Un championnat après une chirurgie arthroscopique pour une légende canadienne du bras de fer

Avec ses biceps démesurés, Devon Larratt a des allures de superhéros. Il n’a peut-être pas de superpouvoirs, mais il est maintenant champion du monde et son histoire n’a rien de banal. Récit d’une ascension ponctuée de multiples chirurgies et de réadaptation intensive, et marquée par une détermination absolue.

Le parcours triomphal de Devon Larratt – champion du monde de la série Open de la World Armwrestling League, catégories bras gauche et bras droit – force l’admiration. À maintes reprises, de 2008 à 2012, ce vétéran des Forces armées canadiennes a affronté ses adversaires sous les cris d’encouragement de la foule. Toutefois, Devon ignorait à l’époque que l’entraînement intense auquel il devait s’astreindre pour évoluer sur la scène mondiale lui causerait de l’arthrite, une maladie qui le fragiliserait au point de menacer sa plus grande passion et sa carrière. Son seul espoir de renouer avec la gloire était une chirurgie à L’Hôpital d’Ottawa pour que ses bras retrouvent leur force.

Une affaire de famille

Devon s’est intéressé au bras de fer pratiquement toute sa vie. À 18 ans, il participait à son premier tournoi et depuis, il a représenté le Canada dans des compétitions internationales et remporté de nombreux championnats mondiaux. L’exploit est impressionnant, de la part de quelqu’un qui a commencé à s’adonner au bras de fer pour le plaisir à cinq ans seulement.

On pourrait dire que chez les Larratt, le bras de fer est une affaire de famille. « J’ai grandi en affrontant ma grand-mère, raconte Devon. Selon la rumeur qui circulait dans la famille, elle était la championne féminine de l’Alberta. C’est grâce à elle que j’ai commencé à faire ce sport. »

Devon Larratt sitting on an OR table
Devon Larratt, Championne canadienne des armwrestling

 

Force militaire

C’est seulement quand Devon est entré dans les Forces armées canadiennes qu’il s’est mis à s’entraîner sérieusement. Les 18 années qu’il a passées dans l’armée lui ont permis d’atteindre sa meilleure forme physique. « Quand je n’étais pas en mission, je poussais de la fonte, explique Devon. »

Même en période de service en Afghanistan, le bras de fer a occupé une grande place dans sa vie. En se mesurant à ses confrères militaires, il a acquis l’expérience qui l’aiderait un jour à se faire un nom parmi les meilleurs ferristes du monde.

Des blessures mettent un frein à ses rêveselbow xray

Comme beaucoup d’athlètes, Devon a subi des blessures qui ont mis en péril ses rêves et sa carrière. Le bras de fer est très exigeant pour les tendons et les articulations. Après des années à malmener son corps, Devon a développé de l’ostéoarthrite et une accumulation de matière osseuse aux coudes.

« Les articulations de mes deux coudes s’étaient tellement dégradées que j’avais mal sans arrêt », confie Devon. Le bras de fer sollicite les articulations des coudes de façon excessive par des mouvements qui ne sont pas normaux, ce qui entraîne le développement de tissu osseux excédentaire là où il ne devrait pas y en avoir. Sans que Devon s’en rende compte, cette matière s’effritait en libérant des fragments osseux dans ses articulations.

En même temps, l’arthrite de Devon engendrait de l’inflammation chronique entre les os de ses coudes, érodant le cartilage de l’articulation et causant de la friction. Non seulement c’était très douloureux, mais cela réduisait grandement son amplitude de mouvement.

Incapable de compétitionner à la hauteur de son potentiel et aux prises avec d’intenses douleurs, Devon a été dirigé vers un spécialiste de l’épaule et du coude de L’Hôpital d’Ottawa.

Une technique spécialisée

Pour traiter Devon, il fallait lui faire trois opérations : deux au coude droit et une au coude gauche. En raison de son mode de vie de ferriste et militaire, l’équipe médicale a opté pour une technique spécialisée de chirurgie mini-invasive appelée arthroscopie du coude. Cette technique consiste à insérer une caméra vidéo à fibre optique dans l’articulation par une petite incision. Les images sont alors transmises à un écran haute définition, ce qui permet de réaliser une chirurgie plus précise. Comme la chirurgie est mini-invasive, cette technique préserve au maximum les muscles et les tendons dans le coude.

Les chirurgiens ont extrait plus d’une tasse de fragments d’os détachés du coude de Devon, ainsi qu’une excroissance osseuse de la taille d’une balle de golf. Ensuite, ils ont remodelé et sculpté le coude pour corriger toute difformité et restaurer l’anatomie normale de l’articulation.

Une expertise ici même, à Ottawa

Avant la mise au point des techniques arthroscopiques, une telle chirurgie exigeait de pratiquer une longue incision en découpant plusieurs couches de muscles pour atteindre l’articulation. Souvent, le temps de guérison était plus long et la période de réadaptation durait plus longtemps.

Il y a dix ans, malgré les nombreuses avancées de l’arthroscopie du coude, cette intervention spécialisée n’était pas encore offerte à Ottawa. Puis, grâce à un effort concerté pour améliorer nos techniques mini-invasives, notre hôpital a réussi à attirer des médecins talentueux de partout dans le monde.

Maintenant que nous avons sur place des experts de l’épaule et du coude, en plus de l’équipement et des technologies les plus modernes, les patients peuvent rester ici, à Ottawa, pour être traités. C’est en partie grâce au soutien de nos donateurs que L’Hôpital d’Ottawa a pu acquérir les outils les plus récents pour effectuer des chirurgies arthroscopiques.

Le potentiel des cellules souches

Un jour, les athlètes comme Devon pourront peut-être éviter complètement la chirurgie en ayant recours au pouvoir de guérison des cellules souches.

Des recherches sont en cours à L’Hôpital d’Ottawa pour mieux comprendre comment les os se régénèrent, se réparent et guérissent. Daniel Coutu, Ph.D., premier titulaire de la Chaire de recherche en chirurgie orthopédique régénératrice, examine l’incidence des traumatismes, du vieillissement et des maladies dégénératives chroniques sur les os, dont dépendent nos articulations. Ce chercheur vedette venu de la Suisse s’intéresse à la biologie fondamentale des cellules souches osseuses. Il étudie divers modèles de maladies inflammatoires causées par l’arthrite et s’efforce de déterminer comment les cellules souches peuvent améliorer la guérison et le rétablissement.

En restant à l’avant-garde de la recherche sur les cellules souches, nous pourrons offrir à nos patients les traitements les plus novateurs et les meilleures chances de guérison.

« Les traitements par cellules souches pourraient changer la vie des athlètes professionnels qui souffrent de microtraumatismes répétés aux os, en leur permettant de réaliser les meilleures performances possible et de retrouver leur qualité de vie. » – Daniel Coutu, Ph.D.

Dr. Daniel Coutu
Daniel Coutu, Ph.D.

Les os jouent un rôle essentiel dans la santé des tissus qui s’y rattachent, comme les muscles, les tendons et le cartilage. En général, les tissus osseux se réparent d’eux-mêmes très facilement, mais les tendons, les ligaments et le cartilage guérissent beaucoup plus difficilement.

Heureusement, le taux d’échec des chirurgies orthopédiques est plutôt faible (environ 5 %). Par contre, le taux de succès chez les athlètes chute avec la répétition des blessures ou le vieillissement. M. Coutu espère combler cette lacune avec ses recherches sur les cellules souches, pour permettre à des athlètes comme Devon de mieux se rétablir et d’obtenir des résultats plus durables.

« Les baby-boomers et les athlètes qui ont des douleurs articulaires sont de plus en plus nombreux et j’espère qu’en travaillant ensemble, nous pourrons prolonger la vie de leurs articulations. Les recherches sur les cellules souches qui sont menées ici, à Ottawa, pourraient permettre à ces patients de reprendre leurs activités sportives normales et d’améliorer leur qualité de vie », conclut le Dr Paul E. Beaulé, chef de la Division de chirurgie orthopédique à L’Hôpital d’Ottawa.

La reconquête du championnat

Après ses opérations, Devon s’est concentré sur sa réadaptation. « Je voyais la réadaptation comme une préparation à une autre compétition. La réadaptation, combinée au travail incroyable de mon équipe en chirurgie, m’a permis de retourner à la compétition en moins d’un an », dit Devon.

À peine onze mois après avoir été opéré trois fois aux bras à L’Hôpital d’Ottawa, Devon renouait avec la victoire et reprenait son titre de champion.

Depuis, il s’est mesuré à certains des plus grands ferristes de la planète et a remporté de nombreux championnats dans le monde entier.

Plus récemment, il a ouvert au public les portes de la salle d’entraînement aménagée dans son garage, pour encourager les autres à se tenir en forme, s’entraîner et promouvoir son équipement. Le bras de fer continuera assurément à occuper une grande place dans la vie de Devon et de sa famille pendant de longues années.

Devon with weights

« Je suis extrêmement reconnaissant de ce que l’équipe de soins de L’Hôpital d’Ottawa a fait pour moi et d’avoir accès à ce type d’expertise ici, à Ottawa. Ils m’ont aidé à revenir à la compétition et à faire ce que j’aime. » – Devon Larratt

Devon and Dr. Pollock armwrestle

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

Aidez-nous à trouver une fin heureuse à d’autres histoires comme celle de Devon. Avec votre soutien aujourd’hui, nous pourrons continuer à promouvoir un mode de vie sain demain.

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Un patient atteint de la COVID-19 reconnaissant d’avoir reçu des soins extraordinaires

Atteint de la COVID-19, le Père Alex Michalopulos se souvient de la peur qu’il a ressentie pendant son combat contre le virus à l’hôpital. Il sera éternellement reconnaissant d’avoir reçu des soins empreints de compassion à L’Hôpital d’Ottawa.

Ayant consacré sa vie à se rendre au chevet de personnes malades, le Père Alex Michalopulos se sent mieux placé que jamais pour comprendre les craintes que d’autres ont éprouvées, après avoir reçu lui-même un diagnostic de COVID-19 en avril. Aujourd’hui rétabli, le Père Michalopulos affirme que l’expérience lui a été une véritable prise de conscience et il est reconnaissant pour les soins empreints de compassion qu’il a reçus.

Son état se détériore

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Le Père Michalopulos avec sa femme et ses trois filles.

Le prêtre orthodoxe grec ne se sentait pas bien à la fin mars, période intense pour sa communauté ecclésiale. Le 5 avril, il recevait un diagnostic de COVID-19 et s’était isolé à domicile. Son état a toutefois empiré, lui causant des maux de tête intenses et une toux qui s’aggravait, ce qui a provoqué de la fièvre et des troubles respiratoires. Il a été hospitalisé au Campus Général de L’Hôpital d’Ottawa le 9 avril.

Vu la gravité de son état, il a fallu discuter sans tarder de questions sérieuses. « On a parlé du respirateur dont j’allais peut-être avoir besoin. On a aussi discuté de l’ordonnance de ne pas réanimer et de la manière d’aborder cette question avec ma famille », se souvient le Père Michalopulos.

L’homme de 61 ans a été transféré de l’Urgence à une unité où une équipe spécialisée l’a soigné. « J’avais très peur. Je n’avais aucune idée du dénouement. Médecins et infirmières entraient revêtus de leur équipement de protection individuelle, comme dans les films. Difficulté à respirer, toux sans arrêt, maux de tête – si intenses par moment que je voulais mourir. »

Dr. Samantha Halman
La Dre Samantha Halman (à gauche) aide les patients à rester en contact avec leur famille grâce à la technologie.

Des soins extraordinaires

Le Père Michalopulos se remémore la peur qu’il a éprouvée pendant son combat pour rester en vie, mais il est aussi reconnaissant de ne pas avoir eu besoin d’un respirateur en fin de compte. Il est aussi reconnaissant pour chaque personne qui a aidé à le soigner pendant son séjour à L’Hôpital d’Ottawa. « Les médecins, les infirmières et les membres du personnel d’entretien ménager ont fait un travail formidable. Je leur lève tous mon chapeau. »

Il n’a pas été facile d’être si malade sans avoir sa femme et ses filles à son chevet. Comme les visites étaient restreintes pour protéger les patients et le personnel, il pouvait uniquement communiquer avec sa famille par téléphone. Il ajoute que l’équipe de soins l’a mis à l’aise lorsqu’il a ressenti les douleurs les plus intenses.

