Place aux femmes inspirantes de L’Hôpital d’Ottawa

Femmes médecins, infirmières et chercheuses, à L’Hôpital d’Ottawa, nous célèbrons toutes ces femmes inspirantes qui pilotent la transformation du milieu de la santé. Elles montrent la voie vers une vie meilleure aux patients et aux familles qui, chaque jour, franchissent nos portes.

Certaines des femmes leaders en santé les plus avant-gardistes au monde travaillent à L’Hôpital d’Ottawa. Nos femmes médecins, chercheuses et cliniciennes ouvrent la voie de l’avenir en menant des recherches de pointe et en offrant des soins de calibre mondial.

Dre Virginia Roth
Dre Virginia Roth

En tête du peloton pour ses soins et sa recherche, L’Hôpital d’Ottawa cherche toujours à mieux soigner les patients et à atteindre des sommets. Pour ce faire, il doit entre autres motiver plus de femmes à devenir cadres.

Première femme médecin-chef à L’Hôpital d’Ottawa, la Dre Virginia Roth œuvre depuis plus de deux décennies à mieux comprendre certaines des maladies infectieuses les plus craintes autour du globe, de même qu’à aider les femmes à assumer de plus grandes responsabilités professionnelles.

Pour les femmes, par des femmes

Rêvant d’abord d’être neurochirurgienne, la Dre Roth a choisi une carrière qui lui a permis de transformer la vie de bien des femmes d’ici. Elle a co-fondé le Comité sur le leadership des femmes médecins pour cibler et faire avancer d’éventuelles dirigeantes à L’Hôpital d’Ottawa. « Nous devons reconnaître, appuyer et encourager ces femmes pour qu’il y ait vraiment parmi nous les meilleurs leaders », affirme-t-elle.

De grands progrès ont été réalisés depuis la création du Comité il y a six ans. Nous recrutons davantage de femmes médecins et les femmes occupent une plus forte proportion des postes de médecin et de chef de division.

« Il y a eu un virage culturel, car le nombre de femmes médecins est à la hausse à l’Hôpital, se réjouit la Dre Roth. Surtout dans des domaines comme la médecine et la chirurgie, où il y avait moins de femmes dans le passé. »

Former les femmes cadres d’aujourd’hui et de demain

Selon la Dre Roth, le Dr Jack Kitts, président-directeur général de L’Hôpital d’Ottawa, a aidé à piloter cette initiative. Encadrement et formation ont ouvert aux femmes en médecine des avenues jusqu’ici inexplorées.

« C’est au sommet que tout commence et si nos leaders ne voient pas l’importance de ce projet, nos efforts ne porteront pas de fruits », estime la Dre Roth.

La médecin-chef souhaite inspirer plus de femmes et les guider vers des postes de cadres à L’Hôpital d’Ottawa.

Nous vous présentons quelques-unes des nombreuses femmes qui transforment le milieu de la santé ici même à Ottawa et dans le monde.

Dre Kari Sampsel

Directrice médicale du Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire de L’Hôpital d’Ottawa

Dre Kari Sampsel
Dre Kari Sampsel

Étudiante en médecine, la Dre Kari Sampsel se demandait si elle était faite pour l’oncologie. Mais en première année, elle a été invitée à faire un quart de travail à l’Urgence, et ce fut le coup de foudre.

Pendant sa formation, elle a pu travailler avec un médecin légiste qui a galvanisé son intérêt pour la médecine légale, notamment les soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire. Jusqu’ici, comme directrice médicale du Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire, la Dre Sampsel a soigné avec compassion et expertise des milliers de ces victimes le jour qui fut sans doute l’un des pires de leur vie. « Défendre les intérêts des personnes victimisées ou sans voix, les aider à se remettre sur pied, c’est extrêmement gratifiant », exprime la Dre Sampsel.

 

Être femme médecin dans ce domaine est une expérience unique. « Même si plus de 50 % des étudiants en médecine sont des femmes, on présuppose toujours que le médecin est un hommes, se désole-t-elle. Lorsque j’entre dans la chambre, personne ne soupçonne que je suis le médecin à la tête de l’équipe. »

Trouver sa place dans une telle structure n’est pas sans difficulté, surtout comme chercheuse, cadre et clinicienne. Mais la Dre Sampsel a relevé le défi sans hésiter, à l’exemple des femmes fortes qui l’ont élevée. « Ma grand-mère a été une féministe pure et dure avant son temps, dit-elle. Ma mère a tracé sa propre voie, en restant à la maison pour élever ses enfants à l’apogée de la première vague féministe, puis en retournant à l’université pour obtenir son diplôme à 40 ans et faire carrière tout en étant une maman superfemme! »

La Dre Sampsel n’a jamais craint de poursuivre ses rêves. Elle estime que plusieurs mentores et amies l’ont inspirée à toucher la vie des patients et elle souhaite faire de même pour d’autres femmes.

Kednapa Thavorn, Ph.D.

Scientifique et directrice scientifique de l’équipe d’économie de la santé au Centre de méthodologie d’Ottawa de L’Hôpital d’Ottawa

Kednapa Thavorn, Ph.D.
Kednapa Thavorn, Ph.D.

Comme économiste de la santé au Centre de méthodologie de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Kednapa Tahvorn n’a qu’un but : améliorer les politiques de soins et, par conséquent, la qualité des soins. L’auteure de nombreuses publications a toujours trouvé qu’il est motivant et gratifiant de savoir que ses résultats de recherche améliorent la prise de décisions et, par le fait même, les soins et l’administration hospitalière.

La chercheuse croit qu’à titre d’une des rares femmes économistes de la santé à notre hôpital, elle peut apporter des points de vue différents et parfois uniques pendant des réunions et au sein de comités à composition plutôt homogène.

« Je crois que la diversité des effectifs peut favoriser la créativité et l’innovation. Le tissage des expériences, des idées et des domaines disparates donne lieu à des échanges fructueux qui font avancer notre hôpital. » – Kednapa Thavorn, Ph.D.

Que conseille-t-elle aux jeunes chercheuses? Avoir confiance en ses capacités. « Trouvez de bonnes mentores prêtes à transmettre leurs compétences et connaissances et à offrir un soutien continu. Créer un réseau professionnel peut ouvrir d’innombrables horizons. Votre réseau peut vous apporter des compétences et un savoir additionnels pour faciliter votre tâche, mieux la réaliser ou obtenir le poste que vous voulez. »

Dre Jessica Dy

Chef de division, Obstétrique et gynécologie générales

Dre Jessica Dy
Dre Jessica Dy

Comme médecin, la Dre Jessica Dy se passionne pour la médecine et la chirurgie. Voilà une des raisons pour lesquelles elle aime beaucoup être chef de la Division d’obstétrique et de gynécologie générales. L’obstétricienne est fière d’accompagner les mères enceintes (et leur famille) pour les aider à vivre une grossesse en santé. « Accueillir une nouvelle vie me remplit de joie, reconnaît-elle, mais je tire aussi beaucoup de satisfaction du fait que nous sauvons tous les jours la vie de mères. »

Comme femme médecin dans ce domaine, elle se sent profondément solidaire des femmes, et mères, qui la consultent. « Je crois que mes patientes sont réconfortées par le fait que j’aie moi aussi connu l’expérience de douleurs menstruelles. Et comme mère de trois enfants, je peux leur parler avec confiance des douleurs de la grossesse, du travail et de toutes les belles choses qui entourent l’arrivée d’un nourrisson », explique-t-elle.

La Dre Dy est bien consciente des défis que doivent relever les femmes qui occupent des postes de médecin dirigeant.

« Une femme occupe son poste parce qu’elle a travaillé particulièrement fort pour l’obtenir. » – Dre Jessica Dy

Que conseille-t-elle aux jeunes femmes qui songent à faire carrière en médecine? « C’est une très belle carrière, mais il faut être prête à travailler fort et à se battre pour se tailler une place ».

Angela Crawley, Ph.D.

Scientifique, Programme des maladies chroniques, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa

Angela Crawley, Ph.D.
Angela Crawley, Ph.D.

Vous êtes-vous déjà demandé comment évoluent la médecine et les soins dont tant de gens dépendent aujourd’hui? C’est grâce à des leaders en recherche comme Angela Crawley, Ph.D., qui consacre une grande part de sa vie à la recherche sur les infections chroniques et les maladies du foie. Notamment, la chercheuse mène des études sur des maladies qui touchent des personnes parmi les plus vulnérables.

