse immunitaire contre la COVID-19.

Ce vaccin vivant serait particulièrement important pour les travailleurs de la santé et les personnes vulnérables, y compris celles atteintes du cancer. Dès que le vaccin sera mis au point, il sera possible d’en produire de grandes quantités au Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa.

« Il est avéré que les personnes atteintes d’un cancer sont plus susceptibles de tomber gravement malades lorsqu’elles contractent la COVID-19. Nous pensons donc que la conception d’un vaccin est le meilleur moyen de les aider à l’heure actuelle. La meilleure chose que je peux faire pour les patients atteints du cancer est de trouver un remède contre la COVID-19. »
– John Bell, Ph.D

Mise à jour :
L’équipe de recherche a mis au point des vaccins candidats, et les essais en laboratoire se déroulent rondement. Grâce au financement, l’équipe pourra commencer les essais cliniques sur les humains en 2021.

Créer un nouveau modèle murin pour étudier la COVID-19

Les Drs Manoj Lalu, Duncan Stewart ainsi que leurs collègues s’efforcent de créer un modèle murin de la COVID-19 qui reproduit la maladie pulmonaire grave attribuable à la COVID-19 chez l’humain. Le manque de modèles animaux bien conçus et accessibles de cette maladie limite énormément la recherche partout dans le monde. Le nouveau coronavirus n’infecte pas très bien les souris de laboratoire et il est dangereux à manipuler parce qu’il est très contagieux pour l’humain.

Les Drs Lalu et Stewart collaborent avec les scientifiques Carolina Ilkow et John Bell, qui s’emploient à créer un nouveau virus hybride qui serait composé d’une protéine clé du nouveau coronavirus (la pointe appelée protéine de spicule) insérée dans le virus de la stomatite vésiculeuse, qui est bien connu et sécuritaire.

L’équipe mettra ce virus hybride à l’essai chez des souris génétiquement modifiées pour être plus susceptibles de contracter la COVID-19 afin de reproduire la maladie pulmonaire grave chez l’humain. Pour s’assurer que le modèle est exact, ils utiliseront des techniques de pointe afin de comparer les résultats de souris à ceux de patients, principalement les effets sur les poumons, le sang et les vaisseaux sanguins. Ils utiliseront ensuite ce modèle pour tester de nouveaux traitements, y compris des cellules stromales mésenchymateuses.

Dr Manoj Lalu

 

Dr Duncan Stewart

 

Mise à jour :
Le laboratoire de Mme Ilkow a produit un nouveau virus hybride (VSV-Cov2-S) très concentré de grande qualité qui sera mis à l’essai chez le modèle murin de l’équipe de chercheurs. Les experts ont travaillé avec le Comité de protection des animaux de l’Université d’Ottawa et obtenu l’approbation du comité d’éthique. L’équipe a commencé à inoculer le virus aux souris transgéniques pour le récepteur de l’ECA2 en décembre, en contrôlant la durée d’exposition et la dose, et à évaluer les lésions résultantes aux poumons.

Dr. Shirley Mei

Étudier la réponse immunitaire de patients atteints de la COVID-19 à l’Unité de soins intensifs

Pourquoi la COVID-19 cause-t-elle des symptômes graves et la mort chez certains patients et seulement de légers symptômes chez d’autres? Une partie de la réponse pourrait se trouver dans la façon dont le système immunitaire réagit (et parfois surréagit) au nouveau coronavirus. Pour répondre à la question, la scientifique Shirley Mei et ses collègues chercheurs en soins intensifs étudieront les patients gravement malades à cause de la COVID-19 à l’aide de la technologie d’analyse protéomique unicellulaire la plus perfectionnée au monde.

Cette technique, appelée CyTOF, permettra aux chercheurs d’étudier jusqu’à 60 facteurs biologiques différents en même temps dans une seule cellule. Ils créeront une carte multidimensionnelle de la réaction immunitaire à la COVID-19 qui montre son évolution au fil des jours et lorsqu’elle devient parfois incontrôlable. Tous les cliniciens et les chercheurs du monde pourront accéder aux données pour améliorer le traitement de la COVID-19 et sauver des vies.

Mise à jour :
Après avoir donné leur consentement, les patients recrutés pour l’étude donneront des échantillons de sang pendant 15 jours. Les chercheurs, qui ont obtenu l’approbation du comité d’éthique de la recherche, travaillent actuellement à recruter des patients pour les quatre volets de l’étude : patients septiques aux soins intensifs (cohorte témoin), patients atteints de la COVID-19 dans une autre unité (cohorte légèrement malade), patients gravement atteints de la COVID-19 aux soins intensifs (cohorte fortement malade) et volontaires en bonne santé (cohorte saine). À ce jour, 34 patients ont été recrutés, et 147 échantillons sanguins ont été prélevés. Les expériences pilotes visant à valider les paramètres du profilage immunitaire personnalisé pour la cytométrie de masse (CyTOF) sont terminées. En suivant cette approche, les chercheurs pourront étudier la progression de la maladie à l’aide de la technologie d’analyse protéomique unicellulaire la plus perfectionnée au monde.

