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  • No. 10 – À lire dans ce numéro : Le gouvernement de l’Ontario donne le feu vert au projet de nouveau campus, le gouvernement de l’Ontario vient d’annoncer un investissement additionnel de 29,1 M$ dans le nouveau campus de L’Hôpital d’Ottawa, et bien plus.
  • No. 9 – À lire dans ce numéro : une structure de stationnement moderne, axée sur le transport en commun et accessible sous un couvert forestier.
  • No. 8 – À lire dans ce numéro : le nouveau Centre de traumatologie sauvera des vies; la deuxième réunion du Cercle consultatif des peuples autochtones; œuvre d’art originale de Simon Brascoupé et de Mairi Brascoupé; et des médecins-chefs d’hôpitaux de la région ont publié une lettre d’opinion sur le stationnement des hôpitaux dans le Ottawa Citizen.
  • No. 7 – À lire dans ce numéro : Conservation des arbres, créer les meilleures liaisons au nouveau projet Civic – et bien plus.
  • No. 6 – À lire dans ce numéro : Travaux préliminaires au nouveau projet Civic, l’avis de Riley Brockington, conseiller municipal du quartier Rivière– et bien plus.
  • No. 5 – À lire dans ce numéro : Nouveaux objectifs de durabilité pour le nouveau projet Civic; mise à jour sur le Cercle consultatif autochtone, l’avis de Matt Luloff, conseiller municipal du quartier Orléans – et bien plus.
  • No. 4 – À lire dans ce numéro : comment financer un nouvel hôpital qui sera parmi les plus grands au Canada, L’avis de Jan Harder, conseillère municipale et présidente du Comité de l’urbanisme d’Ottawa, comment transformer l’expérience du patient – et bien plus.
  • No. 3 – Dans ce numéro, vous en apprendrez sur les architectes qui conçoivent l’hôpital selon l’éclairage naturel et les conditions climatiques d’Ottawa. Vous aurez également un aperçu de recherches de pointe et ferez la connaissance de l’équipe qui travaille fort dans les coulisses à planifier l’hôpital de l’avenir.
  • No. 2 – Dans ce numéro, vous en apprendrez sur la construction d’un hôpital dont l’accès est universel, le début de la dépollution environnementale du site et bien plus.
  • No. 1 – Dans ce numéro, découvrez comment nous allons nous associer au conseil des métiers de la construction.

À 20 ans seulement, Junie a immigré au Canada à partir de la Malaisie avec l’ambition d’étudier à l’Université de Toronto. Une nouvelle vie venait de commencer. Cette nouvelle vie, qui a incité sa famille à la suivre dans les années qui ont suivi, allait toutefois être marquée par l’adversité.

Junie a d’abord été attirée au Canada pour faire ses études, mais une expérience survenue au cours de ses premières années à Toronto lui a donné envie de vivre au Canada. C’était près d’un kiosque à journaux situé dans une rue animée du centre-ville de Toronto. « Il y avait une pile de journaux, mais il n’y avait personne autour. J’ai remarqué que les gens s’approchaient, prenaient un journal et déposaient de l’argent dans un bol. C’était tellement méthodique. Je n’arrivais pas à croire que les gens étaient si polis. » Tout reposait sur la confiance. C’est ce qu’elle a aimé. « Je me suis dit que c’est dans ce type de société que je veux vivre. »

Junie est à Sydney en Australie.

Au cours des quelques années suivantes, Junie s’est mariée et toute sa famille a suivi son chemin vers le Canada. Son frère s’est installé à Ottawa. Junie, sa sœur et leurs maris ont décidé de lui rendre visite dans sa nouvelle maison en 1996. Ils ont passé de merveilleux moments à renouer le contact.

Pendant que les deux couples rentraient chez eux une semaine plus tard, ils ont été impliqués dans une collision frontale dévastatrice à une heure d’Ottawa. Les deux hommes sont morts et les deux sœurs ont été gravement blessées. Junie a repris connaissance sur le lieu de l’accident et a demandé à un policier ce qui s’était passé. « Il m’a dit qu’il y avait eu un accident. J’ai vu nos deux maris effondrés à l’avant, puis j’ai perdu connaissance. » Les deux sœurs ont été transportées d’urgence au Centre de traumatologie de L’Hôpital d’Ottawa.

Seul centre de traumatologie de niveau 1 dans l’Est de l’Ontario

L’Hôpital d’Ottawa héberge le seul centre de traumatologie de niveau 1 de l’Est de l’Ontario au Campus Civic. Il accueille les patients les plus gravement blessés de toute la région, y compris de l’Ouest du Québec.

L’équipe inclut un chef d’équipe, un anesthésiologiste, des infirmières spécialisées en soins d’urgence, des médecins résidents et un thérapeute respiratoire. Elle est ainsi parée pour un vaste éventail de cas complexes et le code un.

Nous lançons un code un lorsqu’un patient gravement blessé est en route vers l’hôpital afin que toutes les ressources convergent vers l’Urgence. Nous pouvons le lancer aussi s’il y a de multiples blessés, comme dans le cas de la collision de Junie et sa sœur. S’il y a un incident d’ampleur considérable ou une catastrophe locale, nous recourons au code orange.

Quand Junie a rouvert les yeux, elle était à l’hôpital et présentait des blessures internes graves. Elle a appris que sa sœur avait de multiples fractures et la perte inimaginable de son mari et de son beau-frère.

« Je me suis dit que si je m’en sortais, j’allais devoir redonner. J’étais tellement reconnaissante des excellents soins que je recevais. » – Junie

– Junie 

Junie a reçu de puissants sédatifs et des soins intensifs pendant deux semaines. Elle se rappelle les soins empreints de compassion qu’elle a reçus lorsqu’elle ne pouvait plus se laver elle-même. Elle n’oubliera jamais la gentillesse et la sensibilité. « Je me suis dit que si je m’en sortais, j’allais devoir redonner. J’étais tellement reconnaissante des excellents soins que je recevais. »

Des essais cliniques changent l’exercice de la médecine

Pendant les premiers jours de son hospitalisation, son frère Lawrence a été témoin de ces soins empreints de compassion lorsqu’il se rendait à l’hôpital chaque jour pour soutenir ses sœurs. Il est aussi resté au chevet de Junie lorsqu’elle était dans un état critique parce qu’elle perdait beaucoup de sang.

Le frère de Junie, Lawrence, en compagnie de sa femme Catherine

Junie a reçu de multiples transfusions de sang pour rester en vie et a eu l’occasion de participer à un essai clinique visant à déterminer à quel moment il est préférable de donner une transfusion de sang aux patients dans un état critique. Son frère, impressionné par l’équipe chevronnée, a signé le consentement à participer à l’essai au nom de sa sœur dans l’espoir que l’essai puisse l’aider et aider d’autres patients.

« Cette recherche a permis de sauver des milliers de vies et d’améliorer les transfusions de sang de millions de personnes. »

– Dean Fergusson, Ph.D.

Junie s’est non seulement remise de l’accident, mais sa participation à l’essai a aussi aidé à changer la pratique en matière de transfusions à l’échelle mondiale. Dean Fergusson, Ph.D., scientifique principal et directeur du Programme d’épidémiologie clinique à l’Hôpital, explique les répercussions pour les patients. « Aujourd’hui, les patients du monde entier reçoivent des transfusions de sang basées sur un protocole plus restrictif conçu à L’Hôpital d’Ottawa. Grâce à des patients comme Junie, nous avons une bien meilleure idée du moment où il faut transfuser, de la durée de conservation du sang et de la manière de prévenir les saignements afin que les patients puissent éviter les transfusions. Cette recherche a permis de sauver des milliers de vies et d’améliorer les transfusions de sang de millions de personnes. »

Une immense gratitude toujours présente

Aujourd’hui, Junie vit à Toronto avec son deuxième mari et est toujours profondément reconnaissante des soins exceptionnels qu’elle et sa sœur ont reçus. Peu après son retour à la maison, elle s’est inscrite pour faire un don mensuel à l’Hôpital, tenant ainsi la promesse de redonner faite pendant son hospitalisation.

Donner est une chose que sa défunte mère lui a inculquée. Son père est décédé lorsqu’elle était très jeune. Cela a contribué à façonner sa personnalité. « Nous étions une famille de travailleurs. Nous n’étions pas riches, mais nous avons persévéré. Ma mère était tout simplement une personne extraordinaire. Elle était altruiste. Nous avons appris de cette façon : lorsque nous recevons quelque chose de bon, nous essayons de le rendre en nature, surtout par des gestes. Je pense que cela a beaucoup d’influence sur moi », confie Junie.

Junie visite sa famille

La force est un attribut qu’elle a également hérité de sa mère. À 55 ans, Junie a reçu un diagnostic de cancer du sein et eu une chirurgie pour retirer les cellules cancéreuses. Peu après, elle a reçu un diagnostic de cancer de l’ovaire. Elle a constaté personnellement la nécessité de la philanthropie en santé pour fournir les soins les plus perfectionnés. Malgré tout ce qu’elle a affronté dans la vie, elle s’estime chanceuse. « J’ai quand même eu une belle vie. Cela fait 13 ans qu’on a diagnostiqué ces types de cancer et je suis toujours là. J’ai beaucoup de chance. Je suis une femme très chanceuse. »

« Lorsque je mourrai, je laisserai quelque chose derrière moi pour aider ceux qui ont pris soin de moi. C’est ce qui me motive. »

– Junie 

Aujourd’hui à la retraite après une carrière réussie dans le secteur bancaire, Junie pense à l’avenir et à la manière dont elle peut continuer à donner au suivant. C’est pourquoi elle a décidé de faire un don testamentaire à L’Hôpital d’Ottawa afin que les patients puissent bénéficier des dernières technologies et des traitements les plus évolués pour rester en vie. « Lorsque je mourrai, je laisserai quelque chose derrière moi pour aider ceux qui ont pris soin de moi. C’est ce qui me motive. »

Les dons planifiés sont importants

En faisant un don à L’Hôpital d’Ottawa dans votre testament, vous aidez à façonner l’avenir des soins. Vous laisserez ainsi dans votre sillage des possibilités extraordinaires pour les générations à venir.

Nous sommes là pour vous conseiller au besoin sur la façon de faire un don testamentaire en faveur de notre hôpital. Il s’agit d’une occasion de renforcer l’avenir des soins de santé en faisant un don plus important que vous ne l’auriez cru possible – plus important que les dons faits de votre vivant. Imaginez l’héritage que vous lèguerez.


L’Hôpital d’Ottawa est un important hôpital universitaire d’enseignement et de recherche fièrement affilié à l’Université d’Ottawa.

Vittorio Petrin n’a jamais vu le visage de ses petits-enfants. Le dessinateur italien a commencé à perdre sa vision périphérique au début des années 1980, après la naissance de son deuxième fils, ce qui a forcé un arrêt de travail et une retraite précoce. Il a reçu un diagnostic de rétinite pigmentaire, une maladie génétique incurable qui entraîne la dégénérescence de la rétine. Sa vision a diminué progressivement jusqu’à ce que son monde devienne entièrement noir.

