Garder espoir malgré un diagnostic de cancer agressif de la peau

L’espoir est maintenu grâce à des scientifiques qui ne baissent jamais les bras, qui sont déterminés à changer la donne en matière de cancer et à offrir une meilleure chance de survie aux patients comme Dan Collins.

Garder espoir malgré un diagnostic de cancer agressif de la peau

Dan Collins avait 62 ans lorsqu’il a reçu un diagnostic de mélanome de stade 4. En apprenant qu’il était atteint de cette forme agressive de cancer, il a d’abord craint pour sa vie. Toutefois, l’immunothérapie lui a redonné espoir. Cet espoir a été nourri par des scientifiques qui ne baissent jamais les bras et qui sont déterminés à changer la donne en matière de cancer et à offrir une meilleure chance de survie aux patients comme lui. L’espoir qu’un remède s’en vient.

Découverte d’une masse

Alors qu’il se déplaçait en avion pour le travail il y a quatre ans, Dan a commencé à ressentir une douleur à l’arrière de la tête lorsqu’il l’appuyait sur le banc d’avion. Il a consulté son médecin de famille pour savoir ce qui causait cette douleur. Une échographie a révélé la présence d’une bosse interne qui ressemblait à un kyste.

Dan a subi une première biopsie, puis il a été aiguillé vers un chirurgien du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa. Une autre biopsie a révélé que le kyste était en fait une masse : un mélanome. « J’avais peur. Le cancer a déjà frappé fort dans ma famille. Il a emporté mes deux frères aînés et mon père », se rappelle Dan.

Malheureusement pour lui, la masse grossissait, et elle grossissait rapidement. À la fin du mois de juillet, elle avait la taille d’une balle de golf, alors qu’elle n’était pas visible deux mois auparavant. Sa chirurgienne en oncologie, la Dre Stephanie Obaseki-Johnson, avait d’abord pensé à faire réduire la tumeur avant de la retirer par chirurgie, mais celle-ci grossissait trop vite.

Dan Collins with Oncologist Dr. Michael Ong of The Ottawa Hospital in a patient room.
Dan Collins avec le Dr. Michael Ong, oncologue.

Il fallait intervenir rapidement

Le 11 août 2015, Dan a subi une chirurgie qui a duré presque toute la journée. Il s’est réveillé avec 25 agrafes et 38 points de suture à l’arrière de la tête. Durant son rétablissement, Dan s’est souvenu d’un dicton qui l’a aidé à passer au travers de cette épreuve : « N’aie pas honte de tes cicatrices. Elles sont la preuve que tu as survécu à l’ennemi. »

La force puisée dans ce dicton serait nécessaire pour affronter les nouvelles qui l’attendaient. En effet, à peine deux semaines après l’opération, la masse était de retour. Ses médecins ont également découvert une masse dans son poumon droit et des taches sur la paroi de son ventre. Il avait un cancer de stade 4 – un cancer métastatique. Il s’agissait d’un cancer agressif et cela lui a fait penser aux membres de sa famille qu’il avait perdus et à ce qui allait lui arriver.

Nouvelle génération de traitement

On lui a rapidement présenté le Dr Michael Ong, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa, qui lui a parlé de l’immunothérapie – une nouvelle génération de traitement qui, l’espère-t-on, remplacera un jour les traitements traditionnels qui peuvent parfois être difficiles à tolérer, comme la chimiothérapie. Le Dr Ong lui a prescrit quatre fortes doses d’immunothérapie. Au même moment, Dan a commencé la radiothérapie (22 séances en tout). Il recevait une immunothérapie au Centre de cancérologie toutes les trois semaines. Entre chaque traitement, des radiographies permettaient de suivre l’évolution des tumeurs.

« Chaque radiographie montrait une diminution de la taille des tumeurs. Ma peur a alors commencé à se transformer en espoir. » – Dan Collins, patient

Dan a terminé l’immunothérapie en décembre 2015. Il ne lui restait plus qu’à attendre. « Ce traitement novateur a été conçu pour aider mon propre système immunitaire à attaquer les cellules cancéreuses. Seul le temps permettrait de voir si mon corps répondait bien », raconte Dan.

Les taches sur la paroi de son estomac diminuaient, mais la masse au poumon ne bougeait pas. Le Dr Ong a donc décidé de prescrire un autre type d’immunothérapie comportant 24 traitements.

L’oncologue de Dan lui a appris que son mélanome, extrêmement mortel au départ avec peu d’options de traitement, pouvait maintenant être traité efficacement au moyen de nombreuses thérapies différentes.

« À mes débuts comme oncologue, il y a dix ans, le mélanome était pour ainsi dire incurable. Seulement 25 % des patients survivaient à la première année. Aujourd’hui, on peut s’attendre à ce que plus des trois quarts des patients soient en vie après un an. Nombre d’entre eux guérissent de leur cancer métastatique et cessent leur traitement. Nous pouvons maintenant empêcher 50 % des récidives de mélanomes à risque élevé grâce aux progrès de l’immunothérapie », explique le Dr Ong.

Dan a terminé l’immunothérapie en septembre 2017.

Oncologist Dr. Michael Ong posing with armed crossed at The Ottawa Hospital.
Dr Michael Ong, oncologue à L’Hôpital d’Ottawa.

Aujourd’hui, aucun signe de cancer

Dan repense au jour où il a reçu son diagnostic. Il se demandait s’il allait mourir. « Je crois que si je suis en vie aujourd’hui, c’est grâce à la recherche et à ceux qui ont donné généreusement avant moi. »

Il se souvient du jour où son frère Rick est décédé d’un cancer en 2007. « Au moment où il a été pris en charge, son médecin lui a demandé s’il voulait participer à une étude de recherche. Le médecin a été honnête avec lui : le traitement ne permettrait pas de le guérir, mais il pourrait peut-être aider les futurs patients. » Dan réfléchit un peu et poursuit : « J’aime à penser qu’il a contribué à ma rémission. Il m’a peut-être sauvé la vie. Chose certaine, la recherche a changé la donne dans mon cas. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en ce qui concerne l’immunothérapie offerte aux patients. La recherche et les traitements qui sauvent des vies à L’Hôpital d’Ottawa ont changé les choses pour Dan. Il espère que les progrès permettront de guérir encore plus de patients, non seulement ici, mais partout dans le monde.

Donnez aujourd’hui pour soutenir la recherche qui sauve des vies à L’Hôpital d’Ottawa et aide des patients comme Dan.

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Karen Lawrence a subi des tests génétiques qui ont révélé qu’elle est porteuse d’un gène qui cause la SLA, une maladie qui a emporté 14 membres de sa famille. Elle a peur, non seulement du jour où la maladie pourrait se déclarer, mais aussi d’avoir transmis ce gène à ses trois fils.

Une course contre la montre

Karen Lawrence sait très bien ce que c’est que d’aider ceux qui en ont besoin. Après tout, elle est gestionnaire clinique en oncologie à L’Hôpital d’Ottawa. Son poste, qui consiste en gros à prodiguer des traitements et des soins spécialisés à certains des patients les plus mal en point de l’hôpital, lui a enseigné à quel point il importe de défendre les intérêts des personnes malades et d’amasser des fonds pour la recherche essentielle.

Aujourd’hui, sachant que son propre corps commencera bientôt à se détériorer, elle réfléchit à sa vie, et à l’avenir de ses trois fils.

Incertitude quant à l’avenir

Le 27 janvier 2014, Karen a reçu les résultats d’un test génétique qui ont confirmé une de ses plus grandes peurs. Elle est porteuse d’un gène qui cause la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie rare qui paralyse graduellement les personnes atteintes en détruisant les neurones moteurs responsables d’envoyer les signaux du cerveau vers les muscles.

Assise dans son salon, Karen fixe une grande horloge montée au mur et réfléchit à l’importance du temps – chaque seconde qui passe la rapproche de son inévitable destin. Comme tant d’autres membres de sa famille avant elle, Karen contractera la maladie. C’est seulement une question de temps.

« Ma famille souffre de la forme familiale de la SLA, explique-t-elle avec tristesse. Cette maladie dévastatrice a emporté 14 membres de ma famille, dont mon père. »

Après avoir vu la SLA rendre son père incapable de faire quoi que ce soit, tout en restant parfaitement lucide, Karen est cruellement consciente que pour le moment, on ne peut vaincre cette maladie. « Les espoirs sont encore très minces. Aujourd’hui, tout n’est que douleur et souffrance. Devant de telles perspectives d’avenir, nous devons trouver un traitement curatif, le plus rapidement possible », ajoute-t-elle.

 

Karen Lawrence sitting at the kitchen table in her home.
Les résultats d’un test génétique ont révélé que Karen Lawrence est porteuse d’un gène qui cause la SLA.

Liens familiaux

À l’époque, personne dans la famille de Karen n’était conscient du problème. Plusieurs membres de sa famille élargie ont reçu un diagnostic de SLA et sont décédés avant qu’on réalise ce qui se passait. C’est seulement quand son grand-père, son oncle et son père ont reçu le diagnostic que la famille a commencé à envisager la probabilité d’un problème génétique. Les femmes de sa famille, sa tante et des cousines, ont reçu le diagnostic dans la quarantaine. Les hommes ont reçu leur diagnostic un peu plus tard, mais tous avant d’atteindre 60 ans. Après le diagnostic, la plupart ont survécu entre 12 et 18 mois.

Avec un risque de 50 % d’être porteuse du gène, Karen était toujours inquiète. « C’est comme être une cible vivante. On est toujours en attente », explique-t-elle. Et elle n’en pouvait plus d’attendre. Elle a donc décidé de faire des tests de dépistage.

« Je me sens comme une cible vivante. » – Karen Lawrence

« Quand on m’a dit que j’étais porteuse du gène, je suis restée très calme jusqu’à ce que je pense à mes enfants, c’est alors que j’ai fondu en larmes. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment ressenti le choc. J’avais potentiellement transmis une maladie mortelle à mes enfants. C’est extrêmement lourd à porter. »

Et la course commence

Quand Karen a appris qu’elle était porteuse du gène, chaque petit incident comme laisser tomber un crayon ou trébucher légèrement la projetait vers l’avenir.