Reprendre tous les soins réguliers aux patients malgré les risques associés à la COVID-19 : une question d’équilibre

La scientifique Kednapa Thavorn et ses collègues utiliseront les données administratives sur la santé en Ontario fournies par l’IC/ES pour modéliser les risques inhérents à divers scénarios de reprise des procédures cliniques habituelles dans les hôpitaux. Les hôpitaux ontariens ont reporté bien des procédures cliniques afin de préserver les ressources pour les patients atteints de la COVID-19, mais ces procédures ne peuvent pas être reportées indéfiniment sans qu’il y ait de conséquences graves sur l’état de santé de la population.

Dre Kednapa Thavorn

 

Comme des hôpitaux envisagent de reprendre certains services courants, il faudra user de prudence pour trouver un équilibre entre les risques que pose la COVID-19 et ceux associés aux autres maladies et problèmes évitables.

Le modèle estimera le nombre de décès, les coûts des soins de santé et d’autres facteurs de divers scénarios pour aider les administrateurs d’hôpitaux et les décideurs à prendre des décisions fondées sur des données probantes. Le modèle pourrait être adaptable à différentes régions et à différents scénarios possibles, y compris une seconde vague.

Mise à jour :
Les chercheurs ont élaboré le protocole détaillé de l’étude et la structure d’un modèle d’optimisation des ressources. Ils ont demandé les données hospitalières nécessaires à leur modèle et s’attendent à les recevoir en janvier.

Drs. Sara J. Abdallah and Juthaporn Cowan
La scientifique Sara J. Abdallah, la Dre Juthaporn Cowan

Aider les survivants de la COVID-19 à rester en santé

La scientifique Sara J. Abdallah, la Dre Juthaporn Cowan et leurs collègues étudieront les effets à long terme de la COVID-19 chez des survivants trois, six et douze mois après l’infection initiale. Bien que les chercheurs commencent à comprendre ce qui se produit dans le corps pendant l’évolution de symptômes graves de la COVID-19, ils en savent beaucoup moins sur les effets à long terme chez les survivants. D’après les données probantes sur d’autres infections virales, les effets à long terme pourraient être graves dans les poumons, le cœur et les muscles, ainsi que pour la santé mentale. Ils incluront des cas d’infection légère, modérée et grave dans l’étude. Les chercheurs quantifieront aussi l’utilisation des ressources de santé par les survivants. Les résultats aideront à améliorer les soins offerts aux survivants de la COVID-19 et à optimiser l’utilisation des ressources de santé.

Mise à jour :
Avec le soutien du Fonds d’urgence COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa, l’équipe de recherche a entrepris d’étudier les répercussions à moyen et à long terme de la COVID-19 sur la santé globale. En date du 31 octobre 2020, elle avait fait passer un test cardiorespiratoire complet à 64 participants recrutés, et accompli des progrès importants dans la compréhension des effets résiduels de la maladie sur les fonctions cardiaques et pulmonaires. En évaluant à nouveau les patients six et douze mois après leur infection par le virus, l’équipe espère trouver de quoi éclairer les futures stratégies de prise en charge de l’essoufflement après la COVID-19.

Premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19

La Dre Rebecca Auer, chirurgienne scientifique, dirige le premier essai clinique au monde dans l’espoir de protéger les patients atteints du cancer contre la COVID-19 et d’autres infections respiratoires en renforçant leur système immunitaire pendant le traitement.

En collaboration avec des scientifiques de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, des chercheurs étudieront un stimulateur immunitaire appelé IMM-101. Le Groupe canadien des essais sur le cancer à l’Université Queen’s concevra et pilotera l’essai dans neuf centres de cancérologie du Canada et recrutera 1 500 patients qui reçoivent actuellement des traitements contre le cancer.

L’essai mise sur un aspect moins connu du système immunitaire, appelé l’immunité innée. Cette première ligne de défense du système immunitaire joue un rôle clé pour détecter la présence de virus. L’équipe de recherche espère que le traitement d’IMM 101 entraînera le système immunitaire à combattre le nouveau coronavirus ainsi que d’autres virus responsables d’infections respiratoires.

Cette stimulation immunitaire pourrait aider les patients atteints du cancer à combattre toutes sortes de virus pendant leurs traitements contre le cancer, alors qu’ils sont plus vulnérables.

Approuvé par Santé Canada, l’essai se déroulera tout l’été jusqu’en automne. Les chercheurs s’attendent à obtenir des résultats préliminaires dans environ neuf mois.

Dr. Rebecca Auer speaks with a colleague
La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue (Photo prise avant la pandémie de COVID-19)

 

Mise à jour :
L’essai clinique a été lancé en septembre, et le recrutement a commencé à Ottawa. Les chercheurs comptent recruter 1 500 patients dans tout le Canada, dont environ 200 à Ottawa. Les patients ottaviens participeront à l’étude translationnelle financée en partie par le Fonds d’urgence COVID-19.

« Il y a de nombreux vaccins prometteurs contre la COVID-19 qui sont en cours d’essai, mais ils ne seront pas offerts avant au moins un an. Les patients atteints du cancer ont besoin d’une protection immédiate »
– Dre Rebecca Auer

Appui de prochains projets

La recherche sur la COVID-19 réalisée à L’Hôpital d’Ottawa pourrait transformer notre compréhension de ce virus et ainsi permettre de trouver de nouveaux moyens de prévenir et de traiter la maladie et de sauver des vies. Cette recherche vitale est possible grâce à l’appui de la collectivité. Songez à faire un don dès aujourd’hui au Fonds d’urgence COVID-19.