Enfant, Angela Crawley voulait déjà suivre les traces de son grand-père, le chercheur John Crawley, Ph.D., D.V.M. Puis, au long de sa carrière, elle a aussi été inspirée par de nombreux autres scientifiques, hommes et femmes, dont elle suivait les cours et recevait les conseils. Elle a été émerveillée par l’expérience collective de femmes extraordinaires venues diversifier les effectifs de nos instituts de recherche. « Les femmes leaders sont en minorité et donc, il y a moins de modèles pour inciter d’autres femmes à faire carrière en recherche biomédicale, déplore-t-elle. En revanche, j’ai connu pendant mon parcours universitaire et professionnel d’innombrables femmes exceptionnelles. »

Angela Crawley croit fermement que toutes ces femmes, elle comprise, ont obtenu leur poste en science par leur assiduité à la tâche, chacune apportant ainsi énormément à sa discipline respective. « Derrière cette femme, il y a souvent bien des réalités complexes (relations, problèmes de santé, enfants, etc.) qu’elle doit savoir jongler tandis qu’elle avance dans sa carrière et se démène pour maintenir la barre haute, se préparer à surmonter les obstacles qui l’attendent et se surpasser », dit-elle.

Dévouée à la cause de la diversité et de l’égalité des sexes à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, Mme Crawley prête main-forte lors d’ateliers offerts à l’intention d’étudiants en médecine et de résidents sur le harcèlement et l’intimidation. Elle a aussi formulé des recommandations pour le recrutement, le maintien en poste et la reconnaissance professionnelle de femmes scientifiques.

Faire carrière en recherche est parfois ardu, surtout pour les femmes. Angela Crawley sert de modèle à beaucoup de chercheuses aux études supérieures, qu’elle encourage fortement à poursuivre leur passion et à optimiser leurs atouts en science, malgré les défis inhérents au domaine et les incertitudes de l’avenir. Elle est convaincue que bien encadrées, les femmes peuvent se tenir debout et naviguer vers le succès, tandis que les autres complexités de la vie comme l’amour et la famille finissent par se placer.

Debra Bournes, Ph.D.

Chef des Soins infirmiers et vice-présidente des Programmes cliniques

Debra Bournes, Ph.D.
Debra Bournes, Ph.D.

Debra Bournes, Ph.D., n’avait jamais pensé devenir infirmière, mais lorsque l’occasion de faire des études dans ce domaine s’est présentée, elle n’a pas hésité à la saisir. Dans son premier poste comme infirmière, elle a découvert combien elle aimait les soins infirmiers. Elle a compris qu’une infirmière a la possibilité et la responsabilité de faire une grande différence dans la vie des autres, accompagnant des patients et des familles qui traversent des moments parmi les plus difficiles de leur vie.

Aujourd’hui, comme chef des Soins infirmiers et vice-présidente des Programmes cliniques, Debra Bournes continue de faire une différence d’une tout autre ampleur. Elle crée et soutient désormais des méthodes et systèmes régionaux et provinciaux pour que les infirmières et les autres professionnels de la santé puissent offrir aux patients des soins personnalisés et exceptionnels. Elle travaille avec les équipes de soins pour améliorer l’expérience du patient en l’invitant à participer à ses soins. De plus, elle contribue à créer des milieux de travail de qualité où les équipes se sentent valorisées, motivées et inspirées à atteindre l’excellence.

Si Debra Bournes a aujourd’hui confiance en ses capacités de leader et de mentore, c’est parce qu’elle a elle-même bénéficié du soutien de plusieurs femmes extraordinaires au long de sa carrière. « Dans mon premier poste comme cadre, Gail Mitchell, Ph.D., était ma mentore, explique-t-elle. Alors directrice des soins infirmiers où je travaillais, elle m’a montré à diriger et à continuer de m’investir dans ce qui me passionnait, même dans les moments difficiles, parce que savoir qu’on fait changer les choses, ne serait-ce qu’un tout petit peu à la fois, en vaut vraiment la peine. Elle m’a aussi présenté Rosemarie Rizzo Parse, Ph.D., qui joue encore un grand rôle dans ma vie. Son travail a changé du tout au tout mes rapports avec les autres et m’a façonnée comme leader.

Mary Ferguson-Paré, Ph.D., a été une autre source d’inspiration pour Debra Bournes. Ensemble, elles ont fondé la culture et l’équipe de recherche qui favorisent les progrès et l’innovation en sciences infirmières et en soins personnalisés. « Toutes ces femmes incroyables continuent de m’apporter leur sagesse et ainsi, j’arrive à faire tout ce que je fais! », affirme Mme Bournes.

Elle continue aussi d’être inspirée au quotidien par le savoir et les compétences de toutes les femmes qui travaillent à L’Hôpital d’Ottawa. « Je me sens privilégiée d’avoir de telles collègues, d’apprendre d’elles et d’être mise au défi par elles, révèle Mme Bournes. Chacune fait chaque jour une différence. Voilà une partie de ce qui rend L’Hôpital d’Ottawa un lieu de travail exceptionnel. »

Dre Jacinthe Lampron

Directrice médicale, Programme de traumatologie

Dre Jacinthe Lampron
Dre Jacinthe Lampron

La Dre Jacinthe Lampron s’est toujours intéressée à la chirurgie, mais c’est la traumatologie qui l’a séduite lorsque la jeune médecin a été déployée en Afghanistan, où elle était affectée à l’unité médicale des Forces armées canadiennes. « Là-bas, il y avait des traumatismes majeurs tous les jours. Je me suis aperçue que les techniques de réanimation et de chirurgie me permettaient de faire toute une différence pour les patients gravement blessés », affirme la Dre Lampron.

Ses activités à Kandahar ont certainement entretenu sa passion pour sauver la vie des personnes les plus gravement blessées, mais la Dre Lampron estime que c’est la Dre Najma Ahmed, sa superviseure et mentore pendant sa résidence en chirurgie, qui a piqué sa curiosité pour ce domaine médical. « Il n’y a aucun doute qu’elle a inspiré et probablement défini mon choix de carrière, affirme-t-elle. Il est très utile d’avoir une mentore afin de nous orienter au sein du système où nous travaillons. »

La Dre Lampron espère qu’elle pourra à son tour devenir mentore et aider des résidentes et des femmes collègues à sentir qu’elles peuvent poursuivre leurs plus grands intérêts, quels qu’ils soient. « Je crois au principe de l’égalité des chances, dit-elle. Si quelqu’un s’intéresse à un poste, son sexe ne devrait pas avoir d’importance. Ce qui compte, c’est la justice et la compétence. »

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux universitaires d’enseignement et de recherche et est le fier partenaire de l’Université d’Ottawa.

Ces femmes vous inspirent? Appuyez les recherches novatrices et les traitements de pointe à L’Hôpital d’Ottawa.

D'autres histoires inspirant

Une course contre la montre – Un rare gène héréditaire de la SLA crée de l’incertitude quant à l’avenir.
Karen Lawrence est comme une cible vivante. Elle est porteuse du gène de la SLA, une maladie qui a tué 14 membres de sa famille, y compris son père.
Les cellules souches pourraient guérir les poumons des bébés nés prématurément
Un traitement par cellules souches, qui fera bientôt l’objet d’essais cliniques à L’Hôpital d’Ottawa, pourrait contribuer à guérir les poumons des bébés prématurés.
Garder espoir malgré un diagnostic de cancer agressif de la peau
Dan Collins avait 62 ans lorsqu’il a reçu un diagnostic de mélanome de stade 4. En apprenant qu’il était atteint de cette forme agressive de cancer, il a d’abord craint pour sa vie. Toutefois, l’immunothérapie lui a redonné espoir.

Une course contre la montre – Un rare gène héréditaire de la SLA crée de l’incertitude quant à l’avenir.

Karen Lawrence a subi des tests génétiques qui ont révélé qu’elle est porteuse d’un gène qui cause la SLA, une maladie qui a emporté 14 membres de sa famille. Elle a peur, non seulement du jour où la maladie pourrait se déclarer, mais aussi d’avoir transmis ce gène à ses trois fils.