Avant de perdre la vue, Vittorio a construit un modèle miniature de la Basilique de Saint-Marc à Venise. Il lui a fallu six ans pour assembler plus de 3 000 pièces de cuivre. « C’était le plus bel endroit que j’avais vu et je voulais en créer une réplique. La construire détournait mon esprit de ce qui allait se produire », confie Vittorio.

An image of Vittorio Petrin with a replica of St. Mark’s Basilica he built while losing his vision to retinitis pigmentosa.
Vittorio Petrin montre la réplique de la Basilique de Saint-Marc qu’il a construite pendant qu’il perdait la vision à cause de la rétinite pigmentaire.

« Mon père était un artiste. Il était un excellent dessinateur et il aimait faire des vidéos. La vue était essentielle pour lui », affirme son fils, Dino Petrin. « Il ne s’est jamais plaint de perdre la vue. Nous ne l’avons jamais entendu le faire quand nous étions enfants. Il avait toujours le sens de l’humour et un solide caractère. Il n’a jamais cherché à faire pitié. Il a seulement accepté avec sérénité. »

Des millions de gens en Amérique du Nord ont une maladie de la rétine comme la rétinite pigmentaire, le glaucome, une ischémie rétinienne et la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Ces maladies peu comprises sont progressives et bien souvent incurables.

Grâce à une thérapie génique et cellulaire prometteuse en cours de conception, Dino espère qu’un jour, d’autres personnes comme son père ne perdront plus la vision.

Dr. Catherine Tsilfidis' research is aimed at developing a gene therapy strategy that blocks apoptosis and slows down retinal disease progression.
Catherine Tsilfidis, Ph.D.

« Bientôt, nous serons en mesure de concrétiser la mission à laquelle nous aspirons depuis le début : amener la thérapie basée sur le gène XIAP au chevet des patients. »

– Catherine Tsilfidis Ph.D.

Une découverte susceptible de changer la donne

La scientifique Catherine Tsilfidis peut imaginer le jour où le premier patient recevra la thérapie génique contre les maladies rétiniennes que son laboratoire tente de mettre au point depuis 20 ans. Il n’arrivera pas demain, mais dans un avenir quand même rapproché.

« La thérapie basée sur le gène XIAP est prometteuse parce qu’elle empêche la mort des cellules au fond de l’œil », explique Mme Tsilfidis, Ph. D., scientifique principale à L’Hôpital d’Ottawa et professeure agrégée à l’Université d’Ottawa. « Cette thérapie pourrait ralentir ou arrêter la perte de la vision causée par un grand nombre de maladies rétiniennes. »

Mme Tsilfidis dirige une équipe de chercheurs de calibre mondial qui a récemment reçu 2,4 M$ du Fonds pour la recherche en Ontario afin de mettre au point des thérapies géniques et cellulaires contre les maladies de la rétine. Un de leurs objectifs est d’accomplir le travail nécessaire pour lancer un essai clinique de la thérapie basée sur le gène XIAP, ce qui pourrait être possible dans quelques années.

La conjoncture actuelle est parfaite pour la thérapie génique et cellulaire

Concrétiser la promesse de remplacer les gènes et les cellules défectueuses de l’œil par des versions saines est tout à fait possible. Bien que ces domaines n’en soient encore qu’à leurs débuts, ils devraient connaître une croissance exponentielle au cours de la prochaine décennie. La thérapie génique contre les maladies oculaires a particulièrement pris son envol, notamment après l’approbation de Santé Canada de la première thérapie génique contre une forme génétique rare de perte de vision en 2020.

« Grâce à ce programme de recherche, l’Ontario pourrait devenir un chef de file en thérapie génique et par cellules souches. »

– Pierre Mattar Ph.D.
The Ottawa Hospital's Dr. Pierre Mattar aims to develop stem cell therapies for retinal ganglion cell diseases such as glaucoma.
Pierre Mattar Ph.D.

Ottawa et Toronto sont des plaques tournantes importantes dans le domaine de la recherche sur les cellules souches à des fins de thérapie cellulaire. En tant que partenaire du programme de recherche sur la rétine dirigé par Mme Tsilfidis, la scientifique Valerie Wallace au UHN s’efforcera d’accroître la survie des cellules souches greffées dans l’œil pendant que le scientifique Pierre Mattar à L’Hôpital d’Ottawa visera à concevoir des thérapies à base de cellules souches pour traiter des maladies qui touchent les cellules ganglionnaires de la rétine comme le glaucome.

La collaboration entre les chercheurs en laboratoire et les cliniciens est la clé du succès

Il faut une équipe exceptionnelle pour relever le défi considérable de mener une découverte en science fondamentale jusqu’aux essais cliniques. Pour réaliser ce programme de recherche, Mme Tsilfidis a mis sur pied une « équipe de rêve » composée de collaborateurs de longue date et de nouveaux partenaires.

En tant que scientifique fondamentaliste, elle a toujours travaillé étroitement avec des cliniciens pour que sa recherche tienne compte des besoins des patients.

« Les ophtalmologistes nous aident à cerner les plus importantes questions à poser, ajoute-t-elle. Notre laboratoire a commencé à se pencher sur des maladies comme la neuropathie optique héréditaire de Leber et le glaucome parce que des cliniciens nous ont dit à quel point elles étaient problématiques. »

Deux collaborateurs cliniciens de Mme Tsilfidis, Stuart Coupland, Ph.D. et le Dr Brian Leonard, prennent part à ce nouveau programme de recherche sur la rétine. Ils travaillent aux côtés du Dr Bernard Hurley et du Dr Michael Dollin, spécialistes de la rétine, qui aident à élaborer des protocoles d’essais cliniques.

« Nos chercheurs se sont taillé une solide réputation pour mener des découvertes du laboratoire au chevet des patients. »

– Dr. Duncan Stewart

Le laboratoire et les bureaux de l’équipe de Mme Tsilfidis sont situés dans le même couloir que les bureaux et les centres de traitement des ophtalmologistes, ce qui facilite la collaboration. Le regroupement de scientifiques et de cliniciens a joué un rôle clé dans le succès de L’Hôpital d’Ottawa pour mener des découvertes du laboratoire jusqu’au chevet des patients.

The highly skilled team at The Ottawa Hospital's Biotherapeutics Manufacturing Centre will make the clinical-grade virus to deliver gene therapy into the eye.
L’équipe spécialisée du Centre de fabrication de produits biothérapeutiques fabriquera des virus de qualité clinique pour livrer la thérapie génique dans l’œil.

Tirer parti de notre expertise en fabrication de produits biothérapeutiques

L’équipe savait qu’elle devait ajouter des ressources et des partenaires, en plus des spécialistes cliniciens, pour assurer la réussite.

« Nous avons surtout mis l’accent sur la science fondamentale dans le laboratoire par le passé, précise Mme Tsilfidis. Maintenant que nous sommes à l’étape de mener la thérapie basée sur le gène XIAP au chevet des patients, nous avons besoin de toute l’aide possible. »

L’une des pièces manquantes pour y parvenir était un virus de qualité clinique pour livrer le gène XIAP dans l’œil, à savoir un virus adéno associé (VAA). Trouver des sources économiques de VAA a été un obstacle majeur au lancement d’essais et à la conception de thérapies géniques.

Heureusement, L’Hôpital d’Ottawa s’est doté du Centre de fabrication de produits biothérapeutiques – une installation de calibre mondial qui a déjà fabriqué plus d’une dizaine de produits viraux et cellulaires différents pour alimenter des essais cliniques réalisés chez l’humain dans quatre continents. Les spécialistes du Centre s’affairaient à étendre leurs activités à la production de VAA lorsque Mme Tsilfidis leur a demandé s’ils aimeraient collaborer à son programme de recherche sur la rétine. Le Centre travaille depuis avec elle et son équipe pour concevoir le processus de fabrication des VAA dont l’équipe aura besoin pour faire approuver les essais cliniques de sa thérapie basée sur le gène XIAP par Santé Canada.

Le Centre est en voie de devenir la première installation au Canada à fabriquer des VAA de qualité clinique pour soutenir des études de thérapies géniques. Cette nouvelle expertise l’aidera à alimenter d’autres essais de thérapies géniques, plus particulièrement ceux ciblant des maladies rares.

Drs. Manoj Lalu and Dean Fergusson along with other experts at the Ottawa Methods Centre are helping to plan a future clinical trial of gene therapy for retinal disease.
Le Dr Manoj Lalu, Dean Fergusson, Ph.D. et d’autres experts du Centre de méthodologie d’Ottawa aident à planifier l’essai clinique d’une thérapie génique contre les maladies de la rétine.

Planifier un essai clinique de calibre mondial

En plus de virus de qualité clinique, l’équipe de recherche a besoin d’aide pour planifier l’essai clinique de la thérapie basée sur le gène XIAP. Fort heureusement, il n’y a pas de pénurie de spécialistes en essais cliniques à L’Hôpital d’Ottawa.

« Je n’ai jamais planifié un essai clinique auparavant, poursuit Mme Tsilfidis. Je connais toutefois quelqu’un qui l’a déjà fait : Dean Fergusson. J’ai toujours été impressionnée par les trajets rigoureux qu’il a aidé à établir. Lorsque je lui ai demandé conseil, il m’a dirigée vers le Centre de méthodologie d’Ottawa. »

Le Centre de méthodologie d’Ottawa est le centre de ressources de L’Hôpital d’Ottawa pour obtenir une expertise et du soutien en recherche. Son objectif est d’aider tous les cliniciens, les membres du personnel et les chercheurs de l’Hôpital à mener des recherches de grande qualité à l’aide des meilleures méthodes. Chaque année, il soutient plus de 200 projets de recherche menés par des chercheurs cliniciens et fondamentaux.

« Le Centre de méthodologie nous épaule avec brio, ajoute Mme Tsilfidis. Son expertise en méthodologie de recherche a renforcé notre programme de recherche et nos demandes de financement. »

Au Centre de méthodologie, l’équipe tire parti du programme Excelerator du groupe de recherche translationnelle Blueprint. Codirigé par Dean Fergusson, Ph.D. et le Dr Manoj Lalu, ce programme est conçu pour favoriser la transition efficace de découvertes en recherche fondamentale vers des essais cliniques à l’aide de méthodes et d’approches rigoureuses. Son personnel aide à concevoir le protocole d’essais cliniques et appuie l’élaboration de demandes d’essais cliniques à Santé Canada en réalisant des examens systématiques des données précliniques et cliniques disponibles.

Un programme de recherche extrêmement prometteur

S’attaquer aux maladies de la rétine sera un grand défi, mais Mme Tsilfidis a réuni une excellente équipe de partenaires de longue date et nouveaux pour cheminer vers la réussite.

