Fashion for Compassion

Appuyer la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa avec Wholesale Outlet 4 Women.

Date de l’événement: 27 avril 2019
Heure de l’événement: 10 h
Lieu: 1877 Innes Road
Site internet: https://www.facebook.com/wholesaleoutletottawa/
Email: [email protected]

Wholesale Outlet 4 Women présentera des collections de vêtements fabriqués au Canada et en Europe dans le cadre d’une collecte de fonds durant laquelle 25 % du montant total des ventes sera donné pour appuyer la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa. L’événement aura lieu à partir de 10 h, le vendredi 26 avril. L’entrée est gratuite et comprend la chance de gagner de remarquables prix de présence.

Pour en savoir plus, veuillez envoyer un courriel à Sherry Woodburn à [email protected].

Dre. Natasha Kekre et Dre. Arleigh McCurdy remportent le Prix du bal de la médecine de L’Hôpital d’Ottawa

Une salle archi-comble a sauté sur ses pieds lorsque Dre. Natasha Kekre et Dre. Arleigh McCurdy ont été annoncés les gagnants du gala Danse avec les stars de la médecine de L’Hôpital d’Ottawa, présenté par Gestion financière MD, samedi soir. Cet événement de financement annuel a permis d’amasser 455 156 $. 

OTTAWA, ON, le 6 avril 2019 – Une salle archi-comble a sauté sur ses pieds lorsque Dre. Natasha Kekre et Dre. Arleigh McCurdy ont été annoncés les gagnants du gala Danse avec les stars de la médecine de L’Hôpital d’Ottawa, présenté par Gestion financière MD, samedi soir. Neuf médecins et chercheurs se sont associés à un partenaire professionnel de l’École de danse Arthur Murray pour concourir afin de remporter le Prix du bal de la médecine. Les scores d’un jury composé de quatre juges ont été combinés aux votes donnés à chaque concurrent pour ses efforts de collecte de fonds.

Cet événement de financement annuel a permis d’amasser 455 156 $ pour appuyer les soins aux patients innovateurs et la recherche de calibre mondiale à L’Hôpital d’Ottawa. Selon Tim Kluke, présidentdirecteur général de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa, la soirée a été palpitante. « C’est véritablement l’événement de financement le plus divertissant que j’ai vu dans notre ville. Où ailleurs pourriez-vous avoir neuf médecins en exercice, actifs, se lancer sur la scène et présenter un spectacle? C’est une grande fête et toute la salle participe. C’est vraiment une nuit sans pareille dans notre région. Grâce à l’incroyable succès de Danse avec les stars de la médecine, des fonds appuieront la recherche révolutionnaire sur le cancer, notre département d’orthopédie, le Centre de compétences et de simulation, des initiatives en santé des femmes et bien plus encore. »

«Grâce à l’incroyable succès de Danse avec les stars de la médecine, des fonds appuieront la recherche révolutionnaire sur le cancer, notre département d’orthopédie, le Centre de compétences et de simulation, des initiatives en santé des femmes et bien plus encore. »

Tim Kluke, présidentdirecteur général de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa

Les pas sophistiqués des neuf concurrents de L’Hôpital d’Ottawa étaient contagieux. Après la cérémonie officielle, les invités ont envahi la piste de danse au Hilton Lac-Leamy pour faire étalage de leurs propres talents de danseurs, rivalisant peut-être pour obtenir une place afin de concourir l’année prochaine.

Avec plus de 1 200 lits, un effectif de plus de 12 000 personnes et un budget annuel d’environ 1,2 milliard de dollars, L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au Canada.

L’enseignement et la recherche étant au cœur de nos activités, nous possédons les outils qui nous permettent d’innover et d’améliorer les soins aux patients. Affilié à l’Université d’Ottawa, l’Hôpital fournit sur plusieurs campus des soins spécialisés à la population de l’Est de l’Ontario. Cela dit, nos techniques de pointe et les fruits de nos recherches sont adoptés partout dans le monde. Notre vision consiste à améliorer la qualité des soins et nous mobilisons l’appui de toute la collectivité pour mieux y parvenir.

Par la compassion de son personnel et la quête perpétuelle de nouvelles découvertes, L’Hôpital d’Ottawa cherche sans relâche des solutions aux défis les plus complexes en santé.

Pour en savoir plus sur L’Hôpital d’Ottawa, visitez le site fondathionho.ca.


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Souper du président

Laissez-vous informer et inspirer par nos conférenciers et faites du réseautage avec des leaders des soins de santé d’Ottawa.

Conférenciers

Cameron Love - Executive Vice-President and Chief Operating Office

Cameron Love – Vice-président exécutif et chef des opérations

Cameron Love partagera des idées sur la façon dont la technologie et l’innovation peuvent améliorer la vie des patients et comment ces idées cadrent avec la planification et la construction du nouveau campus à L’Hôpital d’Ottawa.

 

 

Alan Forster - Vice President, Vice-président, Innovation et Qualité à L’Hôpital d’Ottawa.Dr Alan Forster – Vice-président, Vice-président, Innovation et Qualité à L’Hôpital d’Ottawa

Le Dr Forster explorera comment les soins de santé fondés sur des données prodigués à L’Hôpital d’Ottawa entraînent constamment des améliorations dans la qualité et certaines des approches innovatrices adoptées par l’hôpital pour fournir des soins de calibre mondial.

 

 

 Dr. Dar Dowlatshahi - Stroke Neurologist at the Ottawa HospitalDr Dar Dowlatshahi – Neurologue spécialiste en AVC à L’Hôpital d’Ottawa

Le Dr Dar Dowlatshahi discutera du rôle que l’innovation et la technologie jouent dans les progrès des soins aux patients par l’utilisation d’applications comme RecoverNow pour les victimes d’ACV.