« Tous ces professionnels de la santé étaient si attentionnés. C’était rassurant de savoir que j’étais en bonnes mains. Ils me mettaient à l’aise. » Père Alex Michalopulos

La Dre Samantha Halman, spécialiste en médecine interne générale, soigne des patients atteints de la COVID-19 depuis l’arrivée du virus en mars. Elle explique que pour des patients comme le Père Michalopulos, son équipe médicale a joué un double rôle.

« Traiter les patients atteints de la COVID-19 ne se limitait pas toujours à des soins médicaux. Parfois, il s’agissait tout simplement de rester cinq minutes de plus au chevet du patient. Il était important pour les patients de savoir qu’à nos yeux, ils n’étaient pas uniquement des patients, mais bien des personnes. » ‒ Dre Samantha Halman

Il est parfois difficile de travailler en première ligne en cette période sans précédent. La Dre Halman n’a jamais imaginé vivre quelque chose de pareil, mais elle est fière des efforts de ses collègues à L’Hôpital d’Ottawa. « Cette pandémie illustre bien ce qui nous a motivés à faire carrière dans le domaine de la santé : nous voulons aider les gens. »

Le Père Michalopulos s’est tiré d’affaire grâce aux soins empreints de compassion qu’il a reçus et à sa foi. Il reconnaît que l’expérience lui a été une véritable prise de conscience. Il avait déjà eu une chirurgie mineure, mais ce n’est qu’une fois son diagnostic de COVID-19 confirmé et après avoir reçu des soins extraordinaires qu’il a compris à quel point il a de la chance d’avoir accès ici même à des soins de santé d’un tel calibre. « J’étais si reconnaissant pour tous leurs soins; j’ai fait livrer de la pizza pour le personnel lorsque j’ai quitté l’hôpital. »

Heureux de se rétablir

Le Père Michalopulos a obtenu son congé de l’hôpital le 19 avril, jour de la Pâque orthodoxe grecque. Il ne pourrait pas être plus reconnaissant d’être sur le chemin du rétablissement aujourd’hui. « Pour les fois où les médecins ou les infirmières sont venus me voir, pour les fois où j’ai été rassuré, je suis reconnaissant d’avoir été bien soigné avec amour et respect pour la vie humaine. »

Les larmes aux yeux, il se ressaisit avant d’affirmer que parfois, il est bon de se retrouver de l’autre côté, de ressentir ce que d’autres vivent. « J’ai maintenant beaucoup plus de respect pour les professionnels de la santé. J’en ai toujours eu, mais cette fois, cela a atteint un autre niveau. Ils étaient là pour moi.

Fr. Michalopulos in Church
Le Père Michalopulos à l’église orthodoxe grecque

« Ils m’ont tenu la main. Ils ont fait preuve de compassion. Ils ont montré beaucoup de respect et d’amour. Je leur serai éternellement reconnaissant. » ‒ Père Alex Michalopulos

Les petites attentions particulières et les soins reçus de parfaits étrangers ont aidé le Père Michalopulos à trouver la force de retourner chez lui auprès de la famille qu’il aime, et éventuellement, dans sa paroisse.

« Je me souviendrai toujours d’avoir été bien traité par des étrangers. Je les admire et je prierai toujours pour eux. »

État de la recherche

Des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa dirigent plus de 60 projets de recherche appuyant les efforts mondiaux pour trouver de meilleures façons de traiter et de prévenir la COVID-19. Plusieurs de ces projets sont financés par le Fonds d’urgence COVID-19, notamment celui dirigé par les Dres Sara J. Abdallah et Juthaporn Cowan. Leur étude examine les effets à long terme du virus. Elles consulteront les patients participants trois mois, six mois et 12 mois après l’infection initiale. L’étude comprendra des cas d’infection légère, modérée et grave et tiendra compte du recours aux ressources de santé comme les visites à l’Urgence, les hospitalisations et les médicaments utilisés par les survivants. Les résultats aideront à améliorer les soins offerts aux survivants de la COVID-19 et à optimiser l’utilisation des ressources de santé.

Le Père Michalopulos a accepté de participer à l’étude. « J’ai pensé utile d’aider les chercheurs à comprendre les effets, y compris à long terme, du virus par la collecte de données qui donneront lieu à la création d’un vaccin ou d’un remède. »

Il est reconnaissant d’avoir survécu au virus et sa participation à l’étude est une façon de montrer sa reconnaissance pour les soins qu’il a reçus en aidant d’autres personnes. « Je participe parce que je trouve important d’ajouter mes résultats aux données utilisées pour faire progresser la lutte contre ce virus contagieux et agressif qui a bouleversé toutes les sociétés du monde. »

Votre don aujourd’hui aidera à perfectionner les soins de demain pour des patients comme le Père Michalopulos lorsqu’ils ont besoin de L’Hôpital d’Ottawa.

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Percer les mystères de la maladie de Parkinson

Découverte il y a plus de 200 ans, la maladie de Parkinson demeure toujours un mystère pour les chercheurs. La cause exacte de la maladie leur échappe encore, mais les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa, déterminés à assembler toutes les pièces du puzzle, gagnent du terrain.

Dr. Michael Schlossmacher
Le Dr Michael Schlossmacher travaille dans son laboratoire à L’Hôpital d’Ottawa.

Découverte il y a plus de 200 ans, la maladie de Parkinson demeure toujours un mystère pour les chercheurs. Cette maladie neurodégénérative, qui est la plus commune après la maladie d’Alzheimer, touche environ 100 000 Canadiens, dont 8 000 à Ottawa. Le nombre devrait doubler à l’échelle nationale d’ici 2050. Chaque jour, bien des personnes qui en sont atteintes doivent composer avec le tremblement incontrôlable des mains et des membres, l’incapacité de parler fort, la perte de l’odorat et la douleur causée par des raideurs.

La cause exacte de la maladie leur échappe encore, mais les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa, déterminés à assembler toutes les pièces du puzzle, gagnent du terrain. Ottawa est une plaque tournante pour la recherche en neurosciences. Le Dr Michael Schlossmacher, directeur du Programme de neurosciences à L’Hôpital d’Ottawa, admet que la maladie de Parkinson est compliquée et complexe, mais il y a une lueur d’espoir.

« Je crois fermement que nous pouvons résoudre l’énigme. Nous possédons l’expertise nécessaire pour contribuer grandement à la mise au point d’un remède contre cette maladie. » -Dr Michael Schlossmacher

Prédire le risque d’avoir la maladie de Parkinson

Le Dr Schlossmacher a fait un pas en avant pour percer le mystère du fonctionnement de cette maladie lorsqu’il a eu l’idée d’une équation mathématique susceptible d’aider à prédire l’apparition de la maladie. « Je suis convaincu qu’en incluant les facteurs de risque connus de la maladie de Parkinson dans ce modèle, il est tout à fait possible de prédire qui sera touché par la maladie. »

Voici un aperçu des facteurs de risque de la maladie de Parkinson.

  • âge
  • constipation chronique
  • réduction de l’odorat
  • antécédents familiaux
  • inflammation chronique comme l’hépatite ou des types de la maladie intestinale inflammatoire
  • exposition à des facteurs environnementaux
  • blessures à la tête
  • genre – la maladie touche davantage les hommes que les femmes

Le Dr Schlossmacher et son équipe de chercheurs examinent actuellement des données afin de vérifier l’exactitude de leur théorie pour prédire la maladie de Parkinson.

Jusqu’à présent, ils ont analysé les données de plus de 1 000 personnes et leurs résultats sont prometteurs. « Le plus surprenant pour l’instant est que la formule fonctionne dans 88 % à 91 % des cas pour prédire qui a le Parkinson et qui ne l’a pas, et ce, sans examiner les mouvements des patients. »

L’objectif est maintenant d’élargir le projet aux tests sur le terrain au cours des deux prochaines années. Selon le Dr Schlossmacher, si les résultats montrent que l’équation mathématique fonctionne, elle pourrait permettre aux médecins de repérer les patients qui obtiennent une note élevée. « Ils pourraient alors modifier certains facteurs de risque pour possiblement repousser ou éviter la maladie de Parkinson. »

Partenaires investisseurs dans la recherche sur le Parkinson

Team PIPR RFR
Karin Fuller (à gauche) et Kristy Shortall-Cain, cochefs de l’équipe des PIRP, en compagnie d’Elaine Goetz.

La recherche est coûteuse et le soutien de la collectivité est essentiel pour stimuler les découvertes. En 2009, un groupe de conseillers en placements se sont unis pour créer Partenaires investisseurs dans la recherche sur le Parkinson (PIRP). Chaque année, le groupe participe à l’activité de financement Courez pour une raison et amasse des fonds pendant la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa. En 11 ans, le groupe a amassé 1,4 million de dollars pour soutenir les chercheurs et les cliniciens de L’Hôpital d’Ottawa.

Les PIRP ont aidé à financer la recherche destinée à trouver de nouveaux traitements et un remède contre la maladie de Parkinson, en plus d’attirer une attention fort nécessaire sur cette maladie. Le Dr Schlossmacher estime que le financement de la recherche par des groupes comme les PIRP permet d’envisager l’avenir avec davantage d’espoir. Il ajoute rapidement que les PIRP ont suscité un élan dans notre collectivité parce que les gens voient à quel point L’Hôpital d’Ottawa est déterminé à faire progresser la science.

« Cet investissement par les PIRP dans la recherche à L’Hôpital d’Ottawa a complètement changé la donne pour nous. Il nous a permis de réaliser des projets qui ne seraient autrement pas encore financés. »

Chaque dollar amassé mène à des résultats concrets

Dr. Sachs practicing the use of 3D technology
Le Dr Adam Sachs peaufine sa technique pour utiliser la 3D en neurochirurgie.

Le soutien des PIRP a aidé à offrir la chirurgie de stimulation cérébrale profonde à L’Hôpital d’Ottawa. Une personne comme Karin Fuller, cochef de l’équipe des PIRP, sait bien à quel point ce type de technologie peut avoir des retombées positives. « Mon père a dû aller à Toronto pour avoir ce type de chirurgie, ce qui l’a obligé à faire des allers-retours aux rendez-vous. C’était difficile pour lui et pour notre famille. Aider à implanter ce type de chirurgie dans notre collectivité est un exemple concret de ce que nous avons réussi à accomplir en tant que groupe pour soutenir L’Hôpital d’Ottawa », explique Karin.

C’est aussi à L’Hôpital d’Ottawa qu’a été mis au point le premier système de réalité virtuelle 3D au monde destiné à la neurochirurgie. Il sert à accroître la précision de la chirurgie de stimulation cérébrale profonde des patients atteints de la maladie de Parkinson. Nos neurochirurgiens sont les premiers au monde à utiliser cette technologie à cette fin dans l’objectif d’améliorer le résultat des patients.

Un avenir plein de promesses

La technologie 3D devrait aussi un jour être présente dans tous les départements de l’Hôpital. Les possibilités de cette technologie sont illimitées et, dans l’avenir, elle pourrait aider d’innombrables patients, en plus de ceux touchés par la maladie de Parkinson.

Le Dr Schlossmacher, qui cherche à percer le mystère du fonctionnement de la maladie de Parkinson depuis 20 ans, estime que l’avenir recèle plein de promesses.

« À L’Hôpital d’Ottawa, nous savons innover et c’est ce qui nous permet de percer des mystères grâce à la recherche, qui, un jour nous l’espérons, transformera le visage des soins. » -Dr Michael Schlossmacher

On voit aussi une ferme détermination dans ses yeux. « Au grand dam de ma femme, je ne prendrai pas ma retraite tant que je n’aurai pas porté un solide coup à cette maladie. La bonne nouvelle est que même si j’ai encore une vingtaine d’années devant moi, j’aimerais y parvenir plus tôt que tard. »

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

Nous avons besoin de votre aide pour financer la recherche sur des maladies comme la maladie de Parkinson à L’Hôpital d’Ottawa et offrir davantage d’espoir aux patients dans l’avenir.