Une course contre la montre

Karen Lawrence sait très bien ce que c’est que d’aider ceux qui en ont besoin. Après tout, elle est gestionnaire clinique en oncologie à L’Hôpital d’Ottawa. Son poste, qui consiste en gros à prodiguer des traitements et des soins spécialisés à certains des patients les plus mal en point de l’hôpital, lui a enseigné à quel point il importe de défendre les intérêts des personnes malades et d’amasser des fonds pour la recherche essentielle.

Aujourd’hui, sachant que son propre corps commencera bientôt à se détériorer, elle réfléchit à sa vie, et à l’avenir de ses trois fils.

Incertitude quant à l’avenir

Le 27 janvier 2014, Karen a reçu les résultats d’un test génétique qui ont confirmé une de ses plus grandes peurs. Elle est porteuse d’un gène qui cause la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie rare qui paralyse graduellement les personnes atteintes en détruisant les neurones moteurs responsables d’envoyer les signaux du cerveau vers les muscles.

Assise dans son salon, Karen fixe une grande horloge montée au mur et réfléchit à l’importance du temps – chaque seconde qui passe la rapproche de son inévitable destin. Comme tant d’autres membres de sa famille avant elle, Karen contractera la maladie. C’est seulement une question de temps.

« Ma famille souffre de la forme familiale de la SLA, explique-t-elle avec tristesse. Cette maladie dévastatrice a emporté 14 membres de ma famille, dont mon père. »

Après avoir vu la SLA rendre son père incapable de faire quoi que ce soit, tout en restant parfaitement lucide, Karen est cruellement consciente que pour le moment, on ne peut vaincre cette maladie. « Les espoirs sont encore très minces. Aujourd’hui, tout n’est que douleur et souffrance. Devant de telles perspectives d’avenir, nous devons trouver un traitement curatif, le plus rapidement possible », ajoute-t-elle.

 

Karen Lawrence sitting at the kitchen table in her home.
Les résultats d’un test génétique ont révélé que Karen Lawrence est porteuse d’un gène qui cause la SLA.

Liens familiaux

À l’époque, personne dans la famille de Karen n’était conscient du problème. Plusieurs membres de sa famille élargie ont reçu un diagnostic de SLA et sont décédés avant qu’on réalise ce qui se passait. C’est seulement quand son grand-père, son oncle et son père ont reçu le diagnostic que la famille a commencé à envisager la probabilité d’un problème génétique. Les femmes de sa famille, sa tante et des cousines, ont reçu le diagnostic dans la quarantaine. Les hommes ont reçu leur diagnostic un peu plus tard, mais tous avant d’atteindre 60 ans. Après le diagnostic, la plupart ont survécu entre 12 et 18 mois.

Avec un risque de 50 % d’être porteuse du gène, Karen était toujours inquiète. « C’est comme être une cible vivante. On est toujours en attente », explique-t-elle. Et elle n’en pouvait plus d’attendre. Elle a donc décidé de faire des tests de dépistage.

« Je me sens comme une cible vivante. » – Karen Lawrence

« Quand on m’a dit que j’étais porteuse du gène, je suis restée très calme jusqu’à ce que je pense à mes enfants, c’est alors que j’ai fondu en larmes. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment ressenti le choc. J’avais potentiellement transmis une maladie mortelle à mes enfants. C’est extrêmement lourd à porter. »

Et la course commence

Quand Karen a appris qu’elle était porteuse du gène, chaque petit incident comme laisser tomber un crayon ou trébucher légèrement la projetait vers l’avenir.

Karen est parfaitement consciente que ce n’est qu’une question de temps avant que son cerveau ne puisse plus communiquer avec ses muscles. Un jour ou l’autre, elle aura des problèmes d’équilibre, puis elle perdra la capacité de marcher, puis de parler et de manger. Mais son esprit restera parfaitement intact, prisonnier de son corps jusqu’à ce que la SLA lui fasse perdre la capacité de respirer. Après avoir vu son père subir le même sort quelques années auparavant, Karen a une excellente idée de ce qui se passera et de ce qu’elle ressentira.

Alors, comment compose-t-elle avec ces sombres perspectives d’avenir? Elle court, littéralement. Et elle en profite pour amasser des sommes substantielles au profit des soins et de la recherche sur les maladies neuromusculaires.

Elle a couru son tout premier marathon à Copenhague et son deuxième à New York. Récemment, elle a pris part à l’événement Courez pour une raison de L’Hôpital d’Ottawa où, avec son équipe, elle a amassé des fonds destinés à la création d’un tout nouveau Centre sur les maladies neuromusculaires ici même à Ottawa.

« La course est commencée pour financer la recherche en vue de trouver un traitement curatif ou une solution pour prévenir l’apparition de la maladie avant que mes trois magnifiques garçons soient obligés de prendre la décision déchirante de faire des tests de dépistage ou non, comme moi. » – Karen Lawrence

Drs. Jodi Warman Chardon and Robin Parks were instrumental in establishing the NeuroMuscular Centre, which opened in 2018.
Les docteurs Jodi Warman Chardon et Robin Parks ont joué un rôle déterminant dans la création du Centre sur les maladies neuromusculaires qui a ouvert ses portes en 2018.
Karen Lawrence, Clinical Manager of Oncology, standing in a hallway at The Ottawa Hospital
Karen Lawrence est la gestionnaire clinique en oncologie à L’Hôpital d’Ottawa.

Un nouveau Centre sur les maladies neuromusculaires

Dans l’Est de l’Ontario, des milliers de personnes sont touchées par une maladie neuromusculaire. Jusqu’à tout récemment, les patients devaient aller à Montréal ou à Toronto pour participer à des essais cliniques en vue de contribuer à la poursuite des recherches sur ces maladies. Toutefois, la Dre Jodi Warman Chardon a fait remarquer qu’il y a plus de 50 chercheurs et cliniciens qui travaillent pour aider les gens comme Karen à L’Hôpital d’Ottawa. Chacun d’eux travaille sur divers aspects des maladies neuromusculaires, des soins cliniques à la recherche en laboratoire. Il n’y avait pas de raison pour que les essais les plus prometteurs ne puissent pas être offerts à Ottawa.

La Dre Warman Chardon s’est associée au Dr Robin Parks, scientifique principal qui mène des recherches en laboratoire sur les maladies neuromusculaires. Leur rêve d’avoir un centre qui réunit ces experts en un seul endroit a suscité de l’intérêt et en mai 2018, L’Hôpital d’Ottawa a ouvert ses portes aux patients.

« Ce qui est réjouissant, c’est que c’est plus qu’une simple clinique. C’est un centre de recherche clinique », déclare le Dr Robin Parks. « L’idée est donc de faire de la recherche et d’obtenir des résultats qui seront ensuite transmis au patient afin de lui donner un aperçu des nouveaux traitements. »

Ottawa est actuellement l’épicentre mondial de la recherche sur les maladies neuromusculaires. L’Hôpital a la meilleure équipe de recherche en neurosciences au monde et est bien placé pour découvrir de nouvelles options de traitement et de nouveaux remèdes qui amélioreront les résultats pour les patients du monde entier.

« Lorsqu’un remède sera trouvé pour cette maladie [la SLA], il y a de fortes chances que ce soit à Ottawa », a déclaré Duncan Stewart, viceprésident exécutif de la recherche, L’Hôpital d’Ottawa.

Le goût de vivre

Karen n’a pas encore la SLA, elle ne suit donc aucun traitement. Mais elle a bon espoir que quand les symptômes de la maladie commenceront à se manifester, elle pourra participer aux essais cliniques du Centre de recherche sur les maladies neuromusculaires et profiter d’un traitement mis au point à L’Hôpital d’Ottawa.

D’ici là, elle s’efforce de ne pas trop penser à ce qui l’attend et cherche plutôt à se concentrer sur son espoir d’un avenir en pleine santé pour ses fils.

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour financer des recherches qui révolutionnent les soins que nous prodiguons aux patients.