 

 

Dr. Sylvain Boet – Scientist, Clinical Epidemiology Program, The Ottawa HospitalDr Sylvain Boet – Scientifique, Programme d’épidémiologie clinique, L’Hôpital d’Ottawa

Le Dr Sylvain Boet franchira les portes de la salle d’opération pour montrer comment le système OR Black Box fournit des données afin de créer de meilleurs résultats pour les patients.

Date de l’événement :

28 mai 2019

Heure :

18 h à 21 h

Lieu :

Centre de conférences et d’événements d’Ottawa 200, chemin Coventry

Personne-ressource :

Relations avec les donateurs
613-737-8899, ext. 19796
[email protected]

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Les cellules souches pourraient guérir les poumons des bébés nés prématurément

Les bébés prématurés ont besoin de plus d’oxygène et d’une intervention mécanique pour respirer, ce qui peut toutefois endommager leurs poumons et provoquer chez eux une maladie pulmonaire chronique. Un traitement par cellules souches, qui fera bientôt l’objet d’essais cliniques à L’Hôpital d’Ottawa, pourrait contribuer à guérir les poumons des bébés prématurés.

La petite Olivia Eberts a eu des tubes d’oxygène dans le nez jusqu’après son premier anniversaire. Parce qu’elle est née prématurément, ses petits poumons n’étaient pas encore entièrement formés, et elle ne pouvait respirer sans oxygène. Ironiquement, pour les bébés prématurés comme Olivia, l’oxygène qui lui a sauvé la vie a aussi endommagé ses poumons, la laissant avec une dysplasie bronchopulmonaire (DBP), soit l’équivalent d’une nouvelle vie marquée par l’emphysème. Cela signifiait qu’elle devait rester branchée à une bouteille d’oxygène encore plus longtemps pour respirer.

« Elle en a reçu pendant si longtemps que l’oxygène d’appoint faisait presque partie de son identité », raconte la mère d’Olivia, Jamie Eberts.

Jamie Eberts tient bébé Olivia dans ses bras
Jamie Eberts tient bébé Olivia dans ses bras

Olivia est née le 29 janvier 2017, à 23 semaines et demie de gestation – ou 17 semaines trop tôt. Elle pesait une livre et deux onces. Son frère jumeau Liam ne pesait que quelques onces de plus qu’elle. Les deux bébés ont eu besoin d’oxygène et d’une ventilation mécanique pour rester en vie et il en a résulté chez tous les deux l’apparition d’une DBP – la cause de décès la plus répandue chez les bébés prématurés. Malheureusement, bébé Liam est décédé quelques semaines après sa naissance, tandis qu’Olivia a séjourné à l’Unité de soins intensifs néonataux (USIN) de L’Hôpital d’Ottawa pendant sept mois.

Au Canada, 1 000 bébés souffrent de DBP chaque année. Ils présentent bien souvent d’autres maladies pulmonaires chroniques, comme l’asthme, et bon nombre d’entre eux ont besoin d’un apport prolongé en oxygène et de ventilation. De plus, ils affichent dans bien des cas un taux élevé de réadmissions à l’hôpital pendant leurs deux premières années de vie. Les bébés souffrant de DBP ont souvent des problèmes qui touchent d’autres organes, dont le cerveau ou les yeux.

Lorsqu’Olivia a enfin pu sortir de l’hôpital, elle est rentrée chez elle avec une bouteille d’oxygène. Au cours de sa première année de vie, elle a passé plus de temps à l’hôpital qu’à la maison.

« Même aujourd’hui, une simple grippe qui me cloue au lit pendant quelques jours lui vaut un séjour à l’hôpital et tourne à la pneumonie. C’est inquiétant », déclare Jamie. Le docteur lui a dit qu’en raison de ses problèmes respiratoires, rien ne garantit qu’Olivia n’aura plus du tout à compter sur l’hôpital.

« À l’heure actuelle, il n’y a aucun traitement pour cette maladie », déclare le Dr Bernard Thébaud, néonatologiste et chercheur principal à L’Hôpital d’Ottawa.

Il espère pouvoir changer les choses pour les bébés qui, comme Olivia, souffrent d’une DBP, en ayant recours à un traitement innovateur fondé sur les cellules souches.

« Au laboratoire, nous avons découvert qu’un type particulier de cellules souches peuvent prévenir la DBP ou régénérer les poumons des nouveaunés », de dire le Dr Thébaud, qui est également détaché au CHEO et à l’Université d’Ottawa. « Nos recherches utilisent des cellules souches isolées du cordon ombilical de nouveaunés en santé, pour prévenir la maladie pulmonaire ou même régénérer dans une certaine mesure en laboratoire un poumon endommagé. Nous prévoyons que ces cellules souches, transplantées pendant un certain temps durant le séjour à l’hôpital des bébés, pourraient empêcher l’évolution de la maladie pulmonaire. »

Le Dr Bernard Thébaud regarde un bébé prématuré dans un incubateur
Le Dr Bernard Thébaud regarde un bébé prématuré dans un incubateur

Le Dr Thébaud et son équipe de chercheurs se préparent à faire des essais cliniques en phase précoce, afin de vérifier la faisabilité et l’innocuité du traitement aux cellules souches administré aux bébés prématurés.

« Les recherches sur les cellules souches sont incroyablement innovatrices. Ici, nous disposons d’un nouveau traitement très prometteur qui pourrait prévenir une maladie pulmonaire et améliorer le développement du cerveau et la vision », déclare Janet Brintnell, gestionnaire clinique à l’USIN, qui a vu des douzaines de bébés prématurés souffrir de DBP. « Quand on y pense, c’est incroyable ce qu’il peut faire pour donner une meilleure qualité de vie aux enfants et à leur famille, et pour améliorer notre système de santé. Il pourrait réduire la durée des séjours, le nombre d’admissions à l’hôpital et les effets à long terme. Il pourrait aider ces petits êtres à vivre en meilleure santé. »

« Nous sommes les seuls à faire ce genre de recherches sur les cellules souches au Canada, et il n’y a que quelques équipes qui en font autant dans le reste du monde », déclare le Dr Thébaud.

