Pour la première fois en 19 ans, le Déjeuner du PDG de L’Hôpital d’Ottawa aura lieu en formule virtuelle

1ER SEPTEMBRE 2020, OTTAWA, ON – Vous pensiez que L’Hôpital d’Ottawa reporterait le Déjeuner annuel du PDG à cause de la COVID-19? Détrompez-vous! La Fondation de l’Hôpital a annoncé aujourd’hui que son activité de financement phare sort de nouveau des sentiers battus. Pour la première fois depuis son lancement en 2001, l’activité annuelle d’une heure aura lieu le mardi 29 septembre, de 8 h à 9 h, en une formule virtuelle avant-gardiste inspirée de la rencontre traditionnelle en personne.

FAITS SAILLANTS

  • L’activité a lieu cette année en formule virtuelle, le mardi 29 septembre, de 8 h à 9 h.
  • Depuis 2001, le Déjeuner annuel du PDG de L’Hôpital d’Ottawa a permis d’amasser près de 12 M$ afin de financer des recherches, des installations, de l’équipement et des outils qui sont à la fine pointe de la technologie et qui améliorent les soins aux patients.
  • Le Déjeuner du PDG réunit pendant une heure des conférenciers, des chercheurs de première ligne en santé, des patients dont la vie a été sauvée et plus de 500 alliés dévoués dans l’objectif de recueillir des fonds essentiels pour L’Hôpital d’Ottawa.

La COVID-19 a interrompu les activités de financement en personne, mais il est toujours nécessaire d’amasser des fonds pour soutenir la recherche et les soins aux patients. La pandémie a même amplifié les besoins.

Tel que le veut la tradition, l’activité consistera à mettre en lumière certaines des histoires les plus incroyables, inspirantes et marquées par l’espoir et la compassion, en compagnie de plus de 500 alliés dévoués, dont le commanditaire principal Doherty and Associates

« Nous ne pouvons pas nous réunir dans la même salle, mais nous pouvons toujours nous rassembler en ligne en tant que communauté pour soutenir cette importante cause », affirme Tim Kluke, président-directeur général de la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa. « Ne vous méprenez pas, il ne s’agira absolument pas d’une vidéoconférence ordinaire. Nous utilisons une technologie de pointe pour que l’activité soit la meilleure solution de remplacement d’une rencontre en personne. Le Déjeuner du PDG est un volet extrêmement important de notre portefeuille d’activités de financement chaque année. Nous n’avons ménagé aucun effort pour élaborer un programme dynamique incluant des conférenciers, des annonces inédites et quelques surprises pour poursuivre dans le même esprit novateur caractéristique du Déjeuner du PDG. »

Le Déjeuner du PDG donnera à Cameron Love, le nouveau président-directeur général de L’Hôpital d’Ottawa, l’occasion de faire son premier discours officiel aux côtés d’autres conférenciers et d’anciens patients, dont Stuntman Stu, qui a récemment reçu une seconde greffe de moelle osseuse à L’Hôpital d’Ottawa pour lutter contre la leucémie.

Cette activité marquante a permis d’amasser près de 12 M$ ces 18 dernières années afin de soutenir les soins de santé à Ottawa. En 2018 seulement, plus de 800 000 $ a été reçu en un seul matin inspirant. Il est possible de donner en ligne de multiples façons : don mensuel, engagement pluriannuel ou contribution ponctuelle pour soutenir L’Hôpital d’Ottawa.

Le Déjeuner du PDG en appui à L’Hôpital d’Ottawa aura lieu le mardi 29 septembre, de 8 h à 9 h. Pour réserver une place ou devenir ambassadeur, rendez-vous à ohfoundation.ca/presidents-breakfast-2020.

Au sujet de L’Hôpital d’Ottawa

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au Canada et le troisième employeur en importance dans sa région. Inspirés par la recherche et guidés par la compassion, son personnel de soutien, ses chercheurs, ses infirmières, ses médecins et ses bénévoles assurent l’excellence des soins et persévèrent à trouver des solutions aux défis les plus complexes en santé.

Affilié à l’Université d’Ottawa, l’Hôpital attire sur ses nombreux campus des esprits scientifiques parmi les plus influents au monde. L’enseignement et la recherche sont au cœur de nos activités. Nos techniques de pointe et les fruits de nos recherches sont adoptés partout dans le monde.

Nous sommes le centre régional de traumatologie de l’Est ontarien et nos soins nous ont valu l’agrément avec mention d’honneur, reconnaissance la plus prestigieuse d’Agrément Canada. Nos programmes de recherche novateurs nous placent à l’avant-garde des progrès scientifiques mondiaux en thérapeutique anticancéreuse, en traitement de maladies chroniques, en épidémiologie clinique, en neurosciences, en médecine régénératrice et en innovation pratique.

Grâce au généreux soutien financier de la collectivité, nous continuons d’offrir des soins de calibre mondial avec une compassion digne des personnes qui nous sont chères.

Pour en apprendre davantage sur L’Hôpital d’Ottawa, visitez le site fondationho.ca

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Un championnat après une chirurgie arthroscopique pour une légende canadienne du bras de fer

Avec ses biceps démesurés, Devon Larratt a des allures de superhéros. Il n’a peut-être pas de superpouvoirs, mais il est maintenant champion du monde et son histoire n’a rien de banal. Récit d’une ascension ponctuée de multiples chirurgies et de réadaptation intensive, et marquée par une détermination absolue.

Le parcours triomphal de Devon Larratt – champion du monde de la série Open de la World Armwrestling League, catégories bras gauche et bras droit – force l’admiration. À maintes reprises, de 2008 à 2012, ce vétéran des Forces armées canadiennes a affronté ses adversaires sous les cris d’encouragement de la foule. Toutefois, Devon ignorait à l’époque que l’entraînement intense auquel il devait s’astreindre pour évoluer sur la scène mondiale lui causerait de l’arthrite, une maladie qui le fragiliserait au point de menacer sa plus grande passion et sa carrière. Son seul espoir de renouer avec la gloire était une chirurgie à L’Hôpital d’Ottawa pour que ses bras retrouvent leur force.

Une affaire de famille

Devon s’est intéressé au bras de fer pratiquement toute sa vie. À 18 ans, il participait à son premier tournoi et depuis, il a représenté le Canada dans des compétitions internationales et remporté de nombreux championnats mondiaux. L’exploit est impressionnant, de la part de quelqu’un qui a commencé à s’adonner au bras de fer pour le plaisir à cinq ans seulement.

On pourrait dire que chez les Larratt, le bras de fer est une affaire de famille. « J’ai grandi en affrontant ma grand-mère, raconte Devon. Selon la rumeur qui circulait dans la famille, elle était la championne féminine de l’Alberta. C’est grâce à elle que j’ai commencé à faire ce sport. »

Devon Larratt sitting on an OR table
Devon Larratt, Championne canadienne des armwrestling

 

Force militaire

C’est seulement quand Devon est entré dans les Forces armées canadiennes qu’il s’est mis à s’entraîner sérieusement. Les 18 années qu’il a passées dans l’armée lui ont permis d’atteindre sa meilleure forme physique. « Quand je n’étais pas en mission, je poussais de la fonte, explique Devon. »

Même en période de service en Afghanistan, le bras de fer a occupé une grande place dans sa vie. En se mesurant à ses confrères militaires, il a acquis l’expérience qui l’aiderait un jour à se faire un nom parmi les meilleurs ferristes du monde.

Des blessures mettent un frein à ses rêveselbow xray

Comme beaucoup d’athlètes, Devon a subi des blessures qui ont mis en péril ses rêves et sa carrière. Le bras de fer est très exigeant pour les tendons et les articulations. Après des années à malmener son corps, Devon a développé de l’ostéoarthrite et une accumulation de matière osseuse aux coudes.

« Les articulations de mes deux coudes s’étaient tellement dégradées que j’avais mal sans arrêt », confie Devon. Le bras de fer sollicite les articulations des coudes de façon excessive par des mouvements qui ne sont pas normaux, ce qui entraîne le développement de tissu osseux excédentaire là où il ne devrait pas y en avoir. Sans que Devon s’en rende compte, cette matière s’effritait en libérant des fragments osseux dans ses articulations.

En même temps, l’arthrite de Devon engendrait de l’inflammation chronique entre les os de ses coudes, érodant le cartilage de l’articulation et causant de la friction. Non seulement c’était très douloureux, mais cela réduisait grandement son amplitude de mouvement.

Incapable de compétitionner à la hauteur de son potentiel et aux prises avec d’intenses douleurs, Devon a été dirigé vers un spécialiste de l’épaule et du coude de L’Hôpital d’Ottawa.

Une technique spécialisée

Pour traiter Devon, il fallait lui faire trois opérations : deux au coude droit et une au coude gauche. En raison de son mode de vie de ferriste et militaire, l’équipe médicale a opté pour une technique spécialisée de chirurgie mini-invasive appelée arthroscopie du coude. Cette technique consiste à insérer une caméra vidéo à fibre optique dans l’articulation par une petite incision. Les images sont alors transmises à un écran haute définition, ce qui permet de réaliser une chirurgie plus précise. Comme la chirurgie est mini-invasive, cette technique préserve au maximum les muscles et les tendons dans le coude.

Les chirurgiens ont extrait plus d’une tasse de fragments d’os détachés du coude de Devon, ainsi qu’une excroissance osseuse de la taille d’une balle de golf. Ensuite, ils ont remodelé et sculpté le coude pour corriger toute difformité et restaurer l’anatomie normale de l’articulation.

Une expertise ici même, à Ottawa

Avant la mise au point des techniques arthroscopiques, une telle chirurgie exigeait de pratiquer une longue incision en découpant plusieurs couches de muscles pour atteindre l’articulation. Souvent, le temps de guérison était plus long et la période de réadaptation durait plus longtemps.

Il y a dix ans, malgré les nombreuses avancées de l’arthroscopie du coude, cette intervention spécialisée n’était pas encore offerte à Ottawa. Puis, grâce à un effort concerté pour améliorer nos techniques mini-invasives, notre hôpital a réussi à attirer des médecins talentueux de partout dans le monde.

Maintenant que nous avons sur place des experts de l’épaule et du coude, en plus de l’équipement et des technologies les plus modernes, les patients peuvent rester ici, à Ottawa, pour être traités. C’est en partie grâce au soutien de nos donateurs que L’Hôpital d’Ottawa a pu acquérir les outils les plus récents pour effectuer des chirurgies arthroscopiques.

Le potentiel des cellules souches

Un jour, les athlètes comme Devon pourront peut-être éviter complètement la chirurgie en ayant recours au pouvoir de guérison des cellules souches.

Des recherches sont en cours à L’Hôpital d’Ottawa pour mieux comprendre comment les os se régénèrent, se réparent et guérissent. Daniel Coutu, Ph.D., premier titulaire de la Chaire de recherche en chirurgie orthopédique régénératrice, examine l’incidence des traumatismes, du vieillissement et des maladies dégénératives chroniques sur les os, dont dépendent nos articulations. Ce chercheur vedette venu de la Suisse s’intéresse à la biologie fondamentale des cellules souches osseuses. Il étudie divers modèles de maladies inflammatoires causées par l’arthrite et s’efforce de déterminer comment les cellules souches peuvent améliorer la guérison et le rétablissement.