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Place aux femmes inspirantes de L’Hôpital d’Ottawa
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Reconnaissance indéniable d’une jeune mère et de sa famille
Quand Gina Mertikas-Lavictoire, une jeune mère de trois enfants, a reçu la bonne nouvelle qu’elle n’avait plus le cancer du sein et qu’elle était maintenant une survivante, elle savait que ce n’était pas fini avec L’Hôpital d’Ottawa. Elle se devait de redonner pour aider les autres!
Les cellules souches pourraient guérir les poumons des bébés nés prématurément
Un traitement par cellules souches, qui fera bientôt l’objet d’essais cliniques à L’Hôpital d’Ottawa, pourrait contribuer à guérir les poumons des bébés prématurés.

Les cellules souches pourraient guérir les poumons des bébés nés prématurément

Les bébés prématurés ont besoin de plus d’oxygène et d’une intervention mécanique pour respirer, ce qui peut toutefois endommager leurs poumons et provoquer chez eux une maladie pulmonaire chronique. Un traitement par cellules souches, qui fera bientôt l’objet d’essais cliniques à L’Hôpital d’Ottawa, pourrait contribuer à guérir les poumons des bébés prématurés.

La petite Olivia  Eberts a eu des tubes d’oxygène dans le nez jusqu’après son premier anniversaire. Parce qu’elle est née prématurément, ses petits poumons n’étaient pas encore entièrement formés, et elle ne pouvait respirer sans oxygène. Ironiquement, pour les bébés prématurés comme Olivia, l’oxygène qui lui a sauvé la vie a aussi endommagé ses poumons, la laissant avec une dysplasie bronchopulmonaire (DBP), soit l’équivalent d’une nouvelle vie marquée par l’emphysème. Cela signifiait qu’elle devait rester branchée à une bouteille d’oxygène encore plus longtemps pour respirer.

« Elle en a reçu pendant si longtemps que l’oxygène d’appoint faisait presque partie de son identité », raconte la mère d’Olivia, Jamie  Eberts.

Jamie Eberts tient bébé Olivia dans ses bras
Jamie Eberts tient bébé Olivia dans ses bras

Olivia est née le 29 janvier 2017, à 23 semaines et demie de gestation – ou 17 semaines trop tôt. Elle pesait une livre et deux onces. Son frère jumeau Liam ne pesait que quelques onces de plus qu’elle. Les deux bébés ont eu besoin d’oxygène et d’une ventilation mécanique pour rester en vie et il en a résulté chez tous les deux l’apparition d’une DBP – la cause de décès la plus répandue chez les bébés prématurés. Malheureusement, bébé Liam est décédé quelques semaines après sa naissance, tandis qu’Olivia a séjourné à l’Unité de soins intensifs néonataux (USIN) de L’Hôpital d’Ottawa pendant sept mois.

Au Canada, 1 000  bébés souffrent de DBP chaque année. Ils présentent bien souvent d’autres maladies pulmonaires chroniques, comme l’asthme, et bon nombre d’entre eux ont besoin d’un apport prolongé en oxygène et de ventilation. De plus, ils affichent dans bien des cas un taux élevé de réadmissions à l’hôpital pendant leurs deux premières années de vie. Les bébés souffrant de DBP ont souvent des problèmes qui touchent d’autres organes, dont le cerveau ou les yeux.

Lorsqu’Olivia a enfin pu sortir de l’hôpital, elle est rentrée chez elle avec une bouteille d’oxygène. Au cours de sa première année de vie, elle a passé plus de temps à l’hôpital qu’à la maison.

« Même aujourd’hui, une simple grippe qui me cloue au lit pendant quelques jours lui vaut un séjour à l’hôpital et tourne à la pneumonie. C’est inquiétant », déclare Jamie. Le docteur lui a dit qu’en raison de ses problèmes respiratoires, rien ne garantit qu’Olivia n’aura plus du tout à compter sur l’hôpital.

« À l’heure actuelle, il n’y a aucun traitement pour cette maladie », déclare le D Bernard  Thébaud, néonatologiste et chercheur principal à L’Hôpital d’Ottawa.

Il espère pouvoir changer les choses pour les bébés qui, comme Olivia, souffrent d’une DBP, en ayant recours à un traitement innovateur fondé sur les cellules souches.

« Au laboratoire, nous avons découvert qu’un type particulier de cellules souches peuvent prévenir la DBP ou régénérer les poumons des nouveaunés », de dire le D Thébaud, qui est également détaché au CHEO et à l’Université d’Ottawa. « Nos recherches utilisent des cellules souches isolées du cordon ombilical de nouveaunés en santé, pour prévenir la maladie pulmonaire ou même régénérer dans une certaine mesure en laboratoire un poumon endommagé. Nous prévoyons que ces cellules souches, transplantées pendant un certain temps durant le séjour à l’hôpital des bébés, pourraient empêcher l’évolution de la maladie pulmonaire. »

Le Dr Bernard Thébaud regarde un bébé prématuré dans un incubateur
Le D Bernard  Thébaud regarde un bébé prématuré dans un incubateur

Le D Thébaud et son équipe de chercheurs se préparent à faire des essais cliniques en phase précoce, afin de vérifier la faisabilité et l’innocuité du traitement aux cellules souches administré aux bébés prématurés.

« Les recherches sur les cellules souches sont incroyablement innovatrices. Ici, nous disposons d’un nouveau traitement très prometteur qui pourrait prévenir une maladie pulmonaire et améliorer le développement du cerveau et la vision », déclare Janet Brintnell, gestionnaire clinique à l’USIN, qui a vu des douzaines de bébés prématurés souffrir de DBP. « Quand on y pense, c’est incroyable ce qu’il peut faire pour donner une meilleure qualité de vie aux enfants et à leur famille, et pour améliorer notre système de santé. Il pourrait réduire la durée des séjours, le nombre d’admissions à l’hôpital et les effets à long terme. Il pourrait aider ces petits êtres à vivre en meilleure santé. »

« Nous sommes les seuls à faire ce genre de recherches sur les cellules souches au Canada, et il n’y a que quelques équipes qui en font autant dans le reste du monde », déclare le D Thébaud.

Il y a deux ans, lorsqu’Olivia se trouvait à l’USIN, Jamie et son mari Tim ont rencontré le DThébaud et auraient aimé que son traitement aux cellules souches soit accessible pour guérir leurs bébés.

« Ce qui est difficile, c’est que nous nous disons : ʺMais si nous avions pu participer à l’essai? Est-ce que Liam serait en vie? Est-ce qu’Olivia souffrirait?ʺ, dit Jamie. Même aujourd’hui, si on nous demandait d’inscrire Olivia à l’essai clinique comme candidate plus âgée, nous le ferions. »

Olivia est maintenant une bambine heureuse et active qui adore imiter son frère aîné Jacob. Même si elle souffre toujours de DBP, la maladie est de plus en plus gérable, et elle n’a plus besoin d’oxygène d’appoint. Olivia souffrira peut-être toute sa vie d’une maladie respiratoire, mais un jour, un traitement aux cellules souches mis au point ici à Ottawa pourrait faire en sorte que la prochaine génération de bébés échappe à la DBP.

« La contribution des donateurs est extrêmement importante pour nous permettre de réaliser ces travaux de recherche, surtout à l’étape la plus cruciale : traduire les travaux de recherche en traitements et faire des essais cliniques. » —Dr Bernard Thébaud, néonatologiste

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Dan Collins avait 62 ans lorsqu’il a reçu un diagnostic de mélanome de stade 4. En apprenant qu’il était atteint de cette forme agressive de cancer, il a d’abord craint pour sa vie. Toutefois, l’immunothérapie lui a redonné espoir. Cet espoir a été nourri par des scientifiques qui ne baissent jamais les bras et qui sont déterminés à changer la donne en matière de cancer et à offrir une meilleure chance de survie aux patients comme lui. L’espoir qu’un remède s’en vient.

Découverte d’une masse

Alors qu’il se déplaçait en avion pour le travail il y a quatre ans, Dan a commencé à ressentir une douleur à l’arrière de la tête lorsqu’il l’appuyait sur le banc d’avion. Il a consulté son médecin de famille pour savoir ce qui causait cette douleur. Une échographie a révélé la présence d’une bosse interne qui ressemblait à un kyste.

Dan a subi une première biopsie, puis il a été aiguillé vers un chirurgien du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa. Une autre biopsie a révélé que le kyste était en fait une masse : un mélanome. « J’avais peur. Le cancer a déjà frappé fort dans ma famille. Il a emporté mes deux frères aînés et mon père », se rappelle Dan.