« Ces thérapies pourraient transformer la vie des gens. Si nous pouvions guérir des maladies ou ralentir la perte de la vision, ce serait extraordinaire. »

– Dino Petrin

« Nos chercheurs se sont taillé une solide réputation pour mener des découvertes du laboratoire au chevet des patients, mais nous ne réussirons que grâce à un effort d’équipe comme celui-ci », affirme le Dr Duncan Stewart, vice-président exécutif de la Recherche à L’Hôpital d’Ottawa et professeur de médecine à l’Université d’Ottawa. « Tirer pleinement parti de l’expertise de nos chercheurs, de nos cliniciens et de nos ressources fondamentales en recherche est la clé pour offrir de nouveaux traitements aux patients qui en ont besoin. »

L’enthousiasme est palpable, selon Mme Tsilfidis. « Bientôt, nous serons en mesure de faire ce que notre laboratoire essaie de faire depuis le début : amener la thérapie basée sur le gène XIAP au chevet des patients. »

Dino, ancien étudiant diplômé du laboratoire de Mme Tsilfidis, voit le potentiel des thérapies géniques pour aider des personnes comme son père. « Ces thérapies pourraient changer la vie des gens. Si nous pouvions guérir des maladies ou ralentir la perte de la vision, ce serait extraordinaire. »

Vittorio Petrin pictured with his wife Maria Petrin
Vittorio Petrin et sa femme Maria Petrin

Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Le moment est venu de suivre des pistes inexplorées en recherche

Depuis 20 ans, nous repoussons les limites des soins de santé et de la recherche. Nous transformons et sauvons des vies aux quatre coins de la planète.

Selon nos experts, les dix prochaines années nous réservent davantage de percées en recherche et en soins cliniques que nous n’en avons vu au cours des 50 dernières. Et avec votre aide, c’est dans notre hôpital que bon nombre de ces percées seront réalisées.

Elles se traduiront par des traitements plus efficaces, des thérapies novatrices et de nouveaux espoirs pour nous tous.

Dr. Duncan Stewart

« Les recherches révolutionnaires que nous menons attirent l’attention partout sur la planète. Ensemble, nous pouvons faire d’Ottawa une véritable plaque tournante mondiale des soins de santé et de la recherche. Nous ne visons rien de moins. »

— Dr Duncan Stewart, Vice-président exécutif, Recherche, L’Hôpital d’Ottawa

Préparons-nous à élever la recherche à un autre niveau

Nous sommes fiers de faire partie des meilleurs instituts de recherche du pays. Mais les retombées de nos recherches dépassent nos frontières. Les découvertes et les nouveaux remèdes émanant de notre hôpital aideront des milliers de gens, au Canada et dans le monde entier.

Des collaborations inédites qui donnent des résultats épatants

Il y a plus de 25 ans, nous avons eu l’idée radicale d’intégrer nos médecins dans les laboratoires, aux côtés de nos chercheurs. L’expérience est un franc succès et nos découvertes révolutionnaires se traduisent rapidement en bénéfices concrets pour les patients.

7 national research networks

Notre environnement collaboratif unique, combiné à nos installations de recherche exceptionnelles, attire à Ottawa la crème des chercheurs.

56,029 patient admissions

Quand les traitements traditionnels ne suffisent plus, nous avons la possibilité de transposer rapidement les dernières découvertes en nouvelles solutions, afin de raviver l’espoir.

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Dans la tour nord du nouveau campus, les soins cliniques seront encore totalement intégrés à la recherche. Grâce à notre approche collaborative, nous continuerons ainsi à révolutionner la médecine.

Des premières mondiales

Notre Programme de médecine régénératrice est sans pareil au Canada et possiblement dans le monde. Notre hôpital est un chef de file mondial en matière de recherche sur les cellules souches.

« Si vous êtes en informatique, vous allez dans la Silicon Valley. Si vous misez sur les cellules souches, vous devez être ici, à Ottawa. C’est ici que l’on effectue les plus grandes percées. »

— Dr Bernard Thébaud, Scientifique principal, Programme de médecine régénératrice, L’Hôpital d’Ottawa

1er essai clinique au monde sur le traitement du choc septique à base de cellules souches

1er à découvrir les cellules souches musculaires

1er essai clinique au Canada sur l’utilisation de cellules souches pour traiter les poumons endommagés des bébés prématurés

1er à freiner l’évolution de formes agressives de la sclérose en plaques grâce à la greffe de cellules souches

DES PREMIÈRES MONDIALES​

Notre Programme de médecine régénératrice est sans pareil au Canada et possiblement dans le monde. Notre hôpital est un chef de file mondial en matière de recherche sur les cellules souches.

« Si vous êtes en informatique, vous allez dans la Silicon Valley. Si vous misez sur les cellules souches, vous devez être ici, à Ottawa. C’est ici que l’on effectue les plus grandes percées. »

— Dr Bernard Thébaud, Scientifique principal, Programme de médecine régénératrice, L’Hôpital d’Ottawa

1er essai clinique au monde sur le traitement du choc septique à base de cellules souches

1er à découvrir les cellules souches musculaires

1er essai clinique au Canada sur l’utilisation de cellules souches pour traiter les poumons endommagés des bébés prématurés

1er à freiner l’évolution de formes agressives de la sclérose en plaques grâce à la greffe de cellules souches

La biologie pour combattre la maladie

Notre Centre de fabrication de produits biothérapeutiques est l’un des plus réputés dans le domaine de la biothérapie, qui est en forte croissance et constitue une avenue d’innovation scientifique parmi les plus sophistiquées.

Découvrez comment nous utilisons les cellules souches, les virus qui tuent les cellules cancéreuses, la thérapie génique et d’autres techniques de pointe pour sauver des vies.

Des essais cliniques aux retombées mondiales

Notre programme d’essais cliniques est l’un des plus vastes et des plus performants au pays. Nos projets novateurs ont des répercussions planétaires et de nombreuses lignes directrices internationales sur la conception d’essais cliniques et la rédaction de comptes rendus proviennent d’ici.

Grâce à nos essais cliniques en cours, plus nombreux que dans tout autre établissement au Canada, nous permettons à des patients d’accéder à des traitements inédits, nous donnons de l’espoir aux personnes qui reçoivent un diagnostic et nous définissons les pratiques exemplaires en matière de soins dans le monde entier.

Des essais cliniques aux retombées mondiales

Notre programme d’essais cliniques est l’un des plus vastes et des plus performants au pays. Nos projets novateurs ont des répercussions planétaires et de nombreuses lignes directrices internationales sur la conception d’essais cliniques et la rédaction de comptes rendus proviennent d’ici.

Grâce à nos essais cliniques en cours, plus nombreux que dans tout autre établissement au Canada, nous permettons à des patients d’accéder à des traitements inédits, nous donnons de l’espoir aux personnes qui reçoivent un diagnostic et nous définissons les pratiques exemplaires en matière de soins dans le monde entier.

Ensemble, nous pouvons trouver de nouveaux remèdes et faire des découvertes révolutionnaires qui sauveront plus de vies.

Le moment est venu de créer de meilleurs lendemains.

À propos de la campagne « Créons des lendemains »

Notre campagne de financement « Créons des lendemains », la plus importante de l’histoire de la région, vise à récolter 500 millions de dollars. Cette campagne nous permettra de réaliser notre vision extrêmement ambitieuse de l’avenir de L’Hôpital d’Ottawa, portée par quatre piliers essentiels.

INNOVATION ET TECHNOLOGIE

Découvrez comment nous créerons l’établissement de santé le plus perfectionné au pays, doté des outils les plus modernes, pour offrir à la population un accès aux soins nécessaires, à l’endroit le plus propice et aux fournisseurs de soins les plus compétents.
En savoir plus

RECHERCHE DE CALIBRE MONDIAL

Grâce à notre modèle collaboratif unique, amenant cliniciens et chercheurs à travailler main dans la main, les patients d’Ottawa – et du monde entier – bénéficieront de découvertes révolutionnaires.
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RENFORCEMENT DES SERVICES CRITIQUES

Qu’il s’agisse de traumatologie, de percées dans la lutte contre le cancer ou de neurosciences, nous améliorerons les services critiques que nous offrons aux patients dans toute la région.
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L’Hôpital d’Ottawa a contribué à réaliser de grandes avancées en neurosciences en s’attaquant aux plus grands défis de notre époque. Nous sommes déjà reconnus à l’échelle internationale pour nos recherches révolutionnaires et nos traitements avant-gardistes contre de nombreuses maladies neurologiques, y compris l’AVC, les maladies neuromusculaires et la maladie de Parkinson.

L’Hôpital est l’un des rares établissements au Canada où les cliniciens travaillent directement avec des chercheurs fondamentalistes pour s’attaquer à des problèmes non résolus. Notre objectif est de cultiver de nouvelles idées et d’élargir la portée de nos essais cliniques pour offrir les tout derniers traitements directement à nos patients. Nous sommes d’ailleurs à l’origine de certaines découvertes qui ont engendré de nouvelles interventions.

La maladie de Parkinson, qui touche plus de 100 000 Canadiens, est la maladie neurodégénérative la plus commune après la maladie d’Alzheimer. C’est une maladie qui nous échappe encore, explique le Dr Michael Schlossmacher, neurologue et titulaire de la Chaire de recherche Bhargava sur la neurodégénérescence à L’Hôpital d’Ottawa. Cette chaire de recherche est un exemple de ce que des philanthropes comme la famille Bhargava peuvent faire pour soutenir activement l’hôpital.

« Nous étions en 1961 quand l’un de mes professeurs, à Vienne, a été le premier à découvrir l’effet semblable au phénomène de Lazare d’un traitement à la dopamine, qui peut freiner les symptômes de la maladie. Cela remonte à 60 ans. Aujourd’hui, nous comprenons mieux les mécanismes derrière les déficits moteurs, mais nous n’avons toujours pas mis au point un traitement qui stoppe la progression de la maladie », déplore le Dr Schlossmacher.

Chercher un traitement hors des sentiers battus

Dr. Michael Schlossmacher, The Ottawa Hospital

« Pour arriver à traiter la maladie de Parkinson, ralentir sa progression ou la freiner, il faut absolument faire de la recherche pour trouver de meilleurs moyens de distinguer les différentes formes de la maladie et valider les cibles à viser, afin d’élaborer des médicaments aux fins d’intervention. »

– Dr Michael Schlossmacher

Même si les progrès de la recherche sont lents et souvent frustrants pour les patients, les efforts se poursuivent activement pour trouver des réponses. « Pour arriver à traiter la maladie de Parkinson, ralentir sa progression ou la freiner, il faut absolument faire de la recherche pour trouver de meilleurs moyens de distinguer les différentes formes de la maladie et valider les cibles à viser, afin d’élaborer des médicaments aux fins d’intervention. Ensuite, il faut les tester en milieu clinique et, après avoir démontré qu’ils sont sécuritaires, les administrer à de nombreux patients dans le cadre d’essais cliniques qui permettront de mesurer l’efficacité de ces traitements », explique le Dr Schlossmacher. Il poursuit en soulignant que notre Consortium pour la recherche sur le Parkinson s’est forgé une réputation au Canada et dans le monde, autant pour ses travaux cliniques que sa recherche fondamentale. Certains des essais cliniques consistent entre autres à améliorer l’intégration des soins qui sont déjà offerts.