Pour en savoir plus sur nos projets de recherche sur la COVID-19 et les nombreux collaborateurs qui les mettent en œuvre, consultez le site Web de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa.

Consultez régulièrement la page pour des mises à jour sur la façon dont vos dons sont rapidement utilisés et changent la donne dans la lutte contre la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa. Pour recevoir des mises à jour régulières directement dans votre boîte de réception, abonnez-vous à notre bulletin, Liens Vitaux.

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux universitaires d’enseignement et de recherche et est le fier partenaire de l’Université d’Ottawa.

Faites un don aujourd’hui au Fonds d’intervention d’urgence contre la COVID 19 pour aider les patients et le personnel directement touchés par la crise.

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Vivre la joie de donner pendant la pandémie de COVID-19

La pandémie de COVID-19 inspire des personnes, des groupes et des entreprises à soutenir L’Hôpital d’Ottawa et à inciter les autres à faire de même.

En cette période de pandémie mondiale où la population est appelée à rester chez elle pour ralentir la propagation de la COVID-19, bien des gens cherchent des façons de faire un peu de bien. Ils veulent donner un coup de main. Certains optent pour la philanthropie parce qu’ils se sentent ainsi proactifs alors que presque tout le reste semble incertain ou hors de leur contrôle.

Des personnes, des groupes et des entreprises prennent tous l’initiative d’aider nos héros en première ligne. Ils donnent de l’argent, de l’équipement, de leur temps et de la nourriture – après tout, nous sommes tous concernés. Ils soutiennent généreusement L’Hôpital d’Ottawa et espèrent en même temps inspirer d’autres personnes à vivre aussi la joie de donner.

« Si nous pouvons faire quelque chose pour aider notre hôpital, je veux contribuer. » – George Hanna, Gabriel Pizza

Gavin Murphy
Donateur militant, envoie un message à la collectivité
Phil Downey
Toujours prêt à donner
Michelle Gleeson
Un don inspiré par des soins empreints de compassion
Jason Zhang
La communauté chinoise d’Ottawa apportent un soutien inespéré

« En période d’urgence et de stress, la priorité absolue est d’aider les personnes qui assurent les services en première ligne au cœur de cette crise et L’Hôpital d’Ottawa est prioritaire. » – Phil Downey

George Hanna
Gabriel Pizza est là pour soutenir l’Hôpital
Hélène Chevalier
Son devoir de donner
Ryan Carey
Mise sur la musique pour soutenir L’Hôpital d’Ottawa
Jason Cameron
Rallie son équipe à la Commission canadienne de sûreté nucléaire d’une façon unique

« Pour remercier la personne qui l’a enveloppé d’une couverture lorsqu’il avait froid, celle qui lui a donné une gorgée d’eau et celle qui l’a amené passer des tests, je tenais à faire un don. » – Michelle Gleeson

La pandémie de COVID-19 a sensibilisé davantage la population au rôle vital que jouent les travailleurs de la santé de première ligne. C’est plus évident que jamais selon Gavin Murphy, donateur local. « Je n’ose pas imaginer où nous serions rendus sans eux en ce moment. Le système de santé est entré en territoire inconnu à cause de la COVID-19 et le besoin de soutien est plus important que jamais. »

Donateur militant, Gavin a prêché par l’exemple l’an dernier en donnant 500 000 $ à L’Hôpital d’Ottawa. Il demeure fidèle à son engagement de maintenir un système de santé public de calibre mondial dans notre ville. Gavin ne se contentera de rien de moins et pense que cela devrait être ainsi pour quiconque dans notre collectivité. Cet objectif a toutefois un coût qui ne peut pas être assumé entièrement par le gouvernement.

Son message est catégorique : chaque dollar compte. « Il y a environ un million de personnes à Ottawa. Même si chacune d’entre elles ne peut donner que quelques dollars, le tout mis ensemble fera une énorme différence. C’est la réalité et nous devons en tenir compte. Nous ne pouvons pas compter seulement sur le gouvernement, qui a d’autres intérêts tout aussi valables à prendre en considération, pour soutenir notre hôpital. »

S’il doit se faire messager pour encourager les citoyens à soutenir l’Hôpital, il portera le chapeau avec fierté. « L’Hôpital pourra maintenir son rôle de chef de file des établissements de santé et de recherche financés par des fonds publics seulement si les gens qui peuvent donner font un don – petit ou grand. »

Jason Zhang se rappelle d’avoir suivi l’évolution de la COVID-19 en Chine, son pays natal. Lui et ses amis ont exprimé leur soutien immédiatement. Lorsque la COVID-19 est arrivée à Ottawa, sa ville d’adoption, il savait qu’il devait agir. « C’est notre hôpital. C’est notre collectivité », estime Jason.

