Un rétablissement étonnant près une chirurgie mini-invasive du cerveau

Après avoir reçu un diagnostic de tumeur cérébrale à l’hypophyse et s’être fait dire que l’opération était trop risquée, John Fairchild a été confronté à la possibilité de devenir aveugle ou de mourir. Une chirurgie mini-invasive du cerveau à L’Hôpital d’Ottawa lui a rendu la vue et son avenir.

La parcours de John vers la chirurgie du cerveau

Après avoir eu des problèmes de vue, de graves maux de tête et des accidents ischémiques transitoires (AIT) – des mini-AVC, John Fairchild a reçu un diagnostic de tumeur à l’hypophyse. Comme chaque AIT est potentiellement mortel ou peut causer une paralysie et que l’opération était très risquée, John a commencé à faire des plans détaillés pour aider sa femme à continuer sans lui.

Cela a duré jusqu’en septembre 2015, lorsqu’une chirurgie mini-invasive du cerveau à L’Hôpital d’Ottawa lui a sauvé la vie.

En 2011, un médecin d’Edmonton avait dit à John qu’il avait une tumeur à l’hypophyse et que l’opération pour la retirer était trop risquée. Ce médecin il lui avait recommandé d’attendre quelques années jusqu’à ce que la procédure se soit améliorée.

Cinq ans plus tard, John et sa femme Suzanne avaient déménagé à Ottawa, et John avait régulièrement des AIT. Pendant ces épisodes, sa vision était diminuée au point qu’il ne voyait que par un petit trou, et il avait des troubles de mémoire et d’élocution. On a renvoyé cet homme de 71 ans consulter le Dr Fahad Alkherayf, neurochirurgien à L’Hôpital d’Ottawa. Celui-ci lui a recommandé de subir la nouvelle chirurgie mini-invasive du cerveau. Grâce à cette technique, sa tumeur, qui était bénigne, serait retirée par ses narines plutôt que de la manière traditionnelle plus radicale et plus risquée, qui nécessitait l’ouverture de son crâne.

Les avantages de la chirurgie mini-invasive du cerveau

« C’est un nouveau domaine en neurochirurgie » dit le Dr Alkherayf, qui a fait progresser les techniques de chirurgie mini-invasive du cerveau durant les dernières années. « Il n’y a pas d’incisions dans le crâne ni de coupure de la peau. Tout est fait par le nez. »

Cette intervention est plus sécuritaire et dure considérablement moins longtemps. Cela signifie que les patients passent non seulement moins de temps dans la salle d’opération, mais aussi qu’ils rentrent chez eux plus rapidement. Ils connaissent moins de complications et un meilleur rétablissement.

John Fairchild at home following his minimally invasive brain surgery at The Ottawa Hospital.
John Fairchild après sa chirurgie

 

Retour de la vue et de l’espoir

« Je croyais qu’il y avait un risque de devenir aveugle ou de mourir après l’opération, parce que c’était tellement nouveau, raconte John. J’ai passé les deux mois qui l’ont précédée à m’entraîner à être aveugle. J’ai appris à ma femme comment utiliser la souffleuse et s’occuper des finances.

« Quand j’ai ouvert les yeux dans la salle de réveil, je pouvais voir une horloge sur le mur et lire l’heure! Je n’étais pas aveugle! » – John Fairchild

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en Amérique du Nord pour cette procédure.

« On nous a demandé des consultations à l’échelle internationale, dit le Dr Fahad Alkherayf. C’est une technique très intéressante qui a certainement amélioré les soins aux patients durant les interventions de cette nature. »

Un avenir prometteur

Dans l’année qui a suivi l’opération, John a repris sa vie active.

« Grâce à l’équipe chirurgicale virtuose de L’Hôpital d’Ottawa, je connais de nouveau une bonne santé vitale – curling, ski, golf – avec une excellente vision et sans maux de tête. Je suis extrêmement reconnaissant pour les soins que j’ai reçus à l’Hôpital et les merveilleux soins de suivi. »

« Je me sens tellement bien maintenant que vous ne croiriez jamais que j’ai eu quelque chose qui n’allait pas. Je suis très fier de l’hôpital et de l’équipe médicale. Vous m’avez sauvé la vie. » – John Fairchild

Votre généreux don aidera l’Hôpital d’Ottawa à fournir d’excellents soins à d’autres patients comme John.

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Une double vie – Vivre avec une maladie rénale

June Jones a une double vie. Le jour, elle est occupée à faire des biscuits avec ses deux petites-filles, à travailler dans son jardin et à profiter de la vie. La nuit, elle dort branchée à un dialyseur. June a besoin d’un nouveau rein.

June Jones a une double vie. Le jour, elle est occupée à faire des biscuits avec ses deux petites-filles, à travailler dans son jardin et à profiter de la vie. La nuit, elle dort branchée à un dialyseur. June a besoin d’un nouveau rein.

June making cookies after Christmas with her granddaughter Leah.
June fait des biscuits après Noël avec sa petite-fille Leah.

La femme de 58 ans vit avec une maladie rénale depuis 30 ans, soit plus de la moitié de sa vie.

En avril 1989, peu après la naissance de son deuxième enfant, June se sentait épuisée. Son médecin était inquiet du fait qu’il y avait trop de sang dans son urine et l’a envoyée voir un néphrologue. Ce dernier lui a diagnostiqué la maladie de Berger, une maladie auto-immune atteignant les reins.

June a commencé à prendre divers médicaments après avoir reçu son diagnostic, mais en moins de neuf ans, la maladie avait progressé et ses reins avaient complètement cessé de fonctionner. Elle a commencé la dialyse en 1998.

« Il n’existe aucun remède contre les maladies rénales, dit-elle. Une fois que vos reins ne fonctionnent plus, vous devez avoir une dialyse ou une transplantation. Votre vie n’est plus tout à fait normale. »

Ce que font les reins

Les reins ont pour fonction de débarrasser le sang des déchets et de l’eau excédentaire pour produire de l’urine. Lorsque les reins cessent de fonctionner et de purifier le sang, les toxines s’accumulent dans l’organisme, ce qui peut être fatal. La dialyse est une méthode artificielle pour nettoyer le sang. Elle permet de garder une personne en vie, mais n’est pas un remède.

Il existe deux formes différentes de dialyse. L’hémodialyse débarrasse le sang des déchets et de l’eau excédentaire en le faisant passer et filtrer dans un appareil. C’est la forme la plus courante de dialyse qui est souvent offerte aux patients à l’hôpital. La dialyse péritonéale fait circuler un liquide à travers la paroi de l’abdomen, ou péritoine, et les déchets contenus dans le sang se mélangent à ce liquide.

