La COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa : des signes d’espoir un an plus tard

Mobilisation de la communauté pour soutenir notre hôpital, soins aux patients atteints de la COVID-19 durant une période sans précédent, et course contre la montre pour combattre un virus tenace.

Quand la COVID-19 s’est invitée à Ottawa en mars 2020, nous étions dans l’inconnu. Toutefois, malgré l’arrivée rapide de nouvelle information au début de la crise et l’incertitude entourant le virus, un sentiment est clairement ressorti : la solidarité. La communauté allait bientôt faire déferler une vague de soutien à l’endroit de L’Hôpital d’Ottawa, pendant que les équipes de soins se mobilisaient pour les patients, dans un contexte qu’elles n’avaient jamais connu.

« Merci à nos généreux donateurs, dont certains ont fait un don pour la première fois. »
– Tim Kluke

Nos travailleurs de première ligne franchissaient les portes de l’Hôpital chaque jour pour lutter contre le virus et la population restait à la maison pour contribuer à aplatir la courbe. Malgré tout, il est devenu évident que les résidents voulaient en faire plus – et c’est ce qu’ils ont fait. Les dons, petits et grands, ont commencé à affluer et le Fonds d’urgence COVID‑19 a été créé. À ce jour, ce sont plus de deux millions de dollars qui ont été donnés généreusement pour soutenir la lutte de notre hôpital contre la COVID-19, et ces dons ont déjà servi. Tim Kluke, président-directeur général de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa, souligne que cet appui a changé la donne dans la recherche et les projets de soins. « C’est encore une fois la preuve que nous sommes plus forts ensemble. Merci à nos généreux donateurs, dont certains ont fait un don pour la première fois. Les recherches en cours nous aideront à mieux comprendre et traiter la maladie, et ce faisant, à protéger nos patients et notre communauté. » Les dons sont encore les bienvenus.

La communauté nous a aussi aidés à nous procurer de l’équipement de protection individuelle (EPI). La communauté chinoise d’Ottawa s’est rapidement mobilisée et a amassé plus de 120 000 $ pour l’achat d’équipement essentiel comme des respirateurs et de l’EPI pour le personnel.

La vidéo est uniquement disponible en anglais.

Se lancer dans l’inconnu

Alors que la communauté s’unissait pour montrer son soutien aux travailleurs de première ligne, une aile COVID-19 a été créée aux Campus Général et Civic pour les patients ayant contracté le virus. L’équipe du Campus Général, qui prenait normalement en charge des patients atteints de problèmes thoraciques ou oto-rhino-laryngologiques (touchant les oreilles, le nez ou la gorge) ou ayant subi une intervention chirurgicale, est devenue, presque du jour au lendemain, responsable de patients atteints de la COVID-19. Ces travailleurs ne se doutaient pas à l’époque qu’ils s’occuperaient de ces malades pendant plus d’un an. « Nous avons de l’expérience dans le traitement de problèmes pulmonaires et respiratoires sur notre unité; nous étions donc bien placés pour prendre soin de ces patients », explique Vanessa Large, une infirmière autorisée à notre hôpital depuis quatre ans.

Vanessa Large, Kristine Belmore et Leah Mills travaillait sur l’« étage de la COVID » en 2020.

Néanmoins, le défi était énorme et éprouvant. Kristine Belmore est une infirmière autorisée à notre hôpital depuis 11 ans et elle n’aurait jamais imaginé vivre une telle situation durant sa carrière. « Je travaillais la journée où les premiers patients atteints de la COVID-19 ont été admis. On recevait constamment de nouveaux protocoles pour la prise en charge de ces patients – et pas seulement chaque jour, mais même durant un quart de travail », mentionne l’infirmière. Elle ajoute : « Avant un quart de travail, je me sentais comme à mes débuts dans la profession, je ne dormais pas bien. J’étais anxieuse et j’avais peur de ce qui m’attendait ».

Leah Mills était infirmière autorisée depuis à peine trois ans lorsqu’elle a dû s’occuper de patients atteints de la COVID-19. « Il n’y a pas eu de transition, notre monde a été complètement chamboulé », décrit-elle.

La résilience devant les semaines qui devenaient des mois

Dr. Samantha Halman
La Dre Samantha Halman aide un patient à communiquer avec ses proches à l’aide d’un iPad.

Durant ces premières semaines de prise en charge, il était très difficile de voir certains patients stables passer soudainement à un état où leur vie ne tenait plus qu’à un fil. Ces événements ont pesé lourd sur le moral des trois infirmières. « L’augmentation de la charge de travail avec l’arrivée massive de patients était très exigeante. Au fil du temps, la situation s’est améliorée puisque des politiques claires ont été mises en place et que nous avons commencé à reconnaître une tendance dans le déclin des patients », se rappelle Leah Mills.

« Nous sommes devenus leur seul lien humain, nous sommes devenus leur deuxième famille. Nous tenions un iPad pour qu’ils puissent voir le sourire bienveillant d’un proche, parfois pour dire adieu. » – Vanessa Large

Nous avons dû réinventer nos façons de faire et trouver de nouvelles façons de calmer les patients lorsqu’ils avaient de la difficulté à respirer ou peur de ce qui pourrait leur arriver. Il y avait aussi les multiples pièces d’EPI, qui nous procuraient une meilleure sécurité, mais qui amenaient aussi de nouveaux défis. « Les soins aux patients étaient plus complexes, surtout avec les aînés qui sont parfois confus, parce qu’ils ne pouvaient pas voir nos expressions faciales; nous devions trouver d’autres moyens de les rassurer. Nous sommes aussi devenus le lien entre le patient et sa famille, par l’entremise d’appels téléphoniques et vidéo, une situation que nous n’avions jamais vécue auparavant », explique Kristine.

Vanessa renchérit : « Nous sommes devenus leur seul lien humain, nous sommes devenus leur deuxième famille. Nous tenions un iPad pour qu’ils puissent voir le sourire bienveillant d’un proche, parfois pour dire adieu. »

La durée de la pandémie a commencé à épuiser les infirmières sur les plans psychologique et émotionnel. Leah explique que le personnel infirmier a l’habitude d’aider les patients à se rétablir. « On se sent dépassés et épuisés quand on voit les patients rapidement dépérir et parfois, mourir. Ce n’est pas une réalité à laquelle j’étais habituée dans ma profession. »

Heureusement, au cours de la dernière année, cette équipe dévouée a aidé la majorité des patients atteints de la COVID-19 à recouvrer la santé et à retourner à la maison, auprès de leurs proches.

Les infirmières de « l’étage de la COVID »

Un patient atteint de la COVID-19 est reconnaissant des soins empreints de compassion qu’il a reçus

L’un des patients ayant été aux premières loges des soins empreints de compassion prodigués dans l’aile COVID-19 est le Père Alex Michalopulos. Le prêtre orthodoxe grec a été hospitalisé 10 jours. Il se sent extrêmement chanceux de se sentir mieux aujourd’hui. « Je suis reconnaissant pour les moments où les médecins et le personnel infirmier passaient me voir et me rassuraient, je suis reconnaissant des soins extraordinaires qui m’ont été prodigués avec amour et respect pour la vie humaine. »

« J’ai beaucoup plus de respect pour les professionnels de la santé. J’en ai toujours eu, mais cette fois, c’était différent; ils étaient là pour moi. » – Père Alex Michalopulos

Fr. Alex Michalopoulos of the Greek Orthodox Church
Le père Alex Michalopoulos de l’Église orthodoxe grecque. Le père Alex a été traité contre la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa l’an dernier.

Les larmes aux yeux, il prend une courte pause pour se reprendre. Le Père Michalopulos dit qu’il est parfois bien de voir l’autre côté de la médaille, de vivre ce que traversent d’autres personnes. « J’ai beaucoup plus de respect pour les professionnels de la santé. J’en ai toujours eu, mais cette fois, c’était différent; ils étaient là pour moi. »

Il ajoute : « Ils m’ont tenu la main et ont fait preuve d’empathie. Ils m’ont montré beaucoup de respect et d’amour. Je leur en serai toujours reconnaissant ». C’est cette touche particulière et ces soins uniques prodigués par de parfaits étrangers qui ont aidé le Père Michalopulos à regagner la force nécessaire pour retrouver ses proches et plus tard, sa famille paroissiale.

« Je n’oublierai jamais la façon dont j’ai été traitée par ces personnes qui ne me connaissaient pas. Je les admire et elles feront toujours partie de mes prières. »

Pour contribuer aux efforts, le Père Michalopulos participe à une étude sur les effets à long terme du virus. La scientifique Sara J. Abdallah et la Dre Juthaporn Cowan effectuent un suivi auprès des patients participants 3, 6 et 12 mois après l’infection.

Le Père Michalopulos explique pourquoi il voulait s’impliquer : « Je voulais aider les scientifiques à comprendre les effets à court et à long terme du virus, et ainsi contribuer au développement d’un vaccin ou d’un traitement ».

Contribuer par la recherche

Des chercheurs de notre hôpital ont grandement contribué à la course contre la montre mondiale pour combattre la COVID-19. Ils explorent plus de 60 projets de recherche pour appuyer les efforts planétaires visant à trouver de meilleures façons de traiter et de prévenir l’infection au virus. Certains de ces projets ont été financés par des donateurs, par l’entremise du Fonds d’urgence COVID‑19, dont le premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer contre la COVID-19. À ce jour, 22 patients ont été recrutés pour ce projet dirigé par la Dre Rebecca Auer.

Dr. John Bell in lab
Le Dr  John Bell est le scientifique principal du Programme de thérapeutique anticancéreuse de l’Hôpital d’Ottawa.
Dr. Carolina Ilkow in lab
La Dre  Carolina Ilkow est une scientifique du Programme de thérapeutique anticancéreuse de l’Hôpital d’Ottawa.

Les scientifiques John Bell et Carolina Ilkow mettent à profit leur expertise en fabrication de virus qui s’attaquent au cancer pour développer un vaccin contre la COVID-19, une solution canadienne. De plus, notre Centre de fabrication de biothérapies participe à la fabrication de trois autres vaccins contre la COVID-19 pour des essais cliniques, ainsi qu’au développement d’un traitement expérimental par cellules souches.

 

La vidéo est uniquement disponible en anglais.

Des progrès après une année éprouvante

Avec la recherche qui apporte de plus en plus de réponses et la vaccination qui se poursuit dans la région, l’équipe de soins demeure résolue. Je me souviens à quel point j’étais heureuse de recevoir le mien », affirme Kristine.

Venus Lucero, a nurse at The Ottawa Hospital
Venus Lucero, infirmière à L’Hôpital d’Ottawa, administre la première dose de l’hôpital du vaccin contre la COVID-19.

Il y a de l’espoir qu’un jour la vie reprenne son cours, comme avant, ou presque. Pour Kristine, cela voudrait dire qu’elle ne serait plus inquiète en serrant ses enfants dans ses bras au retour du travail.

Pour Leah, cela voudrait dire qu’elle pourrait enfin décrocher, pour la première fois en un an, et vraiment relaxer. Pour Vanessa, cela voudrait dire de pouvoir enfin passer du temps avec son fiancé, Colin, qui est aussi travailleur de première ligne, puisqu’ils ne se voient pas durant la pandémie. Malgré les défis, chacun ressent une grande fierté d’avoir su donner des soins de qualité durant cette période sans précédent. Et d’avoir su se serrer les coudes.