Malheureusement pour lui, la masse grossissait, et elle grossissait rapidement. À la fin du mois de juillet, elle avait la taille d’une balle de golf, alors qu’elle n’était pas visible deux mois auparavant. Sa chirurgienne en oncologie, la Dre Stephanie Obaseki-Johnson, avait d’abord pensé à faire réduire la tumeur avant de la retirer par chirurgie, mais celle-ci grossissait trop vite.

Dan Collins with Oncologist Dr. Michael Ong of The Ottawa Hospital in a patient room.
Dan Collins avec le Dr. Michael Ong, oncologue.

Il fallait intervenir rapidement

Le 11 août 2015, Dan a subi une chirurgie qui a duré presque toute la journée. Il s’est réveillé avec 25 agrafes et 38 points de suture à l’arrière de la tête. Durant son rétablissement, Dan s’est souvenu d’un dicton qui l’a aidé à passer au travers de cette épreuve : « N’aie pas honte de tes cicatrices. Elles sont la preuve que tu as survécu à l’ennemi. »

La force puisée dans ce dicton serait nécessaire pour affronter les nouvelles qui l’attendaient. En effet, à peine deux semaines après l’opération, la masse était de retour. Ses médecins ont également découvert une masse dans son poumon droit et des taches sur la paroi de son ventre. Il avait un cancer de stade 4 – un cancer métastatique. Il s’agissait d’un cancer agressif et cela lui a fait penser aux membres de sa famille qu’il avait perdus et à ce qui allait lui arriver.

Nouvelle génération de traitement

On lui a rapidement présenté le Dr Michael Ong, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa, qui lui a parlé de l’immunothérapie – une nouvelle génération de traitement qui, l’espère-t-on, remplacera un jour les traitements traditionnels qui peuvent parfois être difficiles à tolérer, comme la chimiothérapie. Le Dr Ong lui a prescrit quatre fortes doses d’immunothérapie. Au même moment, Dan a commencé la radiothérapie (22 séances en tout). Il recevait une immunothérapie au Centre de cancérologie toutes les trois semaines. Entre chaque traitement, des radiographies permettaient de suivre l’évolution des tumeurs.

« Chaque radiographie montrait une diminution de la taille des tumeurs. Ma peur a alors commencé à se transformer en espoir. » – Dan Collins, patient

Dan a terminé l’immunothérapie en décembre 2015. Il ne lui restait plus qu’à attendre. « Ce traitement novateur a été conçu pour aider mon propre système immunitaire à attaquer les cellules cancéreuses. Seul le temps permettrait de voir si mon corps répondait bien », raconte Dan.

Les taches sur la paroi de son estomac diminuaient, mais la masse au poumon ne bougeait pas. Le Dr Ong a donc décidé de prescrire un autre type d’immunothérapie comportant 24 traitements.

L’oncologue de Dan lui a appris que son mélanome, extrêmement mortel au départ avec peu d’options de traitement, pouvait maintenant être traité efficacement au moyen de nombreuses thérapies différentes.

« À mes débuts comme oncologue, il y a dix ans, le mélanome était pour ainsi dire incurable. Seulement 25 % des patients survivaient à la première année. Aujourd’hui, on peut s’attendre à ce que plus des trois quarts des patients soient en vie après un an. Nombre d’entre eux guérissent de leur cancer métastatique et cessent leur traitement. Nous pouvons maintenant empêcher 50 % des récidives de mélanomes à risque élevé grâce aux progrès de l’immunothérapie », explique le Dr Ong.

Dan a terminé l’immunothérapie en septembre 2017.

Oncologist Dr. Michael Ong posing with armed crossed at The Ottawa Hospital.
Dr Michael Ong, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa.

Aujourd’hui, aucun signe de cancer

Dan repense au jour où il a reçu son diagnostic. Il se demandait s’il allait mourir. « Je crois que si je suis en vie aujourd’hui, c’est grâce à la recherche et à ceux qui ont donné généreusement avant moi. »

Il se souvient du jour où son frère Rick est décédé d’un cancer en 2007. « Au moment où il a été pris en charge, son médecin lui a demandé s’il voulait participer à une étude de recherche. Le médecin a été honnête avec lui : le traitement ne permettrait pas de le guérir, mais il pourrait peut-être aider les futurs patients. » Dan réfléchit un peu et poursuit : « J’aime à penser qu’il a contribué à ma rémission. Il m’a peut-être sauvé la vie. Chose certaine, la recherche a changé la donne dans mon cas. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en ce qui concerne l’immunothérapie offerte aux patients. La recherche et les traitements qui sauvent des vies à L’Hôpital d’Ottawa ont changé les choses pour Dan. Il espère que les progrès permettront de guérir encore plus de patients, non seulement ici, mais partout dans le monde.

Donnez aujourd’hui pour soutenir la recherche qui sauve des vies à L’Hôpital d’Ottawa et aide des patients comme Dan.

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Trois chercheurs innovateurs honorés au Gala de L’Hôpital d’Ottawa

Le Gala de L’Hôpitald’Ottawaprésentée par First Avenue Investment Counsel, reconnaît trois chercheurs innovateurs et s’est tenu à guichets fermés. 

OTTAWA, le 26 octobre 2019 – Le Gala de L’Hôpital d’Ottawa, présentée par First Avenue Investment Counsel, reconnaît trois chercheurs innovateurs et s’est tenu à guichets fermés. Dans l’élégante salle de bal de l’hôtel Westin, décorée de superbe façon, un délicieux repas quatre services a été servi pour le plaisir de plus de 700 invités. C’était aussi le dernier gala auquel participait le Dr Jack Kitts en tant que président-directeur général de L’Hôpital d’Ottawa, car il prendra sa retraite en 2020. Les invités ont rendu hommage au Dr Kitts en lui faisant une ovation pour son engagement à offrir des soins de calibre mondial empreints de compassion à la collectivité d’Ottawa grâce à son leadership depuis 2002.

Le Gala de L’Hôpital d’Ottawa a célébré le travail de transformation de trois chercheurs qui se consacrent à améliorer les soins. Félicitations aux trois lauréats de cette année :

Faizan Khan, lauréat du prix Worton du chercheur en formation, reconnu pour son travail exceptionnel sur les caillots sanguins veineux, notamment une étude récente du British Medical Journal établissant les risques et les conséquences à long terme de la récidive des caillots.

La Dre Marjorie Brand, lauréate du prix Chrétien du chercheur de l’année, reconnue pour sa découverte révolutionnaire sur la façon dont une cellule souche sanguine « décide » de devenir un globule rouge ou une cellule productrice de plaquettes.

Le Dr Paul Albert, lauréat du prix Grimes du mérite scientifique, reconnu pour son leadership en neurosciences, ainsi que pour ses travaux novateurs sur les causes de la dépression et la façon de la traiter.

L’Hôpital d’Ottawa est reconnu pour ses recherches de calibre mondial qui attirent des scientifiques et des cliniciens de renommée internationale qui viennent de toutes les parties du monde. Tim Kluke, président-directeur général de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa, a souligné que cela est rendu possible grâce aux dons philanthropiques d’entreprises et de particuliers. « Nous sommes privilégiés d’avoir l’appui d’une collectivité généreuse qui aide cette ville à faire avancer la recherche pour raviver l’espoir des patients d’aujourd’hui et de demain. »

First Avenue Investment Counsel est de retour à titre de commanditaire principal du Gala de L’Hôpital d’Ottawa cette année. Kash Pashootan, président-directeur général et directeur des investissements de First Avenue Investment Counsel, a déclaré qu’il s’agit d’un partenariat idéal. « La recherche novatrice est un investissement nécessaire dans l’avenir des soins de santé de notre collectivité, et nous sommes fiers d’accomplir notre devoir envers L’Hôpital d’Ottawa. À First Avenue Investment Counsel, nous offrons des conseils aux familles sur tous les aspects de leur situation financière, y compris la gestion de leurs biens pour assurer leur avenir et celui des générations futures. Ensemble, nous posons les bases de l’avenir. »

À propos de L’Hôpital d’Ottawa

Avec plus de 1 200 lits, un effectif de 12 000 employés et un budget annuel d’environ 1,3 milliard de dollars, L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au Canada.