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Une nouvelle méthode pour traiter les tumeurs au cerveau change la vie d’une jeune patiente
Après une décennie à faire des mini-crises épileptiques, Stefanie Scrivens a reçu un diagnostic d’oligodendrogliome de grade 2. Elle allait devenir l’une des premières personnes à bénéficier d’un nouveau traitement ayant pour but d’améliorer ses chances de survie – et ça fonctionne.
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Premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19

Nos chercheurs dirigent le premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer vulnérables pendant la pandémie de COVID 19.

La Dre Rebecca Auer, chirurgienne scientifique, dirige le premier essai clinique au monde dans l’espoir de protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19 et d’autres infections respiratoires en renforçant leur système immunitaire pendant le traitement. L’essai est financé en partie grâce aux généreux donateurs au Fonds d’urgence COVID 19.

« Un diagnostic de cancer est déjà effrayant dans les meilleures des circonstances, mais la pandémie rend la situation encore plus angoissante », explique la Dre Auer, chirurgienne oncologue et directrice de la Recherche sur le cancer à L’Hôpital d’Ottawa et professeure agrégée à l’Université d’Ottawa. « Les patients atteints du cancer ont un système immunitaire affaibli, ce qui les rend susceptibles d’être gravement malades s’ils contractent la COVID 19. »

Une infection grave pourrait retarder un traitement contre le cancer ou même entraîner la mort.

Les patients qui reçoivent des traitements contre le cancer courent le plus de risques parce que ces traitements affaiblissent leur système immunitaire. Et cette population est assez nombreuse : plus de 90 000 personnes ont reçu des traitements de radiothérapie ou de chimiothérapie en Ontario en 2019.

Renforcer le système immunitaire pendant les traitements

L’équipe de la Dre Auer à L’Hôpital d’Ottawa a eu l’idée de vérifier si le renforcement du système immunitaire pendant des traitements contre le cancer pourrait aider à prévenir la COVID 19 et d’autres infections respiratoires. En collaboration avec des scientifiques de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, elle a donc exploré le potentiel d’un stimulateur appelé IMM 101. L’équipe a ensuite travaillé avec le Groupe canadien des essais sur le cancer de l’Université Queen’s pour concevoir un essai clinique et le lancer dans neuf centres de cancérologie au Canada.

Les chercheurs recruteront 1 500 patients qui reçoivent actuellement des traitements contre le cancer. Ceux-ci seront répartis de façon aléatoire, dans un groupe qui recevra soit les soins habituels, soit l’IMM 101 en plus des soins habituels. Le stimulateur, qui contient des bactéries inoffensives tuées par la chaleur, a été conçu pour lutter contre le cancer parce qu’il stimule le système immunitaire. Il a déjà été administré en toute sécurité à 300 patients atteints d’un cancer de stade avancé lors de précédents essais.

Instruire le système immunitaire inné

L’essai mise sur un aspect moins connu du système immunitaire, appelé l’immunité innée. Cette première ligne de défense du système immunitaire joue un rôle clé pour détecter la présence de virus.

Les cellules immunitaires innées reconnaissent des caractéristiques qui sont communes à de nombreux virus, ce qui leur permet d’attaquer des virus auxquels le corps n’a encore jamais été exposé. Le système immunitaire acquis, au contraire, reconnaît seulement les virus auxquels le corps a déjà été exposé sous la forme d’une infection préalable ou d’un vaccin.

Comme le traitement basé sur l’IMM 101 peut « instruire » le système immunitaire inné, l’équipe de chercheurs espère qu’il aidera à combattre la COVID 19 et d’autres virus responsables d’infections respiratoires.

La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue
La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue (Photo prise avant la pandémie de COVID-19)

 

« La COVID 19 ne cause aucun symptôme chez certaines personnes, mais provoque des complications très graves chez d’autres. Des données probantes laissent croire que cette différence repose sur la capacité du système immunitaire inné à réagir tôt et rapidement à la présence du virus. C’est pourquoi nous avons pensé à utiliser un stimulant du système immunitaire inné pour prévenir une infection à la COVID 19. »
– Dre Rebecca Auer

D’après les données disponibles sur d’autres stimulateurs du système immunitaire, il est probable que la stimulation soit temporaire. Les chercheurs espèrent toutefois qu’elle durera assez longtemps pour aider le patient à terminer ses traitements contre le cancer. Le système immunitaire retrouverait ensuite sa force normale et serait assez fort pour combattre des virus par lui-même..

Protection contre d’autres virus en plus de celui responsable de la COVID 19

L’avantage de l’approche de renforcement du système immunitaire réside dans le fait qu’elle peut aider les patients atteints du cancer à combattre toutes sortes de virus pendant qu’ils reçoivent des traitements contre le cancer qui les rendent vulnérables.

« Le traitement que nous utilisons forme le système immunitaire à accroître son efficacité à combattre la prochaine infection virale, précise la Dre Auer. Il ne cible pas seulement le virus de la COVID 19, mais tout virus qui cause une maladie respiratoire. »

Si les résultats de l’essai sont concluants, l’IMM 101 pourrait aussi comporter d’autres avantages pour les personnes atteintes d’une maladie chronique ou dont le système immunitaire est compromis et qui courent ainsi un risque accru de complications graves de la COVID 19. Il pourrait aussi aider à protéger les personnes atteintes du cancer contre d’autres infections respiratoires comme la grippe saisonnière.

Se préparer à d’autres pandémies

« En 20 ans, nous avons connu trois épidémies ou pandémies de coronavirus : le SRAS, le SRMO et la COVID 19. Nous en connaitrons probablement d’autres,» poursuit la Dre Auer.

« Tirer parti de l’immunité innée pourrait être l’une des meilleures armes pour combattre la COVID 19 et le principe pourrait être facilement adapté pour contrer d’autres pandémies. » – Dre Rebecca Auer

Faites un don aujourd’hui pour soutenir la recherche et les essais cliniques prometteurs comme celui-ci.

Les personnes qui reçoivent des traitements contre le cancer et qui souhaitent participer à l’essai doivent s’adresser à leur spécialiste.

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa a octroyé des fonds de démarrage à ce projet grâce au Fonds d’urgence COVID 19, qui est alimenté par de généreux donateurs dans la collectivité. Renseignez-vous sur les autres projets qui ont reçu un financement grâce au soutien de donateurs et qui aident à faire progresser la lutte contre la COVID 19.

L’essai a également bénéficié de fonds et de soutien en nature de la Société canadienne du cancer, de BioCanRx, de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, de l’Association médicale universitaire de L’Hôpital d’Ottawa, d’ATGen/NK Max Canada et d’Immodulon Therapeutics (fabricant de l’IMM 101).

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

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Projets de soins, d’innovation et de recherche en cours grâce à la 3e ronde de financement de la lutte contre la COVID 19

En seulement quelques semaines, 1,7 M$ a été recueilli pour soutenir la lutte de l’Hôpital contre la COVID 19. Cette incroyable vague de générosité nous a permis de financer le démarrage de 21 projets de soins, d’innovation et de recherche.

La récente ronde de financement du Fonds d’urgence COVID 19, entièrement financée grâce à la générosité de donateurs, a permis de financer le démarrage de nouveaux projets de recherche, d’innovation et de soins. Ces projets vitaux ont été choisis parmi plus de 160 suggestions soumises au Carrefour des idées pour la COVID 19.

L’Hôpital a créé ce carrefour pour inciter tout membre du personnel, peu importe sa formation ou son rôle, à soumettre des idées novatrices pour lutter contre la COVID 19. Des équipes d’experts ont ensuite déterminé si elles pouvaient avoir une incidence positive sur L’Hôpital d’Ottawa, les patients et la collectivité, avant d’évaluer leur faisabilité et les fonds disponibles.

Voici un aperçu des projets de soins, d’innovation et de recherche qui ont reçu des fonds de démarrage grâce au soutien des nombreux généreux donateurs au Fonds d’urgence COVID 19. Merci à tous ceux et celles qui ont fait un don.

L’oxygénothérapie hyperbare pour contrer la pneumonie causée par la COVID 19

Lorsque la COVID-19 envahit les poumons, il est possible d’avoir l’impression de ne pas avoir assez d’air, même en prenant des respirations profondes. Lorsque ce type de pneumonie s’installe, la seule solution est bien souvent de brancher le patient à un respirateur (ventilation artificielle) à l’aide d’un tube inséré dans la gorge (intubation) par voie orale. Malheureusement, seulement la moitié des personnes qui subissent cette intervention invasive de dernier recours survivent. Le Dr Sylvain Boet et ses collègues croient que l’oxygénothérapie hyperbare pourrait faire diminuer le besoin de recourir à cette intervention et augmenter le taux de survie chez ces patients. L’oxygénation hyperbare consiste à placer le patient dans une chambre ou une enceinte pressurisée qui lui permet de respirer de l’oxygène pur à 100 %. Ainsi, cela peut permettre aux tissus de recevoir de 10 à 20 fois plus d’oxygène et de renforcer le système immunitaire, ce qui aide le corps à combattre des infections. Des études limitées réalisées dans d’autres pays montrent que l’oxygénation hyperbare pourrait aider à traiter les patients atteints d’une pneumonie causée par la COVID-19, mais des recherches plus poussées sont nécessaires. Le DrBoet entreprendra avec son équipe une étude de l’oxygénation hyperbare pour des patients atteints d’une pneumonie causée par la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa et collaborera avec des collègues du monde entier à réaliser un essai clinique multicentrique.

Dr. Boet 
Dr Sylvain Boet

« L’oxygénothérapie hyperbare est sécuritaire et non invasive. Notre objectif est d’aider des patients atteints d’une pneumonie causée par la COVID 19 à éviter le branchement à un respirateur. »
– Dr Sylvain Boet, scientifique et anesthésiologiste, L’Hôpital d’Ottawa

Mise à jour :
Le Dr Boet a formé une équipe d’experts nationaux et internationaux en oxygénothérapie hyperbare, effectué une revue systématique et parlé de l’étude dans un média. L’équipe a obtenu l’approbation de Santé Canada et d’Essais cliniques Ontario, et a récemment présenté une demande de financement de plus de 1,2 million de dollars pour l’étude. Le Fonds d’urgence COVID-19 a fourni les fonds de démarrage du projet.

Protéger nos gens grâce à des prototypes novateurs

Il est essentiel de trouver des solutions novatrices pour assurer la sécurité du personnel pendant la pandémie. Nous devons les doter d’excellents outils pour les soutenir pendant la crise. Cette initiative utilisera les fonds de démarrage pour concevoir et tester des prototypes d’équipement de protection individuelle (ÉPI), de dispositifs et de fournitures prioritaires pour soutenir les soins aux patients et renforcer la sécurité du personnel.

Certains des projets financés dans le cadre de l’initiative consisteront à concevoir, à tester et à évaluer de l’équipement comme un casque muni d’un système de ventilation pour les patients en détresse respiratoire, des masques stérilisables produits par impression 3D et des lames de système Glidescope pour accélérer l’intubation, ainsi qu’à produire des masques N100 pour le personnel du bloc opératoire. D’autres consisteront à évaluer des dispositifs de blocage comme un caisson à pression négative pour accroître la sûreté d’interventions médicales produisant des aérosols (comme une intubation ou une succion) et à créer des vidéos éducatives sur la réalité virtuelle pour accroître la sécurité de la pratique en milieu clinique, notamment divers scénarios de traitement et la technique sécuritaire pour mettre et enlever de l’ÉPI.

Dr. Castellucci
Dre Lana Castellucci

 

Prévenir de dangereux caillots de sang chez les patients atteints de COVID-19

Les Drs Marc Carrier, Lana Castellucci et ses collègues participent à un essai clinique international visant à déterminer si une forte dose d’un anticoagulant peut prévenir l’apparition de caillots de sang dangereux chez les patients hospitalisés pour la COVID-19. Environ 60 % de ces patients auront des caillots de sang, qui peuvent entraîner la mort s’ils se déplacent jusqu’aux poumons. Les anticoagulants peuvent non seulement empêcher la formation de caillots, mais, selon certaines études, ils pourraient aussi entraver une infection à la COVID-19 en empêchant le virus de s’accrocher aux cellules humaines et de les envahir. L’administration d’une faible dose d’anticoagulant fait déjà partie des soins donnés aux patients hospitalisés pour la COVID-19. Les chercheurs vérifieront si une plus forte dose peut réduire les décès, les transferts aux Soins intensifs et le recours à la ventilation artificielle. L’équipe se penchera aussi sur l’effet du traitement sur les caillots de sang et les hémorragies graves. Cette étude pourrait immédiatement avoir une incidence sur les soins des patients atteints d’une infection grave à la COVID-19 à 13 endroits au Canada, aux États-Unis et en Europe.