Il y a deux ans, lorsqu’Olivia se trouvait à l’USIN, Jamie et son mari Tim ont rencontré le Dr Thébaud et auraient aimé que son traitement aux cellules souches soit accessible pour guérir leurs bébés.

« Ce qui est difficile, c’est que nous nous disons : ʺMais si nous avions pu participer à l’essai? Est-ce que Liam serait en vie? Est-ce qu’Olivia souffrirait?ʺ, dit Jamie. Même aujourd’hui, si on nous demandait d’inscrire Olivia à l’essai clinique comme candidate plus âgée, nous le ferions. »

Olivia est maintenant une bambine heureuse et active qui adore imiter son frère aîné Jacob. Même si elle souffre toujours de DBP, la maladie est de plus en plus gérable, et elle n’a plus besoin d’oxygène d’appoint. Olivia souffrira peut-être toute sa vie d’une maladie respiratoire, mais un jour, un traitement aux cellules souches mis au point ici à Ottawa pourrait faire en sorte que la prochaine génération de bébés échappe à la DBP.


« La contribution des donateurs est extrêmement importante pour nous permettre de réaliser ces travaux de recherche, surtout à l’étape la plus cruciale : traduire les travaux de recherche en traitements et faire des essais cliniques. » —Dr Bernard Thébaud, néonatologiste

D'autres histoires inspirantes

Quatre ans après un diagnostic de cancer du sein métastatique, chaque jour est un cadeau.
Jillian O’Connor était enceinte de 18 semaines lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer du sein. On lui donnait alors moins de deux ans à vivre. Elle continue de profiter de la vie au maximum et a souligné en février le quatrième anniversaire de son petit garçon en pleine santé.
Un essai clinique sur un médicament ciblant les cellules souches cancéreuses aide une patiente de la région
Sandy Patenaude a participé à un essai clinique d'un médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses, qui a empêché son cancer de progresser. En conséquence, les médecins sont en mesure de déterminer quels patients pourraient bénéficier du médicament.
Recherche en immunothérapie
Un scientifique découvre que d’autres cellules immunitaires pourraient donner lieu à d’autres options d’immunothérapie.

Tournoi de golf Tee It Up To Fight Cancer

Joignez-vous à nous lors du tournoi de golf Tee It Up To Fight Cancer le 30 mai. Les recettes serviront à soutenir les soins aux patients et la recherche à L’Hôpital d’Ottawa.

Date de l’événement : jeudi 30 mai 2019
Heure : inscription de 10 h 30 à 12 h; départ simultané à 12 h
Souper : à 17 h (tout de suite après la partie de golf)
Prix : de 18 h 30 à 19 h 30
Lieu : Canadian Golf and Country Club, 7800, chemin Golf Club, Ashton (Ontario) K0A 1B0, Canada

Pour en savoir plus et vous inscrire, visitez https://canadiangolfclub.com/collections/tee-it-up-to-fight-cancer.

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16e Tournoi de golf annuel du Centre de recherche sur les maladies du rein

L’inscription comprend un parcours de 18 trous, un dîner de pizza, un cadeau de tournoi et un buffet-dégustation incluant le vin!

Coût : 150 $ par golfeur ou 600 $ par quatuor

Pour de l’information sur les commandites ou pour vous inscrire, veuillez communiquer avec : Rhonda Cameron – [email protected], 613-798-5555, poste 19820, ou Julie Beckett – [email protected], 613-798-5555, poste 17418.

En anglais seulement

Quatre ans après un diagnostic de cancer du sein métastatique, chaque jour est un cadeau.

Jillian  O’Connor était enceinte de 18  semaines lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer du sein. On lui donnait alors moins de deux  ans à vivre. Elle continue de profiter de la vie au maximum et a souligné en février le quatrième anniversaire de son petit garçon en pleine santé.

Jillian  O’Connor se tient dans son salon en riant. Un petit garçon vient lui serrer la jambe, puis repart en flèche pour aller jouer avec son frère et sa sœur aînés à l’étage inférieur. C’était Declan. Le fait que sa mère ait pu le voir souffler les bougies pour ses quatre ans, le 1er  février 2019, n’est rien de moins qu’extraordinaire.

Lorsque Jillian était enceinte de Declan, à 18 semaines de grossesse, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein métastatique. On lui a dit qu’elle ne serait pas là pour fêter les deux  ans de son bébé. Deux ans et demi plus tard, Jillian a célébré son quatrième anniversaire avec lui et continue de profiter de la vie au maximum.

Jillian O’Connor

Ce qu’on remarque d’abord chez Jillian, c’est son sourire, suivi de son insatiable soif de vivre. Son attitude positive contagieuse vient en troisième. On imagine facilement que cette attitude puisse expliquer à elle seule pourquoi Jillian continue de défier les pronostics défavorables. Ce n’est peut-être pas prouvé scientifiquement, mais elle est convaincue que c’est la clé.

« J’ai des tumeurs partout, de la tête aux pieds », dit Jillian. « Chaque jour est une vraie bénédiction. “Oh! Je me suis réveillée. Génial!” Je veux continuer à vivre le plus intensément possible, le plus longtemps possible. Je crois sincèrement que le simple fait d’être optimiste aide. »

Le physique délicat de Jillian contraste avec sa personnalité flamboyante. Elle est sociable et déborde d’enthousiasme communicatif. Elle parle de son cancer de façon pragmatique. Il fait partie de sa vie, mais ne la domine pas. Elle a une autre grande préoccupation : sa précieuse famille. La jeune femme de 35  ans bavarde et rit avec tant d’aisance à propos de sa vie et de son expérience du cancer qu’il faut un moment pour comprendre à quel point cette expérience est hors du commun.