Écoutez le balado Pulse pour entendre le pour en savoir plus sur cette année dans l’aile COVID-19.

Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Donnez dès aujourd’hui pour soutenir notre hôpital et nous aider à être toujours prêts pour les cas les plus complexes.

D'autres histoires inspirant

Tenir le rythme : une pianiste peut continuer à jouer grâce à une technique de chirurgie à la fine pointe
Quand de douloureux ulcères aux jambes ont menacé la mobilité de Mina King et sa capacité de jouer du piano, des experts de L’Hôpital d’Ottawa ont joint leurs forces, alliant des techniques chirurgicales à la fine pointe et des soins empreints de compassion pour former une parfaite harmonie.
Un jeune homme livre le combat de sa vie contre un phéochromocytome, une tumeur rare
Il a fallu une équipe d’experts pour diagnostiquer chez Bryde Fresque un phéochromocytome, une tumeur rare qui a mis son avenir en péril.
Une journée dans la vie d’un chirurgien en traumatologie
Découvrez les dessous du seul centre de traumatologie de niveau 1 de la région et de son équipe hautement qualifiée, qui unit ses forces chaque fois qu’un patient franchit ses portes.

Combattre
le COVID-19

Unissons nos forces

La pandémie de COVID-19 a bouleversé notre façon de vivre et de travailler. Mais être distancés n’implique pas d’être seuls. Ensemble, avec le soutien de notre communauté, nous nous protégeons les uns les autres.

Alors que la pandémie progresse, les professionnels de la santé et les chercheurs partent au front tous les jours, pour soigner les patients et avancer dans la lutte contre la COVID-19.

Tim Kluke profile picture

« Nous sommes extrêmement reconnaissants envers les professionnels de la santé et les chercheurs qui travaillent sans relâche depuis un an pour prodiguer des soins et des traitements exceptionnels à nos patients et à notre communauté. »
– Tim Kluke, président-directeur général de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa

Fonds d’urgence COVID-19 à l’Hôpital d’Ottawa

Depuis un an, la générosité des donateurs a permis de recueillir plus de deux millions de dollars pour le fonds d’urgence COVID-19. Grâce à ces dons, nous avons rapidement fait le nécessaire pour accélérer plus de 60 projets novateurs qui portent sur les effets du virus sur les patients, les collectivités et le monde entier.

Première série de projets

Au début de mai, des fonds de démarrage on été alloués à neuf projets de recherche sur la COVID-19.

Deuxième série de projets

La générosité de la collectivité finance une deuxième série de projets de recherche variés sur la COVID-19, allant de l’utilisation de virus oncolytiques aux variations de la réponse immunitaire d’un organisme à l’autre.

Troisième série de projets

Découvrez certains de ces projets prometteurs rendus possibles grâce à la générosité des donateurs.

Derniers projets financés

Grâce au soutien des donateurs, de nouveaux projets viennent d’être lancés.

L’Hôpital d’Ottawa et la lutte contre la COVID-19

Front-line healthcare worker

Rétrospective annuelle : frise chronologique des avancées réalisées en un an.

COVID Assessment Centre_The Ottawa Hospital_045 (1)

Découvrez comment le centre d’évaluation pour la COVID-19 a été créé en seulement trois jours et ce qu’il est devenu aujourd’hui.

Fr. Alex in Church

Lisez le témoignage du Père Alex Michalopoulos qui s’est remis de la COVID-19 grâce à nos soins.

La vidéo est uniquement disponible en anglais.

La fabrication de produits biothérapeutiques et de vaccins contre la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa

Maintenant que quelques vaccins sont approuvés et administrés dans de nombreux pays à travers le monde, certaines personnes pourraient se demander pourquoi les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa poursuivent l’élaboration et l’étude de vaccins expérimentaux.

Avez-vous des questions sur le vaccin contre la COVID-19?

Le vaccin est-il sans danger? Qu’est-ce que l’immunité collective et quand y parviendrons-nous? Pourquoi certains vaccins nécessitent-ils deux doses?

Pour trouver une réponse à vos questions, consultez la FAQ sur le vaccin contre la COVID-19 avec le Dr Kumanan Wilson.

De nouveaux projets prometteurs, grâce aux donateurs qui soutiennent le Fonds d’urgence COVID-19

La collectivité a généreusement donné plus de 2 millions de dollars en appui à notre Fonds d’urgence COVID-19. Nous vous présentons les plus récents projets qui ont reçu du financement de démarrage grâce aux donateurs.

Alors que les nouvelles sont excellentes à propos des projets de recherche lancés dans le cadre des premières rondes de financement du Fonds d’urgence COVID-19, deux nouveaux projets viennent d’être lancés. Grâce au soutien des donateurs de notre généreuse collectivité, plus de 50 projets de recherche et d’innovation ont été entrepris pour mieux comprendre et combattre la COVID-19.

COVID-19 et polyarthrite rhumatoïde : utiliser les mégadonnées pour comprendre les risques et améliorer les traitements

Dr. Sibel Aydin, The Ottawa Hospital
Dre Sibel Aydin

Jusqu’à maintenant, plus de 30 millions de personnes ont contracté la COVID-19 dans le monde. Les chercheurs ont donc accès à d’énormes quantités de données qu’ils peuvent exploiter pour mieux comprendre pourquoi certaines personnes sont gravement malades, tandis que d’autres n’ont que des symptômes légers ou même aucun. Il ne fait aucun doute que l’âge, l’hypertension et l’obésité sont parmi les facteurs en cause, et il est possible que certaines maladies immunitaires jouent également un rôle. La Dre Sibel Aydin utilise une méthode fondée sur les mégadonnées pour déterminer si les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, une maladie immunitaire, sont plus ou moins susceptibles de développer une forme grave de la COVID-19. Exploitant les données de l’ICES et de l’Ontario Best Practice Research Initiative, son équipe étudiera également l’effet des médicaments immunosuppresseurs qui sont habituellement utilisés pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. Ces recherches pourraient améliorer notre compréhension globale de la COVID-19 et permettre de créer de meilleurs traitements pour les personnes atteintes de la COVID-19 et de la polyarthrite rhumatoïde.

Comprendre les répercussions de la COVID-19 chez les femmes

Dr. Innie Chen, The Ottawa Hospital
Dre Innie Chen

La Dre Innie Chen mène des recherches visant à comprendre les répercussions de la COVID-19 chez les femmes, grâce à un financement de démarrage provenant du Fonds d’urgence COVID-19.

La Dre Chen a mis sur pied une équipe de chercheurs de renommée internationale qui contribuera à éclairer et résoudre ces questions en définissant les résultats principaux liés à l’équité en matière de santé des femmes pendant la pandémie de COVID-19. L’équipe réalisera une revue systématique de la littérature et créera un comité multidisciplinaire de partenaires de la communauté, réunissant des patientes et des travailleurs de la santé, afin de cerner les principales questions qui touchent la santé des femmes pendant la pandémie. Ces renseignements serviront à élaborer des stratégies s’appuyant sur des éléments probants pour atténuer les répercussions fondées sur le sexe et améliorer la vie des femmes en cette période particulière.

Consultez cette page souvent pour lire les dernières nouvelles sur ces projets de recherche et d’innovation qui portent sur la COVID-19 et sur d’autres projets soutenus par les donateurs.

« L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file parmi les centres hospitaliers universitaires, de recherche et d’enseignement, fièrement affilié à l’Université d’Ottawa. »

Donnez aujourd’hui pour soutenir les recherches révolutionnaires et les projets novateurs de demain.

D'autres histoires inspirant

Tenir le rythme : une pianiste peut continuer à jouer grâce à une technique de chirurgie à la fine pointe
Quand de douloureux ulcères aux jambes ont menacé la mobilité de Mina King et sa capacité de jouer du piano, des experts de L’Hôpital d’Ottawa ont joint leurs forces, alliant des techniques chirurgicales à la fine pointe et des soins empreints de compassion pour former une parfaite harmonie.
La COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa : un an de soins et de recherche sans relâche
La mobilisation de la communauté pour soutenir notre hôpital, une course contre la montre pour combattre un virus tenace et le récit de trois infirmières en charge de patients atteints de la COVID-19 durant une période sans précédent.
Un jeune homme livre le combat de sa vie contre un phéochromocytome, une tumeur rare
Il a fallu une équipe d’experts pour diagnostiquer chez Bryde Fresque un phéochromocytome, une tumeur rare qui a mis son avenir en péril.

Un bénévole d’expérience joue un nouveau rôle pendant la pandémie mondiale

Lorsque la COVID-19 a frappé Ottawa, Mike Soloski alors à la retraite, savait qu’il devait agir. Après avoir fait du bénévolat au Centre de cancérologie, il a décidé de relever de nouveaux défis en première ligne à titre de vérificateur des symptômes de la COVID19.

La retraite est une étape marquante pour bien des gens : ils ont enfin du temps pour se détendre et peuvent oublier le stress du travail. Toutefois, c’est tout le contraire pour Mike Soloski. Cet homme d’action altruiste maintenant âgé de 61 ans était bénévole à L’Hôpital d’Ottawa lorsque la pandémie de COVID19 a débuté – et que bien des bénévoles ont été appelés à rester chez eux par mesure de précaution pour limiter l’exposition à cette maladie infectieuse. Mike savait toutefois qu’il devait agir concrètement. Il a donc décidé de mettre sa retraite et son bénévolat sur pause pour devenir vérificateur des symptômes de la COVID19 en première ligne.

Interrompre la retraite pour prêter main-forte en première ligne

Mike Soloski with his grandchild
Mike Soloski avec son petit-fils.

Après avoir pris sa retraite en tant que directeur de banque, ce père de famille et grandpère a décidé de faire du bénévolat en excluant toutefois les secteurs des finances et de la collecte de fonds. Il a décidé de devenir bénévole au Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa parce que sa femme y a reçu des soins véritablement empreints de compassion avant de perdre son combat contre le cancer en 2014. Le bénévolat a donné à Mike le sentiment d’avoir un but et il aimait redonner à la collectivité d’une nouvelle façon. En 2019, il a amorcé un nouveau chapitre dans sa vie en se remariant. Mike et sa nouvelle épouse, Leona, ont ainsi formé une famille recomposée avec leur famille respective, qui comprend leurs filles et leurs petits-enfants.

« Je savais que j’étais prêt pour un défi stimulant en dehors de ma zone de confort. Je ne me voyais pas rester chez moi sans rien faire. » – Mike Soloski

Puis, au début de 2020, la COVID‑19 a frappé Ottawa. Les bénévoles de l’Hôpital ont été incités à rester chez eux, mais Mike s’est dit qu’il devait trouver une façon d’aider « Je savais que j’étais prêt pour un défi stimulant en dehors de ma zone de confort. Je ne me voyais pas rester chez moi sans rien faire », explique Mike. Son excellent travail et son dévouement à titre de bénévole n’étaient pas passés inaperçus et il a été embauché en tant que vérificateur des symptômes de la COVID19. Être soudainement propulsé en première ligne d’une pandémie mondiale est assurément une excellente façon de sortir de sa zone de confort.