Jason, fondateur et rédacteur-en-chef du Health Times, un journal destiné à la communauté chinoise et publié à Ottawa, à Toronto, à Vancouver et à Montréal, a décidé de solliciter son réseau afin d’amasser 60 000 $ pour le Fonds d’urgence COVID-19, qui est notamment utilisé pour acheter des articles essentiels comme des respirateurs et de l’équipement de protection individuelle. Jason ne s’attendait toutefois pas à obtenir un soutien aussi généreux. « Nous avons déjà amassé plus de 100 000 $! »

En fait, Jason et d’autres membres de la communauté chinoise d’Ottawa, dont 43 associations, ont été ébahis d’atteindre leur objectif initial de financement en seulement quatre jours. Ils étaient ravis de redonner et d’aider à veiller à ce que L’Hôpital d’Ottawa dispose de l’équipement requis pour donner des soins aux patients pendant la pandémie.

Au total, ils ont amassé un peu plus du double de l’objectif initial, soit 123 000 $.

Les familles vivent des moments difficiles, en particulier celles qui ne peuvent pas communiquer avec leurs parents âgés comme celle de Michelle Gleeson. Son père vit dans un foyer pour personnes âgées situé tout près, mais elle ne peut pas le visiter à cause des restrictions imposées en raison de la pandémie de COVID-19. Elle lui parle donc par téléphone tous les jours.

Elle a appris le 2 avril dernier que l’état de santé de son père, qui a 91 ans et est atteint de la maladie de Parkinson, s’était détérioré et qu’il devait aller à l’Urgence du Campus Civic de L’Hôpial d’Ottawa. La nouvelle l’a ébranlée, car elle savait qu’elle ne pourrait pas être à ses côtés. Elle a toutefois rapidement su qu’il était en bonnes mains.

« J’ai parlé avec une infirmière qui s’occupe de mon père, qui a transféré mon appel directement à son médecin, la Dre Alena Spacek. L’intégration des services et des soins a été phénoménale parce que le personnel pouvait voir les renseignements sur ses rendez-vous médicaux précédents. Je ne pouvais pas être là pour tout expliquer, mais le médecin avait accès aux renseignements médicaux en quelques clics », explique Michelle.

Bien que Michelle n’ait pas pu être témoin des soins empreints de compassion que son père recevait, elle a perçu le niveau de soins dans la voix rassurante de la Dre Spacek. Elle l’a appelée deux fois pour la renseigner sur l’état de son père, lui préciser qu’il allait se rétablir et lui dire à quel moment il pourrait rentrer chez lui.

Elle était tellement reconnaissante et soulagée qu’elle a décidé de faire un don à L’Hôpital d’Ottawa pour dire merci. « Pour remercier la personne qui l’a enveloppé d’une couverture lorsqu’il avait froid, celle qui lui a donné une gorgée d’eau et celle qui l’a amené passer des tests, je tenais à faire un don », affirme Michelle.

Michelle ne pouvait pas venir à l’hôpital pendant cette période difficile à cause des restrictions sur les visites, mais l’équipe de soins lui a transmis l’information. Elle savait donc que son père était en bonnes mains. « Quand c’est arrivé, j’ai prié pour que le personnel soit gentil et attentionné avec lui. J’ai pleuré en attendant d’avoir des nouvelles. Quand j’ai parlé à l’infirmière, j’ai décelé la gentillesse dans sa voix. Il était au bon endroit et recevait les bons soins. Ce sont des gens de cœur qui sont attentionnés. »

Phil Downey et sa famille ont noué des liens profonds avec L’Hôpital d’Ottawa qui remontent au début des années 1940 quand sa mère, infirmière autorisée, a fait sa formation à l’Hôpital Civic. Phil appuie généreusement l’Hôpital depuis longtemps et est toujours fier de redonner – en particulier maintenant.

« Les personnes généreuses demeurent généreuses. En période d’urgence et de stress, la priorité absolue est d’aider les personnes qui assurent les services en première ligne au cœur de cette crise et L’Hôpital d’Ottawa est prioritaire », affirme Phil.

Phil s’est généreusement engagé à amasser 250 000 $ pour le Fond d’urgence COVID-19. Il croit que chacun peut trouver une façon d’aider les travailleurs de première ligne même en cette période difficile pour bien des familles.

« Prendre quelques minutes pour réfléchir à un petit geste à poser pour aider d’autres personnes procure un sentiment de bien-être. Un don à L’Hôpital d’Ottawa aide non seulement les travailleurs de première ligne et toute l’équipe de l’Hôpital, mais aussi le donateur lui-même en réduisant un peu son stress », poursuit Phil.

La femme de George Hanna, Malake Hanna, a eu trois grossesses à risque élevé depuis 2004 et a reçu des soins à L’Hôpital d’Ottawa. Après ces expériences, George a dit un jour à son personnel : « Si nous pouvons faire quelque chose pour aider notre hôpital, je veux contribuer. » C’est ainsi que Gabriel Pizza a commencé à redonner pour dire merci.

Son généreux soutien est demeuré indéfectible depuis, même pendant la pandémie de COVID-19, à l’égard des travailleurs de première ligne. « J’ai l’honneur et le plaisir de redonner. Peu importe le nombre de pizzas livrées ou le geste en guise de remerciement, ce n’est rien à côté de ce qu’ils endurent en ce moment et de ce qu’ils ont à gérer », affirme George.