En 2014, Jillian allaitait encore Landon, son deuxième enfant, lorsqu’elle a consulté son médecin à propos d’un canal galactophore obstrué. Elle a découvert qu’il s’agissait plutôt d’un cancer du sein. Les médecins voulaient qu’elle passe une tomodensitométrie pour déterminer l’étendue du cancer, mais c’était impossible puisqu’elle était enceinte de 18  semaines. Sans traitement, lui a-t-on dit, elle ne survivrait pas jusqu’à l’accouchement. Avec une fille de trois ans et un fils d’un an à la maison, c’était impensable. Le diagnostic était dévastateur, mais Jillian y a bravement fait face avec l’optimisme et la détermination qui la caractérisent.

Une interruption de grossesse n’était pas envisageable pour Jillian et son mari, David. L’oncologue de Jillian, le Dr Mark  Clemons, lui a dit que ce ne serait pas nécessaire. Il pouvait lui offrir un protocole de chimiothérapie qui combattrait le cancer sans nuire à l’enfant qu’elle portait. Jillian a subi une mastectomie et a reçu une douzaine de traitements chimiothérapeutiques adaptés à sa situation particulière. Le 1er  février  2015, elle a donné naissance à Declan, un bébé en pleine santé.

« J’ai reçu de la chimiothérapie jusqu’au moment de l’accouchement. Le bébé était en santé, d’un poids tout à fait souhaitable à la naissance. Il était absolument parfait », raconte Jillian.

Après la naissance de Declan, Jillian a pu passer des examens par tomodensitométrie visant à repérer l’emplacement des tumeurs. Le cancer s’était métastasé dans ses os, son foie et son système lymphatique. C’est alors qu’on lui a donné moins de deux ans à vivre

« En gros, on m’a dit : “On ne peut pas vous donner de pronostic à long terme. C’est un cancer de stade X, alors prenez chaque jour en plus comme un cadeau” », explique Jillian. Elle a laissé son emploi d’infirmière à l’Hôpital Queensway Carleton et y est devenue patiente, recevant ses traitements au Centre de cancérologie Famille Irving Greenberg, établissement satellite de L’Hôpital d’Ottawa. « Deux ans ont passé, puis trois, et enfin quatre l’été dernier. J’espère avoir encore 40  ans devant moi. J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »

La vie de Jillian est particulièrement bien remplie. Après tout, une fois de retour à la maison avec Declan après l’accouchement, elle avait à s’occuper de trois  enfants âgés de trois ans et moins. Elle s’est consacrée entièrement à la maternité, profitant de chaque moment avec eux. Entre ses visites hebdomadaires au centre de cancérologie pour recevoir ses traitements, elle s’affairait à changer des couches, à préparer des repas et à soigner, à amuser et à aimer ses petits trésors.

Declan et Jillian
Declan, 4 ans, assis sur les genoux de sa mère.

Declan revient et grimpe sur les genoux de sa mère pendant 30  secondes environ avant de s’installer à côté d’elle sur le sofa. C’est un garçon de quatre ans typique. Sa grande sœur Myla, qui est âgée de sept ans, et son frère Landon, qui a cinq ans, se montrent à leur tour. Les trois  enfants jouent sur le plancher, près de leur mère qui bavarde gaiement avec eux.

Jillian a été présente pour les voir franchir toutes les étapes de la petite enfance : ils ont appris à marcher, à parler, à courir, à jouer, à lire et à devenir de petites personnes autonomes. Myla et Landon fréquentent maintenant l’école. Declan les y rejoindra en septembre. À la mi-janvier, Jillian et David l’ont inscrit à la maternelle. Ces jours-ci, pendant que les deux plus vieux sont à l’école, Declan et Jillian passent de bons moments ensemble. Ils remplissent leurs journées avec des activités qui comprennent du bénévolat à l’école, en plus des tâches quotidiennes à la maison.

« J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »

Jillian croque dans la vie à pleines dents et prend chaque jour tel qu’il est.

« Avec toute l’aide que les techniques modernes de radiothérapie et d’oncologie médicale peuvent lui offrir à Ottawa, en plus de sa personnalité et de sa motivation exceptionnelles, elle se tire remarquablement bien d’affaire dans une situation tragique pour toute jeune maman », dit le Dr Clemons. « Elle participe également à des recherches qui transforment les pratiques et vont améliorer les soins aux patients. Elle ne cesse jamais de donner. »

Au cours des quatre dernières années, Jillian a participé à des essais cliniques pour de nouveaux traitements qui ont freiné l’évolution du cancer. Lorsque son cerveau a été touché, il y a quelques années, elle a reçu une radiothérapie du cerveau entier ainsi que par CyberKnife. On lui a ensuite prescrit un nouveau médicament capable de franchir la barrière hématoencéphalique, contrairement à sa chimiothérapie habituelle. Ce médicament a empêché la croissance de nouvelles tumeurs au cerveau. Le cancer ne régresse pas, mais il n’empire pas non plus.

« Je vis très bien avec le statu quo, car j’arrive à faire tout ce que je veux en ce moment », dit Jillian. « Le statu quo me convient. Je me sens bien, je n’ai mal nulle part. Je n’ai pas le temps de réfléchir à ce que je ressens. »

Jillian s’assoit sur le plancher et joue avec ses trois enfants en riant. Elle regarde la petite poupée que sa fille Myla lui montre et tend une balle à Landon. « Je crois vraiment que mes enfants ont une énorme influence. Ils sont géniaux et tellement amusants. Ils me tiennent très occupée, ce qui fait partie du plaisir. Le soir, en allant me coucher, je ne pense pas au cancer ni aux tests à venir. Je ne pense à rien de ça parce que je suis épuisée. Je crois que ça m’aide. »

Le Dr Clemons est du même avis.