Son rôle le plus important

Concrètement, les responsabilités quotidiennes de Mike sont de s’assurer que les vérificateurs décèlent correctement la présence de symptômes chez les patients, les visiteurs et les membres du personnel avant qu’ils entrent dans l’hôpital. Il a été promu superviseur et offre du soutien à l’équipe de vérificateurs. Le plus important pour lui est de créer un environnement accueillant en cette période de grand stress. Il est fier d’arborer une attitude positive lorsqu’il interagit avec des patients, des visiteurs et des membres du personnel.

Mike Soloski,screener at The Ottawa Hospital
Mike Soloski, examinateur COVID-19.

« Je trouve qu’il est vraiment gratifiant d’aider à mettre les gens plus à l’aise, surtout s’il s’agit de diminuer leur nervosité, leur tension et leurs appréhensions. » – Mike Soloski.

Comme il est l’un des premiers visages masqués qu’ils voient à leur entrée, Mike s’efforce de créer cet environnement et de rassurer les gens qui se présentent à sa table. « Je trouve qu’il est vraiment gratifiant d’aider à mettre les gens plus à l’aise, surtout s’il s’agit de diminuer leur nervosité, leur tension et leurs appréhensions. »

Sage conseil

Son nouveau rôle représente un défi inattendu pour lui, mais Mike sait qu’il est à sa place. « On a parfois une impression bizarre de ce que la retraite est censée être – pour moi, c’est juste un autre type d’occupation. Ce travail est très gratifiant », ajoute-t-il. Même s’il n’aurait jamais pensé réintégrer le marché du travail ainsi après sa retraite, il est reconnaissant d’avoir pu atteindre l’objectif qu’il s’était fixé en 2016 : aider de toutes les façons possibles. Un sage conseil qu’il donne à quiconque envisage de faire du bénévolat à L’Hôpital d’Ottawa : « Sautez à pieds joints sur l’occasion sans vous poser de question. »

Faites comme Mike : redonnez à L’Hôpital d’Ottawa en faisant un don maintenant!

D'autres histoires inspirant

La COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa : un an de soins et de recherche sans relâche
La mobilisation de la communauté pour soutenir notre hôpital, une course contre la montre pour combattre un virus tenace et le récit de trois infirmières en charge de patients atteints de la COVID-19 durant une période sans précédent.
De nouveaux projets prometteurs, grâce aux donateurs qui soutiennent le Fonds d’urgence COVID-19
Deux nouveaux projets de recherche ont pu être lancés avec le soutien de la collectivité, qui a donné plus de 2 millions de dollars pour financer la lutte contre la COVID-19.
Trois héros à l’Hôpital reconnus pour leurs soins et leur gentillesse
Voici trois héros à l’Hôpital reconnus dans le cadre du Programme des Anges gardiens pour leur bonté et leurs soins exceptionnels.

Vivre une grossesse gémellaire à risque élevé pendant la pandémie de COVID19

L’échographie qui a révélé la présence de jumeaux a été la première d’une série de surprises pour Meagan et sa famille pendant sa grossesse, dont une hospitalisation prolongée pendant la pire crise mondiale de santé publique que nous avons connue au cours du dernier siècle.

Pour connaître la suite de l’histoire de Meagan et savoir comment se porte la famille, cliquer ici.

À seulement 28 semaines de grossesse au cœur de la pandémie de COVID19, Meagan Ann Gordon a été admise à l’hôpital à cause d’un placenta previa. Seule et loin de son mari et de sa fille, elle a entamé de façon impromptue un cheminement où elle a dû faire preuve de résilience et d’optimisme pendant qu’elle recevait des soins empreints de compassion en pleine période d’incertitudes.

À seulement 28 semaines de grossesse au cœur de la pandémie de COVID19, Meagan Ann Gordon a été admise à l’hôpital à cause d’un placenta previa. Seule et loin de son mari et de sa fille, elle a entamé de façon impromptue un cheminement où elle a dû faire preuve de résilience et d’optimisme pendant qu’elle recevait des soins empreints de compassion en pleine période d’incertitudes.

Meagan's UltrasoundLe début d’un cheminement hors du commun

Enceinte de quelques semaines, Meagan Ann Gordon s’est rendue à sa première échographie. À l’extérieur de la ville, son mari, Kyle Gordon, ne pouvait pas l’accompagner. Ayant déjà mené à terme une fille en parfaite santé, Maeve, Meagan se sentait en confiance de se rendre seule à ce rendez-vous. Après tout, qu’est-ce qui pouvait être si différent cette fois?

L’examen a toutefois révélé une heureuse surprise des plus inattendues – des jumeaux! C’était le début des nombreux rebondissements qu’allait vivre Meagan tout au long de sa grossesse, y compris l’arrivée d’un nouveau coronavirus qui allait changer notre façon de vivre d’une façon inimaginable auparavant.

Enceinte de jumeaux

La grossesse s’accompagne de tant d’attentes et d’émotions. Lorsque Meagan a découvert qu’elle allait avoir des jumeaux, elle a été transportée de joie. Outre les nausées typiques et de légers malaises, sa grossesse se déroulait bien, du moins jusqu’à la moitié du second trimestre. Son médecin a alors constaté que son placenta, qui alimentait les deux bébés, bloquait son col de l’utérus – ce qu’on appelle un placenta previa. Ce problème peut provoquer des saignements importants tout au long de la grossesse, ce qui est arrivé dans le cas de Meagan. Elle a fait plusieurs hémorragies qui l’ont obligée à passer des nuits à l’hôpital pour que les médecins puissent surveiller sa santé et celle de ses bébés. À seulement 28 semaines de grossesse, le 22 avril 2020, elle a eu un saignement tellement important qu’elle a dû appeler une ambulance. Elle a été de nouveau admise à l’hôpital et son équipe de soins a estimé qu’elle devait y rester jusqu’à l’accouchement.

Megan Gordon's sidewalk message
Le jour de la fête des Mères, Kyle et sa fille Maeve ont été de l’autre côté de la fenêtre de la chambre de Meagan pour la voir et lui laisser un doux message lui rappelant à quel point ils l’aiment.

Meagan est demeurée confinée dans sa chambre d’hôpital loin de son mari et de sa fille de trois ans, Maeve, pendant cinq longues semaines. À cause de la pandémie de COVID 19, L’Hôpital d’Ottawa, à l’instar de bien des hôpitaux dans le monde entier, a dû restreindre les visites, ce qui a empêché Meagan d’avoir des visiteurs ou de pouvoir quitter son unité pour voir des proches. Elle n’a pas pu jouir des petits moments de plaisir habituels à cette étape de la grossesse, comme une fête prénatale avec la famille et les amis ou la décoration de la future chambre de ses jumeaux.

« Être loin de mon mari et de ma fille a été vraiment difficile, affirme Meagan. Mais je n’étais pas seule. J’étais avec mes fils et je faisais ce qui était le mieux pour eux et leur santé. Les infirmières prenaient aussi très bien soin de moi. Elles comprenaient à quel point il était difficile d’être éloignée de ma famille, surtout le jour de la fête des Mères. Elles ont fait preuve d’une gentillesse et d’un soutien extraordinaire. »

Tout au long de son séjour, les infirmières ont traité Meagan davantage comme une amie qu’une patiente, ce qui lui a apporté du réconfort à une période où elle était si isolée de ses amis et de sa famille. « Elles venaient me voir même si elles n’étaient pas affectées à mes soins. Elles me racontaient ce qui se passait dans leur vie à l’extérieur de l’hôpital et elles ont fait la connaissance de ma famille par FaceTime. Elles m’ont même apporté des beignes et du café. Ce qui est le plus extraordinaire ce n’est pas tant ce qu’elles ont fait, mais comment elles m’ont fait sentir », explique Meagan.

Arrivée de la COVID-19

La pandémie de COVID‑19 a complètement changé la façon de prendre soin des patients au pays et ailleurs dans le monde. Plus de 1 700 personnes ont reçu un diagnostic de la COVID‑19 à Ottawa, dont bon nombre ont été traitées à L’Hôpital d’Ottawa. C’est pourquoi même les plans de naissance les plus soigneusement planifiés doivent être adaptés.

Comme le placenta de Meagan bloquait toujours son col de l’utérus, l’équipe de soins a planifié une césarienne à la 34e semaine de grossesse afin d’éviter le déclenchement naturel du travail. Ses fils devaient voir le jour le 3 juin 2020, mais ils ont décidé autrement. À 2 h du matin le 25 mai 2020, Meagan a perdu ses eaux. Son mari est arrivé à l’hôpital juste à temps pour la voir quelques instants avant que Teddy et Rowan naissent par césarienne. « J’étais vraiment soulagée de le voir avant d’entrer en salle d’opération », confie Megan.

Avant ce moment, Kyle avait seulement vu le ventre de Meagan s’arrondir par FaceTime. Lorsqu’il est entré dans la chambre et a enfin pu la voir en personne, il l’a serrée tendrement contre lui avant de mettre ses mains sur son ventre. Il a alors été envahi de fierté et de fébrilité. Il était stupéfait de voir à quel point son ventre avait grossi depuis la dernière fois qu’il l’avait vu en avril. Megan se souvient de leur dernière étreinte avant l’entrée en salle d’opération. L’un des jumeaux lui a donné un coup dans la poitrine. « Ce fut un moment important pour nous parce que nous avions souvent parlé qu’il ne pourrait peut-être plus sentir les jumeaux bouger dans mon ventre parce que j’allais rester à l’hôpital jusqu’à l’accouchement », poursuit Megan.

Meagan with Teddy and Rowan
Meagan Gordon avec Teddy et Rowan.

Compte tenu des protocoles établis pour protéger les patients et le personnel de la COVID‑19, Kyle n’a pas pu entrer dans la salle d’opération pendant l’accouchement. Il était toutefois à ses côtés par FaceTime pour la soutenir à chacune des étapes. « Ce fut vraiment une expérience très unique. J’étais heureux de pouvoir voir Meagan, de lui parler et de vivre l’accouchement de son point de vue en temps réel. Je n’arrêtais pas de lui dire à quel point elle était forte… Et j’ai pu entendre les garçons pleurer pour la première fois par FaceTime », ajoute Kyle. « C’était à la hauteur de nos attentes compte tenu des circonstances ».

L’équipe d’infirmières et de médecins a même pris des photos et des vidéos du premier souffle de Teddy et de Rowan. Les bébés ont ensuite été amenés à l’Unité de soins intensifs néonataux. Pendant que Meagan se rétablissait, Kyle a pu voir les garçons et en savoir plus sur leur santé. Il est ensuite retourné auprès de Meagan, où ils ont parlé de l’accouchement et du fait que la vie avait changé vraiment rapidement. Quelques heures plus tard, Meagan a pu quitter la salle de réveil et rendre visite à ses garçons pour la première fois. « C’était le début du nouveau chapitre de notre aventure : les soins intensifs », s’exclame Megan.