La philanthropie et les subventions jouent un rôle crucial dans l’avancement de la recherche. Pour le Dr Schlossmacher et son équipe, ces modes de financement créent des occasions de sortir des sentiers battus en testant des idées encore jamais mises à l’épreuve. « La philanthropie peut transformer les activités de recherche en les amplifiant et en aidant de brillants étudiants à approfondir des idées nouvelles et novatrices. »

La maladie de Parkinson commence-t-elle dans le nez?

Les recherches menées au fil des années ont démontré que plus de 80 % des personnes atteintes de la maladie de Parkinson présentent une diminution de l’odorat, qui apparaît souvent des années avant le début des symptômes moteurs typiques. En comprenant mieux ces signes précoces, nous pourrions peut-être diagnostiquer la maladie plus tôt.

Une subvention de 9 millions de dollars US de l’initiative ASAP (Aligning Science Across Parkinson’s) annoncée récemment permettra d’explorer cette avenue, dans l’espoir de déterminer si les nerfs olfactifs qui connectent l’intérieur du nez au cerveau pourraient jouer un rôle dans le développement de la maladie. Le Dr Schlossmacher est le grand responsable de ce projet.

Julianna Tomlinson, chef de projet scientifique au sein de l’équipe internationale et codirectrice de la recherche au laboratoire Schlossmacher de notre hôpital, explique pourquoi cette étude est importante. « Pour nous, c’est une occasion formidable d’harmoniser les efforts d’équipes de partout dans le monde, car ce projet réunit des scientifiques qui œuvrent déjà dans le domaine de la maladie de Parkinson avec des chercheurs qui n’y étaient pas rattachés auparavant. »

Huit instituts, situés dans cinq pays, collaborent à cette étude d’envergure mondiale. Il s’agit d’une occasion unique pour les scientifiques d’Ottawa de répondre à des questions qu’ils se posent depuis longtemps, notamment sur le rôle des facteurs environnementaux (autres que les toxines) dans la maladie de Parkinson quand ils interagissent avec la génétique. « À l’heure actuelle, les traitements atténuent les symptômes, mais ils n’empêchent pas la maladie de progresser. Si nous pouvions détecter des mécanismes de la maladie à un stade précoce, nous pourrions peut-être bloquer, ou du moins ralentir sa progression avant qu’elle n’atteigne les stades plus avancés », avance Mme Tomlinson.

L’Hôpital d’Ottawa dirige ce projet international

Cette étude interdisciplinaire et multinationale porte sur cinq grands thèmes. Notre hôpital se concentre sur les liens entre le système immunitaire et la maladie de Parkinson. Nous utilisons des modèles de laboratoire pour déterminer comment les virus et les bactéries pourraient engendrer des changements dans le corps qui sont associés à des pathologies observées dans le cerveau humain. Nous tenterons également de comprendre la fonction des gènes liés à la maladie et de déterminer si ces gènes pourraient remplir une fonction dans le système immunitaire plutôt que dans le cerveau seulement.

Le soutien de notre hôpital est indispensable pour que nous puissions diriger ce projet international. « Il y a tant de gens qui contribuent au succès de ces recherches. Nous avons une équipe complète, qui comprend des responsables des finances, des experts des publications scientifiques et des collègues spécialisés dans le transfert des technologies », explique le Mme Tomlinson.

L’objectif ultime est de trouver des réponses pour nos patients et leur famille, qui attendent désespérément une percée. Comme le mentionne le Dr Schlossmacher, c’est pour cela que les yeux du monde seront rivés sur ces scientifiques. « Sur les plans de l’innovation et de la créativité, notre équipe ouvre une nouvelle voie vers la combinaison de différentes démarches de recherche complexes, en permettant aux chercheurs de travailler en collaboration et de façon constructive. Personne ne nuit à personne; nous nous complétons et nous nous entraidons. »

Faire le lien avec les patients

Pendant près de vingt ans, Kelly McDonald a eu l’impression que quelque chose clochait dans son corps, et même le diagnostic de fibromyalgie qu’elle a fini par obtenir dans la trentaine ne répondait pas à toutes ses questions. Pour Mme McDonald, une photographe professionnelle à l’œil acéré, il manquait un morceau au casse-tête. Manquant d’assurance en position debout, peinant à garder sa posture, elle se fatiguait facilement. Cependant, elle ne rencontrait que des difficultés et de la frustration en tentant de résoudre le mystère de sa santé. « Vous savez, les gens nous prennent pour des hypocondriaques », confie-t-elle.

Ce n’est qu’en 2021, à 52 ans, que Mme McDonald a reçu un diagnostic de maladie de Parkinson. Ces dernières années, les tremblements sont apparus, son écriture s’est dégradée, puis elle a commencé à avoir de la difficulté à placer son pied correctement dans sa chaussure. C’est à ce moment que son mari l’a convaincue de consulter son médecin. En peu de temps, son côté droit a commencé à se raidir par moments. Parfois aussi, elle se sentait engourdie, et elle a cru faire un AVC.

Kelly McDonald

« Je me considère comme une guerrière de la maladie de Parkinson. Je veux être une guerrière. Je veux mieux faire connaître cette maladie et je veux que les personnes atteintes reçoivent un diagnostic plus tôt. »

– Kelly McDonald

Kelly McDonald

Quand Mme McDonald a rencontré un neurologue à L’Hôpital d’Ottawa, des examens ont révélé qu’elle avait la maladie de Parkinson. Étonnamment, elle a accueilli ce diagnostic avec soulagement. « J’étais réconfortée, car je croyais que j’allais mourir d’un AVC comme mon père », se souvient-elle.

Il se trouve que le père de Mme McDonald avait également eu la maladie de Parkinson. De plus, après avoir eu son diagnostic, elle a découvert beaucoup de choses sur ses antécédents familiaux, dont le fait que la maladie avait sévi du côté paternel de sa famille. C’est le Dr David Grimes, chef de la Division de neurologie de notre hôpital et expert en troubles du mouvement, qui s’occupe d’elle et qui lui a demandé si elle voudrait participer à une étude appelée PPMI (Parkinson’s Progression Markers Initiative).

Mme McDonald avoue qu’elle a connu des jours sombres après l’annonce de son diagnostic, mais quand elle a accepté sa nouvelle réalité, elle s’est réveillée un matin avec une nouvelle perception de sa vie. « Je me suis dit : “J’ai cette maladie, alors faisons quelque chose de bien.” Je me considère comme une guerrière de la maladie de Parkinson. Je veux être une guerrière. Je veux mieux faire connaître cette maladie et je veux que les personnes atteintes reçoivent un diagnostic plus tôt », dit-elle.

« La majorité des personnes atteintes commencent seulement à trembler quand ils sont plus âgés alors les gens pensent que cette maladie frappe seulement les personnes âgées. Pourtant, Michael J. Fox a reçu son diagnostic à 29 ans. »

– Kelly McDonald

Mme McDonald s’est inscrite dans l’étude PPMI pour aider toutes les personnes qui portent une mutation génétique associée à la maladie, comme elle, et qui ne réalisent pas qu’elles en sont atteintes. Ce n’est que quand les tremblements commencent que l’alarme retentit. « La majorité des personnes atteintes commencent seulement à trembler quand ils sont plus âgés, alors les gens pensent que cette maladie frappe seulement les personnes âgées. Pourtant, Michael J. Fox a reçu son diagnostic à 29 ans. »

Qu’est-ce que l’étude PPMI?

PPMI (Parkinson’s Progression Markers Initiative – en français : « initiative sur les marqueurs de progression de la maladie de Parkinson) est le nom d’une étude très importante menée par la Fondation Michael J. Fox, afin d’explorer de meilleures solutions pour traiter et prévenir la maladie.

L’Hôpital d’Ottawa fait partie de la cinquantaine de sites, dans 12 pays, qui prennent part à la phase d’expansion de l’étude PPMI. En ce moment, l’équipe de notre hôpital recrute des participants : des personnes ayant reçu récemment un diagnostic de maladie de Parkinson et qui ne prennent pas encore de médicaments pour en contrôler les symptômes, ainsi que des personnes de 60 ans ou plus qui n’en sont pas atteintes, mais qui présentent certains facteurs de risque. Les personnes qui souhaitent s’inscrire à L’Hôpital d’Ottawa trouveront les critères d’admissibilité et les coordonnées de l’équipe de recherche à cette adresse. L’Hôpital d’Ottawa a été le premier site du Canada à recruter des participants quand l’initiative s’est étendue à l’extérieur des États-Unis. D’ici la fin de 2023, l’ensemble des sites de la phase d’expansion pourrait compter 4 000 participants.  

« Nous sommes fiers de nous associer à la Fondation Michael J. Fox et à d’autres sites associés à l’initiative PPMI, et nous sommes reconnaissants envers les participants volontaires dévoués qui nous aident à avancer vers un avenir où la prévention de la maladie et de meilleures options pour les personnes vivant avec la maladie de Parkinson seront réalités. »

– Dr Tiago Mestre

Le Dr Tiago Mestre, chercheur principal de l’étude PPMI à L’Hôpital d’Ottawa, explique que les premières découvertes qui ressortent de cette étude mondiale ont déjà des répercussions. « Les premiers résultats de l’étude ont révolutionné la compréhension de la biologie de la maladie de Parkinson et la conception des essais cliniques pour de nouveaux traitements potentiels, mais il reste encore beaucoup de découvertes à faire. Nous sommes fiers de nous associer à la Fondation Michael J. Fox et à d’autres sites associés à l’initiative PPMI, et nous sommes reconnaissants envers les participants volontaires qui nous aident à créer un avenir où la prévention de la maladie et de meilleures options de traitement seront une réalité. »  

Mme McDonald, qui s’est jointe à l’étude au milieu de l’année 2021, sera suivie pendant 13 ans. Elle adore son expérience et elle invite les autres à se porter volontaires. « En plus d’en apprendre sur vous-même et votre état de santé, vous pourrez aussi aider les personnes qui seront atteintes un jour. Et puisque la maladie de Parkinson semble être répandue dans ma famille, j’apprendrai peut-être quelque chose qui peut aider ma sœur ou ma nièce », conclut-elle.

Pour l’instant, elle regarde droit devant et se concentre sur la lumière, que ce soit à travers l’objectif de son appareil photo ou dans son combat contre la maladie.