Le président-directeur général de Gabriel Pizza et son équipe ont livré des pizzas au Centre d’évaluation pour la COVID-19, en plus de faire des dons à l’Urgence de chacun des campus Civic et Général. C’est la façon de Gabriel Pizza de dire merci. « Le principal objectif est d’envoyer des pizzas pour les remercier et les faire sourire. Nous sommes tous solidaires et nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour aider – envoyer des pizzas est notre façon de dire merci », poursuit George.

« Si nous pouvons faire quelque chose pour aider notre hôpital, je veux contribuer », répète George, après une courte pause.

À l’instar d’Hélène Chevalier, bien des gens confinés chez eux ces temps-ci ressentent une certaine frustration même s’ils savent très bien que rester à la maison est la meilleure chose à faire.

Hélène a toutefois constaté qu’elle devait faire plus que simplement rester à la maison. « J’estime qu’il est de mon devoir de contribuer au Fonds d’urgence COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa et, ainsi, de faire partie de la solution », précise-t-elle.

Hélène admire vraiment le travail accompli par le personnel de notre hôpital. « Les employés de L’Hôpital d’Ottawa font preuve de sollicitude, de dévouement et de professionnalisme pour sauver la vie de gens et trouver une solution à long terme à la pandémie », affirme-t-elle.

« Ce faisant, poursuit-elle, ils risquent leur propre vie, s’inquiètent pour leurs proches et, pourtant, ils maintiennent le cap. C’est donc pour eux que je contribue au Fonds d’urgence. »

La musique a toujours fait partie de la vie de Ryan Carey. Il adore jouer de la guitare. Il le fait d’ailleurs plus souvent qu’à l’habitude, ces derniers temps, parce qu’il reste à la maison comme tant de gens.

Ryan travaille à l’entrepôt des appareils mobiles du Service de la technologie de l’information de L’Hôpital d’Ottawa. Il a récemment publié dans les médias sociaux des vidéos de chansons qu’il interprète chez lui. Du jour au lendemain, cela l’a amené à planifier un événement en ligne. « Tout s’est fait rapidement. J’ai commencé à recevoir des demandes de chansons dans les médias sociaux. Je les enregistrais, puis je les publiais. Une personne m’a ensuite suggéré de faire un spectacle en direct. Voilà donc la façon dont l’activité de financement a vu le jour. »

Lui et sa femme, Teri Wellon, travailleuse de la santé de première ligne dans notre collectivité, planifiaient l’événement lorsqu’ils ont eu l’idée de le jumeler à une activité de financement. « J’ai bien sûr d’abord pensé à L’Hôpital d’Ottawa », affirme Ryan.

Le samedi 25 avril, Ryan s’est produit en direct en ligne devant des gens de la Colombie-Britannique jusqu’à Terre-Neuve-et-Labrador. Comme énormément de membres de sa famille et d’amis de Terre-Neuve, sa province natale, étaient à l’écoute, on peut dire que ce fut en quelque sorte une fête de cuisine dans les règles de la pandémie de COVID-19.
Au moment fort du spectacle, 140 personnes étaient à l’écoute et les dons entraient. « J’étais époustouflé. Je m’attendais à amasser quelques dollars. Je ne pensais pas recueillir un tel montant. J’ai amassé 1 105 $ et j’ai fait un don de 95 $ pour arrondir le montant à 1 200 $ », explique Ryan.

Le montant amassé pour soutenir ses collègues à L’Hôpital d’Ottawa lui donne le sentiment du devoir accompli. « C’est très gratifiant. C’est formidable d’aider mon milieu de travail, où on fait tant de bien aux gens. »

Travailler à partir de la maison loin des collègues peut être difficile pour certaines personnes, surtout pendant une pandémie.

Jason Cameron, vice-président et chef des communications à la Commission canadienne de sûreté nucléaire, voulait poser un geste positif pour rallier et encourager son équipe de 85 personnes tout en redonnant à la collectivité. Il tenait tout particulièrement à soutenir le Fonds d’urgence COVID19 de L’Hôpital d’Ottawa.

Le 8 mai, il a réuni son équipe par l’application Zoom. Ce ne fut pas une réunion ordinaire. La majorité de ses collègues, dont luimême, avaient décidé de se déguiser en leur personnage préféré. À l’écran, ils ont ainsi pu voir une panoplie de personnages, dont le capitaine Crochet, Winnie l’ourson et Harry Potter. Bien que les costumes visaient à détendre l’atmosphère, l’équipe a écouté attentivement le Dr Kwadwo Kyeremanteng, médecin spécialisé en soins intensifs et palliatifs à L’Hôpital d’Ottawa, parler de son expérience en première ligne.

« En cette période de craintes et de dangers causés par la pandémie, mon équipe a apprécié la visite virtuelle de L’Hôpital d’Ottawa. Son personnel médical est motivé à travailler, sort des sentiers battus pour créer des traitements contre la COVID19 financés par l’Hôpital et la collectivité, en plus d’être si reconnaissant envers notre engagement de rester à la maison », explique M. Cameron.

C’est le récit touchant de l’expérience du Dr Kyeremanteng de la prestation de soins pendant la pandémie de COVID19 qui les a inspirés à donner. « En tant qu’agents de l’État, nous étions honorés d’amasser des fonds tout en ayant du plaisir à nous déguiser pour participer à la lutte contre la COVID19 », poursuit M. Cameron.