L’enseignement et la recherche sont au cœur des activités de l’Hôpital et permettent de mettre au point des façons nouvelles et innovatrices de traiter les patients et d’améliorer les soins. Affilié à l’Université d’Ottawa, l’Hôpital fournit sur plusieurs campus des soins spécialisés à la population de l’Est de l’Ontario et ses techniques de pointe et les fruits de ses recherches sont adoptés partout dans le monde. La vision de l’Hôpital consiste à améliorer la qualité des soins et il mobilise l’appui de toute la collectivité pour mieux y parvenir.  

Par la compassion de son personnel et la quête perpétuelle de nouvelles découvertes, L’Hôpital d’Ottawa cherche sans relâche des solutions aux soins les plus complexes qui sont centrés sur les patients. Pour en savoir plus sur L’Hôpital d’Ottawa, visitez le site fondationho.ca.

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Un donateur militant local s’engage à verser 500 000 $ pour s’attaquer au cancer

Gavin Murphy a le désir inébranlable de maintenir un système de santé de classe mondiale dans notre ville. De ce fait, il est prêt à aller de l’avant et à devenir un donateur militant.

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Gavin Murphy a le désir inébranlable de maintenir un système de santé de classe mondiale dans notre ville. Il ne veut pas se contenter de moins et pense que personne dans notre communauté ne devrait le faire non plus. Gavin croit que chaque résident doit jouer un rôle actif lorsqu’il s’agit de redonner et c’est pourquoi ce donateur qui se décrit comme un « militant » partage son histoire – une histoire qu’il espère mènera à la découverte d’un remède contre le cancer.

Ce résident de New Edinburgh s’est engagé à verser 500 000 $ pour appuyer le Programme de médecine des rayonnements – c’est ce qu’il veut laisser comme héritage durable.

Bien qu’il ne cherche pas la reconnaissance publique, cet avocat d’Ottawa n’hésite pas à diffuser la nouvelle de son don, car il espère que cela inspirera d’autres personnes à l’imiter. « Les maigres ressources du gouvernement exigent que les personnes qui sont en mesure de faire des dons importants se manifestent et soutiennent L’Hôpital d’Ottawa. Et il ajoute : « En réfléchissant à mes actes philanthropiques, j’espère contribuer à améliorer les découvertes et les soins pour nos familles, nos amis et nos voisins. »

L’intérêt de Gavin pour la recherche de pointe l’a incité à faire cet énorme don au Programme de médecine des rayonnements dans l’espoir que les résultats seront un jour publiés. Il est enthousiasmé par les possibilités que nous réserve l’avenir et les progrès qui seront faits.

 

« En réfléchissant à mes actes philanthropiques, j’espère contribuer à améliorer les découvertes et les soins pour nos familles, nos amis et nos voisins. » – Gavin Murphy

 

 

 

Gavin Murphy takes pride in describing himself an activist donor.
Gavin Murphy est fier de se décrire comme un donateur militant.

C’est le fruit de son travail qui lui permettra de laisser son empreinte sur les progrès réalisés dans les soins du cancer pour aider les autres dans l’avenir. Pour Gavin, c’est vraiment excitant. « J’aime l’idée de financer des technologies nouvelles et novatrices. Cela laissera un héritage durable, et ce don fournit les bases sur lesquelles reposeront les futures recherches dans ce domaine. »

Le soutien des donateurs est essentiel pour fournir aux médecins et aux chercheurs des outils de pointe. C’est aussi ce qui permet à L’Hôpital d’Ottawa d’être un pionnier en matière d’avancées transformationnelles. Le Dr Miller MacPherson, chef, Physique médicale, à L’Hôpital d’Ottawa, affirme : « C’est la générosité de donateurs comme Gavin qui permet à L’Hôpital d’Ottawa d’innover avec de nouvelles technologies. Ce soutien donnera de nouvelles perspectives en vue de nouvelles découvertes et aura un impact sur les soins grâce aux progrès de la recherche et de la technologie dans le domaine du traitement du cancer. »

Le Dr Jason Pantarotto, chef, Radio oncologie, à L’Hôpital d’Ottawa, abonde dans le même sens, soulignant que les dons au Programme de médecine des rayonnements sont particulièrement précieux. « Bien que la radiothérapie soit un traitement clé pour près de 5 000 patients atteints de cancer chaque année à Ottawa, les fonds de recherche disponibles pour améliorer la science sont plutôt rares. Nous sommes extrêmement reconnaissants aux donateurs, comme Gavin, qui voient les avantages d’investir dans l’équipe et l’équipement qui existent ici à L’Hôpital d’Ottawa. »

Pour Gavin, le but ultime est de contribuer à la découverte d’un remède contre le cancer.

« Ce don fournira une base pour acquérir une meilleure compréhension du cancer et j’espère qu’il aidera à l’éradiquer dans un avenir proche. » – Gavin Murphy

Le fait est que L’Hôpital d’Ottawa touchera chaque membre de notre communauté d’une façon ou d’une autre. Pour Gavin, c’est une bonne raison non seulement pour lui-même, mais aussi pour les autres de se manifester. « Si les gens veulent qu’on s’occupe bien d’eux dans un système de classe mondiale, il faut s’assurer du maintien d’un système de classe mondiale. »

Selon Gavin, nous aurons tous besoin de L’Hôpital d’Ottawa à un moment ou à un autre, et il y a un moyen pour chaque personne dans notre communauté de l’appuyer. « On a besoin de gens qui sont en mesure de donner, et de gens qui peuvent donner de plus petites sommes, en plus grand nombre, pour soutenir l’hôpital également. »

Pour faire comme Gavin et appuyer les soins axés sur le patient et la recherche qui sauve des vies à L’Hôpital d’Ottawa, donnez généreusement.

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En septembre, 2,21 millions de dollars ont été versés à L’Hôpital d’Ottawa grâce à l’appui de la collectivité, ce qui a renforcé l’engagement de notre ville à assurer des soins et une recherche de calibre mondial dans l’Est de l’Ontario.

OTTAWA (ONTARIO), le 25 septembre 2019 — En septembre, 2,21 millions de dollars ont été versés à L’Hôpital d’Ottawa grâce à l’appui de la collectivité, ce qui a renforcé l’engagement de notre ville à assurer des soins et une recherche de calibre mondial dans l’Est de l’Ontario. Des événements comme LE DÉFI, propulsé par Mattamy Homes, le Petit déjeuner du président, des tournois de golf et des activités inspirées par la collectivité ont tous contribué à cet excellent exemple de dévouement des résidents envers L’Hôpital d’Ottawa.

Les fonds soutiendront directement les soins aux patients et la recherche à L’Hôpital d’Ottawa. Selon Tim Kluke, président-directeur général de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa, il s’agit d’un exemple parfait de la mobilisation de la collectivité pour s’assurer que les médecins, les chercheurs et les infirmières disposent des bons outils pour prendre soin de leurs patients. « La philanthropie se présente sous différentes formes et chacun de ces événements spéciaux incarne le rôle important que joue L’Hôpital d’Ottawa dans notre ville. Nous sommes reconnaissants de tout le soutien que nous recevons et nous ne le tenons jamais pour acquis », affirme M. Kluke.

Dans bien des cas, des dirigeants communautaires se sont portés volontaires pour appuyer L’Hôpital d’Ottawa et ont demandé à leurs amis et collègues d’en faire autant. Ce fut le cas de Cyril Leeder et de Janet McKeage qui ont coprésidé l’édition annuelle du Petit déjeuner du président qui a eu lieu plus tôt ce mois-ci.

« Au-delà des outils et de l’équipement appropriés, la recherche est essentielle aux progrès que nous constatons dans le domaine des soins. C’est la recherche qui permet à L’Hôpital d’Ottawa de devenir l’un des meilleurs centres de soins de santé au pays, et c’est la générosité de notre collectivité qui rend cela possible », déclare M. Leeder.

Mme McKeage abonde dans le même sens : « Ensemble, nous avons la capacité d’aider à repousser les limites en matière de soins de santé dans notre ville. »

Il s’agit d’un soutien communautaire, qui fournit des fonds essentiels pour l’achat d’équipement non financé par nos impôts et aide à financer le travail des chercheurs qui consacrent leur vie à trouver un remède.

À propos de L’Hôpital d’Ottawa :

Avec plus de 1 200 lits, un effectif de 12 000 employés et un budget annuel d’environ 1,3 milliard de dollars, L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au Canada.