Unité de soins intensifs néonataux

Même si les jumeaux étaient en santé et prenaient du poids avant la césarienne prévue à la 33e semaine – ils avaient la grosseur d’une pomme de laitue ‒ Meagan savait qu’ils naitraient avant terme et qu’ils devraient séjourner à l’Unité de soins intensifs néonataux (USIN) jusqu’à ce qu’ils soient assez forts pour rentrer à la maison en toute sécurité.

Teddy et Rowan sont demeurés à l’USIN du Campus Général les trois premiers jours. Kyle a pu rester avec Meagan pendant qu’elle se rétablissait à la suite de la césarienne, ce qui leur a permis de rendre souvent visite à leurs fils. Ils apprenaient graduellement à prendre soin de leurs bébés prématurés, qui pesaient seulement 5 livres et 2 onces à la naissance, notamment à les laver et à changer leurs couches. « Le personnel était très accueillant, nous renseignait beaucoup sur l’évolution des bébés et nous incluait vraiment dans les soins, qui étaient différents des soins à notre fille née à terme, précise Meagan. Je me suis sentie vraiment soutenue. »

 

Enfin à la maison

Après un séjour de deux semaines à l’USIN, Teddy et Rowan étaient suffisamment en santé et forts pour rentrer à la maison et enfin rencontrer leur grande sœur. « Nous nous sommes très bien adaptés à notre nouvelle famille de cinq personnes », termine Meagan.

« Nous sommes vraiment reconnaissants des soins incroyables que notre famille a reçus. Chaque membre de l’équipe a tellement fait preuve de compassion et de gentillesse. Même si les circonstances étaient difficiles, je garderai un bon souvenir de l’expérience. » ‒ Meagan Ann Gordon

Elle sera toujours reconnaissante des soins qu’elle a reçus à L’Hôpital d’Ottawa, notamment de son médecin, la Dre Karen Fung-Kee-Fung, spécialisée en médecine foeto-maternelle, de la Dre Samaan Werlang, qui a mis au monde les garçons, ainsi que de chaque infirmière qui a pris soin d’elle et des bébés.

Près d’un an plus tard

Teddy et Rowan Gordon
Teddy et Rowan.

Les jumeaux Rowan et Teddy ont presque 10 mois, et le congé de maternité de Meagan – à l’instar de sa grossesse – ne se déroule pas comme elle l’avait imaginé.

Les journées d’hiver en période de pandémie mondiale semblent parfois longues et répétitives, mais les occasions de se réjouir ne manquent pas. Si les garçons sont identiques, leurs personnalités sont très différentes, selon leur mère : « Rowan rit et papote beaucoup, tandis que Teddy est tout doux et affectueux. Le premier mot de Rowan était “dada”, alors je travaille fort pour que celui de Teddy soit “mama”. Leur grande sœur Maeve montre énormément d’amour et nous aide beaucoup. »

En tant que vice-présidente du conseil d’administration des Services aux victimes d’Ottawa (SVO), Meagan était une contributrice tout indiquée pour l’étude menée par le groupe de recherche OMNI, puisqu’elle vise la violence sexuelle et fondée sur le genre, particulièrement chez les personnes enceintes et en post-partum. Plus récemment, le groupe s’intéresse à la façon dont les restrictions liées à la COVID-19 modifient l’accès aux soins des victimes.

Selon Meagan, l’invitation à participer est venue au bon moment. « Honnêtement, c’est comme si les astres s’étaient alignés. Ils cherchaient quelqu’un qui avait été un patient au moment où moi je l’étais. Je peux parler du point de vue du patient, en plus d’apporter l’expérience découlant de mon travail avec les SVO. J’ai aussi déjà fait de la recherche, alors je leur convenais bien. » L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file de la mobilisation des patients, comme Meagan, dans les projets de recherche.

Écoutez Pulse Podcast, où Meagan Gordon révèle ce que c’est que d’être enceinte de jumeaux pendant la pandémie COVID-19.

Donnez aujourd’hui pour que nous puissions continuer d’offrir des soins exceptionnels à des patientes comme Meagan en période où les besoins sont importants.

D'autres histoires inspirant

Tenir le rythme : une pianiste peut continuer à jouer grâce à une technique de chirurgie à la fine pointe
Quand de douloureux ulcères aux jambes ont menacé la mobilité de Mina King et sa capacité de jouer du piano, des experts de L’Hôpital d’Ottawa ont joint leurs forces, alliant des techniques chirurgicales à la fine pointe et des soins empreints de compassion pour former une parfaite harmonie.
La COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa : un an de soins et de recherche sans relâche
La mobilisation de la communauté pour soutenir notre hôpital, une course contre la montre pour combattre un virus tenace et le récit de trois infirmières en charge de patients atteints de la COVID-19 durant une période sans précédent.
Un jeune homme livre le combat de sa vie contre un phéochromocytome, une tumeur rare
Il a fallu une équipe d’experts pour diagnostiquer chez Bryde Fresque un phéochromocytome, une tumeur rare qui a mis son avenir en péril.

Un patient atteint de la COVID-19 reconnaissant d’avoir reçu des soins extraordinaires

Atteint de la COVID-19, le Père Alex Michalopulos se souvient de la peur qu’il a ressentie pendant son combat contre le virus à l’hôpital. Il sera éternellement reconnaissant d’avoir reçu des soins empreints de compassion à L’Hôpital d’Ottawa.

Ayant consacré sa vie à se rendre au chevet de personnes malades, le Père Alex Michalopulos se sent mieux placé que jamais pour comprendre les craintes que d’autres ont éprouvées, après avoir reçu lui-même un diagnostic de COVID-19 en avril. Aujourd’hui rétabli, le Père Michalopulos affirme que l’expérience lui a été une véritable prise de conscience et il est reconnaissant pour les soins empreints de compassion qu’il a reçus.

Son état se détériore

The Mi
Le Père Michalopulos avec sa femme et ses trois filles.

Le prêtre orthodoxe grec ne se sentait pas bien à la fin mars, période intense pour sa communauté ecclésiale. Le 5 avril, il recevait un diagnostic de COVID-19 et s’était isolé à domicile. Son état a toutefois empiré, lui causant des maux de tête intenses et une toux qui s’aggravait, ce qui a provoqué de la fièvre et des troubles respiratoires. Il a été hospitalisé au Campus Général de L’Hôpital d’Ottawa le 9 avril.

Vu la gravité de son état, il a fallu discuter sans tarder de questions sérieuses. « On a parlé du respirateur dont j’allais peut-être avoir besoin. On a aussi discuté de l’ordonnance de ne pas réanimer et de la manière d’aborder cette question avec ma famille », se souvient le Père Michalopulos.

L’homme de 61 ans a été transféré de l’Urgence à une unité où une équipe spécialisée l’a soigné. « J’avais très peur. Je n’avais aucune idée du dénouement. Médecins et infirmières entraient revêtus de leur équipement de protection individuelle, comme dans les films. Difficulté à respirer, toux sans arrêt, maux de tête – si intenses par moment que je voulais mourir. »

Dr. Samantha Halman
La Dre Samantha Halman (à gauche) aide les patients à rester en contact avec leur famille grâce à la technologie.

Des soins extraordinaires

Le Père Michalopulos se remémore la peur qu’il a éprouvée pendant son combat pour rester en vie, mais il est aussi reconnaissant de ne pas avoir eu besoin d’un respirateur en fin de compte. Il est aussi reconnaissant pour chaque personne qui a aidé à le soigner pendant son séjour à L’Hôpital d’Ottawa. « Les médecins, les infirmières et les membres du personnel d’entretien ménager ont fait un travail formidable. Je leur lève tous mon chapeau. »

Il n’a pas été facile d’être si malade sans avoir sa femme et ses filles à son chevet. Comme les visites étaient restreintes pour protéger les patients et le personnel, il pouvait uniquement communiquer avec sa famille par téléphone. Il ajoute que l’équipe de soins l’a mis à l’aise lorsqu’il a ressenti les douleurs les plus intenses.

« Tous ces professionnels de la santé étaient si attentionnés. C’était rassurant de savoir que j’étais en bonnes mains. Ils me mettaient à l’aise. » Père Alex Michalopulos

La Dre Samantha Halman, spécialiste en médecine interne générale, soigne des patients atteints de la COVID-19 depuis l’arrivée du virus en mars. Elle explique que pour des patients comme le Père Michalopulos, son équipe médicale a joué un double rôle.

« Traiter les patients atteints de la COVID-19 ne se limitait pas toujours à des soins médicaux. Parfois, il s’agissait tout simplement de rester cinq minutes de plus au chevet du patient. Il était important pour les patients de savoir qu’à nos yeux, ils n’étaient pas uniquement des patients, mais bien des personnes. » ‒ Dre Samantha Halman

Il est parfois difficile de travailler en première ligne en cette période sans précédent. La Dre Halman n’a jamais imaginé vivre quelque chose de pareil, mais elle est fière des efforts de ses collègues à L’Hôpital d’Ottawa. « Cette pandémie illustre bien ce qui nous a motivés à faire carrière dans le domaine de la santé : nous voulons aider les gens. »

Le Père Michalopulos s’est tiré d’affaire grâce aux soins empreints de compassion qu’il a reçus et à sa foi. Il reconnaît que l’expérience lui a été une véritable prise de conscience. Il avait déjà eu une chirurgie mineure, mais ce n’est qu’une fois son diagnostic de COVID-19 confirmé et après avoir reçu des soins extraordinaires qu’il a compris à quel point il a de la chance d’avoir accès ici même à des soins de santé d’un tel calibre. « J’étais si reconnaissant pour tous leurs soins; j’ai fait livrer de la pizza pour le personnel lorsque j’ai quitté l’hôpital. »

Heureux de se rétablir

Le Père Michalopulos a obtenu son congé de l’hôpital le 19 avril, jour de la Pâque orthodoxe grecque. Il ne pourrait pas être plus reconnaissant d’être sur le chemin du rétablissement aujourd’hui. « Pour les fois où les médecins ou les infirmières sont venus me voir, pour les fois où j’ai été rassuré, je suis reconnaissant d’avoir été bien soigné avec amour et respect pour la vie humaine. »

Les larmes aux yeux, il se ressaisit avant d’affirmer que parfois, il est bon de se retrouver de l’autre côté, de ressentir ce que d’autres vivent. « J’ai maintenant beaucoup plus de respect pour les professionnels de la santé. J’en ai toujours eu, mais cette fois, cela a atteint un autre niveau. Ils étaient là pour moi.

Fr. Michalopulos in Church
Le Père Michalopulos à l’église orthodoxe grecque

« Ils m’ont tenu la main. Ils ont fait preuve de compassion. Ils ont montré beaucoup de respect et d’amour. Je leur serai éternellement reconnaissant. » ‒ Père Alex Michalopulos

Les petites attentions particulières et les soins reçus de parfaits étrangers ont aidé le Père Michalopulos à trouver la force de retourner chez lui auprès de la famille qu’il aime, et éventuellement, dans sa paroisse.