Karen est parfaitement consciente que ce n’est qu’une question de temps avant que son cerveau ne puisse plus communiquer avec ses muscles. Un jour ou l’autre, elle aura des problèmes d’équilibre, puis elle perdra la capacité de marcher, puis de parler et de manger. Mais son esprit restera parfaitement intact, prisonnier de son corps jusqu’à ce que la SLA lui fasse perdre la capacité de respirer. Après avoir vu son père subir le même sort quelques années auparavant, Karen a une excellente idée de ce qui se passera et de ce qu’elle ressentira.

Alors, comment compose-t-elle avec ces sombres perspectives d’avenir? Elle court, littéralement. Et elle en profite pour amasser des sommes substantielles au profit des soins et de la recherche sur les maladies neuromusculaires.

Elle a couru son tout premier marathon à Copenhague et son deuxième à New York. Récemment, elle a pris part à l’événement Courez pour une raison de L’Hôpital d’Ottawa où, avec son équipe, elle a amassé des fonds destinés à la création d’un tout nouveau Centre sur les maladies neuromusculaires ici même à Ottawa.

« La course est commencée pour financer la recherche en vue de trouver un traitement curatif ou une solution pour prévenir l’apparition de la maladie avant que mes trois magnifiques garçons soient obligés de prendre la décision déchirante de faire des tests de dépistage ou non, comme moi. » – Karen Lawrence

Drs. Jodi Warman Chardon and Robin Parks were instrumental in establishing the NeuroMuscular Centre, which opened in 2018.
Les docteurs Jodi Warman Chardon et Robin Parks ont joué un rôle déterminant dans la création du Centre sur les maladies neuromusculaires qui a ouvert ses portes en 2018.
Karen Lawrence, Clinical Manager of Oncology, standing in a hallway at The Ottawa Hospital
Karen Lawrence est la gestionnaire clinique en oncologie à L’Hôpital d’Ottawa.

Un nouveau Centre sur les maladies neuromusculaires

Dans l’Est de l’Ontario, des milliers de personnes sont touchées par une maladie neuromusculaire. Jusqu’à tout récemment, les patients devaient aller à Montréal ou à Toronto pour participer à des essais cliniques en vue de contribuer à la poursuite des recherches sur ces maladies. Toutefois, la Dre Jodi Warman Chardon a fait remarquer qu’il y a plus de 50 chercheurs et cliniciens qui travaillent pour aider les gens comme Karen à L’Hôpital d’Ottawa. Chacun d’eux travaille sur divers aspects des maladies neuromusculaires, des soins cliniques à la recherche en laboratoire. Il n’y avait pas de raison pour que les essais les plus prometteurs ne puissent pas être offerts à Ottawa.

La Dre Warman Chardon s’est associée au Dr Robin Parks, scientifique principal qui mène des recherches en laboratoire sur les maladies neuromusculaires. Leur rêve d’avoir un centre qui réunit ces experts en un seul endroit a suscité de l’intérêt et en mai 2018, L’Hôpital d’Ottawa a ouvert ses portes aux patients.

« Ce qui est réjouissant, c’est que c’est plus qu’une simple clinique. C’est un centre de recherche clinique », déclare le Dr Robin Parks. « L’idée est donc de faire de la recherche et d’obtenir des résultats qui seront ensuite transmis au patient afin de lui donner un aperçu des nouveaux traitements. »

Ottawa est actuellement l’épicentre mondial de la recherche sur les maladies neuromusculaires. L’Hôpital a la meilleure équipe de recherche en neurosciences au monde et est bien placé pour découvrir de nouvelles options de traitement et de nouveaux remèdes qui amélioreront les résultats pour les patients du monde entier.

« Lorsqu’un remède sera trouvé pour cette maladie [la SLA], il y a de fortes chances que ce soit à Ottawa », a déclaré Duncan Stewart, viceprésident exécutif de la recherche, L’Hôpital d’Ottawa.

Le goût de vivre

Karen n’a pas encore la SLA, elle ne suit donc aucun traitement. Mais elle a bon espoir que quand les symptômes de la maladie commenceront à se manifester, elle pourra participer aux essais cliniques du Centre de recherche sur les maladies neuromusculaires et profiter d’un traitement mis au point à L’Hôpital d’Ottawa.

D’ici là, elle s’efforce de ne pas trop penser à ce qui l’attend et cherche plutôt à se concentrer sur son espoir d’un avenir en pleine santé pour ses fils.

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour financer des recherches qui révolutionnent les soins que nous prodiguons aux patients.

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Une nouvelle ère pour la santé du sein à L’Hôpital d’Ottawa
Faire des découvertes novatrices et repousser les limites de la recherche et des soins touchant le cancer du sein, ici à Ottawa.

Une nouvelle ère pour la santé du sein à L’Hôpital d’Ottawa

Le Centre de santé du sein de L’Hôpital d’Ottawa est déterminé à offrir un niveau exceptionnel de soins à ses patients en faisant preuve pour chaque cas d’excellence médicale, d’expertise dans la pratique et de compassion. La réputation internationale de nos recherches de pointe et de nos soins aux patients attire à Ottawa des professionnels de la santé parmi les plus brillants et les plus compétents au monde nous permettant de prodiguer d’extraordinaires soins aux patients de notre communauté.

Devant une foule animée de plus de 200 généreux donateurs et d’alliés infatigables, le nouveau Centre de santé du sein Rose Ages à L’Hôpital d’Ottawa a officiellement ouvert ses portes le 20 septembre 2018. L’événement a marqué la fin d’une campagne de financement ambitieuse et trépidante qui a permis d’amasser 14 millions $.

Construit et équipé grâce à la générosité infaillible de notre communauté, le Centre abrite maintenant une impressionnante gamme de technologies parmi les plus récentes et les plus complètes au Canada. Nombre d’entre elles permettent d’effectuer des diagnostics et des traitements de manière beaucoup plus précise et bien moins effractive.

Il n’est pas seulement question de technologie : le nouveau Centre a été conçu sous la forme d’un espace invitant afin de favoriser le mieux-être et les liens avec la famille et les amis. Il permet aussi aux patients d’être à proximité de tous les spécialistes responsables de leurs soins, de la période précédant le diagnostic jusqu’à celle suivant le traitement, et même au-delà. Cela signifie que, grâce au soutien des donateurs, plus de patients peuvent suivre des traitements adaptés à leurs propres besoins.

Un programme de santé du sein complet pour répondre à un besoin croissant

L’Hôpital d’Ottawa offre un centre complet de santé du sein qui fournit une expertise en imagerie du sein, en diagnostic, en évaluation des risques, en planification chirurgicale et en soutien psychologique.

Le regroupement de quatre centres de santé du sein éparpillés dans la ville en deux centres (le Centre de santé du sein Rose Ages et Hampton Park) permet d’offrir des services centralisés, de réduire le temps de déplacement, d’améliorer les soins aux patients et d’assurer l’efficacité opérationnelle.

Cette année seulement, 1 000 femmes de notre région recevront un diagnostic de cancer du sein. Grâce à la communauté de généreux donateurs de la région d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa s’attaque déjà à ce défi grandissant et travaille avec ardeur afin d’améliorer chaque aspect du traitement du cancer du sein grâce à la recherche novatrice et aux meilleurs traitements et techniques.

« Votre générosité a permis la modernisation du plus grand centre en santé du sein au Canada, a déclaré Dr Seely. Nous sommes maintenant prêts à ouvrir la voie vers l’excellence en matière de soins de santé du sein. »

La création du programme REaCT

L’engagement de L’Hôpital d’Ottawa envers l’innovation et la recherche révolutionne les essais cliniques, permettant ainsi l’amélioration des résultats des patients chaque jour. Bien que les essais cliniques offrent des options de traitement améliorées, moins de 3 % des patients atteints de cancer au Canada participent aux essais cliniques. L’une des raisons expliquant ce faible taux de participation est la perspective décourageante des longues formalités administratives que chaque patient doit remplir avant de commencer un essai. En outre, des obstacles réglementaires font souvent en sorte que le démarrage d’un nouvel essai clinique coûte trop cher et prend beaucoup de temps. En 2014, pour contrer cette situation, le Dr Clemons, oncologue et scientifique médical, et le Dr Dean Fergusson, directeur du Programme d’épidémiologie clinique, ainsi que leurs collègues de L’Hôpital d’Ottawa ont conçu le programme Repenser les essais cliniques (REaCT, de l’anglais Rethinking Clinical Trials) afin de faciliter le processus d’inscription aux essais cliniques pour les patients atteints de cancer.

Ce programme novateur procède à des recherches pratiques axées sur les patients afin d’assurer à ces derniers un traitement optimal, sécuritaire et économique. Puisque le programme REaCT ne vise pas à examiner un nouveau médicament ou un nouveau traitement, mais plutôt l’efficacité d’un traitement existant, les obstacles réglementaires ne constituent pas un problème et les patients peuvent donner leur consentement oral afin d’entreprendre le traitement immédiatement. À la fin de 2017, ce programme avait permis d’inscrire plus de patients atteints de cancer du sein dans des essais cliniques que tous les autres essais au Canada combinés. Actuellement, plus de 2 300 personnes participent aux différents programmes REaCT.

Drs Mark Clemons and Dean Fergusson developed the Rethinking Clinical Trials or REaCT program
Les Drs Mark Clemons et Dean Fergusson ont mis au point le programme Repenser les essais cliniques (REaCT, de l’anglais Rethinking Clinical Trials)

Centre de santé du sein Rose Ages – Statistiques et faits (2018-2019)

  • 49 288 interventions et examens diagnostiques du sein
  • 2 397 biopsies du sein
  • 5 129 visites de patients aux cliniques du sein
  • 1 929 demandes de consultation au Centre de santé du sein
  • 889 nouveaux cas de cancer du sein diagnostiqués

Soins spécialisés aux patients

Tanya O’Brian

Tanya O'Brien, cancer free for more than five years.