Il y a environ 1 000 patients sous dialyse dans la région d’Ottawa et un peu plus de 200 patients sont sous dialyse péritonéale. Le Dr Brendan McCormick, directeur médical du programme de dialyse à domicile, a déclaré que certains patients sont sous dialyse péritonéale depuis plus de 10 ans, mais qu’ils suivent généralement ce traitement pendant environ trois ans. Les patients cessent la dialyse péritonéale dès qu’ils reçoivent une transplantation rénale. Cependant, certains d’entre eux doivent se tourner vers l’hémodialyse en raison de complications causées par le traitement.

Le programme de dialyse à domicile de L’Hôpital d’Ottawa a le plus haut taux de transplantation du rein de la province. Pour certains patients, la dialyse péritonéale sert de transition vers la transplantation rénale.

Besoin d’une dialyse qui sauve la vie

Selon un rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé, publié en décembre 2018, seulement 16 % des Canadiens en traitement de dialyse survivent plus de 10 ans. Cependant, jusqu’à 74 % des Canadiens ayant subi une transplantation rénale ont encore un rein fonctionnel après 10 ans.

June était sous dialyse seulement depuis six mois lorsqu’on l’a informée qu’un donneur compatible avait été trouvé. Le 28 novembre 1998, elle a reçu le rein d’une personne décédée.

« Cela a duré 15 ans, à quatre mois près, dit June. Puis, la maladie a réapparu. Je suis de nouveau sous dialyse depuis six ans. »

Dans la région d’Ottawa, 52 personnes ont subi une transplantation rénale cette année. Malheureusement, il y a toujours 165 personnes sur une liste d’attente.

« De nombreuses transplantations sont nécessaires pour que les gens cessent la dialyse et vivent plus longtemps tout en ayant une meilleure qualité de vie », déclare la Dre Ann Bugeja, néphrologue et directrice du Programme de don d’organes de personnes vivantes. « Nous savons que le meilleur traitement de l’insuffisance rénale terminale est le don de rein de personnes vivantes, car le rein dure plus longtemps que celui d’une personne décédée. »

Lorsque la transplantation rénale de June a échoué il y a six ans et demi, elle a dû retourner en hémodialyse. Elle a changé pour la dialyse péritonéale en juillet 2013. Elle a de nouveau un dialyseur à la maison, mais cette fois-ci, elle est sous dialyse neuf heures chaque nuit. Cela permet de nettoyer son sang pendant son sommeil.

La routine de nuit de June est difficile et ne constitue pas une solution permanente. La membrane autour de son estomac a commencé à durcir, ce qui signifie que les liquides ne peuvent circuler aussi aisément et que par conséquent, June devra commencer l’hémodialyse. La technologie n’a pas changé depuis qu’elle subissait ces traitements il y a 20 ans, et elle se souvient trop bien des violents maux de tête et de la douleur qui les accompagnaient.

 

Changer les choses pour les générations futures

The Joneses at the unveiling of the plaque outside the Jones Family Foundation Kidney Research Laboratory in honour of their million dollar donation to Kidney Research.
Les Jones au dévoilement de la plaque à l’extérieur du Laboratoire de recherche sur les maladies du rein de la Fondation de la famille Jones en l’honneur de leur don d’un million de dollars pour la recherche sur les maladies du rein.

June a besoin d’un nouveau rein et son nom figure sur une liste d’attente pancanadienne.

« Le don de rein peut changer la vie de quelqu’un », dit la Dre Bugeja.

June vit chaque jour avec l’espoir d’une deuxième transplantation.

Son mari Russ et elle savent d’expérience à quel point la recherche est importante pour améliorer la situation des personnes atteintes d’une maladie rénale. Ils ont entendu dire que les chercheurs à L’Hôpital d’Ottawa faisaient des avancées remarquables pour trouver des solutions aux maladies du rein, y compris détecter rapidement celles-ci et explorer le potentiel des cellules souches pour traiter les reins endommagés.

Ils ont décidé que la recherche était la seule façon de changer les choses pour les générations futures de patients et ils ont fait un don d’un million de dollars pour soutenir la recherche sur les maladies du rein au Centre de recherche sur les maladies du rein de L’Hôpital d’Ottawa.

Leur soutien permettra à l’équipe de recherche du Centre de recherche sur les maladies du rein de poursuivre l’avancement du savoir et d’améliorer les soins aux patients atteints de maladies rénales grâce à des études et à des recherches de renommée mondiale.

Les enfants de June sont maintenant adultes et mariés, chacun parent d’une adorable petite fille. Leah, deux ans, et Bailey, 18 mois, font la fierté et la joie de June.

Le 8 janvier 2019, toute la famille était au Centre de recherche sur les maladies du rein de L’Hôpital d’Ottawa pour dévoiler une plaque à l’extérieur du Laboratoire de recherche sur les maladies du rein de la Fondation de la famille Jones. Cette plaque souligne l’incroyable soutien de la famille envers la recherche sur les maladies du rein.

« J’espère que les progrès de la recherche me permettront de vivre assez longtemps pour assister aux événements mémorables de mes petits-enfants. » – June Jones

J’espère être présente à leurs remises de diplôme d’études secondaires et universitaires, à leur mariage et lorsqu’ils auront des enfants. J’espère aussi que des avancées remarquables permettront à leur génération de trouver un remède. »

Votre soutien à la recherche contribue à faire passer les découvertes du laboratoire aux essais cliniques et au traitement pour les patients.

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Témoignages d’espoir

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa a organisé le premier Petit déjeuner du président il y a 17 ans. Trois cents dirigeants des milieux corporatifs et communautaires s’étaient alors réunis pour écouter le président-directeur général de l’Hôpital, le Dr Jack Kitts, parler de sa vision. Trois patients avaient alors présenté comment L’Hôpital d’Ottawa leur avait sauvé la vie. Leurs témoignages poignants avaient suscité l’espoir, la compassion et le soutien des invités.

The Ottawa Hospital, The Ottawa Hospital Foundation

 

Cette activité annuelle a jusqu’à présent permis d’amasser plus de 11 M$ pour soutenir L’Hôpital d’Ottawa. Du financement de la recherche à la création du Centre de cancérologie et à l’achat d’équipement de pointe, ces fonds aident véritablement à améliorer les soins aux patients.

Le 12 septembre dernier, 561 invités ont été tout aussi inspirés par les témoignages que les premiers invités le furent il y a 17 ans. Ils ont donné la somme incroyable de 807 000 $ pour soutenir les soins aux patients et la recherche. Quatre personnes ont expliqué comment elles ont eu la vie sauve grâce à l’expertise et aux soins de calibre mondial offerts à L’Hôpital d’Ottawa. Voici
leurs témoignages.

Jeanette Chang was inspired to become a nurse

Jeanette Cheng

Il y a 12 ans, Jeannette Cheng est allée avec des amis faire du rafting en eaux vives. Chemin faisant, ils ont eu un accident de la route. La plus gravement touchée, Jeannette a été aéroportée au centre régional de traumatologie. Elle a eu de multiples chirurgies pour réparer des fractures et des organes. Elle est restée quatre mois à l’Hôpital et au centre de réadaptation pour se rétablir. Touchée par les soins empreints de compassion qu’elle a reçus, Jeannette a décidé de devenir infirmière. Elle travaille aujourd’hui à la Division de chirurgie de L’Hôpital d’Ottawa.