« Nous savons que les patients atteints de la COVID-19 courent un risque plus élevé d’avoir des caillots de sang. C’est pourquoi nous cherchons des façons de les protéger. » – Dre Lana Castellucci, scientifique adjointe, L’Hôpital d’Ottawa

Mise à jour :
Grâce au financement du Fonds d’urgence COVID-19, l’équipe prend part à deux études visant l’évaluation de différents dosages d’anticoagulants chez des patients atteints de la COVID-19. Jusqu’à présent, 22 patients ont été recrutés pour l’essai ATTACC, et 1 pour l’essai RAPID COVID COAG, qui n’est que depuis peu ouvert au recrutement.

Paver la voie à une approche commune des stratégies de tests de dépistage dans la région

Pour accroître l’efficacité des tests de dépistage de la COVID 19, il faut approfondir la recherche pour mieux comprendre les diverses approches disponibles et dans quels contextes (p. ex. en milieu hospitalier ou en milieu communautaire) elles sont les plus efficaces.

À l’heure actuelle, de multiples groupes s’affairent à tester une variété d’approches des tests de dépistage dans la région. Grâce à ce projet, notre hôpital assumera un rôle de leadership et créera une équipe qui centralisera et orientera les stratégies de tests adoptées dans l’ensemble de la région.

Il est particulièrement important d’avoir une optique centralisée pour assurer la sécurité des travailleurs de la santé, des patients et du public pendant la reprise des interventions et des chirurgies.

L’équipe mettra aussi au point des algorithmes pour déterminer la probabilité de l’infection à la COVID 19 avant la réalisation d’un test et rationalisera l’utilisation d’applis novatrices pour la recherche de contacts.

Data Dashboard_COVID Cases
Un aperçu de certains renseignements pouvant être tirés d’un système de surveillance actif en temps réel.

Des mégadonnées pour découvrir des médicaments prometteurs contre la COVID-19

Le Dr Derek MacFadden et ses collègues veulent trouver des médicaments prometteurs pour traiter la COVID-19 en analysant des données au sujet de 3 000 patients ontariens qui ont reçu des traitements pour d’autres infections au coronavirus entre 2014 et 2018. Une fois qu’ils auront déterminé quels médicaments ont donné les meilleurs résultats, les chercheurs procéderont de la même manière pour vérifier quels médicaments ont été les plus efficaces pour traiter des patients atteints de la COVID-19. Les médicaments retenus pourraient faire l’objet d’études cliniques auprès de patients atteints de la COVID-19 ou à risque de l’être. Contrairement à la plupart des études menées en laboratoire dans le même but, celle-ci a l’avantage de montrer le fonctionnement des médicaments chez l’humain infecté par le virus et quelle dose est nécessaire pour assurer leur efficacité.

Dr. Derek MacFadden 
Dr Derek MacFadden

 

« En examinant quels médicaments ont été efficaces pour traiter des infections à de précédents coronavirus, nous pouvons prédire lesquels sont susceptibles d’être efficaces contre la COVID 19. » – Dr Derek MacFadden, scientifique, L’Hôpital d’Ottawa

Mise à jour :
Les chercheurs terminent leurs analyses, en passant en revue la grande quantité de données amassées. Lorsque ce sera fait, ils publieront leurs méthodes et leurs résultats. Ils espèrent que ceux-ci pourront orienter des recherches futures.

The Ottawa Hospital - Virtual Care

 

Optimiser la capacité en matière de soins virtuels

Pour limiter la propagation de la COVID 19 et de toute autre maladie largement répandue dans l’avenir tout en évitant de perturber les services de santé, il sera essentiel d’explorer des façons d’améliorer l’offre de soins virtuels. Grâce à ce projet, une équipe sera mise sur pied pour évaluer les initiatives de soins virtuels à L’Hôpital d’Ottawa.

Le projet permettra d’explorer des sujets comme les soins virtuels après une chirurgie, les soins virtuels aux personnes atteintes d’une maladie chronique ou d’une incapacité, l’adaptation des milieux de soins ambulatoires aux rendez-vous par voie virtuelle et les options virtuelles possibles pour soutenir nos partenaires communautaires du secteur de la santé.

Il sera important de réaliser une évaluation approfondie, notamment des défis et des obstacles potentiels de la perspective des patients et des professionnels de la santé, pour déterminer la faisabilité et la viabilité de programmes de soins virtuels.

Miser sur les données et l’analyse pour améliorer les soins aux patients

Depuis le début de la pandémie, il y a eu une demande importante de données sur la COVID 19 pour soutenir une variété de travaux à l’Hôpital, y compris des projets de recherche, des activités d’amélioration de la qualité et des soins cliniques. Ce projet permettra de créer un minientrepôt de données qui inclura les données versées dans Epic, le système d’information sur la santé de l’Hôpital. Le minientrepôt reliera les données à l’échelon du patient au statut d’infection à la COVID 19, aux renseignements démographiques, aux antécédents médicaux, aux résultats d’analyses de laboratoire et d’examens d’imagerie médicale et aux ordonnances.

Ce projet permettra d’utiliser des données pour examiner une variété de sujets allant de l’évaluation de protocoles de traitement aux Soins intensifs à la probabilité d’infection à la COVID 19 de certaines populations. Il améliorera aussi en définitive la capacité de l’Hôpital d’offrir des soins de grande qualité et de faire progresser la recherche sur la COVID 19.

L’Hôpital d’Ottawa est un centre hospitalier universitaire de calibre mondial qui s’est taillé une solide réputation en matière de soins aux patients, d’enseignement et de recherche. Il est fier d’être affilié à l’Université d’Ottawa.

Il reste toujours fort à faire! Donnez aujourd’hui au Fonds d’urgence COVID 19 pour soutenir nos chercheurs, innovateurs et professionnels de la santé qui luttent contre ce virus chaque jour.

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Grâce aux dons de la collectivité, 575 000 $ ont déjà été accordés à des projets de recherche prometteurs sur la COVID-19.

À mesure que les dons sont amassés, ils financeront davantage de projets de recherche, d’innovation et de soins aux patients en lien avec la COVID-19. Découvrez les quatre récents projets prometteurs rendus possibles grâce à la générosité des donateurs. Consultez régulièrement la page pour découvrir les nouveaux projets qui sont financés.

À mesure que nos chercheurs font progresser plus rapidement que jamais de nouveaux projets de recherche sur la COVID-19, les dons versés au Fonds d’urgence COVID-19 continuent de financer le démarrage de ces projets vitaux. Consultez ci-dessous certains des nouveaux projets prometteurs approuvés dans la deuxième série de financement. Ces projets n’auraient pas été possibles sans l’appui de nos généreux donateurs – merci!

John Bell, Ph.D

 

Dr. Caroline Ilkow
Caroline Ilkow, Ph.D

 

Miser sur des virus oncolytiques pour concevoir un vaccin contre la COVID-19

Carolina Ilkow, Ph.D., John Bell, Ph.D. et leurs collègues mettent à profit leur expertise en fabrication de virus oncolytiques (qui s’attaquent au cancer) pour concevoir un vaccin contre la COVID 19 en partenariat avec des scientifiques et des cliniciens du Canada et d’ailleurs dans le monde. Ils ont notamment découvert que les meilleurs virus oncolytiques stimulent aussi le système immunitaire du corps, plus particulièrement en montrant aux cellules immunitaires à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses.

Ils ont conçu certains virus qui sont très efficaces pour renforcer le système immunitaire et leur innocuité a déjà été éprouvée chez l’humain. L’idée est maintenant de modifier ces virus pour y introduire des gènes clés du nouveau coronavirus et ainsi créer plusieurs vaccins potentiels qui pourraient enseigner au corps humain à déclencher une réponse immunitaire contre la COVID-19.

Ce vaccin vivant serait particulièrement important pour les travailleurs de la santé et les personnes vulnérables, y compris celles atteintes du cancer. Dès que le vaccin sera mis au point, il sera possible d’en produire de grandes quantités au Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa.

« Il est avéré que les personnes atteintes d’un cancer sont plus susceptibles de tomber gravement malades lorsqu’elles contractent la COVID-19. Nous pensons donc que la conception d’un vaccin est le meilleur moyen de les aider à l’heure actuelle. La meilleure chose que je peux faire pour les patients atteints du cancer est de trouver un remède contre la COVID-19. »
– John Bell, Ph.D

Mise à jour :
L’équipe de recherche a mis au point des vaccins candidats, et les essais en laboratoire se déroulent rondement. Grâce au financement, l’équipe pourra commencer les essais cliniques sur les humains en 2021.

Créer un nouveau modèle murin pour étudier la COVID-19

Les Drs Manoj Lalu, Duncan Stewart ainsi que leurs collègues s’efforcent de créer un modèle murin de la COVID-19 qui reproduit la maladie pulmonaire grave attribuable à la COVID-19 chez l’humain. Le manque de modèles animaux bien conçus et accessibles de cette maladie limite énormément la recherche partout dans le monde. Le nouveau coronavirus n’infecte pas très bien les souris de laboratoire et il est dangereux à manipuler parce qu’il est très contagieux pour l’humain.

Les Drs Lalu et Stewart collaborent avec les scientifiques Carolina Ilkow et John Bell, qui s’emploient à créer un nouveau virus hybride qui serait composé d’une protéine clé du nouveau coronavirus (la pointe appelée protéine de spicule) insérée dans le virus de la stomatite vésiculeuse, qui est bien connu et sécuritaire.

L’équipe mettra ce virus hybride à l’essai chez des souris génétiquement modifiées pour être plus susceptibles de contracter la COVID-19 afin de reproduire la maladie pulmonaire grave chez l’humain. Pour s’assurer que le modèle est exact, ils utiliseront des techniques de pointe afin de comparer les résultats de souris à ceux de patients, principalement les effets sur les poumons, le sang et les vaisseaux sanguins. Ils utiliseront ensuite ce modèle pour tester de nouveaux traitements, y compris des cellules stromales mésenchymateuses.

Dr Manoj Lalu

 

Dr Duncan Stewart

 

Mise à jour :
Le laboratoire de Mme Ilkow a produit un nouveau virus hybride (VSV-Cov2-S) très concentré de grande qualité qui sera mis à l’essai chez le modèle murin de l’équipe de chercheurs. Les experts ont travaillé avec le Comité de protection des animaux de l’Université d’Ottawa et obtenu l’approbation du comité d’éthique. L’équipe a commencé à inoculer le virus aux souris transgéniques pour le récepteur de l’ECA2 en décembre, en contrôlant la durée d’exposition et la dose, et à évaluer les lésions résultantes aux poumons.

Dr. Shirley Mei

Étudier la réponse immunitaire de patients atteints de la COVID-19 à l’Unité de soins intensifs

Pourquoi la COVID-19 cause-t-elle des symptômes graves et la mort chez certains patients et seulement de légers symptômes chez d’autres? Une partie de la réponse pourrait se trouver dans la façon dont le système immunitaire réagit (et parfois surréagit) au nouveau coronavirus. Pour répondre à la question, la scientifique Shirley Mei et ses collègues chercheurs en soins intensifs étudieront les patients gravement malades à cause de la COVID-19 à l’aide de la technologie d’analyse protéomique unicellulaire la plus perfectionnée au monde.

Cette technique, appelée CyTOF, permettra aux chercheurs d’étudier jusqu’à 60 facteurs biologiques différents en même temps dans une seule cellule. Ils créeront une carte multidimensionnelle de la réaction immunitaire à la COVID-19 qui montre son évolution au fil des jours et lorsqu’elle devient parfois incontrôlable. Tous les cliniciens et les chercheurs du monde pourront accéder aux données pour améliorer le traitement de la COVID-19 et sauver des vies.