 

Il y a cinq ans, Tanya O’Brien a reçu la nouvelle qu’elle avait toujours redouté d’entendre. Comme les six membres de sa famille avant elle, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein.

Aujourd’hui, Tanya n’a plus de cancer depuis plus de cinq ans. Quand elle repense aux 16 mois de traitement qu’elle a reçus au Centre de santé du sein, elle reconnaît le travail de son équipe de soins dévouée et compétente qui l’a guidée dans les moments les plus sombres de sa vie.

« En tant que communauté, nous avons fait tellement de progrès pour changer l’histoire du cancer du sein », dit Tanya.

Rita Nattkemper

When a routine mammogram identified a small tumour, Rita Nattkemper was given an innovative option to mark its location for the surgery.

 

Lorsqu’une petite tumeur a été repérée lors d’une mammographie ordinaire, Rita Nattkemper s’est vu offrir une option innovatrice de marquer son emplacement pour la chirurgie. Un grain radioactif, de la taille d’une tête d’épingle, a été injecté directement à l’intérieur de la tumeur dans son sein.

Pendant des années, un fil métallique inconfortable était inséré dans le sein d’une femme avant la chirurgie pour marquer l’emplacement de la tumeur cancéreuse. Aujourd’hui, un minuscule grain radioactif est implanté à la place, ce qui permet aux chirurgiens de trouver plus facilement et d’éliminer complètement le cancer, et aux patients comme Rita d’être plus à l’aise.

« L’intervention pour placer ce grain radioactif est sans douleur et cela aide le médecin à être plus précis », explique Rita.

Marilyn Erdely

At the age of 29, Marilyn had a lumpectomy after receiving a stage zero breast cancer diagnosis.

 

À l’âge de 29 ans, Marilyn a subi une tumorectomie après avoir reçu un diagnostic de cancer du sein au stade zéro. Elle était sûre qu’elle irait bien. Mais cinq ans plus tard, son cancer s’est métastasé.

« Les tomodensitogrammes ont révélé que le cancer s’était propagé dans tout mon corps. J’avais un cancer important des os, du fémur, du dos, des ovaires et du foie. J’étais atteinte de la tête aux pieds », raconte Marylin.

Le Dr Stan Gertler, oncologue, lui a donné l’espoir qu’elle se rétablirait. Dans les six mois après avoir reçu son diagnostic de cancer de stade 4, Marilyn a dû subir plusieurs interventions chirurgicales. Mais les choses ont changé. Elle a commencé à se sentir mieux, plus forte.

Aujourd’hui, il ne lui reste plus que quelques tumeurs d’un centimètre sur le foie. Toutes les autres sont résorbées. Le cancer est inactif.

Mises à jour 2018-2019 sur le Centre de santé du sein

Encore plus d’histoires inspirantes

Annette Gibbons

Annette Gibbons after speaking at The President's Breakfast.

 

« J’ai affronté mes plus grandes peurs et je les ai surmontées ».

Une mammographie de routine a bouleversé le monde d’Annette Gibbons. La fonctionnaire allait bientôt commencer son long combat contre le cancer du sein, mais elle a accordé toute sa confiance à son équipe médicale de L’Hôpital d’Ottawa.

Vesna Zic-Côté

Vesna Coté imaged at her home.

 

Le don du temps avec la famille

Mère de trois enfants, Vesna est aux prises avec un cancer du sein métastatique en phase terminale. Elle espère que les essais cliniques continueront de prolonger sa vie afin qu’elle puisse passer plus de temps avec ceux qu’elle aime.

Recherche internationale pour dépister le cancer du sein plus tôt

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des sept centres au Canada qui participent à l’essai TMIST (Tomosynthesis Mammographic Imaging Screening Trial), un essai randomisé de dépistage du cancer du sein qui aidera les chercheurs à déterminer les meilleurs moyens de détecter le cancer du sein chez les femmes ne présentant aucun symptôme, et à évaluer si la technique d’imagerie tridimensionnelle permet de réduire le taux de cancers du sein à un stade avancé.

L’essai vise à comparer la mammographie numérique classique (2D) et une technologie plus récente appelée tomosynthèse (mammographie 3D). La mammographie 2D conventionnelle produit une image plane à partir de photographies prises des deux côtés du sein. La mammographie 3D produit une image tridimensionnelle à partir de photographies prises sous différents angles autour du sein.

À l’échelle mondiale, les inscriptions à l’étude devraient s’élever à environ 165 000 sur cinq ans. Grâce à la capacité nouvellement améliorée en matière de mammographie du Centre de santé du sein Rose Ages, nous pensons pouvoir inscrire au moins 1 500 participants de notre région.

Votre Impact

Le Centre de santé du sein de L’Hôpital d’Ottawa est déterminé à offrir un niveau exceptionnel de soins à ses patients en faisant preuve pour chaque cas d’excellence médicale, d’expertise dans la pratique et de compassion. La réputation internationale de nos recherches de pointe et de nos soins aux patients attire à Ottawa des professionnels de la santé parmi les plus brillants et les plus compétents au monde nous permettant de prodiguer d’extraordinaires soins aux patients de notre communauté.

Vous continuez d’être un élément essentiel de notre succès alors que nous nous efforçons de redéfinir les limites des soins de santé du sein. Au nom des milliers de patients et de leur famille qui comptent sur L’Hôpital d’Ottawa, nous vous remercions de votre soutien inestimable et de votre participation continue.

Le soutien des donateurs comme vous permettra à notre communauté de bénéficier des progrès de la médecine qui définissent les soins aux patients.

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L’immunothérapie élimine le mélanome d’un policier

Malgré des années de traitement visant à prévenir sa récurrence, le mélanome de Ian McDonell, un cancer de la peau qui a emporté son frère, s’est propagé à son cerveau et à son corps. En 2017, Ian a commencé une immunothérapie novatrice. Un an après la fin de son immunothérapie, tous les clichés montrent que son cancer a disparu.

Diagnostic : mélanome

In 2013, Ian was diagnosed with melanoma—an aggressive form of skin cancer.
Ian McDonell a reçu une immunothérapie en 2017 qui a éradiqué son mélanome.

Il y a quelques années, le père de Ian McDonell, sergent chef pour la police d’Ottawa et père de trois enfants, a été emporté par un cancer et son frère était en train de mourir d’un mélanome. L’épouse de Ian a insisté pour qu’il fasse examiner par un médecin un grain de beauté qu’il avait dans le dos. Il s’agissait d’un mélanome malin nodulaire ulcéreux – une forme agressive de cancer de la peau.

Ian a subi une chirurgie pour exciser le mélanome, ainsi qu’un ganglion lymphatique dans l’aine gauche. Quelques semaines plus tard, on lui a retiré un ganglion lymphatique dans l’aisselle. Après ces opérations, il n’avait plus aucune trace de cancer, mais compte tenu de ses antécédents familiaux, Ian courait un risque de récidive élevé.

De mauvaises nouvelles

Ian se sentait bien, mais lors d’un rendez vous normal en juin 2017, la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) l’ont confronté à une dure réalité. Il avait une demi-douzaine de tumeurs dans l’aine et l’abdomen, ainsi que trois tumeurs avec métastases au cerveau. Son cancer en était au stade 4.
Compte tenu de la gravité de la situation, le Dr Michael Ong à L’Hôpital d’Ottawa a recommandé une approche énergique : une immunothérapie récemment approuvée.

Démasquer le cancer

Les chercheurs essayaient depuis des décennies de stimuler le système immunitaire pour qu’il s’attaque aux cellules cancéreuses. Mais ce qui a changé la donne a été la découverte que les cellules cancéreuses produisent des molécules clés, appelées « protéines point de contrôle », qui suppriment les cellules immunitaires et les empêchent d’attaquer le cancer. Ces protéines point de contrôle masquent le cancer, qui n’est plus détecté par le système immunitaire. De nouveaux médicaments, appelés inhibiteurs du point de contrôle immunitaire, font tomber ce masque et permettent aux cellules immunitaires, appelées cellules T, d’attaquer naturellement et de détruire le cancer.

« Le but de la chimiothérapie est de tuer directement le cancer, explique le Dr Ong. Cela peut entraîner des effets secondaires, parce que la chimiothérapie tente d’empoisonner le cancer.

« L’immunothérapie ne s’attaque pas directement au cancer. Elle le révèle plutôt au système immunitaire en activant des interrupteurs des cellules T, et le système immunitaire de l’organisme fait le reste. » – Dr Michael Ong

Ian McDonell with his wife Michelle (left), and their daughters Kendra, Macy, and Ainsley, hiking in the Adirondack Mountains in 2019.
Ian McDonell en compagnie de sa femme Michelle (à gauche) et de leurs filles en randonnée dans les Adirondacks en 2019.

Traitement par le système CyberKnife

Ian a alors commencé alors un traitement combinant deux immunothérapies administrées par voie intraveineuse à l’unité de chimiothérapie du Centre de cancérologie de L’Hôpital d’Ottawa. Il a également subi une radiothérapie administrée par CyberKnife, pendant laquelle de fortes doses de radiation ciblaient ses tumeurs au cerveau. Il a bravement continué durant le second cycle d’immunothérapie, mais il était tellement malade qu’il a dû interrompre le traitement. Il a commencé à prendre des médicaments stéroïdiens pour ralentir son système immunitaire. Il s’est alors senti mieux, mais son immunothérapie était en suspens.

Des tumeurs en régression

Lorsque Ian a commencé à ressentir une faiblesse au visage, il a craint une aggravation de son cancer. Ce n’était pas le cas. Les examens ont révélé qu’une tumeur avait rétréci, passant de 25 à 10 mm, tandis que l’autre était passée de 8 à 4 mm.