Spencer and Ellen Ottens

Spencer Ottens

Les quatre garçons d’Ellen Ottens ont connu leur lot de bosses, d’ecchymoses et de fractures. Mais lorsqu’Ellen a amené son fils Spencer voir le médecin parce qu’il avait une bosse étrange dans le nez, elle n’était pas préparée à recevoir un diagnostic de tumeur à la tête. Le Dr Fahad Al Kharayf, neurochirurgien, et le Dr Shaun Kilty, spécialiste des oreilles, du nez et de la gorge, ont réalisé une mini-chirurgie de huit heures pour retirer la tumeur en passant par le nez du garçon. Spencer fait aujourd’hui de nouveau du sport avec ses amis du secondaire.

John Chafe

John Chafe

John Chafe voulait travailler dans le secteur financier, mais son plan a été contrecarré par une forme agressive de sclérose en plaques. Un jour, John a entendu le Dr Mark Freedman, neurologue, parler à une émission de radio d’une étude avant-gardiste qu’il menait avec le Dr Harold Atkins, hématologue et scientifique, pour déterminer si une greffe de cellules souches pouvait arrêter la progression d’une forme agressive de sclérose en plaques. John est ainsi devenu la deuxième personne à participer à ce premier essai clinique au monde, qui a permis d’éliminer presque toute nouvelle activité de sa maladie. Cet hiver, John a même pu faire du ski avec sa femme et sa fille de huit ans.

Adrien Malloy

Adrian Molloy

Après que la lame de sa scie électrique lui ait partiellement mutilé le bras, Adrian Molloy a été transporté à L’Hôpital d’Ottawa. Il a été l’un des premiers à bénéficier d’une nouvelle initiative qui porte à 60 minutes le délai dont dispose une ambulance pour se rendre directement au Centre de traumatologie du Campus Civic sans s’arrêter plutôt à l’hôpital communautaire le plus proche. L’équipe du Centre de traumatologie a travaillé rapidement pour sauver le bras d’Adrian. Celui-ci a retrouvé le plein usage de son bras et travaille aujourd’hui de nouveau sur des chantiers de construction.

The Ottawa Hospital, The Ottawa Hospital Foundation

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Centre de santé du sein Rose Ages

L’ouverture du Centre de santé du sein Rose Ages en septembre a marqué le couronnement d’une ambitieuse campagne de financement de 14 M$. Grâce à l’exceptionnelle générosité de notre collectivité, le nouveau centre est doté d’une impressionnante gamme de technologies évoluées qui nous permettent de faire des diagnostics et des traitements de façon moins invasive et plus précise qu’auparavant.

Son environnement invitant à aire ouverte laisse entrer la lumière du jour, ce qui contribuera au bien-être des patients et de leurs proches. Les salles d’attente des patients en chemise d’hôpital sont privées pour leur accorder de l’intimité. Ce nouveau centre agrandi au Campus Général nous aidera à offrir les meilleurs soins et traitements aux milliers de patients de notre région qui en ont le plus besoin. Le tout, grâce à vous.

The Ottawa Hospital, The Ottawa Hospital Foundation
Centre de santé du sein Rose Ages

 

The Ottawa Hospital, The Ottawa Hospital Foundation
Les enfants de la famille Logue, Kevin, Shaun, Christine, Cathy et Elizabeth, à l’ouverture du centre de dermatologie.

Centre de dermatologie Charlie et Claudette Logue

Aucun autre exemple ne pourrait illustrer plus concrètement à quel point le soutien de la collectivité peut faire progresser les soins de santé que la création du Centre de dermatologie Charlie et Claudette Logue. Charlie Logue, un homme d’affaires de la région, a constaté la nécessité d’avoir un centre de dermatologie qui pourrait accélérer les évaluations, réduire les temps d’attente et améliorer l’accès aux services de dermatologie. Après son décès en août 2013, ses amis et ses collègues du milieu des affaires à Ottawa ainsi que ses propres enfants ont amassé 3,7 M$ pour soutenir la création du Centre de dermatologie. Ce nouveau centre à la fine pointe de la technologie, qui a ouvert ses portes en avril 2018, permettra d’offrir les plus récents traitements de dermatologie aux générations actuelles et à venir.

Centre neuromusculaire

En 2016, la Dre Jodi Warman Chardon et Robin Parks, Ph.D. et scientifique principal, rêvaient d’avoir un centre où des experts en maladies neuromusculaires, tant cliniciens que chercheurs fondamentalistes, pourraient collaborer pour concevoir des traitements contre des maladies neuromusculaires. Plus de 10 000 personnes dans l’Est de l’Ontario sont touchées par ces maladies qui affaiblissent les muscles. Pourtant, elles n’avaient aucune possibilité de participer à des essais cliniques à Ottawa — une donne que la Dre Warman Chardon et M. Parks ont décidé de changer. Grâce au soutien de généreux donateurs, leur rêve est devenu réalité lorsque le Centre de recherche sur les maladies neuromusculaires de L’Hôpital d’Ottawa — le plus grand au Canada — a ouvert ses portes aux patients en mai 2018.

 

Aucun don trop petit ni donateur trop jeune

The Ottawa Hospital, The Ottawa Hospital Foundation
Les six enfants de 11 ans (de gauche à droite) : Isla, Lucy, Alice, Parker, Jackie et Tess

« Je sais que c’est un hôpital, mais il est superbe! », s’exclame Parker, 11 ans, à l’ouverture des portes de l’ascenseur qui donnent accès au Centre de santé du sein Rose Ages. Parker et ses cinq amies sont venus au Centre le 24 octobre pour remettre un sac à sandwich contenant la somme de 247,95 $ en pièces de monnaie. Ils souhaitaient ainsi soutenir la recherche sur le cancer du sein. Ils ont travaillé fort pour amasser l’argent : raclage de feuilles, tonte de gazon, vente de limonade et pelletage de neige. Aucun don n’est trop petit et personne n’est trop jeune pour amasser des fonds. La générosité de ces enfants l’illustre à merveille.

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Aidez-nous à investir dans la technologie de pointe. L’innovation à L’Hôpital d’Ottawa est en train de créer le changement maintenant pour améliorer la santé de demain.

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Du chagrin au triomphe

Liam et Rhys White mais leur naissance a été extraordinaire.

 

Ils sont nés à L’Hôpital d’Ottawa le 22 décembre 2006, trois mois et demi trop tôt. Rhys pesait 1 lb et 8 oz; son jumeau identique Cullen pesait 1 lb et 4 oz, tandis que son frère Liam pesait 1 lb et 10 oz, son jumeau identique Daniel, 1 lb et 3 oz.