Mise à jour :
Après avoir donné leur consentement, les patients recrutés pour l’étude donneront des échantillons de sang pendant 15 jours. Les chercheurs, qui ont obtenu l’approbation du comité d’éthique de la recherche, travaillent actuellement à recruter des patients pour les quatre volets de l’étude : patients septiques aux soins intensifs (cohorte témoin), patients atteints de la COVID-19 dans une autre unité (cohorte légèrement malade), patients gravement atteints de la COVID-19 aux soins intensifs (cohorte fortement malade) et volontaires en bonne santé (cohorte saine). À ce jour, 34 patients ont été recrutés, et 147 échantillons sanguins ont été prélevés. Les expériences pilotes visant à valider les paramètres du profilage immunitaire personnalisé pour la cytométrie de masse (CyTOF) sont terminées. En suivant cette approche, les chercheurs pourront étudier la progression de la maladie à l’aide de la technologie d’analyse protéomique unicellulaire la plus perfectionnée au monde.

Reprendre tous les soins réguliers aux patients malgré les risques associés à la COVID-19 : une question d’équilibre

La scientifique Kednapa Thavorn et ses collègues utiliseront les données administratives sur la santé en Ontario fournies par l’IC/ES pour modéliser les risques inhérents à divers scénarios de reprise des procédures cliniques habituelles dans les hôpitaux. Les hôpitaux ontariens ont reporté bien des procédures cliniques afin de préserver les ressources pour les patients atteints de la COVID-19, mais ces procédures ne peuvent pas être reportées indéfiniment sans qu’il y ait de conséquences graves sur l’état de santé de la population.

Dre Kednapa Thavorn

 

Comme des hôpitaux envisagent de reprendre certains services courants, il faudra user de prudence pour trouver un équilibre entre les risques que pose la COVID-19 et ceux associés aux autres maladies et problèmes évitables.

Le modèle estimera le nombre de décès, les coûts des soins de santé et d’autres facteurs de divers scénarios pour aider les administrateurs d’hôpitaux et les décideurs à prendre des décisions fondées sur des données probantes. Le modèle pourrait être adaptable à différentes régions et à différents scénarios possibles, y compris une seconde vague.

Mise à jour :
Les chercheurs ont élaboré le protocole détaillé de l’étude et la structure d’un modèle d’optimisation des ressources. Ils ont demandé les données hospitalières nécessaires à leur modèle et s’attendent à les recevoir en janvier.

Drs. Sara J. Abdallah and Juthaporn Cowan
La scientifique Sara J. Abdallah, la Dre Juthaporn Cowan

Aider les survivants de la COVID-19 à rester en santé

La scientifique Sara J. Abdallah, la Dre Juthaporn Cowan et leurs collègues étudieront les effets à long terme de la COVID-19 chez des survivants trois, six et douze mois après l’infection initiale. Bien que les chercheurs commencent à comprendre ce qui se produit dans le corps pendant l’évolution de symptômes graves de la COVID-19, ils en savent beaucoup moins sur les effets à long terme chez les survivants. D’après les données probantes sur d’autres infections virales, les effets à long terme pourraient être graves dans les poumons, le cœur et les muscles, ainsi que pour la santé mentale. Ils incluront des cas d’infection légère, modérée et grave dans l’étude. Les chercheurs quantifieront aussi l’utilisation des ressources de santé par les survivants. Les résultats aideront à améliorer les soins offerts aux survivants de la COVID-19 et à optimiser l’utilisation des ressources de santé.

Mise à jour :
Avec le soutien du Fonds d’urgence COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa, l’équipe de recherche a entrepris d’étudier les répercussions à moyen et à long terme de la COVID-19 sur la santé globale. En date du 31 octobre 2020, elle avait fait passer un test cardiorespiratoire complet à 64 participants recrutés, et accompli des progrès importants dans la compréhension des effets résiduels de la maladie sur les fonctions cardiaques et pulmonaires. En évaluant à nouveau les patients six et douze mois après leur infection par le virus, l’équipe espère trouver de quoi éclairer les futures stratégies de prise en charge de l’essoufflement après la COVID-19.

Premier essai clinique au monde visant à protéger les patients atteints du cancer contre la COVID 19

La Dre Rebecca Auer, chirurgienne scientifique, dirige le premier essai clinique au monde dans l’espoir de protéger les patients atteints du cancer contre la COVID-19 et d’autres infections respiratoires en renforçant leur système immunitaire pendant le traitement.

En collaboration avec des scientifiques de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, des chercheurs étudieront un stimulateur immunitaire appelé IMM-101. Le Groupe canadien des essais sur le cancer à l’Université Queen’s concevra et pilotera l’essai dans neuf centres de cancérologie du Canada et recrutera 1 500 patients qui reçoivent actuellement des traitements contre le cancer.

L’essai mise sur un aspect moins connu du système immunitaire, appelé l’immunité innée. Cette première ligne de défense du système immunitaire joue un rôle clé pour détecter la présence de virus. L’équipe de recherche espère que le traitement d’IMM 101 entraînera le système immunitaire à combattre le nouveau coronavirus ainsi que d’autres virus responsables d’infections respiratoires.

Cette stimulation immunitaire pourrait aider les patients atteints du cancer à combattre toutes sortes de virus pendant leurs traitements contre le cancer, alors qu’ils sont plus vulnérables.

Approuvé par Santé Canada, l’essai se déroulera tout l’été jusqu’en automne. Les chercheurs s’attendent à obtenir des résultats préliminaires dans environ neuf mois.

Dr. Rebecca Auer speaks with a colleague
La Dre Rebecca Auer discute avec une collègue (Photo prise avant la pandémie de COVID-19)

 

Mise à jour :
L’essai clinique a été lancé en septembre, et le recrutement a commencé à Ottawa. Les chercheurs comptent recruter 1 500 patients dans tout le Canada, dont environ 200 à Ottawa. Les patients ottaviens participeront à l’étude translationnelle financée en partie par le Fonds d’urgence COVID-19.

« Il y a de nombreux vaccins prometteurs contre la COVID-19 qui sont en cours d’essai, mais ils ne seront pas offerts avant au moins un an. Les patients atteints du cancer ont besoin d’une protection immédiate »
– Dre Rebecca Auer

Appui de prochains projets

La recherche sur la COVID-19 réalisée à L’Hôpital d’Ottawa pourrait transformer notre compréhension de ce virus et ainsi permettre de trouver de nouveaux moyens de prévenir et de traiter la maladie et de sauver des vies. Cette recherche vitale est possible grâce à l’appui de la collectivité. Songez à faire un don dès aujourd’hui au Fonds d’urgence COVID-19.

Pour en savoir plus sur nos projets de recherche sur la COVID-19 et les nombreux collaborateurs qui les mettent en œuvre, consultez le site Web de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa.

Consultez régulièrement la page pour des mises à jour sur la façon dont vos dons sont rapidement utilisés et changent la donne dans la lutte contre la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa. Pour recevoir des mises à jour régulières directement dans votre boîte de réception, abonnez-vous à notre bulletin, Liens Vitaux.

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux universitaires d’enseignement et de recherche et est le fier partenaire de l’Université d’Ottawa.

Faites un don aujourd’hui au Fonds d’intervention d’urgence contre la COVID 19 pour aider les patients et le personnel directement touchés par la crise.

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Des projets de recherche novateurs sur la COVID-19 accélérés grâce au soutien des donateurs

Nous sommes ravis d’annoncer que bon nombre de ces idées sont déjà en cours de réalisation à notre hôpital. Voici quelques-unes des initiatives prometteuses élaborées ici même à Ottawa, qui seront financées grâce au soutien des donateurs par l’entremise du Fonds d’urgence COVID-19.

Les solutions à certains de nos plus grands défis en santé au cœur de la pandémie de COVID-19 en constante évolution ne proviendront pas d’une seule et même idée ou personne. L’innovation viendra d’une communauté de chercheurs et d’universitaires, mais aussi de travailleurs de la santé de première ligne, de membres du personnel de soutien, de bénévoles et de patients. Pour recueillir des idées de projets de recherche et d’innovations dans les soins aux patients concernant la COVID-19 après le déclenchement de la pandémie, L’Hôpital d’Ottawa a rapidement mis sur pied le Carrefour des idées pour la COVID-19, qui s’adresse à toute personne à l’Hôpital ayant une idée – petite ou grande. C’est en grande partie grâce au soutien des donateurs que nous pouvons accélérer la mise en œuvre de certaines de ces idées créatives dans tout notre hôpital.

Dès que nous recevons une idée, elle est acheminée à une équipe d’experts chargée d’évaluer sa faisabilité et son incidence possible. Avec le soutien remarquable de la collectivité, bon nombre de ces idées recevront du financement et, en retour, stimuleront l’innovation à notre hôpital afin d’assurer la sécurité du personnel et des patients alors que nous continuons à faire face à cette pandémie de COVID 19.

Nous sommes ravis d’annoncer que bon nombre de ces idées sont déjà en cours de réalisation à notre hôpital. Voici quelques-unes des initiatives prometteuses élaborées ici même à Ottawa, qui seront financées grâce au soutien des donateurs par l’entremise du Fonds d’urgence COVID-19.

Dr. William Stanford
Dr. William Stanford

 

Cultiver des tissus humains en laboratoire pour trouver d’éventuels traitements

William Stanford, Ph.D., et ses collègues utilisent des modèles de tissus humains afin de comprendre pourquoi certains patients atteints de la COVID-19 deviennent gravement malades. L’équipe espère également trouver et tester de nouveaux médicaments pour contrer les graves atteintes aux poumons qui sont généralement responsables des décès liés à la COVID-19. Premièrement, les chercheurs feront une analyse accélérée de deux voies cellulaires qui contribuent à endommager les poumons. Ensuite, ils sélectionneront rapidement des médicaments ayant déjà été approuvés par Santé Canada et la FDA qui sont capables de bloquer ces voies, ce qui pourrait réduire la gravité et la mortalité de la maladie. Les travaux de l’équipe pourraient aussi donner lieu à la découverte de biomarqueurs pouvant cerner les patients atteints de la COVID-19 les plus susceptibles d’avoir besoin de soins intensifs.

Mise à jour :
Le financement du Fonds d’urgence COVID-19 a servi à obtenir les services d’un technicien supplémentaire. L’équipe de recherche étudie les lésions rénales graves et l’insuffisance rénale aiguë chez les patients atteints de la COVID-19. Les néphrologues ne s’entendent pas à savoir si ces problèmes rénaux sont des effets primaires ou secondaires de la maladie. Les chercheurs du projet utilisent des cellules souches pour faire croître en laboratoire des tissus semblables aux reins qu’on appelle des organoïdes. À l’aide du modèle ainsi produit, ils ont constaté que certaines parties du rein sont rapidement infectées par un virus hybride imitant celui à l’origine de la COVID-19. Leurs données indiquent que la maladie du rein qui touche les patients atteints de la COVID-19 est probablement due à l’infection de cet organe. Ils travaillent avec des partenaires de Toronto pour forcer l’infection de leurs organoïdes de rein humain par un virus actif afin d’en analyser les effets.

Employer les sciences comportementales et l’intelligence artificielle contre la COVID-19

Justin Presseau, Ph.D., et ses collègues prévoient d’exploiter les toutes dernières connaissances en sciences comportementales et en intelligence artificielle pour mettre au point une application qui peut aider les gens à se toucher moins fréquemment les yeux, le nez et la bouche. Cette région du visage, que l’on appelle « zone T », est la principale voie d’entrée du virus de la COVID-19 dans le corps. En réduisant les contacts avec la zone T, on pourrait réduire non seulement la transmission de la COVID-19, mais aussi celle d’autres infections qui se propagent par le nez et la bouche. La plupart des gens se touchent la zone T de 15 à 20 fois par heure, souvent sans même s’en rendre compte. L’application aiderait les utilisateurs à prendre conscience de ce comportement tout en leur offrant des techniques et apprentissages pour le corriger. Le projet fera appel à des spécialistes du monde entier des domaines de l’apprentissage automatique et de la vision artificielle, de la psychologie de la santé et de la modification du comportement, de la conception axée sur la personne et du contrôle des infections.