« Elle est remarquable. Nous aurions tous intérêt à suivre son exemple en donnant un véritable sens à notre vie », dit-il. « Trop de gens autour de nous consacrent un temps fou à se plaindre de futilités et de choses auxquelles ils ne peuvent rien changer. La vie est faite pour être vécue, et Jillian nous encourage à la vivre pleinement. »

Que ce soit grâce aux traitements novateurs qu’elle reçoit ou à son attitude ultrapositive, Jillian a dépassé de deux ans et demi son pronostic d’origine.

Le Dr Clemons lui a dit : « Peu importe ce que vous faites, continuez comme ça. De toute évidence, c’est efficace. »

C’est bel et bien le cas.


Nous sollicitons votre aide aujourd’hui pour donner aux patients comme Jillian plus de temps, plus de souvenirs et plus d’espoir. Appuyez sans attendre notre essai clinique sur le cancer et aidez-nous à mettre au point de nouveaux moyens de traiter cette maladie dévastatrice.

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Un essai clinique sur un médicament ciblant les cellules souches cancéreuses aide une patiente de la région

Lorsque les résultats d’imagerie par résonance magnétique (IRM) de Sandy Patenaude ont montré que son  cancer colorectal  s’était propagé à son foie et à ses poumons, on lui a demandé de participer à un essai clinique  sur un médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses. Dans le cas de Sandy, le médicament a permis de prévenir la progression de son cancer.

Il y a trois ans, Sandy Patenaude a reçu une nouvelle dévastatrice : elle avait un cancer colorectal de stade quatre, qui s’était propagé à son foie et à ses poumons et était inopérable. Son oncologue lui a demandé si elle aimerait participer à un essai clinique sur un nouveau médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses en plus de sa chimiothérapie.

« Des inhibiteurs de cellules souches cancéreuses, pourquoi pas? » s’est dit Sandy, qui a accepté de participer à cet essai.

Le DDerek Jonker, oncologue médical à L’Hôpital d’Ottawa, est responsable de l’essai clinique international sur un médicament expérimental, la napabucasine, chez les patients atteints de cancer colorectal. Il explique que les cellules souches cancéreuses sont les rares cellules immatures présentes dans une tumeur, qui résistent souvent à la chimiothérapie. Ces cellules peuvent donner naissance à des cellules cancéreuses plus matures qui composent la majeure partie d’une tumeur. Les cellules souches cancéreuses ne sont pas les mêmes que les cellules souches normales qui se retrouvent dans de nombreux tissus chez un adulte en bonne santé et qui contribuent à la guérison et à la cicatrisation.

« Grâce à la chimiothérapie, nous pouvons offrir un traitement qui réussit à réduire une grande partie du cancer », souligne le DJonker, qui est également professeur agrégé à l’Université d’Ottawa. « La plupart du temps, le gros de la tumeur disparaît, mais il reste une petite tumeur qui contient beaucoup de ces cellules souches cancéreuses chimiorésistantes et capables de migrer et de proliférer ailleurs dans l’organisme. Souvent, nous continuons d’administrer la même chimiothérapie, puis constatons que la tumeur a grossi de nouveau, toutefois il ne s’agit pas de la même tumeur que celle que nous avions lorsque nous avons commencé. »

Le Dr Derek Jonker
Le Dr Derek Jonker  a mené un essai clinique sur le cancer colorectal et un médicament inhibiteur des cellules souches cancéreuses qui a aidé Sandy Patenaude.

Le Dr Jonker change alors de traitement pour cibler les cellules souches cancéreuses, qui ne sont pas touchées par la chimiothérapie traditionnelle. Lors d’un précédent essai clinique à répartition aléatoire qu’il a dirigé, des patients ont reçu un placebo ou de la napabucasine. L’objectif était d’évaluer l’efficacité du médicament à inhiber ou à prévenir la croissance des cellules souches cancéreuses. L’essai s’est déroulé dans 40 sites situés au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon. Les 562 patients recrutés étaient atteints d’un cancer colorectal de stade avancé chez lesquels la chimiothérapie ne fonctionnait plus.

À la lumière des résultats de l’essai, le DJonker a indiqué qu’il n’y avait pas beaucoup de bienfaits dans le groupe en général. « Cependant, lorsque nous avons examiné les patients atteints d’une tumeur présentant les caractéristiques d’une surexpression importante des cellules souches cancéreuses (phospho-STAT3), nous avons constaté que leur survie était grandement améliorée. »

En octobre 2016, le DJonker a présenté à la Société européenne de médecine interne cancérologique ses résultats montrant que, même si l’inhibiteur de cellules souches cancéreuses ne fonctionnait pas pour tous les patients, il y avait une amélioration de la survie chez 22 % des patients atteints de tumeurs avec un niveau élevé de phospho-STAT3. Il a déclaré qu’il s’agissait d’une « preuve que les cellules souches sont une cible importante chez les patients atteints de cancer ». La napabucasine est maintenant combinée à la chimiothérapie dans l’essai clinique en cours pour attaquer le cancer sur deux fronts en même temps.

« Grâce aux résultats de l’essai clinique, nous savons que la majorité des patients n’ont pas répondu au traitement, mais nous avons deux patients, ici à Ottawa, qui ont bien répondu et qui ont retiré des bienfaits de l’utilisation de l’agent clinique », souligne la Dre Christine Cripps, oncologue médicale.

Sandy Patenaude

« J’ai pensé à participer à l’essai, parce que je me suis dit que c’était nouveau. »

Sandy fait partie de ces patients qui en ont retiré des bienfaits. Ses tumeurs ont diminué et les chirurgiens ont pu retirer des taches dans son foie et la tumeur primaire dans son rectum. La Dre Christine Cripps croit qu’une grande partie de ce qui a permis de tenir le cancer en respect est la napabucasine que prend Sandy dans le cadre de l’essai clinique.