« Nous avons découvert qu’il s’agissait de quadruplets lors de la première échographie à huit semaines. Quatre cœurs battaient, a raconté Nora Shipton, la mère des garçons. Nos deux paires de jumeaux identiques sont nées par césarienne. Une équipe exceptionnelle de 25 personnes était présente dans la salle d’accouchement. »

La naissance des garçons a été exceptionnellement précoce, à 26 semaines et 2 jours. On considère que les bébés nés avant 35 semaines sont à risque élevé : leurs poumons et leur cœur ne sont pas encore complètement développés.

Soins spécialisés à L’Hôpital d’Ottawa

Lorsque les quadruplets White ont été admis à l’Unité de soins intensifs néonataux (USIN) au Campus Général de L’Hôpital d’Ottawa, il fallait à tout prix s’assurer qu’ils ne cessent pas de Liam et Rhysrespirer. Liam n’avait pas besoin d’un tube pour ouvrir ses voies respiratoires, il a plutôt reçu de l’oxygène par un tube dans son nez. Les trois autres garçons, cependant, ont dû être intubés (il fallait insérer un tube respiratoire). En plus de troubles respiratoires, Rhys et Liam ont été opérés au cœur la même journée pour la correction d’un problème aux valvules cardiaques.

Malheureusement, malgré tous les efforts, leur frère Cullen est décédé le 16 janvier 2007 et leur frère Daniel deux jours plus tard.

« Les soins reçus à l’USIN allaient au-delà de l’excellence. Les infirmières et les médecins étaient très compatissants et attentionnés, et ils nous ont aidés à passer à travers les hauts et les bas vécus par tous les parents de patients à l’USIN, a expliqué Nora. Nous leur serons toujours reconnaissants de l’amour et des soins qu’ils ont donnés à tous nos bébés. » – Nora Shipton

Liam and Rhys at 2.5 months old

 

Liam et Rhys ont passé respectivement 88 et 98 jours à l’USIN. L’arrivée à la maison de Liam et de Rhys a provoqué un mélange d’émotions chez Nora et Rob White.

Trois mois après avoir perdu deux de leurs fils, Nora et Rob ont décidé de faire quelque chose en retour : contribuer à appuyer l’USIN pour avoir aidé Liam et Rhys à survivre à leurs premiers moments en ce monde. Ils ont d’abord eu l’intention de contribuer à l’acquisition d’un lit d’eau à deux places dont l’Hôpital avait besoin. Les garçons étaient dans des lits d’eau individuels, mais il a été démontré que le sommeil partagé contribuait à la guérison. Nora et Rob ont toutefois réalisé que le lit d’eau était un don ponctuel, et ils préféraient offrir quelque chose qui donnerait encore et encore, selon les besoins. Le père de Nora, Ralph Shipton, aujourd’hui décédé, a fait des recherches sur un fonds de dotation en héritage. C’était exactement ce qu’ils cherchaient. La famille a alors créé le Fonds de dotation en héritage Cullen James et Daniel Morgan White, qui fournira une contribution à long terme pour répondre aux besoins sans limites de l’USIN.

Rhys et Liam Shipton
Le premier Noël de Rhys et de Liam

 

Rhys et Liam White célèbrent leur premier anniversaire
Les garçons célèbrent leur premier anniversaire.

 

Nos anciens de l’USIN aujourd’hui

Les garçons ont 13 ans et mènent une vie active et remplie. Ils aiment le ski alpin, la natation et le camping, bien qu’ils ne soient pas de grands amateurs de sports. Leurs grands-parents ont une ferme, et ils aiment s’y promener en VTT et pêcher. Rhys est un lecteur vorace et aime nager. Liam aussi aime nager et il fait de l’équitation. Comme beaucoup d’enfants, ils ont un peu de mal en maths. Ce sont des garçons heureux et en bonne santé.  

 

Courez pour une raison

En mai 2020, Liam et Rhys feront quelque chose d’extraordinaire pour l’USIN de L’Hôpital d’Ottawa. Ils courront 5 km en équipe familiale à l’occasion de la Fin de semaine des courses d’Ottawa. En plus de participer à une activité saine et amusante, ils courent pour recueillir de l’argent pour l’USIN et pour leurs frères Cullen et Daniel, afin que de futures familles comme la leur puissent rester unies. 

L’argent recueilli par le Fonds de dotation en héritage Cullen James et Daniel Morgan White (aussi connu sous le nom Preemies 4 Preemies) est affecté aux besoins des bébés. Il peut servir à acheter un gros article comme une couveuse ou un lit d’eau qui aide à maintenir la température corporelle du bébé lorsqu’il sort de la couveuse, ou des articles plus petits comme des chauffe-biberons sans eau, des aides au positionnement, des stérilisateurs de téléphone cellulaire ou des chaises Kangourou. Le fonds de dotation créé à la mémoire de Cullen et de Daniel continuera d’aider d’autres familles qui auront besoin des soins les plus récents et les plus novateurs pour leurs bébés prématurés. Grâce à leur grand-père visionnaire, le fonds de dotation en héritage de leurs frères pourra continuer à apporter du soutien dans l’avenir. 

Nora, Liam, and Rhys Shipton smile wearing their Preemies for Preemies team shirts

Donnez aujourd’hui pour aider des familles comme les Shipton qui auront besoin des soins les plus récents et les plus novateurs pour leurs bébés prématurés.

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Nous étions entre les meilleures mains

Shane et Ellen Ottens ont vu leurs quatre garçons passer à travers leur bonne part de plaies et bosses et de fractures au fil des années. Cependant, rien ne les avait préparés au diagnostic que leur fils, Spencer, recevrait à l’automne de 2017.

Le pire cauchemar d’un parent

Shane et Ellen Ottens ont vu leurs quatre garçons passer à travers leur bonne part de plaies et bosses et de fractures au fil des années. Cependant, rien ne les avait préparés au diagnostic que leur fils, Spencer, recevrait à l’automne de 2017.

Spencer, alors âgé de 14 ans, a vu son œil rougir et pleurer pendant plus d’une semaine, et un étrange blocage dépassait de son nez. Malgré des efforts répétés, il ne réussissait pas à le faire sortir. C’est alors que la mère de Spencer, Ellen, a compris qu’il avait besoin d’aide et ils ont fini au service des urgences du CHEO.

Les médecins ont demandé une tomodensitométrie. Il était autour de minuit. Ellen se souvient du moment où ils ont eu les résultats.

« Un médecin qui avait l’air profondément inquiet m’a demandé : “Saviez-vous que Spencer avait une tumeur dans sa tête?” »

Ce n’est pas une nouvelle qu’un parent veut entendre.

La tumeur, qui dépassait du nez de Spencer, a fait l’objet d’une biopsie. Bien que bénigne, cette tumeur entraînait une détérioration rapide de la santé de Spencer. Lorsqu’Ellen a demandé à voir le tomodensitogramme, elle se souvient avoir cherché une image de la taille d’un grain de raisin ou d’une balle de golf attachée à une excroissance dans le nez.

« Je n’en ai pas vu et j’ai demandé où était la tumeur. “C’est la zone grise”, m’a dit le médecin ».