L’équipe a amassé plus de 1 735 $, soit plus du double de son objectif initial. Grâce à l’initiative d’équivalence de dons, le montant total s’est élevé à près de 3 500 $! Ce sont des dons comme celuici qui aident à financer des projets de soins et de recherche novateurs à L’Hôpital d’Ottawa.

Ressentez la joie de donner en faisant un don dès aujourd’hui au Fonds d’urgence COVID-19.

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Après s’être effondrée chez elle, Rie Bull a été transportée d’urgence à L’Hôpital d’Ottawa, où elle été traitée pour des hémorragies au cerveau potentiellement mortelles. Reconnaissant pour l’expertise avec laquelle notre équipe a géré son cas complexe ces trois dernières années, le mari de Rie, Mike, a trouvé une manière unique de redonner.

Des projets de recherche novateurs sur la COVID-19 accélérés grâce au soutien des donateurs

Nous sommes ravis d’annoncer que bon nombre de ces idées sont déjà en cours de réalisation à notre hôpital. Voici quelques-unes des initiatives prometteuses élaborées ici même à Ottawa, qui seront financées grâce au soutien des donateurs par l’entremise du Fonds d’urgence COVID-19.

Les solutions à certains de nos plus grands défis en santé au cœur de la pandémie de COVID-19 en constante évolution ne proviendront pas d’une seule et même idée ou personne. L’innovation viendra d’une communauté de chercheurs et d’universitaires, mais aussi de travailleurs de la santé de première ligne, de membres du personnel de soutien, de bénévoles et de patients. Pour recueillir des idées de projets de recherche et d’innovations dans les soins aux patients concernant la COVID-19 après le déclenchement de la pandémie, L’Hôpital d’Ottawa a rapidement mis sur pied le Carrefour des idées pour la COVID-19, qui s’adresse à toute personne à l’Hôpital ayant une idée – petite ou grande. C’est en grande partie grâce au soutien des donateurs que nous pouvons accélérer la mise en œuvre de certaines de ces idées créatives dans tout notre hôpital.

Dès que nous recevons une idée, elle est acheminée à une équipe d’experts chargée d’évaluer sa faisabilité et son incidence possible. Avec le soutien remarquable de la collectivité, bon nombre de ces idées recevront du financement et, en retour, stimuleront l’innovation à notre hôpital afin d’assurer la sécurité du personnel et des patients alors que nous continuons à faire face à cette pandémie de COVID 19.

Nous sommes ravis d’annoncer que bon nombre de ces idées sont déjà en cours de réalisation à notre hôpital. Voici quelques-unes des initiatives prometteuses élaborées ici même à Ottawa, qui seront financées grâce au soutien des donateurs par l’entremise du Fonds d’urgence COVID-19.

Dr. William Stanford
Dr. William Stanford

 

Cultiver des tissus humains en laboratoire pour trouver d’éventuels traitements

William Stanford, Ph.D., et ses collègues utilisent des modèles de tissus humains afin de comprendre pourquoi certains patients atteints de la COVID-19 deviennent gravement malades. L’équipe espère également trouver et tester de nouveaux médicaments pour contrer les graves atteintes aux poumons qui sont généralement responsables des décès liés à la COVID-19. Premièrement, les chercheurs feront une analyse accélérée de deux voies cellulaires qui contribuent à endommager les poumons. Ensuite, ils sélectionneront rapidement des médicaments ayant déjà été approuvés par Santé Canada et la FDA qui sont capables de bloquer ces voies, ce qui pourrait réduire la gravité et la mortalité de la maladie. Les travaux de l’équipe pourraient aussi donner lieu à la découverte de biomarqueurs pouvant cerner les patients atteints de la COVID-19 les plus susceptibles d’avoir besoin de soins intensifs.

Mise à jour :
Le financement du Fonds d’urgence COVID-19 a servi à obtenir les services d’un technicien supplémentaire. L’équipe de recherche étudie les lésions rénales graves et l’insuffisance rénale aiguë chez les patients atteints de la COVID-19. Les néphrologues ne s’entendent pas à savoir si ces problèmes rénaux sont des effets primaires ou secondaires de la maladie. Les chercheurs du projet utilisent des cellules souches pour faire croître en laboratoire des tissus semblables aux reins qu’on appelle des organoïdes. À l’aide du modèle ainsi produit, ils ont constaté que certaines parties du rein sont rapidement infectées par un virus hybride imitant celui à l’origine de la COVID-19. Leurs données indiquent que la maladie du rein qui touche les patients atteints de la COVID-19 est probablement due à l’infection de cet organe. Ils travaillent avec des partenaires de Toronto pour forcer l’infection de leurs organoïdes de rein humain par un virus actif afin d’en analyser les effets.