Justin Presseau
Dr. Justin Presseau

 

Mise à jour :
L’équipe de recherche, dirigée par L’Hôpital d’Ottawa et composée d’experts mondiaux en psychologie de la santé et en science de la mise en œuvre, cherche des moyens d’aider les Canadiens à cesser de se toucher la région du visage qu’on appelle « zone T ». Elle a trouvé plusieurs facteurs qui pourraient influencer ce comportement critique et la propagation de la maladie. Pendant la saison de la grippe, elle lancera une enquête nationale et interrogera des personnes de partout au pays pour mieux comprendre le toucher de la zone T et ainsi orienter l’élaboration d’une stratégie de protection complémentaire à la distanciation physique, au lavage des mains et au port du masque.

Dr. Smita Pakhale
Dr. Smita Pakhale

Comprendre les effets de la COVID-19 sur les personnes les plus vulnérables à Ottawa

La Dre Smita Pakhale et ses collègues, qui tissent des liens de confiance avec les populations les plus marginalisées d’Ottawa depuis 10 ans grâce à des recherches participatives, miseront sur ces relations pour étudier les répercussions de la COVID-19 sur ces personnes. Les personnes marginalisées qui ont de faibles revenus, qui sont en situation d’itinérance ou qui sont susceptibles de le devenir sont aussi aux prises avec de nombreuses inégalités sociales et en matière de santé, qui peuvent être exacerbées quand survient une crise comme la pandémie de COVID-19. Pour accéder à des services de santé, elles doivent surmonter des obstacles exceptionnels et peuvent être les dernières à obtenir du soutien. Les données recueillies et analysées en collaboration avec des personnes qui ont vécu une telle expérience pourraient servir à élaborer des politiques et des programmes pour mieux aider les populations vulnérables pendant la pandémie de COVID-19 et de prochaines crises.

Mise à jour :
Depuis l’annonce de financement, les chercheurs ont terminé le processus d’approbation éthique et lancé le projet au Centre de mobilisation Bridge de Vanier, à Ottawa. Ils misent sur une approche de recherche participative communautaire, et ont achevé la sélection et la formation des pairs chercheurs de la communauté ayant une expérience vécue. Ces derniers ont aidé à élaborer les questionnaires et les guides d’entrevue. Ils s’activent maintenant à recruter des participants et à recueillir des données par téléphone à partir du Centre, en toute sécurité. Les résultats préliminaires sont intéressants : ils montrent que les populations les plus marginalisées éprouvent plus de difficultés qu’avant la COVID­19. Les chercheurs visent à terminer d’ici quelques mois le recrutement et la collecte de données, ce qui comprend des entrevues semi-structurées pour connaître en détail les expériences vécues par ces populations durant la COVID-19 et un exercice de tri par cartes concernant les messages des médias sur la maladie. Cette approche assure que les personnes à faible niveau de littéracie pourront communiquer leurs pensées et leurs expériences relativement à la pandémie de COVID-19.

Signaler par appareil mobile des effets indésirables d’un vaccin contre la COVID-19

Le Dr Kumanan Wilson et ses collègues tireront profit de leur plateforme de suivi de la vaccination, CANImmunize, pour permettre aux Canadiens de signaler les manifestations cliniques inhabituelles qui pourraient découler d’un vaccin éventuel contre la COVID-19 à l’aide de leur appareil mobile. Il sera indispensable de pouvoir signaler ces situations afin de veiller à la sécurité d’un vaccin potentiel favoriser la confiance de la population. L’équipe a déjà mis au point et évalué une application pilote à des fins de validation en partenariat avec le réseau canadien de sécurité des vaccins, pour surveiller les manifestations cliniques inhabituelles associées au vaccin contre la grippe saisonnière. Aux fins d’évaluation, la fonction de déclaration sera d’abord activée pour les employés participants de L’Hôpital d’Ottawa pendant la saison de la grippe saisonnière, en prévision de la mise au point espérée d’un vaccin contre la COVID-19 en 2021.

Dr. Kumanan Wilson
Dr. Kumanan Wilson

Mise à jour :
L’application a été créée et fait l’objet de tests. CTV National News a parlé du projet en novembre.

Dr. Dean Fergusson
Dr. Dean Fergusson

Essai d’un traitement possible contre la COVID-19 à base de plasma de patients guéris

Les Drs Alan Tinmouth et Dean Fergusson participent à l’effort mondial pour déterminer l’efficacité du plasma de personnes rétablies de la COVID-19 (appelé plasma de convalescent) comme traitement possible contre la maladie. Lorsqu’une personne est atteinte de la COVID-19, son corps produit des anticorps pour combattre le virus. Une fois la personne guérie, les anticorps restent dans son plasma pour le défendre contre une nouvelle infection. En théorie, ces anticorps pourraient être administrés par transfusion à d’autres personnes atteintes de la COVID-19 pour les aider à lutter contre le virus. L’essai sera réalisé par le réseau canadien de recherche sur les transfusions (Canadian Transfusion Research Network, en collaboration avec la Société canadienne du sang et Héma-Québec qui recueilleront et analyseront le plasma de convalescent chez des adultes (étude CONCOR-1) et des enfants (étude CONCOR-Kids).

Mise à jour :
Le traitement proposé, le plasma de convalescent de la COVID-19, est le plasma de personnes qui ont contracté le SRAS-CoV-2 et la COVID-19 et développé des anticorps neutralisants. L’équipe de recherche s’est associée à la Société canadienne du sang et à Héma-Québec pour solliciter, recueillir, préparer et distribuer le plasma de convalescent. L’essai clinique est réalisé de manière randomisée dans 59 endroits au Canada, 3 à New York, 1 en Israël et 3 au Brésil. Le premier patient a été recruté en mai. On en compte aujourd’hui 425, dont plus de 30 à L’Hôpital d’Ottawa. Aucun événement négatif grave n’a été signalé à ce jour en lien avec le plasma de convalescent, alors que 2 400 unités ont été recueillies et distribuées sur le territoire canadien. L’essai se terminera en juin 2021, et les résultats seront diffusés le mois suivant.

Prévoir l’évolution de la COVID-19

Le Dr Doug Manuel et ses collègues ont créé, en partenariat avec Santé publique Ottawa, un site Web interactif (613ottawa.ca) qui présente divers scénarios prévoyant le nombre d’hospitalisations et de décès attribuables à la COVID-19 à Ottawa. Les méthodes élaborées par l’équipe permettront d’améliorer les prévisions relatives à la COVID-19 à l’échelle mondiale, en plus de faciliter la planification à l’échelle locale. Les chercheurs comptent perfectionner leurs méthodes et élaborer des approches encore plus efficaces pour prévoir les effets de différents degrés de distanciation physique. Ces projections seront extrêmement utiles dans le cadre des discussions entourant l’assouplissement des mesures de distanciation physique.

Dr. Doug Manuel
 Dr. Doug Manuel

UPDATE:
Le financement de ce projet a servi à faire fonctionner le site 613covid.ca. L’équipe de recherche est la seule au Canada, et l’une des seules au monde, à publier chaque jour des projections automatisées relatives à la COVID-19. Celles-ci ont été vues plus de 100 000 fois depuis le lancement du site au printemps. Le programme s’est élargi et offre maintenant :

  • des projections des cas et des hospitalisations à court et à long terme;
  • des données de surveillance et de modélisation sur les eaux usées – une première au pays;
  • SCRiPS, un calculateur en ligne utilisé par les experts en santé publique pour orienter l’élaboration des protocoles de contrôle et de dépistage de la COVID-19.
Dr. Jean-Simon Diallo
 Dr. Jean-Simon Diallo

Adapter des médicaments existants et en trouver de nouveaux

Jean-Simon Diallo, Ph.D., et ses collègues ont mis au point un nouveau biocapteur pouvant cerner les médicaments qui empêchent le virus de la COVID-19 de se fixer aux cellules, évitant ainsi l’infection. Les chercheurs ont d’abord l’intention de tester cette technique inédite sur une banque de plus de 1000 petites molécules déjà approuvées pour le traitement d’autres maladies. Ensuite, ils essaieront de trouver de nouveaux antiviraux dans une banque de plus de 200 000 petites molécules.

Mise à jour :
Le projet a pour but de trouver des médicaments antiviraux efficaces contre le coronavirus. Grâce à un nouveau biocapteur de sa conception, l’équipe de recherche peut tester l’action de centaines de milliers de médicaments. Comme première étape, elle visait à relever, parmi plus de 1 000 médicaments déjà approuvés, ceux qui pourraient servir d’antiviraux. Le plus prometteur est un antifongique commun qui semble bloquer l’interaction entre le SRAS-CoV-2 et la protéine à laquelle il se lie en temps normal pour pénétrer les cellules et les infecter. La prochaine étape consiste à mettre à l’essai ce médicament contre le coronavirus en faisant appel à d’autres chercheurs canadiens, et à étendre les essais à beaucoup plus de nouveaux médicaments potentiels.

D’autres projets inspirants

Les projets en cours ne sont que le début. Dans les prochaines semaines, d’autres subventions provenant du Fonds d’urgence COVID-19 seront accordées à des projets de recherche ainsi qu’à la mise au point de traitements novateurs et à de nouvelles façons créatives de combattre le virus. Notre travail n’est toutefois pas encore terminé. Nous avons besoin du soutien des donateurs pour que le Fonds d’urgence COVID-19 puisse continuer d’appuyer les équipes médicales de première ligne et l’achat d’équipement essentiel, et ainsi contribuer aux soins et au confort des patients.

Pour en savoir plus sur notre recherche et les nombreux collaborateurs qui travaillent à la réalisation de ces projets, veuillez consulter le site Web de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa.

Demeurez à l’affût pour en savoir plus sur la façon dont les dons sont utilisés immédiatement et font une différence dans la lutte contre la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa. Si vous souhaitez recevoir des nouvelles directement dans votre boîte de courriel, inscrivez-vous à notre bulletin Liens vitaux.

Nous avons besoin de votre soutien pour financer des projets de recherche sur la COVID-19 afin de contribuer à la lutte mondiale contre cette maladie infectieuse. Faites un don dès aujourd’hui au Fonds d’urgence COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa.

The Ottawa Hospital is a leading academic health and research centre and teaching hospital proudly affiliated with the University of Ottawa.

Doublez votre don aujourd’hui, jusqu’à concurrence de 250 000 $, en appuyant le Fonds d’urgence COVID-19.

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La Fondation de la famille Nanji offre de doubler les dons versés au Fonds d'urgence COVID-19 jusqu’à 100 000 $

LE 29 AVRIL 2020, OTTAWA (Ont.) – Le Fonds d’urgence COVID-19 de L’Hôpital d’Ottawa a reçu un important coup de pouce grâce à la Fondation de la famille Nanji qui a offert de doubler les dons reçus jusqu’à concurrence de 100 000 $.

« La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa est profondément reconnaissante de l’appui de la Fondation de la famille Nanji et espère que ce geste de générosité inspirera d’autres personnes à donner », affirme Tim Kluke, PDG de la Fondation.

Le Fonds d’urgence COVID-19 viendra en aide aux patients et au personnel directement touchés par la pandémie de COVID-19. Ainsi, vos dons et les dons de contrepartie de la Fondation de la famille Nanji serviront :

  • au soutien des équipes de soins de première ligne
  • à l’achat d’équipement de protection spécialisé
  • à l’élaboration de traitements novateurs grâce à des technologies spécialisées de pointe
  • aux soins et au réconfort des patients
  • au soutien des scientifiques et des chercheurs travaillant à combattre la COVID-19.

Au fur et à mesure de l’évolution de la pandémie, des histoires de générosité exceptionnelle émergent. Notre équipe de soins de première ligne doit s’adapter rapidement et les dons aideront à protéger le personnel et les patients. Ils appuieront également nos chercheurs qui participent à la lutte mondiale contre la COVID-19. La Fondation de la famille Nanji a contribué de façon importante à ces efforts collectifs par un don total de 1,6 M$ à 16 hôpitaux du Canada.

Nous sommes très reconnaissants de l’appui de la collectivité et nous remercions la famille Nanji pour son leadership inspirant.