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Au moment d’apprendre pour la troisième fois en dix ans qu’un lymphome menaçait sa vie, Owen Snider croyait avoir épuisé ses options. Or, un nouveau traitement révolutionnaire à base de cellules CAR-T lui a redonné espoir. L’Hôpital d’Ottawa recrutait justement des patients à l’essai clinique d’une approche avant-gardiste uniquement canadienne. Il devait toutefois y être admissible.

En 2010, Owen amorçait la soixantaine lorsqu’il a reçu un diagnostic de lymphome à grandes cellules B. Il a alors suivi une chimiothérapie connue sous le nom de R CHOP, qui dure habituellement 18 semaines. « C’était un traitement rigoureux. Je m’en suis bien sorti et j’ai vécu six ans sans cancer. Le lymphome est toutefois revenu en 2016 », explique Owen.

Lorsque le cancer est réapparu, son équipe de soins à L’Hôpital d’Ottawa lui a recommandé une greffe de cellules souches. Cette année-là, il a suivi un programme intensif exigeant de fortes doses de chimiothérapie pour éliminer puis remplacer ses cellules souches au moyen d’une greffe. « C’est très éprouvant. Mais après deux ou trois mois à souhaiter ne plus être là, les choses se sont améliorées. J’ai ensuite passé quatre années de plus sans cancer. »

« Il m’a donné cinq ou six mois à vivre. Ma femme et moi étions abattus. »

— Owen Snider

Troisième récidive

Pendant ces quatre années, Owen a profité de sa retraite chez lui, dans une belle région boisée près de Calabogie, avec sa femme, Judith Snider. Puis s’est présenté son plus grand défi : une troisième récidive. Cette fois, le diagnostic est tombé en mai 2020, en plein cœur de la pandémie. « Mon oncologue m’a dit qu’ils avaient fait à peu près tout ce qu’il était possible de faire. Il m’a donné cinq ou six mois à vivre. Ma femme et moi étions abattus. Je me suis résigné à recevoir des soins palliatifs pour alléger ma souffrance pendant mes six derniers mois », ajoute Owen.

Judith and Owen Snider kayaking.

La semaine suivante, un appel de son oncologue lui propose une autre chance à la vie; l’essai clinique d’un traitement par cellules CAR-T venait de débuter à L’Hôpital d’Ottawa – une première au Canada. Il restait à vérifier si Owen répondait aux critères de participation. Pour le savoir, il passe le mois de juin 2020 à subir une multitude de tests et d’examens d’imagerie.

« Ce type de recherche en immunothérapie est extrêmement novateur et n’avait jamais été réalisé au Canada. »

– Dre Natasha Kekre

Quand Owen reçoit le feu vert en mi-juin, sa décision était déjà prise : « Soit je participais à l’essai, soit je restais allongé ici pendant des mois à attendre la fin. Qui aurait fait autrement à ma place? J’ai saisi l’occasion parce que chez nous, on voit toujours le verre à moitié plein ».

Traitement par cellules CAR-T

Le traitement par cellules CAR-T est une immunothérapie émergente qui tire parti de la puissance des lymphocytes T d’un patient – un type de cellules immunitaires – pour traiter son cancer. Les lymphocytes T jouent un rôle essentiel pour tuer les cellules qui sont anormales, infectées par des germes ou cancéreuses.  Ces dernières peuvent, comme dans le cas du lymphome ou de la leucémie, devenir invisibles pour les lymphocytes T. Le traitement consiste alors à prélever ces cellules CAR-T et à les reprogrammer en laboratoire de sorte qu’elles reconnaissent et détruisent les cellules cancéreuses

La Dre Natasha Kekre est hématologue et scientifique adjointe à L’Hôpital d’Ottawa. Elle dirige la conception de la première plateforme de recherche sur les cellules CAR-T au Canada en collaboration avec le centre de cancérologie de la Colombie Britannique. « Ce type de recherche en immunothérapie est extrêmement novateur et n’a jamais encore été réalisé au Canada. Le traitement utilise le système immunitaire du patient même. C’est de la médecine très personnalisée », précise la Dre Kekre.

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des premiers hôpitaux au Canada à participer à des essais CAR-T dirigés à l’échelle nationale. Étant l’un des plus importants centres de recherche et de traitement en santé au Canada, l’Hôpital est bien positionné pour jouer un rôle de premier plan pour doter les Canadiens d’un programme de recherche novateur sur le traitement par cellules CAR-T.

Effet « Pacman »

Vers la fin de juin 2020, Owen était prêt pour une aphérèse, intervention qui permet de prélever des lymphocytes T dans le sang. « Ils posent dans mon bras droit un cathéter intraveineux pour acheminer mon sang dans l’appareil d’aphérèse, d’où il ressort pour m’être injecté par un second cathéter dans mon bras gauche. L’appareil pompe le sang et en extrait les cellules avant de retourner le reste du sang dans mon corps. Je suis resté étendu pendant les trois ou quatre heures du processus. Sans bouger, je dois ajouter. »

« C’est un peu comme dans le jeu Pacman : les cellules modifiées se déploient dans la circulation sanguine et tuent les cellules cancéreuses. »

– Owen Snider

Ils ont ensuite envoyé les lymphocytes T à un laboratoire en Colombie-Britannique, où on les a reprogrammés et multipliés avant de les renvoyer à l’hôpital deux semaines plus tard. Les cellules sont administrées au patient par transfusion sanguine. « Ces cellules peuvent ensuite circuler pour trouver les cellules cancéreuses, les attaquer et les tuer. Elles stimulent aussi le système immunitaire afin qu’il passe à l’attaque et combatte le cancer », ajoute la Dre Kekre.

Le 2 juillet, Owen s’est fait poser un cathéter central inséré par voie périphérique, puis une chimiothérapie de trois jours. Quatre jours plus tard, il a reçu ses lymphocytes T reprogrammés, qui se sont mis au travail. « C’est un peu comme dans le jeu Pacman : les cellules modifiées se déploient dans la circulation sanguine et tuent les cellules cancéreuses. »

Ses lymphocytes T étaient programmés pour reconnaître et détruire précisément des cellules cancéreuses. Owen devait maintenant attendre qu’elles fassent leur travail.

Owen Snider

Le traitement allait-il fonctionner?

Un mois plus tard, Owen et Judith ont reçu des nouvelles exceptionnelles. « Lors de ma visite de suivi, je n’avais presque plus de cellules cancéreuses. L’examen d’imagerie a montré qu’il ne restait presque plus rien. J’étais stupéfait », confie-t-il.

Trois mois plus tard, Owen était « propre comme un sou neuf » comme il aime affirmer. Dix-huit mois plus tard, toujours aucune trace de lymphome.

Donner aux patients comme Owen un nouvel espoir pour l’avenir est ce qui inspire la Dre Kekre. « Pour la première fois depuis longtemps, Owen a senti que le lymphome pouvait véritablement disparaître. De nombreux examens d’imagerie semblent le confirmer. Je pense qu’il commence maintenant à y croire. C’est pour cette raison que je fais ce travail : d’autres patients qui ont épuisé leurs options pourraient bientôt avoir recours au traitement par cellules CAR-T. C’est ce qui s’est passé dans le cas d’Owen et c’est ce que nous espérons pour beaucoup d’autres patients », poursuit la Dre Kekre.

Prochaines étapes de l’essai clinique

La Dre Kekre et son équipe suivent tous les patients inscrits à l’essai et espèrent en publier les résultats en 2022. L’objectif est de fournir à Santé Canada la preuve que le traitement est sécuritaire. « Notre comité de surveillance de la sécurité des données et de l’essai n’a eu aucune inquiétude. Du point de vue de la sécurité, nous sommes donc très satisfaits de l’essai. C’est pourquoi il est toujours possible de s’y inscrire », affirme la Dre Kekre.

Caractère unique du traitement par cellules CAR-T de L’Hôpital d’Ottawa

Le traitement par cellules CAR-T doit être fabriqué à partir de cellules du patient et d’une grande quantité de virus extrêmement purs afin de livrer le gène pour le CAR, qui est un récepteur antigénique chimérique. Le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa est bien positionné pour fabriquer les virus de qualité clinique nécessaires pour créer des cellules CAR-T à des fins d’essais cliniques. En fait, nous avons la seule installation au Canada qui produit ce type de virus précisément à ces fins

On espère que ce traitement pourra un jour servir à combattre une variété de cancers. Selon la Dre Kekre, « nous avons reçu beaucoup d’attention du Danemark et quelques autres pays européens nous tendent la main. Ils adhèrent à un système de santé similaire au nôtre, où les patients ont tous le droit d’accéder aux soins. Si les lymphocytes CAR-T sont ici pour de bon, ils doivent être fabriqués selon une approche durable pour les patients. Globalement, ce n’est que le début, alors tout le monde nous observe pour savoir comment nous nous y prenons. »

« Sans la philanthropie, nous n’aurions ni le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques ni le Centre de méthodologie à L’Hôpital d’Ottawa. Nous ne serions pas en mesure de réaliser des essais cliniques novateurs comme celui-ci. »

– Dre Natasha Kekre

La plateforme de recherche sur les cellules CAR-T fabriquée au Canada permettra aux Canadiens d’avoir un meilleur accès à des essais cliniques novateurs. « Les Canadiens atteints du cancer ne devraient pas devoir attendre que la recherche soit effectuée ailleurs. Ils devraient pouvoir participer à des essais cliniques novateurs ici, chez eux », précise la Dre Kekre.

Apprécier chaque jour et soutenir la recherche

Aujourd’hui, Owen a une bonne qualité de vie grâce à l’essai clinique. Il se sent fort et attend avec impatience le jour où Judith et lui pourront à nouveau voyager. Ils sont reconnaissants pour la recherche qui sauve des vies. « Ce fut un honneur et un privilège d’être choisi pour l’essai. »

Il rend également hommage à l’extraordinaire équipe de soins et se rappelle avec émotions des moments privilégiés lors de ses visites à l’hôpital. « Je me suis toujours senti si bien accueilli. Je suis ressorti de chaque rencontre encouragé. L’équipe du 5 Ouest est merveilleuse. J’ai eu l’occasion d’y retourner ce printemps et ce fut de si belles retrouvailles. »

Owen donne depuis longtemps à L’Hôpital d’Ottawa, et il soutient encore davantage la philanthropie depuis qu’il a constaté son rôle important dans la concrétisation de l’essai clinique qui l’a sauvé. « Le financement de base des hôpitaux ne suffit pas pour propulser les réalisations novatrices et avant-gardistes ni pour acheter certains équipements hautement spécialisés. C’est là que chaque don fait la différence. »

Owen and Judith Snider. Owen was accepted into a made-in-Canada CAR-T therapy clinical trial at The Ottawa Hospital to treat his lymphoma.
Owen et Judith Snider.