En restant à l’avant-garde de la recherche sur les cellules souches, nous pourrons offrir à nos patients les traitements les plus novateurs et les meilleures chances de guérison.

« Les traitements par cellules souches pourraient changer la vie des athlètes professionnels qui souffrent de microtraumatismes répétés aux os, en leur permettant de réaliser les meilleures performances possible et de retrouver leur qualité de vie. » – Daniel Coutu, Ph.D.

Dr. Daniel Coutu
Daniel Coutu, Ph.D.

Les os jouent un rôle essentiel dans la santé des tissus qui s’y rattachent, comme les muscles, les tendons et le cartilage. En général, les tissus osseux se réparent d’eux-mêmes très facilement, mais les tendons, les ligaments et le cartilage guérissent beaucoup plus difficilement.

Heureusement, le taux d’échec des chirurgies orthopédiques est plutôt faible (environ 5 %). Par contre, le taux de succès chez les athlètes chute avec la répétition des blessures ou le vieillissement. M. Coutu espère combler cette lacune avec ses recherches sur les cellules souches, pour permettre à des athlètes comme Devon de mieux se rétablir et d’obtenir des résultats plus durables.

« Les baby-boomers et les athlètes qui ont des douleurs articulaires sont de plus en plus nombreux et j’espère qu’en travaillant ensemble, nous pourrons prolonger la vie de leurs articulations. Les recherches sur les cellules souches qui sont menées ici, à Ottawa, pourraient permettre à ces patients de reprendre leurs activités sportives normales et d’améliorer leur qualité de vie », conclut le Dr Paul E. Beaulé, chef de la Division de chirurgie orthopédique à L’Hôpital d’Ottawa.

La reconquête du championnat

Après ses opérations, Devon s’est concentré sur sa réadaptation. « Je voyais la réadaptation comme une préparation à une autre compétition. La réadaptation, combinée au travail incroyable de mon équipe en chirurgie, m’a permis de retourner à la compétition en moins d’un an », dit Devon.

À peine onze mois après avoir été opéré trois fois aux bras à L’Hôpital d’Ottawa, Devon renouait avec la victoire et reprenait son titre de champion.

Depuis, il s’est mesuré à certains des plus grands ferristes de la planète et a remporté de nombreux championnats dans le monde entier.

Plus récemment, il a ouvert au public les portes de la salle d’entraînement aménagée dans son garage, pour encourager les autres à se tenir en forme, s’entraîner et promouvoir son équipement. Le bras de fer continuera assurément à occuper une grande place dans la vie de Devon et de sa famille pendant de longues années.

Devon with weights

« Je suis extrêmement reconnaissant de ce que l’équipe de soins de L’Hôpital d’Ottawa a fait pour moi et d’avoir accès à ce type d’expertise ici, à Ottawa. Ils m’ont aidé à revenir à la compétition et à faire ce que j’aime. » – Devon Larratt

Devon and Dr. Pollock armwrestle

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

Aidez-nous à trouver une fin heureuse à d’autres histoires comme celle de Devon. Avec votre soutien aujourd’hui, nous pourrons continuer à promouvoir un mode de vie sain demain.

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La cause exacte de la maladie leur échappe encore, mais les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa, déterminés à assembler toutes les pièces du puzzle, gagnent du terrain.
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Percer les mystères de la maladie de Parkinson

Découverte il y a plus de 200 ans, la maladie de Parkinson demeure toujours un mystère pour les chercheurs. La cause exacte de la maladie leur échappe encore, mais les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa, déterminés à assembler toutes les pièces du puzzle, gagnent du terrain.

Dr. Michael Schlossmacher
Le Dr Michael Schlossmacher travaille dans son laboratoire à L’Hôpital d’Ottawa.

Découverte il y a plus de 200 ans, la maladie de Parkinson demeure toujours un mystère pour les chercheurs. Cette maladie neurodégénérative, qui est la plus commune après la maladie d’Alzheimer, touche environ 100 000 Canadiens, dont 8 000 à Ottawa. Le nombre devrait doubler à l’échelle nationale d’ici 2050. Chaque jour, bien des personnes qui en sont atteintes doivent composer avec le tremblement incontrôlable des mains et des membres, l’incapacité de parler fort, la perte de l’odorat et la douleur causée par des raideurs.

La cause exacte de la maladie leur échappe encore, mais les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa, déterminés à assembler toutes les pièces du puzzle, gagnent du terrain. Ottawa est une plaque tournante pour la recherche en neurosciences. Le Dr Michael Schlossmacher, directeur du Programme de neurosciences à L’Hôpital d’Ottawa, admet que la maladie de Parkinson est compliquée et complexe, mais il y a une lueur d’espoir.

« Je crois fermement que nous pouvons résoudre l’énigme. Nous possédons l’expertise nécessaire pour contribuer grandement à la mise au point d’un remède contre cette maladie. » -Dr Michael Schlossmacher

Prédire le risque d’avoir la maladie de Parkinson

Le Dr Schlossmacher a fait un pas en avant pour percer le mystère du fonctionnement de cette maladie lorsqu’il a eu l’idée d’une équation mathématique susceptible d’aider à prédire l’apparition de la maladie. « Je suis convaincu qu’en incluant les facteurs de risque connus de la maladie de Parkinson dans ce modèle, il est tout à fait possible de prédire qui sera touché par la maladie. »

Voici un aperçu des facteurs de risque de la maladie de Parkinson.

  • âge
  • constipation chronique
  • réduction de l’odorat
  • antécédents familiaux
  • inflammation chronique comme l’hépatite ou des types de la maladie intestinale inflammatoire
  • exposition à des facteurs environnementaux
  • blessures à la tête
  • genre – la maladie touche davantage les hommes que les femmes

Le Dr Schlossmacher et son équipe de chercheurs examinent actuellement des données afin de vérifier l’exactitude de leur théorie pour prédire la maladie de Parkinson.

Jusqu’à présent, ils ont analysé les données de plus de 1 000 personnes et leurs résultats sont prometteurs. « Le plus surprenant pour l’instant est que la formule fonctionne dans 88 % à 91 % des cas pour prédire qui a le Parkinson et qui ne l’a pas, et ce, sans examiner les mouvements des patients. »

L’objectif est maintenant d’élargir le projet aux tests sur le terrain au cours des deux prochaines années. Selon le Dr Schlossmacher, si les résultats montrent que l’équation mathématique fonctionne, elle pourrait permettre aux médecins de repérer les patients qui obtiennent une note élevée. « Ils pourraient alors modifier certains facteurs de risque pour possiblement repousser ou éviter la maladie de Parkinson. »

Partenaires investisseurs dans la recherche sur le Parkinson

Team PIPR RFR
Karin Fuller (à gauche) et Kristy Shortall-Cain, cochefs de l’équipe des PIRP, en compagnie d’Elaine Goetz.

La recherche est coûteuse et le soutien de la collectivité est essentiel pour stimuler les découvertes. En 2009, un groupe de conseillers en placements se sont unis pour créer Partenaires investisseurs dans la recherche sur le Parkinson (PIRP). Chaque année, le groupe participe à l’activité de financement Courez pour une raison et amasse des fonds pendant la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa. En 11 ans, le groupe a amassé 1,4 million de dollars pour soutenir les chercheurs et les cliniciens de L’Hôpital d’Ottawa.

Les PIRP ont aidé à financer la recherche destinée à trouver de nouveaux traitements et un remède contre la maladie de Parkinson, en plus d’attirer une attention fort nécessaire sur cette maladie. Le Dr Schlossmacher estime que le financement de la recherche par des groupes comme les PIRP permet d’envisager l’avenir avec davantage d’espoir. Il ajoute rapidement que les PIRP ont suscité un élan dans notre collectivité parce que les gens voient à quel point L’Hôpital d’Ottawa est déterminé à faire progresser la science.

« Cet investissement par les PIRP dans la recherche à L’Hôpital d’Ottawa a complètement changé la donne pour nous. Il nous a permis de réaliser des projets qui ne seraient autrement pas encore financés. »

Chaque dollar amassé mène à des résultats concrets

Dr. Sachs practicing the use of 3D technology
Le Dr Adam Sachs peaufine sa technique pour utiliser la 3D en neurochirurgie.

Le soutien des PIRP a aidé à offrir la chirurgie de stimulation cérébrale profonde à L’Hôpital d’Ottawa. Une personne comme Karin Fuller, cochef de l’équipe des PIRP, sait bien à quel point ce type de technologie peut avoir des retombées positives. « Mon père a dû aller à Toronto pour avoir ce type de chirurgie, ce qui l’a obligé à faire des allers-retours aux rendez-vous. C’était difficile pour lui et pour notre famille. Aider à implanter ce type de chirurgie dans notre collectivité est un exemple concret de ce que nous avons réussi à accomplir en tant que groupe pour soutenir L’Hôpital d’Ottawa », explique Karin.

C’est aussi à L’Hôpital d’Ottawa qu’a été mis au point le premier système de réalité virtuelle 3D au monde destiné à la neurochirurgie. Il sert à accroître la précision de la chirurgie de stimulation cérébrale profonde des patients atteints de la maladie de Parkinson. Nos neurochirurgiens sont les premiers au monde à utiliser cette technologie à cette fin dans l’objectif d’améliorer le résultat des patients.

Un avenir plein de promesses

La technologie 3D devrait aussi un jour être présente dans tous les départements de l’Hôpital. Les possibilités de cette technologie sont illimitées et, dans l’avenir, elle pourrait aider d’innombrables patients, en plus de ceux touchés par la maladie de Parkinson.

Le Dr Schlossmacher, qui cherche à percer le mystère du fonctionnement de la maladie de Parkinson depuis 20 ans, estime que l’avenir recèle plein de promesses.

« À L’Hôpital d’Ottawa, nous savons innover et c’est ce qui nous permet de percer des mystères grâce à la recherche, qui, un jour nous l’espérons, transformera le visage des soins. » -Dr Michael Schlossmacher

On voit aussi une ferme détermination dans ses yeux. « Au grand dam de ma femme, je ne prendrai pas ma retraite tant que je n’aurai pas porté un solide coup à cette maladie. La bonne nouvelle est que même si j’ai encore une vingtaine d’années devant moi, j’aimerais y parvenir plus tôt que tard. »

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

Nous avons besoin de votre aide pour financer la recherche sur des maladies comme la maladie de Parkinson à L’Hôpital d’Ottawa et offrir davantage d’espoir aux patients dans l’avenir.

D'autres histoires inspirant

Un bénévole d’expérience joue un nouveau rôle pendant la pandémie mondiale
Mike Soloski est l’un des premiers visages masqués que les gens voient à l’entrée de L’Hôpital d’Ottawa depuis le début de la pandémie. Son cheminement de bénévole à vérificateur des symptômes de la COVID19 témoigne de sa volonté d’aider les autres.
Un patient inspiré à donner par les soins qui ont changé sa vie
Après avoir fait confiance à L’Hôpital d’Ottawa pour rétablir sa santé, George Knight lui fait maintenant confiance pour gérer ses dons.
Des décennies de soins exceptionnels contre le VIH et le cancer de la prostate
Grâce aux soins spécialisés, intégrés et axés sur la personne qu’il a reçus à L’Hôpital d’Ottawa, Lorne Blahut a vaincu le VIH et le cancer de la prostate.