« Je me souviendrai toujours d’avoir été bien traité par des étrangers. Je les admire et je prierai toujours pour eux. »

État de la recherche

Des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa dirigent plus de 60 projets de recherche appuyant les efforts mondiaux pour trouver de meilleures façons de traiter et de prévenir la COVID-19. Plusieurs de ces projets sont financés par le Fonds d’urgence COVID-19, notamment celui dirigé par les Dres Sara J. Abdallah et Juthaporn Cowan. Leur étude examine les effets à long terme du virus. Elles consulteront les patients participants trois mois, six mois et 12 mois après l’infection initiale. L’étude comprendra des cas d’infection légère, modérée et grave et tiendra compte du recours aux ressources de santé comme les visites à l’Urgence, les hospitalisations et les médicaments utilisés par les survivants. Les résultats aideront à améliorer les soins offerts aux survivants de la COVID-19 et à optimiser l’utilisation des ressources de santé.

Le Père Michalopulos a accepté de participer à l’étude. « J’ai pensé utile d’aider les chercheurs à comprendre les effets, y compris à long terme, du virus par la collecte de données qui donneront lieu à la création d’un vaccin ou d’un remède. »

Il est reconnaissant d’avoir survécu au virus et sa participation à l’étude est une façon de montrer sa reconnaissance pour les soins qu’il a reçus en aidant d’autres personnes. « Je participe parce que je trouve important d’ajouter mes résultats aux données utilisées pour faire progresser la lutte contre ce virus contagieux et agressif qui a bouleversé toutes les sociétés du monde. »

Votre don aujourd’hui aidera à perfectionner les soins de demain pour des patients comme le Père Michalopulos lorsqu’ils ont besoin de L’Hôpital d’Ottawa.

D'autres histoires inspirant

Tenir le rythme : une pianiste peut continuer à jouer grâce à une technique de chirurgie à la fine pointe
Quand de douloureux ulcères aux jambes ont menacé la mobilité de Mina King et sa capacité de jouer du piano, des experts de L’Hôpital d’Ottawa ont joint leurs forces, alliant des techniques chirurgicales à la fine pointe et des soins empreints de compassion pour former une parfaite harmonie.
La COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa : un an de soins et de recherche sans relâche
La mobilisation de la communauté pour soutenir notre hôpital, une course contre la montre pour combattre un virus tenace et le récit de trois infirmières en charge de patients atteints de la COVID-19 durant une période sans précédent.
Un jeune homme livre le combat de sa vie contre un phéochromocytome, une tumeur rare
Il a fallu une équipe d’experts pour diagnostiquer chez Bryde Fresque un phéochromocytome, une tumeur rare qui a mis son avenir en péril.

L’Hôpital d’Ottawa se démarque grâce à la technologie novatrice d’impression 3D

Le laboratoire d’impression 3D de L’Hôpital d’Ottawa adopte une approche novatrice et conçoit de l’équipement de protection individuelle pour aider à protéger les collègues qui s’occupent des patients éprouvant de graves symptômes de la COVID19.

L’Hôpital d’Ottawa a été le premier hôpital canadien à intégrer un programme d’impression médicale 3D à ses activités d’enseignement et de planification avant une chirurgie. Depuis le lancement du programme, qui a été possible grâce à la générosité d’un donateur, L’Hôpital d’Ottawa est à l’avant-garde en matière d’innovations dans ce domaine. Des médecins ont réussi à utiliser l’impression 3D pour créer des plans anatomiques détaillés avant l’entrée en salle d’opération, ce qui a permis de réaliser des chirurgies moins invasives et d’améliorer les résultats tout en diminuant les coûts. Le Service d’imagerie médicale de l’Hôpital se retrouve ainsi propulsé au cœur des percées internationales en radiologie et révolutionne la pratique de la chirurgie. C’est ce genre d’idée avant-gardiste qui a permis à L’Hôpital d’Ottawa d’être prêt quand la pandémie de COVID-19 a frappé Ottawa, en mobilisant une technologie novatrice d’impression 3D à l’Hôpital, dans les entreprises locales et dans la collectivité afin de fabriquer rapidement de l’équipement de protection individuelle pour les travailleurs de première ligne.

Prêt à faire face à la pandémie

Dr. Adnan Sheikh
Le Dr Adnan Sheikh tenant la maquette d’une imprimante 3D

L’équipe du laboratoire d’impression 3D de L’Hôpital d’Ottawa a surveillé la propagation de la COVID19 en Chine et en Europe et a rapidement constaté que certaines parties du monde étaient aux prises avec une grave pénurie de masques. L’équipe du Dr Adnan Sheikh, directeur du laboratoire d’impression 3D, s’est alors mise à réfléchir à des façons créatives d’aider les collègues à mieux se préparer à la pandémie.

« J’ai communiqué avec le Dr David Neilipovitz, chef du Département des soins critiques, pour offrir mon aide. Nous avons ainsi identifié bien des secteurs où le laboratoire d’impression 3D serait bien placé pour aider s’il y avait des pénuries ici aussi », précise le Dr Sheikh.

Après cette conversation, son équipe a commencé à mettre au point plusieurs prototypes d’équipement de protection individuelle (ÉPI) pour aider à protéger les collègues qui seraient appelés à soigner les personnes éprouvant de graves symptômes de la COVID19.

« Nous avons pu créer des tentes à oxygène, des lunettes, des connecteurs et des visières de protection, notamment pendant une intubation, qui sont des pièces d’équipement importantes », poursuit le Dr Sheikh.

Nous n’aurions pas pu créer ces outils transformateurs il y a à peine cinq ans.

« C’est une technologie novatrice. Elle a vraiment évolué et révolutionne la façon d’exercer la médecine. » – Dr Adnan Sheikh

Mise à l’essai des prototypes

Après le lancement de la fabrication de ces pièces d’équipement, chaque pièce a dû être testée. Le Dr Neilipovitz a joué un rôle clé pour tester les concepts à l’avance, ce qui a permis à l’Hôpital d’innover en période particulièrement exigeante.

« L’équipe de l’impression 3D nous a permis de sortir des sentiers battus et de trouver rapidement des solutions pour aider les patients. » – Dr David Neilipovitz

En fait, l’équipe du Dr Neilipovitz a grandement aidé l’équipe de l’impression 3D à peaufiner et à tester les prototypes pour veiller à ce qu’ils soient à la hauteur des attentes – une étape cruciale du processus qui nécessite patience, expertise et ouverture d’esprit.

Un bon exemple est la visière d’intubation conçue avec l’aide de Leonard Lapensee, technicien en imagerie à l’Hôpital. L’équipe des Soins intensifs a testé le prototype et l’a modifié avant sa production à grande échelle. La visière est maintenant utilisée aux Soins intensifs, dans les salles d’opération et dans les services d’urgence.

Dr. David Neilipovitz trying on a prototype mask
Le Dr David Neilipovitz fait l’essai d’un prototype de masque.
face mask with 3D printed valve
Le résultat final comprend une valve bleue imprimée en 3D au haut du masque.

Le soutien de la collectivité permet à L’Hôpital d’Ottawa de relever la barre

Après avoir obtenu le « feu vert » pour l’impression 3D de l’équipement, l’Hôpital a lancé la fabrication de la plus grande quantité possible pour le laboratoire. L’effort de collaboration a même trouvé écho au-delà des murs du laboratoire et de l’hôpital.

« Nous avions des ressources limitées et savions que nous ne pourrions pas tout fabriquer et imprimer dans le laboratoire. Nous avons donc créé des prototypes et les avons mis en production dans différents emplacements de L’Hôpital d’Ottawa. Nous avons aussi accepté l’aide de bénévoles dans la collectivité. »

Nous avons notamment collaboré avec l’atelier Makerspace de l’Université d’Ottawa, dirigé par Hanan Anis, professeure en génie, pour mener le processus de conception et de prototypage. Ce n’était qu’une étape. Le soutien a continué de croître au sein de la collectivité pour nous aider à produire de l’ÉPI comme des visières et même des serre-têtes.

Il y a aussi eu l’Ottavien Marc Beal, qui s’est porté bénévole. « À cause de contraintes de ressources, nous avions besoin d’aide pour imprimer les serretêtes des visières. Marc et ses amis, qui ont des imprimantes 3D chez eux, nous ont offert leur aide et ont imprimé ces serretêtes pour nous », explique le Dr Sheikh.

Marc Beal working at home
Marc Beal manipulant son imprimante 3D à la maison

 

Dr. David Neilipovitz with an oxygen hood
Le Dr David Neilipovitz essayant une tente à oxygène

 

Une autre pièce d’équipement importante est le casque à oxygène, qui aide les patients ayant besoin d’un apport constant en oxygène. Le laboratoire 3D a aussi été en mesure d’en produire un prototype. « Nous l’avons testé jusqu’à ce que nous soyons convaincus qu’il aiderait les patients. Nous avons ensuite communiqué avec Darcy Cullum, d’Ottawa Mould Craft, qui a accepté de collaborer avec nous. »

Le soutien de la collectivité a permis à L’Hôpital d’Ottawa de veiller à ce que le personnel ait l’ÉPI nécessaire pour protéger à la fois les membres des équipes de soins et les patients au plus fort de la pandémie de la COVID19.

Mieux encore, précise le Dr Sheikh, tout s’est fait de façon organique. « Des collègues qui s’entraident dans une optique d’ouverture et d’intégration des contributions de chacun, en plus d’évaluer les créations et de les tester avant la production à grande échelle. Je me sens privilégié de vivre à Ottawa. Notre système de soutien communautaire est le meilleur au monde! »

La COVID19 a peut-être bouleversé le monde, mais c’est un donneur visionnaire qui, en 2016, a permis à L’Hôpital d’Ottawa de disposer de la technologie nécessaire pour être prêt au moment où nos patients ont le plus besoin de nous.

« Tout a changé à cause de la COVID19. L’impression 3D joue maintenant un rôle différent dans le monde médical. » Dr Adnan Sheikh

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

Donnez aujourd’hui pour veiller à ce que L’Hôpital d’Ottawa soit équipé de la technologie la plus évoluée au moment où les patients en ont le plus besoin.

D'autres histoires inspirant

La COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa : un an de soins et de recherche sans relâche
La mobilisation de la communauté pour soutenir notre hôpital, une course contre la montre pour combattre un virus tenace et le récit de trois infirmières en charge de patients atteints de la COVID-19 durant une période sans précédent.
De nouveaux projets prometteurs, grâce aux donateurs qui soutiennent le Fonds d’urgence COVID-19
Deux nouveaux projets de recherche ont pu être lancés avec le soutien de la collectivité, qui a donné plus de 2 millions de dollars pour financer la lutte contre la COVID-19.
Traumatisme et guérison après une explosion en Afghanistan
La mission de Bushra Saeed-Khan en Afghanistan a été écourtée après l’explosion d’un engin explosif improvisé, qui a failli mettre un terme à sa vie. L’Hôpital d’Ottawa était prêt pour l’aider à se rétablir.

Premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19

Nos chercheurs dirigent le premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer vulnérables pendant la pandémie de COVID 19.

La Dre Rebecca Auer, chirurgienne scientifique, dirige le premier essai clinique au monde dans l’espoir de protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19 et d’autres infections respiratoires en renforçant leur système immunitaire pendant le traitement. L’essai est financé en partie grâce aux généreux donateurs au Fonds d’urgence COVID 19.