« Un inhibiteur de cellules souches fonctionne différemment de la chimiothérapie traditionnelle, puisqu’il prévient l’apparition de nouvelles tumeurs », explique Saara Ali, coordonnatrice de la recherche pour les essais cliniques sur les cancers gastro-intestinaux. « Nous espérons que le comprimé [la napabucasine] arrivera à prévenir l’apparition de nouvelles tumeurs. Dans le cas de Sandy, aucun nouveau cancer n’est apparu depuis son traitement. Tout était déjà là, alors il se peut bien que le médicament fasse le travail. »

Prochaines étapes : Le Dr Jonker souhaite commencer un autre essai clinique sur l’inhibiteur de cellules souches cancéreuses, qui sera utilisé seulement chez les patients dont les tumeurs contiennent beaucoup de phospho-STAT3. On pourrait cerner les patients admissibles à l’essai clinique au moyen d’analyses moléculaires réalisées au laboratoire de diagnostic en oncologie moléculaire de L’Hôpital d’Ottawa. Cela ciblerait les patients dont on pense qu’ils seraient le plus susceptibles de bénéficier le plus du médicament.

« Nous aimerions reproduire notre essai, répartir les patients de façon aléatoire pour qu’ils reçoivent la napabucasine ou un placebo, et si nous pouvons prouver que la napabucasine est efficace pour ces patients, alors elle pourrait devenir une option pour les patients qui ont essayé toutes les autres options de traitement », explique le DJonker.

La Dre Cripps a indiqué que Sandy était une candidate pour ce prochain essai clinique et que le laboratoire moléculaire analyserait ses tumeurs pour voir si ses cellules souches cancéreuses présentent une expression importante de phospho-STAT3. Quoi qu’il en soit, Sandy continuera à prendre le médicament de l’essai clinique aussi longtemps qu’il fonctionnera pour elle. Et il fonctionne. La mère de trois enfants adultes dit qu’elle est occupée à faire un million de choses, à jouer à l’euchre, à gratter son ukulele, à skier, à pratiquer la randonnée, à faire du vélo et à profiter de la vie.

L’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour les essais cliniques, puisque la recherche s’est révélée la meilleure façon d’améliorer les traitements et même de trouver des remèdes contre le cancer et d’autres maladies dévastatrices.


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Recherche en immunothérapie
Un scientifique découvre que d’autres cellules immunitaires pourraient donner lieu à d’autres options d’immunothérapie.

Recherche en immunothérapie

Certaines molecules présentes sur les cellules cancéreuses suppriment les cellules immunitaires T et les empêchent d’attaquer les cellules cancéreuses. C’est un fait scientifique. Le Dr Ardolino a toutefois découvert d’autres cellules immunitaires–les cellules tueuses–qui pourraient offrir plus d’options en immunothérapie.

Le lien entre le système immunitaire et le cancer est reconnu depuis plus d’un siècle. Cependant, comprendre la façon dont le système immunitaire lutte contre le cancer a été le principal défi des scientifiques comme le Dr Michele Ardolino.

Dans un premier temps, on a tenté de stimuler le système immunitaire afin qu’il attaque le cancer. Ce qui a change la donne a été la découverte de molecules clés, appelées points de contrôle du système immunitaire, des cellules cancéreuses qui suppriment les cellules immunitaires et les empêchent de s’attaquer au cancer. Il existe de nombreux types de cellules immunitaires. On a constaté que les cellules T sont des cellules immunitaires clés; ce sont ells que visent les medicaments immunothérapeutiques.

Le Dr Michele Ardolino pose dans son laboratoire.
La découverte du Michele Ardolino, Ph. D. met l’accent sur des cellules immunitaires tueuses naturelles.

« Nous ignorions auparavant que certains de ces récepteurs sont presents dans d’autres cellules immunitaires », explique le Dr Michele  Ardolino, scientifique de L’Hôpital d’Ottawa et professeur adjoint à l’Université d’Ottawa. « Nous avons constaté que ces récepteurs sont presents dans un autre type de cellules immunitaires, soit les cellules tueuses naturelles. »

Il affirme que, même si la plupart des medicaments immunothérapeutiques ciblent les cellules T afin d’en accroître l’efficacité, certaines tumeurs cancéreuses ne réagissent pas aux cellules  T.

« Cependant, ces tumeurs pourraient être éliminées très efficacement par les cellules tueuses naturelles », ajoute le Dr Ardolino. « Ainsi, si nous connaissons le type de tumeur du patient, nous pouvons concevoir des thérapies suscitant la réponse immunitaire la plus efficace. Dans certains cas, il s’agirait d’une réponse des cellules  T, dans d’autres, d’une réponse des cellules tueuses naturelles. »

« Nous comprenons maintenant mieux comment le système immunitaire élimine le cancer. Nous pouvons donc cibler plus précisément le mécanisme qui supprime le système immunitaire. »

« C’est super pour plusieurs raisons », soutient le Dr  Ardolino. « Nous comprenons maintenant mieux comment le système immunitaire élimine le cancer. Nous pouvons donc cibler plus précisément le mécanisme qui supprime le système immunitaire. Et nous pouvons susciter une plus forte réponse des cellules tueuses naturelles contre le cancer. »

Il est désormais généralement reconnu que le cancer et le système immunitaire sont tous deux uniques à chaque patient. Les chercheurs et les cliniciens se rendent maintenant compte de l’importance d’adapter l’immunothérapie selon le cancer et le système immunitaire propres à chacun. Le problème est complexe : il faut donner un medicament ayant un effet thérapeutique maximal avec le moins d’effets secondaires, de la façon la plus ciblée possible.

Le D Ardolino a récemment publié une découverte majeure qui pourrait faire en sorte que les traitements immunothérapeutiques fonctionnent chez advantage de personnes et contre un plus grand nombre de types de cancers.