La zone grise couvrait la moitié de son visage.

« Je ne voulais même pas penser à quoi ressemblerait son visage après, avec tout ce qu’il aurait à couper pour enlever autant de tissu, mais il fallait que je pose la question. »

Le médecin m’a révélé que la tumeur était plus grande que toutes celles qu’il avait vues auparavant. C’est pour cette raison et parce qu’elle touchait le plancher du cerveau qu’il a dit aux parents de Spencer qu’il ne pourrait pas effectuer la chirurgie.

Ce type de tumeur nécessiterait une équipe spécialisée composée d’un otorhinolaryngologiste et d’un neurochirurgien qui travailleraient ensemble. Ellen se souvient avoir pensé qu’elle emmènerait son fils n’importe où au pays pour qu’il reçoive l’aide dont il avait besoin.

Cependant, les soins spécialisés étaient tout près, à L’Hôpital d’Ottawa. Une équipe hautement spécialisée effectuerait une chirurgie mini-invasive et retirerait la tumeur par le nez de Spencer.

Soins spécialisés à L’Hôpital d’Ottawa

Cependant, les soins spécialisés étaient tout près, à L’Hôpital d’Ottawa. Une équipe hautement spécialisée effectuerait une chirurgie mini-invasive et retirerait la tumeur par le nez de Spencer.

Un peu plus d’une semaine plus tard, alors que son état s’aggravait, Spencer a été admis à L’Hôpital d’Ottawa. Il a passé une autre tomodensitométrie et un examen IRM, et l’équipe spécialisée surveillait le nerf optique derrière son œil protubérant pour s’assurer qu’il n’était pas coupé par la tumeur qui grossissait.

Deux jours plus tard, Spencer a subi une intervention chirurgicale de quatre heures, qui a aidé à stopper 80 % du flux sanguin qui nourrissait la tumeur. Les 20 % restants maintiendraient le flux sanguin vers son cerveau.

Le jour suivant, l’équipe hautement qualifiée composée des Drs Fahad AlKherayf et Shaun Kilty a effectué une intervention chirurgicale de huit heures. Grâce à la précision des experts et à une technologie ultramoderne, l’équipe a excisé la grosse tumeur du visage de Spencer et la couche de base de son cerveau. Elle a aussi reconstruit cette couche pour empêcher la fuite des liquides qui protègent le cerveau.

Cette chirurgie mini-invasive, l’excision de la tumeur et la reconstruction de la couche, a été effectuée par le nez de Spencer par le Dr AlKherayf, qui a le plus grand nombre d’heures de chirurgie de formation pour cette intervention au Canada.

Dr. Fahad Alkherayf, The Ottawa Hospital
Dr Fahad AlKherayf

 

Dr. Shaun Kilty, The Ottawa Hospital
Dr Shaun Kilty

 

Afin de reconstruire la couche du cerveau, les médecins ont aussi eu recours à la technologie de l’impression 3D durant l’intervention chirurgicale. Ellen dit que c’est remarquable. « C’est vraiment génial les progrès accomplis pour aider les patients dans notre communauté. » En 2016, L’Hôpital d’Ottawa est devenu le premier hôpital du Canada à avoir un programme d’impression médicale en 3D intégrée.

Ellen déclare que ses préoccupations initiales relativement au rétablissement se sont complètement évanouies grâce à cette technique mini-invasive. « C’était incroyable. Spencer était de retour à la maison trois jours seulement après la chirurgie! »

Spencer Ottens smiling with his family

Lorsqu’elle repense à la peur ressentie au moment du diagnostic initial jusqu’à là où en est Spencer aujourd’hui, de retour à l’école et actif, plusieurs pensées lui viennent à l’esprit.

« Je suis immensément reconnaissante envers Dieu et L’Hôpital d’Ottawa et je suis réellement convaincue que nous étions entre les meilleures mains. »

 

Aidez-nous à investir dans la technologie de pointe. L’innovation à L’Hôpital d’Ottawa est en train de créer le changement maintenant pour améliorer la santé de demain.

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Le don du temps

L’histoire de Vesna Zic-Côté

Vesna Zic Cote« En 2012, j’ai reçu un diagnostic de cancer du sein à un stade précoce. Malgré le traitement chirurgical standard, la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement hormonal, le cancer est réapparu quatre ans plus tard. Il s’était propagé à mes poumons, à mes os et à mes ganglions lymphatiques.

J’ai reçu un diagnostic de cancer du sein métastatique de stade 4 incurable le jour de l’anniversaire de mon fils. Il avait neuf ans.

Mon monde s’est effondré. J’étais assise sur mon lit à l’étage et j’entendais les enfants jouer au rez-de-chaussée. J’ai téléphoné à mon mari au travail. Il est revenu à la maison, et nous avons pleuré.

Suivant notre tradition familiale, nous sommes allés au restaurant qu’avait choisi notre fils le soir venu. Donc, le jour où mon monde s’est effondré, je me suis assise au restaurant, j’ai commandé un plat qui goûtait le carton, mais ça ne passait pas. J’ai regardé mon fils en retenant mes larmes, et mon cœur s’est brisé en mille morceaux.

Le cancer du sein métastatique est traitable, mais incurable. Lorsque j’ai reçu mon premier diagnostic, mon espérance de vie se calculait en mois. Maintenant, en demeurant réaliste, elle pourrait se prolonger de quelques années. Je vais à l’hôpital tous les 28 jours pour recevoir des injections. Cela fait partie d’une série de traitements ciblés qui me sont administrés pour tenir les cellules cancéreuses à distance. Un jour, le cancer trouvera un moyen de croître malgré ce traitement, et je passerai à une autre étape. Je continuerai ce cycle sans fin de traitements, d’examens d’imagerie, de progression et de changements jusqu’à ce que je n’aie plus d’options. Mais je suis une mère de 43 ans, en plus d’être une épouse, une fille et une sœur. J’ai besoin de plus de temps. Du temps pour voir mes jeunes enfants faire leurs études primaires. Du temps pour voir grandir ma famille et partager toutes les joies qu’apporte la vie. Du temps pour célébrer les anniversaires de mariage avec mon mari et les anniversaires de ma nièce et de mes neveux. Et du temps avec ma famille et mes amis que j’aime tant.

Tellement de choses doivent se produire pour que cela se concrétise. Je devrai suivre d’autres traitements lorsque mon schéma thérapeutique cessera de fonctionner, ce qui est inévitable. J’ai besoin que des recherches soient menées sur les traitements contre le cancer et d’un système de santé simplifié et accessible.

Malheureusement, le dépistage précoce ne permet pas d’empêcher tous les cancers de réapparaître et de se propager. Nous avons besoin de la recherche pour en comprendre les raisons et d’un traitement pour prolonger des vies.