Employer les sciences comportementales et l’intelligence artificielle contre la COVID-19

Justin Presseau, Ph.D., et ses collègues prévoient d’exploiter les toutes dernières connaissances en sciences comportementales et en intelligence artificielle pour mettre au point une application qui peut aider les gens à se toucher moins fréquemment les yeux, le nez et la bouche. Cette région du visage, que l’on appelle « zone T », est la principale voie d’entrée du virus de la COVID-19 dans le corps. En réduisant les contacts avec la zone T, on pourrait réduire non seulement la transmission de la COVID-19, mais aussi celle d’autres infections qui se propagent par le nez et la bouche. La plupart des gens se touchent la zone T de 15 à 20 fois par heure, souvent sans même s’en rendre compte. L’application aiderait les utilisateurs à prendre conscience de ce comportement tout en leur offrant des techniques et apprentissages pour le corriger. Le projet fera appel à des spécialistes du monde entier des domaines de l’apprentissage automatique et de la vision artificielle, de la psychologie de la santé et de la modification du comportement, de la conception axée sur la personne et du contrôle des infections.

Justin Presseau
Dr. Justin Presseau

 

Mise à jour :
L’équipe de recherche, dirigée par L’Hôpital d’Ottawa et composée d’experts mondiaux en psychologie de la santé et en science de la mise en œuvre, cherche des moyens d’aider les Canadiens à cesser de se toucher la région du visage qu’on appelle « zone T ». Elle a trouvé plusieurs facteurs qui pourraient influencer ce comportement critique et la propagation de la maladie. Pendant la saison de la grippe, elle lancera une enquête nationale et interrogera des personnes de partout au pays pour mieux comprendre le toucher de la zone T et ainsi orienter l’élaboration d’une stratégie de protection complémentaire à la distanciation physique, au lavage des mains et au port du masque.

Dr. Smita Pakhale
Dr. Smita Pakhale

Comprendre les effets de la COVID-19 sur les personnes les plus vulnérables à Ottawa

La Dre Smita Pakhale et ses collègues, qui tissent des liens de confiance avec les populations les plus marginalisées d’Ottawa depuis 10 ans grâce à des recherches participatives, miseront sur ces relations pour étudier les répercussions de la COVID-19 sur ces personnes. Les personnes marginalisées qui ont de faibles revenus, qui sont en situation d’itinérance ou qui sont susceptibles de le devenir sont aussi aux prises avec de nombreuses inégalités sociales et en matière de santé, qui peuvent être exacerbées quand survient une crise comme la pandémie de COVID-19. Pour accéder à des services de santé, elles doivent surmonter des obstacles exceptionnels et peuvent être les dernières à obtenir du soutien. Les données recueillies et analysées en collaboration avec des personnes qui ont vécu une telle expérience pourraient servir à élaborer des politiques et des programmes pour mieux aider les populations vulnérables pendant la pandémie de COVID-19 et de prochaines crises.

Mise à jour :
Depuis l’annonce de financement, les chercheurs ont terminé le processus d’approbation éthique et lancé le projet au Centre de mobilisation Bridge de Vanier, à Ottawa. Ils misent sur une approche de recherche participative communautaire, et ont achevé la sélection et la formation des pairs chercheurs de la communauté ayant une expérience vécue. Ces derniers ont aidé à élaborer les questionnaires et les guides d’entrevue. Ils s’activent maintenant à recruter des participants et à recueillir des données par téléphone à partir du Centre, en toute sécurité. Les résultats préliminaires sont intéressants : ils montrent que les populations les plus marginalisées éprouvent plus de difficultés qu’avant la COVID­19. Les chercheurs visent à terminer d’ici quelques mois le recrutement et la collecte de données, ce qui comprend des entrevues semi-structurées pour connaître en détail les expériences vécues par ces populations durant la COVID-19 et un exercice de tri par cartes concernant les messages des médias sur la maladie. Cette approche assure que les personnes à faible niveau de littéracie pourront communiquer leurs pensées et leurs expériences relativement à la pandémie de COVID-19.

Signaler par appareil mobile des effets indésirables d’un vaccin contre la COVID-19

Le Dr Kumanan Wilson et ses collègues tireront profit de leur plateforme de suivi de la vaccination, CANImmunize, pour permettre aux Canadiens de signaler les manifestations cliniques inhabituelles qui pourraient découler d’un vaccin éventuel contre la COVID-19 à l’aide de leur appareil mobile. Il sera indispensable de pouvoir signaler ces situations afin de veiller à la sécurité d’un vaccin potentiel favoriser la confiance de la population. L’équipe a déjà mis au point et évalué une application pilote à des fins de validation en partenariat avec le réseau canadien de sécurité des vaccins, pour surveiller les manifestations cliniques inhabituelles associées au vaccin contre la grippe saisonnière. Aux fins d’évaluation, la fonction de déclaration sera d’abord activée pour les employés participants de L’Hôpital d’Ottawa pendant la saison de la grippe saisonnière, en prévision de la mise au point espérée d’un vaccin contre la COVID-19 en 2021.

Dr. Kumanan Wilson
Dr. Kumanan Wilson

Mise à jour :
L’application a été créée et fait l’objet de tests. CTV National News a parlé du projet en novembre.