Le Dr Ong a recommandé une seule immunothérapie plutôt que deux et même si le traitement a rendu Ian très malade, il a porté ses fruits.

Deux mois plus tard, les résultats d’une tomographie par émission de positons, d’un tomodensitogramme et d’un examen par IRM ont montré qu’il n’avait plus de tumeurs. Toute trace de son cancer avait disparu.

Oncologist Dr. Michael Ong said recent immunotherapies are hugely successful for treating melanoma.
Le Dr Michael Ong, oncologue, explique que les nouvelles immunothérapies sont très efficaces pour traiter les mélanomes.

Avancées en immunothérapie

Lorsque le Dr Ong a rencontré Ian pour la première fois, en 2013, les options d’immunothérapie ou de chimiothérapie ciblée n’étaient pas disponibles. Grâce aux percées incroyables réalisées en immunothérapie, il y a maintenant de l’espoir.

« Au cours des quelques dernières années, nous sommes passés de très médiocres options pour traiter les mélanomes à un grand nombre d’options efficaces. Cela s’explique par la mise au point de traitements contre le cancer, qui continue à être très rapide, dit le Dr Ong. À L’Hôpital d’Ottawa, nous participons constamment à des essais cliniques qui changent la pratique. La norme de soins évolue sans cesse – comme elle se doit. Nous tentons continuellement de repousser les limites des traitements contre le cancer. »

L’Hôpital d’Ottawa est un chef de file en recherche en immunothérapie contre le cancer, tant pour la mise au point de nouveaux traitements que pour les traitements expérimentaux proposés aux patients. Environ 70 essais cliniques en immunothérapie contre le cancer sont en cours à l’hôpital, auxquels participent près de 700 patients. L’hôpital est également l’hôte d’un réseau national pour la recherche en immunothérapie et a mis au point un certain nombre de traitements uniques à partir de cellules et de virus.

De l’espoir pour l’avenir

Grâce à l’efficacité de ces immunothérapies, des patients comme Ian espèrent maintenant continuer à vivre sans cancer.

« Lorsqu’il a été question des examens provinciaux pour les services policiers, je me suis dit que j’allais les passer parce que maintenant, j’ai un peu d’espoir », raconte Ian.

L’immunothérapie a permis à Ian non seulement de poursuivre sa carrière, mais surtout de planifier l’avenir avec sa famille et de voir ses filles grandir.

En savoir plus sur le travail en immunothérapie du Dr Michael Ong, oncologue.

Pour soutenir la recherche à L’Hôpital d’Ottawa qui contribue à sauver la vie de patients comme Ian, veuillez faire un don.

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Le don du temps

L’histoire de Vesna Zic-Côté

Vesna Zic Cote« En 2012, j’ai reçu un diagnostic de cancer du sein à un stade précoce. Malgré le traitement chirurgical standard, la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement hormonal, le cancer est réapparu quatre ans plus tard. Il s’était propagé à mes poumons, à mes os et à mes ganglions lymphatiques.

J’ai reçu un diagnostic de cancer du sein métastatique de stade 4 incurable le jour de l’anniversaire de mon fils. Il avait neuf ans.

Mon monde s’est effondré. J’étais assise sur mon lit à l’étage et j’entendais les enfants jouer au rez-de-chaussée. J’ai téléphoné à mon mari au travail. Il est revenu à la maison, et nous avons pleuré.

Suivant notre tradition familiale, nous sommes allés au restaurant qu’avait choisi notre fils le soir venu. Donc, le jour où mon monde s’est effondré, je me suis assise au restaurant, j’ai commandé un plat qui goûtait le carton, mais ça ne passait pas. J’ai regardé mon fils en retenant mes larmes, et mon cœur s’est brisé en mille morceaux.

Le cancer du sein métastatique est traitable, mais incurable. Lorsque j’ai reçu mon premier diagnostic, mon espérance de vie se calculait en mois. Maintenant, en demeurant réaliste, elle pourrait se prolonger de quelques années. Je vais à l’hôpital tous les 28 jours pour recevoir des injections. Cela fait partie d’une série de traitements ciblés qui me sont administrés pour tenir les cellules cancéreuses à distance. Un jour, le cancer trouvera un moyen de croître malgré ce traitement, et je passerai à une autre étape. Je continuerai ce cycle sans fin de traitements, d’examens d’imagerie, de progression et de changements jusqu’à ce que je n’aie plus d’options. Mais je suis une mère de 43 ans, en plus d’être une épouse, une fille et une sœur. J’ai besoin de plus de temps. Du temps pour voir mes jeunes enfants faire leurs études primaires. Du temps pour voir grandir ma famille et partager toutes les joies qu’apporte la vie. Du temps pour célébrer les anniversaires de mariage avec mon mari et les anniversaires de ma nièce et de mes neveux. Et du temps avec ma famille et mes amis que j’aime tant.

Tellement de choses doivent se produire pour que cela se concrétise. Je devrai suivre d’autres traitements lorsque mon schéma thérapeutique cessera de fonctionner, ce qui est inévitable. J’ai besoin que des recherches soient menées sur les traitements contre le cancer et d’un système de santé simplifié et accessible.

Malheureusement, le dépistage précoce ne permet pas d’empêcher tous les cancers de réapparaître et de se propager. Nous avons besoin de la recherche pour en comprendre les raisons et d’un traitement pour prolonger des vies.

Lorsque j’ai reçu mon premier diagnostic, je me préoccupais surtout de moi-même et de mes proches. Pendant cette période d’apprentissage, j’ai assimilé tous les renseignements possibles sur le cancer du sein métastatique : vivre avec le cancer du sein métastatique, le traiter et en mourir. Quelques personnes jouaient un rôle de premier plan, celles qui faisaient du bruit, qui changeaient d’opinion et qui se tournaient vers la recherche et le progrès. Pendant les mois de traitement où je pouvais enfin respirer de nouveau, je savais que je voulais faire partie de ce mouvement, de ce bruit, de ce changement. J’avais besoin d’évaluer cette situation que je n’avais pas choisie pour être en mesure d’accepter qu’elle faisait partie de mon histoire, que je le veuille ou non.

Présentement, j’ai de l’énergie à consacrer aux autres certains jours, mais pas tous. J’écris, je participe à des collectes de fonds, je discute et je rencontre des gens. J’ajouterais que la façon dont je vis ma vie a influencé mes enfants, qui participent à mes collectes de fonds activement et avec enthousiasme. Ils ne sont pas gênés que leur mère ait le cancer. Ils ont plutôt l’impression qu’ils font quelque chose pour moi en grimpant dans les arbres et en vendant des pommes, en faisant des présentations sur leurs collectes de fonds, en portant un ruban rose et en fabriquant des affiches, tout ça pour aider les médecins et les chercheurs à trouver de meilleurs remèdes. Peu importe où tout cela nous mènera, je veux qu’ils soient capables de se souvenir de toutes les bonnes choses qu’ils ont faites et sachent que leurs efforts ont réchauffé beaucoup, beaucoup de cœurs… le mien par-dessus tout.

Au nom de tous ceux qui sont atteints d’un cancer incurable et qui, grâce à votre appui, réussissent à retrouver la joie de vivre entre les injections, les examens d’imagerie, les analyses sanguines et les rendez-vous, à espérer et à influencer le cours des choses, je vous remercie. »

Vesna

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Quatre  ans après un diagnostic de cancer du sein métastatique, chaque jour est un cadeau

Jillian  O’Connor était enceinte de 18  semaines lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer du sein. On lui donnait alors moins de deux  ans à vivre. Elle continue de profiter de la vie au maximum et a souligné en février le quatrième anniversaire de son petit garçon en pleine santé.

Jillian  O’Connor se tient dans son salon en riant. Un petit garçon vient lui serrer la jambe, puis repart en flèche pour aller jouer avec son frère et sa sœur aînés à l’étage inférieur. C’était Declan. Le fait que sa mère ait pu le voir souffler les bougies pour ses quatre ans, le 1er  février 2019, n’est rien de moins qu’extraordinaire.

Lorsque Jillian était enceinte de Declan, à 18 semaines de grossesse, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein métastatique. On lui a dit qu’elle ne serait pas là pour fêter les deux  ans de son bébé. Deux ans et demi plus tard, Jillian a célébré son quatrième anniversaire avec lui et continue de profiter de la vie au maximum.

Jillian O’Connor

Ce qu’on remarque d’abord chez Jillian, c’est son sourire, suivi de son insatiable soif de vivre. Son attitude positive contagieuse vient en troisième. On imagine facilement que cette attitude puisse expliquer à elle seule pourquoi Jillian continue de défier les pronostics défavorables. Ce n’est peut-être pas prouvé scientifiquement, mais elle est convaincue que c’est la clé.

« J’ai des tumeurs partout, de la tête aux pieds », dit Jillian. « Chaque jour est une vraie bénédiction. “Oh! Je me suis réveillée. Génial!” Je veux continuer à vivre le plus intensément possible, le plus longtemps possible. Je crois sincèrement que le simple fait d’être optimiste aide. »

Le physique délicat de Jillian contraste avec sa personnalité flamboyante. Elle est sociable et déborde d’enthousiasme communicatif. Elle parle de son cancer de façon pragmatique. Il fait partie de sa vie, mais ne la domine pas. Elle a une autre grande préoccupation : sa précieuse famille. La jeune femme de 35  ans bavarde et rit avec tant d’aisance à propos de sa vie et de son expérience du cancer qu’il faut un moment pour comprendre à quel point cette expérience est hors du commun.

En 2014, Jillian allaitait encore Landon, son deuxième enfant, lorsqu’elle a consulté son médecin à propos d’un canal galactophore obstrué. Elle a découvert qu’il s’agissait plutôt d’un cancer du sein. Les médecins voulaient qu’elle passe une tomodensitométrie pour déterminer l’étendue du cancer, mais c’était impossible puisqu’elle était enceinte de 18  semaines. Sans traitement, lui a-t-on dit, elle ne survivrait pas jusqu’à l’accouchement. Avec une fille de trois ans et un fils d’un an à la maison, c’était impensable. Le diagnostic était dévastateur, mais Jillian y a bravement fait face avec l’optimisme et la détermination qui la caractérisent.