L’enseignement et la recherche sont au cœur des activités de l’Hôpital et permettent de mettre au point des façons nouvelles et innovatrices de traiter les patients et d’améliorer les soins. Affilié à l’Université d’Ottawa, l’Hôpital fournit sur plusieurs campus des soins spécialisés à la population de l’Est de l’Ontario et ses techniques de pointe et les fruits de ses recherches sont adoptés partout dans le monde. La vision de l’Hôpital consiste à améliorer la qualité des soins et il mobilise l’appui de toute la collectivité pour mieux y parvenir.

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30 ans après le traitement, un survivant de la leucémie éternellement reconnaissant

Robert Noseworthy a reçu un diagnostic de leucémie infantile à l’âge de 30 ans. C’est une situation rare pour quelqu’un de son âge et le pronostic était sombre. Trente ans plus tard, il redonne à la recherche sur le cancer, accompagné de ses enfants adultes.

30 ans après le traitement, un survivant de la leucémie éternellement reconnaissant

Robert Noseworthy connaît bien l’importance de la recherche sur le cancer. Il y pense chaque fois qu’il se regarde dans le miroir.

Robert est un survivant du cancer et tous les jours, il apprécie chaque moment qu’il a pu partager avec ses deux enfants, maintenant adultes.

Le 21 octobre 1988, Robert a reçu un diagnostic de leucémie aiguë lymphoblastique — une leucémie infantile. À l’époque, il vivait à Montréal avec sa jeune famille, comprenant Julianne qui avait 18 mois et son fils David, qui était un nourrisson.

Un pronostic sombre

« On m’a donné une chance de survie de 13 % avec 6 mois à vivre. Mon docteur m’a dit qu’il était très rare pour une personne de 30 ans d’avoir une leucémie infantile », raconte Robert.

Et c’est ainsi qu’a commencé le parcours du cancer pour ce père de deux enfants. Cela a inclus de nombreux cycles de chimiothérapie et de radiothérapie, qui ont entraîné une rémission, mais le parcours ne s’est pas terminé là. « En mars 1989, j’ai eu une greffe de moelle osseuse de ma sœur, qui avait une comptabilité de six sur six. »

Grâce à cette compatibilité, Robert a déjoué le pronostic. Il en attribue tout le crédit d’être en vie aujourd’hui à la recherche sur le cancer. C’est ce qui a motivé Robert et sa famille à devenir des partisans dévoués de la recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa. « C’est ma raison. Je fais mon petit bout de chemin afin d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer », dit-il.

Robert Noseworthy with his daughter Julianne after they cycled 109 kms during THE RIDE on September 8, 2019.
Robert Noseworthy et sa fille Julianne après avoir parcouru 109 km à vélo pendant LE DÉFI le 8 septembre 2019.

Le moment de redonner

Redonner est important pour Robert. Chaque année, sa famille se réunit pour pédaler et amasser des fonds dans le cadre du DÉFI, un vélotour de financement. Il était également important pour lui d’instiller cette valeur à ses enfants alors qu’ils grandissaient. « J’ai reçu toute cette aide et maintenant, le temps est venu de redonner. »

Pour Julianne, il est devenu tout aussi important de redonner en tant que famille à L’Hôpital d’Ottawa et de faire progresser la recherche.

« Sans la recherche sur le cancer et tout ce que mon père a dû traverser, nous ne serions pas la famille que nous sommes aujourd’hui. » – Julianne Noseworthy

Jetant un coup d’œil à son père, avec un sourire, Julianne ajoute : « Ma raison, c’est toi. »

La façon dont Robert voit les choses, c’est qu’il est vivant grâce à l’investissement d’autres personnes avant lui et il veut représenter l’espoir pour quelqu’un d’autre qui se bat contre le cancer. « Il y a 60 ans, quelqu’un a investi dans la recherche sur le cancer. Trente ans plus tard, j’ai bénéficié de cette générosité et c’est la raison pour laquelle je suis ici aujourd’hui. »

Votre soutien fournira des fonds essentiels pour améliorer les soins aux patients à l’avenir, tout comme Robert.

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L’immunothérapie élimine le mélanome d’un policier

Malgré des années de traitement visant à prévenir sa récurrence, le mélanome de Ian McDonell, un cancer de la peau qui a emporté son frère, s’est propagé à son cerveau et à son corps. En 2017, Ian a commencé une immunothérapie novatrice. Un an après la fin de son immunothérapie, tous les clichés montrent que son cancer a disparu.

Diagnostic : mélanome

In 2013, Ian was diagnosed with melanoma—an aggressive form of skin cancer.
Ian McDonell a reçu une immunothérapie en 2017 qui a éradiqué son mélanome.

Il y a quelques années, le père de Ian McDonell, sergent chef pour la police d’Ottawa et père de trois enfants, a été emporté par un cancer et son frère était en train de mourir d’un mélanome. L’épouse de Ian a insisté pour qu’il fasse examiner par un médecin un grain de beauté qu’il avait dans le dos. Il s’agissait d’un mélanome malin nodulaire ulcéreux – une forme agressive de cancer de la peau.

Ian a subi une chirurgie pour exciser le mélanome, ainsi qu’un ganglion lymphatique dans l’aine gauche. Quelques semaines plus tard, on lui a retiré un ganglion lymphatique dans l’aisselle. Après ces opérations, il n’avait plus aucune trace de cancer, mais compte tenu de ses antécédents familiaux, Ian courait un risque de récidive élevé.

De mauvaises nouvelles

Ian se sentait bien, mais lors d’un rendez vous normal en juin 2017, la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) l’ont confronté à une dure réalité. Il avait une demi-douzaine de tumeurs dans l’aine et l’abdomen, ainsi que trois tumeurs avec métastases au cerveau. Son cancer en était au stade 4.
Compte tenu de la gravité de la situation, le Dr Michael Ong à L’Hôpital d’Ottawa a recommandé une approche énergique : une immunothérapie récemment approuvée.

Démasquer le cancer

Les chercheurs essayaient depuis des décennies de stimuler le système immunitaire pour qu’il s’attaque aux cellules cancéreuses. Mais ce qui a changé la donne a été la découverte que les cellules cancéreuses produisent des molécules clés, appelées « protéines point de contrôle », qui suppriment les cellules immunitaires et les empêchent d’attaquer le cancer. Ces protéines point de contrôle masquent le cancer, qui n’est plus détecté par le système immunitaire. De nouveaux médicaments, appelés inhibiteurs du point de contrôle immunitaire, font tomber ce masque et permettent aux cellules immunitaires, appelées cellules T, d’attaquer naturellement et de détruire le cancer.

« Le but de la chimiothérapie est de tuer directement le cancer, explique le Dr Ong. Cela peut entraîner des effets secondaires, parce que la chimiothérapie tente d’empoisonner le cancer.

« L’immunothérapie ne s’attaque pas directement au cancer. Elle le révèle plutôt au système immunitaire en activant des interrupteurs des cellules T, et le système immunitaire de l’organisme fait le reste. » – Dr Michael Ong

Ian McDonell with his wife Michelle (left), and their daughters Kendra, Macy, and Ainsley, hiking in the Adirondack Mountains in 2019.
Ian McDonell en compagnie de sa femme Michelle (à gauche) et de leurs filles en randonnée dans les Adirondacks en 2019.

Traitement par le système CyberKnife

Ian a alors commencé alors un traitement combinant deux immunothérapies administrées par voie intraveineuse à l’unité de chimiothérapie du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa. Il a également subi une radiothérapie administrée par CyberKnife, pendant laquelle de fortes doses de radiation ciblaient ses tumeurs au cerveau. Il a bravement continué durant le second cycle d’immunothérapie, mais il était tellement malade qu’il a dû interrompre le traitement. Il a commencé à prendre des médicaments stéroïdiens pour ralentir son système immunitaire. Il s’est alors senti mieux, mais son immunothérapie était en suspens.

Des tumeurs en régression

Lorsque Ian a commencé à ressentir une faiblesse au visage, il a craint une aggravation de son cancer. Ce n’était pas le cas. Les examens ont révélé qu’une tumeur avait rétréci, passant de 25 à 10 mm, tandis que l’autre était passée de 8 à 4 mm.