« Un diagnostic de cancer est déjà effrayant dans les meilleures des circonstances, mais la pandémie rend la situation encore plus angoissante », explique la Dre Auer, chirurgienne oncologue et directrice de la Recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa et professeure agrégée à l’Université d’Ottawa. « Les patients atteints du cancer ont un système immunitaire affaibli, ce qui les rend susceptibles d’être gravement malades s’ils contractent la COVID 19. »

Une infection grave pourrait retarder un traitement contre le cancer ou même entraîner la mort.

Les patients qui reçoivent des traitements contre le cancer courent le plus de risques parce que ces traitements affaiblissent leur système immunitaire. Et cette population est assez nombreuse : plus de 90 000 personnes ont reçu des traitements de radiothérapie ou de chimiothérapie en Ontario en 2019.

Renforcer le système immunitaire pendant les traitements

L’équipe de la Dre Auer à L’Hôpital d’Ottawa a eu l’idée de vérifier si le renforcement du système immunitaire pendant des traitements contre le cancer pourrait aider à prévenir la COVID 19 et d’autres infections respiratoires. En collaboration avec des scientifiques de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, elle a donc exploré le potentiel d’un stimulateur appelé IMM 101. L’équipe a ensuite travaillé avec le Groupe canadien des essais sur le cancer de l’Université Queen’s pour concevoir un essai clinique et le lancer dans neuf centres de cancérologie au Canada.

Les chercheurs recruteront 1 500 patients qui reçoivent actuellement des traitements contre le cancer. Ceux-ci seront répartis de façon aléatoire, dans un groupe qui recevra soit les soins habituels, soit l’IMM 101 en plus des soins habituels. Le stimulateur, qui contient des bactéries inoffensives tuées par la chaleur, a été conçu pour lutter contre le cancer parce qu’il stimule le système immunitaire. Il a déjà été administré en toute sécurité à 300 patients atteints d’un cancer de stade avancé lors de précédents essais.

Instruire le système immunitaire inné

L’essai mise sur un aspect moins connu du système immunitaire, appelé l’immunité innée. Cette première ligne de défense du système immunitaire joue un rôle clé pour détecter la présence de virus.

Les cellules immunitaires innées reconnaissent des caractéristiques qui sont communes à de nombreux virus, ce qui leur permet d’attaquer des virus auxquels le corps n’a encore jamais été exposé. Le système immunitaire acquis, au contraire, reconnaît seulement les virus auxquels le corps a déjà été exposé sous la forme d’une infection préalable ou d’un vaccin.

Comme le traitement basé sur l’IMM 101 peut « instruire » le système immunitaire inné, l’équipe de chercheurs espère qu’il aidera à combattre la COVID 19 et d’autres virus responsables d’infections respiratoires.

La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue
La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue (Photo prise avant la pandémie de COVID-19)

 

« La COVID 19 ne cause aucun symptôme chez certaines personnes, mais provoque des complications très graves chez d’autres. Des données probantes laissent croire que cette différence repose sur la capacité du système immunitaire inné à réagir tôt et rapidement à la présence du virus. C’est pourquoi nous avons pensé à utiliser un stimulant du système immunitaire inné pour prévenir une infection à la COVID 19. »
– Dre Rebecca Auer

D’après les données disponibles sur d’autres stimulateurs du système immunitaire, il est probable que la stimulation soit temporaire. Les chercheurs espèrent toutefois qu’elle durera assez longtemps pour aider le patient à terminer ses traitements contre le cancer. Le système immunitaire retrouverait ensuite sa force normale et serait assez fort pour combattre des virus par lui-même..

Protection contre d’autres virus en plus de celui responsable de la COVID 19

L’avantage de l’approche de renforcement du système immunitaire réside dans le fait qu’elle peut aider les patients atteints du cancer à combattre toutes sortes de virus pendant qu’ils reçoivent des traitements contre le cancer qui les rendent vulnérables.

« Le traitement que nous utilisons forme le système immunitaire à accroître son efficacité à combattre la prochaine infection virale, précise la Dre Auer. Il ne cible pas seulement le virus de la COVID 19, mais tout virus qui cause une maladie respiratoire. »

Si les résultats de l’essai sont concluants, l’IMM 101 pourrait aussi comporter d’autres avantages pour les personnes atteintes d’une maladie chronique ou dont le système immunitaire est compromis et qui courent ainsi un risque accru de complications graves de la COVID 19. Il pourrait aussi aider à protéger les personnes atteintes du cancer contre d’autres infections respiratoires comme la grippe saisonnière.

Se préparer à d’autres pandémies

« En 20 ans, nous avons connu trois épidémies ou pandémies de coronavirus : le SRAS, le SRMO et la COVID 19. Nous en connaitrons probablement d’autres,» poursuit la Dre Auer.

« Tirer parti de l’immunité innée pourrait être l’une des meilleures armes pour combattre la COVID 19 et le principe pourrait être facilement adapté pour contrer d’autres pandémies. » – Dre Rebecca Auer

Faites un don aujourd’hui pour soutenir la recherche et les essais cliniques prometteurs comme celui-ci.

Les personnes qui reçoivent des traitements contre le cancer et qui souhaitent participer à l’essai doivent s’adresser à leur spécialiste.

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa a octroyé des fonds de démarrage à ce projet grâce au Fonds d’urgence COVID 19, qui est alimenté par de généreux donateurs dans la collectivité. Renseignez-vous sur les autres projets qui ont reçu un financement grâce au soutien de donateurs et qui aident à faire progresser la lutte contre la COVID 19.

L’essai a également bénéficié de fonds et de soutien en nature de la Société canadienne du cancer, de BioCanRx, de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, de l’Association médicale universitaire de L’Hôpital d’Ottawa, d’ATGen/NK Max Canada et d’Immodulon Therapeutics (fabricant de l’IMM 101).

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

D'autres histoires inspirant

Tenir le rythme : une pianiste peut continuer à jouer grâce à une technique de chirurgie à la fine pointe
Quand de douloureux ulcères aux jambes ont menacé la mobilité de Mina King et sa capacité de jouer du piano, des experts de L’Hôpital d’Ottawa ont joint leurs forces, alliant des techniques chirurgicales à la fine pointe et des soins empreints de compassion pour former une parfaite harmonie.
Une nouvelle méthode pour traiter les tumeurs au cerveau change la vie d’une jeune patiente
Après une décennie à faire des mini-crises épileptiques, Stefanie Scrivens a reçu un diagnostic d’oligodendrogliome de grade 2. Elle allait devenir l’une des premières personnes à bénéficier d’un nouveau traitement ayant pour but d’améliorer ses chances de survie – et ça fonctionne.
La COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa : un an de soins et de recherche sans relâche
La mobilisation de la communauté pour soutenir notre hôpital, une course contre la montre pour combattre un virus tenace et le récit de trois infirmières en charge de patients atteints de la COVID-19 durant une période sans précédent.

Projets de soins, d’innovation et de recherche en cours grâce à la 3e ronde de financement de la lutte contre la COVID 19

En seulement quelques semaines, 1,7 M$ a été recueilli pour soutenir la lutte de l’Hôpital contre la COVID 19. Cette incroyable vague de générosité nous a permis de financer le démarrage de 21 projets de soins, d’innovation et de recherche.

La récente ronde de financement du Fonds d’urgence COVID 19, entièrement financée grâce à la générosité de donateurs, a permis de financer le démarrage de nouveaux projets de recherche, d’innovation et de soins. Ces projets vitaux ont été choisis parmi plus de 160 suggestions soumises au Carrefour des idées pour la COVID 19.

L’Hôpital a créé ce carrefour pour inciter tout membre du personnel, peu importe sa formation ou son rôle, à soumettre des idées novatrices pour lutter contre la COVID 19. Des équipes d’experts ont ensuite déterminé si elles pouvaient avoir une incidence positive sur L’Hôpital d’Ottawa, les patients et la collectivité, avant d’évaluer leur faisabilité et les fonds disponibles.

Voici un aperçu des projets de soins, d’innovation et de recherche qui ont reçu des fonds de démarrage grâce au soutien des nombreux généreux donateurs au Fonds d’urgence COVID 19. Merci à tous ceux et celles qui ont fait un don.

L’oxygénothérapie hyperbare pour contrer la pneumonie causée par la COVID 19

Lorsque la COVID-19 envahit les poumons, il est possible d’avoir l’impression de ne pas avoir assez d’air, même en prenant des respirations profondes. Lorsque ce type de pneumonie s’installe, la seule solution est bien souvent de brancher le patient à un respirateur (ventilation artificielle) à l’aide d’un tube inséré dans la gorge (intubation) par voie orale. Malheureusement, seulement la moitié des personnes qui subissent cette intervention invasive de dernier recours survivent. Le Dr Sylvain Boet et ses collègues croient que l’oxygénothérapie hyperbare pourrait faire diminuer le besoin de recourir à cette intervention et augmenter le taux de survie chez ces patients. L’oxygénation hyperbare consiste à placer le patient dans une chambre ou une enceinte pressurisée qui lui permet de respirer de l’oxygène pur à 100 %. Ainsi, cela peut permettre aux tissus de recevoir de 10 à 20 fois plus d’oxygène et de renforcer le système immunitaire, ce qui aide le corps à combattre des infections. Des études limitées réalisées dans d’autres pays montrent que l’oxygénation hyperbare pourrait aider à traiter les patients atteints d’une pneumonie causée par la COVID-19, mais des recherches plus poussées sont nécessaires. Le DrBoet entreprendra avec son équipe une étude de l’oxygénation hyperbare pour des patients atteints d’une pneumonie causée par la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa et collaborera avec des collègues du monde entier à réaliser un essai clinique multicentrique.

Dr. Boet 
Dr Sylvain Boet

« L’oxygénothérapie hyperbare est sécuritaire et non invasive. Notre objectif est d’aider des patients atteints d’une pneumonie causée par la COVID 19 à éviter le branchement à un respirateur. »
– Dr Sylvain Boet, scientifique et anesthésiologiste, L’Hôpital d’Ottawa

Mise à jour :
Le Dr Boet a formé une équipe d’experts nationaux et internationaux en oxygénothérapie hyperbare, effectué une revue systématique et parlé de l’étude dans un média. L’équipe a obtenu l’approbation de Santé Canada et d’Essais cliniques Ontario, et a récemment présenté une demande de financement de plus de 1,2 million de dollars pour l’étude. Le Fonds d’urgence COVID-19 a fourni les fonds de démarrage du projet.

Protéger nos gens grâce à des prototypes novateurs

Il est essentiel de trouver des solutions novatrices pour assurer la sécurité du personnel pendant la pandémie. Nous devons les doter d’excellents outils pour les soutenir pendant la crise. Cette initiative utilisera les fonds de démarrage pour concevoir et tester des prototypes d’équipement de protection individuelle (ÉPI), de dispositifs et de fournitures prioritaires pour soutenir les soins aux patients et renforcer la sécurité du personnel.