Une interruption de grossesse n’était pas envisageable pour Jillian et son mari, David. L’oncologue de Jillian, le Dr Mark  Clemons, lui a dit que ce ne serait pas nécessaire. Il pouvait lui offrir un protocole de chimiothérapie qui combattrait le cancer sans nuire à l’enfant qu’elle portait. Jillian a subi une mastectomie et a reçu une douzaine de traitements chimiothérapeutiques adaptés à sa situation particulière. Le 1er  février  2015, elle a donné naissance à Declan, un bébé en pleine santé.

« J’ai reçu de la chimiothérapie jusqu’au moment de l’accouchement. Le bébé était en santé, d’un poids tout à fait souhaitable à la naissance. Il était absolument parfait », raconte Jillian.

Après la naissance de Declan, Jillian a pu passer des examens par tomodensitométrie visant à repérer l’emplacement des tumeurs. Le cancer s’était métastasé dans ses os, son foie et son système lymphatique. C’est alors qu’on lui a donné moins de deux ans à vivre

« En gros, on m’a dit : “On ne peut pas vous donner de pronostic à long terme. C’est un cancer de stade IV, alors prenez chaque jour en plus comme un cadeau” », explique Jillian. Elle a laissé son emploi d’infirmière à l’Hôpital Queensway Carleton et y est devenue patiente, recevant ses traitements au Centre de cancérologie Famille Irving Greenberg, établissement satellite de L’Hôpital d’Ottawa. « Deux ans ont passé, puis trois, et enfin quatre l’été dernier. J’espère avoir encore 40  ans devant moi. J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »

La vie de Jillian est particulièrement bien remplie. Après tout, une fois de retour à la maison avec Declan après l’accouchement, elle avait à s’occuper de trois  enfants âgés de trois ans et moins. Elle s’est consacrée entièrement à la maternité, profitant de chaque moment avec eux. Entre ses visites hebdomadaires au centre de cancérologie pour recevoir ses traitements, elle s’affairait à changer des couches, à préparer des repas et à soigner, à amuser et à aimer ses petits trésors.

Declan et Jillian
Declan, 4 ans, assis sur les genoux de sa mère.

Declan revient et grimpe sur les genoux de sa mère pendant 30  secondes environ avant de s’installer à côté d’elle sur le sofa. C’est un garçon de quatre ans typique. Sa grande sœur Myla, qui est âgée de sept ans, et son frère Landon, qui a cinq ans, se montrent à leur tour. Les trois  enfants jouent sur le plancher, près de leur mère qui bavarde gaiement avec eux.

Jillian a été présente pour les voir franchir toutes les étapes de la petite enfance : ils ont appris à marcher, à parler, à courir, à jouer, à lire et à devenir de petites personnes autonomes. Myla et Landon fréquentent maintenant l’école. Declan les y rejoindra en septembre. À la mi-janvier, Jillian et David l’ont inscrit à la maternelle. Ces jours-ci, pendant que les deux plus vieux sont à l’école, Declan et Jillian passent de bons moments ensemble. Ils remplissent leurs journées avec des activités qui comprennent du bénévolat à l’école, en plus des tâches quotidiennes à la maison.

« J’ai reçu un diagnostic sombre et terrifiant, mais je suis toujours bien en vie. »

Jillian croque dans la vie à pleines dents et prend chaque jour tel qu’il est.

« Avec toute l’aide que les techniques modernes de radiothérapie et d’oncologie médicale peuvent lui offrir à Ottawa, en plus de sa personnalité et de sa motivation exceptionnelles, elle se tire remarquablement bien d’affaire dans une situation tragique pour toute jeune maman », dit le D Clemons. « Elle participe également à des recherches qui transforment les pratiques et vont améliorer les soins aux patients. Elle ne cesse jamais de donner. »

Au cours des quatre dernières années, Jillian a participé à des essais cliniques pour de nouveaux traitements qui ont freiné l’évolution du cancer. Lorsque son cerveau a été touché, il y a quelques années, elle a reçu une radiothérapie du cerveau entier ainsi que par CyberKnife. On lui a ensuite prescrit un nouveau médicament capable de franchir la barrière hématoencéphalique, contrairement à sa chimiothérapie habituelle. Ce médicament a empêché la croissance de nouvelles tumeurs au cerveau. Le cancer ne régresse pas, mais il n’empire pas non plus.

« Je vis très bien avec le statu quo, car j’arrive à faire tout ce que je veux en ce moment », dit Jillian. « Le statu quo me convient. Je me sens bien, je n’ai mal nulle part. Je n’ai pas le temps de réfléchir à ce que je ressens. »

Jillian s’assoit sur le plancher et joue avec ses trois enfants en riant. Elle regarde la petite poupée que sa fille Myla lui montre et tend une balle à Landon. « Je crois vraiment que mes enfants ont une énorme influence. Ils sont géniaux et tellement amusants. Ils me tiennent très occupée, ce qui fait partie du plaisir. Le soir, en allant me coucher, je ne pense pas au cancer ni aux tests à venir. Je ne pense à rien de ça parce que je suis épuisée. Je crois que ça m’aide. »

Le Dr Clemons est du même avis.

« Elle est remarquable. Nous aurions tous intérêt à suivre son exemple en donnant un véritable sens à notre vie », dit-il. « Trop de gens autour de nous consacrent un temps fou à se plaindre de futilités et de choses auxquelles ils ne peuvent rien changer. La vie est faite pour être vécue, et Jillian nous encourage à la vivre pleinement. »

Que ce soit grâce aux traitements novateurs qu’elle reçoit ou à son attitude ultrapositive, Jillian a dépassé de deux ans et demi son pronostic d’origine.

Le Dr Clemons lui a dit : « Peu importe ce que vous faites, continuez comme ça. De toute évidence, c’est efficace. »

C’est bel et bien le cas.


Nous sollicitons votre aide aujourd’hui pour donner aux patients comme Jillian plus de temps, plus de souvenirs et plus d’espoir.

Un essai clinique sur un médicament ciblant les cellules souches cancéreuses aide une patiente de la région

Lorsque les résultats d’imagerie par résonance magnétique (IRM) de Sandy Patenaude ont montré que son  cancer colorectal  s’était propagé à son foie et à ses poumons, on lui a demandé de participer à un essai clinique  sur un médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses. Dans le cas de Sandy, le médicament a permis de prévenir la progression de son cancer.

Il y a trois ans, Sandy Patenaude a reçu une nouvelle dévastatrice : elle avait un cancer colorectal de stade quatre, qui s’était propagé à son foie et à ses poumons et était inopérable. Son oncologue lui a demandé si elle aimerait participer à un essai clinique sur un nouveau médicament inhibiteur de cellules souches cancéreuses en plus de sa chimiothérapie.

« Des inhibiteurs de cellules souches cancéreuses, pourquoi pas? » s’est dit Sandy, qui a accepté de participer à cet essai.

Le DDerek Jonker, oncologue médical à L’Hôpital d’Ottawa, est responsable de l’essai clinique international sur un médicament expérimental, la napabucasine, chez les patients atteints de cancer colorectal. Il explique que les cellules souches cancéreuses sont les rares cellules immatures présentes dans une tumeur, qui résistent souvent à la chimiothérapie. Ces cellules peuvent donner naissance à des cellules cancéreuses plus matures qui composent la majeure partie d’une tumeur. Les cellules souches cancéreuses ne sont pas les mêmes que les cellules souches normales qui se retrouvent dans de nombreux tissus chez un adulte en bonne santé et qui contribuent à la guérison et à la cicatrisation.

« Grâce à la chimiothérapie, nous pouvons offrir un traitement qui réussit à réduire une grande partie du cancer », souligne le DJonker, qui est également professeur agrégé à l’Université d’Ottawa. « La plupart du temps, le gros de la tumeur disparaît, mais il reste une petite tumeur qui contient beaucoup de ces cellules souches cancéreuses chimiorésistantes et capables de migrer et de proliférer ailleurs dans l’organisme. Souvent, nous continuons d’administrer la même chimiothérapie, puis constatons que la tumeur a grossi de nouveau, toutefois il ne s’agit pas de la même tumeur que celle que nous avions lorsque nous avons commencé. »

Le Dr Derek Jonker
Le Dr Derek Jonker  a mené un essai clinique sur le cancer colorectal et un médicament inhibiteur des cellules souches cancéreuses qui a aidé Sandy Patenaude.

Le Dr Jonker change alors de traitement pour cibler les cellules souches cancéreuses, qui ne sont pas touchées par la chimiothérapie traditionnelle. Lors d’un précédent essai clinique à répartition aléatoire qu’il a dirigé, des patients ont reçu un placebo ou de la napabucasine. L’objectif était d’évaluer l’efficacité du médicament à inhiber ou à prévenir la croissance des cellules souches cancéreuses. L’essai s’est déroulé dans 40 sites situés au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon. Les 562 patients recrutés étaient atteints d’un cancer colorectal de stade avancé chez lesquels la chimiothérapie ne fonctionnait plus.

À la lumière des résultats de l’essai, le DJonker a indiqué qu’il n’y avait pas beaucoup de bienfaits dans le groupe en général. « Cependant, lorsque nous avons examiné les patients atteints d’une tumeur présentant les caractéristiques d’une surexpression importante des cellules souches cancéreuses (phospho-STAT3), nous avons constaté que leur survie était grandement améliorée. »

En octobre 2016, le DJonker a présenté à la Société européenne de médecine interne cancérologique ses résultats montrant que, même si l’inhibiteur de cellules souches cancéreuses ne fonctionnait pas pour tous les patients, il y avait une amélioration de la survie chez 22 % des patients atteints de tumeurs avec un niveau élevé de phospho-STAT3. Il a déclaré qu’il s’agissait d’une « preuve que les cellules souches sont une cible importante chez les patients atteints de cancer ». La napabucasine est maintenant combinée à la chimiothérapie dans l’essai clinique en cours pour attaquer le cancer sur deux fronts en même temps.