Le Dr Ong a recommandé une seule immunothérapie plutôt que deux et même si le traitement a rendu Ian très malade, il a porté ses fruits.

Deux mois plus tard, les résultats d’une tomographie par émission de positons, d’un tomodensitogramme et d’un examen par IRM ont montré qu’il n’avait plus de tumeurs. Toute trace de son cancer avait disparu.

Oncologist Dr. Michael Ong said recent immunotherapies are hugely successful for treating melanoma.
Le Dr Michael Ong, oncologue, explique que les nouvelles immunothérapies sont très efficaces pour traiter les mélanomes.

Avancées en immunothérapie

Lorsque le Dr Ong a rencontré Ian pour la première fois, en 2013, les options d’immunothérapie ou de chimiothérapie ciblée n’étaient pas disponibles. Grâce aux percées incroyables réalisées en immunothérapie, il y a maintenant de l’espoir.

« Au cours des quelques dernières années, nous sommes passés de très médiocres options pour traiter les mélanomes à un grand nombre d’options efficaces. Cela s’explique par la mise au point de traitements contre le cancer, qui continue à être très rapide, dit le Dr Ong. À L’Hôpital d’Ottawa, nous participons constamment à des essais cliniques qui changent la pratique. La norme de soins évolue sans cesse – comme elle se doit. Nous tentons continuellement de repousser les limites des traitements contre le cancer. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en recherche en immunothérapie contre le cancer, tant pour la mise au point de nouveaux traitements que pour les traitements expérimentaux proposés aux patients. Environ 70 essais cliniques en immunothérapie contre le cancer sont en cours à l’hôpital, auxquels participent près de 700 patients. L’hôpital est également l’hôte d’un réseau national pour la recherche en immunothérapie et a mis au point un certain nombre de traitements uniques à partir de cellules et de virus.

De l’espoir pour l’avenir

Grâce à l’efficacité de ces immunothérapies, des patients comme Ian espèrent maintenant continuer à vivre sans cancer.

« Lorsqu’il a été question des examens provinciaux pour les services policiers, je me suis dit que j’allais les passer parce que maintenant, j’ai un peu d’espoir », raconte Ian.

L’immunothérapie a permis à Ian non seulement de poursuivre sa carrière, mais surtout de planifier l’avenir avec sa famille et de voir ses filles grandir.

En savoir plus sur le travail en immunothérapie du Dr Michael Ong, oncologue.

Pour soutenir la recherche à L’Hôpital d’Ottawa qui contribue à sauver la vie de patients comme Ian, veuillez faire un don.

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Un diagnostic imprévu de cancer du sein entraîne une patiente sur un chemin précaire.

« J’ai affronté mes plus grandes peurs et je les ai surmontées ».

Une mammographie de routine a bouleversé le monde d’Annette Gibbons. Un diagnostic imprévu de cancer du sein l’a entraînée sur un chemin de traitements et d’incertitude, l’obligeant à accorder sa confiance totale en l’équipe médicale à L’Hôpital d’Ottawa.

Un diagnostic imprévu de cancer du sein entraîne une patiente sur un chemin précaire

En juillet 2016, Annette Gibbons a passé une mammographie ordinaire. Elle n’avait aucune idée que cette journée allait devenir un moment décisif dans sa vie et se terminer par un diagnostic de cancer du sein. Cette nouvelle inattendue l’a entraînée sur un chemin de traitements, de chirurgie et d’incertitude, l’obligeant à placer toute sa confiance en l’équipe médicale de L’Hôpital d’Ottawa pour son bien-être physique et émotionnel.

Après la mammographie, Annette a appris qu’elle avait des tissus denses et que les résultats étaient difficiles à interpréter. Elle n’était pas du tout inquiète au moment où elle a reçu un appel pour planifier une autre mammographie ainsi qu’une échographie. Tout a changé lorsque sa radiologue, la Dre Susan Peddle, lui a dit doucement qu’elle croyait qu’il s’agissait d’un cancer.

Annette, visiblement émue, se souvient de ce jour fatidique. « Juste comme ça, ma vie a changé et j’ai entamé mon parcours. »

Les défis de la chimiothérapie se font sentir

Annette a commencé une chimiothérapie sous l’œil attentif du Dr Mark Clemons. « Il se spécialise dans le type de cancer que j’avais et participe très activement aux essais cliniques et à la recherche sur les traitements et les pratiques de pointe », dit-elle.

Dans les premiers temps, Annette cherchait seulement à surmonter les effets physiques de la chimiothérapie. Elle se rappelle que « ce n’est pas quelque chose pour lequel on peut réellement se préparer, ou quelque chose qu’on peut comprendre, avant de devenir un patient… Il y avait la perte démoralisante de cheveux, les nausées constantes, la douleur intense aux os et la fatigue écrasante. Malgré tout, j’essayais de garder le moral en faisant de l’exercice, en participant à un groupe de soutien et en regardant beaucoup de vieux films ».

 

 

 

Annette ringing the bell of hope following her final cancer treatment.
Annette fait sonner la cloche de l’espoir après son dernier traitement contre le cancer.

Faire confiance à son équipe médicale

Annette a aussi placé toute sa confiance dans son équipe médicale et était déterminée à rester positive. « Je savais que les statistiques en matière de survie étaient relativement bonnes et j’avais hâte de reprendre ma “vie normale”. »

Elle était loin de se douter que les prochaines étapes – mastectomie et radiothérapie – seraient plus dures que la chimiothérapie. L’opération elle-même et la guérison se sont bien passées. Elle remercie son extraordinaire chirurgienne, la Dre Erin Cordeiro, pour sa compassion et son talent.

« Elle m’a tenu la main pendant que j’étais allongée dans la salle d’opération, en attendant que celle-ci commence. » – Annette Gibbons

« Finalement, dit-elle en faisant un petit sourire, j’ose affirmer qu’elle m’a donné la plus belle et la plus droite des cicatrices chirurgicales que je n’ai jamais vue ».

Dures nouvelles

Annette aurait la vision d’ensemble de son pronostic de cancer uniquement en recevant les résultats des analyses pathologiques concernant sa tumeur. Plusieurs semaines plus tard, elle a reçu des résultats inquiétants de la Dre Cordeiro. L’annonce a eu l’effet d’une bombe. « Elle m’a dit que la tumeur était beaucoup plus grosse que prévu. Ils avaient trouvé des cellules cancéreuses dans de nombreux ganglions lymphatiques qu’ils avaient enlevés. Je ne m’attendais pas à ça et c’était tout un choc ».

Elle a rencontré le Dr Clemons quelques jours plus tard, alors qu’elle essayait toujours de digérer la nouvelle, et elle a dû encaisser un autre coup. « Il m’a dit en toute franchise qu’à cause de la taille de la tumeur et du nombre de ganglions lymphatiques touchés, mon risque de récidive était élevé. »

Soins empreints de compassion durant une période sombre

C’est alors que le monde d’Annette s’est effondré. Elle se souvient d’être descendue aux enfers. « C’était très difficile de m’en sortir. Cependant, mon équipe médicale a vu les signes et a su comment m’aider. Mon radio-oncologue dévoué, le Dr Jean-Michel Caudrelier, a vu mon désespoir et m’a dirigée vers le Programme d’oncologie psychosociale. Grâce à l’aide incroyable de la Dre Mamta Gautam, j’ai affronté mes plus grandes peurs et je les ai surmontées ».

Annette a terminé sa radiothérapie et a repris sa vie petit à petit. Cependant, comme tous les patients atteints de cancer le savent, la peur d’une récidive l’accompagne constamment. « Je ne sais pas si ça changera un jour. Mais j’ai décidé d’en faire un ami qui me rappelle de ne pas penser à la mort, mais à l’importance de vivre pendant que je suis en vie », dit-elle.

Elle est heureuse de savoir que les meilleurs professionnels de la santé se trouvaient ici même dans sa propre ville lorsqu’elle a reçu son diagnostic. En tant que « grande voyageuse à l’hôpital » autoproclamée, Annette est fière de dire qu’elle a retrouvé sa vie, notamment en reprenant son travail. « Je suis de nouveau moi-même et, étrangement, la vie est meilleure qu’avant. »

Votre soutien fournira un financement essentiel pour améliorer les soins aux patients, comme Annette, alors qu’ils passent par des moments difficiles.

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