Certains des projets financés dans le cadre de l’initiative consisteront à concevoir, à tester et à évaluer de l’équipement comme un casque muni d’un système de ventilation pour les patients en détresse respiratoire, des masques stérilisables produits par impression 3D et des lames de système Glidescope pour accélérer l’intubation, ainsi qu’à produire des masques N100 pour le personnel du bloc opératoire. D’autres consisteront à évaluer des dispositifs de blocage comme un caisson à pression négative pour accroître la sûreté d’interventions médicales produisant des aérosols (comme une intubation ou une succion) et à créer des vidéos éducatives sur la réalité virtuelle pour accroître la sécurité de la pratique en milieu clinique, notamment divers scénarios de traitement et la technique sécuritaire pour mettre et enlever de l’ÉPI.

Dr. Castellucci
Dre Lana Castellucci

 

Prévenir de dangereux caillots de sang chez les patients atteints de COVID-19

Les Drs Marc Carrier, Lana Castellucci et ses collègues participent à un essai clinique international visant à déterminer si une forte dose d’un anticoagulant peut prévenir l’apparition de caillots de sang dangereux chez les patients hospitalisés pour la COVID-19. Environ 60 % de ces patients auront des caillots de sang, qui peuvent entraîner la mort s’ils se déplacent jusqu’aux poumons. Les anticoagulants peuvent non seulement empêcher la formation de caillots, mais, selon certaines études, ils pourraient aussi entraver une infection à la COVID-19 en empêchant le virus de s’accrocher aux cellules humaines et de les envahir. L’administration d’une faible dose d’anticoagulant fait déjà partie des soins donnés aux patients hospitalisés pour la COVID-19. Les chercheurs vérifieront si une plus forte dose peut réduire les décès, les transferts aux Soins intensifs et le recours à la ventilation artificielle. L’équipe se penchera aussi sur l’effet du traitement sur les caillots de sang et les hémorragies graves. Cette étude pourrait immédiatement avoir une incidence sur les soins des patients atteints d’une infection grave à la COVID-19 à 13 endroits au Canada, aux États-Unis et en Europe.

« Nous savons que les patients atteints de la COVID-19 courent un risque plus élevé d’avoir des caillots de sang. C’est pourquoi nous cherchons des façons de les protéger. » – Dre Lana Castellucci, scientifique adjointe, L’Hôpital d’Ottawa

Mise à jour :
Grâce au financement du Fonds d’urgence COVID-19, l’équipe prend part à deux études visant l’évaluation de différents dosages d’anticoagulants chez des patients atteints de la COVID-19. Jusqu’à présent, 22 patients ont été recrutés pour l’essai ATTACC, et 1 pour l’essai RAPID COVID COAG, qui n’est que depuis peu ouvert au recrutement.

Paver la voie à une approche commune des stratégies de tests de dépistage dans la région

Pour accroître l’efficacité des tests de dépistage de la COVID 19, il faut approfondir la recherche pour mieux comprendre les diverses approches disponibles et dans quels contextes (p. ex. en milieu hospitalier ou en milieu communautaire) elles sont les plus efficaces.

À l’heure actuelle, de multiples groupes s’affairent à tester une variété d’approches des tests de dépistage dans la région. Grâce à ce projet, notre hôpital assumera un rôle de leadership et créera une équipe qui centralisera et orientera les stratégies de tests adoptées dans l’ensemble de la région.

Il est particulièrement important d’avoir une optique centralisée pour assurer la sécurité des travailleurs de la santé, des patients et du public pendant la reprise des interventions et des chirurgies.

L’équipe mettra aussi au point des algorithmes pour déterminer la probabilité de l’infection à la COVID 19 avant la réalisation d’un test et rationalisera l’utilisation d’applis novatrices pour la recherche de contacts.

Data Dashboard_COVID Cases
Un aperçu de certains renseignements pouvant être tirés d’un système de surveillance actif en temps réel.

Des mégadonnées pour découvrir des médicaments prometteurs contre la COVID-19

Le Dr Derek MacFadden et ses collègues veulent trouver des médicaments prometteurs pour traiter la COVID-19 en analysant des données au sujet de 3 000 patients ontariens qui ont reçu des traitements pour d’autres infections au coronavirus entre 2014 et 2018. Une fois qu’ils auront déterminé quels médicaments ont donné les meilleurs résultats, les chercheurs procéderont de la même manière pour vérifier quels médicaments ont été les plus efficaces pour traiter des patients atteints de la COVID-19. Les médicaments retenus pourraient faire l’objet d’études cliniques auprès de patients atteints de la COVID-19 ou à risque de l’être. Contrairement à la plupart des études menées en laboratoire dans le même but, celle-ci a l’avantage de montrer le fonctionnement des médicaments chez l’humain infecté par le virus et quelle dose est nécessaire pour assurer leur efficacité.

Dr. Derek MacFadden 
Dr Derek MacFadden

 

« En examinant quels médicaments ont été efficaces pour traiter des infections à de précédents coronavirus, nous pouvons prédire lesquels sont susceptibles d’être efficaces contre la COVID 19. » – Dr Derek MacFadden, scientifique, L’Hôpital d’Ottawa

Mise à jour :
Les chercheurs terminent leurs analyses, en passant en revue la grande quantité de données amassées. Lorsque ce sera fait, ils publieront leurs méthodes et leurs résultats. Ils espèrent que ceux-ci pourront orienter des recherches futures.

The Ottawa Hospital - Virtual Care

 

Optimiser la capacité en matière de soins virtuels

Pour limiter la propagation de la COVID 19 et de toute autre maladie largement répandue dans l’avenir tout en évitant de perturber les services de santé, il sera essentiel d’explorer des façons d’améliorer l’offre de soins virtuels. Grâce à ce projet, une équipe sera mise sur pied pour évaluer les initiatives de soins virtuels à L’Hôpital d’Ottawa.

Le projet permettra d’explorer des sujets comme les soins virtuels après une chirurgie, les soins virtuels aux personnes atteintes d’une maladie chronique ou d’une incapacité, l’adaptation des milieux de soins ambulatoires aux rendez-vous par voie virtuelle et les options virtuelles possibles pour soutenir nos partenaires communautaires du secteur de la santé.

Il sera important de réaliser une évaluation approfondie, notamment des défis et des obstacles potentiels de la perspective des patients et des professionnels de la santé, pour déterminer la faisabilité et la viabilité de programmes de soins virtuels.

Miser sur les données et l’analyse pour améliorer les soins aux patients

Depuis le début de la pandémie, il y a eu une demande importante de données sur la COVID 19 pour soutenir une variété de travaux à l’Hôpital, y compris des projets de recherche, des activités d’amélioration de la qualité et des soins cliniques. Ce projet permettra de créer un minientrepôt de données qui inclura les données versées dans Epic, le système d’information sur la santé de l’Hôpital. Le minientrepôt reliera les données à l’échelon du patient au statut d’infection à la COVID 19, aux renseignements démographiques, aux antécédents médicaux, aux résultats d’analyses de laboratoire et d’examens d’imagerie médicale et aux ordonnances.

Ce projet permettra d’utiliser des données pour examiner une variété de sujets allant de l’évaluation de protocoles de traitement aux Soins intensifs à la probabilité d’infection à la COVID 19 de certaines populations. Il améliorera aussi en définitive la capacité de l’Hôpital d’offrir des soins de grande qualité et de faire progresser la recherche sur la COVID 19.

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

Il reste toujours fort à faire! Donnez aujourd’hui au Fonds d’urgence COVID 19 pour soutenir nos chercheurs, innovateurs et professionnels de la santé qui luttent contre ce virus chaque jour.

D'autres histoires inspirant

Tenir le rythme : une pianiste peut continuer à jouer grâce à une technique de chirurgie à la fine pointe
Quand de douloureux ulcères aux jambes ont menacé la mobilité de Mina King et sa capacité de jouer du piano, des experts de L’Hôpital d’Ottawa ont joint leurs forces, alliant des techniques chirurgicales à la fine pointe et des soins empreints de compassion pour former une parfaite harmonie.
La COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa : un an de soins et de recherche sans relâche
La mobilisation de la communauté pour soutenir notre hôpital, une course contre la montre pour combattre un virus tenace et le récit de trois infirmières en charge de patients atteints de la COVID-19 durant une période sans précédent.
Un jeune homme livre le combat de sa vie contre un phéochromocytome, une tumeur rare
Il a fallu une équipe d’experts pour diagnostiquer chez Bryde Fresque un phéochromocytome, une tumeur rare qui a mis son avenir en péril.

Grâce aux dons de la collectivité, 575 000 $ ont déjà été accordés à des projets de recherche prometteurs sur la COVID-19.

À mesure que les dons sont amassés, ils financeront davantage de projets de recherche, d’innovation et de soins aux patients en lien avec la COVID-19. Découvrez les quatre récents projets prometteurs rendus possibles grâce à la générosité des donateurs. Consultez régulièrement la page pour découvrir les nouveaux projets qui sont financés.

À mesure que nos chercheurs font progresser plus rapidement que jamais de nouveaux projets de recherche sur la COVID-19, les dons versés au Fonds d’urgence COVID-19 continuent de financer le démarrage de ces projets vitaux. Consultez ci-dessous certains des nouveaux projets prometteurs approuvés dans la deuxième série de financement. Ces projets n’auraient pas été possibles sans l’appui de nos généreux donateurs – merci!

John Bell, Ph.D

 

Dr. Caroline Ilkow
Caroline Ilkow, Ph.D

 

Miser sur des virus oncolytiques pour concevoir un vaccin contre la COVID-19

Carolina Ilkow, Ph.D., John Bell, Ph.D. et leurs collègues mettent à profit leur expertise en fabrication de virus oncolytiques (qui s’attaquent au cancer) pour concevoir un vaccin contre la COVID 19 en partenariat avec des scientifiques et des cliniciens du Canada et d’ailleurs dans le monde. Ils ont notamment découvert que les meilleurs virus oncolytiques stimulent aussi le système immunitaire du corps, plus particulièrement en montrant aux cellules immunitaires à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses.

Ils ont conçu certains virus qui sont très efficaces pour renforcer le système immunitaire et leur innocuité a déjà été éprouvée chez l’humain. L’idée est maintenant de modifier ces virus pour y introduire des gènes clés du nouveau coronavirus et ainsi créer plusieurs vaccins potentiels qui pourraient enseigner au corps humain à déclencher une réponse immunitaire contre la COVID-19.

Ce vaccin vivant serait particulièrement important pour les travailleurs de la santé et les personnes vulnérables, y compris celles atteintes du cancer. Dès que le vaccin sera mis au point, il sera possible d’en produire de grandes quantités au Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa.

« Il est avéré que les personnes atteintes d’un cancer sont plus susceptibles de tomber gravement malades lorsqu’elles contractent la COVID-19. Nous pensons donc que la conception d’un vaccin est le meilleur moyen de les aider à l’heure actuelle. La meilleure chose que je peux faire pour les patients atteints du cancer est de trouver un remède contre la COVID-19. »
– John Bell, Ph.D

Mise à jour :
L’équipe de recherche a mis au point des vaccins candidats, et les essais en laboratoire se déroulent rondement. Grâce au financement, l’équipe pourra commencer les essais cliniques sur les humains en 2021.