La Fondation de la famille Nanji offre de doubler les dons versés au Fonds d'urgence COVID-19 jusqu’à 100 000 $

LE 29 AVRIL 2020, OTTAWA (Ont.) – Le Fonds d’urgence COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa a reçu un important coup de pouce grâce à la Fondation de la famille Nanji qui a offert de doubler les dons reçus jusqu’à concurrence de 100 000 $.

« La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa est profondément reconnaissante de l’appui de la Fondation de la famille Nanji et espère que ce geste de générosité inspirera d’autres personnes à donner », affirme Tim Kluke, PDG de la Fondation.

Le Fonds d’urgence COVID-19 viendra en aide aux patients et au personnel directement touchés par la pandémie de COVID-19. Ainsi, vos dons et les dons de contrepartie de la Fondation de la famille Nanji serviront :

  • au soutien des équipes de soins de première ligne
  • à l’achat d’équipement de protection spécialisé
  • à l’élaboration de traitements novateurs grâce à des technologies spécialisées de pointe
  • aux soins et au réconfort des patients
  • au soutien des scientifiques et des chercheurs travaillant à combattre la COVID-19.

Au fur et à mesure de l’évolution de la pandémie, des histoires de générosité exceptionnelle émergent. Notre équipe de soins de première ligne doit s’adapter rapidement et les dons aideront à protéger le personnel et les patients. Ils appuieront également nos chercheurs qui participent à la lutte mondiale contre la COVID-19. La Fondation de la famille Nanji a contribué de façon importante à ces efforts collectifs par un don total de 1,6 M$ à 16 hôpitaux du Canada.

Nous sommes très reconnaissants de l’appui de la collectivité et nous remercions la famille Nanji pour son leadership inspirant.

À propos de L’Hôpital d’Ottawa

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au Canada. Inspirés par la recherche et guidés par la compassion, son personnel de soutien, ses chercheurs, ses infirmières, ses médecins et ses bénévoles assurent l’excellence des soins et persévèrent à trouver des solutions aux défis les plus complexes en santé.

Affilié à l’Université d’Ottawa, l’Hôpital attire sur ses nombreux campus des esprits scientifiques parmi les plus influents au monde. L’enseignement et la recherche sont au cœur de nos activités. Nos techniques de pointe et les fruits de nos recherches sont adoptés partout dans le monde.

Nous sommes le centre régional de traumatologie de l’Est ontarien et nos soins nous ont valu l’agrément avec mention d’honneur, reconnaissance la plus prestigieuse d’Agrément Canada. Nos programmes de recherche novateurs nous placent à l’avant-garde des progrès scientifiques mondiaux en thérapeutique anticancéreuse, en traitement de maladies chroniques, en épidémiologie clinique, en neurosciences, en médecine régénératrice et en innovation pratique.

Grâce au généreux soutien financier de la collectivité, nous continuons d’offrir des soins de calibre mondial avec une compassion digne des personnes qui nous sont chères.

Pour en savoir plus sur L’Hôpital d’Ottawa, consultez le www.ohfoundation.ca.

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COVID-19 : échos du personnel de première ligne à L’Hôpital d’Ottawa

Voici quelques mots sur le personnel de L’Hôpital d’Ottawa qui s’efforce chaque jour d’assurer la sécurité de notre collectivité pendant la pandémie de la COVID‑19.

Pendant que le public doit demeurer à la maison, les travailleurs essentiels se rendent chaque jour à L’Hôpital d’Ottawa. Ils prennent soin des personnes les plus malades de la région parce diverses affections et blessures surviennent toujours pendant la pandémie de COVID-19.

Des médecins, des infirmières et des employés de soutien essentiels franchissent les portes de l’hôpital pour répondre à un objectif : veiller à ce que chaque patient reçoive les meilleurs soins possible. Au cœur de la pandémie mondiale, qui suscite de grandes craintes au sein de la population, les membres de l’équipe de l’Hôpital doivent aussi prendre soin de soi et de leur famille, tout en restant en santé.

Ils sont là pour aider chaque patient, du chirurgien qui sauve une vie, à l’infirmière qui administre un traitement de chimiothérapie et au préposé aux soins qui offre quelques mots réconfortants et un sourire en cette période où il est presque impossible d’avoir un visiteur.

Pleins feux sur les histoires exceptionnelles qui se déroulent en première ligne à L’Hôpital d’Ottawa.

Se préparer à la pandémie

La préparation à la pandémie de la COVID-19 ne visait pas seulement à veiller à ce que L’Hôpital d’Ottawa soit prêt. L’objectif était aussi d’organiser les hôpitaux de l’ensemble de la région de Champlain. C’est là qu’entre en jeu le Dr Andrew Willmore, directeur médical du Service de la gestion des urgences à L’Hôpital d’Ottawa.

Le Dr Willmore, qui est aussi chef des interventions d’urgence en santé de la région de Champlain, a collaboré avec la Ville d’Ottawa pour nous préparer à l’arrivée de patients atteints de la COVID-19. Cette préparation a débuté il y a environ quatre ans lors de la création du Système de gestion des incidents à L’Hôpital d’Ottawa.

« Le système nous permet de passer en mode de gestion d’incidents, de réorganiser notre façon de fonctionner dans l’hôpital et de déterminer à quel moment intensifier le niveau d’intervention », explique le Dr Willmore.

Au début de la pandémie, L’Hôpital d’Ottawa a reçu le mandat de coordonner l’intervention dans la région. Un système régional de gestion des urgences a donc été mis en place. « Cela nous a permis de modifier nos modèles de prestation de soins, par exemple en ouvrant le Centre d’évaluation pour la COVID-19 et des cliniques de soins, ainsi qu’en adoptant un modèle régional de répartition des effectifs et de logistique pour soutenir les services en difficulté », poursuit le Dr Willmore.

Le Dr Andrew Willmore tient une réunion éclair au Centre d’évaluation pour la COVID-19

 

« Après une longue journée, je regarde autour de moi et je constate que je ne suis pas seul. Les talents que nous avons ici et dans la région sont des sources intarissables d’inspiration. Absolument tout le monde s’investit à fond. Notre puissance réside dans l’union de nos forces. » – Dr Andrew Willmore

La clé a été de travailler en collaboration avec Santé publique Ottawa pour aplatir la courbe pandémique. Le public, très coopératif, a permis au Dr Willmore et à son équipe de prendre une longueur d’avance dans la mise en œuvre le plan sans que les hôpitaux deviennent engorgés. « Chaque minute comptait pour nous préparer le mieux possible. Nous avons examiné le système de santé à l’échelle régionale parce que si on ne brosse pas un portrait d’ensemble, on risque de se marcher sur les pieds. » Et il n’était pas question de provoquer d’autres obstacles.

Il reste encore bien du chemin à parcourir, mais le Dr Willmore a pris le temps de réfléchir au travail accompli à L’Hôpital d’Ottawa en cette crise sans précédent. « J’en tire une leçon d’humilité. Après une longue journée, je regarde autour de moi et je constate que je suis loin d’être seul. Les talents que nous rassemblons ici et dans la région sont des sources intarissables d’inspiration. Absolument tout le monde s’investit à fond. Notre puissance réside dans l’union de nos forces. »

Nurses at The Ottawa Hospital COVID-19 Assessment Centre
Le personnel du Centre d’évaluation pour la COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa

 

« Je n’ai jamais vu une collectivité se serrer les coudes ainsi, et ce, malgré la distanciation physique. » – Kim Hargreaves

Les infirmières s’unissent pour mettre l’épaule à la roue

Kim Hargreaves est infirmière spécialisée en cancer du sang à l’Unité de médecine d’un jour. Elle et ses collègues donnent des traitements de chimiothérapie et des soins de soutien aux patients atteints d’un cancer du sang comme la leucémie, le lymphome, le myélome multiple et les syndromes myélodysplasiques.

Il faut continuer d’offrir des soins à ces patients malgré la pandémie de COVID-19. « Dans l’Unité de médecine d’un jour, nous nous soutenons vraiment toutes mutuellement. Tout le monde se donne un coup de main », précise Kim.

Elle ajoute que des infirmières sont réorientées d’autres secteurs de l’Hôpital pour leur venir en aide. « Les infirmières des cliniques où les patients peuvent voir leur médecin par voie virtuelle reçoivent une formation pour apporter un appui de première ligne. »

Selon cette infirmière dévouée, qui cumule 31 années de service à L’Hôpital d’Ottawa, le soutien de la collectivité est une puissante forme d’encouragement. « Quand on voit les belles affiches, on relève la tête. Les messages d’appui et de remerciement nous rappellent que notre travail est apprécié, même si nous frôlons l’épuisement. Bien que nous ne soyons pas pressées comme à l’Urgence ou aux Soins intensifs, nous investissons de grands efforts pour assurer la continuité des soins. »

Kim Hargreaves (extrême droite) et ses collègues de L’Hôpital d’Ottawa

 

Rien ne l’a jamais autant inspirée que ce dont elle est témoin pendant la pandémie. « Je n’ai jamais vu une collectivité se serrer les coudes ainsi, et ce, malgré la distanciation physique », poursuit Kim.

Projets de retraite en pause

Moins de trois heures après l’appel de L’Hôpital d’Ottawa, Robin Morash était réembauchée et, quelques jours plus tard, de retour en uniforme pour aider des patients.

Robin a été infirmière pendant 33 ans à L’Hôpital d’Ottawa, dont de nombreuses années à des postes de gestion au Centre de cancérologie. Elle a senti le devoir de revenir même si elle était à la retraite depuis deux ans. « Nous entendions chaque jour à quel point les équipes étaient débordées et je voulais aider ma collectivité », confie-t-elle.

Robin Morash, sorti de sa retraite

C’est ce qu’elle fait maintenant au Centre d’évaluation pour la COVID-19 aux côtés de nombreux collègues et partenaires communautaires. Elle explique que ce travail est sa vocation. « Ça fait partie de nous. L’idée de ne rien faire tout en regardant les autres s’affairer dans tous les sens nous est étrangère. »

Les infirmières excellent à la tâche

Aux côtés de Robin au Centre d’évaluation pour la COVID-19 se trouve Joselyn Banks, gestionnaire clinique qui avait pris sa retraite en décembre 2019 après une carrière de 35 ans en soins infirmiers. Au début de la pandémie, elle a annulé un voyage en Floride et appelé l’Hôpital pour offrir ses services.

 

« Je regarde mes collègues et mes amis et j’en suis très fière. Je suis vraiment contente d’apporter mon aide, si petite soit-elle. » – Barb Bijman

 

« Je savais que notre collectivité avait besoin d’aide. Je savais que mes collègues et amis à l’Hôpital devaient faire des quarts de travail interminables. Je voulais revenir et faire le nécessaire pour être utile », explique-t-elle.

Joselyn met ses compétences à profit au Centre d’évaluation pour la COVID-19 depuis son ouverture. Elle est contente d’avoir une incidence positive. « Beaucoup de collègues nous expriment que nous faisons un excellent travail et que nous évitons aux gens d’aller à l’Urgence pour passer un test de dépistage. » Le centre a jusqu’à maintenant détourné des urgences plus de 9 000 patients.