La philanthropie permet d’amorcer des essais cliniques de ce type et peut contribuer à les faire progresser. « Sans la générosité de la collectivité, nous n’aurions ni le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques ni le Centre de méthodologie à L’Hôpital d’Ottawa, estime la Dre Kekre. Nous ne pourrions pas réaliser des essais cliniques novateurs comme celui-ci. Nous avons besoin de ce type de recherche pour que tous les Canadiens puissent bénéficier de ces traitements. Sans la philanthropie, nous n’y arriverions jamais. »

Owen souhaite transmettre un message simple à la Dre Kekre et à son équipe pour leurs efforts collectifs qui donnent de l’espoir aux patients. « Merci. Vous avez créé un programme remarquable. »

Quelques mots sur le programme de recherche CLIC

Le programme de recherche CLIC, établi en 2016, réunit chercheurs, cliniciens et patients de l’ensemble du Canada afin de bâtir une expertise et une capacité canadienne qui nous permettra d’innover dans le domaine prometteur de l’immunothérapie cellulaire contre le cancer, y compris en thérapie par lymphocytes T à CAR. Le premier essai clinique (CLICL-01) a été lancé en 2019 à L’Hôpital d’Ottawa et à BC Cancer avec le soutien de BioCanRx, de BC Cancer, de la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa et de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer. Les principales installations et ressources qui appuient le programme CLIC incluent le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa, le laboratoire d’immunothérapie familiale Conconi de BC Cancer, le Centre de méthodologie d’Ottawa et le Groupe de recherche translationnelle Blueprint. Les chercheurs mobilisés dans le programme CLIC incluent les Drs Natasha Kekre, Harold Atkins, Kevin Hay et Manoj Lalu, ainsi que les scientifiques John Bell, Rob Holt, Brad Nelson, John Webb, Kednapa Thavorn, Dean Fergusson, Justin Presseau et and Jen Quizi.


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

La voix mélodieuse de Paula Helmer a résonné dans la section alto de plusieurs chorales d’Ottawa pendant des décennies. Et sa voix se fait toujours entendre même après avoir perdu sa bataille contre le cancer du sein – non pas par la chanson, mais par la science.

« Faire progresser la science est ce que Paula espérait de tous ces essais cliniques », explique Jeff Christie, son mari.

« Faire progresser la science est ce que Paula espérait de tous ces essais cliniques. »

—Jeff Christie

Jeff et Paula se sont rencontrés pendant leurs études en économie à l’Université de Waterloo. Ils ont ensuite déménagé à Ottawa, soit la ville natale de Paula, pour entreprendre au gouvernement fédéral une carrière enrichissante qui allait s’étendre sur des décennies. Pendant tout ce temps, Paula a poursuivi sa passion pour le chant choral au sein de l’église presbytérienne St. Timothy’s et de la Société chorale d’Ottawa. Jeff affirme que c’est toutefois la vie de famille qui était au centre de tout : les enfants, les petits-enfants, les voyages et le chalet familial.

Paula (back row, fourth from right) in 2005 with members of the Ottawa Choral Society.

« Cinq ans après notre retraite, nous avons appris que Paula avait le cancer », se rappelle Jeff.

Il s’agissait d’une forme mortelle de cancer du sein qui avait fait des métastases dans la colonne vertébrale et lui causait une douleur considérable. Une chirurgie a permis d’enlever la tumeur, mais n’a pas réussi à éradiquer le cancer, ni à contrôler la douleur. C’est à ce moment que Paula a rencontré le Dr Mark Clemons, oncologue médical à L’Hôpital d’Ottawa.

« Nous avons mis au point un plan comportant plusieurs volets pour non seulement diminuer la douleur de Paula, explique le Dr Clemons, mais aussi pour contrôler la maladie. »

« Nous avons su dès le départ que le Dr Clemons était très compétent et avisé. Il a gagné notre confiance dès la première rencontre et les traitements qu’il suggérait pour elle étaient toujours si fructueux. C’est le genre de personne qu’on aime instantanément », affirme Jeff.

Une passion pour les essais cliniques

Le Dr Clemons est à la tête du Programme de reconception des essais cliniques (REaCT) qu’il a lancé en 2014 avec Dean Fergusson, Ph. D., scientifique principal et directeur du Programme d’épidémiologie clinique, et d’autres collègues. Le programme REaCT vise à faciliter la participation aux essais cliniques en mobilisant les patients atteints du cancer et leur famille à chaque étape du processus. Habituellement, seulement 3 % des patients participent à des essais cliniques. Grâce au programme REaCT, le pourcentage est maintenant près de 90 % parce que les essais ne comportent plus de visite ou de test supplémentaire. Paula a commencé à participer à une série d’essais cliniques destinés à lui venir en aide, mais aussi à améliorer les options de traitement pour les prochaines générations. Jeff affirme que c’était une source de motivation inébranlable.

« Paula a joué un rôle important dans l’avancement du traitement des patients dans le monde entier. »

— Dr Mark Clemons

« C’était vraiment important pour elle comme pour moi, ajoute-t-il. Il reste bien des traitements à découvrir et on va les trouver grâce aux essais cliniques. Si personne n’y participe, personne n’aura de nouveau traitement. »

Reprendre un certain contrôle sur sa vie et contribuer à la science

Plus important encore, estime Jeff, la participation à ces essais cliniques lui a donné une voix et permis de participer activement à son traitement.

« Paula a toujours eu l’impression d’être aux commandes, juste à côté du Dr Clemons. Ils l’ont écoutée, ils l’ont crue.»

Le Dr Clemons explique que l’un des nombreux essais cliniques auxquels Paula a participé consistait à déterminer à quelle fréquence il faudrait administrer des agents osseux aux patients atteints d’un cancer du sein métastatique. Traditionnellement, le traitement est administré par injection toutes les quatre semaines, ce qui oblige les patients à se rendre à l’hôpital et à passer de longues périodes loin de chez eux.

« Paula avait la motivation inébranlable de non seulement améliorer son propre pronostic, mais aussi d’aider à approfondir les connaissances dans l’intérêt des prochains patients. »

— Dr Mark Clemons

« Grâce à la participation de Paula et de nombreux autres patients, poursuit le Dr Clemons, nous avons pu réaliser un essai qui a montré qu’une injection toutes les 12 semaines était tout aussi efficace et était associée à moins d’effets secondaires. »

Il a également amélioré la qualité de vie de Paula en permettant au couple de continuer à aller au chalet et à voyager entre ces 12 semaines.

« C’était formidable, précise Jeff. Les soins que nous avons reçus cadraient à notre style de vie. Ils nous ont permis de voyager comme nous voulions le faire. »

La mission de Paula perdure

Paula a malheureusement perdu son combat contre le cancer le 18 février 2021, mais Jeff poursuit son travail : il fait connaître le programme REaCT à ses amis et collègues, il amasse des fonds pour soutenir ce travail essentiel qui contribue à façonner de meilleures options de traitement pour les patients atteints de cancer dans le monde entier.

« J’ai parlé de REaCT dans mes cercles sociaux, poursuit Jeff. J’ai mentionné que Paula a participé à au moins des dizaines d’essais cliniques et en a bénéficié. »

« C’est fantastique que Jeff poursuive la mission de Paula, précise le Dr Clemons. Paula a joué un rôle important dans l’avancement du traitement des patients dans le monde entier. »

C’est un rôle qu’elle a assumé avec la même ferveur qu’elle a abordé tout ce qu’elle a fait dans la vie, que ce soit en tant qu’économiste, épouse, mère, et même en tant que chanteuse.

« Il reste bien des traitements à découvrir et on va les trouver grâce aux essais cliniques. »

— Jeff Christie

Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Darlene Kulig est une artiste primée dont les peintures sont qualifiées d’audacieuses, de joyeuses et d’accrocheuses. Né à Ottawa et aujourd’hui Torontoise, Darlene donne vie à des lieux et à des paysages canadiens uniques par son art spirituel semi-abstrait.

Son neveu Craig est décédé en 2016 à l’âge de 23 ans d’un rare type de cancer. Ce fut une perte dévastatrice pour sa famille. Le père de Craig, Bruce Kulig, a alors voulu fait quelque chose pour perpétuer la mémoire de son fils. Il a donc lancé une campagne de financement pour le fonds commémoratif Craig Kulig avec L’Hôpital d’Ottawa. Mise au courant de la campagne, Darlene a décidé de recourir à son art pour accroître la portée.

Elle a commencé à vendre des ensembles de cartes à l’effigie de ses œuvres d’art et remis les profits de la vente à l’Hôpital. L’arrivée de la pandémie l’a amenée à modifier sa campagne. Elle a créé de superbes masques et entamé leur vente pour verser de nouveau une portion des profits au fonds commémoratif.

Darlene dans son studio.

La mémoire de Craig est maintenant perpétuée par les innombrables philanthropes qui ont soutenu son fonds commémoratif et la recherche sur le cancer – une recherche qui aidera d’autres patients et leur famille, comme l’espérait la famille de Craig.

Q : Dites-nous ce qui a inspiré votre campagne de financement au profit de L’Hôpital d’Ottawa.

R : En 2016, nous avons perdu notre cher neveu Craig Kulig, âgé de 23 ans, à cause d’un type agressif et rare de cancer. Craig a reçu des soins extraordinaires empreints de compassion de l’équipe de médecins et d’infirmières de L’Hôpital d’Ottawa. Depuis son décès, mon frère Bruce essaie d’amasser 100 000 $ pour perpétuer la mémoire de Craig.

En tant qu’artiste et tante, j’ai entamé un processus de deuil et pris conscience de mon besoin de créer une peinture à la mémoire de Craig. J’ai peint « Dragonfly Ascending into Twilight », qui représente le lac Granite, où Craig a passé sa jeunesse. Nous avons fait don de la grande estampe numérique de cette peinture porteuse de sens, qui est maintenant affichée dans le Service d’oncologie de l’Hôpital.

A memorial for Craig Kulig, funds are raised in his memory for cancer care and research at The Ottawa Hospital.
Un monument commémoratif pour Craig Kulig au lac Granite.

Q: Expliquez en quoi consiste votre campagne de financement.

R : Au début de la pandémie, le fabricant de masques BYOM m’a demandé si j’aimerais avoir mes peintures de paysages canadiens sur ses masques. Il a demandé à chaque artiste contacté de se jumeler à un organisme caritatif. Nous avons donc créé une superbe ligne de masques pour adultes et pour enfants. Tous les profits sont remis au fonds commémoratif Craig Kulig. Jusqu’à présent, nous avons amassé plus de 16 000 $ grâce à la vente de ces masques. Nous avons aussi créé un magnifique calendrier mural de 2022 et des ensembles de cartes de Noël inspirées de mon art.

Darlene wearing one of her beautiful masks that she sells to raise funds in support of cancer care and research at The Ottawa Hospital.

« Je crois que nos efforts de collecte de fonds vont faire la différence. Nous espérons que d’autres personnes et familles pourront bénéficier de meilleurs résultats. »

— Darlene Kulig

Q: A-t-il été facile d’organiser une activité communautaire de collecte de fonds par l’entremise de notre Fondation?