À propos de L’Hôpital d’Ottawa

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au Canada. Inspirés par la recherche et guidés par la compassion, son personnel de soutien, ses chercheurs, ses infirmières, ses médecins et ses bénévoles assurent l’excellence des soins et persévèrent à trouver des solutions aux défis les plus complexes en santé.

Affilié à l’Université d’Ottawa, l’Hôpital attire sur ses nombreux campus des esprits scientifiques parmi les plus influents au monde. L’enseignement et la recherche sont au cœur de nos activités. Nos techniques de pointe et les fruits de nos recherches sont adoptés partout dans le monde.

Nous sommes le centre régional de traumatologie de l’Est ontarien et nos soins nous ont valu l’agrément avec mention d’honneur, reconnaissance la plus prestigieuse d’Agrément Canada. Nos programmes de recherche novateurs nous placent à l’avant-garde des progrès scientifiques mondiaux en thérapeutique anticancéreuse, en traitement de maladies chroniques, en épidémiologie clinique, en neurosciences, en médecine régénératrice et en innovation pratique.

Grâce au généreux soutien financier de la collectivité, nous continuons d’offrir des soins de calibre mondial avec une compassion digne des personnes qui nous sont chères.

Pour en savoir plus sur L’Hôpital d’Ottawa, consultez le www.ohfoundation.ca.

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Relever les défis de la COVID-19

La dernière pandémie remonte à plus de dix ans. S’il est difficile de prévoir quand surgira et comment évoluera une pandémie, les experts à L’Hôpital d’Ottawa sont prêts à jouer un grand rôle dans le combat mondial contre la COVID-19.

À mesure que la pandémie de COVID-19 évolue, des experts à L’Hôpital d’Ottawa et nos partenaires dans toute la région ne ménagent rien pour faire cesser la propagation de cette maladie infectieuse. Que ce soit par notre plan de préparation aux crises ou nos recherches en cours sur la COVID-19, nous possédons le savoir et l’expérience voulus pour prendre le taureau par les cornes. Nos chercheurs font appel à leur expertise unique et explorent plus de 50 projets de recherche sur la COVID-19 pour contribuer au combat mondial contre ce virus.

Tous les exercices de simulation et projets de recherche envisagés à L’Hôpital d’Ottawa pour la COVID 19 se feront avec de l’équipement de recherche, des ressources et des installations mis au point pendant des années, grâce au généreux soutien de notre collectivité.

« Grâce au généreux soutien de la collectivité au fil des années, nous avons mis au point des installations et des technologies de recherche uniques que nous nous empressons de mettre à profit pour combattre la COVID-19, affirme le Dr Duncan Stewart, vice-président exécutif, Recherche, L’Hôpital d’Ottawa. Par ailleurs, le soutien de notre population pour la recherche aujourd’hui aura pour heureuse conséquence que nous serons prêts à relever les défis de demain, quels qu’ils soient. »

Calmer le système immunitaire des personnes gravement malades

Le Dr Stewart dirige une équipe de chercheurs qui œuvre à lancer un essai clinique de la thérapie par cellules stromales mésenchymateuses (CSM) pour traiter la COVID-19 chez les patients aussi atteints du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA).

Le système immunitaire est critique pour défendre l’organisme contre la COVID-19, mais il peut aussi se suractiver et endommager gravement les poumons. Chez les patients atteints de la COVID 19, le SDRA est la principale cause de symptômes graves et de décès.

Des études montrent que les cellules souches, appelées cellules stromales mésenchymateuses (CSM), peuvent calmer un système immunitaire survolté et aider ainsi les patients atteints du SDRA causé par certaines infections.

Experts en fabrication de CSM, nos chercheurs ont réalisé une première mondiale : un essai clinique des CSM pour traiter le choc septique. Ils mettront ces atouts à profit, probablement de concert avec des partenaires ontariens et européens, afin de trouver des thérapies nouvelles pour les patients atteints de la COVID 19.

Adapter et créer des médicaments

D’autres chercheurs à L’Hôpital d’Ottawa et à l’Université d’Ottawa évaluent le potentiel de certains médicaments pour traiter une infection à la COVID-19. Taha Azad, Ph.D., Ragunath Singaravelu, Ph.D., Jean-Simon Diallo, Ph.D. et le Dr John Bell ont innové en créant des biosenseurs capables de déceler des médicaments à petites molécules pouvant empêcher le virus de la COVID-19 de se fixer aux cellules de l’organisme, prévenant ainsi l’infection. Ils commenceront par consulter le répertoire de plus de 1 000 petites molécules approuvées pour traiter d’autres maladies. Puis, ils tâcheront de trouver les médicaments antiviraux qui pourraient traiter efficacement ce virus.

Researcher doing work in a laboratory.
Dr John Bell

 

Apprendre de nos patients atteints de la COVID-19 et mettre des thérapies à l’essai

Les chercheurs du monde entier mettent en commun leurs expériences et leurs découvertes et collaborent pour trouver la meilleure façon de traiter les patients atteints de la COVID-19

Les chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa et de l’Université d’Ottawa mettent l’épaule à la roue en tentant de créer un registre des patients atteints de la COVID-19 dans notre région. Avec les Drs Michaeline McGuinty William Cameron à la barre, ils veulent trouver les caractéristiques communes aux différents cas d’infection et déterminer l’efficacité des traitements. Ils utiliseront aussi des échantillons de sang pour étudier le virus et voir comme l’organisme réagit à chaque traitement.

« Grâce au généreux soutien de la collectivité au fil des années, nous avons mis au point des installations et des technologies de recherche uniques que nous nous empressons de mettre à profit pour combattre la COVID-19. » — Dr Duncan Stewart, vice-président exécutif, Recherche, L’Hôpital d’Ottawa

Vers un vaccin

Pendant que certains cherchent de meilleurs traitements contre la COVID-19, Carolina Ilkow, Ph.D., le Dr John Bell et leur équipe d’experts en fabrication de virus contre le cancer à L’Hôpital d’Ottawa poursuivent sans relâche leurs travaux pour créer un vaccin, de concert avec des scientifiques au Canada et dans le monde. Ce vaccin contiendrait de petites parties du matériel génétique du virus de la COVID 19 intégrées dans un virus différent qui ne cause pas de symptômes chez les humains. Ce vaccin viral se reproduit et produirait son propre adjuvant, substance qui stimule le système immunitaire pour accroître l’efficacité du vaccin. Une fois un vaccin prometteur créé, l’équipe pourra en générer en grande quantité dans le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa. Il s’agit du seul laboratoire en milieu hospitalier au pays capable de produire des vaccins et des thérapies à base de virus pour des essais cliniques.

 

Mettre notre préparation à l’essai

L’agilité de nos chercheurs face à la COVID-19 est évidente. Cependant, bien avant l’apparition de ce virus, L’Hôpital d’Ottawa se préparait déjà à l’éventualité d’une pandémie. Lorsqu’il s’agit de se préparer pour le pire, nous montrons la voie en produisant de solides stratégies de gestion de crise.

Les Unités de soins intensifs aux campus Général et Civic, où nous traiterons les patients atteints de la COVID-19 qui ont les symptômes les plus aigus, pourront tripler leur capacité en cas de besoin. Si cette capacité accrue ne suffit pas, nous utiliserons d’autres locaux de l’Hôpital pour traiter les patients les plus gravement atteints.

Dans l’Est ontarien, les hôpitaux collaborent à créer une stratégie de cheminement des patients en cas de besoin. Nous pourrons transférer à des hôpitaux désignés les patients atteints de la COVID-19 qui ont besoin de soins aigus ou critiques. Les patients qui n’ont pas besoin de ce niveau de soins seront transférés au milieu hospitalier le plus adéquat. Ainsi, le système de santé ne sera pas engorgé par l’éclosion de COVID-19.

Les exercices de simulation sauvent des vies

Dans un hôpital qui a cent ans, transférer des patients de l’Urgence aux Soins intensifs présente tout un défi. Voilà pourquoi le Centre de compétences et de simulation de l’Université d’Ottawa a préparé le personnel en organisant des exercices de simulation et des essais.

Pendant les exercices, un mannequin doté de technologies de pointe et qui peut éternuer sert à perfectionner le transfert et le transport sécuritaires d’un patient gravement malade en arrêt respiratoire.

Les simulations sont essentielles, car elles permettent au personnel de se perfectionner dans un milieu réel et en temps réel, de corriger le tir au besoin, et, au bout du compte, de mieux soigner les patients. Un peu comme les simulations de Code orange tenues deux mois avant l’accident d’autobus à la station Westboro le 11 janvier 2019, cette formation pratique prépare encore mieux le personnel de première ligne.

Le 6 novembre 2018, L’Hôpital d’Ottawa avait effectué un exercice d’intervention d’urgence afin de toujours mieux se préparer aux catastrophes, dont le lancement d’un vrai Code orange.

Seulement deux mois plus tard, un autobus à deux étages a fait collision avec la station Westboro. En tout, 13 patients gravement blessés ont été transportés à l’Urgence. Grâce à l’exercice de simulation, le personnel de L’Hôpital d’Ottawa était encore mieux préparé à sauver des vies.

Votre appui est essentiel

Un hôpital fort a besoin du soutien de la population, surtout pendant cette période sans précédent. Appuyez dès aujourd’hui des soins de calibre mondial et une recherche de pointe. Vous pouvez appuyer des soins de calibre mondial et une recherche de pointe qui sauvent des vies tous les jours.

Doublez votre don aujourd’hui, jusqu’à concurrence de 250 000 $, en appuyant le Fonds d’urgence COVID-19.

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Place aux femmes inspirantes de L’Hôpital d’Ottawa

Femmes médecins, infirmières et chercheuses, à L’Hôpital d’Ottawa, nous célèbrons toutes ces femmes inspirantes qui pilotent la transformation du milieu de la santé. Elles montrent la voie vers une vie meilleure aux patients et aux familles qui, chaque jour, franchissent nos portes.

Certaines des femmes leaders en santé les plus avant-gardistes au monde travaillent à L’Hôpital d’Ottawa. Nos femmes médecins, chercheuses et cliniciennes ouvrent la voie de l’avenir en menant des recherches de pointe et en offrant des soins de calibre mondial.

Dre Virginia Roth
Dre Virginia Roth

En tête du peloton pour ses soins et sa recherche, L’Hôpital d’Ottawa cherche toujours à mieux soigner les patients et à atteindre des sommets. Pour ce faire, il doit entre autres motiver plus de femmes à devenir cadres.

Première femme médecin-chef à L’Hôpital d’Ottawa, la Dre Virginia Roth œuvre depuis plus de deux décennies à mieux comprendre certaines des maladies infectieuses les plus craintes autour du globe, de même qu’à aider les femmes à assumer de plus grandes responsabilités professionnelles.

Pour les femmes, par des femmes

Rêvant d’abord d’être neurochirurgienne, la Dre Roth a choisi une carrière qui lui a permis de transformer la vie de bien des femmes d’ici. Elle a co-fondé le Comité sur le leadership des femmes médecins pour cibler et faire avancer d’éventuelles dirigeantes à L’Hôpital d’Ottawa. « Nous devons reconnaître, appuyer et encourager ces femmes pour qu’il y ait vraiment parmi nous les meilleurs leaders », affirme-t-elle.

De grands progrès ont été réalisés depuis la création du Comité il y a six ans. Nous recrutons davantage de femmes médecins et les femmes occupent une plus forte proportion des postes de médecin et de chef de division.

« Il y a eu un virage culturel, car le nombre de femmes médecins est à la hausse à l’Hôpital, se réjouit la Dre Roth. Surtout dans des domaines comme la médecine et la chirurgie, où il y avait moins de femmes dans le passé. »

Former les femmes cadres d’aujourd’hui et de demain

Selon la Dre Roth, le Dr Jack Kitts, président-directeur général de L’Hôpital d’Ottawa, a aidé à piloter cette initiative. Encadrement et formation ont ouvert aux femmes en médecine des avenues jusqu’ici inexplorées.

« C’est au sommet que tout commence et si nos leaders ne voient pas l’importance de ce projet, nos efforts ne porteront pas de fruits », estime la Dre Roth.

La médecin-chef souhaite inspirer plus de femmes et les guider vers des postes de cadres à L’Hôpital d’Ottawa.