Joselyn est consciente de l’ampleur de la situation, mais affirme que c’est naturel pour les infirmières. « Nous sommes passionnées. Nous prenons soin des gens. Nous sommes des personnes d’action et nous en sommes capables. »

Joselyn Banks au Centre d’évaluation pour la COVID-19

 

Mettre la retraite en pause implique des sacrifices

Décider de revenir au travail est une décision difficile qui n’est pas exempte de sacrifices. Jennifer Smylie le sait très bien.

 

Elle a décidé sciemment de revenir au travail même si cela l’empêchait d’avoir des contacts rapprochés avec sa mère âgée. « Le travail comporte des risques, mais ça a aussi été le cas tout au long de ma carrière. J’ai évalué les risques et ai décidé que c’était la bonne chose à faire. »

Infirmière aguerrie ayant consacré plus de 30 années à L’Hôpital d’Ottawa, Jennifer avait pris sa retraite du rôle de gestionnaire au Programme de cancérologie. Elle occupe maintenant un poste au contrôle des entrées de l’hôpital.

Son équipe assure la vérification de toute personne qui entre à L’Hôpital d’Ottawa pendant la pandémie de la COVID-19. Jennifer a répondu à l’appel afin de contribuer à protéger la santé de la population. « Je n’ai pas hésité à faire ce que je jugeais nécessaire », soutient-elle.

Elle explique qu’assurer la sécurité des patients et du personnel est un rôle important. « Nous veillons à ce que chaque personne qui se présente à l’hôpital réponde aux questions de triage pour déterminer si son entrée est sécuritaire. Nous sommes très occupés, mais nous essayons de faire preuve de compassion envers chaque personne. »

Jennifer Smylie, infirmière au Campus Général de L’Hôpital d’Ottawa

 

Les infirmières à la retraite sont fières de revenir

Après 34 années de service à l’Unité de soins intensifs, Barb Bijman a pris sa retraite en 2017, mais a conservé son permis d’infirmière sans se douter qu’elle en aurait besoin pour prêter main-forte pendant une pandémie mondiale.

Même si, en revenant sur la ligne de front, elle devait renoncer à voir ses petits-enfants et sa mère âgée, elle se devait de le faire. « C’est un appel qu’aucune infirmière ne peut ignorer – nous répondons aux appels à l’aide. Voilà pourquoi tant d’infirmières ont mis leur retraite en pause », affirme Barb.

Barb Bijman, infirmière du Centre d’évaluation pour la COVID-19

 

Même si elle avoue avec beaucoup d’émotions que c’est une période stressante, tant pour les travailleurs de la santé que le public, elle ne peut s’imaginer être ailleurs qu’au Centre d’évaluation pour la COVID-19. « Je suis fière de L’Hôpital d’Ottawa et de tout ce qu’il a fait. C’est un milieu exceptionnel. J’ai pu jeter un regard externe lorsqu’il y a eu la collision d’autobus et encore maintenant, pendant la pandémie. Je regarde mes collègues et mes amis et j’en suis très fière. Je suis vraiment contente d’apporter mon aide, si petite soit-elle. »

L’équipe du laboratoire d’impression 3D répond à l’appel

L’équipe du laboratoire d’impression 3D de L’Hôpital d’Ottawa a suivi l’évolution de la COVID 19 en Chine et en Europe et a constaté les pénuries dangereuses d’équipement. C’est ce qui a amené le Dr Adnan Sheikh, directeur du laboratoire, à communiquer avec le Dr David Neilipovitz, chef du Département des soins critiques, pour offrir son aide.

L’équipe de son laboratoire a depuis fait preuve de créativité pour aider à protéger ses collègues appelés à soigner des patients gravement malades à cause de la COVID-19. Cette équipe inclut notamment Olivier Miguel et le Dr Leonid Chepelev, tous deux associés de recherche.

Tous s’entraident en ce moment. « Nous avons créé et adapté de multiples concepts d’équipement de protection individuelle », précise le Dr Chepelev.

Le Dr Neilipovitz a joué un rôle clé pour tester les concepts à l’avance, ce qui a permis à l’Hôpital d’innover en période particulièrement exigeante. « L’équipe de l’impression 3D nous a permis de sortir des sentiers battus et de trouver des solutions pour aider les patients », explique le Dr Neilipovitz.

Le Dr Chepelev ajoute que le laboratoire d’impression 3D produit à plein régime à l’heure actuelle. « Nous utilisons les imprimantes 3D pour créer des composantes essentielles comme des petits connecteurs, des pièces de masques et des prototypes de respirateurs. » Il explique que c’est vraiment un effort de collaboration. « Comme l’impression prend un certain temps, l’équipe a pu utiliser les imprimantes pour concevoir des prototypes de dispositifs que nous fait produire à divers sites d’impression 3D à Ottawa grâce à l’aide de centaines de bénévoles et, lorsque c’était possible, à des fabricants locaux de plastique. »

Le Dr David Neilipovitz, chef du Département des soins critiques à L’Hôpital d’Ottawa

 

Mieux encore, précise le Dr Sheikh, tout s’est fait de façon organique. « Des collègues qui s’entraident dans une optique d’ouverture et d’intégration des contributions de chacun, en plus d’évaluer les créations et de les tester avant la production à grande échelle. »

Modifier la façon d’offrir des soins palliatifs

La Dre Miriam Mottiar est anesthésiologiste et médecin spécialisée en soins palliatifs. Son travail en salle d’opération a beaucoup changé depuis la pandémie, notamment au chapitre de l’ÉPI. Mais ce sont surtout les changements à l’offre de soins palliatifs qui lui font de la peine.

La crise de la COVID-19 a bouleversé la donne pour les patients et leur famille. « Les patients n’ont plus de proche à leur chevet depuis le resserrement de la politique sur les visiteurs », explique la Dre Mottiar. Pour parvenir à offrir des soins empreints de compassion, son équipe essaie d’aider les patients et leur famille à communiquer à distance.

« Nous les aidons à parler par téléphone et vidéo. Davantage de patients qu’avant demandent aussi à retourner chez eux pour y vivre leurs derniers moments auprès de leurs proches. » La Dre Mottiar collabore avec des partenaires de la collectivité pour réaliser leur souhait lorsque c’est possible.

Elle reconnaît que c’est une période particulièrement difficile pour les patients qui reçoivent des soins palliatifs parce que ce n’est qu’aux dernières heures de leur vie qu’un membre de la famille peut les rejoindre en personne. « Je suis triste de devoir changer notre façon de faire à cause des vives inquiétudes associées à la transmission du virus dans notre collectivité. »

La Dre Miriam Mottiar

 

La technologie de l’information relève un défi sans précédent

L’équipe du Service de la technologie de l’information a accompli un travail d’une envergure inédite à L’Hôpital d’Ottawa. Elle disposait de moins de trois jours et demi pour mettre sur pied le Centre d’évaluation pour la COVID-19 afin que les gens puissent passer un test de dépistage de la COVID-19 et y être évalués par un professionnel de la santé ailleurs qu’à l’hôpital. Elle s’est montrée à la hauteur du défi.

Jim Makris, gestionnaire des Services de réseaux et téléphoniques, explique que son équipe a dû préparer deux installations séparées et les relier à L’Hôpital d’Ottawa. « Nous avons établi un raccordement au réseau de l’Hôpital, bâti un réseau au Centre d’évaluation, installé un accès sans fil et déployé nos téléphones. » En somme, son équipe a dû procurer aux travailleurs de première ligne le même accès qu’à chaque campus de l’Hôpital. « Normalement, il faut un mois pour installer et faire fonctionner une installation de cette envergure. Nous l’avons fait en deux jours. »

Préparation du centre d’évaluation pour les patients

 

La rapidité inouïe de l’équipe a permis de rendre le centre opérationnel dans un temps record. Stephen Roos, gestionnaire des Services à la clientèle, a ensuite emboîté le pas pour faire transporter, installer et fonctionner l’équipement. « Des spécialistes du système d’information sur la santé Epic sont aussi venus donner aux infirmières sur place la formation nécessaire pour entrer tous les renseignements sur les patients dans le système et ainsi rendre les résultats accessibles aux patients dans le portail sécurisé MyChart. Ce fut un volet important du processus », ajoute Stephen.

Jim et Stephen reconnaissent la grande valeur du partenariat entre la Ville d’Ottawa et L’Hôpital d’Ottawa. La Ville a fourni l’électricité et l’accès à Internet pour les installations, ce qui a permis aux équipes de l’Hôpital de prendre le relais.

Les deux hommes ajoutent rapidement que ce fut un honneur pour leurs équipes de pouvoir soutenir les travailleurs en première ligne. « Oui, les choses sont survenues très vite pour notre équipe informatique et nous avons fait de très longues et difficiles heures de travail pendant quelques jours. Mais le personnel soignant va y travailler chaque jour auprès des patients. Notre rôle ne s’y compare pas », précise Stephen.

Assurer l’approvisionnement en fournitures

Roman Medzhitov est superviseur au Service de gestion du matériel. Son équipe assume un rôle de premier plan à l’heure actuelle.

Roman est responsable de toutes les fournitures, des draps, au linge d’hôpital et à l’équipement de protection individuelle au Campus Civic. Il doit livrer les fournitures dans toutes les unités. « Depuis l’arrivée de la COVID-19, nous recevons principalement des demandes de fournitures », affirme-t-il.

Sachant que la sécurité des patients et du personnel est d’une extrême importance, Roman est passé d’une vérification hebdomadaire à une communication quotidienne avec les unités. « Nous prenons le pouls toutes les 24 heures afin de veiller à ce que tous les services aient l’équipement nécessaire pour assurer la sécurité du personnel et des patients. Ensemble, nous faisons l’inventaire et examinons les fournitures les plus importantes. »

Roman Medzhitov

Mettre l’accent sur la planification et l’organisation a aidé Roman et son équipe à garder une longueur d’avance. « Si nous n’avions pas été proactifs, nous aurions probablement pris du retard pour l’approvisionnement de bien des fournitures. Nous vérifions toujours deux fois l’exactitude des quantités. »

Bien que chaque jour comporte son lot d’incertitudes, il est rassurant de savoir que les travailleurs de la santé en première ligne mettent à profit leurs connaissances pour soigner tous les patients en ces temps difficiles. Nous ferons un jour le point sur les soins fournis pendant la crise et ce n’est qu’alors que nous réaliserons à quel point chaque rôle a été déterminant pour répondre aux besoins de notre collectivité pendant cette période sans précédent.

Faites un don aujourd’hui au Fonds d’intervention d’urgence contre la COVID 19 pour aider les patients et le personnel directement touchés par la crise.

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La famille Mierins soutient le Fonds d’urgence COVID-19 en doublant les dons de la population

Faites un don au Fonds d’urgence COVID-19 et la Fondation de la famille Mierins donnera le même montant, jusqu’à concurrence de 250 000 $. En donnant 100 $, vous donnez 200 $!

Devant la pandémie de COVID-19 qui force le système de santé à s’adapter rapidement, la famille Mierins a décidé qu’elle devait agir.