« Grâce aux résultats de l’essai clinique, nous savons que la majorité des patients n’ont pas répondu au traitement, mais nous avons deux patients, ici à Ottawa, qui ont bien répondu et qui ont retiré des bienfaits de l’utilisation de l’agent clinique », souligne la Dre Christine Cripps, oncologue médicale.

Sandy Patenaude

« J’ai pensé à participer à l’essai, parce que je me suis dit que c’était nouveau. »

Sandy fait partie de ces patients qui en ont retiré des bienfaits. Ses tumeurs ont diminué et les chirurgiens ont pu retirer des taches dans son foie et la tumeur primaire dans son rectum. La Dre Christine Cripps croit qu’une grande partie de ce qui a permis de tenir le cancer en respect est la napabucasine que prend Sandy dans le cadre de l’essai clinique.

« Un inhibiteur de cellules souches fonctionne différemment de la chimiothérapie traditionnelle, puisqu’il prévient l’apparition de nouvelles tumeurs », explique Saara Ali, coordonnatrice de la recherche pour les essais cliniques sur les cancers gastro-intestinaux. « Nous espérons que le comprimé [la napabucasine] arrivera à prévenir l’apparition de nouvelles tumeurs. Dans le cas de Sandy, aucun nouveau cancer n’est apparu depuis son traitement. Tout était déjà là, alors il se peut bien que le médicament fasse le travail. »

Prochaines étapes : Le Dr Jonker souhaite commencer un autre essai clinique sur l’inhibiteur de cellules souches cancéreuses, qui sera utilisé seulement chez les patients dont les tumeurs contiennent beaucoup de phospho-STAT3. On pourrait cerner les patients admissibles à l’essai clinique au moyen d’analyses moléculaires réalisées au laboratoire de diagnostic en oncologie moléculaire de L’Hôpital d’Ottawa. Cela ciblerait les patients dont on pense qu’ils seraient le plus susceptibles de bénéficier le plus du médicament.

« Nous aimerions reproduire notre essai, répartir les patients de façon aléatoire pour qu’ils reçoivent la napabucasine ou un placebo, et si nous pouvons prouver que la napabucasine est efficace pour ces patients, alors elle pourrait devenir une option pour les patients qui ont essayé toutes les autres options de traitement », explique le DJonker.

La Dre Cripps a indiqué que Sandy était une candidate pour ce prochain essai clinique et que le laboratoire moléculaire analyserait ses tumeurs pour voir si ses cellules souches cancéreuses présentent une expression importante de phospho-STAT3. Quoi qu’il en soit, Sandy continuera à prendre le médicament de l’essai clinique aussi longtemps qu’il fonctionnera pour elle. Et il fonctionne. La mère de trois enfants adultes dit qu’elle est occupée à faire un million de choses, à jouer à l’euchre, à gratter son ukulele, à skier, à pratiquer la randonnée, à faire du vélo et à profiter de la vie.

L’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour les essais cliniques, puisque la recherche s’est révélée la meilleure façon d’améliorer les traitements et même de trouver des remèdes contre le cancer et d’autres maladies dévastatrices.


L’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour les essais cliniques, puisque la recherche s’est révélée la meilleure façon d’améliorer les traitements et même de trouver des remèdes contre le maladies dévastatrices.

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Un traitement à base de cellules souches  fait disparaître la maladie chez un patient atteint de SP

John Chafe travaillait dans une banque qu’il entendait un jour diriger. Ses plans ont cependant été contrecarrés par une forme agressive de sclérose en plaques (SP). En 2001, il est devenu le deuxième participant à un essai clinique, le tout premier du genre au monde, chez qui toute nouvelle activité de la SP a été presque entièrement éliminée et la maladie, stabilisée.

Avant de commencer à travailler à Kenora en 1993, John Chafe a vécu un phénomène étrange : il a louché. Il ne le savait pas à l’époque, mais c’était là le premier signe d’une maladie débilitante.

Soupçonnant une grippe, son médecin de famille lui a prescrit des antibiotiques. Au bout d’une semaine, les yeux toujours croches, John s’est muni d’un cache-œil et a fait cinq heures de route depuis Thunder Bay pour occuper temporairement un poste dans une banque à Kenora. Une semaine plus tard, ses yeux se sont redressés et sont revenus à la normale.

« Quelques mois plus tard, j’ai été transféré à Niagara Falls. J’ai alors commencé à avoir de la difficulté à marcher en ligne droite. Je n’ai tout simplement pas pu marcher en équilibre sur une poutre lors d’une activité au Centre des sciences de l’Ontario », explique John. « J’ai mentionné ces symptômes à un ami, qui les a répétés à une amie qui, heureusement, était la Dre Heather McLean, neurologue à L’Hôpital d’Ottawa. »

Selon elle, ces  symptômes ressemblaient à ceux de la sclérose en plaques (SP), une maladie auto-immune qui incite le système immunitaire de l’organisme à attaquer son propre système nerveux central, son cerveau et sa moelle épinière. John  devait subir un examen par IRM et  une ponction lombaire pour obtenir un meilleur diagnostic de ses symptômes. L’hôpital de Thunder Bay n’ayant pas encore d’appareil d’IRM à l’époque, John a dû se rendre à Duluth, au Minnesota, pour ce faire. En avril  1995 , il  a soumis les clichés IRM au Dr Mark Freedman, neurologue et spécialiste de la sclérose en plaques de L’Hôpital d’Ottawa. Le Dr Freedman a confirmé le diagnostic : John était atteint de la sclérose en plaques.

« Le tout premier médicament homologué pour la SP n’a été offert au Canada qu’en 1995; rien n’était disponible pour les patients à l’époque »,  explique le Dr Freedman, également scientifique principal à l’Hôpital et professeur de médecine en neurologie à l’Université d’Ottawa. « John a pris ce tout premier médicament, l’interféron, dès qu’il a été  offert sur le marché. Il a essayé au moins une autre sorte d’interféron pendant un certain temps, mais  il fallait se rendre à l’évidence : il n’allait pas s’en sortir en l’absence d’un remède miracle. Sa SP était très agressive. »

John a d’abord fréquenté l’Université Lakehead de Thunder Bay parce qu’il était un fervent adepte de plein air : il s’adonnait régulièrement  à l’escalade de rocher et au ski alpin. Cependant, il s’est vite rendu compte qu’une carrière dans le domaine financier était plus lucrative qu’une carrière de moniteur de ski. Il a obtenu des diplômes en commerce et en économie, et travailler dans le domaine bancaire lui a permis de financer ses activités de plein air.

John Chafe dévale des montagnes en ski.
John fait du ski à Blackcomb juste après le diagnostic en 1994.

John n’a pas abandonné son mode de vie actif après avoir reçu son diagnostic, malgré l’apparition de périodes d’exacerbation (poussée qui cause de nouveaux symptômes de SP ou aggrave d’anciens symptômes) tous les huit mois. Il est revenu à Thunder Bay et a ouvert un gymnase d’escalade, convaincu que la SP ne changerait pas sa vie. Mais elle l’a fait. Elle l’a complètement chamboulée. En 1998, trentenaire  à  l’époque, il a vendu son entreprise d’escalade et a été transféré à une succursale bancaire d’Ottawa.

John est en pleine escalade.
John fait de l’escalade près de Thunder Bay en 1994 après avoir reçu son diagnostic de SP.

Après une autre période d’exacerbation de la SP, John s’est rendu compte qu’il arrivait de plus en plus difficilement  à sortir pour offrir une séance de planification financière à ses clients.

« J’avançais avec difficulté et je ne voyais pas comment leur demander de me faire confiance avec leur argent, alors que ma SP s’aggravait sans cesse », explique-t-il. « J’avais besoin d’un travail de bureau, alors  je me suis mis à  la programmation informatique. »

Les traitements réguliers qu’il recevait n’étaient d’aucune utilité. Il avait besoin d’un miracle.

Puis, un jour, à la radio, John a entendu le Dr. Freedman parler d’une étude novatrice sur la greffe de cellules souches, qu’il a décrite comme une sorte de redémarrage forcé du système immunitaire. Le Dr Freedman travaillait avec le Dr Harold Atkins, hématologue et scientifique (également professeur de médecine à l’Université d’Ottawa),  pour voir si un traitement révolutionnaire mettrait fin à une forme agressive de SP.

John avait justement rendez-vous avec le Dr  Freedman cet après-midi-là. Il lui a donc manifesté son intérêt à participer à l’étude. Selon le Dr Freedman, John pouvait poser sa candidature vu son jeune âge, sa bonne santé générale et l’aggravation rapide de ses symptômes.

« Si vous aviez vu son évolution, la vitesse à laquelle son état se détériorait au moment de la greffe. Deux ou trois ans plus tard, c’est le fauteuil roulant qui l’attendait ou pire encore », estime le Dr  Freedman.

Les Drs Harold Atkins et Mark Freedman
Les Drs Harold Atkins et Mark Freedman ont mis au point un traitement novateur contre la SP à partir de cellules souches qui a permis d’enrayer la maladie chez plus de 50 patients.

« Notre méthode consiste à nous débarrasser de l’ancien système immunitaire et à en créer un tout nouveau qui se comporte mieux. »

John était prêt à essayer un traitement expérimental qui pouvait renverser cette évolution. « La SP m’a privé de la joie de faire de l’escalade, de skier et de marcher. Je me suis dit que je pouvais prendre ce risque. »

« John était très enthousiaste, et cet aspect de sa personnalité a été très important pour son rétablissement », explique le Dr Freedman. « Il n’a jamais baissé les bras. C’est un homme têtu. Son but était de retourner sur les pistes de ski. »

Pendant près d’un an, John  s’est soumis  aux  analyses exhaustives du Dr Atkins et de Marjorie  Bowman,  infirmière en greffe de moelle osseuse, pour voir s’il était physiquement apte à prendre part à l’essai clinique. Ces derniers voulaient aussi s’assurer qu’il était mentalement prêt à suivre le traitement intensif et à en accepter les risques, y compris la mort.