Dr. Dean Fergusson
Dr. Dean Fergusson

Essai d’un traitement possible contre la COVID-19 à base de plasma de patients guéris

Les Drs Alan Tinmouth et Dean Fergusson participent à l’effort mondial pour déterminer l’efficacité du plasma de personnes rétablies de la COVID-19 (appelé plasma de convalescent) comme traitement possible contre la maladie. Lorsqu’une personne est atteinte de la COVID-19, son corps produit des anticorps pour combattre le virus. Une fois la personne guérie, les anticorps restent dans son plasma pour le défendre contre une nouvelle infection. En théorie, ces anticorps pourraient être administrés par transfusion à d’autres personnes atteintes de la COVID-19 pour les aider à lutter contre le virus. L’essai sera réalisé par le réseau canadien de recherche sur les transfusions (Canadian Transfusion Research Network, en collaboration avec la Société canadienne du sang et Héma-Québec qui recueilleront et analyseront le plasma de convalescent chez des adultes (étude CONCOR-1) et des enfants (étude CONCOR-Kids).

Mise à jour :
Le traitement proposé, le plasma de convalescent de la COVID-19, est le plasma de personnes qui ont contracté le SRAS-CoV-2 et la COVID-19 et développé des anticorps neutralisants. L’équipe de recherche s’est associée à la Société canadienne du sang et à Héma-Québec pour solliciter, recueillir, préparer et distribuer le plasma de convalescent. L’essai clinique est réalisé de manière randomisée dans 59 endroits au Canada, 3 à New York, 1 en Israël et 3 au Brésil. Le premier patient a été recruté en mai. On en compte aujourd’hui 425, dont plus de 30 à L’Hôpital d’Ottawa. Aucun événement négatif grave n’a été signalé à ce jour en lien avec le plasma de convalescent, alors que 2 400 unités ont été recueillies et distribuées sur le territoire canadien. L’essai se terminera en juin 2021, et les résultats seront diffusés le mois suivant.

Prévoir l’évolution de la COVID-19

Le Dr Doug Manuel et ses collègues ont créé, en partenariat avec Santé publique Ottawa, un site Web interactif (613ottawa.ca) qui présente divers scénarios prévoyant le nombre d’hospitalisations et de décès attribuables à la COVID-19 à Ottawa. Les méthodes élaborées par l’équipe permettront d’améliorer les prévisions relatives à la COVID-19 à l’échelle mondiale, en plus de faciliter la planification à l’échelle locale. Les chercheurs comptent perfectionner leurs méthodes et élaborer des approches encore plus efficaces pour prévoir les effets de différents degrés de distanciation physique. Ces projections seront extrêmement utiles dans le cadre des discussions entourant l’assouplissement des mesures de distanciation physique.

Dr. Doug Manuel
 Dr. Doug Manuel

UPDATE:
Le financement de ce projet a servi à faire fonctionner le site 613covid.ca. L’équipe de recherche est la seule au Canada, et l’une des seules au monde, à publier chaque jour des projections automatisées relatives à la COVID-19. Celles-ci ont été vues plus de 100 000 fois depuis le lancement du site au printemps. Le programme s’est élargi et offre maintenant :

  • des projections des cas et des hospitalisations à court et à long terme;
  • des données de surveillance et de modélisation sur les eaux usées – une première au pays;
  • SCRiPS, un calculateur en ligne utilisé par les experts en santé publique pour orienter l’élaboration des protocoles de contrôle et de dépistage de la COVID-19.
Dr. Jean-Simon Diallo
 Dr. Jean-Simon Diallo

Adapter des médicaments existants et en trouver de nouveaux

Jean-Simon Diallo, Ph.D., et ses collègues ont mis au point un nouveau biocapteur pouvant cerner les médicaments qui empêchent le virus de la COVID-19 de se fixer aux cellules, évitant ainsi l’infection. Les chercheurs ont d’abord l’intention de tester cette technique inédite sur une banque de plus de 1000 petites molécules déjà approuvées pour le traitement d’autres maladies. Ensuite, ils essaieront de trouver de nouveaux antiviraux dans une banque de plus de 200 000 petites molécules.

Mise à jour :
Le projet a pour but de trouver des médicaments antiviraux efficaces contre le coronavirus. Grâce à un nouveau biocapteur de sa conception, l’équipe de recherche peut tester l’action de centaines de milliers de médicaments. Comme première étape, elle visait à relever, parmi plus de 1 000 médicaments déjà approuvés, ceux qui pourraient servir d’antiviraux. Le plus prometteur est un antifongique commun qui semble bloquer l’interaction entre le SRAS-CoV-2 et la protéine à laquelle il se lie en temps normal pour pénétrer les cellules et les infecter. La prochaine étape consiste à mettre à l’essai ce médicament contre le coronavirus en faisant appel à d’autres chercheurs canadiens, et à étendre les essais à beaucoup plus de nouveaux médicaments potentiels.

D’autres projets inspirants

Les projets en cours ne sont que le début. Dans les prochaines semaines, d’autres subventions provenant du Fonds d’urgence COVID-19 seront accordées à des projets de recherche ainsi qu’à la mise au point de traitements novateurs et à de nouvelles façons créatives de combattre le virus. Notre travail n’est toutefois pas encore terminé. Nous avons besoin du soutien des donateurs pour que le Fonds d’urgence COVID-19 puisse continuer d’appuyer les équipes médicales de première ligne et l’achat d’équipement essentiel, et ainsi contribuer aux soins et au confort des patients.

Pour en savoir plus sur notre recherche et les nombreux collaborateurs qui travaillent à la réalisation de ces projets, veuillez consulter le site Web de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa.

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