R : Mon frère Bruce a créé le fonds commémoratif Craig Kulig par l’entremise de la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa. Ce fut une expérience formidable de travailler avec leur équipe pour promouvoir nos masques, continuer à recueillir de l’argent pour le fonds de Craig et sensibiliser les gens à la recherche de pointe réalisée à L’Hôpital d’Ottawa.

Q: Que diriez-vous à une personne qui envisage de faire un don à L’Hôpital d’Ottawa?

A: Je crois que nos efforts de collecte de fonds vont faire la différence. Nous espérons que d’autres personnes et familles pourront bénéficier de meilleurs résultats. Cela demande du temps et des dons indispensables. L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche de premier plan auquel nous sommes fiers d’être associés.


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Pendant des mois, Mina King a souffert de douloureux ulcères aux jambes causés par l’athérosclérose, un problème de santé qui limite la circulation sanguine et peut entraîner l’amputation si on ne le traite pas. Le pronostic de Mina, qui est musicienne depuis toujours, pouvait non seulement la priver de ses jambes, mais aussi l’empêcher de jouer au piano – l’une de ses plus grandes passions. Toutefois, grâce à une technique chirurgicale à la fine pointe, à la collaboration entre nos experts de la clinique de préservation des membres et à des soins virtuels continus pour surveiller sa guérison, Mina peut continuer à jouer avec le sourire.

Les ulcères : un problème persistant

Quand les premiers ulcères sont apparus sur les deux jambes de Mina, celle-ci espérait qu’avec le temps et les bons soins, ils disparaîtraient. Mais après près d’une année et demie de rendez-vous et de suivi régulier à la clinique de préservation des membres, la situation ne s’améliorait pas.

« Un pontage est une chirurgie très complexe, qui dure plusieurs heures. Cette intervention sophistiquée ne peut pas être réalisée dans tous les hôpitaux, car elle est extrêmement exigeante sur le plan technique et les vaisseaux sanguins sont très petits. Mais de tous les hôpitaux en Ontario, c’est L’Hôpital d’Ottawa qui en fait le plus. »

— Dr Sudhir Nagpal

« Malgré les traitements que je recevais, mes ulcères aux jambes ne diminuaient pas et ne semblaient pas guérir. De plus, ils étaient douloureux », raconte Mina, âgée de 89 ans, qui est professeure de musique à la retraite et musicienne depuis toujours.

Mina Jean King pictured with her husband, Stan, was treated for atherosclerosis at The Ottawa Hospital.
Mina avec son mari, Stan.

Les ulcères de Mina étaient causés par l’athérosclérose, une accumulation de dépôts (ou plaques) dans les artères qui ralentit la circulation sanguine. Ce problème est habituellement causé par le diabète, mais il peut aussi se développer avec l’âge. Sans soins médicaux, les ulcères peuvent s’aggraver et entraîner des infections ou même la perte d’un membre.

« Si les ulcères de Mina s’étaient aggravés, il aurait fallu amputer ses jambes pour lui sauver la vie », dit le Dr Sudhir Nagpal, chef de la Division de chirurgie vasculaire de L’Hôpital d’Ottawa, le chirurgien qui a pris en charge Mina. Par contre, cette double amputation qui aurait sauvé la vie de Mina voulait dire qu’elle ne pourrait plus atteindre les pédales de son piano – et elle en joue tous les jours. « Le piano a toujours été une source de force pour moi, confie Mina. Je savais qu’il fallait faire quelque chose. »

En 2020, quand une tomodensitométrie a révélé que des caillots de sang s’étaient formés dans les deux jambes de Mina, son équipe de soins a décidé qu’il était temps d’agir.

Un pontage pour contourner l’obstruction

Illustration of a leg bypass
Si une obstruction artérielle s’aggrave, un pontage peut être nécessaire pour rétablir le flux sanguin dans les jambes.

Heureusement, les ulcères de Mina n’avaient pas évolué au point où elle avait besoin d’amputations totales. Une autre solution chirurgicale pouvait encore fonctionner.

En août 2020, une équipe de chirurgiens et de radiologistes interventionnistes de notre hôpital ont effectué sur sa jambe droite une mini-chirurgie qui consistait à placer un tuteur (appelé endoprothèse et parfois désigné par son appellation anglaise, stent) dans l’artère pour la garder ouverte et améliorer la circulation du sang. Par contre, cette méthode n’a pas fonctionné dans l’autre jambe.

Pour permettre au sang de circuler dans la jambe gauche de Mina, les chirurgiens ont réalisé un pontage artériel complexe afin que la circulation sanguine puisse contourner le vaisseau bloqué – comme des voitures qui empruntent une voie de contournement. Pendant l’intervention qui a duré cinq heures, une équipe d’experts hautement spécialisés en chirurgie vasculaire, s’aidant de loupes, a délicatement fixé une veine de Mina sur son artère, au-dessus et en dessous de l’obstruction, pour que le sang puisse circuler à nouveau.

Mina a eu de la chance de pouvoir profiter de cette technique chirurgicale spécialisée à notre hôpital – une intervention qui n’est pas offerte partout.

« Un pontage est une chirurgie très complexe, qui dure plusieurs heures. Cette intervention sophistiquée ne peut pas être réalisée dans tous les hôpitaux, car elle est extrêmement exigeante sur le plan technique et les vaisseaux sanguins sont très petits. Mais de tous les hôpitaux en Ontario, c’est L’Hôpital d’Ottawa qui en fait le plus », affirme le Dr Nagpal.

Trouver l’anesthésie la plus sécuritaire – grâce à la recherche

Au moment où Mina a été opérée, nos chercheurs venaient de terminer une étude sur l’anesthésie et la chirurgie de pontage artériel de la jambe. L’étude, publiée dans The British Medical Journal en novembre 2020, révèle qu’après une chirurgie pour améliorer la circulation dans les jambes, les patients récupèrent mieux et peuvent quitter l’hôpital plus rapidement s’ils reçoivent une forme d’anesthésie plus légère, comme l’anesthésie épidurale, qui ne nécessite pas l’insertion d’un tube dans les voies respiratoires.

Dr. Sudhir Nagpal The Ottawa Hospital
Dr Sudhir Nagpal, chef de la Division de chirurgie vasculaire de L’Hôpital d’Ottawa.

« Nous sommes un modèle au pays pour l’excellence de nos soins cliniques, grâce aux experts qui sont à notre portée et aux recherches qui se déroulent ici même, à L’Hôpital d’Ottawa. » –

— Dr Sudhir Nagpal

Les chirurgiens de Mina, qui connaissaient déjà les résultats de l’étude avant l’opération, ont pu lui recommander d’opter pour l’anesthésie épidurale. « Ils m’ont demandé quel type d’anesthésie je voulais et m’ont décrit les différents types, mais ils m’ont dit qu’à 89 ans, l’épidurale serait moins risquée, dit Mina. Et tout s’est très bien passé. »

D’après le Dr Nagpal, il est crucial d’effectuer ces recherches sous notre propre toit. « Mina a bénéficié des recherches que nous faisons et cela a amélioré sa santé. »

L’accès à des soins de calibre mondial

Malgré leur complexité, les deux chirurgies de Mina ont réussi. Toutefois, elle a dû patienter avant de renouer avec le piano. Une semaine après sa chirurgie, Mina est retournée chez elle pour poursuivre sa convalescence tout en étant suivie de façon virtuelle par la clinique de préservation des membres.

La clinique, créée il y a plusieurs années dans le cadre d’un projet pilote, regroupe des professionnels de tout l’hôpital qui sont spécialistes des plaies aux membres inférieurs. Les patients comme Mina qui sont pris en charge par la clinique ont accès à des experts en chirurgie vasculaire, en soins des plaies, en chirurgie plastique, en prévention et en contrôle des infections, en orthopédie, en podologie et bien plus. Selon ce modèle de soins, les patients n’attendent pas longtemps avant de pouvoir consulter les experts dont ils ont besoin. D’ailleurs, des hôpitaux du pays entier veulent mettre ce modèle en place.

« La collaboration entre plusieurs spécialités et champs de compétence réunis en un seul endroit distingue notre clinique de préservation des membres des autres cliniques du genre au Canada, explique le Dr Nagpal. Nous sommes capables d’offrir des soins de calibre mondial, d’excellente qualité, grâce aux experts qui sont à notre portée et aux recherches qui se déroulent ici même, à L’Hôpital d’Ottawa. »

Mina, with her family, had leg artery bypass surgery at The Ottawa Hospital.
Mina avec son fils David, sa fille Jennifer et son mari Stan.

L’équipe de soins de Mina a surveillé l’évolution de ses ulcères à l’aide d’un logiciel de soins des plaies appelé how2trak. Une infirmière à domicile qui rendait visite à Mina chaque semaine après sa chirurgie téléversait des photos de ses plaies dans le logiciel. L’équipe de soins analysait ensuite les images pour déterminer si les plaies guérissaient ou s’aggravaient.

« Ce logiciel nous a permis de constater que les ulcères de Mina, qui étaient de bonne taille au départ, étaient presque complètement guéris, dit le Dr Nagpal. Tout cela, sans qu’elle quitte le confort de son foyer. »

De retour au piano

À mesure que l’état de Mina s’est amélioré, les visites de l’infirmière et ses consultations avec l’équipe de la clinique se sont espacées. « Je suis très heureuse de la tournure des choses. Maintenant, je n’ai plus de douleur, dit Mina. Le Dr Nagpal a été excellent. »

« Le piano a toujours été une source de force pour moi. »

— Mina King

Pratiquement guérie de ses ulcères, et sachant qu’il suffit d’un appel virtuel pour parler à son équipe de spécialistes, Mina a repris sa routine et joue du piano chaque jour – sans s’inquiéter.

« J’étais vraiment ravie de revenir à la maison et de reprendre le piano. Je crois que c’est l’une des choses qui m’ont aidée à me rétablir si vite, dit-elle. Quand je suis fatiguée ou que quelque chose me dérange, je m’assois au piano et tout semble disparaître. »


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.

Quand la COVID-19 s’est invitée à Ottawa en mars 2020, nous étions dans l’inconnu. Toutefois, malgré l’arrivée rapide de nouvelle information au début de la crise et l’incertitude entourant le virus, un sentiment est clairement ressorti : la solidarité. La communauté allait bientôt faire déferler une vague de soutien à l’endroit de L’Hôpital d’Ottawa, pendant que les équipes de soins se mobilisaient pour les patients, dans un contexte qu’elles n’avaient jamais connu.