Lorsque j’ai reçu mon premier diagnostic, je me préoccupais surtout de moi-même et de mes proches. Pendant cette période d’apprentissage, j’ai assimilé tous les renseignements possibles sur le cancer du sein métastatique : vivre avec le cancer du sein métastatique, le traiter et en mourir. Quelques personnes jouaient un rôle de premier plan, celles qui faisaient du bruit, qui changeaient d’opinion et qui se tournaient vers la recherche et le progrès. Pendant les mois de traitement où je pouvais enfin respirer de nouveau, je savais que je voulais faire partie de ce mouvement, de ce bruit, de ce changement. J’avais besoin d’évaluer cette situation que je n’avais pas choisie pour être en mesure d’accepter qu’elle faisait partie de mon histoire, que je le veuille ou non.

Présentement, j’ai de l’énergie à consacrer aux autres certains jours, mais pas tous. J’écris, je participe à des collectes de fonds, je discute et je rencontre des gens. J’ajouterais que la façon dont je vis ma vie a influencé mes enfants, qui participent à mes collectes de fonds activement et avec enthousiasme. Ils ne sont pas gênés que leur mère ait le cancer. Ils ont plutôt l’impression qu’ils font quelque chose pour moi en grimpant dans les arbres et en vendant des pommes, en faisant des présentations sur leurs collectes de fonds, en portant un ruban rose et en fabriquant des affiches, tout ça pour aider les médecins et les chercheurs à trouver de meilleurs remèdes. Peu importe où tout cela nous mènera, je veux qu’ils soient capables de se souvenir de toutes les bonnes choses qu’ils ont faites et sachent que leurs efforts ont réchauffé beaucoup, beaucoup de cœurs… le mien par-dessus tout.

Au nom de tous ceux qui sont atteints d’un cancer incurable et qui, grâce à votre appui, réussissent à retrouver la joie de vivre entre les injections, les examens d’imagerie, les analyses sanguines et les rendez-vous, à espérer et à influencer le cours des choses, je vous remercie. »

Vesna

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Quatre  ans après un diagnostic de cancer du sein métastatique, chaque jour est un cadeau

Jillian  O’Connor était enceinte de 18  semaines lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer du sein. On lui donnait alors moins de deux  ans à vivre. Elle continue de profiter de la vie au maximum et a souligné en février le quatrième anniversaire de son petit garçon en pleine santé.

Jillian  O’Connor se tient dans son salon en riant. Un petit garçon vient lui serrer la jambe, puis repart en flèche pour aller jouer avec son frère et sa sœur aînés à l’étage inférieur. C’était Declan. Le fait que sa mère ait pu le voir souffler les bougies pour ses quatre ans, le 1er  février 2019, n’est rien de moins qu’extraordinaire.

Lorsque Jillian était enceinte de Declan, à 18 semaines de grossesse, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein métastatique. On lui a dit qu’elle ne serait pas là pour fêter les deux  ans de son bébé. Deux ans et demi plus tard, Jillian a célébré son quatrième anniversaire avec lui et continue de profiter de la vie au maximum.

Jillian O’Connor

Ce qu’on remarque d’abord chez Jillian, c’est son sourire, suivi de son insatiable soif de vivre. Son attitude positive contagieuse vient en troisième. On imagine facilement que cette attitude puisse expliquer à elle seule pourquoi Jillian continue de défier les pronostics défavorables. Ce n’est peut-être pas prouvé scientifiquement, mais elle est convaincue que c’est la clé.

« J’ai des tumeurs partout, de la tête aux pieds », dit Jillian. « Chaque jour est une vraie bénédiction. “Oh! Je me suis réveillée. Génial!” Je veux continuer à vivre le plus intensément possible, le plus longtemps possible. Je crois sincèrement que le simple fait d’être optimiste aide. »

Le physique délicat de Jillian contraste avec sa personnalité flamboyante. Elle est sociable et déborde d’enthousiasme communicatif. Elle parle de son cancer de façon pragmatique. Il fait partie de sa vie, mais ne la domine pas. Elle a une autre grande préoccupation : sa précieuse famille. La jeune femme de 35  ans bavarde et rit avec tant d’aisance à propos de sa vie et de son expérience du cancer qu’il faut un moment pour comprendre à quel point cette expérience est hors du commun.

En 2014, Jillian allaitait encore Landon, son deuxième enfant, lorsqu’elle a consulté son médecin à propos d’un canal galactophore obstrué. Elle a découvert qu’il s’agissait plutôt d’un cancer du sein. Les médecins voulaient qu’elle passe une tomodensitométrie pour déterminer l’étendue du cancer, mais c’était impossible puisqu’elle était enceinte de 18  semaines. Sans traitement, lui a-t-on dit, elle ne survivrait pas jusqu’à l’accouchement. Avec une fille de trois ans et un fils d’un an à la maison, c’était impensable. Le diagnostic était dévastateur, mais Jillian y a bravement fait face avec l’optimisme et la détermination qui la caractérisent.

Une interruption de grossesse n’était pas envisageable pour Jillian et son mari, David. L’oncologue de Jillian, le Dr Mark  Clemons, lui a dit que ce ne serait pas nécessaire. Il pouvait lui offrir un protocole de chimiothérapie qui combattrait le cancer sans nuire à l’enfant qu’elle portait. Jillian a subi une mastectomie et a reçu une douzaine de traitements chimiothérapeutiques adaptés à sa situation particulière. Le 1er  février  2015, elle a donné naissance à Declan, un bébé en pleine santé.

« J’ai reçu de la chimiothérapie jusqu’au moment de l’accouchement. Le bébé était en santé, d’un poids tout à fait souhaitable à la naissance. Il était absolument parfait », raconte Jillian.

Après la naissance de Declan, Jillian a pu passer des examens par tomodensitométrie visant à repérer l’emplacement des tumeurs. Le cancer s’était métastasé dans ses os, son foie et son système lymphatique. C’est alors qu’on lui a donné moins de deux ans à vivre

« En gros, on m’a dit : “On ne peut pas vous donner de pronostic à long terme. C’est un cancer de stade IV, alors prenez chaque jour en plus comme un cadeau” », explique Jillian. Elle a laissé son emploi d’infirmière à l’Hôpital Queensway Carleton et y est devenue patiente, recevant ses traitements au Centre de cancérologie Famille Irving Greenberg, établissement satellite de L’Hôpital d’Ottawa. « Deux ans ont passé, puis trois, et enfin quatre l’été dernier. J’espère avoir encore 40  ans devant moi. J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »

La vie de Jillian est particulièrement bien remplie. Après tout, une fois de retour à la maison avec Declan après l’accouchement, elle avait à s’occuper de trois  enfants âgés de trois ans et moins. Elle s’est consacrée entièrement à la maternité, profitant de chaque moment avec eux. Entre ses visites hebdomadaires au centre de cancérologie pour recevoir ses traitements, elle s’affairait à changer des couches, à préparer des repas et à soigner, à amuser et à aimer ses petits trésors.

Declan et Jillian
Declan, 4 ans, assis sur les genoux de sa mère.