La Fondation de la famille Mierins a appuyé généreusement L’Hôpital d’Ottawa au fil des ans. Lisa Mierins raconte que sa famille connaît par expérience la qualité exceptionnelle des soins offerts à l’Hôpital, car ses deux parents ont déjà été hospitalisés. D’ailleurs, au cours des cinq dernières années, son père a eu besoin d’appareils de maintien des fonctions vitales à deux reprises. « Les équipes de l’Urgence et de l’Unité de soins intensifs ont été extraordinaires. Le personnel s’est bien occupé de nous tous et est resté à nos côtés pendant cette période très difficile. »

Animées de cette admiration pour la qualité des soins reçus et du désir d’améliorer l’expérience de tous les patients pendant la pandémie, Lisa et sa famille tiennent à apporter leur contribution en doublant les dons au Fonds d’urgence COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa. « Nous avons un attachement profond envers l’hôpital, parce que nous y avons été traités comme des membres de la famille. Les membres du personnel ont été fantastiques avec nous, alors nous tenons à les appuyer en retour. »

« Nous avons réalisé qu’il fallait faire quelque chose. Il fallait être proactifs pour notre communauté. » – Lisa Mierins

Dons équivalents

Afin d’inspirer la communauté à se serrer les coudes et à se montrer généreuse, la Fondation de la famille Mierins donnera un montant équivalent à chaque don, jusqu’à concurrence de 250 000 $. Lisa explique que c’est une décision qui a été prise en famille. « Nous avons eu beaucoup de chance dans la vie. C’est notre manière de soutenir à notre tour la communauté en général. Selon nous, c’est la priorité la plus urgente en ce moment. »

La Fondation de la famille Mierins, coprésidée par Lisa et son frère Arnie Mierins, a été créée il y a deux ans. L’équipe comprend également sa belle-sœur, Victoria Mierins, et l’un de ses fils, Patrick Bourque. La philanthropie, en particulier la volonté ferme d’appuyer la communauté, fait partie des valeurs fondamentales de la famille Mierins.

Avec cette formule de dons équivalents, la famille Mierins espère susciter un élan de solidarité qui transformera son montant de 250 000 $ en un demi-million de dollars pour le Fonds d’urgence COVID-19.

Ce fonds d’intervention a été mis sur pied pour répondre aux besoins prioritaires des patients et des membres du personnel directement touchés par la pandémie de COVID-19. Les dons servent à :

 

    • aider nos chercheurs qui intensifient leurs efforts pour contribuer à la lutte mondiale contre la COVID-19

    • mettre au point des traitements novateurs

    • soutenir les équipes médicales en première ligne

    • acheter de l’équipement et des fournitures

    • contribuer aux soins et au confort des patients

 

Comme beaucoup d’entre nous, la famille Mierins est très préoccupée par la situation mondiale actuelle. C’est pourquoi elle a décidé d’agir. « Nous voulions simplement venir en aide aux travailleurs en première ligne. Ces gens se donnent corps et âme pour sauver des vies et faire une différence. En famille, nous avons décidé que c’était ainsi que nous voulions nous rendre utiles. Nous voulions offrir notre aide et encourager les autres à faire la même chose, dans la mesure de leurs moyens. »

« Nous avons un attachement profond envers l’hôpital, parce que nous y avons été traités comme des membres de la famille. Les membres du personnel ont été fantastiques avec nous, alors nous tenons à les appuyer en retour. » – Lisa Mierins

Doublez votre don aujourd’hui

Lisa ajoute que les membres de la communauté ont la possibilité d’augmenter la portée de leur geste de soutien en doublant leur don – quel que soit le montant offert. « Un don de 10 $ devient donc un don de 20 $. » On demande à la population de rester à la maison, tandis que les travailleurs de la santé montent au front jour après jour, alors est important de les aider à notre tour. C’est une manière de les remercier et de leur montrer notre gratitude. « Je pense aux médecins et aux infirmières qui donnent tellement de leur temps. Leur dévouement est incroyable », confie Lisa.

Pour la Fondation de la famille Mierins, il était hors de question de rester les bras croisés, poursuit Lisa. Tout le monde a un rôle à jouer. « Nous avons réalisé qu’il fallait faire quelque chose. Il fallait être proactifs pour notre communauté. »

Mise à jour sur les dons de contrepartie :

Nous sommes heureux d’annoncer que la Fondation de la famille Nanji de Toronto a aussi été inspirée à faire un don de contrepartie à L’Hôpital d’Ottawa. Son offre généreuse de doubler chaque dollar donné au Fonds d’urgence COVID-19 jusqu’à concurrence de 100 000 $ sera ajoutée au don de la Fondation de la famille Mierins pour un total de 350 000 $ disponible en don de contrepartie!

Merci à la famille Nanji pour son leadership qui inspire d’autres à donner afin de doubler leur contribution.

Doublez votre don aujourd’hui, jusqu’à concurrence de 250 000 $, en appuyant le Fonds d’urgence COVID-19.

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Place aux femmes inspirantes de L’Hôpital d’Ottawa

Femmes médecins, infirmières et chercheuses, à L’Hôpital d’Ottawa, nous célèbrons toutes ces femmes inspirantes qui pilotent la transformation du milieu de la santé. Elles montrent la voie vers une vie meilleure aux patients et aux familles qui, chaque jour, franchissent nos portes.

Certaines des femmes leaders en santé les plus avant-gardistes au monde travaillent à L’Hôpital d’Ottawa. Nos femmes médecins, chercheuses et cliniciennes ouvrent la voie de l’avenir en menant des recherches de pointe et en offrant des soins de calibre mondial.

Dre Virginia Roth
Dre Virginia Roth

En tête du peloton pour ses soins et sa recherche, L’Hôpital d’Ottawa cherche toujours à mieux soigner les patients et à atteindre des sommets. Pour ce faire, il doit entre autres motiver plus de femmes à devenir cadres.

Première femme médecin-chef à L’Hôpital d’Ottawa, la Dre Virginia Roth œuvre depuis plus de deux décennies à mieux comprendre certaines des maladies infectieuses les plus craintes autour du globe, de même qu’à aider les femmes à assumer de plus grandes responsabilités professionnelles.

Pour les femmes, par des femmes

Rêvant d’abord d’être neurochirurgienne, la Dre Roth a choisi une carrière qui lui a permis de transformer la vie de bien des femmes d’ici. Elle a co-fondé le Comité sur le leadership des femmes médecins pour cibler et faire avancer d’éventuelles dirigeantes à L’Hôpital d’Ottawa. « Nous devons reconnaître, appuyer et encourager ces femmes pour qu’il y ait vraiment parmi nous les meilleurs leaders », affirme-t-elle.

De grands progrès ont été réalisés depuis la création du Comité il y a six ans. Nous recrutons davantage de femmes médecins et les femmes occupent une plus forte proportion des postes de médecin et de chef de division.

« Il y a eu un virage culturel, car le nombre de femmes médecins est à la hausse à l’Hôpital, se réjouit la Dre Roth. Surtout dans des domaines comme la médecine et la chirurgie, où il y avait moins de femmes dans le passé. »

Former les femmes cadres d’aujourd’hui et de demain

Selon la Dre Roth, le Dr Jack Kitts, président-directeur général de L’Hôpital d’Ottawa, a aidé à piloter cette initiative. Encadrement et formation ont ouvert aux femmes en médecine des avenues jusqu’ici inexplorées.

« C’est au sommet que tout commence et si nos leaders ne voient pas l’importance de ce projet, nos efforts ne porteront pas de fruits », estime la Dre Roth.

La médecin-chef souhaite inspirer plus de femmes et les guider vers des postes de cadres à L’Hôpital d’Ottawa.

Nous vous présentons quelques-unes des nombreuses femmes qui transforment le milieu de la santé ici même à Ottawa et dans le monde.

Dre Kari Sampsel

Directrice médicale du Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire de L’Hôpital d’Ottawa

Dre Kari Sampsel
Dre Kari Sampsel

Étudiante en médecine, la Dre Kari Sampsel se demandait si elle était faite pour l’oncologie. Mais en première année, elle a été invitée à faire un quart de travail à l’Urgence, et ce fut le coup de foudre.

Pendant sa formation, elle a pu travailler avec un médecin légiste qui a galvanisé son intérêt pour la médecine légale, notamment les soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire. Jusqu’ici, comme directrice médicale du Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire, la Dre Sampsel a soigné avec compassion et expertise des milliers de ces victimes le jour qui fut sans doute l’un des pires de leur vie. « Défendre les intérêts des personnes victimisées ou sans voix, les aider à se remettre sur pied, c’est extrêmement gratifiant », exprime la Dre Sampsel.

 

Être femme médecin dans ce domaine est une expérience unique. « Même si plus de 50 % des étudiants en médecine sont des femmes, on présuppose toujours que le médecin est un hommes, se désole-t-elle. Lorsque j’entre dans la chambre, personne ne soupçonne que je suis le médecin à la tête de l’équipe. »

Trouver sa place dans une telle structure n’est pas sans difficulté, surtout comme chercheuse, cadre et clinicienne. Mais la Dre Sampsel a relevé le défi sans hésiter, à l’exemple des femmes fortes qui l’ont élevée. « Ma grand-mère a été une féministe pure et dure avant son temps, dit-elle. Ma mère a tracé sa propre voie, en restant à la maison pour élever ses enfants à l’apogée de la première vague féministe, puis en retournant à l’université pour obtenir son diplôme à 40 ans et faire carrière tout en étant une maman superfemme! »

La Dre Sampsel n’a jamais craint de poursuivre ses rêves. Elle estime que plusieurs mentores et amies l’ont inspirée à toucher la vie des patients et elle souhaite faire de même pour d’autres femmes.

Kednapa Thavorn, Ph.D.

Scientifique et directrice scientifique de l’équipe d’économie de la santé au Centre de méthodologie d’Ottawa de L’Hôpital d’Ottawa

Kednapa Thavorn, Ph.D.
Kednapa Thavorn, Ph.D.

Comme économiste de la santé au Centre de méthodologie de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Kednapa Tahvorn n’a qu’un but : améliorer les politiques de soins et, par conséquent, la qualité des soins. L’auteure de nombreuses publications a toujours trouvé qu’il est motivant et gratifiant de savoir que ses résultats de recherche améliorent la prise de décisions et, par le fait même, les soins et l’administration hospitalière.

La chercheuse croit qu’à titre d’une des rares femmes économistes de la santé à notre hôpital, elle peut apporter des points de vue différents et parfois uniques pendant des réunions et au sein de comités à composition plutôt homogène.

« Je crois que la diversité des effectifs peut favoriser la créativité et l’innovation. Le tissage des expériences, des idées et des domaines disparates donne lieu à des échanges fructueux qui font avancer notre hôpital. » – Kednapa Thavorn, Ph.D.