« Il s’agit d’un traitement fondamentalement différent de tous les autres, » affirme le Dr Atkins. « Notre méthode consiste à nous débarrasser de l’ancien système immunitaire et à en créer un tout nouveau qui se comporte mieux. »

« La SP m’a privé de la joie de faire de l’escalade, de skier et de marcher. Je me suis dit que je pouvais prendre ce risque. »

Pour remplacer son système immunitaire, John devait suivre une procédure rigoureuse.  Il devait subir une chimiothérapie intensive pour faciliter l’élimination de son système immunitaire. Comme la chimiothérapie pouvait le rendre infertile, il a mis un échantillon de son sperme en réserve. En novembre 2001, il a reçu sa toute première dose de chimiothérapie pour stimuler ses cellules souches et les faire circuler dans son sang. Ces cellules souches ont ensuite été prélevées et débarrassées de toute trace de SP.

Un mois plus tard, John a reçu d’énormes doses de chimiothérapie pour tenter de détruire son système immunitaire. Il  se rappelle s’être senti de plus en plus faible et près de la mort. Le 13 décembre 2001, une fois son système immunitaire anéanti par la chimiothérapie, John s’est fait injecter les cellules souches nettoyées par perfusion intraveineuse

« Sur le coup, je ne me suis pas senti mieux », dit John, qui est devenu la deuxième personne atteinte de SP au monde à subir une telle greffe de cellules souches. « Mais j’ai commencé à prendre des forces dans les jours suivants, à tel point que le Dr Atkins m’a donné mon congé la  veille de Noël. » Il a passé trois mois chez ses parents. Au printemps, il était prêt à retourner vivre dans sa propre maison.

Comme l’explique le Dr Freedman, le Dr Atkins et lui s’attendaient bien à ce que la maladie réapparaisse au moment de redémarrer le système immunitaire des personnes atteintes de SP.

« À l’époque, les chercheurs en génétique étaient d’avis qu’on ne pouvait rien pour les gens génétiquement prédisposés à souffrir de SP, car celle-ci continuerait à réapparaître chez eux », explique-t-il.  « Si c’était bien le cas, ce ne serait qu’une question de temps avant que les gens recommencent à avoir une maladie active. »

Personne ne connaissait les causes de la SP. Le Dr Harold Atkins et lui espéraient que cet essai leur permettrait de redémarrer le système immunitaire d’un patient et de le suivre de près à l’aide des toutes dernières technologies de surveillance et d’imagerie du système immunitaire, puis de constater la réapparition de la maladie et de découvrir le secret de ses déclencheurs. Cependant, aucun des 24 participants à l’essai n’a présenté de nouveaux symptômes de SP.

« À cet égard,  l’essai clinique  a été un échec. Il a permis de freiner l’évolution de leur maladie et, dans certains cas, d’éliminer également leurs incapacités »,  affirme le Dr  Freedman. « Nous suivons ces patients depuis 18 ans, et personne ne présente de symptômes. »

« Ces patients des tout  débuts, comme John, sont probablement les plus courageux parce que le traitement proposé venait avec tellement d’inconnues », ajoute le D Atkins. « Nous avons tiré des leçons de chaque patient que nous avons traité au fil des ans, mais nous en avons appris davantage des tout premiers patients. »

La dernière exacerbation que John a vécue avant  sa greffe de cellules souches l’avait laissé infirme. Après la greffe, sa SP n’est pas réapparue. John est resté en bonne santé, mais les dommages causés par la maladie n’ont pas été réparés, et il marche toujours avec une canne et une marchette.

« On peut se demander ce qui serait arrivé à John s’il avait eu la greffe cinq ans plus tôt », dit le Dr Freedman. « Aujourd’hui, nous offrons le traitement par cellules souches à tout patient qui a le même profil que John. Nous n’attendons pas des années. Nous sommes devenus plus perspicaces, capables de repérer les personnes dont l’état justifie cette approche agressive. »

John, sa fille, et son épouse
John,  sa fille, Mary  et  son épouse,  Patricia en  2013.

Environ 77 000 Canadiens vivent avec la SP. Toutefois, seulement  5 %  des patients souffrent d’une SP qui justifie une greffe de cellules souches. Ils sont généralement jeunes et présentent une des formes les plus agressives et les plus débilitantes de la maladie

La  greffe a permis à  John  de se libérer de toute contrainte.  Il a rencontré Patricia trois ans plus tard, et ils se sont mariés en 2005. Cinq ans plus tard, leur magnifique fille Mary est née.

« Je me souviens que lorsque Mary  a commencé à se déplacer davantage, elle m’a motivé à devenir plus actif  de nouveau. Elle est devenue mon entraîneuse personnelle », explique-t-il. « Je me suis joint à l’Association canadienne pour les skieurs handicapés. J’étais très mauvais au début parce que je n’avais pas de force. Mais je suis  entêté  et j’ai refusé d’abandonner. Aujourd’hui, je peux skier seul pendant des heures – bien qu’avec des bâtons stabilisateurs pour garder l’équilibre. »

John ski en compagnie de sa fille et de sa femme.
John, Mary et Patricia font du ski à Edelweiss en 2016.

« J’ai revu John il y a quelques années. Le problème avec mon travail, c’est que mes patients vont mieux et ne viennent pas souvent me consulter », dit  le D Atkins. « Je me souviens  des photos de son jeune bébé et de lui en ski qu’il m’a montrées. C’est merveilleux de savoir que les gens peuvent suivre ces traitements et recommencer à skier. »

John et 23  autres personnes ont participé à l’essai clinique, mais ce sont 56 patients atteints de SP qui ont subi cette thérapie novatrice de greffe de cellules souches jusqu’à présent. Le traitement conçu à Ottawa a empêché les rechutes, et les trois quarts des patients n’ont pas souffert d’autres incapacités. Encore plus impressionnant : 40 % des patients se sont rétablis de certaines de leurs incapacités. Toute personne qui souhaite en savoir davantage sur ce traitement devrait en parler à son neurologue, qui pourra faire une demande de consultation à la Clinique de la sclérose en plaques de L’Hôpital d’Ottawa. D’autres hôpitaux canadiens commencent à se doter d’un tel programme vu les réussites de l’Hôpital.

« Je ne suis pas président de banque, mais ma vie est plus qu’extraordinaire. Je skie, je danse avec ma femme et j’ai une fille de huit ans »,  dit John . « Parce que les Drs Freedman et Atkins voulaient à tout prix trouver le moyen d’enrayer une maladie comme la SP, ils m’ont sauvé la vie. »

La vidéo suivante porte sur Jennifer Molson, qui a également été l’une des premières participantes à l’étude clinique sur la SP. Elle comporte une entrevue avec les  Drs Atkins et Freedman.


L’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour les essais cliniques, puisque la recherche s’est révélée la meilleure façon d’améliorer les traitements et même de trouver des remèdes contre le maladies dévastatrices.

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Recherche sur la médecine régénératrice et les cellules souches

Le Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa est un centre important pour le secteur en expansion de la recherche sur les cellules souches. Le personnel de recherche compte plus de 250 membres qui travaillent sous la direction du Dr Michael Rudnicki, biologiste reconnu mondialement pour son expertise dans le domaine des cellules souches.

Le défi

Peut-on utiliser des cellules souches humaines pour reconstruire le cœur après une crise cardiaque? Rendre la vue à un aveugle? Rebrancher une moelle épinière brisée?

Cette promesse que recèle la médecine régénératrice est le travail d’une vie de plus de 250 chercheurs, chercheurs cliniques, stagiaires et membres du personnel du Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa.

Nos équipes travaillent aujourd’hui sans relâche pour résoudre les problèmes de santé les plus complexes au monde. L’avenir est encore plus prometteur, puisque nos chercheurs exploitent la médecine régénératrice pour inventer à Ottawa des thérapies et des traitements personnalisés.

Nos grandes idées deviennent l’avenir des soins aux patients, et des gens se tournent vers nous pour résoudre les problèmes de santé les plus préoccupants au monde.

Notre vision

Nos chercheurs continuent de découvrir et d’exploiter le pouvoir incroyable des cellules souches humaines pour reconstruire, réparer et soigner un large éventail de problèmes médicaux. Les cellules souches offrent la possibilité de réparer le cœur après une crise cardiaque, de rendre la vue à un aveugle, de rebrancher une moelle épinière brisée, de régénérer les tissus du cerveau après un AVC, de réparer les tissus producteurs d’insuline endommagés chez les personnes diabétiques, et de guérir des tissus endommagés par des maladies infectieuses graves.

Nous sommes des chefs de file mondiaux de la mise au point de traitements de maladies à base de cellules vivantes et de virus. Entre autres travaux innovateurs, nous soumettons à de nombreux essais cliniques des virus et des cellules souches qui combattent le cancer. Nous étudions également l’utilisation des cellules souches génétiquement améliorées pour réparer le cœur après une crise cardiaque, ou des cellules souches pour traiter le choc septique et les exosomes, autrefois considérés comme des déchets cellulaires, afin de mieux comprendre, diagnostiquer et traiter la leucémie myéloblastique aiguë.

Nos patients méritent ce qu’il y a de mieux, ils comptent sur nous pour continuer d’innover et leur donner de l’espoir, et nos partenaires mondiaux n’en attendent pas moins de notre part.

« Nous entrons dans une nouvelle ère et, en médecine régénératrice, nous utiliserons de plus en plus des outils cellulaires et moléculaires pour traiter des maladies dévastatrices pour lesquelles il n’existe actuellement aucun traitement. » – Dr. Michael Rudnicki

World Firsts

Dr. Lauralyn MacIntyre

2017

Lancement de l’étude des cellules souches pour combattre les chocs septiques mortels, en utilisant les cellules souches pour stopper l’infection et réparer les dommages aux organes touchés.