En octobre, les immunologists James  Allison et Tasuku  Honjo ont reçu le prix Nobel de médecine pour leur découverte des anticorps inhibiteurs de points de contrôle du système, qui est considérée comme un événement important dans la lutte contre le cancer


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L’immunothérapie élimine le cancer d’un policier

Malgré des années de traitement visant à prévenir sa récurrence, le mélanome de Ian McDonell, un cancer de la peau qui a tué son frère, s’est propagé à son cerveau et à son corps. En 2017, il a commence une immunothérapie novatrice. Un an après la fin de son immunothérapie, tous les clichés montrent que son cancer a disparu.

Ian McDonell n’était pas de service et marchait le long d’un sentier de vélo lorsqu’il a apercu des hommes en pleine bagarre. Il a appelé la police et a plaque au sol l’un des combattants, qui tentait de s’enfuir. Ce geste courageux est d’autant plus remarquable que, un an plus tôt, Ian était cloué au lit par le cancer.

« J’ai pensé à l’année précédente », raconte Ian, « et jamais je n’aurais pu être dehors à faire une promenade. »

Cinq ans auparavant, le frère de Ian était mourant, atteint d’un mélanome, et son père venait d’être emporté par le cancer. L’épouse de Ian a insisté pour qu’il fasse examiner par un médecin un grain de beauté qu’il avait dans le dos. Il s’agissait d’un mélanome malin nodulaire ulcéreux – une forme agressive de cancer de la peau.

Ian a subi une chirurgie pour l’exciser, ainsi qu’un ganglion lymphatique dans l’aine gauche. Plusieurs semaines plus tard, on lui a retire un ganglion lymphatique dans l’aisselle. Même s’il n’y avait plus aucune trace de cancer, compte tenu de ses antécédents familiaux, le risqué de récidive que courait Ian était élevé.

Ce sergent-chef de la Police d’Ottawa, âgé de 47 ans, a été aiguille vers le Dr  Michael  Ong, un oncologue spécialisé dans les cancers de la peau et urologiques à L’Hôpital d’Ottawa. Après avoir discuté de l’ensemble des options, le Dr Ong a recommandé à Ian de participer à un essai Clinique fondé sur une chimiothérapie ciblée, reconnue pour sa capacité à faire régresser fortement les mélanomes et mise à l’essai dans le but d’améliorer les taux de guérison.

Ian McDonell est assis dans un fauteuil.
Ian en train de reçevoir sa première dose d’immunothérapie

« L’immunothérapie ne touche pas le cancer directement. Elle dévoile plutôt le cancer à votre système immunitaire. »

Ian a suivi ce traitement entre novembre 2013 et août  2014, tout en continuant à travailler à temps plein; après le traitement, il a continue à passer des examens d’imagerie réguliers et intensifs destines au dépistage de toute récidive. Il se sentait bien lorsqu’il s’est rendu à son rendez-vous normal en juin 2017, mais la tomodensitométrie et l’imagerie par resonance magnétique (IRM) l’ont confronté à une dure réalité. Il avait une demi-douzaine de tumeurs dans l’aine et l’abdomen, ainsi que trois tumeurs avec metastases au cerveau. Son cancer en était au stade  4. Normalement, les patients ayant des metastases au cerveau n’ont plus que quatre mois à vivre.

Compte tenu de la gravité de la situation, le Dr  Ong a recommandé une approche énergique : une immunothérapie récemment approuvée.

« L’idée de l’immunothérapie n’est pas nouvelle. Cette méthode fait l’objet d’essais cliniques depuis des décennies. Mais ce n’est que récemment que nous avons connu un succès retentissant, » explique le Dr Ong, qui est également professeur adjoint à l’Université d’Ottawa.

le Dr Michael Ong
Selon le Dr Michael  Ong, oncologue, les récentes immunothérapies sont très efficaces pour traiter les mélanomes.

Le lien entre le système immunitaire et le cancer est reconnu depuis plus d’un siècle. Cependant, comprendre la façon dont le système immunitaire lutte contre le cancer a été le principal défi des scientifiques.

Dans un premier temps, on a tenté de stimuler le système immunitaire afin qu’il attaque le cancer. Ce qui a change la donne a été la découverte de molecules clés, appelées points de contrôle du système immunitaire, des cellules cancéreuses qui suppriment les cellules immunitaires T, et les empêchent de s’attaquer au cancer. Ces points de contrôle dissimulent le cancer au système immunitaire. De nouveaux médicaments, appelés anticorps inhibiteurs de points de contrôle du système immunitaire, lèvent le voile et permettent au système immunitaire de s’attaquer naturellement au cancer et de le détruire.

« Le but de la chimiothérapie est de tuer directement le cancer », explique le Dr  Ong. « Cela peut entraîner des effets secondaires, parce que la chimiothérapie tente d’empoisonner le cancer. En revanche, elle ne touche pas le cancer directement. Elle le révèle plutôt au système immunitaire en activant des interrupteurs des cellules T, et le système immunitaire de l’organisme fait le reste. »

L’immunothérapie fonctionne particulièrement bien chez les patients atteints d’un mélanome, comme Ian. Le premier essai qui a révélé cette efficacité sur ce type de cancer de la peau a été présenté à un congrès sur l’oncologie à Chicago en  2010. Les résultats de cet essai ont montré que l’amélioration médiane de la durée de la survie était de quatre mois. Selon le Dr Ong, au départ, les conclusions ne semblaient pas très impressionnantes.

« Ce n’était qu’un autre rapport d’essai clinique, et quatre mois, cela ne paraissait pas très long », precise le Dr Ong. « Cependant, l’amélioration rapportée était la médiane. Nous avons constaté plus tard seulement que, bien que l’immunothérapie ne fonctionne pas chez 80 % des patients, 20 % d’entre eux étaient guéris de leur mélanome métastatique. Lorsque les données étaient considérées sur une période de 10 ans, tous les patients qui avaient répondu au traitement étaient toujours en vie. »

Depuis, des immunotherapies ont été mises au point et ont fait l’objet d’essais cliniques, ce qui a fait passer le taux de survie après un an de 25 à 80 % dans le cas de mélanomes avancés.