Que conseille-t-elle aux jeunes chercheuses? Avoir confiance en ses capacités. « Trouvez de bonnes mentores prêtes à transmettre leurs compétences et connaissances et à offrir un soutien continu. Créer un réseau professionnel peut ouvrir d’innombrables horizons. Votre réseau peut vous apporter des compétences et un savoir additionnels pour faciliter votre tâche, mieux la réaliser ou obtenir le poste que vous voulez. »

Dre Jessica Dy

Chef de division, Obstétrique et gynécologie générales

Dre Jessica Dy
Dre Jessica Dy

Comme médecin, la Dre Jessica Dy se passionne pour la médecine et la chirurgie. Voilà une des raisons pour lesquelles elle aime beaucoup être chef de la Division d’obstétrique et de gynécologie générales. L’obstétricienne est fière d’accompagner les mères enceintes (et leur famille) pour les aider à vivre une grossesse en santé. « Accueillir une nouvelle vie me remplit de joie, reconnaît-elle, mais je tire aussi beaucoup de satisfaction du fait que nous sauvons tous les jours la vie de mères. »

Comme femme médecin dans ce domaine, elle se sent profondément solidaire des femmes, et mères, qui la consultent. « Je crois que mes patientes sont réconfortées par le fait que j’aie moi aussi connu l’expérience de douleurs menstruelles. Et comme mère de trois enfants, je peux leur parler avec confiance des douleurs de la grossesse, du travail et de toutes les belles choses qui entourent l’arrivée d’un nourrisson », explique-t-elle.

La Dre Dy est bien consciente des défis que doivent relever les femmes qui occupent des postes de médecin dirigeant.

« Une femme occupe son poste parce qu’elle a travaillé particulièrement fort pour l’obtenir. » – Dre Jessica Dy

Que conseille-t-elle aux jeunes femmes qui songent à faire carrière en médecine? « C’est une très belle carrière, mais il faut être prête à travailler fort et à se battre pour se tailler une place ».

Angela Crawley, Ph.D.

Scientifique, Programme des maladies chroniques, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa

Angela Crawley, Ph.D.
Angela Crawley, Ph.D.

Vous êtes-vous déjà demandé comment évoluent la médecine et les soins dont tant de gens dépendent aujourd’hui? C’est grâce à des leaders en recherche comme Angela Crawley, Ph.D., qui consacre une grande part de sa vie à la recherche sur les infections chroniques et les maladies du foie. Notamment, la chercheuse mène des études sur des maladies qui touchent des personnes parmi les plus vulnérables.

Enfant, Angela Crawley voulait déjà suivre les traces de son grand-père, le chercheur John Crawley, Ph.D., D.V.M. Puis, au long de sa carrière, elle a aussi été inspirée par de nombreux autres scientifiques, hommes et femmes, dont elle suivait les cours et recevait les conseils. Elle a été émerveillée par l’expérience collective de femmes extraordinaires venues diversifier les effectifs de nos instituts de recherche. « Les femmes leaders sont en minorité et donc, il y a moins de modèles pour inciter d’autres femmes à faire carrière en recherche biomédicale, déplore-t-elle. En revanche, j’ai connu pendant mon parcours universitaire et professionnel d’innombrables femmes exceptionnelles. »

Angela Crawley croit fermement que toutes ces femmes, elle comprise, ont obtenu leur poste en science par leur assiduité à la tâche, chacune apportant ainsi énormément à sa discipline respective. « Derrière cette femme, il y a souvent bien des réalités complexes (relations, problèmes de santé, enfants, etc.) qu’elle doit savoir jongler tandis qu’elle avance dans sa carrière et se démène pour maintenir la barre haute, se préparer à surmonter les obstacles qui l’attendent et se surpasser », dit-elle.

Dévouée à la cause de la diversité et de l’égalité des sexes à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, Mme Crawley prête main-forte lors d’ateliers offerts à l’intention d’étudiants en médecine et de résidents sur le harcèlement et l’intimidation. Elle a aussi formulé des recommandations pour le recrutement, le maintien en poste et la reconnaissance professionnelle de femmes scientifiques.

Faire carrière en recherche est parfois ardu, surtout pour les femmes. Angela Crawley sert de modèle à beaucoup de chercheuses aux études supérieures, qu’elle encourage fortement à poursuivre leur passion et à optimiser leurs atouts en science, malgré les défis inhérents au domaine et les incertitudes de l’avenir. Elle est convaincue que bien encadrées, les femmes peuvent se tenir debout et naviguer vers le succès, tandis que les autres complexités de la vie comme l’amour et la famille finissent par se placer.

Debra Bournes, Ph.D.

Chef des Soins infirmiers et vice-présidente des Programmes cliniques

Debra Bournes, Ph.D.
Debra Bournes, Ph.D.

Debra Bournes, Ph.D., n’avait jamais pensé devenir infirmière, mais lorsque l’occasion de faire des études dans ce domaine s’est présentée, elle n’a pas hésité à la saisir. Dans son premier poste comme infirmière, elle a découvert combien elle aimait les soins infirmiers. Elle a compris qu’une infirmière a la possibilité et la responsabilité de faire une grande différence dans la vie des autres, accompagnant des patients et des familles qui traversent des moments parmi les plus difficiles de leur vie.

Aujourd’hui, comme chef des Soins infirmiers et vice-présidente des Programmes cliniques, Debra Bournes continue de faire une différence d’une tout autre ampleur. Elle crée et soutient désormais des méthodes et systèmes régionaux et provinciaux pour que les infirmières et les autres professionnels de la santé puissent offrir aux patients des soins personnalisés et exceptionnels. Elle travaille avec les équipes de soins pour améliorer l’expérience du patient en l’invitant à participer à ses soins. De plus, elle contribue à créer des milieux de travail de qualité où les équipes se sentent valorisées, motivées et inspirées à atteindre l’excellence.

Si Debra Bournes a aujourd’hui confiance en ses capacités de leader et de mentore, c’est parce qu’elle a elle-même bénéficié du soutien de plusieurs femmes extraordinaires au long de sa carrière. « Dans mon premier poste comme cadre, Gail Mitchell, Ph.D., était ma mentore, explique-t-elle. Alors directrice des soins infirmiers où je travaillais, elle m’a montré à diriger et à continuer de m’investir dans ce qui me passionnait, même dans les moments difficiles, parce que savoir qu’on fait changer les choses, ne serait-ce qu’un tout petit peu à la fois, en vaut vraiment la peine. Elle m’a aussi présenté Rosemarie Rizzo Parse, Ph.D., qui joue encore un grand rôle dans ma vie. Son travail a changé du tout au tout mes rapports avec les autres et m’a façonnée comme leader.

Mary Ferguson-Paré, Ph.D., a été une autre source d’inspiration pour Debra Bournes. Ensemble, elles ont fondé la culture et l’équipe de recherche qui favorisent les progrès et l’innovation en sciences infirmières et en soins personnalisés. « Toutes ces femmes incroyables continuent de m’apporter leur sagesse et ainsi, j’arrive à faire tout ce que je fais! », affirme Mme Bournes.

Elle continue aussi d’être inspirée au quotidien par le savoir et les compétences de toutes les femmes qui travaillent à L’Hôpital d’Ottawa. « Je me sens privilégiée d’avoir de telles collègues, d’apprendre d’elles et d’être mise au défi par elles, révèle Mme Bournes. Chacune fait chaque jour une différence. Voilà une partie de ce qui rend L’Hôpital d’Ottawa un lieu de travail exceptionnel. »

Dre Jacinthe Lampron

Directrice médicale, Programme de traumatologie

Dre Jacinthe Lampron
Dre Jacinthe Lampron

La Dre Jacinthe Lampron s’est toujours intéressée à la chirurgie, mais c’est la traumatologie qui l’a séduite lorsque la jeune médecin a été déployée en Afghanistan, où elle était affectée à l’unité médicale des Forces armées canadiennes. « Là-bas, il y avait des traumatismes majeurs tous les jours. Je me suis aperçue que les techniques de réanimation et de chirurgie me permettaient de faire toute une différence pour les patients gravement blessés », affirme la Dre Lampron.

Ses activités à Kandahar ont certainement entretenu sa passion pour sauver la vie des personnes les plus gravement blessées, mais la Dre Lampron estime que c’est la Dre Najma Ahmed, sa superviseure et mentore pendant sa résidence en chirurgie, qui a piqué sa curiosité pour ce domaine médical. « Il n’y a aucun doute qu’elle a inspiré et probablement défini mon choix de carrière, affirme-t-elle. Il est très utile d’avoir une mentore afin de nous orienter au sein du système où nous travaillons. »

La Dre Lampron espère qu’elle pourra à son tour devenir mentore et aider des résidentes et des femmes collègues à sentir qu’elles peuvent poursuivre leurs plus grands intérêts, quels qu’ils soient. « Je crois au principe de l’égalité des chances, dit-elle. Si quelqu’un s’intéresse à un poste, son sexe ne devrait pas avoir d’importance. Ce qui compte, c’est la justice et la compétence. »

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux universitaires d’enseignement et de recherche et est le fier partenaire de l’Université d’Ottawa.

Ces femmes vous inspirent? Appuyez les recherches novatrices et les traitements de pointe à L’Hôpital d’Ottawa.

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Une course contre la montre – Un rare gène héréditaire de la SLA crée de l’incertitude quant à l’avenir.

Karen Lawrence a subi des tests génétiques qui ont révélé qu’elle est porteuse d’un gène qui cause la SLA, une maladie qui a emporté 14 membres de sa famille. Elle a peur, non seulement du jour où la maladie pourrait se déclarer, mais aussi d’avoir transmis ce gène à ses trois fils.

Une course contre la montre

Karen Lawrence sait très bien ce que c’est que d’aider ceux qui en ont besoin. Après tout, elle est gestionnaire clinique en oncologie à L’Hôpital d’Ottawa. Son poste, qui consiste en gros à prodiguer des traitements et des soins spécialisés à certains des patients les plus mal en point de l’hôpital, lui a enseigné à quel point il importe de défendre les intérêts des personnes malades et d’amasser des fonds pour la recherche essentielle.

Aujourd’hui, sachant que son propre corps commencera bientôt à se détériorer, elle réfléchit à sa vie, et à l’avenir de ses trois fils.

Incertitude quant à l’avenir

Le 27 janvier 2014, Karen a reçu les résultats d’un test génétique qui ont confirmé une de ses plus grandes peurs. Elle est porteuse d’un gène qui cause la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie rare qui paralyse graduellement les personnes atteintes en détruisant les neurones moteurs responsables d’envoyer les signaux du cerveau vers les muscles.

Assise dans son salon, Karen fixe une grande horloge montée au mur et réfléchit à l’importance du temps – chaque seconde qui passe la rapproche de son inévitable destin. Comme tant d’autres membres de sa famille avant elle, Karen contractera la maladie. C’est seulement une question de temps.

« Ma famille souffre de la forme familiale de la SLA, explique-t-elle avec tristesse. Cette maladie dévastatrice a emporté 14 membres de ma famille, dont mon père. »

Après avoir vu la SLA rendre son père incapable de faire quoi que ce soit, tout en restant parfaitement lucide, Karen est cruellement consciente que pour le moment, on ne peut vaincre cette maladie. « Les espoirs sont encore très minces. Aujourd’hui, tout n’est que douleur et souffrance. Devant de telles perspectives d’avenir, nous devons trouver un traitement curatif, le plus rapidement possible », ajoute-t-elle.

 

Karen Lawrence sitting at the kitchen table in her home.
Les résultats d’un test génétique ont révélé que Karen Lawrence est porteuse d’un gène qui cause la SLA.