« Merci à nos généreux donateurs, dont certains ont fait un don pour la première fois. »
– Tim Kluke

Nos travailleurs de première ligne franchissaient les portes de l’Hôpital chaque jour pour lutter contre le virus et la population restait à la maison pour contribuer à aplatir la courbe. Malgré tout, il est devenu évident que les résidents voulaient en faire plus – et c’est ce qu’ils ont fait. Les dons, petits et grands, ont commencé à affluer et le Fonds d’urgence COVID‑19 a été créé. À ce jour, ce sont plus de deux millions de dollars qui ont été donnés généreusement pour soutenir la lutte de notre hôpital contre la COVID-19, et ces dons ont déjà servi. Tim Kluke, président-directeur général de La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa, souligne que cet appui a changé la donne dans la recherche et les projets de soins. « C’est encore une fois la preuve que nous sommes plus forts ensemble. Merci à nos généreux donateurs, dont certains ont fait un don pour la première fois. Les recherches en cours nous aideront à mieux comprendre et traiter la maladie, et ce faisant, à protéger nos patients et notre communauté. » Les dons sont encore les bienvenus.

La communauté nous a aussi aidés à nous procurer de l’équipement de protection individuelle (EPI). La communauté chinoise d’Ottawa s’est rapidement mobilisée et a amassé plus de 120 000 $ pour l’achat d’équipement essentiel comme des respirateurs et de l’EPI pour le personnel.

La vidéo est uniquement disponible en anglais.

Se lancer dans l’inconnu

Alors que la communauté s’unissait pour montrer son soutien aux travailleurs de première ligne, une aile COVID-19 a été créée aux Campus Général et Civic pour les patients ayant contracté le virus. L’équipe du Campus Général, qui prenait normalement en charge des patients atteints de problèmes thoraciques ou oto-rhino-laryngologiques (touchant les oreilles, le nez ou la gorge) ou ayant subi une intervention chirurgicale, est devenue, presque du jour au lendemain, responsable de patients atteints de la COVID-19. Ces travailleurs ne se doutaient pas à l’époque qu’ils s’occuperaient de ces malades pendant plus d’un an. « Nous avons de l’expérience dans le traitement de problèmes pulmonaires et respiratoires sur notre unité; nous étions donc bien placés pour prendre soin de ces patients », explique Vanessa Large, une infirmière autorisée à notre hôpital depuis quatre ans.

Néanmoins, le défi était énorme et éprouvant. Kristine Belmore est une infirmière autorisée à notre hôpital depuis 11 ans et elle n’aurait jamais imaginé vivre une telle situation durant sa carrière. « Je travaillais la journée où les premiers patients atteints de la COVID-19 ont été admis. On recevait constamment de nouveaux protocoles pour la prise en charge de ces patients – et pas seulement chaque jour, mais même durant un quart de travail », mentionne l’infirmière. Elle ajoute : « Avant un quart de travail, je me sentais comme à mes débuts dans la profession, je ne dormais pas bien. J’étais anxieuse et j’avais peur de ce qui m’attendait ».

Leah Mills était infirmière autorisée depuis à peine trois ans lorsqu’elle a dû s’occuper de patients atteints de la COVID-19. « Il n’y a pas eu de transition, notre monde a été complètement chamboulé », décrit-elle.

La résilience devant les semaines qui devenaient des mois

Dr. Samantha Halman
La Dre Samantha Halman aide un patient à communiquer avec ses proches à l’aide d’un iPad.

Durant ces premières semaines de prise en charge, il était très difficile de voir certains patients stables passer soudainement à un état où leur vie ne tenait plus qu’à un fil. Ces événements ont pesé lourd sur le moral des trois infirmières. « L’augmentation de la charge de travail avec l’arrivée massive de patients était très exigeante. Au fil du temps, la situation s’est améliorée puisque des politiques claires ont été mises en place et que nous avons commencé à reconnaître une tendance dans le déclin des patients », se rappelle Leah Mills.

« Nous sommes devenus leur seul lien humain, nous sommes devenus leur deuxième famille. Nous tenions un iPad pour qu’ils puissent voir le sourire bienveillant d’un proche, parfois pour dire adieu. » – Vanessa Large

Nous avons dû réinventer nos façons de faire et trouver de nouvelles façons de calmer les patients lorsqu’ils avaient de la difficulté à respirer ou peur de ce qui pourrait leur arriver. Il y avait aussi les multiples pièces d’EPI, qui nous procuraient une meilleure sécurité, mais qui amenaient aussi de nouveaux défis. « Les soins aux patients étaient plus complexes, surtout avec les aînés qui sont parfois confus, parce qu’ils ne pouvaient pas voir nos expressions faciales; nous devions trouver d’autres moyens de les rassurer. Nous sommes aussi devenus le lien entre le patient et sa famille, par l’entremise d’appels téléphoniques et vidéo, une situation que nous n’avions jamais vécue auparavant », explique Kristine.

Vanessa renchérit : « Nous sommes devenus leur seul lien humain, nous sommes devenus leur deuxième famille. Nous tenions un iPad pour qu’ils puissent voir le sourire bienveillant d’un proche, parfois pour dire adieu. »

La durée de la pandémie a commencé à épuiser les infirmières sur les plans psychologique et émotionnel. Leah explique que le personnel infirmier a l’habitude d’aider les patients à se rétablir. « On se sent dépassés et épuisés quand on voit les patients rapidement dépérir et parfois, mourir. Ce n’est pas une réalité à laquelle j’étais habituée dans ma profession. »

Heureusement, au cours de la dernière année, cette équipe dévouée a aidé la majorité des patients atteints de la COVID-19 à recouvrer la santé et à retourner à la maison, auprès de leurs proches.

Les infirmières de « l’étage de la COVID »

« Quand on travaille à l’unité de COVID-19, on voit les chiffres grimper et redescendre; on ne sait jamais quand tout pourrait basculer. »
— Leah
« L’équipe a vraiment été le point fort de mon expérience à l’unité de COVID-19. Tout le monde était prêt à soutenir et à former les petits nouveaux. Les patients étaient aussi très accommodants, et je me souviendrai d’eux pendant longtemps. »
— Margaret
« Ce que j’ai trouvé le plus difficile cette année, c’est d’être témoin de beaucoup de souffrance et de ne pas être en mesure d’aider autant que je l’aurais voulu. »
— Michael
« La COVID-19 m’a appris à chérir les moments passés avec ma famille, mes amis et mes collègues, et à en profiter pleinement. »
— Jeannette

Un patient atteint de la COVID-19 est reconnaissant des soins empreints de compassion qu’il a reçus

L’un des patients ayant été aux premières loges des soins empreints de compassion prodigués dans l’aile COVID-19 est le Père Alex Michalopulos. Le prêtre orthodoxe grec a été hospitalisé 10 jours. Il se sent extrêmement chanceux de se sentir mieux aujourd’hui. « Je suis reconnaissant pour les moments où les médecins et le personnel infirmier passaient me voir et me rassuraient, je suis reconnaissant des soins extraordinaires qui m’ont été prodigués avec amour et respect pour la vie humaine. »

« J’ai beaucoup plus de respect pour les professionnels de la santé. J’en ai toujours eu, mais cette fois, c’était différent; ils étaient là pour moi. » – Père Alex Michalopulos

Fr. Alex Michalopoulos of the Greek Orthodox Church
Le père Alex Michalopoulos de l’Église orthodoxe grecque. Le père Alex a été traité contre la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa l’an dernier.

Les larmes aux yeux, il prend une courte pause pour se reprendre. Le Père Michalopulos dit qu’il est parfois bien de voir l’autre côté de la médaille, de vivre ce que traversent d’autres personnes. « J’ai beaucoup plus de respect pour les professionnels de la santé. J’en ai toujours eu, mais cette fois, c’était différent; ils étaient là pour moi. »

Il ajoute : « Ils m’ont tenu la main et ont fait preuve d’empathie. Ils m’ont montré beaucoup de respect et d’amour. Je leur en serai toujours reconnaissant ». C’est cette touche particulière et ces soins uniques prodigués par de parfaits étrangers qui ont aidé le Père Michalopulos à regagner la force nécessaire pour retrouver ses proches et plus tard, sa famille paroissiale.

« Je n’oublierai jamais la façon dont j’ai été traitée par ces personnes qui ne me connaissaient pas. Je les admire et elles feront toujours partie de mes prières. »

Pour contribuer aux efforts, le Père Michalopulos participe à une étude sur les effets à long terme du virus. La scientifique Sara J. Abdallah et la Dre Juthaporn Cowan effectuent un suivi auprès des patients participants 3, 6 et 12 mois après l’infection.

Le Père Michalopulos explique pourquoi il voulait s’impliquer : « Je voulais aider les scientifiques à comprendre les effets à court et à long terme du virus, et ainsi contribuer au développement d’un vaccin ou d’un traitement ».

Contribuer par la recherche

Des chercheurs de notre hôpital ont grandement contribué à la course contre la montre mondiale pour combattre la COVID-19. Ils explorent plus de 60 projets de recherche pour appuyer les efforts planétaires visant à trouver de meilleures façons de traiter et de prévenir l’infection au virus. Certains de ces projets ont été financés par des donateurs, par l’entremise du Fonds d’urgence COVID‑19, dont le premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer contre la COVID-19. À ce jour, 22 patients ont été recrutés pour ce projet dirigé par la Dre Rebecca Auer.

Les scientifiques John Bell et Carolina Ilkow mettent à profit leur expertise en fabrication de virus qui s’attaquent au cancer pour développer un vaccin contre la COVID-19, une solution canadienne. De plus, notre Centre de fabrication de biothérapies participe à la fabrication de trois autres vaccins contre la COVID-19 pour des essais cliniques, ainsi qu’au développement d’un traitement expérimental par cellules souches.

La vidéo est uniquement disponible en anglais.

Des signes d’espoir après une année éprouvante

Avec la recherche qui apporte de plus en plus de réponses, l’optimisme grandit dans l’équipe de soins. L’arrivée du premier vaccin en décembre était aussi une lueur au bout du tunnel. « Le vaccin nous donne de l’espoir. Je me souviens à quel point j’étais heureuse de recevoir le mien », décrit Kristine.

Venus Lucero, a nurse at The Ottawa Hospital
Venus Lucero, infirmière à L’Hôpital d’Ottawa, administre la première dose de l’hôpital du vaccin contre la COVID-19.

Il y a de l’espoir qu’un jour la vie reprenne son cours, comme avant, ou presque. Pour Kristine, cela voudrait dire qu’elle ne serait plus inquiète en serrant ses enfants dans ses bras au retour du travail.

Pour Leah, cela voudrait dire qu’elle pourrait enfin décrocher, pour la première fois en un an, et vraiment relaxer. Pour Vanessa, cela voudrait dire de pouvoir enfin passer du temps avec son fiancé, Colin, qui est aussi travailleur de première ligne, puisqu’ils ne se voient pas durant la pandémie. Avec ce sentiment d’espoir vient également une grande fierté d’avoir su donner des soins de qualité durant cette période sans précédent. Et d’avoir su se serrer les coudes.

Écoutez le balado Pulse pour entendre le pour en savoir plus sur cette année dans l’aile COVID-19.


Fièrement affilié à l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa est un centre de recherche et de santé universitaire de premier plan.