Declan revient et grimpe sur les genoux de sa mère pendant 30  secondes environ avant de s’installer à côté d’elle sur le sofa. C’est un garçon de quatre ans typique. Sa grande sœur Myla, qui est âgée de sept ans, et son frère Landon, qui a cinq ans, se montrent à leur tour. Les trois  enfants jouent sur le plancher, près de leur mère qui bavarde gaiement avec eux.

Jillian a été présente pour les voir franchir toutes les étapes de la petite enfance : ils ont appris à marcher, à parler, à courir, à jouer, à lire et à devenir de petites personnes autonomes. Myla et Landon fréquentent maintenant l’école. Declan les y rejoindra en septembre. À la mi-janvier, Jillian et David l’ont inscrit à la maternelle. Ces jours-ci, pendant que les deux plus vieux sont à l’école, Declan et Jillian passent de bons moments ensemble. Ils remplissent leurs journées avec des activités qui comprennent du bénévolat à l’école, en plus des tâches quotidiennes à la maison.

« J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »

Jillian croque dans la vie à pleines dents et prend chaque jour tel qu’il est.

« Avec toute l’aide que les techniques modernes de radiothérapie et d’oncologie médicale peuvent lui offrir à Ottawa, en plus de sa personnalité et de sa motivation exceptionnelles, elle se tire remarquablement bien d’affaire dans une situation tragique pour toute jeune maman », dit le D Clemons. « Elle participe également à des recherches qui transforment les pratiques et vont améliorer les soins aux patients. Elle ne cesse jamais de donner. »

Au cours des quatre dernières années, Jillian a participé à des essais cliniques pour de nouveaux traitements qui ont freiné l’évolution du cancer. Lorsque son cerveau a été touché, il y a quelques années, elle a reçu une radiothérapie du cerveau entier ainsi que par CyberKnife. On lui a ensuite prescrit un nouveau médicament capable de franchir la barrière hématoencéphalique, contrairement à sa chimiothérapie habituelle. Ce médicament a empêché la croissance de nouvelles tumeurs au cerveau. Le cancer ne régresse pas, mais il n’empire pas non plus.

« Je vis très bien avec le statu quo, car j’arrive à faire tout ce que je veux en ce moment », dit Jillian. « Le statu quo me convient. Je me sens bien, je n’ai mal nulle part. Je n’ai pas le temps de réfléchir à ce que je ressens. »

Jillian s’assoit sur le plancher et joue avec ses trois enfants en riant. Elle regarde la petite poupée que sa fille Myla lui montre et tend une balle à Landon. « Je crois vraiment que mes enfants ont une énorme influence. Ils sont géniaux et tellement amusants. Ils me tiennent très occupée, ce qui fait partie du plaisir. Le soir, en allant me coucher, je ne pense pas au cancer ni aux tests à venir. Je ne pense à rien de ça parce que je suis épuisée. Je crois que ça m’aide. »

Le Dr Clemons est du même avis.

« Elle est remarquable. Nous aurions tous intérêt à suivre son exemple en donnant un véritable sens à notre vie », dit-il. « Trop de gens autour de nous consacrent un temps fou à se plaindre de futilités et de choses auxquelles ils ne peuvent rien changer. La vie est faite pour être vécue, et Jillian nous encourage à la vivre pleinement. »

Que ce soit grâce aux traitements novateurs qu’elle reçoit ou à son attitude ultrapositive, Jillian a dépassé de deux ans et demi son pronostic d’origine.

Le Dr Clemons lui a dit : « Peu importe ce que vous faites, continuez comme ça. De toute évidence, c’est efficace. »

C’est bel et bien le cas.


Nous sollicitons votre aide aujourd’hui pour donner aux patients comme Jillian plus de temps, plus de souvenirs et plus d’espoir.

Un don inspiré représente plus qu’un simple don pour la recherche sur les reins

En plus d’un don pour la recherche sur les reins, la famille  Downey a fait le don d’un rein

 

Phil et son fils Sean
Sean  Downey a donné un rein à son père.

« À quel âge vais-je te donner mon rein? », demande Liam, âgé de sept ans, après que son père, Sean  Downey, eût donné son rein à son propre père.

Le jeune Liam sait intuitivement que le don fait partie de la philosophie des Downey.

Phil  Downey, le père de Sean, affirme qu’en grandissant dans la région rurale de Carp, il a toujours reconnu l’importance d’aider les autres. C’est quelque chose qui se faisait naturellement. Il mentionne que sa mère, qui était infirmière à l’Hôpital Civic dans les années  1940, conservait un poème sur le « don » qu’elle avait retranché d’une carte de souhaits. Il était toujours affiché sur le réfrigérateur afin de leur rappeler l’importance de donner aux autres. Phil affirme qu’une copie de ce même poème est affichée sur son propre réfrigérateur aujourd’hui, et que ses cinq enfants adultes l’ont également affiché chez eux. Il s’agit du credo familial.

« Je crois qu’il est important de donner lorsqu’il est possible de le faire, déclare Sean. Nous vivons dans le meilleur pays du monde et notre capacité de donner est supérieure à celle de nombreux autres pays. Si toutes les personnes pensaient ainsi, nous pourrions vivre dans un monde meilleur. »

Il y a environ 12  ans, Phil a reçu un diagnostic de maladie rénale qui allait entraîner une insuffisance rénale. Environ au même moment, il a reçu un diagnostic de cancer de la prostate. Après l’ablation de sa prostate, il lui a été recommandé d’attendre cinq ans avant de recevoir une greffe de rein, car il aurait besoin de prendre des médicaments anti-rejet immunosuppresseurs susceptibles d’augmenter les risques de cancer.

Cinq ans plus tard, Phil n’avait toujours pas eu de récidive de cancer, mais il vivait sous dialyse et avait désespérément besoin d’un rein. Sa conjointe Gail, ses enfants et ses beaux-enfants se sont portés volontaires pour lui donner un rein. Sean, son fils cadet, était le donneur le plus compatible.

« Beaucoup de gens souffrent du cancer ou d’autres terribles maladies. J’ai des amis qui ont perdu des proches et qui se seraient fait couper un bras pour les sauver », affirme Sean, âgé de 42 ans. « Dans le cas des maladies rénales, il existe un savoir-faire médical qui peut sauver la vie de quelqu’un et permettre à l’autre personne de continuer à mener une vie normale et heureuse. » Selon lui, le don d’un rein est « quelque chose que l’on fait pour son père ».

 

La famille Downey dans son jardin.
La famille Downey, lors de son cocktail de financement en août. De gauche à droite: Sean Downey, Karen Leonard, Bruce Downey, Shannon Downey, Kevin Wolfe, Bryan Buchanan, Kate Wolfe, Jessica Wolfe, Phil, Gail Downey, et Liam Downey.