Liens familiaux

À l’époque, personne dans la famille de Karen n’était conscient du problème. Plusieurs membres de sa famille élargie ont reçu un diagnostic de SLA et sont décédés avant qu’on réalise ce qui se passait. C’est seulement quand son grand-père, son oncle et son père ont reçu le diagnostic que la famille a commencé à envisager la probabilité d’un problème génétique. Les femmes de sa famille, sa tante et des cousines, ont reçu le diagnostic dans la quarantaine. Les hommes ont reçu leur diagnostic un peu plus tard, mais tous avant d’atteindre 60 ans. Après le diagnostic, la plupart ont survécu entre 12 et 18 mois.

Avec un risque de 50 % d’être porteuse du gène, Karen était toujours inquiète. « C’est comme être une cible vivante. On est toujours en attente », explique-t-elle. Et elle n’en pouvait plus d’attendre. Elle a donc décidé de faire des tests de dépistage.

« Je me sens comme une cible vivante. » – Karen Lawrence

« Quand on m’a dit que j’étais porteuse du gène, je suis restée très calme jusqu’à ce que je pense à mes enfants, c’est alors que j’ai fondu en larmes. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment ressenti le choc. J’avais potentiellement transmis une maladie mortelle à mes enfants. C’est extrêmement lourd à porter. »

Et la course commence

Quand Karen a appris qu’elle était porteuse du gène, chaque petit incident comme laisser tomber un crayon ou trébucher légèrement la projetait vers l’avenir.

Karen est parfaitement consciente que ce n’est qu’une question de temps avant que son cerveau ne puisse plus communiquer avec ses muscles. Un jour ou l’autre, elle aura des problèmes d’équilibre, puis elle perdra la capacité de marcher, puis de parler et de manger. Mais son esprit restera parfaitement intact, prisonnier de son corps jusqu’à ce que la SLA lui fasse perdre la capacité de respirer. Après avoir vu son père subir le même sort quelques années auparavant, Karen a une excellente idée de ce qui se passera et de ce qu’elle ressentira.

Alors, comment compose-t-elle avec ces sombres perspectives d’avenir? Elle court, littéralement. Et elle en profite pour amasser des sommes substantielles au profit des soins et de la recherche sur les maladies neuromusculaires.

Elle a couru son tout premier marathon à Copenhague et son deuxième à New York. Récemment, elle a pris part à l’événement Courez pour une raison de L’Hôpital d’Ottawa où, avec son équipe, elle a amassé des fonds destinés à la création d’un tout nouveau Centre sur les maladies neuromusculaires ici même à Ottawa.

« La course est commencée pour financer la recherche en vue de trouver un traitement curatif ou une solution pour prévenir l’apparition de la maladie avant que mes trois magnifiques garçons soient obligés de prendre la décision déchirante de faire des tests de dépistage ou non, comme moi. » – Karen Lawrence

Drs. Jodi Warman Chardon and Robin Parks were instrumental in establishing the NeuroMuscular Centre, which opened in 2018.
Les docteurs Jodi Warman Chardon et Robin Parks ont joué un rôle déterminant dans la création du Centre sur les maladies neuromusculaires qui a ouvert ses portes en 2018.
Karen Lawrence, Clinical Manager of Oncology, standing in a hallway at The Ottawa Hospital
Karen Lawrence est la gestionnaire clinique en oncologie à L’Hôpital d’Ottawa.

Un nouveau Centre sur les maladies neuromusculaires

Dans l’Est de l’Ontario, des milliers de personnes sont touchées par une maladie neuromusculaire. Jusqu’à tout récemment, les patients devaient aller à Montréal ou à Toronto pour participer à des essais cliniques en vue de contribuer à la poursuite des recherches sur ces maladies. Toutefois, la Dre Jodi Warman Chardon a fait remarquer qu’il y a plus de 50 chercheurs et cliniciens qui travaillent pour aider les gens comme Karen à L’Hôpital d’Ottawa. Chacun d’eux travaille sur divers aspects des maladies neuromusculaires, des soins cliniques à la recherche en laboratoire. Il n’y avait pas de raison pour que les essais les plus prometteurs ne puissent pas être offerts à Ottawa.

La Dre Warman Chardon s’est associée au Dr Robin Parks, scientifique principal qui mène des recherches en laboratoire sur les maladies neuromusculaires. Leur rêve d’avoir un centre qui réunit ces experts en un seul endroit a suscité de l’intérêt et en mai 2018, L’Hôpital d’Ottawa a ouvert ses portes aux patients.

« Ce qui est réjouissant, c’est que c’est plus qu’une simple clinique. C’est un centre de recherche clinique », déclare le Dr Robin Parks. « L’idée est donc de faire de la recherche et d’obtenir des résultats qui seront ensuite transmis au patient afin de lui donner un aperçu des nouveaux traitements. »

Ottawa est actuellement l’épicentre mondial de la recherche sur les maladies neuromusculaires. L’Hôpital a la meilleure équipe de recherche en neurosciences au monde et est bien placé pour découvrir de nouvelles options de traitement et de nouveaux remèdes qui amélioreront les résultats pour les patients du monde entier.

« Lorsqu’un remède sera trouvé pour cette maladie [la SLA], il y a de fortes chances que ce soit à Ottawa », a déclaré Duncan Stewart, viceprésident exécutif de la recherche, L’Hôpital d’Ottawa.

Le goût de vivre

Karen n’a pas encore la SLA, elle ne suit donc aucun traitement. Mais elle a bon espoir que quand les symptômes de la maladie commenceront à se manifester, elle pourra participer aux essais cliniques du Centre de recherche sur les maladies neuromusculaires et profiter d’un traitement mis au point à L’Hôpital d’Ottawa.

D’ici là, elle s’efforce de ne pas trop penser à ce qui l’attend et cherche plutôt à se concentrer sur son espoir d’un avenir en pleine santé pour ses fils.

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour financer des recherches qui révolutionnent les soins que nous prodiguons aux patients.

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Les cellules souches pourraient guérir les poumons des bébés nés prématurément

Les bébés prématurés ont besoin de plus d’oxygène et d’une intervention mécanique pour respirer, ce qui peut toutefois endommager leurs poumons et provoquer chez eux une maladie pulmonaire chronique. Un traitement par cellules souches, qui fera bientôt l’objet d’essais cliniques à L’Hôpital d’Ottawa, pourrait contribuer à guérir les poumons des bébés prématurés.

La petite Olivia Eberts a eu des tubes d’oxygène dans le nez jusqu’après son premier anniversaire. Parce qu’elle est née prématurément, ses petits poumons n’étaient pas encore entièrement formés et elle ne pouvait pas respirer sans oxygène. Ironiquement, pour Olivia comme pour beaucoup d’autres bébés prématurés, l’oxygène qui lui a sauvé la vie a aussi endommagé ses poumons, la laissant avec une dysplasie bronchopulmonaire : l’équivalent d’une nouvelle vie marquée par l’emphysème. Cependant, un essai clinique mené à L’Hôpital d’Ottawa sous la direction du Dr Bernard Thébaud pourrait tout changer. Le traitement à base de cellules souches pourrait guérir les poumons des bébés prématurés.

Une naissance prématurée inattendue

Jamie Eberts, qui attendait des jumeaux, était enceinte de 22 semaines quand elle a commencé à ressentir de la douleur. À son arrivée au Campus Général de L’Hôpital d’Ottawa, elle a été hospitalisée : son travail avait commencé prématurément.

Heureusement, les médecins et les infirmières de L’Hôpital d’Ottawa étaient prêts à toute éventualité pour Jamie, son mari, Tim, et les bébés. Chaque jour, on discutait posément de l’état des bébés, de la façon de les mettre au monde et de leurs chances de survie. Chaque heure comptait. C’est alors que l’un des bébés a contracté une infection. Les trois vies étant en jeu, il fallait que Jamie accouche.

Baby in NICU
La petite Olivia à l’Unité de soins intensifs néonataux

« Nos bébés, Liam et Olivia, sont nés à 5 heures du matin le 29 janvier 2017, à 23 semaines et demie de gestation. Liam est né en premier. Il était petit, rouge et ne faisait aucun son », se rappelle Jamie. Olivia pesait une livre et deux onces et Liam, seulement quelques onces de plus. Les deux bébés ont eu besoin d’oxygène et d’une ventilation artificielle pour rester en vie. Tous deux ont donc développé une dysplasie bronchopulmonaire — la cause de décès la plus courante chez les bébés prématurés.

Malheureusement, bébé Liam est décédé quelques semaines après sa naissance, tandis qu’Olivia a séjourné à l’Unité de soins intensifs néonataux (USIN) de L’Hôpital d’Ottawa pendant neuf longs mois.

Jamie Eberts carrying baby Olivia and her oxygen tank
Jamie Eberts portant sa fille Olivia

La dysplasie bronchopulmonaire au Canada

Au Canada, 1000 bébés reçoivent un diagnostic de dysplasie bronchopulmonaire chaque année. Ils présentent bien souvent d’autres maladies pulmonaires chroniques, comme l’asthme, et bon nombre d’entre eux ont besoin d’un apport prolongé en oxygène et de ventilation. De plus, ils présentent dans bien des cas un taux élevé de réadmissions à l’hôpital pendant leurs deux premières années de vie. Les bébés atteints de dysplasie bronchopulmonaire ont souvent des problèmes qui touchent d’autres organes, dont le cerveau ou les yeux.

Quand Olivia a enfin pu sortir de l’hôpital, elle est rentrée chez elle branchée à une bonbonne d’oxygène. Au cours de sa première année de vie, elle a passé plus de temps à l’hôpital qu’à la maison.

« Même aujourd’hui, une simple grippe qui me cloue au lit pendant quelques jours lui vaut un séjour à l’hôpital et se transforme en pneumonie. C’est inquiétant », confie Jamie. Le docteur lui a dit qu’en raison de ses problèmes respiratoires, Olivia pourrait se retrouver très souvent à l’hôpital pendant toute sa vie.

Des possibilités de traitement limitées

À l’heure actuelle, il n’y a aucun traitement pour cette maladie », explique le Dr Bernard Thébaud, néonatologiste et chercheur principal à L’Hôpital d’Ottawa. Celui-ci est toutefois déterminé à changer les choses pour les bébés qui, comme Olivia, sont atteints de dysplasie bronchopulmonaire.

 « Au laboratoire, nous avons découvert qu’un type particulier de cellules souches peuvent prévenir la dysplasie bronchopulmonaire ou régénérer les poumons des nouveau-nés. » — Dr Bernard Thébaud

Dr. Bernard Thebaud in the neonatal intensive care unit (NICU) at The Ottawa Hospital
Le Dr Bernard Thébaud à l’Unité de soins intensifs néonataux de L’Hôpital d’Ottawa

« Dans nos recherches, nous utilisons des cellules souches isolées du cordon ombilical de nouveau-nés en santé, pour prévenir une lésion pulmonaire ou même dans une certaine mesure régénérer en laboratoire un poumon endommagé. Nous prévoyons que ces cellules souches, transplantées pendant un certain temps durant le séjour à l’hôpital des bébés, pourraient empêcher l’évolution de la maladie pulmonaire. »

Plutôt que de remplacer directement les cellules et les tissus endommagés comme le font les cellules souches habituelles, celles que le Dr Thébaud étudie produisent des facteurs de guérison qui favorisent la régénération et la réparation des cellules.