Pourquoi L’Hôpital d’Ottawa?

Le Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa est un centre important pour le secteur en expansion de la recherche sur les cellules souches. Notre programme comprend le Centre de médecine régénératrice Sinclair, le Centre de recherche sur les cellules souches Sprott et le Centre de recherche sur la vision, et il est aussi le siège du Réseau de cellules souches du Canada.

Notre programme de médecine régénératrice est unique au Canada, sinon au monde, en raison de sa culture pluridisciplinaire. Ici, des biologistes cellulaires, moléculaires et du développement travaillent en équipe avec des bioinformaticiens, des scientifiques-cliniciens et des cliniciens dans des installations communes. En unissant leurs efforts, ils optimisent le travail des uns les autres afin d’améliorer les soins cliniques et de transformer de nouvelles découvertes en traitements pouvant être testés au moyen d’essais cliniques.

Avec plus de 600 essais cliniques actifs, L’Hôpital d’Ottawa figure parmi les plus grands hôpitaux de recherche au Canada.

Votre impact

Selon le Dr Michael Rudnicki, directeur du Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa, « la recherche sur les cellules souches au Canada est maintenant rendue au point de transformer la pratique clinique de façons prometteuses et imprévues. » Grâce au généreux soutien de nos donateurs, des chercheurs de renommée mondiale font des découvertes, mettent au point de nouveaux traitements et transforment des vies – bref, ils révolutionnent les soins que nous prodiguons aux patients – au quotidien.

Vous pouvez avoir un grand impact sur le monde révolutionnaire de la médecine régénératrice. Le soutien que vous accordez au Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa aide nos chercheurs à découvrir et à exploiter le pouvoir des cellules souches humaines afin de reconstruire, de réparer et de soigner un large éventail de problèmes médicaux.

« Il est déchirant de s’occuper d’un nouveau né atteint d’une forme grave de sepsie. Les traitements actuels sont limités, et la résistance aux antibiotiques la rend encore plus difficile à traiter… Les résultats en laboratoire sont très prometteurs. Nous croyons que les cellules souches changeront la donne pour ces bébés. » —Dr Bernard Thébaud, chercheur principal, Institut de recherche de L’Hôpital d’Ottawa ou néonatologiste et chercheur principal à L’Hôpital d’Ottawa et au CHEO

Dr. Daniel Coutu, Research Chair, Regenerative Orthopaedic Surgery
Dr Daniel Coutu, Chaire de recherche en chirurgie orthopédique régénératrice

Le chercheur étoile de la médecine régénératrice contribue à déblayer le terrain pour arriver à freiner le processus de dégénérescence

« Ottawa est l’endroit où il faut être pour faire de la recherche sur les cellules souches », a déclaré le Dr Daniel Coutu, et il en sait quelque chose. Ce spécialiste des cellules souches des os a été recruté en Suisse.

Le Dr Coutu dirige des travaux de recherche pour aider à comprendre comment les os se régénèrent, se réparent et guérissent. Il étudie également l’impact sur les os des traumatismes, du vieillissement et de la dégénérescence chronique.

En Suisse, le Dr Coutu faisait partie d’une équipe qui s’attaquait à ce défi et mettait au point des techniques de microscopie qui permettent aux chercheurs d’analyser les os et de voir où les cellules souches se trouvent et ce qu’elles font. « Grâce à ces techniques, nous commençons tout juste à comprendre la biologie fondamentale des cellules souches des os », explique-t-il.

Le Dr Coutu est maintenant le premier titulaire de la Chaire de recherche en chirurgie orthopédique régénératrice, et il travaille au Centre de médecine régénératrice Sinclair de L’Hôpital d’Ottawa.

Mise à jour du programme de médecine régénératrice

Les cellules souches concrétisent des rêves

À 21 ans, Jennifer Molson rêvait de devenir policière, d’épouser son petit ami et de danser à son mariage. Ces rêves ont volé en éclats lorsqu’elle a reçu un diagnostic de sclérose en plaques. En six ans, elle a eu de multiples rechutes. Elle se déplaçait en fauteuil roulant, incapable de travailler, et espérait un miracle. C’est alors que les Drs Mark Freedman et Harry Atkins, de l’Institut de recherche de L’Hôpital d’Ottawa, lui ont parlé d’un traitement expérimental à base de cellules souches. Jennifer est devenue la sixième patiente à se prêter à un essai clinique sans précédent, au cours duquel des cellules souches ont été extraites de sa moelle épinière et retransplantées dans son corps. Jennifer a trouvé son miracle. Aujourd’hui, elle n’a plus besoin de fauteuil roulant. Elle ne prend plus de médicaments, travaille à temps plein et mène une vie indépendante. Et, oui, elle a épousé son petit ami et dansé à son mariage.

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour la recherche qui révolutionne les soins que nous offrons aux patients.

Laissez-vous inspirer

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Recherche sur le Parkinson à L’Hôpital d’Ottawa

La maladie de Parkinson est la maladie neuro-dégénérative la plus commune après la maladie d’Alzheimer. Elle touche au moins 100 000 Canadiens. Ce n’est qu’en acquérant une meilleure compréhension des mécanismes de base qui en sont la cause qu’on peut espérer trouver un traitement efficace pour atténuer cette maladie.

Imaginez que vous n’êtes pas capable de maîtriser le tremblement de vos mains et de vos membres, que vous ne pouvez pas parler fort, que vous êtes en train de perdre l’odorat et que vous éprouvez des douleurs inexpliquées. Malheureusement, ce ne sont là que quelques-uns des symptômes qui affectent tous les jours les patients atteints de la maladie de Parkinson.

Plus de 100 000 Canadiens vivent avec le Parkinson, dont 8 000 ici à Ottawa. Le Parkinson est une maladie neurodégénérative qui s’aggrave avec le temps et qui affecte surtout le mouvement volontaire et contrôlé. La cause exacte de cette maladie est inconnue. Elle a été découverte il y a presque deux cents ans et il n’y a pas encore de remède ou de traitement éprouvé susceptible de ralentir sa progression implacable. Les gens peuvent développer la maladie de Parkinson à tout moment de leur vie.

« Au cours des décennies à venir, notre société fera face à de nombreux autres patients aux prises avec le Parkinson. De bien des façons, le Parkinson est compliqué et complexe. Je suis convaincu que, même s’il s’agit d’une maladie compliquée et complexe, nous pouvons en résoudre l’énigme. Au Canada, nous avons l’expertise pour contribuer grandement à la mise au point d’un remède contre cette maladie. »

Dr Michael Schlossmacher, scientifique principal, L’Hôpital d’Ottawa Chaire de recherche du Canada sur la maladie de Parkinson et les neurosciences translationnelles.

Logo PIPR en blanc sur fond rouge

Partenaires investisseurs dans la recherche sur le Parkinson (PIRP)

En 2009, un groupe de conseillers en placements du milieu financier d’Ottawa ont formé Partenaires investisseurs dans la recherche sur le Parkinson (PIRP). Le groupe s’est donné comme objectif de recueillir 1 million $ pour appuyer la recherche, afin de mieux comprendre et diagnostiquer le Parkinson. En sept ans, il a réussi à amasser plus de 1 000 000 $.

Coprésidés par Roberta Driscoll de RBC Dominion Valeurs mobilières et Kim Teron de Teron Inc., les membres de PIRP font appel à la collectivité dans son ensemble pour recueillir des fonds essentiels pour appuyer la recherche de pointe sur la maladie de Parkinson à L’Hôpital d’Ottawa.

PIRP a fourni un important financement de base aux scientifiques, ce qui leur a permis d’aller chercher d’autres subventions. Les progrès ont été impressionnants. Non seulement PIRP a aidé à financer la recherche pour le traitement et le remède contre la maladie de Parkinson, mais le groupe a aussi incité la collectivité à appuyer la cause, qui avait peu retenu l’attention jusque-là. Surtout, l’équipe de PIRP a redonné espoir à ceux et celles qui vivent avec cette maladie implacable.

Regarde-nous à la télé (CTV – disponible uniquement en anglais) et dans le journal Kitchissippi Times (disponible uniquement en anglais).

La recherche sur le Parkinson à L’Hôpital d’Ottawa

En 2004, des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa et de l’Université d’Ottawa se sont regroupés pour former le Consortium pour la recherche sur le Parkinson, sous le leadership du Dr David Grimes et du Dr David Park. Le consortium réunit des cliniciens et des scientifiques de diverses disciplines, dans le but d’améliorer notre compréhension de la maladie de Parkinson, de mener des recherches novatrices et de mettre au point de nouvelles options de traitement, avec l’objectif ultime de trouver un remède.

Mise à jour du programme 2018-2019

Étapes importantes récentes

  • Progrès dans la compréhension de la façon dont les gènes contribuent à l’initiation et à la progression de la maladie.
  • Élaboration de stratégies thérapeutiques novatrices, notamment la thérapie génique ciblée.
  • Mise au point d’un test expérimental sur le liquide spinal visant à améliorer le diagnostic.
  • Découverte d’une nouvelle mutation génétique qui rend certaines personnes plus sensibles à cette maladie.
  • Mise au point d’un nouveau modèle murin qui simule une forme familiale du Parkinson d’apparition précoce.
  • Publication des premières directives canadiennes en matière de soins du Parkinson.

Appuyez la recherche sur le Parkinson

Appuyez les efforts de recherche actuels en faisant un don en ligne ou en composant le 613-761-4295.

Pour en savoir plus au sujet de la recherche ou de la façon de vous joindre à notre équipe, communiquez avec Margot Ault, Gestionnaire, Philanthropie, au 613-798-5555, poste 19819, ou par courriel à l’adresse [email protected]

La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa recueille des fonds pour la recherche qui révolutionne les soins que nous prodiguons aux patients.