Créer un nouveau modèle murin pour étudier la COVID-19

Les Drs Manoj Lalu, Duncan Stewart ainsi que leurs collègues s’efforcent de créer un modèle murin de la COVID-19 qui reproduit la maladie pulmonaire grave attribuable à la COVID-19 chez l’humain. Le manque de modèles animaux bien conçus et accessibles de cette maladie limite énormément la recherche partout dans le monde. Le nouveau coronavirus n’infecte pas très bien les souris de laboratoire et il est dangereux à manipuler parce qu’il est très contagieux pour l’humain.

Les Drs Lalu et Stewart collaborent avec les scientifiques Carolina Ilkow et John Bell, qui s’emploient à créer un nouveau virus hybride qui serait composé d’une protéine clé du nouveau coronavirus (la pointe appelée protéine de spicule) insérée dans le virus de la stomatite vésiculeuse, qui est bien connu et sécuritaire.

L’équipe mettra ce virus hybride à l’essai chez des souris génétiquement modifiées pour être plus susceptibles de contracter la COVID-19 afin de reproduire la maladie pulmonaire grave chez l’humain. Pour s’assurer que le modèle est exact, ils utiliseront des techniques de pointe afin de comparer les résultats de souris à ceux de patients, principalement les effets sur les poumons, le sang et les vaisseaux sanguins. Ils utiliseront ensuite ce modèle pour tester de nouveaux traitements, y compris des cellules stromales mésenchymateuses.

Dr Manoj Lalu

 

Dr Duncan Stewart

 

Mise à jour :
Le laboratoire de Mme Ilkow a produit un nouveau virus hybride (VSV-Cov2-S) très concentré de grande qualité qui sera mis à l’essai chez le modèle murin de l’équipe de chercheurs. Les experts ont travaillé avec le Comité de protection des animaux de l’Université d’Ottawa et obtenu l’approbation du comité d’éthique. L’équipe a commencé à inoculer le virus aux souris transgéniques pour le récepteur de l’ECA2 en décembre, en contrôlant la durée d’exposition et la dose, et à évaluer les lésions résultantes aux poumons.

Dr. Shirley Mei

Étudier la réponse immunitaire de patients atteints de la COVID-19 à l’Unité de soins intensifs

Pourquoi la COVID-19 cause-t-elle des symptômes graves et la mort chez certains patients et seulement de légers symptômes chez d’autres? Une partie de la réponse pourrait se trouver dans la façon dont le système immunitaire réagit (et parfois surréagit) au nouveau coronavirus. Pour répondre à la question, la scientifique Shirley Mei et ses collègues chercheurs en soins intensifs étudieront les patients gravement malades à cause de la COVID-19 à l’aide de la technologie d’analyse protéomique unicellulaire la plus perfectionnée au monde.

Cette technique, appelée CyTOF, permettra aux chercheurs d’étudier jusqu’à 60 facteurs biologiques différents en même temps dans une seule cellule. Ils créeront une carte multidimensionnelle de la réaction immunitaire à la COVID-19 qui montre son évolution au fil des jours et lorsqu’elle devient parfois incontrôlable. Tous les cliniciens et les chercheurs du monde pourront accéder aux données pour améliorer le traitement de la COVID-19 et sauver des vies.

Mise à jour :
Après avoir donné leur consentement, les patients recrutés pour l’étude donneront des échantillons de sang pendant 15 jours. Les chercheurs, qui ont obtenu l’approbation du comité d’éthique de la recherche, travaillent actuellement à recruter des patients pour les quatre volets de l’étude : patients septiques aux soins intensifs (cohorte témoin), patients atteints de la COVID-19 dans une autre unité (cohorte légèrement malade), patients gravement atteints de la COVID-19 aux soins intensifs (cohorte fortement malade) et volontaires en bonne santé (cohorte saine). À ce jour, 34 patients ont été recrutés, et 147 échantillons sanguins ont été prélevés. Les expériences pilotes visant à valider les paramètres du profilage immunitaire personnalisé pour la cytométrie de masse (CyTOF) sont terminées. En suivant cette approche, les chercheurs pourront étudier la progression de la maladie à l’aide de la technologie d’analyse protéomique unicellulaire la plus perfectionnée au monde.

Reprendre tous les soins réguliers aux patients malgré les risques associés à la COVID-19 : une question d’équilibre

La scientifique Kednapa Thavorn et ses collègues utiliseront les données administratives sur la santé en Ontario fournies par l’IC/ES pour modéliser les risques inhérents à divers scénarios de reprise des procédures cliniques habituelles dans les hôpitaux. Les hôpitaux ontariens ont reporté bien des procédures cliniques afin de préserver les ressources pour les patients atteints de la COVID-19, mais ces procédures ne peuvent pas être reportées indéfiniment sans qu’il y ait de conséquences graves sur l’état de santé de la population.

Dre Kednapa Thavorn

 

Comme des hôpitaux envisagent de reprendre certains services courants, il faudra user de prudence pour trouver un équilibre entre les risques que pose la COVID-19 et ceux associés aux autres maladies et problèmes évitables.

Le modèle estimera le nombre de décès, les coûts des soins de santé et d’autres facteurs de divers scénarios pour aider les administrateurs d’hôpitaux et les décideurs à prendre des décisions fondées sur des données probantes. Le modèle pourrait être adaptable à différentes régions et à différents scénarios possibles, y compris une seconde vague.

Mise à jour :
Les chercheurs ont élaboré le protocole détaillé de l’étude et la structure d’un modèle d’optimisation des ressources. Ils ont demandé les données hospitalières nécessaires à leur modèle et s’attendent à les recevoir en janvier.

Drs. Sara J. Abdallah and Juthaporn Cowan
La scientifique Sara J. Abdallah, la Dre Juthaporn Cowan

Aider les survivants de la COVID-19 à rester en santé

La scientifique Sara J. Abdallah, la Dre Juthaporn Cowan et leurs collègues étudieront les effets à long terme de la COVID-19 chez des survivants trois, six et douze mois après l’infection initiale. Bien que les chercheurs commencent à comprendre ce qui se produit dans le corps pendant l’évolution de symptômes graves de la COVID-19, ils en savent beaucoup moins sur les effets à long terme chez les survivants. D’après les données probantes sur d’autres infections virales, les effets à long terme pourraient être graves dans les poumons, le cœur et les muscles, ainsi que pour la santé mentale. Ils incluront des cas d’infection légère, modérée et grave dans l’étude. Les chercheurs quantifieront aussi l’utilisation des ressources de santé par les survivants. Les résultats aideront à améliorer les soins offerts aux survivants de la COVID-19 et à optimiser l’utilisation des ressources de santé.

Mise à jour :
Avec le soutien du Fonds d’urgence COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa, l’équipe de recherche a entrepris d’étudier les répercussions à moyen et à long terme de la COVID-19 sur la santé globale. En date du 31 octobre 2020, elle avait fait passer un test cardiorespiratoire complet à 64 participants recrutés, et accompli des progrès importants dans la compréhension des effets résiduels de la maladie sur les fonctions cardiaques et pulmonaires. En évaluant à nouveau les patients six et douze mois après leur infection par le virus, l’équipe espère trouver de quoi éclairer les futures stratégies de prise en charge de l’essoufflement après la COVID-19.

Premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19

La Dre Rebecca Auer, chirurgienne scientifique, dirige le premier essai clinique au monde dans l’espoir de protéger les patients atteints du cancer contre la COVID-19 et d’autres infections respiratoires en renforçant leur système immunitaire pendant le traitement.

En collaboration avec des scientifiques de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, des chercheurs étudieront un stimulateur immunitaire appelé IMM-101. Le Groupe canadien des essais sur le cancer à l’Université Queen’s concevra et pilotera l’essai dans neuf centres de cancérologie du Canada et recrutera 1 500 patients qui reçoivent actuellement des traitements contre le cancer.

L’essai mise sur un aspect moins connu du système immunitaire, appelé l’immunité innée. Cette première ligne de défense du système immunitaire joue un rôle clé pour détecter la présence de virus. L’équipe de recherche espère que le traitement d’IMM 101 entraînera le système immunitaire à combattre le nouveau coronavirus ainsi que d’autres virus responsables d’infections respiratoires.

Cette stimulation immunitaire pourrait aider les patients atteints du cancer à combattre toutes sortes de virus pendant leurs traitements contre le cancer, alors qu’ils sont plus vulnérables.

Approuvé par Santé Canada, l’essai se déroulera tout l’été jusqu’en automne. Les chercheurs s’attendent à obtenir des résultats préliminaires dans environ neuf mois.

Dr. Rebecca Auer speaks with a colleague
La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue (Photo prise avant la pandémie de COVID-19)

 

Mise à jour :
L’essai clinique a été lancé en septembre, et le recrutement a commencé à Ottawa. Les chercheurs comptent recruter 1 500 patients dans tout le Canada, dont environ 200 à Ottawa. Les patients ottaviens participeront à l’étude translationnelle financée en partie par le Fonds d’urgence COVID-19.

« Il y a de nombreux vaccins prometteurs contre la COVID-19 qui sont en cours d’essai, mais ils ne seront pas offerts avant au moins un an. Les patients atteints du cancer ont besoin d’une protection immédiate »
– Dre Rebecca Auer

Appui de prochains projets

La recherche sur la COVID-19 réalisée à L’Hôpital d’Ottawa pourrait transformer notre compréhension de ce virus et ainsi permettre de trouver de nouveaux moyens de prévenir et de traiter la maladie et de sauver des vies. Cette recherche vitale est possible grâce à l’appui de la collectivité. Songez à faire un don dès aujourd’hui au Fonds d’urgence COVID-19.

Pour en savoir plus sur nos projets de recherche sur la COVID-19 et les nombreux collaborateurs qui les mettent en œuvre, consultez le site Web de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa.

Consultez régulièrement la page pour des mises à jour sur la façon dont vos dons sont rapidement utilisés et changent la donne dans la lutte contre la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa. Pour recevoir des mises à jour régulières directement dans votre boîte de réception, abonnez-vous à notre bulletin, Liens Vitaux.

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux universitaires d’enseignement et de recherche et est le fier partenaire de l’Université d’Ottawa.

Faites un don aujourd’hui au Fonds d’intervention d’urgence contre la COVID 19 pour aider les patients et le personnel directement touchés par la crise.

D'autres histoires inspirant

Tenir le rythme : une pianiste peut continuer à jouer grâce à une technique de chirurgie à la fine pointe
Quand de douloureux ulcères aux jambes ont menacé la mobilité de Mina King et sa capacité de jouer du piano, des experts de L’Hôpital d’Ottawa ont joint leurs forces, alliant des techniques chirurgicales à la fine pointe et des soins empreints de compassion pour former une parfaite harmonie.
La COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa : un an de soins et de recherche sans relâche
La mobilisation de la communauté pour soutenir notre hôpital, une course contre la montre pour combattre un virus tenace et le récit de trois infirmières en charge de patients atteints de la COVID-19 durant une période sans précédent.
Un jeune homme livre le combat de sa vie contre un phéochromocytome, une tumeur rare
Il a fallu une équipe d’experts pour diagnostiquer chez Bryde Fresque un phéochromocytome, une tumeur rare qui a mis son avenir en péril.