En juillet  2013, Sean et Phil se sont fait opérer en même temps. La greffe de rein a été un succès. Phil s’est rapidement senti mieux. Même encore à l’hôpital, il avait plus d’énergie qu’il n’en

Phil et Gail
En avril 2019, Phil et Gail  Downey ont reçu la Médaille du souverain pour les bénévoles.

avait eue depuis plusieurs années. Sean et Phil se sont rapprochés pendant leur rétablissement commun. Le père et le fils tenaient des compétitions amicales pour atteindre des étapes importantes : ils cherchaient à savoir qui pouvait marcher le plus souvent et qui pouvait physiquement faire le plus de choses ou le plus rapidement. Pendant leur rétablissement, Phil a convaincu Sean de se joindre à ses affaires immobilières, et ils travaillent maintenant ensemble.

 

Phil et Gail étaient si reconnaissants des merveilleux soins offerts au fil des ans par L’Hôpital d’Ottawa qu’ils ont participé activement à des campagnes de financement pour répo

ndre aux besoins urgents de l’Hôpital, comme dans le cas du CyberKnife, du Centre de dermatologie Charlie et Claudette Logue, et le Centre de santé du sein Rose Ages. Ils se sont rendu compte que la philanthropie était également importante pour leurs enfants adultes. Les membres de la famille ont décidé d’encourager leurs amis à inspirer le don, à leur tour, au sein des différentes générations de leurs propres familles.

En août, Phil et Gail ont organisé un cocktail dans leur cour arrière pour leur famille et leurs amis proches. Ils ont annoncé qu’en reconnaissance des traitements et des soins reçus par Phil à L’Hôpital d’Ottawa, ils allaient faire un don important pour la recherche sur les reins. Sachant que l’Hôpital avait touché tous ceux qui étaient présents, les Downey ont demandé à leurs amis d’encourager l’engagement de leurs propres enfants, c’est-à-dire de la prochaine génération, en vue d’appuyer les soins de calibre mondial à L’Hôpital d’Ottawa.

La famille  Downey donne aux suivants, sachant qu’elle contribuera à influencer l’avenir des soins de santé à Ottawa pour les générations de Downey à venir.

 


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La Médaille du Gouverneur général décernée à un bénévole extraordinaire

Le bénévolat extraordinaire de Mike Baine pour La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa lui a valu la médaille du Gouverneur général.

Michael Baine était en vacances en Floride lorsque le bureau de la gouverneure générale l’a appelé pour lui dire qu’il recevait la Médaille du souverain pour les bénévoles.

Mike Baine
Mike Baine a été que capitaine de table au Petit déjeuner du président depuirs.

« J’étais époustouflé », raconte Mike, un bénévole dévoué de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa depuis 2004. « Vous ne pensez jamais à ça lorsque vous faites du bénévolat. Dans mon cas, j’aime le travail. J’aime la cause. Cela a toujours été une situation gagnant-gagnant pour moi. »

La médaille, anciennement connue sous le nom de Prix canadien l’entraide, est décernée pour honorer les personnes dévouées, comme Mike, qui ont fait une importante contribution à la collectivité en tant que bénévole.

Mike a de nombreux parents et amis qui ont été des patients à L’Hôpital d’Ottawa et a vu de première main les excellents soins et traitements qu’ils y ont reçus. En 2004, il a entendu parler de l’événement de financement que constitue le Petit déjeuner du président et a trouvé qu’il s’agissait d’une « façon » brillante d’informer les gens sur les soins et la recherche remarquables à L’Hôpital d’Ottawa. Il a offert d’animer une table et a invité neuf  personnes à se joindre à lui.

Ses invités et lui ont été impressionnés durant le petit déjeuner d’une heure, en écoutant les patients raconter comment leur vie – transformée par un accident ou une maladie – a été sauvée par L’Hôpital d’Ottawa. Ils ont aussi entendu le président-directeur général, le D  Jack  Kitts, parler de sa vision des soins de santé. Ces histoires extraordinaires de guérison les ont incités à faire un don à l’hôpital.

« Je ne fréquente pas de gens riches, mais je connais des personnes qui sont dévouées envers les autres », dit Mike qui a commencé à enseigner au Ottawa Catholic School Board en 1972 et a pris sa retraite en 2007, alors qu’il occupait le poste de Surintendant, Enseignement spécial et Services aux étudiants. « Mes collègues et mes amis ont tous choisi une profession orientée sur les personnes. Ils aiment aider les gens, alors je leur en ai parlé. »

Mike a été tellement impressionné par ces témoignages incroyables et a ressenti tellement d’ondes positives que chaque année depuis, il a été capitaine de table, invitant neuf amis pour qu’eux aussi ressentent de l’inspiration. Au cours des 14  dernières années, Mike a invité plus de 100  personnes au Petit déjeuner du président.

Mike Baine
Mike a été un cycliste dans chaque Défi de la Fondation depuis le début il y a neuf  ans.

« Certains de mes invités sont eux-mêmes devenus capitaines de table. Mais réellement, beaucoup d’entre eux sont maintenant de grands ambassadeurs de L’Hôpital d’Ottawa en raison de l’expérience extraordinaire que fait vivre cette heure-là » dit-il.

Puis en 2009, lorsque la Fondation a mis sur pied un groupe de discussion pour explorer l’idée d’organiser un événement de cyclisme afin d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer, elle a demandé à Mike d’en faire partie. Le groupe a accepté la proposition avec enthousiasme. Et en 2010, Mike a amassé de l’argent pour la recherche sur le cancer et le 11  septembre, quatre  jours avant d’animer une table durant le Petit déjeuner du président, il a enfourché son vélo pour participer au premier Vélo Rideau (maintenant appelé LE DÉFI). Il a tellement aimé l’événement qu’il s’est inscrit pour l’année suivante et y a participé chaque année depuis. En septembre  2018, Mike avait une plus grande raison de participer, car un de ses amis proches est décédé du cancer. Il a battu son record personnel en amassant 5 000 $ pour L’Hôpital d’Ottawa.

« J’ai rencontré tellement de gens merveilleux en faisant du bénévolat. Des gens que vous découvrez parce que vous êtes ensemble aux mêmes événements, dit Mike. Et vous rencontrez les mêmes personnes au DÉFI ou à la ligne d’arrivée. Cela devient une partie intégrante de votre vie – ce genre de philanthropie. »

Mike a également été bénévole pour le CHEO, la Société de l’aide à l’enfance d’Ottawa et le Bureau des services à la jeunesse. Transformer la vie des enfants est une autre cause qui lui tient à cœur.

Mike a reçu la Médaille du souverain pour les bénévoles lors d’une cérémonie qui a eu lieu le 9  avril  2109. Les félicitations sont de mises pour d’autres bénévoles de la Fondation qui ont aussi reçu ce prix en raison de leur engagement exceptionnel et de leur extraordinaire soutien envers L’Hôpital d’Ottawa : Gail et Philip  Downey, le D  Lothar  Huebsch et Sheryl  McDiarmid.


Nous vous invitions à envoyer un courriel à [email protected] pour découvrir comment devenir bénévole pour des événements de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa.

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