Ian a commence par recevoir une combinaison de deux immunothérapies, une importante percée depuis 2010, récemment approuvée par Santé Canada. Il a raconté que le traitement est donné par voie intraveineuse à l’Unité de chimiothérapie, au Centre de cancérologie de l’Hôpital. Le processus complet prend deux heures par traitement. Ian devait recevoir une dose toutes les trois semaines pour quatre traitements.

Ian a reçu une dose, puis a suivi une radiothérapie administrée au moyen du système CyberKnife. Des doses élevées de rayonnement ont été dirigées directement sur ses tumeurs au cerveau. Il a bravement continue durant le second cycle d’immunothérapie, mais il était tellement malade qu’il a dû interrompre le traitement. Il a commence à prendre des medicaments stéroïdiens pour ralentir son système immunitaire. Il s’est alors senti mieux, mais son immunothérapie était en suspens.

Fin septembre, Ian a ressenti une nouvelle faiblesse au visage et craignait que son cancer empire. Ce n’était pas le cas. Les examens ont révélé qu’une tumeur avait rétréci, passant de 25 à 10 mm, tandis que l’autre était passé de 8 à 4 mm.

Le D Ong lui a dit : « On dirait qu’il se passe quelque chose de positif. » Il a recommandé à Ian d’essayer une seule immunothérapie plutôt que deux. Ian a reçu ce traitement à la mi-novembre  2017. Encore une fois, il a trouvé cela extrêmement difficile et a été très malade. Tous ses traitements ont été interrompus.

« Mais ça a fonctionné », raconte Ian.

Ian McDonell pose en compagnie de ses trois filles et de sa femme à la plage.
Ian McDonell et son épouse Michelle avec leurs filles à la baie de Fundy, à Kingsport, en Nouvelle-Écosse, en août 2018.

Deux mois plus tard, en janvier  2018, le statut du cancer de Ian a été évalué au moyen d’une tomographie par émission de positons (TEP). Une TEP fonctionne au moyen d’un sucre radioactive qui met en surbrillance colorée les cellules cancéreuses. Aucune couleur n’est apparue lorsque Ian a passé la TEP. L’examen par IRM subsequent n’a révélé aucun signe de tumeurs au cerveau. Elles avaient disparu toutes les trois. Il a passé une tomodensitométrie en avril et en juillet. Les clichés ne montraient rien. Il n’avait plus de tumeurs. Toutes les traces de son cancer avaient disparu.

Durant un rendez-vous après les derniers clichés d’imagerie, le Dr Ong lui a appris que, au moment de leur première rencontre en  2013, les options d’immunothérapie ou cette chimiothérapie ciblée n’étaient pas disponibles. Quatre ans plus tard, grâce aux incroyables percées en immunothérapie, il y avait de l’espoir.

« Au cours des cinq dernières années, nous sommes passes de très médiocres options pour traiter les mélanomes à un grand nombre d’options efficaces. Cela s’explique par le développement de traitements contre le cancer, qui continue à être très rapide », dit le Dr Ong. « À L’Hôpital d’Ottawa, nous participons constamment à des essais cliniques qui changent la pratique. La norme de soins évolue sans cesse – comme elle se doit. Nous tentons toujours de repousser les limites des traitements contre le cancer. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en recherche en immunothérapie contre le cancer, tant pour la mise au point de nouveaux traitements que pour les traitements expérimentaux proposes aux patients. Soixante-neuf essais cliniques en immunothérapie contre le cancer sont en cours à l’Hôpital. Cinquante des patients du D Ong participant actuellement à de tels essais. Cependant, ils sont des centaines à prendre part à des essais cliniques actifs similaires à L’Hôpital d’Ottawa.

Les personnes atteintes d’un cancer de la peau avec presence de mélanome sont jeunes, âgées de 30 à 50 ans. Un mélanome avec des ganglions lymphatiques est très agressif. Historiquement, 50 % des patients connaîtraient une récidive et la propagation du mélanome. Cependant, les nouveaux traitements, dont l’immunothérapie, diminuent le risque de récidive de 43 à 53 %. À L’Hôpital d’Ottawa, de nombreux patients participant à une étude visant à établir si deux medicaments immunothérapeutiques fonctionnent mieux qu’un seul pour réduire advantage les risques de récidive

Grâce aux immunotherapies fructueuses, des patients comme Ian sont aux prises avec les problems des survivants : vivre sans le cancer.

Ian a constaté qu’il devait repenser à ce qu’il souhaitait faire. Il était en congé de maladie de la Police d’Ottawa depuis août 2017, lorsque son cancer est réapparu.

« Lorsqu’il a été question des examens provinciaux pour les services policiers, je me suis dit que j’allai les passer parce que j’avais un peu d’espoir, maintenant. J’ai passé l’examen pour devenir inspecteur, et je l’ai réussi », raconte Ian.

Grâce à l’immunothérapie, ce père de trois enfants a pu reprendre sa vie et peut maintenant songer à l’avenir et voir sa famille grandir. Il continuera aussi à lutter contre le crime.

L’Hôpital d’Ottawa effectue également de la recherche fondamentale et translationnelle en immunothérapie. Ainsi, le Dr Michele  Ardolino a récemment réalisé une percée dans la comprehension de l’immunothérapie, qui devrait permettre à cette approche d’être efficace chez un bien plus grand nombre de personnes atteintes du cancer.

Pour en savoir plus sur la recherche en immunothérapie,  cliquer ici.


Étant donné qu’il est démontré que la recherche est la meilleure façon d’améliorer les traitements et de trouver des remèdes contre le cancer et des maladies dévastatrices, L’Hôpital d’Ottawa amasse des fonds pour des essais cliniques

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