Un essai clinique porteur d’espoir

Le Dr Thébaud et son équipe de chercheurs entreprennent la phase I d’un essai clinique afin de vérifier la faisabilité et l’innocuité du traitement par cellules souches administré aux bébés prématurés. L’équipe fait tout en son pouvoir pour assurer le succès de cet essai clinique, notamment en consultant des professionnels de la santé et des parents de bébés prématurés.

Ces consultations leur ont appris, entre autres choses, que beaucoup de parents ont l’impression de ne pas en savoir assez sur les cellules souches et les essais cliniques pour décider s’ils veulent que leur enfant en fasse partie. Le Dr Thébaud et son équipe ont donc créé une vidéo animée qui explique ces concepts et aide les parents à prendre une décision éclairée. Les parents peuvent partager la vidéo avec des proches s’ils veulent un autre avis.

Jamie a participé à ces consultations et son expérience concrète a été très instructive pour l’équipe de recherche pendant la planification de ce projet. Voilà un exemple parmi tant d’autres qui illustre comment la collaboration entre les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa, les patients et leurs fournisseurs de soins améliorent la qualité et la réussite de la recherche.

Le Dr Bernard Thébaud regarde un bébé prématuré dans un incubateur
Le Dr Bernard Thébaud regarde un bébé prématuré dans un incubateur

Le Dr Thébaud et son équipe en sont maintenant à la « répétition générale » de leur essai clinique. « Cette répétition générale nous permet de tester et de perfectionner nos outils pour nous adresser aux parents, comme la vidéo, afin de savoir ce qui fonctionne le mieux quand nous serons prêts à commencer à offrir le traitement expérimental. »

L’équipe prévoit administrer le premier traitement au début de 2021. Si ce premier essai est fructueux, le , Dr Thébaud et son équipe lanceront un essai clinique plus vaste au Canada. « Nous venons de franchir une étape décisive dans la mise au point d’un traitement révolutionnaire qui pourrait aider les bébés prématurés du Canada et du monde entier », affirme le Dr Thébaud.

L’essai clinique conçu à Ottawa est appuyé par le Centre de méthodologie et le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa, ainsi que par le groupe de recherche translationnelle Blueprint.

Un essai unique en son genre au Canada

« Les recherches sur les cellules souches sont incroyablement novatrices. Ici, nous disposons d’un nouveau traitement très prometteur qui pourrait prévenir une lésion pulmonaire et améliorer le développement du cerveau et la vision », déclare Janet Brintnell, gestionnaire clinique à l’USIN, qui a vu des dizaines de bébés prématurés atteints de dysplasie bronchopulmonaire.

« Quand on y pense, c’est incroyable ce que ce traitement pourrait faire pour donner une meilleure qualité de vie aux enfants et à leur famille et améliorer notre système de santé. Il pourrait réduire la durée des séjours et le nombre d’admissions à l’hôpital et améliorer les résultats à long terme. Il pourrait aider ces petits êtres à vivre en meilleure santé. » — Janet Brintnell

« Nous sommes les seuls à faire ce genre de recherches sur les cellules souches au Canada et seulement quelques équipes en font autant dans le reste du monde. » — Dr Bernard Thébaud

Pourtant, il y a trois ans, quand Olivia se trouvait à l’USIN, ce traitement n’était pas encore offert. Maintenant, Jamie et Tim encouragent les travaux du Dr Thébaud et sont optimistes quant à l’avenir des prochains bébés prématurés et de leur famille.

« Je crois que notre avenir est là, dit Jamie. Quand je pense à ce que ce traitement aurait pu faire pour notre famille, je me demande si Liam aurait pu survivre. Olivia ne vivrait peut-être pas avec les retards qu’elle connaît aujourd’hui. Même maintenant, si on nous demandait d’inscrire Olivia à l’essai clinique comme candidate plus âgée, nous le ferions. »

Jamie ajoute aussi que la maladie a eu des répercussions du point de vue de la santé mentale et des finances. « Les quatre premières années de la vie de notre aîné, Jacob, ont été très particulières parce qu’il a dû s’adapter énormément à cette situation difficile. Notre famille a aussi été mise à l’épreuve financièrement par toute cette expérience en raison des divers traitements dont Olivia a besoin. Nous avons dû apprendre à compter sur un seul revenu pendant plusieurs années pour gérer l’horaire complexe d’Olivia. Si nos jumeaux avaient eu accès aux recherches du Dr Thébaud à l’époque, nous aurions peut-être évité tout cela. »

Un nouveau départ

Olivia est maintenant une petite fille heureuse et active qui adore imiter son grand frère Jacob. Elle est toujours atteinte de dysplasie bronchopulmonaire, mais sa maladie est de plus en plus gérable et elle n’a plus besoin d’oxygène d’appoint. Olivia souffrira peut-être toute sa vie d’une maladie respiratoire, mais un jour, un traitement par cellules souches mis au point ici à Ottawa pourrait faire en sorte que la prochaine génération de bébés échappe à la dysplasie bronchopulmonaire.

Jamie Eberts with her daughter, Olivia
Jamie Eberts et sa fille Olivia

L’Hôpital d’Ottawa est un important hôpital universitaire d’enseignement et de recherche et est fièrement affilié à l’Université d’Ottawa.

Nous avons besoin de votre soutien maintenant pour offrir à nos plus petits patients, comme Olivia, les traitements les plus modernes qui les aideront à s’épanouir.

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Dan Collins avait 62 ans lorsqu’il a reçu un diagnostic de mélanome de stade 4. En apprenant qu’il était atteint de cette forme agressive de cancer, il a d’abord craint pour sa vie. Toutefois, l’immunothérapie lui a redonné espoir. Cet espoir a été nourri par des scientifiques qui ne baissent jamais les bras et qui sont déterminés à changer la donne en matière de cancer et à offrir une meilleure chance de survie aux patients comme lui. L’espoir qu’un remède s’en vient.

Découverte d’une masse

Alors qu’il se déplaçait en avion pour le travail il y a quatre ans, Dan a commencé à ressentir une douleur à l’arrière de la tête lorsqu’il l’appuyait sur le banc d’avion. Il a consulté son médecin de famille pour savoir ce qui causait cette douleur. Une échographie a révélé la présence d’une bosse interne qui ressemblait à un kyste.

Dan a subi une première biopsie, puis il a été aiguillé vers un chirurgien du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa. Une autre biopsie a révélé que le kyste était en fait une masse : un mélanome. « J’avais peur. Le cancer a déjà frappé fort dans ma famille. Il a emporté mes deux frères aînés et mon père », se rappelle Dan.

Malheureusement pour lui, la masse grossissait, et elle grossissait rapidement. À la fin du mois de juillet, elle avait la taille d’une balle de golf, alors qu’elle n’était pas visible deux mois auparavant. Sa chirurgienne en oncologie, la Dre Stephanie Obaseki-Johnson, avait d’abord pensé à faire réduire la tumeur avant de la retirer par chirurgie, mais celle-ci grossissait trop vite.

Dan Collins with Oncologist Dr. Michael Ong of The Ottawa Hospital in a patient room.
Dan Collins avec le Dr. Michael Ong, oncologue.

Il fallait intervenir rapidement

Le 11 août 2015, Dan a subi une chirurgie qui a duré presque toute la journée. Il s’est réveillé avec 25 agrafes et 38 points de suture à l’arrière de la tête. Durant son rétablissement, Dan s’est souvenu d’un dicton qui l’a aidé à passer au travers de cette épreuve : « N’aie pas honte de tes cicatrices. Elles sont la preuve que tu as survécu à l’ennemi. »

La force puisée dans ce dicton serait nécessaire pour affronter les nouvelles qui l’attendaient. En effet, à peine deux semaines après l’opération, la masse était de retour. Ses médecins ont également découvert une masse dans son poumon droit et des taches sur la paroi de son ventre. Il avait un cancer de stade 4 – un cancer métastatique. Il s’agissait d’un cancer agressif et cela lui a fait penser aux membres de sa famille qu’il avait perdus et à ce qui allait lui arriver.

Nouvelle génération de traitement

On lui a rapidement présenté le Dr Michael Ong, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa, qui lui a parlé de l’immunothérapie – une nouvelle génération de traitement qui, l’espère-t-on, remplacera un jour les traitements traditionnels qui peuvent parfois être difficiles à tolérer, comme la chimiothérapie. Le Dr Ong lui a prescrit quatre fortes doses d’immunothérapie. Au même moment, Dan a commencé la radiothérapie (22 séances en tout). Il recevait une immunothérapie au Centre de cancérologie toutes les trois semaines. Entre chaque traitement, des radiographies permettaient de suivre l’évolution des tumeurs.

« Chaque radiographie montrait une diminution de la taille des tumeurs. Ma peur a alors commencé à se transformer en espoir. » – Dan Collins, patient

Dan a terminé l’immunothérapie en décembre 2015. Il ne lui restait plus qu’à attendre. « Ce traitement novateur a été conçu pour aider mon propre système immunitaire à attaquer les cellules cancéreuses. Seul le temps permettrait de voir si mon corps répondait bien », raconte Dan.

Les taches sur la paroi de son estomac diminuaient, mais la masse au poumon ne bougeait pas. Le Dr Ong a donc décidé de prescrire un autre type d’immunothérapie comportant 24 traitements.

L’oncologue de Dan lui a appris que son mélanome, extrêmement mortel au départ avec peu d’options de traitement, pouvait maintenant être traité efficacement au moyen de nombreuses thérapies différentes.

« À mes débuts comme oncologue, il y a dix ans, le mélanome était pour ainsi dire incurable. Seulement 25 % des patients survivaient à la première année. Aujourd’hui, on peut s’attendre à ce que plus des trois quarts des patients soient en vie après un an. Nombre d’entre eux guérissent de leur cancer métastatique et cessent leur traitement. Nous pouvons maintenant empêcher 50 % des récidives de mélanomes à risque élevé grâce aux progrès de l’immunothérapie », explique le Dr Ong.

Dan a terminé l’immunothérapie en septembre 2017.

Oncologist Dr. Michael Ong posing with armed crossed at The Ottawa Hospital.
Dr Michael Ong, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa.

Aujourd’hui, aucun signe de cancer

Dan repense au jour où il a reçu son diagnostic. Il se demandait s’il allait mourir. « Je crois que si je suis en vie aujourd’hui, c’est grâce à la recherche et à ceux qui ont donné généreusement avant moi. »

Il se souvient du jour où son frère Rick est décédé d’un cancer en 2007. « Au moment où il a été pris en charge, son médecin lui a demandé s’il voulait participer à une étude de recherche. Le médecin a été honnête avec lui : le traitement ne permettrait pas de le guérir, mais il pourrait peut-être aider les futurs patients. » Dan réfléchit un peu et poursuit : « J’aime à penser qu’il a contribué à ma rémission. Il m’a peut-être sauvé la vie. Chose certaine, la recherche a changé la donne dans mon cas. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en ce qui concerne l’immunothérapie offerte aux patients. La recherche et les traitements qui sauvent des vies à L’Hôpital d’Ottawa ont changé les choses pour Dan. Il espère que les progrès permettront de guérir encore plus de patients, non seulement ici, mais partout dans le monde.

Donnez aujourd’hui pour soutenir la recherche qui sauve des vies à L’Hôpital d’Ottawa et aide des patients comme Dan.

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