Nous vous présentons quelques-unes des nombreuses femmes qui transforment le milieu de la santé ici même à Ottawa et dans le monde.

Dre Kari Sampsel

Directrice médicale du Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire de L’Hôpital d’Ottawa

Dre Kari Sampsel
Dre Kari Sampsel

Étudiante en médecine, la Dre Kari Sampsel se demandait si elle était faite pour l’oncologie. Mais en première année, elle a été invitée à faire un quart de travail à l’Urgence, et ce fut le coup de foudre.

Pendant sa formation, elle a pu travailler avec un médecin légiste qui a galvanisé son intérêt pour la médecine légale, notamment les soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire. Jusqu’ici, comme directrice médicale du Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire, la Dre Sampsel a soigné avec compassion et expertise des milliers de ces victimes le jour qui fut sans doute l’un des pires de leur vie. « Défendre les intérêts des personnes victimisées ou sans voix, les aider à se remettre sur pied, c’est extrêmement gratifiant », exprime la Dre Sampsel.

 

Être femme médecin dans ce domaine est une expérience unique. « Même si plus de 50 % des étudiants en médecine sont des femmes, on présuppose toujours que le médecin est un hommes, se désole-t-elle. Lorsque j’entre dans la chambre, personne ne soupçonne que je suis le médecin à la tête de l’équipe. »

Trouver sa place dans une telle structure n’est pas sans difficulté, surtout comme chercheuse, cadre et clinicienne. Mais la Dre Sampsel a relevé le défi sans hésiter, à l’exemple des femmes fortes qui l’ont élevée. « Ma grand-mère a été une féministe pure et dure avant son temps, dit-elle. Ma mère a tracé sa propre voie, en restant à la maison pour élever ses enfants à l’apogée de la première vague féministe, puis en retournant à l’université pour obtenir son diplôme à 40 ans et faire carrière tout en étant une maman superfemme! »

La Dre Sampsel n’a jamais craint de poursuivre ses rêves. Elle estime que plusieurs mentores et amies l’ont inspirée à toucher la vie des patients et elle souhaite faire de même pour d’autres femmes.

Kednapa Thavorn, Ph.D.

Scientifique et directrice scientifique de l’équipe d’économie de la santé au Centre de méthodologie d’Ottawa de L’Hôpital d’Ottawa

Kednapa Thavorn, Ph.D.
Kednapa Thavorn, Ph.D.

Comme économiste de la santé au Centre de méthodologie de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Kednapa Tahvorn n’a qu’un but : améliorer les politiques de soins et, par conséquent, la qualité des soins. L’auteure de nombreuses publications a toujours trouvé qu’il est motivant et gratifiant de savoir que ses résultats de recherche améliorent la prise de décisions et, par le fait même, les soins et l’administration hospitalière.

La chercheuse croit qu’à titre d’une des rares femmes économistes de la santé à notre hôpital, elle peut apporter des points de vue différents et parfois uniques pendant des réunions et au sein de comités à composition plutôt homogène.

« Je crois que la diversité des effectifs peut favoriser la créativité et l’innovation. Le tissage des expériences, des idées et des domaines disparates donne lieu à des échanges fructueux qui font avancer notre hôpital. » – Kednapa Thavorn, Ph.D.

Que conseille-t-elle aux jeunes chercheuses? Avoir confiance en ses capacités. « Trouvez de bonnes mentores prêtes à transmettre leurs compétences et connaissances et à offrir un soutien continu. Créer un réseau professionnel peut ouvrir d’innombrables horizons. Votre réseau peut vous apporter des compétences et un savoir additionnels pour faciliter votre tâche, mieux la réaliser ou obtenir le poste que vous voulez. »

Dre Jessica Dy

Chef de division, Obstétrique et gynécologie générales

Dre Jessica Dy
Dre Jessica Dy

Comme médecin, la Dre Jessica Dy se passionne pour la médecine et la chirurgie. Voilà une des raisons pour lesquelles elle aime beaucoup être chef de la Division d’obstétrique et de gynécologie générales. L’obstétricienne est fière d’accompagner les mères enceintes (et leur famille) pour les aider à vivre une grossesse en santé. « Accueillir une nouvelle vie me remplit de joie, reconnaît-elle, mais je tire aussi beaucoup de satisfaction du fait que nous sauvons tous les jours la vie de mères. »

Comme femme médecin dans ce domaine, elle se sent profondément solidaire des femmes, et mères, qui la consultent. « Je crois que mes patientes sont réconfortées par le fait que j’aie moi aussi connu l’expérience de douleurs menstruelles. Et comme mère de trois enfants, je peux leur parler avec confiance des douleurs de la grossesse, du travail et de toutes les belles choses qui entourent l’arrivée d’un nourrisson », explique-t-elle.

La Dre Dy est bien consciente des défis que doivent relever les femmes qui occupent des postes de médecin dirigeant.

« Une femme occupe son poste parce qu’elle a travaillé particulièrement fort pour l’obtenir. » – Dre Jessica Dy

Que conseille-t-elle aux jeunes femmes qui songent à faire carrière en médecine? « C’est une très belle carrière, mais il faut être prête à travailler fort et à se battre pour se tailler une place ».

Angela Crawley, Ph.D.

Scientifique, Programme des maladies chroniques, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa

Angela Crawley, Ph.D.
Angela Crawley, Ph.D.

Vous êtes-vous déjà demandé comment évoluent la médecine et les soins dont tant de gens dépendent aujourd’hui? C’est grâce à des leaders en recherche comme Angela Crawley, Ph.D., qui consacre une grande part de sa vie à la recherche sur les infections chroniques et les maladies du foie. Notamment, la chercheuse mène des études sur des maladies qui touchent des personnes parmi les plus vulnérables.

Enfant, Angela Crawley voulait déjà suivre les traces de son grand-père, le chercheur John Crawley, Ph.D., D.V.M. Puis, au long de sa carrière, elle a aussi été inspirée par de nombreux autres scientifiques, hommes et femmes, dont elle suivait les cours et recevait les conseils. Elle a été émerveillée par l’expérience collective de femmes extraordinaires venues diversifier les effectifs de nos instituts de recherche. « Les femmes leaders sont en minorité et donc, il y a moins de modèles pour inciter d’autres femmes à faire carrière en recherche biomédicale, déplore-t-elle. En revanche, j’ai connu pendant mon parcours universitaire et professionnel d’innombrables femmes exceptionnelles. »

Angela Crawley croit fermement que toutes ces femmes, elle comprise, ont obtenu leur poste en science par leur assiduité à la tâche, chacune apportant ainsi énormément à sa discipline respective. « Derrière cette femme, il y a souvent bien des réalités complexes (relations, problèmes de santé, enfants, etc.) qu’elle doit savoir jongler tandis qu’elle avance dans sa carrière et se démène pour maintenir la barre haute, se préparer à surmonter les obstacles qui l’attendent et se surpasser », dit-elle.

Dévouée à la cause de la diversité et de l’égalité des sexes à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, Mme Crawley prête main-forte lors d’ateliers offerts à l’intention d’étudiants en médecine et de résidents sur le harcèlement et l’intimidation. Elle a aussi formulé des recommandations pour le recrutement, le maintien en poste et la reconnaissance professionnelle de femmes scientifiques.

Faire carrière en recherche est parfois ardu, surtout pour les femmes. Angela Crawley sert de modèle à beaucoup de chercheuses aux études supérieures, qu’elle encourage fortement à poursuivre leur passion et à optimiser leurs atouts en science, malgré les défis inhérents au domaine et les incertitudes de l’avenir. Elle est convaincue que bien encadrées, les femmes peuvent se tenir debout et naviguer vers le succès, tandis que les autres complexités de la vie comme l’amour et la famille finissent par se placer.

Debra Bournes, Ph.D.

Chef des Soins infirmiers et vice-présidente des Programmes cliniques

Debra Bournes, Ph.D.
Debra Bournes, Ph.D.

Debra Bournes, Ph.D., n’avait jamais pensé devenir infirmière, mais lorsque l’occasion de faire des études dans ce domaine s’est présentée, elle n’a pas hésité à la saisir. Dans son premier poste comme infirmière, elle a découvert combien elle aimait les soins infirmiers. Elle a compris qu’une infirmière a la possibilité et la responsabilité de faire une grande différence dans la vie des autres, accompagnant des patients et des familles qui traversent des moments parmi les plus difficiles de leur vie.

Aujourd’hui, comme chef des Soins infirmiers et vice-présidente des Programmes cliniques, Debra Bournes continue de faire une différence d’une tout autre ampleur. Elle crée et soutient désormais des méthodes et systèmes régionaux et provinciaux pour que les infirmières et les autres professionnels de la santé puissent offrir aux patients des soins personnalisés et exceptionnels. Elle travaille avec les équipes de soins pour améliorer l’expérience du patient en l’invitant à participer à ses soins. De plus, elle contribue à créer des milieux de travail de qualité où les équipes se sentent valorisées, motivées et inspirées à atteindre l’excellence.

Si Debra Bournes a aujourd’hui confiance en ses capacités de leader et de mentore, c’est parce qu’elle a elle-même bénéficié du soutien de plusieurs femmes extraordinaires au long de sa carrière. « Dans mon premier poste comme cadre, Gail Mitchell, Ph.D., était ma mentore, explique-t-elle. Alors directrice des soins infirmiers où je travaillais, elle m’a montré à diriger et à continuer de m’investir dans ce qui me passionnait, même dans les moments difficiles, parce que savoir qu’on fait changer les choses, ne serait-ce qu’un tout petit peu à la fois, en vaut vraiment la peine. Elle m’a aussi présenté Rosemarie Rizzo Parse, Ph.D., qui joue encore un grand rôle dans ma vie. Son travail a changé du tout au tout mes rapports avec les autres et m’a façonnée comme leader.

Mary Ferguson-Paré, Ph.D., a été une autre source d’inspiration pour Debra Bournes. Ensemble, elles ont fondé la culture et l’équipe de recherche qui favorisent les progrès et l’innovation en sciences infirmières et en soins personnalisés. « Toutes ces femmes incroyables continuent de m’apporter leur sagesse et ainsi, j’arrive à faire tout ce que je fais! », affirme Mme Bournes.

Elle continue aussi d’être inspirée au quotidien par le savoir et les compétences de toutes les femmes qui travaillent à L’Hôpital d’Ottawa. « Je me sens privilégiée d’avoir de telles collègues, d’apprendre d’elles et d’être mise au défi par elles, révèle Mme Bournes. Chacune fait chaque jour une différence. Voilà une partie de ce qui rend L’Hôpital d’Ottawa un lieu de travail exceptionnel. »

Dre Jacinthe Lampron

Directrice médicale, Programme de traumatologie

Dre Jacinthe Lampron
Dre Jacinthe Lampron

La Dre Jacinthe Lampron s’est toujours intéressée à la chirurgie, mais c’est la traumatologie qui l’a séduite lorsque la jeune médecin a été déployée en Afghanistan, où elle était affectée à l’unité médicale des Forces armées canadiennes. « Là-bas, il y avait des traumatismes majeurs tous les jours. Je me suis aperçue que les techniques de réanimation et de chirurgie me permettaient de faire toute une différence pour les patients gravement blessés », affirme la Dre Lampron.

Ses activités à Kandahar ont certainement entretenu sa passion pour sauver la vie des personnes les plus gravement blessées, mais la Dre Lampron estime que c’est la Dre Najma Ahmed, sa superviseure et mentore pendant sa résidence en chirurgie, qui a piqué sa curiosité pour ce domaine médical. « Il n’y a aucun doute qu’elle a inspiré et probablement défini mon choix de carrière, affirme-t-elle. Il est très utile d’avoir une mentore afin de nous orienter au sein du système où nous travaillons. »

La Dre Lampron espère qu’elle pourra à son tour devenir mentore et aider des résidentes et des femmes collègues à sentir qu’elles peuvent poursuivre leurs plus grands intérêts, quels qu’ils soient. « Je crois au principe de l’égalité des chances, dit-elle. Si quelqu’un s’intéresse à un poste, son sexe ne devrait pas avoir d’importance. Ce qui compte, c’est la justice et la compétence. »

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux universitaires d’enseignement et de recherche et est le fier partenaire de l’Université d’Ottawa.

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